Il faut un certain optimisme pour repartir avec Costa étant donné la façon dont ils ont géré l'épidémie à bord du Costa Magica lors de sa dernière croisière aux Caraïbes.
On connaît maintenant quelques points qui ne sont pas à l'honneur de Costa, sous réserve de confirmation par l'instruction judiciaire en cours à la suite de la plainte déposée par 180 passagers.
Après son départ de Pointe à Pitre le 28 février, le Magica y revient le 6 mars et y embarque 300 passagers Italiens, alors que le virus sévit fortement en
Italie, que les écoles y sont fermées depuis le 23 février et qu'il a été assuré à certains passagers Français inquiets d'embarquer qu'il n'y aurait pas d'Italiens à bord..
A partir de là, le Magica sera refusé dans tous les ports où il doit faire escale,
Trinité et Tobago,
Grenade, Sainte Lucie.
A
Saint Martin, le bateau est aussi refusé mais un passager malade est testé. Costa ne communiquera pas le résultat de ce test, mais, à son retour en
France, ce passager sera confirmé positif.
Aucune mesure n'est prise à bord. Au contraire, deux des trois restaurants sont fermés, ce qui entraîne des queues énormes à l'entrée du troisième. La télévision est coupée, ainsi que le Wifi, maintenant les passagers dans l'ignorance de la situation.
Au passage du bateau en
Martinique, le préfet adresse un message aux passagers les informant de ce qu'il y a au moins deux cas ce COVID à bord et demandant
«... au commandant du bateau de mettre en œuvre le confinement des passagers dans les cabines. Nous vous demandons de rejoindre votre cabine dès la fin de ce message, et d'y rester jusqu'à votre débarquement»
Costa décidera de ne pas diffuser ce message et ne prendra pas les mesures demandées, qui auraient pu limiter la propagation de l'épidémie
.
Le bilan de cette croisière est d'au moins trois morts et des centaines de personnes contaminées
En réponse aux questions sur son management de la crise Costa répond
Costa Croisières s'est rigoureusement conformé aux dispositions en vigueur ainsi qu'aux recommandations provenant d'instances internationales, nationales et émanant de l'industrie, en matière de prévention et de limitation de la propagation de la maladie.

Absence totale d'information, rétention d'informations capitales, précautions négligées, déni des problèmes, une compagnie dans laquelle on peut vraiment avoir toute confiance.
Sources : Mer et Marine, Huffington Post, Figaro.