Je découvre ce forum ce soir, il y a quelques minutes à peine. Non par hasard. J'ai 18 ans, arrêtée mes études après les avoir à peine démarrer. Un point au cœur, des rêves et des idées qui s'amassent, s'enmèlent et s'entremêlent. Et surtout un ressenti de colère, de frustration et d'incompréhension. Ce que je ressens, beaucoup de personnes connaissent sûrement. Pourtant autour de moi j'ai la triste impression d'être seule. Que l'on me dit parfois me comprendre, mais j'en doute. Ce soir j'ai encore cette boule en travers de la gorge qui me prend de plus en plus et m'envahis de plus en plus bas. Une boule au ventre, des excès de fureur. Il est si compliqué d'avoir des rêves en dehors de toute cette machine dans laquelle on vit. Je ne veux pas paraître insouciante je ne pense pas l'être. J'y participe et j'y est mon confort. Mais je refuse le chemin que l'on me propose, ou que l'on m'oblige à prendre, détourner par plein de façons en me disant : fait ton choix. Mon choix ? Un métier, des sous, une routine, des soirées, de l'alcool, des études, un métier encore, des dépenses, de la consommation, des tonnes de fringues et choses. Avant je trouvais une satisfaction après avoir acheter quelque chose. Aujourd'hui je ressens de la culpabilité. Plus je grandi, plus je lis, plus je vois de films, plus j'observe, plus j'essaye de me cultivé et plus je comprend et plus je suis spectatrice et j'ai peur. Je ne sais si c'est le fait que je sois jeune, sûrement, j'y pense parfois. En me disant : Mais Lorène, tout cela te passera. Mais je sens quelque chose de plus fort. Une très forte envie de partir, de voyager. Une envie de réussir de sortir de tout cela. Je me sens oppresser par toute ses choses futiles qui m'entourent. Où sont passés l'essentiel des choses que même moi je n'ai jamais connu ? La première question que l'on me pose souvent est : qu'est-ce que tu fais comme études ? Comme si l'on devait définir les gens à ce seul détail. Et bien rien. Je ne fais plus rien. Je ne manque pas d'idées, très loin de là, seulement je pense en avoir trop. J'ai l'impression que je vais finir par exploser. J'aimerais être une enfant et ne pas me poser toute c'est questions. Je ne veux pas être rangée dans une boîte, je ne veux plus participer à tout cela. Je ressens de plus en plus de crise d'anxiéter. Je ressens la solitude chez moi, entouré de mes amis qui sont "là" pour moi, de ma famille "là" pour moi. Et je me rend compte à quel point on est seul. A quel point je suis seule et à quel point je me sens moins seule ailleurs. Je comprend aussi que les gens ne sont pas ouvert d'esprit. Qu'ils ont peur, d'eux mêmes, des autres, et j'en fais partie. Mais pourquoi me regardent - ils comme si ce que je dis est impossible? Je me bloque complètement, je n'arrive même pas à faire ressortir la créativité que je sens au fond de moi. J'ai des milliers de projets mais je recul sans arrêt. Les gens ont pitiés de moi en ce moment et me demande : tu ne t'ennuie pas? De ne rien faire de tes journées ? Oh mais je ne fais pas rien. Je lis, je réfléchis, j'essaye de me comprendre, de me connaître, de m'accepter, de me faire mes propres idées. Parfois je ressens de la solitude. Puis quand c'est trop je prend mon sac et je pars un week end. Les personnes ne savent pas poser les bonnes questions. Souvent ils m'ennuient et je m'ennuie quand je m'entend parler aussi. Alors j'ai essayé de trouver un travail, histoire de " faire quelque chose" et surtout (je voyais plus cela pour économisé et partir). Mais " tu n'as pas d'expérience, désolé mais c'est pas possible) Ah oui ? et quand est-ce que je l'aurais " l'expérience " alors ? Expérience soit dit en passant de foutre des trucs surgelés dans des rayons.
On me reproche de ne pas avoir la tête sur les épaules. Mais je ne comprend pas, ça me dépasse. Quelle différence entre toi qui est stressé par ton avenir professionnel et moi angoisser par le fait d'avoir peur de ne pas réussir à voyager et découvrir. Qui sommes nous pour juger ?
Comment les accomplir? Comment me lancer? Comment partir ? Où? Il y a tellement de possibilités qu'au final je passe mon temps à rêvé sur internet sans le faire. J'ai peur aussi, peur de me tromper, peur car tout le monde me dit que cela n'est qu'illusoire. Que ce n'est qu'un temps. Mais la vie est un temps. Je n'ai plus peur de l'avenir. Je verrais bien et peut-être que je me planterais. Je comprend aussi que les gens ne voient pas les choses de la même manière que moi. Je pense juste que les opportunités pour moi sont ailleurs.
J'ai peur aussi, de quitter mon confort. Comment fait-on pour ne plus avoir peur? J'y travaille, mais c'est compliqué.
J'entend que l'on m'appelle partout et nul part et j'aime cette idée. De partout et nul part à la fois. J'ai une idée professionnellement parlant, mais elle est possible plus tard. Seulement le temps m'angoisse... Si je pars pas maintenant quand partir? Et si je pars maintenant quand faire ma formation...
Désolé de mon emportement. J'avais besoin de parler ce soir. A des gens qui comprendrais peut-être. Ahhhh... Le Mexique, le retour trop douloureux et déjà plus d'un an. Plus d'un an mais... toujours cette amer déprime. Quand je suis ailleurs, parfois j'ai envie de rentrer, espérant que ça ira mieux, mais... quand je suis de retour, je me rend compte que tout c'est figé et que c'est bien pire.
Merci à ceux qui auront eu le courage de tout lire. J'attend vos retours, de tout et de rien. (excusez mes maladresses d'expressions et mes fautes.)
Une jeune femme perdue. Ou justement qui cherche à se perdre encore plus, pour mieux se découvrir.
J'ai lu ton texte. Je tiens simplement à te dire que je comprends tout à fait ta façon de penser. A bientôt 30 ans, je partage ces réflexions, cette vie qu'on veut nous imposer. C'est très dur d'aller à contre-courant, de refuser la vie "normale". J'ai voyagé dans une quarantaine de pays, vécu dans quelques uns, souvent dans des conditions un peu extrêmes, toujours à la recherche de cette liberté absolue. Je n'ai jamais vraiment angoissé du départ, l'angoisse serait plutôt de ne jamais pouvoir intégrer la société, d'être un marginal malgré moi. Peut-être que ce que tu ressens en ce moment n'est qu'une crise d'adolescence, ou peut-être que c'est plus profond, seul le temps pourra t'éclairer à ce sujet.
Pour ce qui est de comment partir, et dépasser tes peurs. Je te conseillerais de trouver un/e ami(e) pour voyager au début, prendre confiance. Je crois que le voyage au long cours en solitaire est ce que j'ai connu de plus fort en terme d'émotions et de rencontres, mais voyager avec des amis est également précieux, et sans doute plus facile.
Si j'angoisse de partir c'est aussi car je suis assez timide, moins qu'avant j'y travaille beaucoup beaucoup. Mais je me rend aussi compte que quand je suis seule je vais vers les gens sans problèmes car je n'ai pas le choix.
Je ne pense pas à la crise d'adolescence, la crise d'adolescence je l'ai vécu autrement et dans l'incompréhension totale. Cependant on essaye de me mettre dans la tête que ce ne sont que des idées de passages.
Le fait de partir avec une amie serait bien sur génial... et j'aimerais beaucoup cela. Seulement voilà, je n'en ai pas forcement beaucoup et ils ont d'autres projets, si je compte sur les autres pour partir je pense que je peux attendre longtemps.
On va dire que j'angoisse des deux côtés, j'ai peur de partir (car cela voudrait dire tout laisser) et j'ai peur de ne jamais le faire et de me bloqué. Mais en y ayant réfléchit je pense que je ne pourrais pas, question de survie, il me faut certainement juste un déclic.
Hello, Je pense que ta réflexion est plutot "saine" et je te comprends parfaitement même avec plus d'années au compteur; Réflexion bien écrite en plus; S'il s'agit une post crise adolescence ou réaction de "jeunesse", ou d'anxiété plus importante (et dans ce cas, c'est un peu différent, ça ressemblera plus à une fuite ou un "appel") tu le sauras à mon sens assez vite, si tu te poses les bonnes questions et sais faire une pause "respiration" pour observer ton esprit, son comportement et ses motivations réelles; S'il s'agit d'un état d'esprit "plus durable et profond, je ne peux que t'encourager à suivre tes rêves ou aspirations, sans trop tenir compte des avis et préavis de l'entourage, proche ou système général (qui de toute façon part en vrille depuis des lunes et va finir par s'écraser dans sa connerie seculaire); mais en restant raisonnable et realiste même, histoire de ne pas dérailler trop et de partir "en live", même sans reprendre le "train train quotidien"; Perso, même à un age different, j'ai pris la tangente assez tot, parfois en voyage, parfois en pause, tout simplement car je ne supportai plus ce modèle de société et mode de vie, et que ma survie et bien-être était en danger; je n'ai toujours pas "rejoint le bercail des moutons", et d'ailleurs je n'y survivrai peut-être pas si j'y revenai ;) Je résumerais mon point de vue par cette pensée de J Krishnamurti : "Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale que d'être "bien adapté" à une société malade"; Bonne route, take care
Bonsoir Lorène, il y a de la rage dans tes paroles. De l'importance de la démarche et non du but, Saint-Exupéry a une très belle formule sur un marcheur qui va de crête en crête l'esprit tendu vers le but, alors que seule la démarche compte. Sur ce forum tu peux lire des récits qui te donneront peut-être des idées et pourquoi pas le déclic que tu recherches:
Les deux premiers récits sont très intéressants car ils relatent chacun un grand voyage entrepris en solo à vélo, le premier par une jeune femme vers l'Asie et le second par un jeune homme à travers l'Europe, alors qu'ils n'avaient aucune expérience. Ils exposent tous leurs doutes, peurs et angoisses mais ils partent. Le troisième lien concerne une femme qui a plus d'expérience qui est en train de terminer toujours à vélo un truc de fou, la traversée du désert de l'Atacama sur plusieurs milliers de kilomètres, par les coins les plus sauvages de ce grand désert le plus aride du monde. Le vélo est un bon moyen de se retrouver face à soi, à l'immensité, à la nature et aux éléments sur la route ou la piste. Mais quand on part, même pour seulement un ou deux mois, vers des horizons pas trop balisés, à la recherche d'une démarche et pas forcément d'un but, on a toujours un peu peur et facilement on peut se trouver une multitude d'alibis et d'excuses pour rester. Le poids de la famille et de l'entourage même quand tu as plus de 50 ans il est toujours difficile de s'en affranchir, alors à 18 ans! On se met toujours en route malgré une foule de raisons dites raisonnables de ne pas le faire. Et cela est vrai même quand on a l'habitude de partir. En tout cas ta rage, que tu es capable d'exprimer par écrit, démontre que tu seras en mesure de faire de beaux récits chargés d'émotion. Bonne recherche de crête en crête en quête d'une démarche personnelle. Courage et foi en toi Luc
En relisant un peu plus ton post, je dirais qu'il y a en effet surtout de la peur, ce qui peut se comprendre; Surtout "relationnelle", et donc je miserais surtout sur une fuite (ceci dit sans jugement), mais en general, les gens qui ont peur d'affronter "la société", ne l'aiment pas non plus, et ont d'autres rêves; Ces deux réactions : ne pas aimer et y être mal, s'alimentent mutuellement, pour chercher 'autre chose'; Le voyage ou un départ vers une autre façon de vivre, peut être une solution; Mais si la peur est autant dans l'affrontement avec la société, que dans sa fuite (inconfort, inconnu etc), à mon sens, le premier voyage auquel s'atteler, si on veut résoudre l'essentiel et partir d'un bon pied, c'est le "voyage interieur", introspection de l'esprit pour affronter d'abord ses propres démons interieurs, ses propres peurs et fantômes; Quand tu auras fait face à tes propres peurs, souffrances et obstacles, jusqu'à les combattre avec l'épée lumineuse de ton esprit, elles se dissolveront d'elles-même, et tu realiseras qu'elles n'etaient que des illusions; Et quand ce premier voyage spirituel sera realisé, tu pourras faire ton choix en toute "sureté et lucidité", entre rester en société routinière, ou tracer ton propre chemin dans le monde (quoi que y en a qui font aussi les deux sans problème ;)); Mais comme disait un écrit-vain, en voyage on s'emmene partout avec soi, pour le meilleur et pour le pire parfois; Si tu trouves ton pays interieur, alors tu seras partout chez toi, et tu pourras trouver la place qui te convient le mieux en toute connaissance de cause;
Merci beaucoup pour les liens ! J'ai besoin de me nourrir de l'expérience des autres pour réussir à me dire que c'est vraiment possible. Même si j'ai une certaine tendance à me dire que moi j'y arriverais pas, je crois qu'aujourd'hui je me dis justement : pourquoi pas moi !
Oui, je suis en colère, je m'en rend compte. Je crois que je n'aime pas vraiment cela. C'est fatiguant d'être en colère. Mais les personnes autour de moi que ce soit des adultes ou même des adolescents me regardent vraiment comme-ci ça ne valait même pas la peine de parler avec moi. Ils ne posent pas de questions et soutiennent leurs conclusions avant même d'avoir cherchés à comprendre quoi que ce soit.
Mais je crois que justement cela me pousse et m'encourage à me dire que je n'ai qu'à écouter la petite voix que je ressens au fond de moi.
Et puis, je sais bien quand général quand j'ai peur comme ça, c'est qu'il va se passer quelque chose, c'est que c'est très important pour moi.
J'y est pensée, mais encore une fois, ce n'est pas parce que l'on a 18 ans qu'il s'agit d'une simple " crise d'adolescence " ce serait trop simple de tout qualifier comme cela. En réalité cela fait un long moment que le voyage m'attire, depuis très longtemps même. Mais ce qui m'impressionne, c'est le fait que je le ressente au fond de moi depuis assez longtemps et d'être toujours la "bloqué".
Je pense que tu as raison sur le point de " fuite " même si justement j'ai pas envie de ressentir cela comme une fuite. Je ne sais pas si ce sont de bons bagages pour partir la fuite et la rage.
Je suis aussi absolument d'accord sur le voyage intérieur du quel tu me parles. C'est ce que je tente de faire et je crois y arrivée un peu plus tout les jours. Mais en réalité je pense que même si j'arrive à combattre " mes démons intérieurs " je n'ai absolument pas envie de perdre cette envie de voyage. C'est aussi quand je suis partie au Mexique par exemple que je me suis absolument redécouverte. C'était dingue à quel point je m'étais mise des idées fausses sur moi en tête.
J'ai aussi l'impression de me donner toutes sortes d'excuses à moi même du style de me convaincre parfois qu'il s'agit juste d'un délire qui passera, alors que je sais qu'il ne s'agit pas de cela.
Cela fait deux fois que tu cites des écrivains, je connais J. Krishnamurti, je m'en suis un peu inspiré. Mais je prend l'occasion pour te demandé aurais tu des lectures à me conseiller. Je me nourrie beaucoup de cela pour comprendre.
Merci encore de tes réponses ! Cela me fait du bien de partager avec vous !
En attendant la réponse de Spacebird, je me permets de te conseiller également, étant plutôt un grand lecteur.
Tu voudrais quel genre de lecture ? Je crois que pour ce qui est de la quête de sens, c'est infini, tu peux lire toute vie. Les philosophes, les romanciers, les poètes m'apportent toujours quelque chose, mais c'est une lente construction.
Par rapport à tes messages, j'aurais envie de te conseiller Jonathan Livingston le Goéland. Un court conte philosophique, dont la lecture dépendra de ce que chacun y apportera, à partir de son propre prisme, de sa propre expérience. Il m'a fallu des années pour que ce texte fasse son chemin en moi.
Hello, Les lectures "forment la jeunesse", comme les voyages ;) Et avant ou pendant tes "actions" pour aller vers tes reves, bien sur lire sur les sujets qui peuvent t'encourager, t'inspirer ou t'informer sur tes projets ou rêves, est un plus indéniable; Pour ma part j'ai beaucoup lu à partir du moment où j'ai arreté les etudes et la fac qui de toute façon ne me faisaient pas du tout rever, et je n'ai aucun regret d'avoir arreté là "ma carrière officielle", pour tracer ma route plus "free style", ou hors piste; Parmi les livres qui m'ont inspiré (mais chacun est différent et ne recherche les mêmes sources d'inspiration), j'ai lu surtout des "pensées, philosophies", et des récits de voyages ou biographie, bref, deux genres de livres, un plus sur l'esprit et l'autre sur la vie et le passage à l'action; Pour les livres "sens de la vie", reflexion, je te conseillerais en effet des visions "alternatives", comme Krishnamurti (du decapant spirituel et subversif !), Certains penseurs grecs (Epictete, Seneque, pour les stoiciens, Diogène pour les cyniques, perso c'est mes potes), mais aussi des gens comme Pierre Rabhi (pour une recherche de vie plus "pres de la nature", Theodore monod (pelerin du désert et bien d'autres choses); Beaucoup de penseurs-voyageurs, libertaires, comme Thoreau, Jack london, Jack kerouac, Tolstoi, Sylvain tesson (plus recent, pas forcement tout à fait la même "catégorie"); Si la mer t'interesse, je te conseille la lecture des livres de Bernard moitessier (Tamata et l'alliance par exemple, sa biographie), plus qu'un marin vagabond, c'est une "philosophie anarcho-nature, version hippie à mon sens; Ella maillart ou Alexandra davids neel (voyageuses, libertaires anciennes, plutot vers l'asie) ;Mais il y en a d'autres, anciens ou plus récents; Disons qu'ils peuvent être des sources d'inspirations si tu te reconnais dans pas mal de leur vision, sans oublier qu'apres c'est à toi de tracer ton propre chemin; Bonne route
Il est si compliqué d'avoir des rêves en dehors de toute cette machine dans laquelle on vit. (...) Mais je refuse le chemin que l'on me propose, ou que l'on m'oblige à prendre, détourner par plein de façons en me disant : fait ton choix. Mon choix ? Un métier, des sous, une routine, des soirées, de l'alcool, des études, un métier encore, des dépenses, de la consommation, des tonnes de fringues et choses.
Ah La Société et ses "On" diaboliques... ces mauvais génies, ces épouvantails à l'affût d'âmes indécises aux peurs imprécises.
Tu égrènes un chapelet bien sombre, mais ces mots là ont aussi une face lumineuse. Un métier,... et si on exerce un métier que l'on aime ? des sous,... En avoir ou pas, quel est le pire ? une routine,... Il ne tient qu'à toi. des soirées,... de si belles nuits, des petits matins lumineux. de l'alcool,... personne t'oblige. Tu t'es vue quand t'as bu ? des études,... apprendre, s'ouvrir, comprendre, découvrir, s'émerveiller... un métier encore,... Un savoir à transmettre, une expérience (c'est pas un gros mot) à partager. des dépenses,... Tu préfères (t')épargner, (t')économiser ? de la consommation,... faire durer, réparer, recycler, troquer, échanger, donner, recevoir... des tonnes de fringues et choses... attention à l'excédent de bagages.
Personne ne t'oblige à tout cela. Ces peurs qui émaillent tes propos sont des questions légitimement stressantes que l'on se pose à la fin de l'adolescence, lorsqu'une porte se ferme et que l'autre n'est pas encore ouverte... lorsque tu réalises que les adultes ont lâché ta main, que les choix et les efforts à faire sont désormais entre les tiennes.
La société te propose des autoroutes ? Si tu t'en donnes la peine, tu découvriras qu'il y a aussi des chemins de traverse, et il est toujours plus facile d'avancer sur un chemin que l'on a choisi...
Je dis tout cela d'un point de vu personnel bien sur. Je me rend bien compte que mes proches ne voient pas les choses de la même manière et sont satisfaits (ou pas, mais c'est un période pas forcement simple). J'en profite aussi. Mais sans partir dans de grands débats je me sens surtout enfermés par tout cela.
Merci de ta réponse, elle me réconforte dans le fait qu'il y a du bon :)
Il y a du bon et du moins bon partout, même en prison ;) Si tu es "une brebis égarée" (ou inquiète), tu rentreras de toute façon assez vite dans le troupeau, pour "le meilleur et pour le pire" (c'est la majorité, rassures toi) Si tu es un "loup" qui s'ignore ou qui commence à se connaitre, ta quête de liberté te fera détaler tot ou tard du bercail; Car la cohabitation est rarement facile (même entre chiens et loups) Mais attention, les loups sont plutot mal vus et se font rares en cette époque de "fous"; Beaucoup finissent criblés de balles sur le bord du chemin, par les "gardiens du troupeau bêlant" en choeur; d'autres passent entre les gouttes, comme la liberté; Pour combien de temps, va savoir
J'ai été touché par ton message qui a trouvé écho à ma propre vie et j'inaugure ainsi mon premier message sur le forum par la même occasion. Tu vois, j'ai la trentaine mais cette sensation d'être davantage spectateur qu'acteur de sa vie, je l'ai ressentie très souvent. Encore aujourd'hui, je me pose des questions existentielles mais comme il a été justement dit précédemment, c'est normal et c'est sain après tout. Je serais inquiet si tout le monde se sentait à sa place, sans envie d'autre chose, sans remises en question profondes sur la vie elle-même et sur son rôle à jouer. Voilà un sentiment purement humain et c'est... beau en un sens. On vit dans une société où si tu sors du moule dans lequel tu évolues (que ce soit pour différentes raisons d'ailleurs, beaucoup sont bonnes...), tu peux vite te retrouver démuni(e). Pour aller de l'avant et emprunter le chemin que tu crois bon pour toi (que tu ressens bon pour toi, pour être exact), il est nécessaire de prendre du recul et de nourrir ta réflexion afin de ne pas sauter dans le vide. Tu pourrais te faire mal comme tu pourrais aussi apprendre une bonne leçon, tout dépend à quelle hauteur tu te lances.
Quand j'avais à peu près ton âge, j'avais un gros ras-le-bol de ma situation et je cherchais un ailleurs, un horizon lointain vers lequel me diriger, loin de ma grisaille ambiante. C'est ainsi que j'ai démarré des études « originales » qui m'ont amené quelques années plus tard à partir pour le bout du monde. Ce fut les meilleurs moments de ma vie et je ne regrette rien hormis avoir tout arrêté du jour au lendemain. D'un autre côté, je me dis que c'était mon destin et qu'il m'a amené à faire autre chose pour que je réalise ce dont j'avais vraiment besoin.
Aujourd'hui, c'est drôle, j'ai l'impression de revenir en arrière avec cette envie d'ailleurs qui revient en force. La différence, c'est que j'ai acquis une expérience de vie et mon recul sur celle-ci va certainement m'aider à avancer. La vie est une longue route mais surtout une succession de carrefours et de petits chemins pour rejoindre d'autres routes, la liberté est tienne si tant est que tu t'en donnes les moyens. Je sais à quel point cela peut être dur mais tu n'es pas seule, alors continue de t'ouvrir, de t'enrichir et de communiquer et tu auras alors entrepris ton voyage initiatique.
La peur est un outil de contrôle extrêmement efficace et « on » ne se gêne pas pour l'utiliser à outrance, on le sait tous. Ceci dit c'est aussi une émotion fondamentale qu'il faut parfois écouter à juste titre. Distinguer l'une de l'autre relève de notre capacité à appréhender notre avenir mais l'expérience est encore une fois d'une grande aide. Quand on en manque, on l'acquiert à notre échelle.
Bonjour Lorène, Merci pour ce joli texte qui me rappelle mes propres tergiversations de jeunesse pour ne pas dire d'adolescence. A te lire, j'ai l'impression que l'heure du départ sonnera bientôt ! C'est sain de te poser toutes ces questions et je trouve au contraire qui tu as la tête sur les épaules. Tant que tu réfléchiras tu auras peur, c'est normal. La peur disparaît quand on agit. Tu as raison de dire que voyager seule t'oblige à aller vers les autres et voyager ouvre des opportunités dont on se sait rien au départ. Ne pars pas en voulant quelque chose, pars pour t'ouvrir à tu ne sais même pas quoi, laisse toi t'imprégner et tu sauras ce que tu cherches ou ce que tu veux quand ça se présentera.
Alors franchement, tu as 18 ans, tu as tout le temps de faire des études ou pas dans 3, 5 ou 10 ans, d'avoir des enfants etc etc... Profite de ta jeunesse, va t'enrichir d'autres choses que de tout ce qui est déjà tracé, c'est ça la vraie richesse, pas de préparer une retraite que tu n'auras peut-être pas. Rien ne t'empêche en chemin de faire du bénévolat dans des associations locales, de trouver d'autres idées, de partager tes talents, le couchsurfing est qq chose de très aidant pas seulement pour te dépanner pour une nuit, dans certains pays les ambassades françaises proposent des petits jobs chez les expatriés, les centres culturels français ou les Alliances françaises aussi. Quant au confort, dis toi bien qu'on s'en passe très bien tant il y a d'autres compensations, et Il y a des pays où les gens font de l'hospitalité un art de vivre, contrairement à chez nous.
Et marche, marche, marche, ça rend heureux et c'est gratuit. Le plus beau luxe c'est le temps, lis tous ces auteurs qui en font l'éloge, regarde les vidéos de Pieds libres, prends le temps de connaître un pays, pas de "faire" tel ou tel pays comme beaucoup disent.
Commence peut-être à voyager avec quelqu'un, ça peut aider au départ et en route tu feras d'autres rencontres pour poursuivre la route ou pour t'arrêter ! La solitude n'existe pas en voyage sauf à vouloir reproduire ce que l'on a quitté.
Si tu étais ma fille, je te dirais "fonce tu ne le regretteras pas ". J'ai bientôt 58 ans et je suis aussi en pleine réflexion pour ce qui concerne la dernière partie de ma vie, alors tu vois, il n'y a pas d'âge pour repenser son existence !
Je te souhaite de bien belles découvertes sur toi et sur les autres. Brigitte
Oh merde, je me sens trop nulle je l'avais même pas vu...
C'est marrant, j'avais un peu oublié (ou pas, j'ai surement voulu l'oublier) ce texte que j'avais posté. Car on m'encourage à retrouver une formation mais pas à voyager et c'est dingue comme on oublie vite ses convictions. Pourtant j'en rêve jour et nuit. Mais des messages comme les votre, qui resurgissent me font tellement de bien... C'est tellement bon de voir que des gens de tout âges, histoires confondues accompagnent ma pensée et l'ont en eux depuis bien plus longtemps que moi.
Vous me rassurez, je suis en colère contre les humains, je sais je ne devrais plus, la colère n'est pas bonne. Mais quand je lis vos messages, je souris, et je me sens bien.
Depuis deux jours que je retourne sur ce forum j'y crois, plus que toute les autres choses qu'on essaye de me dire.
J'ai seulement peur, et je pense que ce qui me fait le plus peur est la LANGUE.... Je parle pas anglais ou très très très peu et un espagnol que je trouve médiocre (même si... je pense pouvoir me débrouiller)... et ça me fou un stresse, tellement un stresse que c'est aussi pour cela je pense que je suis encore la.
Comme ça a déjà été le cas sur ce topique, j'inaugure également mon premier message pour discuter ici avec vous tous. Je ressens des choses similaire à toi, depuis un moment maintenant. J'ai 22 ans, la tête pleine de rêve de voyage, d'évasion et de liberté depuis mes 16 ans et pourtant j'ai suivi le mouvement de foule générale qui nous amène à un quotidien triste et monotone. Je suis en licence, je travaille en alternance depuis 3 ans maintenant, dans la banque. Chaque jour je me demande pourquoi je suis encore ici, pourquoi je n'ai pas eu et n'ai pas le courage de partir à l'aventure. Je me mets des barrières constamment "Tu devrais faire plus de bivouac", "tu devrais avoir une meilleures assise financière". Au fond je sais que je n'ai simplement pas le courage ou la force de le faire, seul qui plus est.
Aujourd'hui, partir à l'aventure fais de toi un original. Tu ne fais plus partie de la vague ou même du flot continue de la société qui ne cesse de t'asservir à la consommation quotidienne. Le voyage est discrédité au profit du confort, de la sécurité qu'est censé t'apporter une vie "rangée".
En tout cas je suis ravi de voir que je ne suis pas seul à être pris de cette fièvre du voyage et de la liberté. J'espère que tu auras le courage de faire ne serait-ce qu'une premier voyage pour découvrir et expérimenter cette vie, même quelques semaines.
Et bien Lorène, je me retrouve un peu dans ton premier message. Au même âge j'étais aussi une grande angoissée qui ne savait où elle en était. Ceci dit je n'avais pas les voyages en tête à l'époque, pour moi c'était "plus tard", je n'en ressentais pas encore le besoin immédiat. Par contre angoisse de l'avenir, de ma place dans ce monde, me trouvant souvent un peu à part et jamais bien intégrée, et ce depuis toujours.
Aujourd'hui j'ai compris que la vie "dans la norme" avec boulot routinier, famille, crédit immo et voiture, 5 semaines de congés par an, ce n'était pas pour moi. Et je l'assume, je n'ai pas envie d'être comme la majorité et je me fiche de ce qu'on pense, au moins c'est fait. C'est plus facile à assumer avec l'âge qu'à 18 ans, même si j'ai toujours senti que la petite vie bien intégrée ce n'est pas pour moi.
Je ne vais pas entrer dans les détails ni raconter ma vie ou même donner des tas de conseils, juste pour te dire que tu n'es pas la seule dans ce cas, et que tu es à un âge pas facile (j'ai détesté cette période) que normalement ça passera même si c'est dur et long.
Tu as raison de t'écouter, de trouver tes envies, ce que tu veux faire de ta vie, car on en a qu'une, c'est la tienne et pas celle des autres donc toi seule doit décider et t'affirmer.
Pour ce qui est des voyages, on dit qu'ils forment la jeunesse alors si tu peux, n'hésite pas !
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Bankai · 7 novembre 2008 à 20:39 · 53 participants · 18 315 affichages
Je m'appelle Pascaline, j'ai 26 ans, je suis mariée sans enfants. Je suis dans une situation de torture mentale depuis maintenant quelques années. Depuis toujours je rêve d'une vie d'aventurière mais je n'ai malheureusement jamais eu le courage de m'ouvrir...