Avec de tel propos, dur de se réclamer bouddhiste...
Toi, le roi de la citation, je t'en laisse une du Dalaï-lama, qui j'espère te fera réfléchir :
"Abandonnez vos jugements, votre esprit critique. Vous ne connaissez pas la motivation réelle des êtres. Vous ignorez leur passé. Que savez-vous vraiment de leur vie actuelle ? Dès lors pourquoi vous attacher aux formes extérieures ? Acceptez-les tels qu’ils sont, aimez-les. Les rejeter ne les aidera pas à changer. Votre amour et la confiance que vous manifestez peuvent, en revanche, opérer des miracles."
Bonne méditation
..c'est merveilleux, la magie a fait son effet...vive la danse sur le tranchant du rasoir, merci Tantra, merci Chögyam...

Tu vois bien toi aussi à quel point certains arguments peuvent faire changer les gens, relies ces paroles sages et compares-les avec les précédentes, n'est-ce pas un beau résultat ?...voilà à quoi servaient mes insultes d'amour ! bonne soirée Saïjfou

Pour ne pas laisser les gens dans le doute :
sangharime.com/...b0/Folle_sagesse.pdf
Sagesse folle en tibétain est yeshe chölwa. Yeshe veut dire « sagesse », et chölwa, littéralement,
«
devenu sauvage ». La traduction la plus proche à laquelle nous pourrions arriver pour chölwa est
«
fou », ce qui amène davantage de compréhension. Dans ce cas « folle » va avec « sagesse »;
les deux mots se marient bien. Ainsi il s'agit de la folie devenue sage plutôt que la sagesse
devenue folle. De ce point de vue, la folie est reliée à la sagesse.
La compassion n'est pas tant de se sentir désolé pour autrui, sentir que vous êtes à une meilleure
place et autrui à une plus mauvaise. La compassion n'est pas d'avoir une quelconque hésitation à
refléter votre lumière sur les choses. Ce reflet est un procédé automatique et naturel, un procédé
organique. Puisque la lumière n'a aucune hésitation, aucune inhibition à se refléter sur les choses,
elle ne fera pas de différence entre se refléter sur un tas de merde ou un amas de roches ou de
diamants. Elle se reflète en chaque chose qu'elle rencontre. Ce reflet non-discriminant est
précisément la nature de la relation entre étudiant et maître. Quand l'étudiant regarde vers la
bonne direction, alors la lumière du maître se réfléchit en lui. Et quand il est non-réceptif, quand il
est empli de recoins sombres, la clarté du maître n'est pas entièrement réfléchie en lui. Cette
lumière ne tente pas spécialement de lutter pour frayer son chemin dans les recoins sombres.
Vous pourriez
penser que si quelqu'un est fou, il ne vous laissera aucun espace. Il vous piétinera et vous vomira
dessus et fera aura la diarrhée sur vous. Il vous rendra terriblement fou, aussi ; il étendra sa
propre folie. Mais cette folie n'est pas si névrotique ; c'est seulement la folie de base, qui est
absence de crainte et ne rien laisser tomber. Ne rien abandonner est le point crucial. En même
temps, vous êtes décidé à travailler avec ce qui est là sur la base de sa qualité d'éveil primordial.
C'est donc la définition de sagesse folle, qui est parfois connue aussi parfois en tant que sagesse
devenue sauvage.
La sagesse folle n'est pas uniquement connectée avec la réflexion sur les choses, elle est aussi
connectée avec l'espace autour des choses. La personne sagesse folle fournit un immense espace
ou environnement autour des choses. Cet environnement est complètement envahi par l'énergie
de sa propre sagesse dépourvue de peur.
Quand une personne sagesse folle décide de travailler
avec vous, quand elle décide de vous libérer, vous devenez sa victime. Vous n'avez aucune issue
pour vous enfuir loin d'elle. Si vous essayez de vous rétracter, cet espace a déjà été couvert ; si
vous essayez de fuir en avant, cet espace aussi a été couvert. Vous avez un sentiment d'absence
de choix concernant la relation entre vous et ce maître particulier, ainsi votre relation devient très
naturelle et ouverte.
Le maître sagesse folle est donc quelque peu tyrannique. L'espace qu'il crée
est envahi, empli d'une forte charge d'éveil dense, d'un massif équilibre mental primordial.
C'est habituellement notre problème. Nous ne sommes pas capable de gérer trop de santé
mentale; on aimerai bien avoir un petit endroit quelque part pour des névroses, une petite poche,
juste une petite bouffée par ci et par là. Devant trop de santé mentale, nous disons, « Dis-donc,
c'était lourd ! »
Cette lourde santé mentale est exactement ce qu'est la sadhana. Son but est de créer une telle
atmosphère claustrophobe de santé mentale, d'illumination claustrophobe dans ce monde,
particulièrement en
Amérique du Nord. Pour l'
Europe de l'Ouest, il y a même aussi un peu d'espoir
- mis apart l'
Angleterre. [Rires] Bon, c'est une blague privée. [quelques rires]
L'idée est que le pratiquant de cette sadhana devrait avoir ce genre de compréhension. Il devrait
se préparer à une expérience intense, qu'on qualifie normalement de «
disjoncté ».
Ceci n'est qu'un petit descriptif de ce qu'est la "folle sagesse", pour ceux qui voudraient aquérir le livre (image atachée).
Chögyam Trungpa décrit la folle sagesse comme un état d'esprit innocent comparable à l'aurore - éveil d'une fraîcheur étincelante. En retraçant la vie de Padmasambhava - le maître indien qui introduisit le bouddhisme au Tibet -, il met en lumière le principe de la folle sagesse, conçu comme le point inaugural d'un voyage spirituel étourdissant. Approchée sous cet angle éclairant, la pratique spirituelle n'a pas pour objet d'apporter quelque réponse confortable à la douleur ou à la confusion qui nous habitent. Au contraire, notre souffrance, nos émotions, nos "défauts" sont perçus ici comme autant de tremplins vers une nouvelle découverte de nous-mêmes. "On creuse dans ce que la vie a d'irritant, dit Trungpa, on y plonge et on s'y établit." Exploration radicale de la voie directe du tantra, Folle Sagesse peut aussi se lire comme le manifeste d'une liberté authentique.
Image attachée: