Dimanche 11 Mars 2012 - Jour 73 - En mer
Nous avions attendu ce moment, pas de réveil ce matin, voilà de quoi récupérer un peu de la fatigue accumulé en une semaine.
Après tout, nous avons droit aussi à notre week-end non?
La journée sera essentiellement consacrée à charger et copier les photos et films accumulés, ainsi qu’à la rédaction des différentes pages des notes du tour du monde.
En fait tout le monde à bord attendait ces deux journées en mer.
À la question trouvez vous le temps long en mer ? C’est non et non, de plus nous les attendons !
Cet après-midi madame la mer nous a encore offert le spectacle de dauphins qui nageaient le long de Deliziosa, on ne s’en lassera jamais.
Nous avons également passé beaucoup de temps à discuter les uns les autres, pour nous relater mutuellement les diverses activités, sorties ou excursions que nous avons faites, avec toutes les anecdotes qui pimentent, voire enjolivent les récits.
Zut, ce soir c’est dîner de gala, ça revient quand même vite ! Il faudra que j’en parle à Francesco (le commandant), mais non je plaisante !
Lundi 12 Mars 2012 - Jour 74 - En mer
Deuxième journée de mer avant les escales de Ceylan et d’
Inde qui vont se succéder quotidiennement.
Nous naviguons actuellement dans le golfe du Bengale, la température est toujours aussi chaude, mais en mer, avec le vent, c’est beaucoup plus supportable. La mer est calme, décidément nous aurons eu beaucoup de chance dans ce tour du monde. À part un coup de vent frais à la sortie de
Marseille, et un autre temps de «Demoiselle» dans l’Indien, la mer et Neptune nous ont gratifié de leur clémence.
Ce matin après le petit déjeuner, nous sommes allés sur le pont n°3 discuter avec les marins chargés de la sécurité.
Ils sont postés tout autour du navire, jumelles aux yeux, et lances à incendie à portée de main. Un curieux appareil à l’arrière de déliziosa a attisé ma curiosité. Renseignement pris auprès d’un marin, il s’agit d’un radar d’une conception particulière qui permet de voir les objets au ras de l’eau et d’une portée de 10 kms. Ce dernier m’a également assuré qu’il n’y avait pas de risque de piraterie... pourquoi ce dispositif alors?
En réalité je pense qu’il a reçu des instructions pour ne pas inquiéter les passagers.
De 10 à 11 heures Frédéric Mathieu nous a communiqué tous les renseignements utiles concernant notre escale de
Colombo.
C’est la 3ème fois que nous allons à
Sri Lanka, aussi demain nous partirons à l’intérieur des terres, à 2 heures et demi de bus. J’ai entendu parler d’éléphants, mais chut, je ne vous ai rien dit hein !
Après la réunion, un passager m’a demandé un petit coup de main pour résoudre un problème informatique. Si ça continue, je vais monter ma petite entreprise à bord.
Cet après-midi nous finirons de tout mettre en ordre, avant les excursions qui vont s’enchaîner.
Moins romantique que la photo du soleil couchant d'hier, la photo où l’on voit l’avitaillement du navire à
Singapour.
99 palettes ont été comptabilisées par un passager qui n’avait sans doute rien de mieux à faire...
Vous voyez, on a encore de quoi tenir jusqu’à Savone !
Mardi 13 Mars 2012 - Jour 75 - 25 ème escale - Colombo - SRI LANKA
Accostage en douceur ce matin au port de
Colombo. Nous sommes parmi les grues et les conteneurs. D’aucuns commencent à trouver cela désagréable, mais à
Colombo, comme dans beaucoup d’autres ports, il n’y a pas d’accueil réservé bateaux de croisières, ni même pour la plaisance, alors il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur, non?
La chaleur est toujours étouffante d’humidité, le temps est couvert, mais se dégagera en cours de journée.
Un groupe folklorique de musiciens et de danseurs nous accueille à la descente de Deliziosa, sympa, de même que ces commerçants ambulant qui ont profité de l’aubaine de notre arrivée pour installer leurs étales.
Nous nous dirigeons ver notre bus, et là une bonne et une mauvaise nouvelle nous attendent:
La bonne, c’est que nous étrennons un bus «made in China» flambant neuf,
la mauvaise c’est que le chauffeur ne savait pas se servir de la sono, de la climatisation, et visiblement sa conduite était saccadée, les coups de freins brutaux. À moins que ce ne soit la coutume locale...
Destination «Pinnawela Elephant Orphanage», l’orphelinat des éléphants situé à 2 heures 30 de bus du port.
Aujourd’hui Madame Chamadou a voulu me faire plaisir en allant à la rencontre de mon animal préféré.
Créé en 1975 comme réserve par le gouvernement de Sri-Lanka, une dizaine d’hectares de forêt tropicale offre aujourd'hui un refuge à environ une centaine d’éléphants (dont une cinquantaine sont très jeunes) abandonnés ou orphelins. Le premier éléphanteau né dans cet " orphelinat " a vu le jour en 1984. Nous avons vu comment les éléphants sont soignés, nourris et dressés par le personnel du centre.
Souvenir inoubliable et touchant de voir un jeune éléphanteau téter sa mère. Les jeunes sont ultra protégés par les éléphantes, quant aux mâles ils encadrent le troupeau.
Nous avons vu un troupeau se baigner dans la rivière. Il faut voir comme ils se délectent, c’est un plaisir de les voir.
Ensuite les cornacs les ont emmené en troupeau vers leur «pâture». Pour ce faire les éléphants ont traversé la rue du petit village où nous étions. Les boutiques pour l’occasion ont baissé leurs rideaux de fer pour protéger les vitrines, les touristes étaient encadrés derrière une limite à ne pas dépasser. Le troupeau s’engage, jusqu’à ce qu’un touriste italien indiscipliné (c’est un pléonasme, excusez moi) sorte des limites imparties.
Les éléphants, pensant qu’on voulait s’en prendre aux petits encadrés par leurs mères, se mirent à barrir puissamment, et commencèrent à charger.
Je peux vous dire qu’à cet instant l'italien a perdu de sa superbe!
Après un excellent repas cingalais, il est temps de prendre le chemin du retour.
Nous nous arrêtons dans un temple bouddhiste, l’un des plus vieux de
Sri Lanka, où est conservé un cheveu de Bouddha. Tradition culturelle oblige, nous ne pouvions quitter
Sri Lanka, sans avoir visité un temple, tout en ayant appris un peu sur la philosophie bouddhiste.
Ce temple était très joli, tant de l’extérieur que de l’intérieur. De nombreux fidèles priaient, faisaient brûler de l’encens, ce qui, en cette fin d’après-midi nous apporta quiétude.
De retour à bord, nous assistons, comme d’habitude, au départ de Deliziosa prendre la route vers
Cochin en
Inde.
Deux vedettes de l’armée Sri Lankaise nous escortent, allant même jusqu’à sommer 2 bateaux de pêcheurs, dont le seul tort était de nous faire un petit salut d’au revoir, d’aller pêcher ailleurs !
Le dîner fut marqué par mon anniversaire. Il est de coutume la compagnie fasse un gâteau d’anniversaire. Ayant eu vent que nos amis qui partagent nos repas du soir appréciaient l’omelette norvégienne, j’avais demandé au maître d’hôtel de confectionner ce dessert.
En fin de repas celui-ci arrive en tête, suivi par quelques serveurs en chantant à tue tête «joyeux anniversaire» avec dans les mains... un gâteau aux chocolat. En fait de surprise, c’est moi qui a été surpris.
Je ne dis rien, un peu déçu quand même de ne pas pouvoir faire plaisir à nos amis, quand soudain, le serveur revient, un peu confus, la fameuse omelette norvégienne dans les assiettes.
Tout le monde s’esclaffe, heureuse surprise pour tout le monde cette fois. Et bien pour mes soixante ans nous auront eu 2 desserts, qu’on se le dise!
Mercredi 14 Mars 2012 - Jour 76 - 26 ème escale - Cochin - INDE
C’est vers 13 heures que Deliziosa accoste à
Cochin, à une dizaine de kilomètres du centre ville, au milieu des grues et des conteneurs, et encadré par deux cargos.
Cochin ne dispose pas de port de croisière, mais cela nous importe peu.
Plus tôt dans la matinée, Frédéric Mathieu, comme à l’accoutumé, nous a informé de l’escale qui nous attend, mais surtout des modalités douanières très compliquées en
Inde, plus que tout autre pays.
Voici les étapes successives à accomplir:
- Prendre son passeport
- Remplir la fiche douanière de l’Inde et la signer,
- Rempli la fiche d’escale de Cochin et la signer,
- Passer devant le service indien de l’immigration qui s’est installé à bord avec tous ces documents,
- Redonner son passeport avec la fiche douanière,
- Garder une photocopie du passeport et classer avec la fiche d’escale de Cochin,
- Présenter le tout aux douaniers qui attendent au pied de la passerelle.
Vous me suivez? non? c’est pas grave, sachez simplement que l’obtention du visa indien a été encore plus fastidieuse.
Mais je dois préciser que grâce à l’efficacité du personnel Costa qui a été mobilisé en nombre, ces démarches ont pu être exécutées en un temps record.
À la descente de la passerelle, danseurs et musiciens nous ont donné l’aubade, c’est toujours un moment très sympathique et cela met dans l’ambiance.
C’est la deuxième fois que nous visitons ce pays, la première fois nous avions découvert le nord de l’
Inde.
Aujourd’hui, c’est excursion version «campagne». Nous allons à Kubalangi, un petit village de pêcheur situé à une heure trente de bus.
Kubalangi est un village qui possède une vaste étendue d’eau reliée au reste de
Kerala par des canaux de communication. Ce qui rend la visite de Kubalangi particulièrement intéressante est le fait qu’il s’agisse d’une terre vierge, qui n’ait pas eu à souffrir de la présence excessive des touristes. Nous y découvrirons un paysage calme et silencieux et ses sympathiques habitants vivent en accord avec la nature.
Le bus s’arrête pour nous déposer à un embarcadère. Des grandes barques faites de teck nous attendent. Elles sont équipées de chaises de jardin en plastique blanc, recouvertes de tissus et d’un petit noeud rouge en guise de décoration. Et oui, nous sommes en
Inde, le dépaysement est total et leur culture différente.
Pas de moteur, mais 2 hommes qui déhalent l’embarcation au moyen de grandes perches. Le silence est total, quel bonheur, et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement superbe.
Nous croisons des femmes nageant au beau milieu de la baie, qui reviennent de la pêche. Elles nous exhibent avec fierté le produit de leur pêche. (regardez la photo)
Nous découvrons aussi ces merveilleux filets de pêche chinois, rustiques, faits de branches, c’est de toute beauté.
Nous débarquons sur cette petite île occupée par quelques familles. Ils vivent essentiellement de la pêche, mais exploitent aussi la noix de coco, sous toute ses formes.
Ces habitants sont calmes, souriant, et très gentils. Les enfants nous abordent avec un large sourire et essaient de communiquer au mieux avec nous en anglais.
Un jour passé à Kubalangi est un festival de souvenirs....un spectacle pour les yeux et l’esprit. Kubalangi est une terre exotique, de constructions navales, de toile en fibre de noix de coco faites à la mains et d’élevage de poissons que nous avons eu la possibilité d’observer.
Le soleil descend sur l’horizon, les tables sont dressées sous la tonnelle illuminée de guirlandes lumineuses.
Le buffet composé de mets indiens délicieux est en place. Nous dînons devant ce spectacle magnifique des filets chinois, éclairés de leurs lamparos.
Absolument inoubliable, quel bonheur! nous nous régalons de cet instant présent en espérant secrètement qu’il s’éternise un peu.
Mais il faut repartir, et c’est en Tuk-Tuk que nous regagnerons notre bus.
Finit la sérénité, la quiétude et la tranquillité !
Notre chauffeur s’installe et se retourne en me lançant un «ready?» Je lui est tout simplement répondu «yes!»
Alors il s’est pris pour Alonso, double entre les voitures qui se croisent, évite de justesse piétons, se faufile entre les vélos.
Enfin, il s’arrête: ouf! sains et saufs, nous sommes sains et saufs!
Hasard ou préméditation, nous nous arrêtons sur le chemin du retour, visiter l’église catholique Saint Georges, il a sans doute fait quelque chose pour nous, ce n’est pas possible autrement!
Voir cette église, la nuit, donne à notre visite une atmosphère particulière.
Nous rentrons à bord, il est 21 heures. Ce soir Deliziosa restera à quai.
Nous pourrons ainsi découvrir un peu plus
Cochin.
Alors vivement demain !
Jeudi 15 Mars 2012 - Jour 77 - 26 ème escale - Cochin - INDE
Réveil 6 heures. Il faut être prêt pour l’excursion et les formalités douanières qui précèdent.
Aujourd’hui ce sera sortie «ville», nous aurons ainsi un (petit) aperçu de
Cochin.
Beaucoup d’envahisseurs étrangers ont posé le pied à
Kochi (c’est le nom actuel, autrefois la ville était connue sous le nom de
Cochin). Tous ont marqué leur influence, et ce mélange de civilisations ajoute au caractère de la ville.
Nous sommes allés dans le quartier de Fort
Kochi et à Saint-Francis, la plus vieille église européenne d'
Inde, construite par les Portugais.
Nous avons vu d’autre filets de pêche chinois avec plaisir. C’est le seul symbole de l'influence des Chinois sur cette côte.
Non loin de là nous avons traversé, toujours à pied, le célèbre marché aux poissons, où les vendeurs font cuire et servent leurs plats sur place.
La communauté juive a elle aussi laissé ses marques. Dans le quartier de la synagogue, nous avons flâné dans la rue des Juifs, bordée de chaque côté de maisons pittoresques et de magasins proposant une grande variété d'articles, des épices aux objets d'art ancien (?).
Mais la matinée se termine déjà et nous devons être à bord pour 12 h 30. Deliziosa appareille vers 14 heures pour Goa, avec une heure de retard. Nous en ignorons la cause. Nous naviguons désormais dans la mer arabique également appelée mer d’
Oman.
L’après-midi sera principalement consacrée à la réunion d’information concernant nos 2 prochaines escales de Goa et de
Bombay.
On parle du Deliziosa dans la presse locale indienne !
Sèche-linge made in
India