| Passages de frontières Xrctn · 22 January 2015 à 14:54 · 279 photos 398 messages · 45 participants · 33 960 affichages | | | | À: Eversmile · 25 October 2017 à 15:57 Re: Passages de frontières Message 121 de 398 · Page 7 de 20 · 1 075 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Je pense que si on se mettait dans la peau d un pakustanais ou d un gambien arrivant a Roissy, on aurait surement des anecdotes a raconter, et pas marrantes comme celles que nous partageons. Je viens de lire un article du monde sur les zones de controles ds nos aeroports...  Nous au moins nous poursuivons nos voyages.
Demande en mariage... Vaste programme  bon c est de la plaisanterie bien sur mais derriere il peut y avoir d autres desirs. Sexe facile, Relation debouchant sur une immigration plus facile en europe, avantages financiers.. Tt est possible. Des femmes ruropeennes jouent ces jeux la. Alors ils tentent. Mais ce n est jamais grossier, et ils acceptent le non avec elegance. Il faut rester dans l humour et la courtoisie. | | | À: Cambrousse · 25 October 2017 à 16:31 Re: Passages de frontières Message 122 de 398 · Page 7 de 20 · 1 071 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Voilà un truc qui me fascine. L'humour qui ouvre des portes (littéralement quand on est à la frontière). Il y a des paroles, des attitudes qu'on peut se permettre quelque part et pas ailleurs. J'ai pas essayé de lécher un timbre à l'effigie du roi de Thaïlande par exemple.... Car c'est supposé être un crime de lèse-majesté. Par contre un officier de police thaï m'a écrit en gros au marqueur sur un papier la destination pour m'aider à faire du stop jusqu'à la frontière avec le Laos (il n'y avait plus de bus)... et c'est comme ça que j'ai débarqué de nuit à Chiang Kong. L'officier, quand je lui ai parlé de faire du stop m'a dit: " ce n'est pas possible; ce n'est pas possible!" Et quand je lui ai dit :"Pourquoi pas?!" avec un grand sourire ; il m'a regardé, l'air sévère et interloqué, puis me faisant signe de ne pas bouger, a tourné les talons. J'ai bien cru que j'avais fait un excès d'humour (et d'optimisme) et qu'il allait ressortir de son bureau pour me menotter... Mais non... il est ressorti avec le papier où il avait écrit en thaï : "Je veux aller à Chiang Kong". Trop mignon! (J'ai toujours le papier... !)
Aujourd'hui je sais pas comment c'est, mais en 2000 c'était une petite route très peu fréquentée qui longeait le Mekong. Au coucher du soleil, quelle beauté! Le vert du paysage, le brun boueux du Mekong, le silence... De la lumière et des couleurs plein les yeux, j'ai marché tranquille pendant un bon moment. Quand le jour commençait franchement à décliner, une voiture est passée, j'ai brandi ma feuille de papier et le type s'est arrêté.
C'était trop marrant. Je comprenais pas un mot de thaï et lui ne comprenait pas un mot d'anglais. Mais qu'est-ce qu'il était bavard!!! Il me parlait, je ne comprenais pas, ça ne faisait rien, il éclatait de rire et il reprenait de plus belle. Un moment il a mis une cassette de musique (eh ouais, y'avait encore des cassettes à l'époque !)... Avec le Mekong, la lune qui s'était levée sur le fleuve et la musique, c'est devenu complètement inoubliable! J'ai fini par acheter une cassette du même chanteur à Bangkok... Peu importe que ce soit complètement kitsch... ça me rappelait de bons souvenirs.
Je n'ai passé la frontière que plus tard, après une bonne nuit de sommeil dans la guest-house où je logeais, plus une journée entière en pyjama qui m'a permit de faire la lessive du seul jean qui m'enveloppais héroïquement depuis 15 jours, et d'arriver toute pimpante à la frontière laotienne, de l'autre côté du Mekong,. Là j'ai changé les baths en kip, et embarqué à bord d' un bâteau lent qui descendait jusqu"à Luang Prabang.
Bon, je crois que j'ai un peu dérivé... Comment on se retrouve sur le Mekong alors que j'étais au Mozambique tout à l'heure? Tout ça à cause du Roi de Thaïlande...
Ah oui, ce que je voulais dire; c'est qu'il faut pas trop rigoler aux passages de frontière français. L'humour étant vu comme un manque de respect, de considération, ou carrément une offense... alors qu'en Afrique, je me demande si au contraire le manque d'humour n'est pas perçu comme un manque de savoir vivre? | | | À: Eversmile · 25 October 2017 à 16:49 Re: Passages de frontières Message 123 de 398 · Page 7 de 20 · 1 068 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
ça l'humour aux frontières, en Europe, ça "ne le fait pas", c'est certain.
mais l’humour sert à sortir de bien des situations. Ca dédramatise, ça fait prendre de la distance, du recul. et puis il y a des gens, des populations avec qui ça fonctionne super bien. Moi j'ai adoré l'Afrique de l'ouest, ils ont un sens de l'humour épatant. les béninois en particulier.
peu importe que ce soit kitch ou pas kitch : ce qui rend heureux... rend heureux, pourquoi snober certaines émotions au motif qu'elles seraient kitch. qui décide du kitch ? du in ou du out ? je ne crois pas que ces prises de distances soient bien propices au bonheur 
les frontières : il en est de bien tangibles, avec douaniers et PAF, j'adore passer les frontières même si je cherche pas à les collectionner (mais je comprends ça), il en est d'autres plus subtiles à franchir. Finalement moins faciles.... celle qui consiste à se fiche des modes et du quand-dira-t'on en est une. 
je suis parisienne de naissance et cambroussarde d'adoption : autre frontière, on est toujours l'étranger de quelqu'un.
frontières : s'affranchir de.. ? ne pas s'enfermer dans... ?
| | | À: Eversmile · 25 October 2017 à 22:19 Re: Passages de frontières Message 124 de 398 · Page 7 de 20 · 1 041 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
une histoire (entre autre) de frontières, janvier 2017 www.myatlas.com/...la-patience/t/121203 | | | À: Cambrousse · 25 October 2017 à 22:47 Re: Passages de frontières Message 125 de 398 · Page 7 de 20 · 1 035 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Je n'arrive pas à accéder à ton lien! VF indique que l'adresse du lien est invalide... | | | À: Eversmile · 25 October 2017 à 22:49 Re: Passages de frontières Message 126 de 398 · Page 7 de 20 · 1 031 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Ha...  j irais voire ca. Je suis sur mon portable en ce moment. | | | À: Xrctn · 26 October 2017 à 15:01 Re: Passages de frontières Message 127 de 398 · Page 7 de 20 · 1 010 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Le plus piétonnier :Septembre 2017. Sur le dernier kilomètre la large route se divise en deux voies bordées de grillages qui se rejoignent à un rond-point juste en face des bâtiments gris des douanes grecques de Kakavia. Au milieu du rond-point, la terrasse d'une petite cafeteria est fréquentée par des voyageurs en train de terminer leur café ( ... grec j'imagine !) et de toute la faune (changeurs, porteurs, chauffeurs de taxi...etc.) qui généralement erre dans le périmètre immédiat d'une frontière. De la paire de minibus garés un peu à l'écart, émergent des voyageurs, la plupart chargés de baluchons ou de cartons encombrants plus ou moins bien ficelés. Tous se dirigent vers les deux guichets ouverts du bâtiment administratif principal en se faufilant parmi les voitures et camions en attente.
N'étant pas trop sûr de savoir où il faut aller, je suis le flot et me joins aux personnes déjà agglutinées devant une fenêtre ouverte où un mec en uniforme joue du tampon en haussant la voix dès que trop de bras se tendent vers lui. Il pourrait faire avec du renfort... Miracle, nos passeports sont happés, scannés, tamponnés et rendus en quelques minutes.
Je suis la voiture qui démarre devant nous, en prenant soin de ne pas écraser les piétons téméraires ou distraits, qui traversent sans regarder. Quelques mètres plus loin, elle s'arrête de nouveau et quand je vois le conducteur en sortir pour se diriger vers une autre officine tenue par un autre mec en uniforme je file bêtement derrière lui. Ne lisant ni le grec ni l'albanais je ne sais pas pourquoi je suis ici ?! Devant mes grands yeux ronds et interrogatifs, le gars à la casquette me dit : « Papers, car. » et quand je lui les montre ajoute : « OK go. » ce que je fais rapidos.
A droite se trouve une espèce de blockhaus gris blanc qui fait office de duty free shop. C'est un constant va-et-vient de voyageurs venant s'approvisionner en marchandises détaxées. Des sacs pleins à craquer viennent s'ajouter aux cartons que les Albanais ramènent à la maison.
Des nouvelles queues se forment devant les douanes albanaises de Kakavije. Les piétons, largement majoritaires, se frayent difficilement un chemin entre les véhicules. Cette fois nous avons droit à une jeune une douanière qui vient de prendre son service. Pas souriante et déjà passablement énervée d'être constamment interrompue par des piétons qui empruntent les mauvaises files. Mieux vaut faire profil-bas. Elle devient perplexe en regardant l'écran de son ordinateur. C'est vrai que nos mouvements ont de quoi intriguer... troisième entrée en Albanie en quelques jours ! « Est-ce que vous êtes sortis d'Albanie aujourd'hui ? » demande-t-elle. « Oui, mais nous aimons tellement ce pays que nous revenons. » ose-je répondre. Pas sûr qu'elle apprécie l'humour mais, déjà assaillie par un nouveau groupe de piétons, elle nous rend nos passeports sans autre commentaire.
Si l'énorme et relativement récent bâtiment administratif des douanes de ce côté-ci a plus d'allure il n'en va pas de même pour le reste. Le dépaysement est garanti, nous avons presque l'impression de débarquer sur un autre continent. En contrebas du vaste parking, un terrain vague se métamorphose en décharge à ciel ouvert. Un camp de Gitans est installé en bordure et à voir le triste état des vieilles caravanes rafistolées parfois sans roues, il ne date pas d'hier et n'est pas près de disparaitre.
Cette triste vision laisse un gout amer que même la superbe chaine de montagnes inclinées, illuminée par les rayons d'un soleil couchant, n'arrivent pas à effacer.
goo.gl/maps/7UGeUPMvoPk Images attachées: Photo postée par le membre Xrctn. Photo postée par le membre Xrctn. Photo postée par le membre Xrctn. Photo postée par le membre Xrctn. | | | À: Xrctn · 27 October 2017 à 12:26 Re: Passages de frontières Message 128 de 398 · Page 7 de 20 · 978 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Une frontière artistique : edition.cnn.com/...cnic-trnd/index.html | | | À: Xrctn · 30 October 2017 à 12:56 Re: Passages de frontières Message 129 de 398 · Page 7 de 20 · 951 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Le plus louche :Septembre 2017. Nous longeons les rives d’un autre lac frontalier, celui de Schröder cette fois. Entre la route et le rivage que l’on devine plus que l’on le voit, les champs et marécages sont parsemés d’énormes villas colorées et de bâtisses inachevées. Ce bel endroit se transforme petit à petit en zones résidentielles pour Albanais aisés ou expatriés ( un peu la même chose). L’art du ‘Mastuvu’ fait fureur dans le coin.
La route, sur les derniers kilomètres avant la frontière, est nickel, ceux qui la prennent dans le sens inverse sont sans aucun doute très impressionnés par leur arrivée en Albanie d’autant plus que le panorama d’un côté sur le lac et de l’autre sur les imposantes montagnes est particulièrement magnifique.
Pour nous, les choses se gâtent quelques centaines de mètres avant le poste des douanes d’ Hani i Hotit / Bozaj quand le macadam fait place à la terre battue et aux cailloux. Derrière les cahuttes en préfabriqué alignées des deux côtés de la piste, une excavatrice à l’ouvrage drague le bord du lac pendant qu’un autre engin enfonce des piliers métalliques dans la boue. Poussière et vacarme tel est le lot de ces pauvres douaniers alors qu’ils pourraient profiter d’un cadre presque paradisiaque. Quelle injustice... mais c’est pour la bonne cause puisque leurs gouvernements respectifs ont décidé de leur offrir de tout nouveaux locaux parfaitement assortis à la nouvelle route. Juste une histoire de patience, c’est tout.
De la patience, il nous en faut aussi car ça n’avance pas très vite en ce milieu d’après-midi. Devant nous, une voiture sans plaque d’immatriculation !? Je me demande comment il compte passer la frontière celui-là ? Derrière nous, une BMW immaculée où deux hommes bien sapés, tout en noir, lunettes de soleil et cheveux gominés en arrière inclus n’arrêtent pas de sortir et de rentrer de la voiture un portable à la main, de vrais mafiosi en effervescence. L’un d’eux semble connaitre tous les douaniers du poste, c’est à peine s’ils ne se mettent pas au garde-à-vous en claquant des talons dès qu’ils le voient. En observant les deux loustics, j’échafaude toute une série de scenari : trafiquants, hommes de main, tueurs à gage, agents secrets, businessmen, gardes du corps... la liste s’allonge à mesure que dure l’attente.
Le mec sans plaque vient de passer la première douane comme une lettre à la poste !? Mon douanier, blasé et recouvert de poussière, ne lève même pas la tête et me redonne nos documents sans un mot.
J’avance cinq mètres et le temps de redonner le tout à ma navigatrice, voilà-t-y pas que la BMW me double en faisant une queue de poisson dans un nuage de poussière puis se met en travers de la route pour pouvoir parler à un couple de sosies dans une BMW absolument identique à la leur et qui vient juste de passer la frontière dans le sens inverse ??? Rencontre au sommet dans le no man’s land ! Bavardages, rigolades et grosses tapes dans le dos, définitivement pas des agents secrets avec un tel manque de discrétion.
Pendant ce temps, le mec sans plaque vient de passer la deuxième douane comme une deuxième lettre à la poste !?x2. Les BMW repartent dans les directions opposées et celle qui me précède ne s’arrête même pas au guichet, un signe de la main du conducteur suffit. Il accélère, projetant ainsi des graviers sur mon parebrise ( Petit con va !) puis disparait au premier tournant.
« Crazy driver, that one ! » que je dis au douanier en lui donnant nos passeports. Il me regarde avec des yeux de merlans fris et reste silencieux. Passons. Je m’arrête au petit parking un peu plus loin pour aller voir un panneau représentant les douanes, une fois les travaux terminés... en 201?. Ouais pas mal, mais je crois que l’artiste est très optimiste... une seule voiture de chaque côté et un piéton en transe au milieu de la route. Ah celui-là je crois bien le reconnaitre !!!
goo.gl/maps/X4SSAxwCJYv Images attachées: Photo postée par le membre Xrctn. Photo postée par le membre Xrctn. | | | À: Xrctn · 30 October 2017 à 13:06 Re: Passages de frontières Message 130 de 398 · Page 7 de 20 · 949 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Le plus scénique :Septembre 2017. Il est temps de boucler la seconde boucle et de revenir à Dubrovnik. Voici donc le dernier passage de frontière de notre balade dans les Balkans et plutôt que de revenir par celle de Karasovici / Debeli Brijed, que nous connaissons déjà, je décide de passer par la frontière de Konfin / Kobila que l’on atteint en empruntant la petite route qui grimpe sur le côté d’un promontoire surplombant la baie d’Herceg Novi.
En plus le tracé de la frontière à cet endroit est un peu particulier et m’intrigue au plus haut point. Peut-être aurais-je l’occasion de l’inspecter de plus près ? En effet, le tracé au lieu de se terminer directement sur la côte fait un petit zigzag qui s’arrête à quelques mètres du rivage puis continue, donnant ainsi une portion plus importante à la Croatie. goo.gl/maps/My6vy1k4Shr
Arrivés au poste monténégrin, nous ne trouvons qu’une voiture, immatriculée en Allemagne. Ah, il y a variante, ici pas de cagibi ‘ Drive-In’, à la place c’est le douanier en personne qui vient chercher les documents, repart dans son bureau pour les inspecter puis revient nous les délivrer en main-propre. Cool.
Par contre dans le no man’s land, pas moyen de s’arrêter, la route est trop étroite, coincée entre d’un côté un pan rocheux et de l’autre par un haut grillage dressé devant une végétation trop haute et trop dense pour voir quoique ce soit. Zut.
A la sortie d’un virage, nous retrouvons le couple d’Allemands au poste croate. Ici la vue est dégagée et les douanes surplombent la mer, la côte et une curieuse petite ile forteresse ( Isla Mamula) située au milieu de l’embouchure. Superbe, ils en ont de la chance les deux douaniers de garde.
Pendant que les Allemands terminent leurs formalités je sors de la voiture pour prendre des photos et tenter de repérer le tracé de la frontière. Grave erreur !
Au moment précis où j’allais appuyer pour prendre la plus belle photo de frontière de tout le voyage ( j’avais là la totale : panneaux, drapeau, barrière et la mer bleue au fond...) l’un des douaniers arrive sur moi et, croyant avoir à faire à l’un de ses compatriotes, m’interpelle en croate. A voir son visage crispé et à entendre le son de sa voix, je comprends qu’il n’est vraiment pas mais alors vraiment pas content ! « Sorry, I don’t speak Croatian. » dis-je en lui montrant mon passeport. La tension descend d’un cran et c’est d’une voix à peine plus douce qu’il m’ordonne : « Go back to your car, no picture at the border. ». Pas cool.
Me revoici donc en Croatie, penaud et frustré. Petite consolation toutefois car en allant jusqu’à la presqu’ile plus bas, j’arrive quand même à prendre ce petit poste de frontière accroché à la montagne, mais je crois bien que le gars est en train de m’observer avec ses grosses jumelles.
Image attachée: Photo postée par le membre Xrctn. | | | À: Xrctn · 30 October 2017 à 13:20 Re: Passages de frontières Message 131 de 398 · Page 7 de 20 · 946 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Le plus bonus :Septembre 2017. Déjà sur le chemin du retour et rien qu’à la pensée, en pénétrant dans l’avion à Barcelone, que je n’en sortirai qu’une fois arrivé à Singapour plus de treize heures plus tard, et voilà ma déprime qui monte en flèche. Quand je pense qu’en Mars prochain, Qantas lancera l’un des plus longs vols non-stop au monde : Perth- Londres 18h.20 heures ( 17 dans le sens inverse) ! Qu’est-ce que ça serait si je devais un jour prendre celui-là ?!
En plus cette année, n’ayant pas fait trop attention au moment de faire les réservations, je nous suis collé un stop-over à Singapour de plus de douze heures... Oops ! OK, il y a bien pire endroit que Changi Airport qui reste malgré tout l’un des meilleurs aéroports au monde. Et puis il y aussi ce bonus : les passagers en long transit peuvent bénéficier d’une visite guidée en ville gratuite... et donc d’un passage de frontière supplémentaire pour bibi !!! Voilà de quoi me faire retrouver le sourire.
Dès que nous débarquons, aux petites heures d’un matin couvert, nous filons au bureau des inscriptions, l’offre étant populaire et les places limitées, la première excursion disponible ne part qu’à onze heures... ce qui nous permet de souffler, de prendre un petit déjeuner tranquillement et de laisser à la consigne nos bagages à main uniquement ( nos valises étant prises en charge jusqu’à Perth).
A l’heure dite, nous retrouvons notre groupe composé d’une trentaine de personnes venues de tous les continents et âgées de 7 mois à au moins 77 ans. Après nous avoir remis un petit autocollant fluo indiquant que nous sommes des VIP fortunés mais sans fortune, la jeune guide nous conduit jusqu’au Terminal 2 où se trouvent les douanes et le bus. Ici tous les comptoirs sont ouverts bien que ce soit l’heure creuse. Tous les douaniers et douanières se tiennent droit derrière leur pupitre et ont un air hyper sérieux. Leur diversité ethnique est une représentation parfaite de l’incroyable Melting Pot qu’est ce petit pays.
Mon douanier est un Chinois qui devrait être déjà à la retraite et qui, au fil des années, est devenu un robot plutôt gentil mais ni souriant et ni bavard, non pas que j’allais lui raconter ma vie ni lui me raconter la sienne pendant que durent les formalités. Celles-ci se résument à vérifier le formulaire dument rempli, à scanner le passeport, à cocher des cases sur son ordinateur, à s’assurer que mes deux index sont au bon endroit sur la machine et que ma photo n’est pas floue. Clic-clac quatre minutes max. « Next. » sera le seul son qui sortira de sa bouche.
Tout est monde est passé rapidement et se retrouve de l’autre côté. Enfin presque car la jeune Colombienne couverte de tatouages et de pins reste coincée à l’un des comptoirs. « Elle a seulement mal rempli son formulaire. » explique la guide qui fait des va-et-vient. Le bus nous attend à la sortie sur un parking détrempé car entre 8 et 10 heures le ciel s’est ouvert. Averses tropicales à gogo qui se sont miraculeusement arrêtées il y a à peine ¼ d’heure.
Le programme des trois-quatre heures suivantes est strictement minuté et la visite se passe au pas de course mais quel plaisir de retrouver cette ville remplie de si bons souvenirs.
Ma première visite remonte à Décembre 1977 ( Mon Dieu 40 ans déjà !), une époque où Singapour avait encore une âme avec ses vieux quartiers légèrement/carrément pourris, ses marchés animés et seulement une poignée de gratte-ciel. C’était aussi le temps où à la frontière terrestre étaient affichés des posters indiquant la longueur règlementaire des cheveux pour pouvoir entrer dans ce pays hostile aux backpackers négligés.
La deuxième visite, en Février 1986, a quelque chose de spécial pour nous car nous y étions restés quelques jours avant de débarquer pour la première fois en Australie. Déjà à cette époque j’avais remarqué l’incroyable et inexorable métamorphose de la ville : destruction et parfois réhabilitation des vieux quartiers, davantage de gratte-ciel toujours plus hauts mais aussi cette végétation tropicale omniprésente.
La troisième visite s’est déroulée à Noël 2003, au retour d’un voyage au Sri Lanka ( le dernier à cinq, xrctn au grand complet !). Un excellent séjour, coloré et festif, mais il m’était maintenant impossible de retrouver le Singapour d’antan et de le montrer aux filles... qui étaient de toute manière plus intéressées par les nombreux shopping-centers que par les temples chinois ou indiens ou encore les vieilles rues aseptisées devenues trop parfaites. Elles avaient également dû arrêter de mâchouiller leurs chewing-gums, ceux-ci étant devenus strictement interdits. Malgré ces défauts, la ville continuait de me plaire... peut-être étaient-ce l’énergie qu’elle dégage, les innovations urbaines audacieuses, ce mélange de cultures et une certaine harmonie ( au moins en surface) ou encore ce croisement entre le monde anglo-saxon et l’Asie ?
Bref, cette visite guidée prend une tournure nostalgique pour le moins inattendue et nous nous jurons de redécouvrir cette ile-cité... le plus prochainement possible. En fait, je me demande si ces visites guidées n’ont pas qu’un seul but : suffisamment titiller le touriste pour le faire revenir plus longtemps ?
Sur le chemin du retour à l’aéroport, tout le monde roupille dans le bus... sauf le grand-père nostalgique qui pense déjà aux prochains passages de frontière qu’il fera dans un futur qu’il espère proche ! Image attachée: Photo postée par le membre Xrctn. | | | À: Xrctn · 30 October 2017 à 14:37 Re: Passages de frontières Message 132 de 398 · Page 7 de 20 · 938 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Xavier, un passage de frontière qui me laisse un souvenir mémorable, sortie d' Equateur et entrée au Pérou par une petite route perdue, que nous avions failli ne pas prendre car on nous avait dit que la frontière était fermée. Au check-point de sortie d' Equateur, après une piste au relief particulièrement accidenté, le chef de poste a appelé l'un de ses soldats pour être pris en photo avec nous.
Notre entrée au Pérou quelques kilomètres plus loin s'est fait devant une barrière fermée. Je passe dessous et m'approche d'un groupe assis au sol et demande comment avoir le visa péruvien, ils me disent qu'ils sont les douaniers et vont me le donner, mais ils n'ont pas voulu que je les prenne en photo en train de jouer de la guitare. Les copains qui arrivent derrière vont pour se baisser pour passer sous la barrière, et là un petit gamin accourt et ouvre la barrière au troisième, le second étant déjà passé sous la barrière.
Luc | | | À: Lucbertrand · 30 October 2017 à 15:43 Re: Passages de frontières Message 133 de 398 · Page 7 de 20 · 932 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Excellent ! | | | À: Xrctn · 30 October 2017 à 22:05 Re: Passages de frontières Message 134 de 398 · Page 7 de 20 · 917 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
pour moi, les plus beaux passages de frontière sont les frontières routières dans l'espace schengen : en général on ne ralentit même pas, et sur les routes seconaires on ne sait même pas qu'on a passé la frontière | | | À: Mick013 · 31 October 2017 à 12:20 Re: Passages de frontières Message 135 de 398 · Page 7 de 20 · 898 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
... et sur les routes secondaires on ne sait même pas qu'on a passé la frontière
parfois... | | | À: Xrctn · 3 November 2017 à 21:49 Re: Passages de frontières Message 136 de 398 · Page 7 de 20 · 871 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J'extirpe de mes carnets de voyage ce passage de la frontière entre la Hongrie et la Roumanie...il y a 40 ans....passage conditionné par les évènements qui ont précédé. Désolée pas de photo, les clichés de l'appareil instamatic de l 'époque n'ont pas supporté les ans.
La traversée de la Hongrie en seconde vitesse
En août 1971 avec des copains il fut décidé de rallier Istanbul depuis Paris en privilégiant la Roumanie. Nous étions 9 dans 3 voitures : une Coccinelle Wolswagen et 2 Renault R8.....pas de première jeunesse mais révisées. Le Lonely Planet et le guide du Routard n'existaient pas nous avions déniché des cartes routières à Paris, et les coffres des voitures étaient remplis de conserves et du matériel de camping. L'itinéraire de l'aller fut simplifié comme si nous avions tracé un trait avec une règle de Paris à Oradea, la première ville roumaine : Paris, Strasbourg, Salzbourg, Budapest, Oradea, après nous verrions bien. A l'époque du rideau de fer la Hongrie se traversait avec un visa de transit de 2 jours. Nous avions aussi les visas roumains et bulgares qui prenaient chacun une pleine page sur nos passeports neufs.
Nos voitures se suivaient sur les autoroutes larges et lisses de l' Allemagne puis de l' Autriche sans réels problèmes. Après la frontière hongroise ce fut un autre monde routier : peu de véhicule sur les routes plates, étroites au revêtement rugueux, quelques charrettes à cheval qu'il fallait doubler, des tracteurs... Les noms des localités indiqués par de rares panneaux étaient imprononçables, néanmoins Budapest était signalé et dans la lumière de l'après-midi, depuis la route longeant le Danube du côté Buda la fine et élégante silhouette grise du Parlement, se détacha bien sur l'autre rive...c'est tout ce que nous verrions de la capitale hongroise...
A une cinquantaine de km de Budapest le levier de vitesse de la Coccinelle se bloqua en 2nde vitesse, impossible de reculer sans marche arrière ni de démarrer, il fallait pousser la voiture. Au camping le soir le repas fut animé de discussions et il fut conclut qu'il fallait déguerpir au plus vite de Hongrie à cause de ce visa si court et faire réparer en Roumanie. Le lendemain matin après un frugal petit déjeuner 4 des coéquipières en maillot de bain partirent dans la Coccinelle, France conduisant sa voiture la voiture était allégée au maximum, les autres se chargeaient de la vaisselle, de plier les tentes et de nous rejoindre un peu plus tard vue notre allure d'escargot. Il n'y avait pas à se tromper, une seule route possible jusqu'au poste frontière.
J'étais à l arrière de la voiture avec la carte hongroise sur les genoux. Les panneaux indicateurs vus au dernier moment nous obligeaient à des manœuvres inhabituelles : les 3 passagères sortaient, poussaient la voiture pour la reculer et la manœuvre inverse pour la faire avancer. Des paysans regardaient ahuris le spectacle insolite de ces femmes en tenue de plage !!!
Puis nous arrivâmes dans une sorte de steppe herbeuse et plate piquetée de marécages et de roselières. Des compagnies de vanneaux huppés se posaient serrées, les cigognes avançaient lentement, les hérons se tenaient à l'affut immobiles...cette avifaune me fascinait et je fus moins attentive avec la carte...Les noms des villages ne correspondaient plus à ceux de la carte et vers midi les 2 autres voitures ne nous avaient pas rejointes....et pour cause : je n'avais pas déplié la carte, nous avions dévié au nord (j'apprendrais bien plus tard que nous avions traversé une zone classée réserve mondiale de l 'UNESCO : le parc de la Puszta)). Il fallait combler ce temps perdu et rejoindre la route au sud. En plus nous nous étions aperçues que dans la précipitation du départ il n'y avait que 2 passeports sur les 4 dans la boîte à gant. Quelle inconscience !!! Donc cap plus au Sud. Et toujours ces histoires de carrefours mal maitrisés et les manœuvres d'arrière en avant et vice et versa. Des troupeaux d'oies dignes des films de Kusturica s'ébattaient en cacardant autour de la voiture, des femmes sortaient de leurs maisons blanches et basses pour jouir du spectacle qui déchaînait ainsi les oies.
Vers 17 h le passage de la frontière s'annonça, le drapeau hongrois au dessus du poste hongrois et sa douane, un no man land puis le poste et la douane avec le drapeau roumain pour entrer en Roumanie ; les autres coéquipiers se trouvaient du côte roumain autour des R8 et nous faisaient de grands signes, heureux de nous voir enfin mais ne se doutant pas qu'ils étaient en possession des passeports manquant.
France professeur d'allemand mit du temps à faire comprendre au douanier hongrois dans la langue de Goethe que 2 des passeports étaient du côté roumain...Sa fine silhouette en maillot 2 pièces joua sans doute en sa faveur. Enfin le douanier roumain fut averti. Deux des plus plantureuses en maillot de bain, celles que l'étudiant des Beaux arts du groupe surnommait « les modèles de Rubens », sous bonne escorte récupérèrent les passeports manquant pour faire tamponner les visas.
Arrivés à Oradea la Coccinelle fut réparée en une journée avec priorité aux amis français avait dit le mécanicien parfaitement francophone. Nous avions honte d'être passés ainsi devant tout le monde. Pendant la réparation nous sommes allés tous tremper dans les Bains Felix à 6 km d'Oradea presque à côté du terrain de camping. A cette époque les nénuphars géants de l'époque tertiaire Nymphea thermalis s'épanouissaient splendides dans les eaux chaudes de 35°C autour des piscines thermales.
Carassou | | | À: Carassou · 4 November 2017 à 3:02 Re: Passages de frontières Message 137 de 398 · Page 7 de 20 · 863 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Köszönöm / Multumesc | | | À: Xrctn · 9 November 2017 à 6:43 Re: Passages de frontières Message 139 de 398 · Page 7 de 20 · 809 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Aux frontières de la Russie ( Visuel interactif du magasine du Monde)
www.lemonde.fr/...5210902_4500055.html | | | À: Xrctn · 1 January 2018 à 18:08 Re: Passages de frontières Message 140 de 398 · Page 7 de 20 · 755 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
En cette nouvelle annee, une nouvelle categorie de frontieres... comme celles creees par quelques neo-zelandais economes ! www.bbc.com/.../world-asia-42533927 | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 8 995 visiteurs en ligne depuis une heure! |