Bonjour tout le monde, c'est VF qui a lancé le sujet, mais nous sommes toujours ou presque la même petite bande qui répond. J'ai parcouru rapidement le différents liens, au demeurant intéressants, mais que je trouve très anxiogènes.
Le tourisme qui se répand avec ses hordes comme une vague cela va avec l'évolution de nos sociétés, Europe, Asie et
Amérique du nord +
Australie et New-Zéland, j'en oublie peut-être quelques autres.
Mais mon avis après un certains nombre de balades, le monde est presque vide de tourisme à part des "spots" certes nombreux décrits par tous les guides. En traversant les Andes de la frontière de la
Colombie à Uyuni sur plus de 4000 km, effectivement de loin en loin quelques "spots" de tourisme, mais généralement le touriste que je suis n'a pas vu un seul de ses congénères durant des semaines. Même un pays comme la
Thaïlande, en suivant le Mékong en gros de la frontière du
Cambodge jusqu'au triangle d'or, de l'ordre de 1600 km, 2 gros points de focalisation Chang Mai et la ville en face
Vientiane, autrement je me souviens avoir vu seulement un occidental, et un cycliste de loin que je n'ai pu intercepter. De même les 700 km de Paksé à
Bangkok parcourus en 5 jours, un seul occidental, certes pas reluisant du tout, en manque de sexe. Le
Laos, hors quelques gros points de focalisation c'est le désert du tourisme, on peut même y avoir faim et ne pas trouver de quoi la calmer par moments, et cela sur des centaines de km. La
Bolivie même topo il n'y a pas très longtemps j'y ai eu faim. La
Mongolie je n'y ai jamais eu faim, car dans le moindre village, même s'il y en a un tous les 200 km, on y trouve des grosses saucisses et des grosses bugnes ou beignets de carnaval, mais selon l'itinéraire on reste des semaines en ne voyant aucun autre touriste. Même la
France, la traversée des Alpes par le GR 5 en juin ou septembre (certes comme dit précédemment il faut pouvoir hors période vacances scolaires) c'est le désert total. Je me souviens d'une traversée des Pyrénées à pied que j'ai effectuée il y a maintenant une dizaine d'années de la Méditerranée à l'Atlantique, de l'ordre de 700 km, surtout par l'
Espagne et un peu la
France, du 20 juin au 10 juillet, à part le Canigou et Ordessa c'était la solitude, je me souviens d'étapes de 40 km où je n'ai vu personne de la journée. Même chose pour l'alpinisme en
France, multitude de coins on l'on est seul, pourtant du rocher sur des hauteurs jusqu'à 4 ou 500 m, avec une qualité de celui que l'on rencontre dans le Verdon. Bien évidemment on ne cherche pas à voir les grands 'must' comme la Joconde ou le Taj Mahal (orthographe?).
Mon impression est que le monde reste hors des points de concentration un immense terrain sans tourisme. Mais bien évidemment cela va évoluer, mais sans doute pas très vite.
Cependant, comme l'a dit Cambrousse si l'on accepte de ne pas trop se laver, et j'ajoute ne pas être trop gêné par l'absence de wc et ne pas se formaliser parfois de dormir dehors et se faire sa gamelle de riz au cas où, les portes du monde vide nous sont ouvertes. Et sans critiquer, je préfère le tour de ma forêt des Vosges organisé par moi-même que la traversée de l'Atacama emmené par une agence, mais ce n'est qu'une position personnelle. Plusieurs membres de ma famille qui voyagent avec agence reviennent enchantés, chacun son plaisir en fonction de ce qu'il recherche.
Mais en synthèse, oui je pense que la planète permet encore des plongées dans une multitude de coins fabuleux loin de la surpopulation touristique, guidée par les canons des modes actuelles.
Luc