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Prix général en Thaïlande plus cher? English translation pending
bonjour aux forum
voila ça fait maintenant 3 ans que je ne suis plus partie en asie du sud est(mode routard) et repense à partir le prochain hiver...les prix en generale ont ils augmenté?merci
Compte rendu détaillé de quinze jours au Costa Rica! English translation pending
Bonjour,
Suite à notre voyage au Costa Rica, je viens présenter un (long) compte-rendu de ce que nous avons fait, nos coups de coeur, ce qui c'est un peu moins bien passé... bref, prenez votre courage à deux mains si vous voulez tout lire et en savoir plus sur nos impressions sur ce beau voyage, car je suis bavarde!
Au préalable, nous avions acheté la carte de l'association Tout Costa Rica (voir leur site web), qui coûte $60 mais permet d'avoir sur place une vraie assistance en français sur tous les problèmes auxquels des voyageurs peuvent être confrontés, des conseils sur les endroits à voir selon chaque période de l'année, et une réduction de 15% sur tous les hôtels qui ont bien voulu participer à cette association. Il y en a dans tous le pays, c'est très pratique et agréable, de savoir qu'on peut se rendre les yeux fermés dans tel ou tel endroit.
Nous avons fait le voyage sur Iberia, avec pas mal d'appréhension, compte tenu de ce que l'on peut lire sur cette compagnie... Cela ne s'est pas trop mal passé, pas de retard dans notre correspondance heureusement, et 1h30 de retard sur le dernier vol, pour san Jose, ce qui est un "moindre mal". Au retour, aucun retard, tout s'est bien passé. Nous avons récupéré la voiture (location d'un Jimny par Dollar rent a car, avec le full coverage en assurance, au cas où, ce qui nous a coûté bien cher, mais au moins, nous partions l'esprit tranquille). Nous avions pris un GPS en option, ce qui était une rudement bonne idée, on ne s'en serait jamais sortis sans! Que se soit en ville ou dans certaines routes, il n'y a parfois aucune indication ni de rue, ni de direction! Donc, je recommande vraiment le GPS, en plus d'une bonne carte routière. Par contre, ne prenez pas l'option de plein d'essence au retour de la voiture, car ils disent que c'est soit disant moins cher qu'à la pompe, et vous font payer $75 le plein, alors qu'on s'est rendus compte après, en faisant de l'essence pendant le voyage, qu'un plein coûte dans les $45/50! Donc arnaque!
Nous avons passé la première nuit près d'Alajuela, vu qu'il était déjà plus de 7h du soir, et qu'à cette heure-ci, dans le pays, tout le monde est déjà en train de dîner (le rythme de vie, c'est vraiment 6h du matin / 6h du soir pour les activités, en accord avec le temps de lumière du jour, puis les gens dinent tôt, vers 19h et à 22h, les rues sont désertées). Nous avons été à l'Orquideas Inn, sur la route du volcan Poas. L’hébergement est pas mal, bien qu'assez cher, mais par contre, le restaurant était super bon! J'ai pris des crevettes enrobées de noix de coco, une tuerie! :) Par contre, c'est pas donné (quasi $20 chaque plat).
Le lendemain, nous voulions aller au Parc de Tortuguero, mais nous n'avions qu'un seul jour à y consacrer (temps de voyage compris, pour s'y rendre d'Alajuela et repartir vers Cahuita, donc très peu de temps sur place), donc nous avions repéré une sorte de croisière sur les canaux, tout organisé, qui durait une demie journée. Quand on en a parlé aux gens de l'association Tout Costa Rica, qui étaient venus nous accueillir à l'aéroport, ils nous ont déconseillé de prendre ce genre de formule, très touristique et où on ne voit pas grand chose. Ils nous ont dit que soit il fallait mieux y consacrer deux jours pour nous y balader en canoe par nous-même, soit il ne valait mieux pas perdre notre temps à y aller pour une seule demie-journée, d'autant que ce n'était pas la saison des tortues. Nous avons fait le choix de sauter donc cette étape, et de partir directement vers Cahuita/Manzanillo, qui devait être notre étape suivante.
Il faut compter environ 4h30 de route d'Alajuela à Puerto Viejo de Talamanca. La route est très belle, surtout la partie dans les montagnes vers le parc Baurillo Carillo. Nous étions en fin de Semana Santa, la grande semaine de vacances des Costariciens, il y avait énormément de monde à Cahuita, Puerto Viejo de Talamanca et Manzanillo. Les deux premières "villes" (de petite taille) ont des allures très hippie, avec leurs stands de fringues colorées et à l'effigie de Bob Marley le long de la route principale. Nous avons choisi de nous poser entre Punta Uva et Manzanillo, dans les cabinas El Colibri. C'est un couple français qui en sont propriétaires, ils sont très sympa et l'endroit est vraiment très bien: cabine propre et confortable, petite terrasse perso en bois avec un hamac, petit dej' servi dans la cabine, superbe jardin rempli d'animaux (on y a vu un iguane vraiment géant, des chauves souris "toile de tente", un paresseux, des écureuils, de grands oiseaux... ), c'était vraiment cool! En arrivant le premier soir, nous avons dîné chez Selvin's, c'était pas mal mais assez cher (35 000 c pour deux -$70- pour les montants des resto que j'indique, la base est deux plats + deux desserts + 4 boissons type jus de fruit frais ou bière) Nous voulions plonger sur place, j'avais réservé au Punta Uva dive center. Le premier jour, il pleuvait, la sortie était annulée. Nous en avons profité pour aller au Sloth Sanctuary Los Aviarios un peu au nord de Cahuita, c'etait très chouette et vraiment instructif, nous avons beaucoup appris pendant la visite guidée, et vu de très près d'adorables paresseux, adultes et bébés. Ensuite, nous avons cherché le Ranario et Mariposario de Cahuita, mais nous avons découvert après de nombreux aléas que les deux établissements étaient fermés! Nous avons été au refuge Tree of Life à la place, c'est un refuge un peu "SPA", qui accueille toutes sortes d'animaux sauvages qui ont été récupérés blessés ou trouvé abandonnés après que des gens aient cherché à en faire des animaux domestiques. Le refuge ne vit que des dons et des entrées de visite, c'est donc une bonne action que vous faite en allant le visiter! On a adoré cette visite, très intéressante (nombreux panneaux pédagogiques partout) et qui nos a permis d'avoir une première rencontre avec les animaux locaux (il y a de tout, toucans, perroquets, pécaris, plusieurs espèces de singe, un rare jaguarundi, des paresseux, des coatis, un raton laveur, des kinkajou...). Patricia, qui a créé le refuge, met beaucoup de coeur à le maintenir: faites lui une petite visite si vous passez dans le coin! En fin d'aprem et le soir, on a été se balader jusqu’à la frontière du Panama par la route de Bribri, puis on a pris la piste de Sixaola pour essayer de voir s'il y avait des tortues sur la plage, la nuit. On s'est promené une heure le long de la plage, dans la nuit noire, et on n'a vu que des traces de ponte, mais c’était très sympa tout de même! Le soir, nous somme allés manger chez Maxi's à Manzanillo, c'est pas mal et pas trop cher (22 000 c/$44) Le second jour, nos avons visité la plage de Manzanillo le matin (paradisiaque) puis nous avons enfin fait nos plongées... L'aprem plongée c'est révélée plutôt épique. D'abord le gars du club ne voulait pas nous donner de combinaisons (trop la flemme de les chercher apparemment). Après avoir lourdement insisté, nous en avons eu. En se mettant à l'eau, mon chéri s'est rendu compte qu'il "fuyait" de l'air de plusieurs endroits sur le gilet et le détendeur... remontée dans le bateau, changement de matos, re-descente. Les fonds étaient pas horribles, mais on est quand même très très loin de la Mer Rouge ou de l'Indo-Pacifique... Quasiment pas de coraux, quelques gorgones, du poisson sympa certes, mais on en prend pas "plein les yeux". Bon, c’était tout de même bien de voir la biodiversité Caraïbes, ceci dit. Retour au club, préparation pour la seconde plongée. On y retourne. La conductrice du bateau n'a visiblement pas envie d'être là, on sent qu'on a dépassé son quota horaire habituel (ils ne plongent pas en après midi d'habitude, mais là, un groupe scientifique leur avait pris la matinée, et donc, ils ont fait des "heures sup" l'après midi avec nous). Elle nous stoppe à un endroit, on plonge. C'est une purée de pois, on y voit pas à 10 mètres, et on est sur un banc de sable. La divemaster qui nous accompagne cherche son chemin vers la zone de récif, elle avance vite, très vite. Nous, distraits le temps de faire une ou deux photos, elle nous perd au bout de 10 minutes. On attend sur place, voir si elle va faire demi-tour pour nous retrouver, rien ne se passe. Heureusement, j'ai amené mon ordi de plongée perso, et je peux nous remonter tranquillement, en faisant le stop réglementaire. Quand on est rejoint par les autres, une demie heure plus tard, on apprend que la DM avait en fait fait la course pour essayer de trouver le spot de plongée, car la conductrice du bateau, das sa précipitation, nous avait largué bien trop loin. Du coup, nous deux, nos étions fâchés d'avoir du écourté l plongée pour remonter bien trop tôt, et les autres étaient tout aussi fâchés de n'avoir jamais trouvé le bon spot! Bref, tout était à l'arrache, rien n'a vraiment été bien: matos, spots moyens, DM qui nous paume, pilote du bateau qui ne connait pas les spots... Je ne recommande pas ce club!! et c’était très cher pour ce que c'était, même tarif que mon club de plongée en France! Le soir, on a dîné chez El Refugio grill, c'était superbe, le cadre est génial, il n'y a que quelques tables (5) dans un patio ouvert sur un très joli jardin, c'est calme, les mets sont délicieux et originaux. C'est tenu par un couple d'argentins, lui en cuisine elle au service, il sont tous deux très sympathiques, l'accueil était extra, une mention vraiment spéciale pour cet endroit qu'on a vraiment adoré. C'est un peu plus cher que ce nous avons payé en général, mais cela les valait largement (45 000 c / $90 - et on avait pris des cocktails en apéro en plus).
Nous sommes partis le lendemain matin après notre super petit déjeuner en terrasse. On est partis à 8h du matin car nous avions une très longue route à faire, nous devions rejoindre Bahia Drake, côte Pacifique sud... et il n'y a pas de route au Sud qui traverse le pays, il faut repasser par San José. Luis, notre hôte à El Colibri, nous a déconseillé de prendre la route qui croise plus bas que San José, à Carthago, car elle est moins bonne que celle qui contourne par le haut, donc, c'est parti pour refaire la route inverse de l'aller! Nous n'avons pas été sages, nous avons fait une étape pour faire le Skytram à travers la canopée à Barillo Caurillo! C'etait assez chouette, notre guide dans la nacelle nous montrait beaucoup de plantes et nous racontait pas mal d'anecdotes de botanique, mais nous n'avons quasiment vu aucun animal excepté quelques oiseaux, une vipère arboricole et une grenouille. Arnaud, mon chéri, était déçu de ne pas voir d'animaux, et les plantes l’intéressait peu... on a trouvé ça globalement assez cher pour ce que c'est ($55 par personne), mais d'un autre côté, on a pas eu le temps de faire tout le parc, qui est compris dans le ticket d'entrée, donc, je pense que ça vaut le coup si on y reste la journée. Reprise de route, on est pas en avance... On arrive aux abords de San José, et nous voilà dans les bouchons (apparemment, les alentours de San José, c'est toujours l'horreur niveau trafic). Nous finissons par en sortir, et nous devons maintenant tracer la route vers le sud ouest. La pluie s'invite, pour nous corser encore la route... Après quelques frayeurs sur les routes de montagne assez glissantes, la nuit est tombée, et nous voilà devant la piste qui part de Rincon vers Bahia Drake, à plus de 20h passé. On y va, la piste est vraiment pas terrible, il pleut, il y a des animaux qui traversent, puis le brouillard s'ajoute en plus, ça devient duraille, et nous sommes fatigués! Puis arrive l'épreuve des gués, quatre petits cours d'eau à passer, deux très petits, un avec un pont, mais le 4e, on a eu des doutes! C'est passé tout juste, on voyait des clapotis de l'eau devant les phares de la voiture, car avec la pluie battante, le niveau etait monté dans la soirée, évidemment! Bref, on est arrivé à destination là où j'avais réservé, Cabinas Manolo, à 23h30... pour des touristes qui ne sont pas censés conduire de nuit, c’était réussi, lol! Manolo nous attendait, tout le village dormait bien sûr, tout était éteint... Nous devions plonger le lendemain, mais évidemment, avec la pluie, ça a encore été annulé! Enfin, j'étais presque contente, car comme ça on a pu se reposer, car on était vraiment crevés du périple de la veille. Du coup, on a glandé en attendant que la pluie cesse, puis on est allés se balader sur la plage et alentours, on a vu des groupes de singes capucins, c'était très sympa. Le lendemain, on a été en randonnée dans le parc du Corcovado, avec une nuit sur place, dans le lodge des rangers à la Sirena. Nos avons rejoint le parc en bateau, c’était très cool, on a vu des groupes de dauphins à l'aller et au retour). Nous avions un guide sympa, mais qui ne s'embarrassait pas trop à essayer de trouver les animaux, à part les oiseaux, qui étaient visiblement sa passion. En croisant d'autres guides, nous avons cependant pu profiter de voir un beau serpent, des toucans et un paresseux. Moment fort de la journée, un gros Tapir est passé juste devant le lodge de la Sirena, et nous avons eu tout loisir de le voir de le photographier, car il ne se pressait vraiment pas. Sinon, le parc est beau, les rando sont super faciles (c'est plat), mai je m'attendais à une forêt plus touffue -c'était un peu "déplumé" sans doute parce que nous étions en fin de saison sèche. Le lendemain matin, on a fait un tour de nuit très tôt, on a pas croisé grand chose, j'étais déçue de ne pas voir de grenouilles dendrobates, nous nous attendions à en croiser beaucoup plus que ce que nous avons vu, vu que le pays est connu pour cela. sans doute la saison ne s'y prêtait pas vraiment. C'est l'endroit où nous avons eu le plus chaud (sinon, le reste du voyage, c’était très supportable, pas vraiment chaud), avec les journées quasi continues de marche, j'avoue que dans l'aprem de la seconde journée, j'avais eu ma dose de rando, c'était assez répétitif, on ne voyait pas énormément d'animaux... pour faire passer le chaud, on buvait à foison (on a bu au moins 3.5l par jour chacun - on avait prévu 5l dans les sacs, heureusement que les rangers de la Sirena vendent les bouteilles!) et pourtant cela ne suffisait pas, j'étais vraiment contente de me faire une bonne douche froide de retour aux cabinas! Le soir nous avons fait un "night tour" dans les environs du village, pour voir les animaux nocturnes: là, enfin, une belle variété d'espèces de grenouilles et crapauds, y compris dendrobates et Agalychnys (la grenouille aux yeux rouges), des tarentules, un super beau serpent "yeux de chat", bref, on a vu en deux heures nettement plus d’animaux que de toute la journée au Corcovado... ce genre de balade nocturne, si on a un guide compétent, c'est vraiment top! Le lendemain, journée de plongée à Isla del Cano, très sympa, club et divemaster vraiment pro et une biodiversité intéressante, même si les coraux manquent toujours à l'appel... mais c'etait de loin notre meilleur spot de plongée! La journée en bateau est super agréable aussi, avec pique-nique sur la plage (mais pas sur l'île, car l'abordage des humains sur l'île est maintenant interdit). En milieu d'après midi, de retour sur la terre ferme, séance photo avec un couple d'aras écarlates qui font des démonstrations d'acrobaties, et un grand mâle lézard Basilic très beau. Nous partons ensuite vers le Parc Hacienda Baru, près de Dominical. Nous arrivons pour le diner, que nous passons dans le resto du lodge, dans la réserve (qui est une petite réserve privée). Resto super bon et super service, en plein air, au milieu des coassements des grenouilles et ds énormes sauterelles qui virevoltent ça et là (en parlant d'insecte, jamais lors de notre séjour nous n'avons été importunés par les moustiques, nous étions vraiment étonnés, vu comme les guides touristiques mettent en garde contre le "harcèlement" et le danger des moustiques... Mes flacons d'anti moustiques ont été très peu utilisés, je m'en servirai beaucoup plus à Nice à la maison, où les moustiques sont bien plus présents!).
Le lendemain (déjà neuvième jour, nous avons passé plus de la moitié de nos vacances, ça passe trop vite!!), après une chouette balade matinale dans la réserve, 4km de chemin (avec plein de panneaux pédagogiques sur les arbres qui nous entourent) qui nous mènent à une plage qui s'étend à perte de vue, nous repartons, suivre la côté pacifique jusqu'à Puntarenas, puis ferry, objectif Montezuma: on passe Quepos, Jaco (très "Cancun", pas terrible), on s'arrête mitrailler un groupe d'ara écarlates qui se chamaillent sur les arbres devant la route, on arrive à Puntarenas, une ville aux rues décrépies, il fait chaud, la ville est vide. Impression étrange. On prend le ferry, traversée sympa en compagnie des pélicans, on arrive de l'autre côté et on trace jusqu'à Montezuma. Cette ville est extra, un peu hippie, du tourisme mais une nature alentour bien préservée, un bon compromis. On a trouvé un hotel extra, au bout d'une petite impasse à côté du café Organic, l’hôtel Pacific, pas cher du tout par rapport à ce qu'on a l'habitude de payer ailleurs ($35), au calme, avec clim, balcon, café le matin, et propre: impec! Le matin, petit dej au Bakery Café, excellent, un choix de dingue hyper appétissant (fruits, cakes, smoothies, café aromatisés...) puis on fait un tour de plage, une petite baignade, on a mangé quelques mangues tombées de l'arbre (délicieuses) et hop, on the road again! Direction Playa del coco, par une piste qui traverse la péninsule de Nicoya, pour retrouver la route principale (on nous a vraiment déconseillé de prendre les pistes de la côte Pacifique, très dures, beaucoup de passages à gué tributaires des marées, bref, pas facile pour nous qui n'avons pas le temps de nous arrêter... Donc, on a suivi les recommandations et pris une autre piste à l'intérieur des terres. C'était génial, on est tombés sur un groupe de singes hurleurs, j'ai passé 10 minutes à crier avec eux pour les faire réagir, je les imitais et ils me répondaient d'un ton pas content en secouant les branches d'arbres, j'ai fait de super photos... bon, je ne suis pas restée trop longtemps car je ne voulais pas trop contrarier leur journée non plus! On a vu de beaux gros iguanes aussi, lézardant sur la route.
Arrivée à Playa del Coco en milieu d'après midi, un coin très touristique (surtout américains), mais sympa quand même. On a été dans un joli hôtel un peu excentré, tenu par des canadiens très sympa, la Villa del Sol. On a joué les touristos, on a été mangé chez Woody's un resto américain semi en plein air... c'était pas trop mal, mais un peu cher pour ce que c'est, et la cuisine typique du pays est autrement meilleure! Le lendemain, on plonge! Club et matos professionnel et de bonne qualité, mais par contre dans l'eau, c'est moyen. D'une part on sent que l'écosystème est très perturbé, car quelques espèces ont pris le dessus de nombreuses niches écologiques et sont en très grand nombre, notamment les diodons et autres poissons coffres et hérissons, il y en a partout! Pas mal de prédateurs aussi, murènes (vraiment beaucoup), requins et raies. Ceci dit, c'est intéressant à voir, car très particulier, comme biodiversité (dans le "petit et intéressant", j'ai vu aussi un antennaire, de nombreux crabes flèches et deux hippocampes). D'autre part, on est arrivés à un période d'invasion de dinoflagellées, donc eau très trouble marron/rouge, pas facile pour la visibilité, mais le pire c'était qu'il y avait des cadavres de poissons un peu partout sur la plage et qui flottaient sur l'eau, car ces algues captent l'oxygène et les poissons trop en surface, au milieu de la couche d'algue, meurent asphyxiés. Pas très ragoutant tout cela! Méfaits de l'agriculture intensive, qui rejette des engrais bourrés de phosphates...
De retour, nous partons vers le Rio Celeste, à l'intérieur des terres... Finie la chaleur tropicale, on a limite froid! Nous stoppons à Bijagua, au Sueno Celeste, de superbes cabinas en pleine nature, tenues par des français. Le lendemain matin, après un bon petit dej devant le ballet des colibris (les proprio ont mis un nectarier devant les fenêtres, du coup, il y a une fréquentation intense des ces petites merveilles d'oiseaux! Nous avons d'ailleurs appris que les colibris n'étaient pas totalement nectarivores, mais plutôt insectivores, mais qu'ils consommaient le nectar à la façon d'une boisson énergisante, pour absorber suffisamment de sucre pour tenir leur rythme de battements d'ailes effréné!), nous avons été à la cascade Llenos de Cortes, près de Bagaces, et aux sources chaudes / bains de boue à Miravalles. On s'est bien amusés à faire les hippopotames dans la boue et après faire trempettes dans les piscines à différentes températures! très chouette. Le lendemain matin, nous sommes allées faire la randonnée du Tenorio / Rio Celeste, c'était bien, bien qu'il ait énormément plu, donc c'était très glissant et fatiguant. En plus, à cause de le pluie tombée depuis deux jours, la rivière n'était pas bleue turquoise laiteuse comme promis sur les guides (à cause de sa composition très riche en soufre), mais grisâtre, c'était dommage, pas de bol! De retour à l’hôtel vers 14h, nous sommes ensuite parti pour Monteverde, avec un gros passage de piste très cahoteux, mais de très beaux paysages de montagnes dans la brume! Il faut environ 2h pour faire le trajet. Arrivés à l’hôtel, un établissement très sympa dans un beau jardin, tenu par un couple de Suisse allemands, donc bien-nommé Swiss Hotel, nous nous posons et repartons de suite pour le Ranario, histoire de voir les grenouilles de nuit. Expo assez sympa et complète des batraciens locaux. Pour faire le pendant, le lendemain, on a été visiter le Serpentario, qui possède une belle collection de reptiles du pays. Ensuite, nous sommes allés au Selvatura, mon chéri pour faire la ballade en câbles (tyroliennes), et moi les ponts suspendus, le tout au dessus d'une forêt primaire superbe. C'est un peu cher mais ça vaut le coup. Malheureusement, il a beaucoup plu pendant la journée, donc c’était moyen pour les photos et j'avoue avoir pas trop profité du dernier tiers de la ballade, trop occupée à essayer de protéger mon matos photo, car ça tombait vraiment à seaux... Dommage, car l'endroit était vraiment splendide, et la balade, quasiment seule sur chaque pont, c’était vraiment un moment exceptionnel. Nous repartons, après avoir fait une belle petite session photo d'un coati venu devant le parking, alléché par la poubelle du parc, pour notre dernière nuit, dans la région d'Alajuela, pour faire une ultime balade au volcan Poas le matin (joli petit panorama), puis prendre l'avion. Pour cette dernière nuit, nous avons appelé en dernière minute le Vida Tropical, qui s'est révélé un excellent choix, le propriétaire est exceptionnel, vraiment super sympa, très accueillant et cool, il nous fait sécher toutes nos fringues malmenées par les jours de pluie précédents, pour qu'on puisse faire notre valise, nous a fait un super ptit dej' le lendemain matin avec des spécialités cubaines (son pays d'origine), on a vraiment apprécié de le rencontrer, c'était super.
Et voilà, nous avons dit au revoir au Costa Rica, un super périple, un super pays, des paysages splendides avec plein d'animaux partout, et des habitants super sympa, qu'ils soient Ticos ou expatriés. J'ai trouvé ces vacances super courtes, et j'espère que nous y retournerons un jour!
En espérant que vous avez trouvé ce long pavé un peu informatif!
amicalement, Sabine
Suite à notre voyage au Costa Rica, je viens présenter un (long) compte-rendu de ce que nous avons fait, nos coups de coeur, ce qui c'est un peu moins bien passé... bref, prenez votre courage à deux mains si vous voulez tout lire et en savoir plus sur nos impressions sur ce beau voyage, car je suis bavarde!
Au préalable, nous avions acheté la carte de l'association Tout Costa Rica (voir leur site web), qui coûte $60 mais permet d'avoir sur place une vraie assistance en français sur tous les problèmes auxquels des voyageurs peuvent être confrontés, des conseils sur les endroits à voir selon chaque période de l'année, et une réduction de 15% sur tous les hôtels qui ont bien voulu participer à cette association. Il y en a dans tous le pays, c'est très pratique et agréable, de savoir qu'on peut se rendre les yeux fermés dans tel ou tel endroit.
Nous avons fait le voyage sur Iberia, avec pas mal d'appréhension, compte tenu de ce que l'on peut lire sur cette compagnie... Cela ne s'est pas trop mal passé, pas de retard dans notre correspondance heureusement, et 1h30 de retard sur le dernier vol, pour san Jose, ce qui est un "moindre mal". Au retour, aucun retard, tout s'est bien passé. Nous avons récupéré la voiture (location d'un Jimny par Dollar rent a car, avec le full coverage en assurance, au cas où, ce qui nous a coûté bien cher, mais au moins, nous partions l'esprit tranquille). Nous avions pris un GPS en option, ce qui était une rudement bonne idée, on ne s'en serait jamais sortis sans! Que se soit en ville ou dans certaines routes, il n'y a parfois aucune indication ni de rue, ni de direction! Donc, je recommande vraiment le GPS, en plus d'une bonne carte routière. Par contre, ne prenez pas l'option de plein d'essence au retour de la voiture, car ils disent que c'est soit disant moins cher qu'à la pompe, et vous font payer $75 le plein, alors qu'on s'est rendus compte après, en faisant de l'essence pendant le voyage, qu'un plein coûte dans les $45/50! Donc arnaque!
Nous avons passé la première nuit près d'Alajuela, vu qu'il était déjà plus de 7h du soir, et qu'à cette heure-ci, dans le pays, tout le monde est déjà en train de dîner (le rythme de vie, c'est vraiment 6h du matin / 6h du soir pour les activités, en accord avec le temps de lumière du jour, puis les gens dinent tôt, vers 19h et à 22h, les rues sont désertées). Nous avons été à l'Orquideas Inn, sur la route du volcan Poas. L’hébergement est pas mal, bien qu'assez cher, mais par contre, le restaurant était super bon! J'ai pris des crevettes enrobées de noix de coco, une tuerie! :) Par contre, c'est pas donné (quasi $20 chaque plat).
Le lendemain, nous voulions aller au Parc de Tortuguero, mais nous n'avions qu'un seul jour à y consacrer (temps de voyage compris, pour s'y rendre d'Alajuela et repartir vers Cahuita, donc très peu de temps sur place), donc nous avions repéré une sorte de croisière sur les canaux, tout organisé, qui durait une demie journée. Quand on en a parlé aux gens de l'association Tout Costa Rica, qui étaient venus nous accueillir à l'aéroport, ils nous ont déconseillé de prendre ce genre de formule, très touristique et où on ne voit pas grand chose. Ils nous ont dit que soit il fallait mieux y consacrer deux jours pour nous y balader en canoe par nous-même, soit il ne valait mieux pas perdre notre temps à y aller pour une seule demie-journée, d'autant que ce n'était pas la saison des tortues. Nous avons fait le choix de sauter donc cette étape, et de partir directement vers Cahuita/Manzanillo, qui devait être notre étape suivante.
Il faut compter environ 4h30 de route d'Alajuela à Puerto Viejo de Talamanca. La route est très belle, surtout la partie dans les montagnes vers le parc Baurillo Carillo. Nous étions en fin de Semana Santa, la grande semaine de vacances des Costariciens, il y avait énormément de monde à Cahuita, Puerto Viejo de Talamanca et Manzanillo. Les deux premières "villes" (de petite taille) ont des allures très hippie, avec leurs stands de fringues colorées et à l'effigie de Bob Marley le long de la route principale. Nous avons choisi de nous poser entre Punta Uva et Manzanillo, dans les cabinas El Colibri. C'est un couple français qui en sont propriétaires, ils sont très sympa et l'endroit est vraiment très bien: cabine propre et confortable, petite terrasse perso en bois avec un hamac, petit dej' servi dans la cabine, superbe jardin rempli d'animaux (on y a vu un iguane vraiment géant, des chauves souris "toile de tente", un paresseux, des écureuils, de grands oiseaux... ), c'était vraiment cool! En arrivant le premier soir, nous avons dîné chez Selvin's, c'était pas mal mais assez cher (35 000 c pour deux -$70- pour les montants des resto que j'indique, la base est deux plats + deux desserts + 4 boissons type jus de fruit frais ou bière) Nous voulions plonger sur place, j'avais réservé au Punta Uva dive center. Le premier jour, il pleuvait, la sortie était annulée. Nous en avons profité pour aller au Sloth Sanctuary Los Aviarios un peu au nord de Cahuita, c'etait très chouette et vraiment instructif, nous avons beaucoup appris pendant la visite guidée, et vu de très près d'adorables paresseux, adultes et bébés. Ensuite, nous avons cherché le Ranario et Mariposario de Cahuita, mais nous avons découvert après de nombreux aléas que les deux établissements étaient fermés! Nous avons été au refuge Tree of Life à la place, c'est un refuge un peu "SPA", qui accueille toutes sortes d'animaux sauvages qui ont été récupérés blessés ou trouvé abandonnés après que des gens aient cherché à en faire des animaux domestiques. Le refuge ne vit que des dons et des entrées de visite, c'est donc une bonne action que vous faite en allant le visiter! On a adoré cette visite, très intéressante (nombreux panneaux pédagogiques partout) et qui nos a permis d'avoir une première rencontre avec les animaux locaux (il y a de tout, toucans, perroquets, pécaris, plusieurs espèces de singe, un rare jaguarundi, des paresseux, des coatis, un raton laveur, des kinkajou...). Patricia, qui a créé le refuge, met beaucoup de coeur à le maintenir: faites lui une petite visite si vous passez dans le coin! En fin d'aprem et le soir, on a été se balader jusqu’à la frontière du Panama par la route de Bribri, puis on a pris la piste de Sixaola pour essayer de voir s'il y avait des tortues sur la plage, la nuit. On s'est promené une heure le long de la plage, dans la nuit noire, et on n'a vu que des traces de ponte, mais c’était très sympa tout de même! Le soir, nous somme allés manger chez Maxi's à Manzanillo, c'est pas mal et pas trop cher (22 000 c/$44) Le second jour, nos avons visité la plage de Manzanillo le matin (paradisiaque) puis nous avons enfin fait nos plongées... L'aprem plongée c'est révélée plutôt épique. D'abord le gars du club ne voulait pas nous donner de combinaisons (trop la flemme de les chercher apparemment). Après avoir lourdement insisté, nous en avons eu. En se mettant à l'eau, mon chéri s'est rendu compte qu'il "fuyait" de l'air de plusieurs endroits sur le gilet et le détendeur... remontée dans le bateau, changement de matos, re-descente. Les fonds étaient pas horribles, mais on est quand même très très loin de la Mer Rouge ou de l'Indo-Pacifique... Quasiment pas de coraux, quelques gorgones, du poisson sympa certes, mais on en prend pas "plein les yeux". Bon, c’était tout de même bien de voir la biodiversité Caraïbes, ceci dit. Retour au club, préparation pour la seconde plongée. On y retourne. La conductrice du bateau n'a visiblement pas envie d'être là, on sent qu'on a dépassé son quota horaire habituel (ils ne plongent pas en après midi d'habitude, mais là, un groupe scientifique leur avait pris la matinée, et donc, ils ont fait des "heures sup" l'après midi avec nous). Elle nous stoppe à un endroit, on plonge. C'est une purée de pois, on y voit pas à 10 mètres, et on est sur un banc de sable. La divemaster qui nous accompagne cherche son chemin vers la zone de récif, elle avance vite, très vite. Nous, distraits le temps de faire une ou deux photos, elle nous perd au bout de 10 minutes. On attend sur place, voir si elle va faire demi-tour pour nous retrouver, rien ne se passe. Heureusement, j'ai amené mon ordi de plongée perso, et je peux nous remonter tranquillement, en faisant le stop réglementaire. Quand on est rejoint par les autres, une demie heure plus tard, on apprend que la DM avait en fait fait la course pour essayer de trouver le spot de plongée, car la conductrice du bateau, das sa précipitation, nous avait largué bien trop loin. Du coup, nous deux, nos étions fâchés d'avoir du écourté l plongée pour remonter bien trop tôt, et les autres étaient tout aussi fâchés de n'avoir jamais trouvé le bon spot! Bref, tout était à l'arrache, rien n'a vraiment été bien: matos, spots moyens, DM qui nous paume, pilote du bateau qui ne connait pas les spots... Je ne recommande pas ce club!! et c’était très cher pour ce que c'était, même tarif que mon club de plongée en France! Le soir, on a dîné chez El Refugio grill, c'était superbe, le cadre est génial, il n'y a que quelques tables (5) dans un patio ouvert sur un très joli jardin, c'est calme, les mets sont délicieux et originaux. C'est tenu par un couple d'argentins, lui en cuisine elle au service, il sont tous deux très sympathiques, l'accueil était extra, une mention vraiment spéciale pour cet endroit qu'on a vraiment adoré. C'est un peu plus cher que ce nous avons payé en général, mais cela les valait largement (45 000 c / $90 - et on avait pris des cocktails en apéro en plus).
Nous sommes partis le lendemain matin après notre super petit déjeuner en terrasse. On est partis à 8h du matin car nous avions une très longue route à faire, nous devions rejoindre Bahia Drake, côte Pacifique sud... et il n'y a pas de route au Sud qui traverse le pays, il faut repasser par San José. Luis, notre hôte à El Colibri, nous a déconseillé de prendre la route qui croise plus bas que San José, à Carthago, car elle est moins bonne que celle qui contourne par le haut, donc, c'est parti pour refaire la route inverse de l'aller! Nous n'avons pas été sages, nous avons fait une étape pour faire le Skytram à travers la canopée à Barillo Caurillo! C'etait assez chouette, notre guide dans la nacelle nous montrait beaucoup de plantes et nous racontait pas mal d'anecdotes de botanique, mais nous n'avons quasiment vu aucun animal excepté quelques oiseaux, une vipère arboricole et une grenouille. Arnaud, mon chéri, était déçu de ne pas voir d'animaux, et les plantes l’intéressait peu... on a trouvé ça globalement assez cher pour ce que c'est ($55 par personne), mais d'un autre côté, on a pas eu le temps de faire tout le parc, qui est compris dans le ticket d'entrée, donc, je pense que ça vaut le coup si on y reste la journée. Reprise de route, on est pas en avance... On arrive aux abords de San José, et nous voilà dans les bouchons (apparemment, les alentours de San José, c'est toujours l'horreur niveau trafic). Nous finissons par en sortir, et nous devons maintenant tracer la route vers le sud ouest. La pluie s'invite, pour nous corser encore la route... Après quelques frayeurs sur les routes de montagne assez glissantes, la nuit est tombée, et nous voilà devant la piste qui part de Rincon vers Bahia Drake, à plus de 20h passé. On y va, la piste est vraiment pas terrible, il pleut, il y a des animaux qui traversent, puis le brouillard s'ajoute en plus, ça devient duraille, et nous sommes fatigués! Puis arrive l'épreuve des gués, quatre petits cours d'eau à passer, deux très petits, un avec un pont, mais le 4e, on a eu des doutes! C'est passé tout juste, on voyait des clapotis de l'eau devant les phares de la voiture, car avec la pluie battante, le niveau etait monté dans la soirée, évidemment! Bref, on est arrivé à destination là où j'avais réservé, Cabinas Manolo, à 23h30... pour des touristes qui ne sont pas censés conduire de nuit, c’était réussi, lol! Manolo nous attendait, tout le village dormait bien sûr, tout était éteint... Nous devions plonger le lendemain, mais évidemment, avec la pluie, ça a encore été annulé! Enfin, j'étais presque contente, car comme ça on a pu se reposer, car on était vraiment crevés du périple de la veille. Du coup, on a glandé en attendant que la pluie cesse, puis on est allés se balader sur la plage et alentours, on a vu des groupes de singes capucins, c'était très sympa. Le lendemain, on a été en randonnée dans le parc du Corcovado, avec une nuit sur place, dans le lodge des rangers à la Sirena. Nos avons rejoint le parc en bateau, c’était très cool, on a vu des groupes de dauphins à l'aller et au retour). Nous avions un guide sympa, mais qui ne s'embarrassait pas trop à essayer de trouver les animaux, à part les oiseaux, qui étaient visiblement sa passion. En croisant d'autres guides, nous avons cependant pu profiter de voir un beau serpent, des toucans et un paresseux. Moment fort de la journée, un gros Tapir est passé juste devant le lodge de la Sirena, et nous avons eu tout loisir de le voir de le photographier, car il ne se pressait vraiment pas. Sinon, le parc est beau, les rando sont super faciles (c'est plat), mai je m'attendais à une forêt plus touffue -c'était un peu "déplumé" sans doute parce que nous étions en fin de saison sèche. Le lendemain matin, on a fait un tour de nuit très tôt, on a pas croisé grand chose, j'étais déçue de ne pas voir de grenouilles dendrobates, nous nous attendions à en croiser beaucoup plus que ce que nous avons vu, vu que le pays est connu pour cela. sans doute la saison ne s'y prêtait pas vraiment. C'est l'endroit où nous avons eu le plus chaud (sinon, le reste du voyage, c’était très supportable, pas vraiment chaud), avec les journées quasi continues de marche, j'avoue que dans l'aprem de la seconde journée, j'avais eu ma dose de rando, c'était assez répétitif, on ne voyait pas énormément d'animaux... pour faire passer le chaud, on buvait à foison (on a bu au moins 3.5l par jour chacun - on avait prévu 5l dans les sacs, heureusement que les rangers de la Sirena vendent les bouteilles!) et pourtant cela ne suffisait pas, j'étais vraiment contente de me faire une bonne douche froide de retour aux cabinas! Le soir nous avons fait un "night tour" dans les environs du village, pour voir les animaux nocturnes: là, enfin, une belle variété d'espèces de grenouilles et crapauds, y compris dendrobates et Agalychnys (la grenouille aux yeux rouges), des tarentules, un super beau serpent "yeux de chat", bref, on a vu en deux heures nettement plus d’animaux que de toute la journée au Corcovado... ce genre de balade nocturne, si on a un guide compétent, c'est vraiment top! Le lendemain, journée de plongée à Isla del Cano, très sympa, club et divemaster vraiment pro et une biodiversité intéressante, même si les coraux manquent toujours à l'appel... mais c'etait de loin notre meilleur spot de plongée! La journée en bateau est super agréable aussi, avec pique-nique sur la plage (mais pas sur l'île, car l'abordage des humains sur l'île est maintenant interdit). En milieu d'après midi, de retour sur la terre ferme, séance photo avec un couple d'aras écarlates qui font des démonstrations d'acrobaties, et un grand mâle lézard Basilic très beau. Nous partons ensuite vers le Parc Hacienda Baru, près de Dominical. Nous arrivons pour le diner, que nous passons dans le resto du lodge, dans la réserve (qui est une petite réserve privée). Resto super bon et super service, en plein air, au milieu des coassements des grenouilles et ds énormes sauterelles qui virevoltent ça et là (en parlant d'insecte, jamais lors de notre séjour nous n'avons été importunés par les moustiques, nous étions vraiment étonnés, vu comme les guides touristiques mettent en garde contre le "harcèlement" et le danger des moustiques... Mes flacons d'anti moustiques ont été très peu utilisés, je m'en servirai beaucoup plus à Nice à la maison, où les moustiques sont bien plus présents!).
Le lendemain (déjà neuvième jour, nous avons passé plus de la moitié de nos vacances, ça passe trop vite!!), après une chouette balade matinale dans la réserve, 4km de chemin (avec plein de panneaux pédagogiques sur les arbres qui nous entourent) qui nous mènent à une plage qui s'étend à perte de vue, nous repartons, suivre la côté pacifique jusqu'à Puntarenas, puis ferry, objectif Montezuma: on passe Quepos, Jaco (très "Cancun", pas terrible), on s'arrête mitrailler un groupe d'ara écarlates qui se chamaillent sur les arbres devant la route, on arrive à Puntarenas, une ville aux rues décrépies, il fait chaud, la ville est vide. Impression étrange. On prend le ferry, traversée sympa en compagnie des pélicans, on arrive de l'autre côté et on trace jusqu'à Montezuma. Cette ville est extra, un peu hippie, du tourisme mais une nature alentour bien préservée, un bon compromis. On a trouvé un hotel extra, au bout d'une petite impasse à côté du café Organic, l’hôtel Pacific, pas cher du tout par rapport à ce qu'on a l'habitude de payer ailleurs ($35), au calme, avec clim, balcon, café le matin, et propre: impec! Le matin, petit dej au Bakery Café, excellent, un choix de dingue hyper appétissant (fruits, cakes, smoothies, café aromatisés...) puis on fait un tour de plage, une petite baignade, on a mangé quelques mangues tombées de l'arbre (délicieuses) et hop, on the road again! Direction Playa del coco, par une piste qui traverse la péninsule de Nicoya, pour retrouver la route principale (on nous a vraiment déconseillé de prendre les pistes de la côte Pacifique, très dures, beaucoup de passages à gué tributaires des marées, bref, pas facile pour nous qui n'avons pas le temps de nous arrêter... Donc, on a suivi les recommandations et pris une autre piste à l'intérieur des terres. C'était génial, on est tombés sur un groupe de singes hurleurs, j'ai passé 10 minutes à crier avec eux pour les faire réagir, je les imitais et ils me répondaient d'un ton pas content en secouant les branches d'arbres, j'ai fait de super photos... bon, je ne suis pas restée trop longtemps car je ne voulais pas trop contrarier leur journée non plus! On a vu de beaux gros iguanes aussi, lézardant sur la route.
Arrivée à Playa del Coco en milieu d'après midi, un coin très touristique (surtout américains), mais sympa quand même. On a été dans un joli hôtel un peu excentré, tenu par des canadiens très sympa, la Villa del Sol. On a joué les touristos, on a été mangé chez Woody's un resto américain semi en plein air... c'était pas trop mal, mais un peu cher pour ce que c'est, et la cuisine typique du pays est autrement meilleure! Le lendemain, on plonge! Club et matos professionnel et de bonne qualité, mais par contre dans l'eau, c'est moyen. D'une part on sent que l'écosystème est très perturbé, car quelques espèces ont pris le dessus de nombreuses niches écologiques et sont en très grand nombre, notamment les diodons et autres poissons coffres et hérissons, il y en a partout! Pas mal de prédateurs aussi, murènes (vraiment beaucoup), requins et raies. Ceci dit, c'est intéressant à voir, car très particulier, comme biodiversité (dans le "petit et intéressant", j'ai vu aussi un antennaire, de nombreux crabes flèches et deux hippocampes). D'autre part, on est arrivés à un période d'invasion de dinoflagellées, donc eau très trouble marron/rouge, pas facile pour la visibilité, mais le pire c'était qu'il y avait des cadavres de poissons un peu partout sur la plage et qui flottaient sur l'eau, car ces algues captent l'oxygène et les poissons trop en surface, au milieu de la couche d'algue, meurent asphyxiés. Pas très ragoutant tout cela! Méfaits de l'agriculture intensive, qui rejette des engrais bourrés de phosphates...
De retour, nous partons vers le Rio Celeste, à l'intérieur des terres... Finie la chaleur tropicale, on a limite froid! Nous stoppons à Bijagua, au Sueno Celeste, de superbes cabinas en pleine nature, tenues par des français. Le lendemain matin, après un bon petit dej devant le ballet des colibris (les proprio ont mis un nectarier devant les fenêtres, du coup, il y a une fréquentation intense des ces petites merveilles d'oiseaux! Nous avons d'ailleurs appris que les colibris n'étaient pas totalement nectarivores, mais plutôt insectivores, mais qu'ils consommaient le nectar à la façon d'une boisson énergisante, pour absorber suffisamment de sucre pour tenir leur rythme de battements d'ailes effréné!), nous avons été à la cascade Llenos de Cortes, près de Bagaces, et aux sources chaudes / bains de boue à Miravalles. On s'est bien amusés à faire les hippopotames dans la boue et après faire trempettes dans les piscines à différentes températures! très chouette. Le lendemain matin, nous sommes allées faire la randonnée du Tenorio / Rio Celeste, c'était bien, bien qu'il ait énormément plu, donc c'était très glissant et fatiguant. En plus, à cause de le pluie tombée depuis deux jours, la rivière n'était pas bleue turquoise laiteuse comme promis sur les guides (à cause de sa composition très riche en soufre), mais grisâtre, c'était dommage, pas de bol! De retour à l’hôtel vers 14h, nous sommes ensuite parti pour Monteverde, avec un gros passage de piste très cahoteux, mais de très beaux paysages de montagnes dans la brume! Il faut environ 2h pour faire le trajet. Arrivés à l’hôtel, un établissement très sympa dans un beau jardin, tenu par un couple de Suisse allemands, donc bien-nommé Swiss Hotel, nous nous posons et repartons de suite pour le Ranario, histoire de voir les grenouilles de nuit. Expo assez sympa et complète des batraciens locaux. Pour faire le pendant, le lendemain, on a été visiter le Serpentario, qui possède une belle collection de reptiles du pays. Ensuite, nous sommes allés au Selvatura, mon chéri pour faire la ballade en câbles (tyroliennes), et moi les ponts suspendus, le tout au dessus d'une forêt primaire superbe. C'est un peu cher mais ça vaut le coup. Malheureusement, il a beaucoup plu pendant la journée, donc c’était moyen pour les photos et j'avoue avoir pas trop profité du dernier tiers de la ballade, trop occupée à essayer de protéger mon matos photo, car ça tombait vraiment à seaux... Dommage, car l'endroit était vraiment splendide, et la balade, quasiment seule sur chaque pont, c’était vraiment un moment exceptionnel. Nous repartons, après avoir fait une belle petite session photo d'un coati venu devant le parking, alléché par la poubelle du parc, pour notre dernière nuit, dans la région d'Alajuela, pour faire une ultime balade au volcan Poas le matin (joli petit panorama), puis prendre l'avion. Pour cette dernière nuit, nous avons appelé en dernière minute le Vida Tropical, qui s'est révélé un excellent choix, le propriétaire est exceptionnel, vraiment super sympa, très accueillant et cool, il nous fait sécher toutes nos fringues malmenées par les jours de pluie précédents, pour qu'on puisse faire notre valise, nous a fait un super ptit dej' le lendemain matin avec des spécialités cubaines (son pays d'origine), on a vraiment apprécié de le rencontrer, c'était super.
Et voilà, nous avons dit au revoir au Costa Rica, un super périple, un super pays, des paysages splendides avec plein d'animaux partout, et des habitants super sympa, qu'ils soient Ticos ou expatriés. J'ai trouvé ces vacances super courtes, et j'espère que nous y retournerons un jour!
En espérant que vous avez trouvé ce long pavé un peu informatif!
amicalement, Sabine
MSC digne d’une croisière Low-cost. A bannir English translation pending
Nous sommes partis à bord du MSC Poésia du 16 au 24 avril 2011 à 6 adultes et 1 enfant de 4ans dans 3 cabines différentes.
Pour nous qui au paravent avions voyagé avec CDF à bord du Bleu de France, nous sommes sortie de cette croisière en étant déçu.
En effet mis à part le navire et les spectacles tout le reste était digne d’une croisière low-cost.
Peut être que certain d’entre vous ont déjà vécut ces situations qui ne sont pas normales pour le prix que l’on à payé.
- Très mauvaise organisation, pour le transfert entre Nice et Gène. A l’aller RDV à 9h00 à l’aéroport de Nice, plusieurs départs étaient programmés le même jour à la même heure, on nous disait d’attendre sans plus d’explication, puis c’est vers 13h50 après près de 5h00 d’attente que le 1er bus pour le Poésia arrive. Ce fut la course car MSC n’avait pas affraité suffisamment de bus, enfin vers 14h15 nous partons enfin et nous ne sommes pas les derniers, puis lors de notre arrivé à bord la réunion d’information était passé…
- Pour le retour c’était pareil il n’y avait qu’un bus en attente pour Nice, tout le monde à chargé ses baguages en soute et ensuite on nous à dit de ne pas monter car le bus était plein, je vous laisse imaginer on prend vos bagages mais pas vous. Digne d’un film de science fiction mais pourtant réelle.
- A l’heure des repas il n’y avait pas de sens de fil d’attente pour le self et tout le monde arrivait de tous les côtés. Il était impossible de trouver des tables de libres, il fallait tourner ou attendre devant une table pendant parfois 20mn, donc les repas était froid. Il n’y avait même pas de plateau, la nourriture ce mettait dans une assiette ovale pour ne pas la remplir et être obligé de se relever, mais attention à ne pas perdre votre table pendant ce temps.
- Le navire était en surcapacité pendant 3 jours de croisière info donné par le responsable des relations clients à bord. Bravo pour la sécurité.
- Contrairement à ce qui est annoncé, la nourriture est franchement loin d’être gastronomique, elle est simplement correct et surtout sans plus.
- Personnel pas attentif et ne répond pas aux demandes, au restaurant les plats arrivaient froids, ce n’étaient pas les plats commandés, très longues attentes à t’elle point que le petit s’endormait à table.
- Pas de diplomatie, un gâteau pour un anniversaire avait été commandé, à peine le gâteau servie le serveur apportait la note à signer devant tout le monde, alors que l’on n’était même pas au milieu de la croisière, il aurait pu demander discrètement à la personne de passer régler après le repas.
- Les taxes de service, vous avez un tarif d’affiché sur la carte et au final vous payez plus chère car il vous est rajouté 10% de taxe de service en plus. Et oui on nous prend pour des tiroirs caisses.
- Dans une des cabines les draps étaient déchirés et n’ont pas étés remplacé tout au long de la semaine de croisière (photos pour preuve).
- Serviettes régulièrement tachées (photos pour preuve).
- Dans une cabine la porte fenêtre du balcon claquait par temps de vent, personne n’est venu réparer.
- Nous avons échappé à un vol par notre cabiniste le dernier soir, en effet, il avait caché un bateau souvenir du Poesia en jouet dans le placard tout en haut derrière les gilets de sauvetage, que nous avions sortie et remis en place uniquement le premier jour et le bateau à été acheté plusieurs jours après. Nous à t’on volé des jouets pendant la croisière ????? On ne s’ait pas mais à la découverte du bateau nous avons eu des doutes.
- Nous étions la 2eme nationalité la plus importante à bord pourtant il n’y avait qu’une chaine de télévision en Français.
- Au bar votre verre vidé à 90% le personnel venait vous le retirer pour vous faire comprendre, qu’il faut recommander ou dégager.
- Du personnel mal poli, bonjour et au revoir, certains ne connaissent pas.
- On nous fessait faire la queue pendant parfois 25mn à l’information pour nous entendre dire que la personne ne parle pas Français et nous renvoyait vers l’autre file d’attente pour voir sa collègue, car il n’y à quelle qui parlait Français.
- Nous avons rencontré le responsable des relations clients à bord, car vu la qualité de service nous ne souhaitions pas régler la taxe de service, nous estimions que ce dernier n’était pas du tout à la hauteur. Comme il est indiqué sur le site internet de MSC dans la rubrique informations générales ou il est écris ceci :
« Si toutefois vous souhaitiez annuler l'un des Frais de Service Hôteliers, dans le cas improbable où la qualité de notre service ne vous satisferait pas, il vous est possible de le faire en prenant contact avec le Responsable des Relations Clients à bord. »
Ce dernier à refusé de supprimer c’est frais et nous à juste offert une journée de taxe car il avait entendu parler des problèmes rencontrés au restaurant l’Obélisco (notre restaurant) par d’autres passagers également mécontents.
A notre retour nous avons écris à la compagnie en expliquant tous ces désagréments et avons demandé le remboursement des frais de service payé selon nous à tord, mais la compagnie fait la sourd d’oreille et n’à même pas daigné nous répondre même après plusieurs relances.
Pour résumer les deux seules points forts de MSC sont qu’ils ont de très beaux navires et spectacles, passé ceci vous embarquez pour une croisière low-cost.
Pour nous qui au paravent avions voyagé avec CDF à bord du Bleu de France, nous sommes sortie de cette croisière en étant déçu.
En effet mis à part le navire et les spectacles tout le reste était digne d’une croisière low-cost.
Peut être que certain d’entre vous ont déjà vécut ces situations qui ne sont pas normales pour le prix que l’on à payé.
- Très mauvaise organisation, pour le transfert entre Nice et Gène. A l’aller RDV à 9h00 à l’aéroport de Nice, plusieurs départs étaient programmés le même jour à la même heure, on nous disait d’attendre sans plus d’explication, puis c’est vers 13h50 après près de 5h00 d’attente que le 1er bus pour le Poésia arrive. Ce fut la course car MSC n’avait pas affraité suffisamment de bus, enfin vers 14h15 nous partons enfin et nous ne sommes pas les derniers, puis lors de notre arrivé à bord la réunion d’information était passé…
- Pour le retour c’était pareil il n’y avait qu’un bus en attente pour Nice, tout le monde à chargé ses baguages en soute et ensuite on nous à dit de ne pas monter car le bus était plein, je vous laisse imaginer on prend vos bagages mais pas vous. Digne d’un film de science fiction mais pourtant réelle.
- A l’heure des repas il n’y avait pas de sens de fil d’attente pour le self et tout le monde arrivait de tous les côtés. Il était impossible de trouver des tables de libres, il fallait tourner ou attendre devant une table pendant parfois 20mn, donc les repas était froid. Il n’y avait même pas de plateau, la nourriture ce mettait dans une assiette ovale pour ne pas la remplir et être obligé de se relever, mais attention à ne pas perdre votre table pendant ce temps.
- Le navire était en surcapacité pendant 3 jours de croisière info donné par le responsable des relations clients à bord. Bravo pour la sécurité.
- Contrairement à ce qui est annoncé, la nourriture est franchement loin d’être gastronomique, elle est simplement correct et surtout sans plus.
- Personnel pas attentif et ne répond pas aux demandes, au restaurant les plats arrivaient froids, ce n’étaient pas les plats commandés, très longues attentes à t’elle point que le petit s’endormait à table.
- Pas de diplomatie, un gâteau pour un anniversaire avait été commandé, à peine le gâteau servie le serveur apportait la note à signer devant tout le monde, alors que l’on n’était même pas au milieu de la croisière, il aurait pu demander discrètement à la personne de passer régler après le repas.
- Les taxes de service, vous avez un tarif d’affiché sur la carte et au final vous payez plus chère car il vous est rajouté 10% de taxe de service en plus. Et oui on nous prend pour des tiroirs caisses.
- Dans une des cabines les draps étaient déchirés et n’ont pas étés remplacé tout au long de la semaine de croisière (photos pour preuve).
- Serviettes régulièrement tachées (photos pour preuve).
- Dans une cabine la porte fenêtre du balcon claquait par temps de vent, personne n’est venu réparer.
- Nous avons échappé à un vol par notre cabiniste le dernier soir, en effet, il avait caché un bateau souvenir du Poesia en jouet dans le placard tout en haut derrière les gilets de sauvetage, que nous avions sortie et remis en place uniquement le premier jour et le bateau à été acheté plusieurs jours après. Nous à t’on volé des jouets pendant la croisière ????? On ne s’ait pas mais à la découverte du bateau nous avons eu des doutes.
- Nous étions la 2eme nationalité la plus importante à bord pourtant il n’y avait qu’une chaine de télévision en Français.
- Au bar votre verre vidé à 90% le personnel venait vous le retirer pour vous faire comprendre, qu’il faut recommander ou dégager.
- Du personnel mal poli, bonjour et au revoir, certains ne connaissent pas.
- On nous fessait faire la queue pendant parfois 25mn à l’information pour nous entendre dire que la personne ne parle pas Français et nous renvoyait vers l’autre file d’attente pour voir sa collègue, car il n’y à quelle qui parlait Français.
- Nous avons rencontré le responsable des relations clients à bord, car vu la qualité de service nous ne souhaitions pas régler la taxe de service, nous estimions que ce dernier n’était pas du tout à la hauteur. Comme il est indiqué sur le site internet de MSC dans la rubrique informations générales ou il est écris ceci :
« Si toutefois vous souhaitiez annuler l'un des Frais de Service Hôteliers, dans le cas improbable où la qualité de notre service ne vous satisferait pas, il vous est possible de le faire en prenant contact avec le Responsable des Relations Clients à bord. »
Ce dernier à refusé de supprimer c’est frais et nous à juste offert une journée de taxe car il avait entendu parler des problèmes rencontrés au restaurant l’Obélisco (notre restaurant) par d’autres passagers également mécontents.
A notre retour nous avons écris à la compagnie en expliquant tous ces désagréments et avons demandé le remboursement des frais de service payé selon nous à tord, mais la compagnie fait la sourd d’oreille et n’à même pas daigné nous répondre même après plusieurs relances.
Pour résumer les deux seules points forts de MSC sont qu’ils ont de très beaux navires et spectacles, passé ceci vous embarquez pour une croisière low-cost.
Hôtel à Los Angeles et San Francisco? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de finaliser mon voyage pour cet été dans l'Ouest Américain et je suis à la recherche d'hôtel sur Los Angeles et San Francisco.
Sachant que nous avons une voiture et que donc il faudrait un hôtel avec parking gratuit.
Pour 1 nuit à Los Angeles, la nuit de notre arrivée à LA sachant que l'on part le lendemain pour les Parcs de l'Ouest notamment Grand Canyon... Ensuite à la fin de notre voyage nous repartons de LA et donc, j'en recherche un autre pour 3 nuits. ce coup-çi pour visiter LA.
A San Francisco, nous resterons 3 ou 4 nuits. Sur place, pas besoin de voiture, mais il faut tout de même la garer ...donc un hôtel avec parking serait bien.
Nous sommes à 4, 2 adultes et 2 ados (16 et 14).
Merci de votre aide.
Je suis en train de finaliser mon voyage pour cet été dans l'Ouest Américain et je suis à la recherche d'hôtel sur Los Angeles et San Francisco.
Sachant que nous avons une voiture et que donc il faudrait un hôtel avec parking gratuit.
Pour 1 nuit à Los Angeles, la nuit de notre arrivée à LA sachant que l'on part le lendemain pour les Parcs de l'Ouest notamment Grand Canyon... Ensuite à la fin de notre voyage nous repartons de LA et donc, j'en recherche un autre pour 3 nuits. ce coup-çi pour visiter LA.
A San Francisco, nous resterons 3 ou 4 nuits. Sur place, pas besoin de voiture, mais il faut tout de même la garer ...donc un hôtel avec parking serait bien.
Nous sommes à 4, 2 adultes et 2 ados (16 et 14).
Merci de votre aide.
De Las Vegas à Las Vegas (Utah, Arizona, Californie, Nevada - mars 2012) English translation pending
Maintenant que j'ai terminé de trier et traiter mes photos, je peux publier le carnet de nos 3 semaines passées dans l'Ouest des USA au mois de mars. C'est la 3ème fois en 4 ans que nous allons passer quelques semaines dans cette région. Et nous avons essayer de visiter des sites que nous ne connaissions pas ou qui méritaient une deuxième visite. Encore une fois, je tiens à remercier en particulier Marie Lefevre (mlefevre), Philippe Schuler (Sedonax) et Thierry Lagarde (wavemaster), et toutes les membres du forum. Vos récits, vos sites m'ont une nouvelle fois été précieux pour préparer ce voyage dans l'ouest américain.
samedi 10 mars: D’un continent à un autre
Très grosse journée du samedi afin de rejoindre notre premier hôtel à Cedar City, Utah. Nous sommes parti à 10h de gare du Nord (Paris, France) pour aller prendre notre avion à Heathrow (Angleterre) à 15h40. C’est parti pour 10h de vol … Arrivée sans problème à Vegas (Nevada, USA) à 18h45 et direction l’immigration. Il semblerait que nous soyons le seul vol, donc passage assez rapide pour une fois. Étape suivant: aller récupérer la voiture de location. Comme d’habitude, je suis passé par locationdevoiture.com. J’ai réservé un Jeep Liberty pour 3 semaines pour 540€. Évidemment, Alamo n’a pas ce véhicule. Dans la meme categorie, nous pouvons avoir un Toyota Rav4, qui n’est pas, d'après le loueur, un 4 roues motrices (4wd), et qui n’est pas très grand. Hors nous en aurons peut-être besoin pour la suite du voyage. Pour avoir un 4wd, le vendeur nous propose de prendre la catégorie au-dessus. Hésitations car c’est 550$ de plus. Le vendeur vérifie quand même si il a un 4wd dans cette catégorie. Pas de bol, il n’en a pas. Le seul véhicule 4 roues motrices de disponible, c’est 2 catégories au-dessus, et donc 1800$ en plus. Mais il nous propose ce modèle pour les 550$ de supplément du modèle inférieur. Nous n’avons pas vraiment le choix, on prend. On se retrouve donc avec un Chevrolet Traverse dans lequel on pourrait voyager à 6 … Il est 20h heure locale, et nous avons maintenant au moins 3h de route pour Cedar City (Utah, USA). Fatigué, nous arrivons enfin à l’hôtel, mais avec 2h de plus: 1h de decallage horaire entre le Nevada et l’Utah, et 1h supplémentaire car c’est ce dimanche que nos amis américains passent à l’heure d’été. Nous nous couchons donc à 2h du matin, éclatés.
dimanche 11 mars: Cedar Breaks, Kodachrome, Red Canyon
Les choses sérieuses commencent aujourd’hui. Nous avons rendez-vous avec Bryce Canyon et ses environs pour les 2 journées qui viennent. Levé 8h, nous avons donc eu droit à 6h de repos qui se sont traduites par 3 ou 4h de sommeil. Après le petit-déjeuner simple mais efficace du Best Western de Cedar City, nous partons au Wallmart faire quelques courses. 2h plus tard et 200$ en moins, nous partons serein en direction de Bryce: nous avons suffisamment de nourriture dans le coffre pour parer à toute éventualité. Comme je l’avais prévu, nous prenons la route qui passe par Brian Heads et Cedar Breaks. Nous découvrons avec surprise que Brian Heads est une petite station de ski qui a l’air très sympa. Je commence à me demander si nous n’aurions pas dû poser 2 ou 3 jours de plus histoire de skier un peu … Ensuite, nous nous arrêtons au point de vue Nord de Cedar Breaks, petit Bryce couvert de neige. D’ailleurs la route qui permet de visiter ce parc à la belle saison, est fermée, recouverte d’une épaisse couche de neige d’environ 1m50 … Il est plus de 15h lorsque nous arrivons enfin au Rubys Inn de Bryce Canyon, après une courte pause photos à Red Canyon. Nous posons nos affaires, nous nous préparons un petit sandwich et nous repartons, direction un autre parc: Kodachrome Basin. Nous n’avions jamais visité ce petit parc à l’est de Bryce, et nous allons y passer la fin d’après-midi. Nous choisissons de faire Panorama trail, histoire de nous dégourdir les jambes. Il est temps de nous habituer à marcher en moyenne altitude. Les principales attractions de ce parc, ce sont les cheminées calcaires, probablement signes de la présence de geysers, il y a bien longtemps. Nous faisons donc 2h de randonnée avec quelques arrêts photo, et vers 19h30, nous attendons le coucher de soleil qui ne donnera pas grand chose. Dommage. Il est temps de rentrer se reposer.


lundi 12 mars: Bryce Canyon
La journée commence très tôt pour moi, car je me lève à 5h30 pour retourner voir le lever de soleil à Bryce Point comme il y a 3 ans. Camille ne m’accompagne pas afin de se reposer. Evidemment, en me levant si tôt, j’arrive le premier sur le site. Le ciel est couvert et cela ne donne pas un grand lever de soleil, mais cela ne m’empêche de rester une bonne heure sur ce site magnifique. Sur le chemin du retour, je m’arrête à Inspiration Point, que je ne connais pas. J’en profite pour faire quelques photos supplémentaires … Je rentre vers 9h pour prendre une bonne douche chaude et un bon petit-déjeuner préparé par Camille. Un peu plus tard, nous repartons ensemble vers le Canyon. Nous avons décidé de refaire Fairyland Loop trail: c’est une très belle randonnée qui permet de prendre conscience de l’immensité et de la diversité des formations rocheuses de Bryce. Nous gardons un excellent souvenir de cette randonnée que nous avions faîte en environ 5h, il y a 3 ans. Nous allons cette fois la découvrir sous la neige. Voir Bryce Canyon sous la neige, c’est assez magique. Le blanc de la neige s'oppose au rouge, orange et jaune de la roche. En revanche, cette neige ne va absolument pas faciliter notre randonnée. En effet, le chemin va osciller entre neige et boue, rendant notre progression beaucoup plus lente. Résultat, 6h30 de rando … De plus, au lieu d’aller récupérer la voiture à Sunrise Point, nous poussons jusqu’à Sunset Point. Camille m’attend ici, et je repars chercher la voiture. Je me dépêche car je veux justement prendre quelques photos à Sunset Point. Malheureusement, je vais arriver trop tard. Dommage. Nous rentrons à l’hôtel exténué. Et dire que j’ai prévu de nous lever très tôt demain matin … je crois qu’on va se lever plus tard finalement.


mardi 13 mars: Escalante – Capitol Reef
Comme je le supposais hier soir, nous avons quitté le Ruby’s Inn plus tard que lors de mes prévisions initiales. Je pensais aller profiter du lever de soleil à Devil’s Garden, près d’Escalante (Utah, USA), mais nous nous contenterons de la lumière du matin. À Escalante, nous faisons un arrêt au Visitor Center pour vérifier l’état de la Hole-In-The-Rock Road et afin d’avoir quelques informations concernant l’accès à Zebra Slot. Aucun problème. Premier arrêt: Devil’s Garden. Ce site porte bien son nom tellement on a l’impression que des doigts sortent de terre. De plus, d’ici, la vue sur le Staircase est fascinante. Deuxième arrêt: Zebra Slot. Cette fois, il y a un peu de marche avant d’atteindre le site: 5 miles aller-retour. La petite rando est agréable et le paysage est splendide. Arrivé à Zebra Slot, ça se complique un peu. C’est très étroit et il faut adopter la marche à “l’égyptienne”, i.e. de profil … Un obstacle supplémentaire apparaît sous la forme d’une grosse pierre coincée à environ 1m. Je vais réussir à me hisser sur la pierre, non sans m’être explosé le tibia gauche dessus: ma souplesse légendaire! Camille me passe mon grand angle et mon trépied et décide de m’attendre ici avec les affaires. Une fois cet obstacle effacé, le reste du chemin est plus simple. Zebra Slot porte aussi bien son nom. C’est comme Antelope Canyon mais avec les parois zébrées et ondulées. Magnifique. Nous reprenons ensuite la Scenic Byway 12. Nous traversons successivement des paysages extrêmement variés: des zones arides, des montagnes enneigées, des forêts denses. C’est vraiment impressionnant. Nous arrivons en fin d’après-midi au Capitol Reef National Park et nous découvrons ses grandes parois rocheuses rouges. Nous n’allons passer malheureusement qu’une journée et demi ici, et comme 1 journée entière sera consacrée à Cathedral Valley, si c’est possible, nous ne devons pas trainer pour avoir un aperçu du parc. Nous partons directement faire la courte randonnée de Hickman Bridge afin de profiter d’une lumière plus chaude sur la Pectol Pyramid et sur Capitol Dome. Ensuite, nous nous arrêtons sur le site où d’anciens pétroglyphes ornent la paroi rocheuse. Puis, nous enchainons avec la Guilford Fam House. Et enfin, nous allons voir le coucher de soleil à Panorama Point. Je vous l’ai dit, la fin de journée était dense, et en plus, c’est le seul endroit où je n’ai pas réservé d’hôtel. Mais, à cette période de l’année, ce n’est pas le plus dur à trouver.




mercredi 14 mars: Cathedral Valley
Pour une fois, nous pouvons un peu dormir ce matin. Ce n’est pas la peine de nous presser car j’ai prévu de partir vers Cathedral Valley vers midi. Mais avant de tenter notre chance, nous passons par le visitor center de Fruita pour prendre connaissance de l’état de la route et du niveau de la Fremont River. En effet, pour atteindre la Hartnet Road que nous allons emprunter aujourd’hui, nous devons traverser une petite rivière avec notre super 4wd. La personne au visitor center nous informe que la route est praticable et que nous devrions facilement traverser la rivière au niveau du guet. Donc, c’est parti. Une fois arrivé au guet, j’avoue avoir un peu d’appréhension. Ce n’est pas comme si je traversais une petite rivière en voiture tous les jours. Nous suivons les conseils reçus au visitor center: rentrer dans la rivière, coller la rive droite et ensuite tourner à 90° vers l’autre rive. Tout se passe très bien, nous sommes de l’autre côté et nous allons commencer notre balade de 58 miles dans Cathedral Valley. Même si j’avais repéré les principaux sites sur le GPS, nous suivons le guide acheté au visitor center pour 2$. Nous passons par les multicolores bentonites hills. Nous nous arrêtons ensuite déjeuner au Lower South Desert Overlook. Nous profitons du silence et de la vue sur le monolithe Jailhouse Rock. Notre étape suivante est la randonnée qui va nous mener à un point de vue sur la Lower Cathedral Valley, et donc sur d’autres monolithes appelés Temple of the Sun et Temple of the Moon. Nous terminons notre journée en profitant du coucher de soleil sur Upper Cathedral Valley … enfin presque, étant donné que le soleil sera voilé par un énorme nuage. Et c’est aussi presque la fin de notre journée, car nous allons ensuite continuer notre route pendant 15 miles jusqu’aux fameux Temples. Nous allons dormir ici, juste en dehors du parc. Oui, nous allons dormir en plein milieu de nulle part, dans la voiture. Le Chevrolet Traverse s’avère être d’une taille parfaite pour deux adultes, nos 2 sacs de voyage et les courses qu’il nous reste. Nous rabattons les deux rangées de sièges arrière et nous nous installons pour dormir dans les 2/3 de l’espace dégagé.


jeudi 15 mars: En route pour Moab
Nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur les Temples, après une bonne nuit dans la voiture. Nous arrivons aux pieds du Temple of the Sun et nous avons la chance de voir le soleil rougir les 2 monolithes. Après quelques photos sur ce site pendant que Camille range la voiture, nous avançons vers le deuxième monolithe: Temple of the Moon. En dehors de quelques stratocumulus, le temps est une nouvelle fois magnifique. Il est temps de reprendre notre route en direction de la Highway 24. Nous faisons encore quelques arrêts pour prendre quelques photos. Cathedral Valley est un site magnifique, immense et d’une grande quiétude. J’avais des doutes quant à la faisabilité de cette étape au mois de mars, mais finalement, cela s’est très bien passé, et nous avons vraiment apprécié ce site. Sortis de Cathedral Valley, nous prenons la route vers Moab (Utah, USA) et décidons de faire escale à Goblin Valley. Nous n’y arrivons pas forcément au meilleur moment de la journée, d’un point de vue lumière évidemment, mais il est difficile de ne faire que des levers et des couchers de soleil. Protégés par de hautes parois, plusieurs champs de formations rocheuses en forme de champignons sortent de terre. Nous décidons de faire l’une des trois randonnées proposées et à notre grande surprise, elle nous conduit à l’extérieur de la zone “intéressante”, celle avec les grands champignons. La randonnée n’est pas inintéressante, mais je pense que dans ce parc, il est plus amusant de se balader au milieu de ce champ de champignons. C’est un parc très ludique, surtout pour les enfants. La rando terminée, nous descendons dans la vallée de Gobelins pour voir ces drôles de gnomes, de champignons de plus prêt. Nous reprenons ensuite la route vers Moab. Avant de trouver notre hôtel, nous prévoyons une petite rando mystérieuse dans Canyonland afin de trouver False Kiva. Le fameux site “confidentiel”. La randonnée nous conduit dans une zone boisée magnifique et aux odeurs agréables. Après quelques, enfin plusieurs, hésitations, nous rejoignons à priori le bon chemin. A moins d’1km de l’objectif, nous vérifions l’heure afin de ne pas effectuer le chemin retour, non balisé, dans le noir. Il est, semble-t-il, 18:30 et nous décidons de faire demi-tour afin de regagner la voiture et pouvoir assister au coucher du soleil depuis un autre point. Le chemin trouvé pour la Kiva, nous saurons le retrouver demain. Arrivé à la voiture, l’horloge indique 17:50 … nous n’avions pas changé nos montres depuis Vegas et nous nous sommes plantés! Nous sommes des boulets! Tant pis, nous verrons demain. Nous saisissons cette malchance pour repasser à Mesa Arch, Green River Overlook et Grand View Point: un peu de repérage pour l’expédition matinale de demain. Arrivés à l’hôtel, c’est la course à la douche! Nous en avions bien besoin … Pour notre retour à la civilisation, nous décidons d’aller diner dehors pour une fois. Nous hésitons entre la brewery et le resto italien. Nous avions essayé les 2 il y a 3 ans. Notre choix se porte sur le resto italien, dont j’ai un excellent souvenir de leur pizza. Ce sera une pizza pour moi, des linguini à tomber pour Camille, et évidemment une bonne pinte de bière locale pour faire passer tout ça! Après cette belle journée, nous pouvons aller nous coucher, surtout que je vais me lever très tôt demain matin.


vendredi 16 mars: Canyonland / Arches
C’est reparti pour un lever de soleil, cette fois à Mesa Arch: un classique. Debout 5h45 et départ 6h afin d’être sur le site à 7h. Il y a souvent du monde sur ce site pour le lever de soleil et les places sont chères pour poser son trépied. Je laisse Camille dormir. Lorsque je j’arrive sur le site, en m’éclairant de ma lampe torche, afin d’éviter de me casser la gueule, il y a déjà une personne. C’est un Californien et c’est sa « première fois », comme moi. Petit à petit, le site se peuple. Et effectivement, 10 mn avant le lever, il y a une rangée de trépieds en face de Mesa Arch. Il y a également une deuxième rangée de personnes sans trépied. Le soleil se lève et c’est parti pour le crépitement des appareils photos. Tout l’intérêt du site réside dans le fait que le dessous de l’arche rougisse en voyant apparaître le soleil: c’est mignon! Je continue ensuite mon périple photos matinales dans Canyonland par Grand View Point et Green River Overlook. Il n’y a quasiment personne sur les sites à cette heure-ci. Je repars vers Moab aux environs de 9h30 et j’arrive comme prévu vers 10h15 afin de me doucher et d’aider Camille à ranger les affaires dans la voiture. Depuis hier, le tendon d’Achille de ma cheville gauche commence à me faire mal. Il semblerait que mes chaussures de rando, que je n’ai pas mise depuis 9 ans, me mâche la cheville. Et en plus, je les porte constamment (sauf pour dormir, pour les petits malins) depuis le début du voyage. Les clés de la chambre rendues, nous repartons vers Canyonland pour essayer d’atteindre aujourd’hui cette fameuse Kiva. Arrivés au départ du trail, je remets mes chaussures de rando que j’avais quitté hier soir car ma cheville commençait à tirer. Ce n’est pas brillant: j’ai du mal à marcher avec … que faire … je ne vais pas continuer à m’abimer la cheville alors qu’il reste plus de 2 semaines de voyage et de nombreuses randos. Nous prenons la décision de ne pas faire cette rando, ni celle menant à Delicate Arch (rando que Camille n’aime pas trop de toute manière). Un peu déçu, nous quittons Canyonland pour basculer dans le parc des Arches. Nous déjeunons en face de Balanced Rock avec en arrière plan les montagnes La Sal enneigées. Le vent commence à vraiment se lever et je dois constamment faire attention à mon trépied … Nous faisons l’autre rando vers Delicate Arch. Cette randonnée ne nous amènera pas au pied de l’arche comme il y a 3 ans, mais en revanche, elle nous permettra de voir l’arche de derrière. D’ailleurs, à cette période de l’année, je ne pense pas que le côté « classique » de l’arche bénéficie d’un bon ensoleillement, alors que sa face arrière est bien éclairée. Ca change de la dernière fois, et c’est moins dur! Un dernier arrêt photo pour recapturer les pétroglyphes de Wolfe Ranch. Mes photos d’il y a 3 ans de ces pétroglyphes ne sont pas nettes, et tant que je suis là, autant en refaire de bien nettes. Nous quittons le parc des Arches, après cette rapide incursion. Retour vers Moab. Il est évident que je ne vais pas pouvoir continuer le voyage en utilisant mes chaussures de rando actuelles. Donc on va essayer de me trouver des chaussures de trail, style Salomon XT Wings, comme celle que j’ai déjà, et qui sont restées à Paris. De toute manière, je dois les changer. Vous pensez que cela va être simple, surtout dans une ville comme Moab, pas si petite et où le sport (VTT, Trail, …) est omniprésent. Et bien détrompez vous, c’est la galère. Nous faisons 3 magasins avant que Camille en trouve un qui vende des Salomon. Pas de XT Wings mais des X Ultra, très confortables, dont je vais me contenter. Nous pouvons continuer un peu plus rassurés pour les randos à venir. Nous prenons la route vers Blanding (Utah, USA) pour y passer la nuit.



samedi 17 mars: De Blanding à Page
Il est 6h et il est temps de se lever, car encore une fois, une grosse journée nous attend. J'ai l'impression de répéter cette phrase tous les jours depuis que nous sommes arrivés ... Heureusement que ce sont les vacances! Notre première étape est Road Canyon où une randonnée doit nous emmener vers Fallen Roof Ruin, ancienne habitation indienne. Nous engageons le 4wd sur la piste qui mène au début du chemin de randonnée. Entre la neige glacée, la boue et le sable, on repeint un peu (trop) le véhicule … enfin, nous signons le registre, nous nous acquittons des droits d’entrée (2$ par personne) et nous commençons la rando. Encore une fois, le chemin n’est pas très clair et nous montons trop haut: il faut éviter de suivre bêtement les cairns. Nous redescendons et nous finissons par trouver l’habitation en question. C’est tellement petit, que je me demande si nous n'avons pas trouvé le village des Schtroumpfs! Sur le chemin du retour toujours un peu enneigé, nous nous pressons un peu plus, le ciel devenant de plus en plus menaçant. Je ne tiens pas à vérifier si ce qu’il y a d’écrit sur le panneau passé à l’entrée indiquant “chemin mouillé impraticable ” est vrai. Finalement, nous rattrapons la route principale sans problème et nous nous arrêtons prendre un petit thé chaud afin de nous remettre (quel achat judicieux ce thermos!). Nous repartons en arrière sur la route afin d’aller cette fois faire la rando dans Mule Canyon. Vous me direz, pourquoi ne pas l'avoir faite à l'aller: pour des raisons de lumière et donc de photo! Cette rando nous mène vers House on Fire, encore des habitations indiennes. Merci "Photographing the Southwest". Nous reprenons la route dans le sens inverse, i.e. nous repartons vers Road Canyon. Ca donne le mal de mer, non? Direction Valley of the Gods. La route s’arrête d’un coup pour devenir une piste en zigzag descendant le canyon, c’est Mokey Dugway. De là haut, nous voyons l’immensité du territoire et peut être même Monument Valley. Dans Valley of the Gods, qui ressemble à Monument Valley en moins impressionnant, nous circulons sur un chemin de terre une bonne heure. Le ciel est très nuageux, et cela écrase un peu l’horizon. Donc, nous ne sortons pas vraiment emballé de ce site. Ensuite c’est direction le Gooseneck de San Juan. Pour ceux qui connaissent Horseshoe Bend, c’est dans le même style, mais un peu moins photogénique pour moi. Mais, je ne suis peut-être pas bon juge tellement j’aime Horseshoe Bend. Nous restons juste le temps de faire quelques photos pendant que Camille fait une sieste réparatrice. Nous continuons notre chemin en passant à côté de Monument Valley. Nous nous arrêtons juste le temps de prendre un cliché très classique. Le vent souffle fort entraînant derrière lui ces amas de brindilles que l’on voit souvent dans les westerns. Puis nous arrivons à Page (Arizona, USA) où nous retrouvons nos petites habitudes.



dimanche 18 mars: The Wave
Aujourd’hui, nous sommes le Dimanche 18 Mars. Vous allez me dire: « Oui, et alors? ». Je vais vous répondre simplement que nos 3 semaines de vacances dans l’Ouest des USA sont construites autour de ce jour ô combien important. En effet, c’est aujourd’hui que nous devons aller voir le fabuleux site de the Wave! J’ai eu la chance d’être tiré au sort en participant à la loterie sur internet, et nous avons donc cette fois 2 permis. Camille, qui avait obtenu un seul permis sur place il y a 2 ans, et qui me l'avait donné, va enfin pouvoir admirer ce site avec moi. En théorie, c’est simple. Dans la pratique, c’est plus compliqué. En effet, depuis plusieurs jours, je regarde les prévisions météo dans la région de Page et Kanab (Utah, USA), et elles ne sont pas vraiment bonnes pour Dimanche et Lundi. Pas de chance. Et ce matin, les prévisions se confirment: il neige à Page. Oui, oui, il neige, et la neige tombe fort. Nous essayons d’appeler les centres BLM notés sur notre permis mais personne ne répond. Hors de question de se laisser abattre: commençons par un bon petit déjeuner hivernal avec du bacon, des œufs brouillés et des toasts. L’estomac calé, nous prenons la route pour voir si l’un des bureaux des rangers est ouvert. Nous voulons savoir dans quel état est la route pour accéder au début du Wire Pass Trailhead. Mieux vaut être prudent. Premier stop à Big Water, fermé. Deuxième stop à la petite Paria Station sans trop y croire: bingo, elle est ouverte! La jeune ranger adorable nous confirme que nous pouvons y aller, et, en revanche, de faire attention au verglas qui pourrait vite arriver. Tranquillisés, nous reprenons la voiture, excités de pouvoir y aller et un peu nerveux pour la route. Nous arrivons au parking sans problème, notons notre passage sur le registre et partons vers le site mythique: il est environ midi. Il semblerait que nous ayons une fenêtre de tir car le ciel se veut un peu plus clément pour l’instant. Donc, nous ne trainons pas en route et nous nous dirigeons directement vers The Wave, sans passer par la case Lace Rocks comme je l’avais fait il y a 2 ans. 1h30 plus tard nous y sommes. Le chemin n’est pas vraiment balisé mais le feuillet des rangers est assez précis. La randonnée est relativement accessible mais la dune de sable à la fin est un peu raide. Et après… oh merveilleuse nature, les stries de couleurs dans la roche sont magnifiques, le site spectaculaire! Nous y restons un peu plus d’une heure et demie avant de partir vers la deuxième Wave. Là, le vent se lève vraiment. On commence à prendre conscience de ce que “rafales à 60 km/h” signifie! Le ciel s’obscurcie aussi très rapidement … Il est temps d’accélérer le mouvement, et de repartir à la voiture. Nous ne serons restés que 2 heures sur le site, et je n’aurai pas pu, encore une fois, grimper sur Top Rock. Mais, il me semble que ce n’est pas le moment de prendre des risques: nous avons vu l’attraction majeure. Nous reprenons notre chemin et à environ 30mn de la voiture, la neige arrive rendant notre visibilité et notre avancée plus difficiles. Arrivé à la voiture, nous reprenons la House Rock Valley Road, et je ne traine pas en route. Pas le temps de fignoler. La neige tombe de plus en plus fort et je ne tiens pas à rester bloqué sur la route, même si nous avons les duvets, les matelas, de la nourriture et de l’eau dans le coffre. Enfin, nous arrivons sur la route goudronnée, rassurés! Nous repartons vers Page et, en chemin, nous faisons un petit arrêt photo près de Lake Powell. Nous rentrons nous réchauffer avec un thé et des cookies. À la vue des prévisions météo pour demain, qui ne sont pas très bonne encore, nous décalons notre excursion à Coyote Buttes South à mardi. En effet, j’ai 2 permis, un pour lundi et un pour mardi, et le temps devrait être plus clément mardi. Pour bien finir cette soirée et vu que demain c’est relâche, nous allons au cinéma à Page. Nous avions trouvé cela sympa, il y a 2 ans, et cela l’est encore. Nous allons voir « John Carter », du roman d’Edgar Rice Burrough, qui a été en grande parti tournée dans la région, à la Paria Movie Set et au Lake Powell. C’est assez sympa de voir ces superbes paysages dans le film. Un bon moment! Demain, c’est repos. Donc, à priori, pas de photo, car nous allons glander, faire de la lessive, glander, et enfin … glander! Les vacances!



mardi 20 mars: White Pocket / Coyote Butte South
Après une journée de repos bien méritée, nous allons avoir aujourd’hui une journée bien chargée: White Pocket, Cottonwood Cove et Paw Hole. N’ayant pas pu utiliser notre permis pour Coyote Butte South hier, nous allons utiliser notre deuxième permis aujourd’hui. J’ai bien fait d’en prendre 2 … Nous avons rendez-vous avec Steve et Susan du Paria Outpost & Outfitter à 8h30, heure de l’Utah, i.e. 7h30 heure de l’Arizona, notre référence actuelle. Nous allons donc nous lever une fois de plus à 6h! Depuis plusieurs semaines, je suis en contact avec Kurt, qui nous avait servi de guide la dernière fois et qui travaille avec Steve et Susan, pour préparer cette journée. Malheureusement, étant donné que nous avons dû décaler cette excursion, nous ne verrons pas Kurt aujourd’hui. Nous partons avec Steve aux environs de 8h30 comme prévu. La tempête de neige est passée, il fait un temps magnifique! Comme Dimanche, nous reprenons la House Rock Valley Road, mais avec le 4wd de Steve. Rien avec voir avec notre voiture, et heureusement! Je n’ai pas dû le préciser, mais la House Rock Valley Road est un chemin non goudronné, quelque peu cabossé à certain endroit, mais sur lequel une voiture « normale » peut rouler. En revanche, pour aller à White Pocket, notre premier arrêt de la journée, nous empruntons une piste. Je vais faire la différence entre chemin et piste. Ici, la piste, c’est du sable, des gros cailloux, des zones rocheuses, du sable, des gros cailloux, … Vous m’avez compris, je suis bien content de ne pas avoir à prendre notre voiture de location pour rouler là-dessus, et je suis encore plus content que ce soit Steve qui conduise! Nous arrivons à White Pocket aux environs de 10h. Il n’est pas nécessaire, à l’heure actuelle, d’avoir un permis pour visiter cette zone. Il faut juste un bon 4wd et surtout savoir le conduire. White Pocket est surement l’un des endroits préféré de Camille, qu’elle appelle le grand cerveau. Comme le laisse entendre son nom, ce site est majoritairement blanc. En fait, sous la première couche de roche blanche se cachent d’autres couches de couleurs: rouge, orange, jaune. La roche semble avoir été torturée: elle fait des vagues, des boucles. Nous passons 3h sur ce site et nous n’avons vraiment pas vu le temps passer. Nous partons ensuite en direction de Cottonwood Cove, qui est à 45 mn de voiture. Après une courte pause pour déjeuner, nous attaquons la visite de Cottonwood Cove. Cette fois, pas de première couche blanche, nous avons immédiatement droit aux couleurs: jaune, orange, rouge, violet, rose … Des drapés violets viennent couvrir la roche orange. C’est de toute beauté, et étant donné qu’il est environ 16h, le soleil commence à réchauffer ces couleurs: c’est encore mieux ! Encore une fois, nous passons quasiment 3h dans cespaysages extraordinaires. Il est temps de filer vers notre dernière étape: Paw Hole. Nous n’allons pas explorer en profondeur ce site, mais nous allons nous en approcher un peu plus que la dernière fois. Paw Hole, c’est un ensemble de cônes ou teepees, d’un orange tirant sur le rouge. Et avec le soleil qui se couche, les teepees sont de plus en plus rouge. Cette journée nous donne un aperçu complémentaire de celle que nous avions eu il y a 2 ans. Et je vous garantis que si vous passez dans la région, c’est une journée à planifier … et dans ce cas, n’hésitez pas à passer par le Paria Outpost & Outfitter, vous passerez une excellente journée en leur compagnie!



mercredi 21 mars: Coal Mine Canyon / Horseshoe Bend
Je ne sais pas si c’est la journée d’hier, mais ce matin, c’est vraiment difficile. Nous prenons notre temps, et décidons d’aller faire un tour jusqu’à Coal Mine Canyon, à côté de Tuba City (Arizona, USA), en début d’après-midi. Nous partons donc aux environs de 12h30 et nous arrivons 2h plus tard. Les zones habitées que nous avons passées nous rappellent que notre mode de vie et notre environnement est bien différent des indiens vivants dans la réserve. En suivant les indications que j’ai trouvées sur différents sites, nous trouvons l’entrée de Coal Mine Canyon. Nous nous garons et marchons un peu autour du canyon. Nous ne pouvons y descendre, du moins depuis là, et puis, je crois qu’il faut un permis. Je ne sais pas si nous sommes à l’endroit le plus photogénique du canyon mais les couches colorées sont assez impressionnantes: blanc, noir intense, orange, rouge puis marron. Après une courte balade nous reprenons la voiture pour essayer d’aller vers un autre point de vue, là où les zigzags colorés sont plus visibles. Nous voilà partis sur une piste qui n’a pas dû voir de véhicule depuis bien longtemps! Du coup, étant donné que la route est un enchainement de boue et de sable, il est assez difficile de conduire dessus, voir peu prudent par moment. Après 500 mètres, nous décidons de rebrousser chemin, la piste devenant de plus en plus imprévisible. Il serait dommage de rester coincés ici, surtout que cela nous couterait cher pour nous sortir de ce pétrin! Nous rebroussons donc chemin vers la vraie route. Là, nous essayons de trouver une autre entrée: sans succès. Nous décidons donc de revenir vers Page et de nous arrêter à Horseshoe Bend. Il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes, et pourtant nous sommes au mois de mars. Je n’ose imaginer ce que cela doit être pendant la haute saison. Peut-être le panneau indiquant le lieu sur la route principale et les quelques aménagements faits sur le site y sont pour quelque chose. Nous y restons quelques heures, histoire de profiter du lieu et de faire quelques photos au coucher du soleil. C’est agréable mais je regrette le coucher de soleil de la veille, beaucoup plus impressionnant, grâce aux nuages. Comme le dit Camille, nous devons nous réjouir de ce que nous avons pu voir et c’est vrai que nous avons de la chance, le soleil était au rendez-vous aujourd’hui et le lieu est magnifique.

jeudi 22 mars: Antelope Canyons
Ce matin c’est un peu grasse mat: nous avons réservé le Photography Tour pour Upper Antelope à 10h30. Le tour se fait avec un des opérateurs Navajo opérant depuis Page. Nous sommes chargés à l’arrière du pick-up avec 6 autres personnes. Un petit mot sur notre moyen de transport: il est 10h30 précises et on se rend compte qu’un des pick-up ne démarre pas. Les autres groupes prennent la route et là, on se dit “tu vas voir avec notre chance, il est pour nous celui-là!”. Le conducteur de l’engin en panne passe un coup de fil et un gros 4wd arrive. Rassurés? Pas du tout! Ils sortent les pinces et font démarrer l’engin qui lâche un nuage noir épais! Bon là, on se dit que c’est bon mais non, il part faire de l’essence … Patience. La route vers Upper Antelope assez rapide: environ 15mn avec 3 miles dans le sable à fond les ballons durant lesquels il vaut mieux fermer la bouche et les yeux! On arrive enfin à l’entrée où il y a déjà pas mal d’autres 4wd : même au mois de Mars, il y a du monde. Nous avions déjà visité Lower Antelope Canyon mais c’est notre première fois ici. A notre arrivée le canyon est très sombre. Nous sommes venus pour les célèbres rayons de lumière donc on espère en avoir un ou deux. Nous passons les autres groupes pour avancer plus profondément dans le Slot. La lumière est toujours très faible et on oublie vite les 22 degrés qu’il fait dehors … petit à petit on revient en arrière et voilà, nous avons notre premier rayon de lumière. Bon, il y a du monde alors c’est un peu la course dans le canyon. On aura de la chance avec deux rayons supplémentaires. Et dire que ce n’est pas la haute saison. Ça m’impressionne. De retour à Page, nous récupérons la voiture et nous repartons vers Lower Antelope. Nous en gardons un très bon souvenir. Lorsque nous arrivons, il n’y a que quelques voitures. Et nous allons avoir la chance de nous balader pendant 2h dans le canyon, sans guide, et en ne croisant quasiment personne. Franchement c’est très agréable. Globalement, nous préférons ce Canyon. Ensuite c’est retour au motel, déjeuné dans le jardin, discussions avec le gérant et direction Wahweap Marina au bord du lac Powell. L’entrée payante est inclue dans le National Park Pass donc nous en profitons. Depuis la route, nous longeons le lac vers la marina. C’est assez joli et Camille se demande encore comment c’était avant, avant que l’eau envahisse la zone. Nous avons l’impression que le niveau de l’eau a encore baissé, ce qui nous amène à réfléchir à l’utilisation par notre société de l’or bleu … surtout Las Vegas! A la marina nous prenons deux bonnes glaces, que, pour une raison inconnue, la serveuse nous offre (non, elles ne sont pas périmées). Nous nous installons sur les transats, au bord de la piscine avec vu sur le lac. Le soleil étant de la partie, nous passons une fin d’après-midi des plus agréables! Le soleil couché, nous repartons vers Page où nous allons essayer le Fiesta Mexicana, histoire de vérifier si les commentaires postés sur Trip Advisor sont corrects.


vendredi 23 mars: Edmaier’s Secret
Nous arrivons presque à la fin de notre séjour à Page, déjà! Ce matin, levé raisonnable à 8h. J’essaie de nettoyer mon capteur après avoir changé d’objectif à l’intérieur d’Antelope Canyon hier… et oui, je sais, ce n’était pas à faire avec toute cette poussière! Pour la troisième fois, nous reprenons la House Rock Valley Road. Nous allons cette fois nous promener à un endroit appelé Edmaier’s Secret, site que j'ai évidemment découvert sur ce fantastique forum. Nous nous garons au départ de la randonnée pour Buckskin Gulch. Le permis s’achète sur place pour $6 par personne. La rando commence doucement, 4 miles essentiellement dans le lit d’une rivière, avec pas mal de sable, c’est un peu meuble mais on avance. Ensuite, c’est un peu plus l’aventure, car j’ai récupéré quelques informations sur Internet, mais est-ce que cela sera suffisant? Nous quittons la rando qui mène à Buckskin et nous nous dirigeons vers les Brain Rocks. L’un des objectifs du jour, c’est de trouver des Lace Rocks car je n’ai pas pu montrer à Camille ceux que j’avais vu sur le chemin menant à The Wave. D'après le GPS, les points que nous recherchons semblent être plus haut alors c’est parti, nous commençons à monter, puis à escalader. Nous faisons une pause une fois arrivée au-dessus des Brain Rocks. De là, nous pouvons voir que certaines portions du paysage ressemble très fortement à White Pocket. Nous continuons notre montée. La vue est vraiment magnifique: on retrouve maintenant certains paysages de Coyotte Buttes South, de vrais similarités au moins. Nous trouvons ensuite quelques Lace Rocks (YES!!!) et des stries colorées dans la roche faisant penser à The Wave. Le site tient bien ses promesses, c’est superbe! Nous repartons vers 15h, un peu fatigués des montés et descentes nécessaires sur ce site. Une fois descendus, on se rend bien compte qu’en prenant à gauche de la formation centrale, l’ascension est BEAUCOUP plus simple …C’était pour le fun et parce que Camille adore tellement les pentes raides! Retour vers 16h à notre véhicule, on traîne un peu sur la route pour prendre encore quelques photos de ces couleurs si fascinantes que prend la roche. Une fois à Page, après une bonne douche, une bonne session lessive pour Camille et rangement des sacs pour moi, nous dînons et nous partons au cinéma local (et oui, encore) pour aller voir the Hunger Games. Et voilà, c’est notre dernière journée à Page, demain on reprend la route vers de nouveaux horizons, avec un peu de tristesse pour ma part, car j'aime beaucoup cette petite ville et son environnement …


samedi 24 mars: Grand Canyon
Nous partons vers 9h de notre motel. Nous faisons un stop au Safeway pour acheter un peu de nourriture pour nos sandwichs, et nous nous prenons 2 boissons au Starbucks pour déjeuner! Avant de quitter définitivement Page, nous faisons un dernier arrêt à Horseshoe Bend pour que je puisse prendre encore quelques photos. On ne devrait pas revenir de si tôt à Page, donc j’en profite! Depuis Page, nous mettons environs 2h30 pour rejoindre le Parc National du Grand Canyon. Je ne me souvenais pas que la végétation fût aussi présente sur cette rive aussi. La ranger qui nous accueille à l’entrée du parc est très sympa: en montrant mon passeport, elle essaie de nous parler en français. Elle nous explique qu’elle essaie d’apprendre le français toute seule et Camille lui montre son petit bouquin pour apprendre l’allemand. C’était assez rigolo comme situation. Vu que nous sommes entrés par le côté est du parc, notre premier arrêt est à Desert View. C’est la journée de l’archéologie aujourd’hui dans le parc, donc de petites randonnées sont organisées avec des rangers, des chercheurs et des universitaires. Camille demande donc les dispo au premier visitor center: sans succès. Nous trainons un peu autour de la Watchtower. Je trouve le point de vue que je recherche mais le ciel nuageux donne un aspect voilé et je décide de prendre des photos plus tard dans l’après midi. Nous partons donc vers notre hôtel. Pas de chance, la chambre n’est pas prête, il faudra revenir à partir de 16h. Nous grignotons un morceau en attendant, vérifions les prévisions météo et repartons en direction de Desert View afin de nous arrêter aux différents points de vue. Le canyon est très impressionnant, ses proportions sont au-delà de ce que nous pouvons voir. Nous devinons les quelques rapides de la Colorado River, rien d’impressionnant depuis ici … sauf que l’une des pancartes stipule qu’il peut y avoir des creux jusqu’à 3m! Nous retournons donc à la Watchtower pour faire les photos que je n’ai pas pu faire un peu plus tôt. Et ensuite, nous repartons à l’hôtel, récupérer notre chambre et déposer nos affaires, avant de nous diriger vers Hopi Point pour le coucher de soleil. Nous utilisons la navette pour nous y rendre. Très pratique ce système de navettes au sein du parc, un peu comme à Zion. Pas de chance, le coucher n’est pas fantastique, il y a trop de nuage épais! On ne peut pas dire que je sois très chanceux avec mes couchers de soleil pour l’instant. Bon, ça ira pour aujourd’hui, nous posons nos affaires et nous décidons d’aller faire un tour au resto, histoire de changer de notre ordinaire. Direction le Arizona Room: ils font des steaks et je crois que nous commençons à développer une petite carence en viande. Je prends un énorme steak et Camille, qui n’aime pas trop la viande, fait de même: c’est pour dire! Au passage, la viande est excellente!


dimanche 25 mars: Road 66
Ce matin, nous allons continuer un peu notre visite « touristique » de la rive sud du Grand Canyon. Nous quittons l’hôtel vers 9h, et après avoir pris un thé à emporter à la cafétéria, nous nous dirigeons vers Yavapai Point. Nous allons faire la petite balade qui va de Yavapai à Mather Point. Cela me permet de prendre d’autres points de vue du Canyon. A Mather Point, nous prenons le navette, ligne orange, pour aller bien plus loin: Yaki Point. Globalement, nous passons 2 bonnes heures à nous promener le long du Canyon. Il commence à y avoir du monde, mais ce n’est pas encore insupportable. Ça doit quand même être l’usine pendant la haute saison. Lorsque j’ai planifié le voyage, j’avais prévu de faire le premier tronçon de la South Kaibab Trail, qui n’est pas trop long. Mais depuis hier, Camille se ressent d’une cuisse (contracture ?), et vu que nos deux journées suivantes vont être un peu plus sportive, nous abandonnons l’idée de faire cette rando. Nous partons désormais en direction de notre étape intermédiaire: Seligman (Arizona, USA). Pourquoi étape intermédiaire? Tout simplement, car demain matin, nous devons aller à Supai, village indien au fond du Canyon. Il y a environ 3 ou 4 heures de descente, et l’idéal est de partir tôt pour profiter de l’après-midi sur place. Le rapport avec mon étape intermédiaire? Seligman est la ville la plus proche (enfin presque) avant de rejoindre le départ de la rando pour Supai. Pour ceux qui connaissent le film d’animation de Pixar, Cars, Seligman n’est rien d’autre que l’inspiration de la ville de Radiator Springs! C’est donc une étape folklorique intéressante. Et, en effet, même si la ville semble un peu à l’abandon, nous passons une bonne après-midi au milieu des anciennes voitures américaines qui, pour certaines, apparaissent dans Cars. Je vais aussi, pour une fois (et peut-être pas la dernière) mettre un petit mot sur notre chambre d’hôtel. Nous avons réservé au Canyon Lodge. Lorsque Camille va faire le check-in, elle se rend compte que l’un des managers de l’hôtel, n’est pas américain … plutôt allemand. Evidemment, elle continue la conversation dans la langue de Goethe … enfin, presque. Nous avons la chambre Harley-Davidson (chaque chambre a un thème). Et bien, franchement, c’est l’une des plus jolies (décorée avec goût) et plus propre chambre de motel que nous ayons eu. C’est une excellente surprise, et si vous devez dormir dans le coin, n’hésitez pas. Rapport qualité/prix imbattable! Enfin, en discutant avec le manager, nous apprenons que la route qui mène au Hualapai Hilltop (départ de la rando pour Supai) est désormais entièrement goudronnée et qu’il nous faudra environ 1h30 pour y aller depuis Seligman. J’avais prévu 2h30: c’est 1h de sommeil en plus!


lundi 26 mars: Supai
Debout aux environs de 6h30, car nous allons essayer de partir avant 8h. Cela nous laisse le temps de prendre notre petit-déjeuner (inclus) au motel pour une fois. Maintenant, je vais vous reparler météo … Comme d’habitude, je regarde la météo tous les jours. Et comme la semaine dernière, depuis 3 jours, le National Weather Service annonce pour ce lundi matin, 30% de chance de pluie, neige et vent. Super pour faire la descente de 13km vers Supai. Et bien, ce matin, nous sommes dans les 70% de beau temps, et vraiment, ça tombe bien. Nous partons donc rassurés. Nous faisons un peu d’essence et en route pour le village de Supai (Arizona, USA). Ce village se trouve en bas d’un canyon et abrite environ 650 personnes qui vivent essentiellement du tourisme. Tourisme rendu possible grâce à leurs joyaux: de magnifiques chutes d’eau. Il est possible d’accéder au village à pied, ce que nous allons faire, à dos de mulets, attention aux fessiers fragiles, ou par hélicoptère, attention au porte-monnaie sensible. Nous mettons 3h pour descendre … sans traîner: Camille adore le rythme effréné! La rando commence par une succession de lacets, avec pas mal de cailloux et de gravillons, le long de la falaise, ce qui doit nous permettre de descendre les 2/3 du dénivelé sur une très courte distance. Ca va être sympa à remonter. Il y a un peu d’ombre par endroit, de la verdure et vers la fin du chemin, nous longeons la petite rivière qui alimente les chutes. Nous arrivons au village que nous reconnaissons grâce l’odeur des animaux (chevaux, mules et ânes) et le désordre environnant. Nous prenons notre clé au Lodge, grignotons un morceau au frais et partons avec nos sacs à dos, enfin allégés, vers les chutes. Les chutes sont assez loin du village, à environ 3 et 4 km. La première chute que nous voyons, Lower Navajo Falls, est surprenante par sa végétation et son enchaînement de petites chutes: le lieu est extrêmement reposant! Nous continuons notre descente pour rejoindre Havasu Falls, la chute la plus connue avec ses bassins turquoises. Même modifiée par les dernières inondations, la chute reste superbe! Mais il est regrettable que les abords ne soient pas mieux entretenus. Enfin nous traversons le camping pour atteindre Mooney Falls: des trois, c’est la plus impressionnante par sa hauteur mais c’est aussi peut être la plus difficile à saisir. Après avoir passé du temps à prendre des photos des 3 chutes, nous repartons vers le village. Ne chercher pas à acheter quelque chose après 18h, tout est fermé! Heureusement nous avions de quoi manger et boire alors ça ira pour ce soir. Fatigués, nous retrouvons le Lodge pour une bonne douche. Attardons nous un peu sur la chambre maintenant … Nous avons réservé cette chambre longtemps à l’avance, et elle coûte la bagatelle de $145, sachant qu’il n’y pas de tv, pas de micro-onde, pas de frigo. Mais, tout cela, on s’en passe facilement, même si à ce prix, on s’attend à un certain confort. Ce qui est plus embêtant, c’est que la chambre n’est pas vraiment propre. Les draps sont propres, pas de problème. Mais c’est à peu près tout. Encore une fois, c’est très très cher pour la prestation. Maintenant, l’apothéose! Après dîner, je m’assois sur le lit et je soigne ma cheville en me passant de l’arnica. Je remets mes chaussettes, car il ne fait pas très chaud (pas de chauffage). Je m’apprête à me relever, et là, je vois un truc me passer entre les jambes. Stupeur, c’est un scorpion! Oui, un vrai scorpion, tout mignon avec sa queue en l’air, dans notre chambre, sortant de derrière notre lit! Ça calme un peu. Le scorpion est allé se poser au pied du deuxième lit. Le temps de reprendre mon souffle, d’enfiler mes chaussures, et le scorpion est mort. J’ai quand même dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour l’achever. Je ne sais pas si la piqûre de ce scorpion était dangereuse, mais je ne tenais pas à le savoir! Du coup, alors que nous tombions de sommeil à 20h45, plus personne n’a envie de dormir. Nous allons passer une longue nuit, une très longue nuit … très très très longue nuit: interminable. Décision unanime: nous partirons tôt demain matin.



mardi 27 mars: De Supai à Moapa
Après cette longue nuit de sommeil, très réparatrice, nous sommes prêts pour à quitter les lieux vers 7h15. Départ à la fraiche pour remonter à la civilisation. Comme je vous l’ai dit lors du post précédent, nous avons mis 3h pour descendre, sur un rythme assez soutenu. Je ne sais pas combien de temps nous allons mettre pour remonter, mais avec nos sacs à dos bien chargés, je pense que ça va être difficile. Finalement, nous arrivons au sommet après 3h45 de marche et de nombreuses pauses. Je ne pensais vraiment pas que nous mettrions moins de 4h. Tant mieux, nous aurons plus de temps pour nous reposer ce soir. A noter, quand même, que sur la fin de la rando, nous avons fait la course pour ne pas être doublés par les mulets chargés de valises. Un peu de fierté quand même! Il est temps de reprendre la route vers Moapa Valley (Nevada, USA), en passant par Hoover Dam. C’est un petit bout de chemin qui va nous faire quitter l’Arizona pour retourner dans le Nevada. Premier arrêt en route pour un gros burger avec des curly fries (frites enroulées), dans un « Jack in the Box » (fastfood que l’on trouve sur la côte ouest des USA … il ne me semble pas en avoir vu du côté de NYC ou de Boston). Camille avait mis cette étape « curly fries » sur sa to-do liste. Ca fait du bien et nous en avons un peu marre des sandwichs. Deuxième arrêt au Hoover Dam. Nous sommes impressionnés par la capacité des américains à transformer n’importe quoi en une attraction. Car ce barrage est devenu une vraie attraction avec parking payant, visite guidée payante, souvenir, resto, … Énormes les Ricains! Le barrage est quoi qu’il en soit un beau et impressionnant monument, avec une architecture art-déco. Notre petite visite, gratuite, réalisée, nous partons vers Moapa Valley où nous allons passer 2 nuits. Nous passons prêt de Las Vegas (notre dernière destination) et longeons le lac Mead pour rejoindre Moapa Valley. Encore une fois le pass pour les parcs nationaux nous rend service, car il nous permet de rentrer dans la zone du lac Mead sans payer! La région est beaucoup plus verte que nous ne l’aurions pensé. Nous arrivons à l’hôtel, bien plus tôt que prévu, et pouvons nous installer pour deux nuits. Demain: Valley of Fire.
mercredi 28 mars: Valley of Fire
J’ai découvert ce State Park (non inclus dans le pass des national parks, mais qui coute $10 pour la journée) en lisant les récits d’autres voyageurs sur ce forum, alors merci à eux. Et bien, je vous conseille VIVEMENT ce parc. Mais revenons au récit de la journée. J’ai planifié cette journée extrêmement précisément. Encore plus que d’habitude, et ceux qui me connaissent bien savent ce que cela signifie. Et pour planifier la journée aussi précisément, j’ai utilisé le guide de Steffen Synnatschke, qui n'est pas très cher, qui est très précis et qui est illustré par de magnifiques photos. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous décrire dans le détail ce que nous avons fait, ce serait long et fastidieux. Nous avons commencé cette journée à 8h et nous l’avons terminée à 19h30, après le coucher du soleil. Les choses importantes à savoir sont les suivantes:Il y a un grand nombre d’arches. Cela ne remplace pas Arches National Park, mais si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Moab, c’est quand même un excellent lot de consolation.Il y a des zones (à trouver) où la forme et la couleur des roches m’ont vraiment fait penser à Coyote Butte South. Bon, encore une fois, pour ceux qui n’iront pas jusqu’à Page ou qui ne peuvent se payer les services d’un outfitter, ce parc est encore un joli lot de consolation.Enfin, il y a une Wave. Alors, évidemment, ce n’est pas The Wave (Coyote Butte North), mais cette wave s’appelle Fire Wave, et elle est vraiment magnifique, surtout au coucher du soleil.Je n’ai pas d’action dans le parc, je ne suis pas payé par l’état du Nevada, mais, il serait vraiment dommage de passer à Vegas, et de louper ce parc. Vous l’avez compris, nous avons adoré ce parc!



jeudi 29 mars: Death Valley
Après la journée d’hier bien chargée, nous partons maintenant faire un petit, tout petit, tour en Californie. Tout de suite vous pensez: Los Angeles, plage, soleil. Et bien, nous allons garder soleil et chaleur, car nous partons passer une courte journée dans la Vallée de la Mort! Personnellement, ce n’est pas un site où je passerai plusieurs jours, mais lorsque j’ai planifié le voyage, je trouvais que cela valait le coup d’y passer, car ce n’est pas très loin de Las Vegas. De plus, Camille ne connaissait pas et moi, j’y étais passé assez rapidement, il y a 12 ans. Arrivé dans le parc, nous nous arrêtons à Zabriskie Point, histoire de faire du repérage pour ma cession lever de soleil de demain matin. Et oui, je vais me lever de bonne heure demain matin. Ensuite, nous allons voir si notre « cabine » est prête au Furnace Creek Ranch. Avant d’aller directement au Furnace Creek Ranch, nous nous arrêtons au Furnace Creek Inn. Je ne me souvenais plus ce que j’avais réservé. Camille descend et va faire le check-in. Et puis au bout d’un moment, alors que je l’attends dans la voiture, je commence à me souvenir que ce n’est pas là que j’ai réservé. Le Inn, c’est la version « luxe », alors que le Ranch, c’est la version « abordable ». Lorsque je vois Camille revenir, avec une petite moue, j’éclate de rire, car je suis maintenant sûr de ne pas l’avoir envoyé au bon endroit. Après cette courte pause rigolade, nous partons pour le Ranch et posons nos affaire dans la cabine, qui est un sorte de petit chalet avec une chambre et une douche. C’est très bien fait et très confortable. Le site est très sympa. Nous continuons notre visite en allant jusqu’à Badwater, point le plus bas d’Amérique du Nord, en dessous du niveau de la mer (-86m). Ensuite, nous empruntons la route en sens unique Artist Drive. Comme de nombreuses fois, nous découvrons des roches multicolores, avec en plus, cette fois, des teintes vertes et violettes. Je ne cesse d’être émerveillé par les différentes couleurs de roche de puis le début du voyage, et je ne m’en lasse pas … C’est la dernière étape pour Camille, qui est crevée. Je la dépose au Ranch, et je poursuis la découverte de Death Valley, en allant profiter du coucher du soleil au milieu des dunes de sable de Mesquite. Tout d’abord, je ne pensais vraiment pas que ce serait aussi fréquenté: ce sont les Champs-Elysées sur sable! Il y a du monde partout, et c’est la galère pour trouver des dunes vierges de tout pas. Après m’être éloigné un peu, j’arrive à trouver de petites dunes un peu moins peuplées. Encore une fois, le coucher de soleil n’est pas « inoubliable ». Tant pis. Je ne m’attarde pas trop longtemps, car il faut ensuite que je retourne à la voiture. Et marcher dans les dunes de sable, ce n’est pas ma tasse de thé. Je rentre au Ranch, retrouver Camille qui nous a préparé à manger. Normalement, il faudrait que je me couche assez tôt, en prévision du lever de soleil de demain, mais finalement, ce sera 23h30. Ça va être très dur demain matin.


vendredi 30 mars: Las Vegas
Deuxième petite demi-journée à Death Valley. Comme je vous l’ai dit, je commence de bonne heure pour aller profiter du lever de soleil à Zabriskie Point: un classique. Je me lève donc à 5h30 pour être sur place à 6h. Je laisse dormir Camille qui en a besoin. J’ai vraiment eu du mal à décoller ce matin, me demandant même si je n’allais pas rester au lit. Et à force de me poser des questions, je me suis réveillé. Donc, à 6h, j’étais à Zabriskie Point, seul. Petit à petit, quelques trépieds sont arrivés, et au final, nous étions moins d’une dizaine à venir immortaliser ce moment. Je comprends désormais pourquoi ce site est prisé pour ses levers de soleil. La montagne qui s’illumine petit à petit, la roche jaune et marron que le soleil rasant vient réchauffer: c’est splendide! Ensuite, vers 8h, je décide de retourner à Badwater, histoire d’avoir des photos plus acceptables. Lorsque j’arrive, le soleil, bloqué par la montagne, n’a pas encore illuminé la couche de sel qui recouvre le sol. J’ai le temps de me préparer et de faire quelques photos avant de rentrer, aux environs de 9h15. Cela nous laisse le temps de nous préparer tranquillement pour notre dernière destination de ces vacances: Las Vegas! Nous décollons un peu avant 11h pour la cité du jeu. Nous allons cette fois passer par le sud de Vegas, ce qui nous permettra de faire un arrêt « fastfood » à Parhump. Arrivé à Death Valley Junction, i.e. après environ 30km de route, je suis tellement fatigué que je m’arrête pour laisser le volant à Camille. C’est tellement rare, qu’elle en est surprise. En fait, étant donné que je ne conduis pas le reste de l’année, j’aime bien conduire pendant les vacances, surtout sur les routes « tranquilles » américaines. Camille va conduire pendant 1h jusqu’à Parhump, et moi, je vais dormir. Oui, je vais vraiment dormir, car à un moment, après un cauchemar, je me suis même réveillé en sursaut dans la voiture, effrayant Camille, ce qui aurait pu être dangereux. Terrible cauchemar, car je me voyais en train de conduire, m’endormir au volant et perdre le contrôle du véhicule. Vraiment réaliste … Après notre pause déjeuné à Parhump, et un peu plus reposé, je reprends le volant. Notre objectif suivant est logistique. Avec les chaussures que j’ai dû acheter, et la suite du shopping que nous prévoyons, il est évident que nous allons avoir un problème de valise. Mon vieux trolley que j’ai depuis plus de 13 ans commence à se décomposer, et nous avions prévu de le changer avant de partir en congés. Nous allons donc le changer aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, nous regardons sur internet où nous allons trouver des valises à Vegas. Pas si évident. Nous terminons dans un Target (type Gifi pour ceux qui connaissent). Nous trouvons une grosse valise pour environ $90 et nous gardons pour l’instant l’ancienne, histoire de pouvoir monter dans notre futur hôtel à Vegas sans passer pour des clodos avec tous nos sacs plastiques. Et oui, car nous allons passer notre dernière nuit dans l’un des grands hôtels casinos de Vegas. L’un des plus récents aussi. Le Cosmopolitan. C’est également l’un des seuls hôtels avec terrasse. Il est idéalement placé, car au milieu du Strip (Las Vegas Boulevard), juste à côté du Bellagio et quasiment en face du Paris. Comme nous avons pris une chambre avec vue sur le Bellagio, nous allons profiter du spectacle des fontaines depuis notre chambre. Et la vue est grandiose. C’est un très bel hôtel, moderne et très bien décoré. Nous adorons. Pendant que je prends des photos depuis la terrasse, Camille vient de lancer l’opération « Tornade sur les valises ». Elle les a vidées et elle commence à les réorganiser. Au final, il ne peut rester que 2 valises. Une fois la nuit tombée, nous partons dîner. Nous allons tester l’un des nombreux buffets de Vegas. Après une petite recherche sur le web, il semblerait que le buffet de notre hôtel soit bien noté: le Wicked Spoon. Pour $37 par personne, nous avons droit à un magnifique buffet All You Can Eat. Je vous passe les détails, mais nous n’avions pas mangé comme ça depuis un bon moment. Digne d’un réveillon. Nous sommes ressortis avec le ventre au-dessus de la ceinture … Quelle élégance! Ensuite, nous sommes allés faire un petit tour dans la ville du jeu et de la débauche. D’ailleurs, c’est Spring Break en ce moment, et pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les vacances « débauches » de la jeunesse puritaine américaine. C’est à vivre mais pas trop longtemps quand même. Notre balade sur le Strip nous mène jusqu’au fameux signe Fabulous Las Vegas. Ce n’est pas la porte à côté à pied. Nous prenons un bus pour nous ramener vers notre hôtel. Camille part se coucher et je continue un peu pour aller prendre des photos du côté du Venice, du Caesar Palace et du Bellagio. Il est 3h du matin lorsque je rentre. Un peu éclaté, je l’admets, la journée ayant commencé il y a presque 24h pour moi.




samedi 31 mars: Las Vegas … La fin
Dernier jour de nos 3 semaines de balade. Ca passe à une vitesse … Nous allons essayer de bien profiter de cette dernière journée, sachant que nous ne décollons qu’à 20h45. Tout d’abord, nous allons profiter des avantages de notre magnifique chambre: prendre un bain avec vue sur Las Vegas. Le luxe! La journée s’annonce encore belle et chaude. Tant mieux. Nous devons quitter la chambre à 11h, cela nous laisse 45mn pour finir l’opération « Tornade sur les valises ». Opération réussie évidemment, mais maintenant nous nous posons des questions sur le poids des valises, qui, à mon avis, a bien augmenté. Nous verrons bien à l’aéroport. Après avoir chargé les valises dans la voiture, nous partons nous promener sur le Strip, histoire de rentrer dans certains Casinos, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire hier soir. En attendant, la voiture reste au parking de l’hôtel, qui est gratuit. Nous allons enchaîner 3 casinos: le Bellagio, le Caesar Palace et le Paris. Nous faisons juste de rapides incursions dans les casinos, mais cela permet d’avoir une impression. De tous ces casinos, le Bellagio a notre préférence grâce à sa luminosité. De plus, pour le printemps, la décoration est axée sur les fleurs. C’est magnifique. Nous partons récupérer la voiture, car nous devons à présent attaquer la dernière étape cruciale de ce voyage: le shopping. Nous partons tout d’abord au Las Vegas South Outlet … il y a un outlet Coach pour les spécialistes en beaux sac-à-mains … Une fois que Camille a trouvé son bonheur, nous partons cette fois dans un mall que nous connaissons déjà: Town Square. C’est un mall en plein air où nous nous étions arrêtés il y a 3 ans. C’est vraiment sympa, et nous y passons 3 heures, entre déjeuner et shopping. La carte bleue ayant bien chauffé, il est temps de rentre notre voiture de location (au passage, il semblerait que nous ayons fait 3200 km … pas mal), et de partir à l’aéroport. Evidemment, au moment d'enregistrer les bagages, nous découvrons que nous avons explosés les limites. Rien d’extraordinaire, mais il faut réorganiser les valises, et chausser nos grosses chaussures de rando pour voyager. Encore plusieurs heures de vol vers Londres et quelques heures de train vers Paris. Voyage terminé!

HôtelsCedar City (1 nuit): Best Western El Rey Inn & Suites - Bryce (2 nuits): Best Western Plus Ruby's InnTorrey (1 nuit): Howard JohnsonMoab (1 nuit): Inca Inn Blanding (1 nuit): Super 8Page (7 nuits): Debbie’s Hide A WayGrand Canyon (1 nuit): Maswik LodgeSeligman (1 nuit): Canyon LodgeSupai (1 nuit): LodgeMoapa Valley (2 nuits): North Shore InnDeath Valley (1 nuit): The Ranch at Furnace CreekLas Vegas (1 nuit): CosmopolitanLa palme du meilleur rapport qualité/prix est attribué au Canyon Lodge de Seligman. La palme du pire rapport qualité/prix est attribué sans surprise au Lodge de Supai (la prestation scorpion laisse à désirer ... 😉) Tous les autres hôtels sont très bien, voir fantastique pour le Cosmopolitan. D'ailleurs, si vous allez à Vegas et que vous voulez faire des photos, le Cosmopolitan, c'est l'idéal ... un peu cher peut-être (plus de $400 la nuit).
samedi 10 mars: D’un continent à un autre
Très grosse journée du samedi afin de rejoindre notre premier hôtel à Cedar City, Utah. Nous sommes parti à 10h de gare du Nord (Paris, France) pour aller prendre notre avion à Heathrow (Angleterre) à 15h40. C’est parti pour 10h de vol … Arrivée sans problème à Vegas (Nevada, USA) à 18h45 et direction l’immigration. Il semblerait que nous soyons le seul vol, donc passage assez rapide pour une fois. Étape suivant: aller récupérer la voiture de location. Comme d’habitude, je suis passé par locationdevoiture.com. J’ai réservé un Jeep Liberty pour 3 semaines pour 540€. Évidemment, Alamo n’a pas ce véhicule. Dans la meme categorie, nous pouvons avoir un Toyota Rav4, qui n’est pas, d'après le loueur, un 4 roues motrices (4wd), et qui n’est pas très grand. Hors nous en aurons peut-être besoin pour la suite du voyage. Pour avoir un 4wd, le vendeur nous propose de prendre la catégorie au-dessus. Hésitations car c’est 550$ de plus. Le vendeur vérifie quand même si il a un 4wd dans cette catégorie. Pas de bol, il n’en a pas. Le seul véhicule 4 roues motrices de disponible, c’est 2 catégories au-dessus, et donc 1800$ en plus. Mais il nous propose ce modèle pour les 550$ de supplément du modèle inférieur. Nous n’avons pas vraiment le choix, on prend. On se retrouve donc avec un Chevrolet Traverse dans lequel on pourrait voyager à 6 … Il est 20h heure locale, et nous avons maintenant au moins 3h de route pour Cedar City (Utah, USA). Fatigué, nous arrivons enfin à l’hôtel, mais avec 2h de plus: 1h de decallage horaire entre le Nevada et l’Utah, et 1h supplémentaire car c’est ce dimanche que nos amis américains passent à l’heure d’été. Nous nous couchons donc à 2h du matin, éclatés.
dimanche 11 mars: Cedar Breaks, Kodachrome, Red Canyon
Les choses sérieuses commencent aujourd’hui. Nous avons rendez-vous avec Bryce Canyon et ses environs pour les 2 journées qui viennent. Levé 8h, nous avons donc eu droit à 6h de repos qui se sont traduites par 3 ou 4h de sommeil. Après le petit-déjeuner simple mais efficace du Best Western de Cedar City, nous partons au Wallmart faire quelques courses. 2h plus tard et 200$ en moins, nous partons serein en direction de Bryce: nous avons suffisamment de nourriture dans le coffre pour parer à toute éventualité. Comme je l’avais prévu, nous prenons la route qui passe par Brian Heads et Cedar Breaks. Nous découvrons avec surprise que Brian Heads est une petite station de ski qui a l’air très sympa. Je commence à me demander si nous n’aurions pas dû poser 2 ou 3 jours de plus histoire de skier un peu … Ensuite, nous nous arrêtons au point de vue Nord de Cedar Breaks, petit Bryce couvert de neige. D’ailleurs la route qui permet de visiter ce parc à la belle saison, est fermée, recouverte d’une épaisse couche de neige d’environ 1m50 … Il est plus de 15h lorsque nous arrivons enfin au Rubys Inn de Bryce Canyon, après une courte pause photos à Red Canyon. Nous posons nos affaires, nous nous préparons un petit sandwich et nous repartons, direction un autre parc: Kodachrome Basin. Nous n’avions jamais visité ce petit parc à l’est de Bryce, et nous allons y passer la fin d’après-midi. Nous choisissons de faire Panorama trail, histoire de nous dégourdir les jambes. Il est temps de nous habituer à marcher en moyenne altitude. Les principales attractions de ce parc, ce sont les cheminées calcaires, probablement signes de la présence de geysers, il y a bien longtemps. Nous faisons donc 2h de randonnée avec quelques arrêts photo, et vers 19h30, nous attendons le coucher de soleil qui ne donnera pas grand chose. Dommage. Il est temps de rentrer se reposer.


lundi 12 mars: Bryce Canyon
La journée commence très tôt pour moi, car je me lève à 5h30 pour retourner voir le lever de soleil à Bryce Point comme il y a 3 ans. Camille ne m’accompagne pas afin de se reposer. Evidemment, en me levant si tôt, j’arrive le premier sur le site. Le ciel est couvert et cela ne donne pas un grand lever de soleil, mais cela ne m’empêche de rester une bonne heure sur ce site magnifique. Sur le chemin du retour, je m’arrête à Inspiration Point, que je ne connais pas. J’en profite pour faire quelques photos supplémentaires … Je rentre vers 9h pour prendre une bonne douche chaude et un bon petit-déjeuner préparé par Camille. Un peu plus tard, nous repartons ensemble vers le Canyon. Nous avons décidé de refaire Fairyland Loop trail: c’est une très belle randonnée qui permet de prendre conscience de l’immensité et de la diversité des formations rocheuses de Bryce. Nous gardons un excellent souvenir de cette randonnée que nous avions faîte en environ 5h, il y a 3 ans. Nous allons cette fois la découvrir sous la neige. Voir Bryce Canyon sous la neige, c’est assez magique. Le blanc de la neige s'oppose au rouge, orange et jaune de la roche. En revanche, cette neige ne va absolument pas faciliter notre randonnée. En effet, le chemin va osciller entre neige et boue, rendant notre progression beaucoup plus lente. Résultat, 6h30 de rando … De plus, au lieu d’aller récupérer la voiture à Sunrise Point, nous poussons jusqu’à Sunset Point. Camille m’attend ici, et je repars chercher la voiture. Je me dépêche car je veux justement prendre quelques photos à Sunset Point. Malheureusement, je vais arriver trop tard. Dommage. Nous rentrons à l’hôtel exténué. Et dire que j’ai prévu de nous lever très tôt demain matin … je crois qu’on va se lever plus tard finalement.


mardi 13 mars: Escalante – Capitol Reef
Comme je le supposais hier soir, nous avons quitté le Ruby’s Inn plus tard que lors de mes prévisions initiales. Je pensais aller profiter du lever de soleil à Devil’s Garden, près d’Escalante (Utah, USA), mais nous nous contenterons de la lumière du matin. À Escalante, nous faisons un arrêt au Visitor Center pour vérifier l’état de la Hole-In-The-Rock Road et afin d’avoir quelques informations concernant l’accès à Zebra Slot. Aucun problème. Premier arrêt: Devil’s Garden. Ce site porte bien son nom tellement on a l’impression que des doigts sortent de terre. De plus, d’ici, la vue sur le Staircase est fascinante. Deuxième arrêt: Zebra Slot. Cette fois, il y a un peu de marche avant d’atteindre le site: 5 miles aller-retour. La petite rando est agréable et le paysage est splendide. Arrivé à Zebra Slot, ça se complique un peu. C’est très étroit et il faut adopter la marche à “l’égyptienne”, i.e. de profil … Un obstacle supplémentaire apparaît sous la forme d’une grosse pierre coincée à environ 1m. Je vais réussir à me hisser sur la pierre, non sans m’être explosé le tibia gauche dessus: ma souplesse légendaire! Camille me passe mon grand angle et mon trépied et décide de m’attendre ici avec les affaires. Une fois cet obstacle effacé, le reste du chemin est plus simple. Zebra Slot porte aussi bien son nom. C’est comme Antelope Canyon mais avec les parois zébrées et ondulées. Magnifique. Nous reprenons ensuite la Scenic Byway 12. Nous traversons successivement des paysages extrêmement variés: des zones arides, des montagnes enneigées, des forêts denses. C’est vraiment impressionnant. Nous arrivons en fin d’après-midi au Capitol Reef National Park et nous découvrons ses grandes parois rocheuses rouges. Nous n’allons passer malheureusement qu’une journée et demi ici, et comme 1 journée entière sera consacrée à Cathedral Valley, si c’est possible, nous ne devons pas trainer pour avoir un aperçu du parc. Nous partons directement faire la courte randonnée de Hickman Bridge afin de profiter d’une lumière plus chaude sur la Pectol Pyramid et sur Capitol Dome. Ensuite, nous nous arrêtons sur le site où d’anciens pétroglyphes ornent la paroi rocheuse. Puis, nous enchainons avec la Guilford Fam House. Et enfin, nous allons voir le coucher de soleil à Panorama Point. Je vous l’ai dit, la fin de journée était dense, et en plus, c’est le seul endroit où je n’ai pas réservé d’hôtel. Mais, à cette période de l’année, ce n’est pas le plus dur à trouver.




mercredi 14 mars: Cathedral Valley
Pour une fois, nous pouvons un peu dormir ce matin. Ce n’est pas la peine de nous presser car j’ai prévu de partir vers Cathedral Valley vers midi. Mais avant de tenter notre chance, nous passons par le visitor center de Fruita pour prendre connaissance de l’état de la route et du niveau de la Fremont River. En effet, pour atteindre la Hartnet Road que nous allons emprunter aujourd’hui, nous devons traverser une petite rivière avec notre super 4wd. La personne au visitor center nous informe que la route est praticable et que nous devrions facilement traverser la rivière au niveau du guet. Donc, c’est parti. Une fois arrivé au guet, j’avoue avoir un peu d’appréhension. Ce n’est pas comme si je traversais une petite rivière en voiture tous les jours. Nous suivons les conseils reçus au visitor center: rentrer dans la rivière, coller la rive droite et ensuite tourner à 90° vers l’autre rive. Tout se passe très bien, nous sommes de l’autre côté et nous allons commencer notre balade de 58 miles dans Cathedral Valley. Même si j’avais repéré les principaux sites sur le GPS, nous suivons le guide acheté au visitor center pour 2$. Nous passons par les multicolores bentonites hills. Nous nous arrêtons ensuite déjeuner au Lower South Desert Overlook. Nous profitons du silence et de la vue sur le monolithe Jailhouse Rock. Notre étape suivante est la randonnée qui va nous mener à un point de vue sur la Lower Cathedral Valley, et donc sur d’autres monolithes appelés Temple of the Sun et Temple of the Moon. Nous terminons notre journée en profitant du coucher de soleil sur Upper Cathedral Valley … enfin presque, étant donné que le soleil sera voilé par un énorme nuage. Et c’est aussi presque la fin de notre journée, car nous allons ensuite continuer notre route pendant 15 miles jusqu’aux fameux Temples. Nous allons dormir ici, juste en dehors du parc. Oui, nous allons dormir en plein milieu de nulle part, dans la voiture. Le Chevrolet Traverse s’avère être d’une taille parfaite pour deux adultes, nos 2 sacs de voyage et les courses qu’il nous reste. Nous rabattons les deux rangées de sièges arrière et nous nous installons pour dormir dans les 2/3 de l’espace dégagé.


jeudi 15 mars: En route pour Moab
Nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur les Temples, après une bonne nuit dans la voiture. Nous arrivons aux pieds du Temple of the Sun et nous avons la chance de voir le soleil rougir les 2 monolithes. Après quelques photos sur ce site pendant que Camille range la voiture, nous avançons vers le deuxième monolithe: Temple of the Moon. En dehors de quelques stratocumulus, le temps est une nouvelle fois magnifique. Il est temps de reprendre notre route en direction de la Highway 24. Nous faisons encore quelques arrêts pour prendre quelques photos. Cathedral Valley est un site magnifique, immense et d’une grande quiétude. J’avais des doutes quant à la faisabilité de cette étape au mois de mars, mais finalement, cela s’est très bien passé, et nous avons vraiment apprécié ce site. Sortis de Cathedral Valley, nous prenons la route vers Moab (Utah, USA) et décidons de faire escale à Goblin Valley. Nous n’y arrivons pas forcément au meilleur moment de la journée, d’un point de vue lumière évidemment, mais il est difficile de ne faire que des levers et des couchers de soleil. Protégés par de hautes parois, plusieurs champs de formations rocheuses en forme de champignons sortent de terre. Nous décidons de faire l’une des trois randonnées proposées et à notre grande surprise, elle nous conduit à l’extérieur de la zone “intéressante”, celle avec les grands champignons. La randonnée n’est pas inintéressante, mais je pense que dans ce parc, il est plus amusant de se balader au milieu de ce champ de champignons. C’est un parc très ludique, surtout pour les enfants. La rando terminée, nous descendons dans la vallée de Gobelins pour voir ces drôles de gnomes, de champignons de plus prêt. Nous reprenons ensuite la route vers Moab. Avant de trouver notre hôtel, nous prévoyons une petite rando mystérieuse dans Canyonland afin de trouver False Kiva. Le fameux site “confidentiel”. La randonnée nous conduit dans une zone boisée magnifique et aux odeurs agréables. Après quelques, enfin plusieurs, hésitations, nous rejoignons à priori le bon chemin. A moins d’1km de l’objectif, nous vérifions l’heure afin de ne pas effectuer le chemin retour, non balisé, dans le noir. Il est, semble-t-il, 18:30 et nous décidons de faire demi-tour afin de regagner la voiture et pouvoir assister au coucher du soleil depuis un autre point. Le chemin trouvé pour la Kiva, nous saurons le retrouver demain. Arrivé à la voiture, l’horloge indique 17:50 … nous n’avions pas changé nos montres depuis Vegas et nous nous sommes plantés! Nous sommes des boulets! Tant pis, nous verrons demain. Nous saisissons cette malchance pour repasser à Mesa Arch, Green River Overlook et Grand View Point: un peu de repérage pour l’expédition matinale de demain. Arrivés à l’hôtel, c’est la course à la douche! Nous en avions bien besoin … Pour notre retour à la civilisation, nous décidons d’aller diner dehors pour une fois. Nous hésitons entre la brewery et le resto italien. Nous avions essayé les 2 il y a 3 ans. Notre choix se porte sur le resto italien, dont j’ai un excellent souvenir de leur pizza. Ce sera une pizza pour moi, des linguini à tomber pour Camille, et évidemment une bonne pinte de bière locale pour faire passer tout ça! Après cette belle journée, nous pouvons aller nous coucher, surtout que je vais me lever très tôt demain matin.


vendredi 16 mars: Canyonland / Arches
C’est reparti pour un lever de soleil, cette fois à Mesa Arch: un classique. Debout 5h45 et départ 6h afin d’être sur le site à 7h. Il y a souvent du monde sur ce site pour le lever de soleil et les places sont chères pour poser son trépied. Je laisse Camille dormir. Lorsque je j’arrive sur le site, en m’éclairant de ma lampe torche, afin d’éviter de me casser la gueule, il y a déjà une personne. C’est un Californien et c’est sa « première fois », comme moi. Petit à petit, le site se peuple. Et effectivement, 10 mn avant le lever, il y a une rangée de trépieds en face de Mesa Arch. Il y a également une deuxième rangée de personnes sans trépied. Le soleil se lève et c’est parti pour le crépitement des appareils photos. Tout l’intérêt du site réside dans le fait que le dessous de l’arche rougisse en voyant apparaître le soleil: c’est mignon! Je continue ensuite mon périple photos matinales dans Canyonland par Grand View Point et Green River Overlook. Il n’y a quasiment personne sur les sites à cette heure-ci. Je repars vers Moab aux environs de 9h30 et j’arrive comme prévu vers 10h15 afin de me doucher et d’aider Camille à ranger les affaires dans la voiture. Depuis hier, le tendon d’Achille de ma cheville gauche commence à me faire mal. Il semblerait que mes chaussures de rando, que je n’ai pas mise depuis 9 ans, me mâche la cheville. Et en plus, je les porte constamment (sauf pour dormir, pour les petits malins) depuis le début du voyage. Les clés de la chambre rendues, nous repartons vers Canyonland pour essayer d’atteindre aujourd’hui cette fameuse Kiva. Arrivés au départ du trail, je remets mes chaussures de rando que j’avais quitté hier soir car ma cheville commençait à tirer. Ce n’est pas brillant: j’ai du mal à marcher avec … que faire … je ne vais pas continuer à m’abimer la cheville alors qu’il reste plus de 2 semaines de voyage et de nombreuses randos. Nous prenons la décision de ne pas faire cette rando, ni celle menant à Delicate Arch (rando que Camille n’aime pas trop de toute manière). Un peu déçu, nous quittons Canyonland pour basculer dans le parc des Arches. Nous déjeunons en face de Balanced Rock avec en arrière plan les montagnes La Sal enneigées. Le vent commence à vraiment se lever et je dois constamment faire attention à mon trépied … Nous faisons l’autre rando vers Delicate Arch. Cette randonnée ne nous amènera pas au pied de l’arche comme il y a 3 ans, mais en revanche, elle nous permettra de voir l’arche de derrière. D’ailleurs, à cette période de l’année, je ne pense pas que le côté « classique » de l’arche bénéficie d’un bon ensoleillement, alors que sa face arrière est bien éclairée. Ca change de la dernière fois, et c’est moins dur! Un dernier arrêt photo pour recapturer les pétroglyphes de Wolfe Ranch. Mes photos d’il y a 3 ans de ces pétroglyphes ne sont pas nettes, et tant que je suis là, autant en refaire de bien nettes. Nous quittons le parc des Arches, après cette rapide incursion. Retour vers Moab. Il est évident que je ne vais pas pouvoir continuer le voyage en utilisant mes chaussures de rando actuelles. Donc on va essayer de me trouver des chaussures de trail, style Salomon XT Wings, comme celle que j’ai déjà, et qui sont restées à Paris. De toute manière, je dois les changer. Vous pensez que cela va être simple, surtout dans une ville comme Moab, pas si petite et où le sport (VTT, Trail, …) est omniprésent. Et bien détrompez vous, c’est la galère. Nous faisons 3 magasins avant que Camille en trouve un qui vende des Salomon. Pas de XT Wings mais des X Ultra, très confortables, dont je vais me contenter. Nous pouvons continuer un peu plus rassurés pour les randos à venir. Nous prenons la route vers Blanding (Utah, USA) pour y passer la nuit.



samedi 17 mars: De Blanding à Page
Il est 6h et il est temps de se lever, car encore une fois, une grosse journée nous attend. J'ai l'impression de répéter cette phrase tous les jours depuis que nous sommes arrivés ... Heureusement que ce sont les vacances! Notre première étape est Road Canyon où une randonnée doit nous emmener vers Fallen Roof Ruin, ancienne habitation indienne. Nous engageons le 4wd sur la piste qui mène au début du chemin de randonnée. Entre la neige glacée, la boue et le sable, on repeint un peu (trop) le véhicule … enfin, nous signons le registre, nous nous acquittons des droits d’entrée (2$ par personne) et nous commençons la rando. Encore une fois, le chemin n’est pas très clair et nous montons trop haut: il faut éviter de suivre bêtement les cairns. Nous redescendons et nous finissons par trouver l’habitation en question. C’est tellement petit, que je me demande si nous n'avons pas trouvé le village des Schtroumpfs! Sur le chemin du retour toujours un peu enneigé, nous nous pressons un peu plus, le ciel devenant de plus en plus menaçant. Je ne tiens pas à vérifier si ce qu’il y a d’écrit sur le panneau passé à l’entrée indiquant “chemin mouillé impraticable ” est vrai. Finalement, nous rattrapons la route principale sans problème et nous nous arrêtons prendre un petit thé chaud afin de nous remettre (quel achat judicieux ce thermos!). Nous repartons en arrière sur la route afin d’aller cette fois faire la rando dans Mule Canyon. Vous me direz, pourquoi ne pas l'avoir faite à l'aller: pour des raisons de lumière et donc de photo! Cette rando nous mène vers House on Fire, encore des habitations indiennes. Merci "Photographing the Southwest". Nous reprenons la route dans le sens inverse, i.e. nous repartons vers Road Canyon. Ca donne le mal de mer, non? Direction Valley of the Gods. La route s’arrête d’un coup pour devenir une piste en zigzag descendant le canyon, c’est Mokey Dugway. De là haut, nous voyons l’immensité du territoire et peut être même Monument Valley. Dans Valley of the Gods, qui ressemble à Monument Valley en moins impressionnant, nous circulons sur un chemin de terre une bonne heure. Le ciel est très nuageux, et cela écrase un peu l’horizon. Donc, nous ne sortons pas vraiment emballé de ce site. Ensuite c’est direction le Gooseneck de San Juan. Pour ceux qui connaissent Horseshoe Bend, c’est dans le même style, mais un peu moins photogénique pour moi. Mais, je ne suis peut-être pas bon juge tellement j’aime Horseshoe Bend. Nous restons juste le temps de faire quelques photos pendant que Camille fait une sieste réparatrice. Nous continuons notre chemin en passant à côté de Monument Valley. Nous nous arrêtons juste le temps de prendre un cliché très classique. Le vent souffle fort entraînant derrière lui ces amas de brindilles que l’on voit souvent dans les westerns. Puis nous arrivons à Page (Arizona, USA) où nous retrouvons nos petites habitudes.



dimanche 18 mars: The Wave
Aujourd’hui, nous sommes le Dimanche 18 Mars. Vous allez me dire: « Oui, et alors? ». Je vais vous répondre simplement que nos 3 semaines de vacances dans l’Ouest des USA sont construites autour de ce jour ô combien important. En effet, c’est aujourd’hui que nous devons aller voir le fabuleux site de the Wave! J’ai eu la chance d’être tiré au sort en participant à la loterie sur internet, et nous avons donc cette fois 2 permis. Camille, qui avait obtenu un seul permis sur place il y a 2 ans, et qui me l'avait donné, va enfin pouvoir admirer ce site avec moi. En théorie, c’est simple. Dans la pratique, c’est plus compliqué. En effet, depuis plusieurs jours, je regarde les prévisions météo dans la région de Page et Kanab (Utah, USA), et elles ne sont pas vraiment bonnes pour Dimanche et Lundi. Pas de chance. Et ce matin, les prévisions se confirment: il neige à Page. Oui, oui, il neige, et la neige tombe fort. Nous essayons d’appeler les centres BLM notés sur notre permis mais personne ne répond. Hors de question de se laisser abattre: commençons par un bon petit déjeuner hivernal avec du bacon, des œufs brouillés et des toasts. L’estomac calé, nous prenons la route pour voir si l’un des bureaux des rangers est ouvert. Nous voulons savoir dans quel état est la route pour accéder au début du Wire Pass Trailhead. Mieux vaut être prudent. Premier stop à Big Water, fermé. Deuxième stop à la petite Paria Station sans trop y croire: bingo, elle est ouverte! La jeune ranger adorable nous confirme que nous pouvons y aller, et, en revanche, de faire attention au verglas qui pourrait vite arriver. Tranquillisés, nous reprenons la voiture, excités de pouvoir y aller et un peu nerveux pour la route. Nous arrivons au parking sans problème, notons notre passage sur le registre et partons vers le site mythique: il est environ midi. Il semblerait que nous ayons une fenêtre de tir car le ciel se veut un peu plus clément pour l’instant. Donc, nous ne trainons pas en route et nous nous dirigeons directement vers The Wave, sans passer par la case Lace Rocks comme je l’avais fait il y a 2 ans. 1h30 plus tard nous y sommes. Le chemin n’est pas vraiment balisé mais le feuillet des rangers est assez précis. La randonnée est relativement accessible mais la dune de sable à la fin est un peu raide. Et après… oh merveilleuse nature, les stries de couleurs dans la roche sont magnifiques, le site spectaculaire! Nous y restons un peu plus d’une heure et demie avant de partir vers la deuxième Wave. Là, le vent se lève vraiment. On commence à prendre conscience de ce que “rafales à 60 km/h” signifie! Le ciel s’obscurcie aussi très rapidement … Il est temps d’accélérer le mouvement, et de repartir à la voiture. Nous ne serons restés que 2 heures sur le site, et je n’aurai pas pu, encore une fois, grimper sur Top Rock. Mais, il me semble que ce n’est pas le moment de prendre des risques: nous avons vu l’attraction majeure. Nous reprenons notre chemin et à environ 30mn de la voiture, la neige arrive rendant notre visibilité et notre avancée plus difficiles. Arrivé à la voiture, nous reprenons la House Rock Valley Road, et je ne traine pas en route. Pas le temps de fignoler. La neige tombe de plus en plus fort et je ne tiens pas à rester bloqué sur la route, même si nous avons les duvets, les matelas, de la nourriture et de l’eau dans le coffre. Enfin, nous arrivons sur la route goudronnée, rassurés! Nous repartons vers Page et, en chemin, nous faisons un petit arrêt photo près de Lake Powell. Nous rentrons nous réchauffer avec un thé et des cookies. À la vue des prévisions météo pour demain, qui ne sont pas très bonne encore, nous décalons notre excursion à Coyote Buttes South à mardi. En effet, j’ai 2 permis, un pour lundi et un pour mardi, et le temps devrait être plus clément mardi. Pour bien finir cette soirée et vu que demain c’est relâche, nous allons au cinéma à Page. Nous avions trouvé cela sympa, il y a 2 ans, et cela l’est encore. Nous allons voir « John Carter », du roman d’Edgar Rice Burrough, qui a été en grande parti tournée dans la région, à la Paria Movie Set et au Lake Powell. C’est assez sympa de voir ces superbes paysages dans le film. Un bon moment! Demain, c’est repos. Donc, à priori, pas de photo, car nous allons glander, faire de la lessive, glander, et enfin … glander! Les vacances!



mardi 20 mars: White Pocket / Coyote Butte South
Après une journée de repos bien méritée, nous allons avoir aujourd’hui une journée bien chargée: White Pocket, Cottonwood Cove et Paw Hole. N’ayant pas pu utiliser notre permis pour Coyote Butte South hier, nous allons utiliser notre deuxième permis aujourd’hui. J’ai bien fait d’en prendre 2 … Nous avons rendez-vous avec Steve et Susan du Paria Outpost & Outfitter à 8h30, heure de l’Utah, i.e. 7h30 heure de l’Arizona, notre référence actuelle. Nous allons donc nous lever une fois de plus à 6h! Depuis plusieurs semaines, je suis en contact avec Kurt, qui nous avait servi de guide la dernière fois et qui travaille avec Steve et Susan, pour préparer cette journée. Malheureusement, étant donné que nous avons dû décaler cette excursion, nous ne verrons pas Kurt aujourd’hui. Nous partons avec Steve aux environs de 8h30 comme prévu. La tempête de neige est passée, il fait un temps magnifique! Comme Dimanche, nous reprenons la House Rock Valley Road, mais avec le 4wd de Steve. Rien avec voir avec notre voiture, et heureusement! Je n’ai pas dû le préciser, mais la House Rock Valley Road est un chemin non goudronné, quelque peu cabossé à certain endroit, mais sur lequel une voiture « normale » peut rouler. En revanche, pour aller à White Pocket, notre premier arrêt de la journée, nous empruntons une piste. Je vais faire la différence entre chemin et piste. Ici, la piste, c’est du sable, des gros cailloux, des zones rocheuses, du sable, des gros cailloux, … Vous m’avez compris, je suis bien content de ne pas avoir à prendre notre voiture de location pour rouler là-dessus, et je suis encore plus content que ce soit Steve qui conduise! Nous arrivons à White Pocket aux environs de 10h. Il n’est pas nécessaire, à l’heure actuelle, d’avoir un permis pour visiter cette zone. Il faut juste un bon 4wd et surtout savoir le conduire. White Pocket est surement l’un des endroits préféré de Camille, qu’elle appelle le grand cerveau. Comme le laisse entendre son nom, ce site est majoritairement blanc. En fait, sous la première couche de roche blanche se cachent d’autres couches de couleurs: rouge, orange, jaune. La roche semble avoir été torturée: elle fait des vagues, des boucles. Nous passons 3h sur ce site et nous n’avons vraiment pas vu le temps passer. Nous partons ensuite en direction de Cottonwood Cove, qui est à 45 mn de voiture. Après une courte pause pour déjeuner, nous attaquons la visite de Cottonwood Cove. Cette fois, pas de première couche blanche, nous avons immédiatement droit aux couleurs: jaune, orange, rouge, violet, rose … Des drapés violets viennent couvrir la roche orange. C’est de toute beauté, et étant donné qu’il est environ 16h, le soleil commence à réchauffer ces couleurs: c’est encore mieux ! Encore une fois, nous passons quasiment 3h dans cespaysages extraordinaires. Il est temps de filer vers notre dernière étape: Paw Hole. Nous n’allons pas explorer en profondeur ce site, mais nous allons nous en approcher un peu plus que la dernière fois. Paw Hole, c’est un ensemble de cônes ou teepees, d’un orange tirant sur le rouge. Et avec le soleil qui se couche, les teepees sont de plus en plus rouge. Cette journée nous donne un aperçu complémentaire de celle que nous avions eu il y a 2 ans. Et je vous garantis que si vous passez dans la région, c’est une journée à planifier … et dans ce cas, n’hésitez pas à passer par le Paria Outpost & Outfitter, vous passerez une excellente journée en leur compagnie!



mercredi 21 mars: Coal Mine Canyon / Horseshoe Bend
Je ne sais pas si c’est la journée d’hier, mais ce matin, c’est vraiment difficile. Nous prenons notre temps, et décidons d’aller faire un tour jusqu’à Coal Mine Canyon, à côté de Tuba City (Arizona, USA), en début d’après-midi. Nous partons donc aux environs de 12h30 et nous arrivons 2h plus tard. Les zones habitées que nous avons passées nous rappellent que notre mode de vie et notre environnement est bien différent des indiens vivants dans la réserve. En suivant les indications que j’ai trouvées sur différents sites, nous trouvons l’entrée de Coal Mine Canyon. Nous nous garons et marchons un peu autour du canyon. Nous ne pouvons y descendre, du moins depuis là, et puis, je crois qu’il faut un permis. Je ne sais pas si nous sommes à l’endroit le plus photogénique du canyon mais les couches colorées sont assez impressionnantes: blanc, noir intense, orange, rouge puis marron. Après une courte balade nous reprenons la voiture pour essayer d’aller vers un autre point de vue, là où les zigzags colorés sont plus visibles. Nous voilà partis sur une piste qui n’a pas dû voir de véhicule depuis bien longtemps! Du coup, étant donné que la route est un enchainement de boue et de sable, il est assez difficile de conduire dessus, voir peu prudent par moment. Après 500 mètres, nous décidons de rebrousser chemin, la piste devenant de plus en plus imprévisible. Il serait dommage de rester coincés ici, surtout que cela nous couterait cher pour nous sortir de ce pétrin! Nous rebroussons donc chemin vers la vraie route. Là, nous essayons de trouver une autre entrée: sans succès. Nous décidons donc de revenir vers Page et de nous arrêter à Horseshoe Bend. Il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes, et pourtant nous sommes au mois de mars. Je n’ose imaginer ce que cela doit être pendant la haute saison. Peut-être le panneau indiquant le lieu sur la route principale et les quelques aménagements faits sur le site y sont pour quelque chose. Nous y restons quelques heures, histoire de profiter du lieu et de faire quelques photos au coucher du soleil. C’est agréable mais je regrette le coucher de soleil de la veille, beaucoup plus impressionnant, grâce aux nuages. Comme le dit Camille, nous devons nous réjouir de ce que nous avons pu voir et c’est vrai que nous avons de la chance, le soleil était au rendez-vous aujourd’hui et le lieu est magnifique.

jeudi 22 mars: Antelope Canyons
Ce matin c’est un peu grasse mat: nous avons réservé le Photography Tour pour Upper Antelope à 10h30. Le tour se fait avec un des opérateurs Navajo opérant depuis Page. Nous sommes chargés à l’arrière du pick-up avec 6 autres personnes. Un petit mot sur notre moyen de transport: il est 10h30 précises et on se rend compte qu’un des pick-up ne démarre pas. Les autres groupes prennent la route et là, on se dit “tu vas voir avec notre chance, il est pour nous celui-là!”. Le conducteur de l’engin en panne passe un coup de fil et un gros 4wd arrive. Rassurés? Pas du tout! Ils sortent les pinces et font démarrer l’engin qui lâche un nuage noir épais! Bon là, on se dit que c’est bon mais non, il part faire de l’essence … Patience. La route vers Upper Antelope assez rapide: environ 15mn avec 3 miles dans le sable à fond les ballons durant lesquels il vaut mieux fermer la bouche et les yeux! On arrive enfin à l’entrée où il y a déjà pas mal d’autres 4wd : même au mois de Mars, il y a du monde. Nous avions déjà visité Lower Antelope Canyon mais c’est notre première fois ici. A notre arrivée le canyon est très sombre. Nous sommes venus pour les célèbres rayons de lumière donc on espère en avoir un ou deux. Nous passons les autres groupes pour avancer plus profondément dans le Slot. La lumière est toujours très faible et on oublie vite les 22 degrés qu’il fait dehors … petit à petit on revient en arrière et voilà, nous avons notre premier rayon de lumière. Bon, il y a du monde alors c’est un peu la course dans le canyon. On aura de la chance avec deux rayons supplémentaires. Et dire que ce n’est pas la haute saison. Ça m’impressionne. De retour à Page, nous récupérons la voiture et nous repartons vers Lower Antelope. Nous en gardons un très bon souvenir. Lorsque nous arrivons, il n’y a que quelques voitures. Et nous allons avoir la chance de nous balader pendant 2h dans le canyon, sans guide, et en ne croisant quasiment personne. Franchement c’est très agréable. Globalement, nous préférons ce Canyon. Ensuite c’est retour au motel, déjeuné dans le jardin, discussions avec le gérant et direction Wahweap Marina au bord du lac Powell. L’entrée payante est inclue dans le National Park Pass donc nous en profitons. Depuis la route, nous longeons le lac vers la marina. C’est assez joli et Camille se demande encore comment c’était avant, avant que l’eau envahisse la zone. Nous avons l’impression que le niveau de l’eau a encore baissé, ce qui nous amène à réfléchir à l’utilisation par notre société de l’or bleu … surtout Las Vegas! A la marina nous prenons deux bonnes glaces, que, pour une raison inconnue, la serveuse nous offre (non, elles ne sont pas périmées). Nous nous installons sur les transats, au bord de la piscine avec vu sur le lac. Le soleil étant de la partie, nous passons une fin d’après-midi des plus agréables! Le soleil couché, nous repartons vers Page où nous allons essayer le Fiesta Mexicana, histoire de vérifier si les commentaires postés sur Trip Advisor sont corrects.


vendredi 23 mars: Edmaier’s Secret
Nous arrivons presque à la fin de notre séjour à Page, déjà! Ce matin, levé raisonnable à 8h. J’essaie de nettoyer mon capteur après avoir changé d’objectif à l’intérieur d’Antelope Canyon hier… et oui, je sais, ce n’était pas à faire avec toute cette poussière! Pour la troisième fois, nous reprenons la House Rock Valley Road. Nous allons cette fois nous promener à un endroit appelé Edmaier’s Secret, site que j'ai évidemment découvert sur ce fantastique forum. Nous nous garons au départ de la randonnée pour Buckskin Gulch. Le permis s’achète sur place pour $6 par personne. La rando commence doucement, 4 miles essentiellement dans le lit d’une rivière, avec pas mal de sable, c’est un peu meuble mais on avance. Ensuite, c’est un peu plus l’aventure, car j’ai récupéré quelques informations sur Internet, mais est-ce que cela sera suffisant? Nous quittons la rando qui mène à Buckskin et nous nous dirigeons vers les Brain Rocks. L’un des objectifs du jour, c’est de trouver des Lace Rocks car je n’ai pas pu montrer à Camille ceux que j’avais vu sur le chemin menant à The Wave. D'après le GPS, les points que nous recherchons semblent être plus haut alors c’est parti, nous commençons à monter, puis à escalader. Nous faisons une pause une fois arrivée au-dessus des Brain Rocks. De là, nous pouvons voir que certaines portions du paysage ressemble très fortement à White Pocket. Nous continuons notre montée. La vue est vraiment magnifique: on retrouve maintenant certains paysages de Coyotte Buttes South, de vrais similarités au moins. Nous trouvons ensuite quelques Lace Rocks (YES!!!) et des stries colorées dans la roche faisant penser à The Wave. Le site tient bien ses promesses, c’est superbe! Nous repartons vers 15h, un peu fatigués des montés et descentes nécessaires sur ce site. Une fois descendus, on se rend bien compte qu’en prenant à gauche de la formation centrale, l’ascension est BEAUCOUP plus simple …C’était pour le fun et parce que Camille adore tellement les pentes raides! Retour vers 16h à notre véhicule, on traîne un peu sur la route pour prendre encore quelques photos de ces couleurs si fascinantes que prend la roche. Une fois à Page, après une bonne douche, une bonne session lessive pour Camille et rangement des sacs pour moi, nous dînons et nous partons au cinéma local (et oui, encore) pour aller voir the Hunger Games. Et voilà, c’est notre dernière journée à Page, demain on reprend la route vers de nouveaux horizons, avec un peu de tristesse pour ma part, car j'aime beaucoup cette petite ville et son environnement …


samedi 24 mars: Grand Canyon
Nous partons vers 9h de notre motel. Nous faisons un stop au Safeway pour acheter un peu de nourriture pour nos sandwichs, et nous nous prenons 2 boissons au Starbucks pour déjeuner! Avant de quitter définitivement Page, nous faisons un dernier arrêt à Horseshoe Bend pour que je puisse prendre encore quelques photos. On ne devrait pas revenir de si tôt à Page, donc j’en profite! Depuis Page, nous mettons environs 2h30 pour rejoindre le Parc National du Grand Canyon. Je ne me souvenais pas que la végétation fût aussi présente sur cette rive aussi. La ranger qui nous accueille à l’entrée du parc est très sympa: en montrant mon passeport, elle essaie de nous parler en français. Elle nous explique qu’elle essaie d’apprendre le français toute seule et Camille lui montre son petit bouquin pour apprendre l’allemand. C’était assez rigolo comme situation. Vu que nous sommes entrés par le côté est du parc, notre premier arrêt est à Desert View. C’est la journée de l’archéologie aujourd’hui dans le parc, donc de petites randonnées sont organisées avec des rangers, des chercheurs et des universitaires. Camille demande donc les dispo au premier visitor center: sans succès. Nous trainons un peu autour de la Watchtower. Je trouve le point de vue que je recherche mais le ciel nuageux donne un aspect voilé et je décide de prendre des photos plus tard dans l’après midi. Nous partons donc vers notre hôtel. Pas de chance, la chambre n’est pas prête, il faudra revenir à partir de 16h. Nous grignotons un morceau en attendant, vérifions les prévisions météo et repartons en direction de Desert View afin de nous arrêter aux différents points de vue. Le canyon est très impressionnant, ses proportions sont au-delà de ce que nous pouvons voir. Nous devinons les quelques rapides de la Colorado River, rien d’impressionnant depuis ici … sauf que l’une des pancartes stipule qu’il peut y avoir des creux jusqu’à 3m! Nous retournons donc à la Watchtower pour faire les photos que je n’ai pas pu faire un peu plus tôt. Et ensuite, nous repartons à l’hôtel, récupérer notre chambre et déposer nos affaires, avant de nous diriger vers Hopi Point pour le coucher de soleil. Nous utilisons la navette pour nous y rendre. Très pratique ce système de navettes au sein du parc, un peu comme à Zion. Pas de chance, le coucher n’est pas fantastique, il y a trop de nuage épais! On ne peut pas dire que je sois très chanceux avec mes couchers de soleil pour l’instant. Bon, ça ira pour aujourd’hui, nous posons nos affaires et nous décidons d’aller faire un tour au resto, histoire de changer de notre ordinaire. Direction le Arizona Room: ils font des steaks et je crois que nous commençons à développer une petite carence en viande. Je prends un énorme steak et Camille, qui n’aime pas trop la viande, fait de même: c’est pour dire! Au passage, la viande est excellente!


dimanche 25 mars: Road 66
Ce matin, nous allons continuer un peu notre visite « touristique » de la rive sud du Grand Canyon. Nous quittons l’hôtel vers 9h, et après avoir pris un thé à emporter à la cafétéria, nous nous dirigeons vers Yavapai Point. Nous allons faire la petite balade qui va de Yavapai à Mather Point. Cela me permet de prendre d’autres points de vue du Canyon. A Mather Point, nous prenons le navette, ligne orange, pour aller bien plus loin: Yaki Point. Globalement, nous passons 2 bonnes heures à nous promener le long du Canyon. Il commence à y avoir du monde, mais ce n’est pas encore insupportable. Ça doit quand même être l’usine pendant la haute saison. Lorsque j’ai planifié le voyage, j’avais prévu de faire le premier tronçon de la South Kaibab Trail, qui n’est pas trop long. Mais depuis hier, Camille se ressent d’une cuisse (contracture ?), et vu que nos deux journées suivantes vont être un peu plus sportive, nous abandonnons l’idée de faire cette rando. Nous partons désormais en direction de notre étape intermédiaire: Seligman (Arizona, USA). Pourquoi étape intermédiaire? Tout simplement, car demain matin, nous devons aller à Supai, village indien au fond du Canyon. Il y a environ 3 ou 4 heures de descente, et l’idéal est de partir tôt pour profiter de l’après-midi sur place. Le rapport avec mon étape intermédiaire? Seligman est la ville la plus proche (enfin presque) avant de rejoindre le départ de la rando pour Supai. Pour ceux qui connaissent le film d’animation de Pixar, Cars, Seligman n’est rien d’autre que l’inspiration de la ville de Radiator Springs! C’est donc une étape folklorique intéressante. Et, en effet, même si la ville semble un peu à l’abandon, nous passons une bonne après-midi au milieu des anciennes voitures américaines qui, pour certaines, apparaissent dans Cars. Je vais aussi, pour une fois (et peut-être pas la dernière) mettre un petit mot sur notre chambre d’hôtel. Nous avons réservé au Canyon Lodge. Lorsque Camille va faire le check-in, elle se rend compte que l’un des managers de l’hôtel, n’est pas américain … plutôt allemand. Evidemment, elle continue la conversation dans la langue de Goethe … enfin, presque. Nous avons la chambre Harley-Davidson (chaque chambre a un thème). Et bien, franchement, c’est l’une des plus jolies (décorée avec goût) et plus propre chambre de motel que nous ayons eu. C’est une excellente surprise, et si vous devez dormir dans le coin, n’hésitez pas. Rapport qualité/prix imbattable! Enfin, en discutant avec le manager, nous apprenons que la route qui mène au Hualapai Hilltop (départ de la rando pour Supai) est désormais entièrement goudronnée et qu’il nous faudra environ 1h30 pour y aller depuis Seligman. J’avais prévu 2h30: c’est 1h de sommeil en plus!


lundi 26 mars: Supai
Debout aux environs de 6h30, car nous allons essayer de partir avant 8h. Cela nous laisse le temps de prendre notre petit-déjeuner (inclus) au motel pour une fois. Maintenant, je vais vous reparler météo … Comme d’habitude, je regarde la météo tous les jours. Et comme la semaine dernière, depuis 3 jours, le National Weather Service annonce pour ce lundi matin, 30% de chance de pluie, neige et vent. Super pour faire la descente de 13km vers Supai. Et bien, ce matin, nous sommes dans les 70% de beau temps, et vraiment, ça tombe bien. Nous partons donc rassurés. Nous faisons un peu d’essence et en route pour le village de Supai (Arizona, USA). Ce village se trouve en bas d’un canyon et abrite environ 650 personnes qui vivent essentiellement du tourisme. Tourisme rendu possible grâce à leurs joyaux: de magnifiques chutes d’eau. Il est possible d’accéder au village à pied, ce que nous allons faire, à dos de mulets, attention aux fessiers fragiles, ou par hélicoptère, attention au porte-monnaie sensible. Nous mettons 3h pour descendre … sans traîner: Camille adore le rythme effréné! La rando commence par une succession de lacets, avec pas mal de cailloux et de gravillons, le long de la falaise, ce qui doit nous permettre de descendre les 2/3 du dénivelé sur une très courte distance. Ca va être sympa à remonter. Il y a un peu d’ombre par endroit, de la verdure et vers la fin du chemin, nous longeons la petite rivière qui alimente les chutes. Nous arrivons au village que nous reconnaissons grâce l’odeur des animaux (chevaux, mules et ânes) et le désordre environnant. Nous prenons notre clé au Lodge, grignotons un morceau au frais et partons avec nos sacs à dos, enfin allégés, vers les chutes. Les chutes sont assez loin du village, à environ 3 et 4 km. La première chute que nous voyons, Lower Navajo Falls, est surprenante par sa végétation et son enchaînement de petites chutes: le lieu est extrêmement reposant! Nous continuons notre descente pour rejoindre Havasu Falls, la chute la plus connue avec ses bassins turquoises. Même modifiée par les dernières inondations, la chute reste superbe! Mais il est regrettable que les abords ne soient pas mieux entretenus. Enfin nous traversons le camping pour atteindre Mooney Falls: des trois, c’est la plus impressionnante par sa hauteur mais c’est aussi peut être la plus difficile à saisir. Après avoir passé du temps à prendre des photos des 3 chutes, nous repartons vers le village. Ne chercher pas à acheter quelque chose après 18h, tout est fermé! Heureusement nous avions de quoi manger et boire alors ça ira pour ce soir. Fatigués, nous retrouvons le Lodge pour une bonne douche. Attardons nous un peu sur la chambre maintenant … Nous avons réservé cette chambre longtemps à l’avance, et elle coûte la bagatelle de $145, sachant qu’il n’y pas de tv, pas de micro-onde, pas de frigo. Mais, tout cela, on s’en passe facilement, même si à ce prix, on s’attend à un certain confort. Ce qui est plus embêtant, c’est que la chambre n’est pas vraiment propre. Les draps sont propres, pas de problème. Mais c’est à peu près tout. Encore une fois, c’est très très cher pour la prestation. Maintenant, l’apothéose! Après dîner, je m’assois sur le lit et je soigne ma cheville en me passant de l’arnica. Je remets mes chaussettes, car il ne fait pas très chaud (pas de chauffage). Je m’apprête à me relever, et là, je vois un truc me passer entre les jambes. Stupeur, c’est un scorpion! Oui, un vrai scorpion, tout mignon avec sa queue en l’air, dans notre chambre, sortant de derrière notre lit! Ça calme un peu. Le scorpion est allé se poser au pied du deuxième lit. Le temps de reprendre mon souffle, d’enfiler mes chaussures, et le scorpion est mort. J’ai quand même dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour l’achever. Je ne sais pas si la piqûre de ce scorpion était dangereuse, mais je ne tenais pas à le savoir! Du coup, alors que nous tombions de sommeil à 20h45, plus personne n’a envie de dormir. Nous allons passer une longue nuit, une très longue nuit … très très très longue nuit: interminable. Décision unanime: nous partirons tôt demain matin.



mardi 27 mars: De Supai à Moapa
Après cette longue nuit de sommeil, très réparatrice, nous sommes prêts pour à quitter les lieux vers 7h15. Départ à la fraiche pour remonter à la civilisation. Comme je vous l’ai dit lors du post précédent, nous avons mis 3h pour descendre, sur un rythme assez soutenu. Je ne sais pas combien de temps nous allons mettre pour remonter, mais avec nos sacs à dos bien chargés, je pense que ça va être difficile. Finalement, nous arrivons au sommet après 3h45 de marche et de nombreuses pauses. Je ne pensais vraiment pas que nous mettrions moins de 4h. Tant mieux, nous aurons plus de temps pour nous reposer ce soir. A noter, quand même, que sur la fin de la rando, nous avons fait la course pour ne pas être doublés par les mulets chargés de valises. Un peu de fierté quand même! Il est temps de reprendre la route vers Moapa Valley (Nevada, USA), en passant par Hoover Dam. C’est un petit bout de chemin qui va nous faire quitter l’Arizona pour retourner dans le Nevada. Premier arrêt en route pour un gros burger avec des curly fries (frites enroulées), dans un « Jack in the Box » (fastfood que l’on trouve sur la côte ouest des USA … il ne me semble pas en avoir vu du côté de NYC ou de Boston). Camille avait mis cette étape « curly fries » sur sa to-do liste. Ca fait du bien et nous en avons un peu marre des sandwichs. Deuxième arrêt au Hoover Dam. Nous sommes impressionnés par la capacité des américains à transformer n’importe quoi en une attraction. Car ce barrage est devenu une vraie attraction avec parking payant, visite guidée payante, souvenir, resto, … Énormes les Ricains! Le barrage est quoi qu’il en soit un beau et impressionnant monument, avec une architecture art-déco. Notre petite visite, gratuite, réalisée, nous partons vers Moapa Valley où nous allons passer 2 nuits. Nous passons prêt de Las Vegas (notre dernière destination) et longeons le lac Mead pour rejoindre Moapa Valley. Encore une fois le pass pour les parcs nationaux nous rend service, car il nous permet de rentrer dans la zone du lac Mead sans payer! La région est beaucoup plus verte que nous ne l’aurions pensé. Nous arrivons à l’hôtel, bien plus tôt que prévu, et pouvons nous installer pour deux nuits. Demain: Valley of Fire.
mercredi 28 mars: Valley of Fire
J’ai découvert ce State Park (non inclus dans le pass des national parks, mais qui coute $10 pour la journée) en lisant les récits d’autres voyageurs sur ce forum, alors merci à eux. Et bien, je vous conseille VIVEMENT ce parc. Mais revenons au récit de la journée. J’ai planifié cette journée extrêmement précisément. Encore plus que d’habitude, et ceux qui me connaissent bien savent ce que cela signifie. Et pour planifier la journée aussi précisément, j’ai utilisé le guide de Steffen Synnatschke, qui n'est pas très cher, qui est très précis et qui est illustré par de magnifiques photos. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous décrire dans le détail ce que nous avons fait, ce serait long et fastidieux. Nous avons commencé cette journée à 8h et nous l’avons terminée à 19h30, après le coucher du soleil. Les choses importantes à savoir sont les suivantes:Il y a un grand nombre d’arches. Cela ne remplace pas Arches National Park, mais si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Moab, c’est quand même un excellent lot de consolation.Il y a des zones (à trouver) où la forme et la couleur des roches m’ont vraiment fait penser à Coyote Butte South. Bon, encore une fois, pour ceux qui n’iront pas jusqu’à Page ou qui ne peuvent se payer les services d’un outfitter, ce parc est encore un joli lot de consolation.Enfin, il y a une Wave. Alors, évidemment, ce n’est pas The Wave (Coyote Butte North), mais cette wave s’appelle Fire Wave, et elle est vraiment magnifique, surtout au coucher du soleil.Je n’ai pas d’action dans le parc, je ne suis pas payé par l’état du Nevada, mais, il serait vraiment dommage de passer à Vegas, et de louper ce parc. Vous l’avez compris, nous avons adoré ce parc!



jeudi 29 mars: Death Valley
Après la journée d’hier bien chargée, nous partons maintenant faire un petit, tout petit, tour en Californie. Tout de suite vous pensez: Los Angeles, plage, soleil. Et bien, nous allons garder soleil et chaleur, car nous partons passer une courte journée dans la Vallée de la Mort! Personnellement, ce n’est pas un site où je passerai plusieurs jours, mais lorsque j’ai planifié le voyage, je trouvais que cela valait le coup d’y passer, car ce n’est pas très loin de Las Vegas. De plus, Camille ne connaissait pas et moi, j’y étais passé assez rapidement, il y a 12 ans. Arrivé dans le parc, nous nous arrêtons à Zabriskie Point, histoire de faire du repérage pour ma cession lever de soleil de demain matin. Et oui, je vais me lever de bonne heure demain matin. Ensuite, nous allons voir si notre « cabine » est prête au Furnace Creek Ranch. Avant d’aller directement au Furnace Creek Ranch, nous nous arrêtons au Furnace Creek Inn. Je ne me souvenais plus ce que j’avais réservé. Camille descend et va faire le check-in. Et puis au bout d’un moment, alors que je l’attends dans la voiture, je commence à me souvenir que ce n’est pas là que j’ai réservé. Le Inn, c’est la version « luxe », alors que le Ranch, c’est la version « abordable ». Lorsque je vois Camille revenir, avec une petite moue, j’éclate de rire, car je suis maintenant sûr de ne pas l’avoir envoyé au bon endroit. Après cette courte pause rigolade, nous partons pour le Ranch et posons nos affaire dans la cabine, qui est un sorte de petit chalet avec une chambre et une douche. C’est très bien fait et très confortable. Le site est très sympa. Nous continuons notre visite en allant jusqu’à Badwater, point le plus bas d’Amérique du Nord, en dessous du niveau de la mer (-86m). Ensuite, nous empruntons la route en sens unique Artist Drive. Comme de nombreuses fois, nous découvrons des roches multicolores, avec en plus, cette fois, des teintes vertes et violettes. Je ne cesse d’être émerveillé par les différentes couleurs de roche de puis le début du voyage, et je ne m’en lasse pas … C’est la dernière étape pour Camille, qui est crevée. Je la dépose au Ranch, et je poursuis la découverte de Death Valley, en allant profiter du coucher du soleil au milieu des dunes de sable de Mesquite. Tout d’abord, je ne pensais vraiment pas que ce serait aussi fréquenté: ce sont les Champs-Elysées sur sable! Il y a du monde partout, et c’est la galère pour trouver des dunes vierges de tout pas. Après m’être éloigné un peu, j’arrive à trouver de petites dunes un peu moins peuplées. Encore une fois, le coucher de soleil n’est pas « inoubliable ». Tant pis. Je ne m’attarde pas trop longtemps, car il faut ensuite que je retourne à la voiture. Et marcher dans les dunes de sable, ce n’est pas ma tasse de thé. Je rentre au Ranch, retrouver Camille qui nous a préparé à manger. Normalement, il faudrait que je me couche assez tôt, en prévision du lever de soleil de demain, mais finalement, ce sera 23h30. Ça va être très dur demain matin.


vendredi 30 mars: Las Vegas
Deuxième petite demi-journée à Death Valley. Comme je vous l’ai dit, je commence de bonne heure pour aller profiter du lever de soleil à Zabriskie Point: un classique. Je me lève donc à 5h30 pour être sur place à 6h. Je laisse dormir Camille qui en a besoin. J’ai vraiment eu du mal à décoller ce matin, me demandant même si je n’allais pas rester au lit. Et à force de me poser des questions, je me suis réveillé. Donc, à 6h, j’étais à Zabriskie Point, seul. Petit à petit, quelques trépieds sont arrivés, et au final, nous étions moins d’une dizaine à venir immortaliser ce moment. Je comprends désormais pourquoi ce site est prisé pour ses levers de soleil. La montagne qui s’illumine petit à petit, la roche jaune et marron que le soleil rasant vient réchauffer: c’est splendide! Ensuite, vers 8h, je décide de retourner à Badwater, histoire d’avoir des photos plus acceptables. Lorsque j’arrive, le soleil, bloqué par la montagne, n’a pas encore illuminé la couche de sel qui recouvre le sol. J’ai le temps de me préparer et de faire quelques photos avant de rentrer, aux environs de 9h15. Cela nous laisse le temps de nous préparer tranquillement pour notre dernière destination de ces vacances: Las Vegas! Nous décollons un peu avant 11h pour la cité du jeu. Nous allons cette fois passer par le sud de Vegas, ce qui nous permettra de faire un arrêt « fastfood » à Parhump. Arrivé à Death Valley Junction, i.e. après environ 30km de route, je suis tellement fatigué que je m’arrête pour laisser le volant à Camille. C’est tellement rare, qu’elle en est surprise. En fait, étant donné que je ne conduis pas le reste de l’année, j’aime bien conduire pendant les vacances, surtout sur les routes « tranquilles » américaines. Camille va conduire pendant 1h jusqu’à Parhump, et moi, je vais dormir. Oui, je vais vraiment dormir, car à un moment, après un cauchemar, je me suis même réveillé en sursaut dans la voiture, effrayant Camille, ce qui aurait pu être dangereux. Terrible cauchemar, car je me voyais en train de conduire, m’endormir au volant et perdre le contrôle du véhicule. Vraiment réaliste … Après notre pause déjeuné à Parhump, et un peu plus reposé, je reprends le volant. Notre objectif suivant est logistique. Avec les chaussures que j’ai dû acheter, et la suite du shopping que nous prévoyons, il est évident que nous allons avoir un problème de valise. Mon vieux trolley que j’ai depuis plus de 13 ans commence à se décomposer, et nous avions prévu de le changer avant de partir en congés. Nous allons donc le changer aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, nous regardons sur internet où nous allons trouver des valises à Vegas. Pas si évident. Nous terminons dans un Target (type Gifi pour ceux qui connaissent). Nous trouvons une grosse valise pour environ $90 et nous gardons pour l’instant l’ancienne, histoire de pouvoir monter dans notre futur hôtel à Vegas sans passer pour des clodos avec tous nos sacs plastiques. Et oui, car nous allons passer notre dernière nuit dans l’un des grands hôtels casinos de Vegas. L’un des plus récents aussi. Le Cosmopolitan. C’est également l’un des seuls hôtels avec terrasse. Il est idéalement placé, car au milieu du Strip (Las Vegas Boulevard), juste à côté du Bellagio et quasiment en face du Paris. Comme nous avons pris une chambre avec vue sur le Bellagio, nous allons profiter du spectacle des fontaines depuis notre chambre. Et la vue est grandiose. C’est un très bel hôtel, moderne et très bien décoré. Nous adorons. Pendant que je prends des photos depuis la terrasse, Camille vient de lancer l’opération « Tornade sur les valises ». Elle les a vidées et elle commence à les réorganiser. Au final, il ne peut rester que 2 valises. Une fois la nuit tombée, nous partons dîner. Nous allons tester l’un des nombreux buffets de Vegas. Après une petite recherche sur le web, il semblerait que le buffet de notre hôtel soit bien noté: le Wicked Spoon. Pour $37 par personne, nous avons droit à un magnifique buffet All You Can Eat. Je vous passe les détails, mais nous n’avions pas mangé comme ça depuis un bon moment. Digne d’un réveillon. Nous sommes ressortis avec le ventre au-dessus de la ceinture … Quelle élégance! Ensuite, nous sommes allés faire un petit tour dans la ville du jeu et de la débauche. D’ailleurs, c’est Spring Break en ce moment, et pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les vacances « débauches » de la jeunesse puritaine américaine. C’est à vivre mais pas trop longtemps quand même. Notre balade sur le Strip nous mène jusqu’au fameux signe Fabulous Las Vegas. Ce n’est pas la porte à côté à pied. Nous prenons un bus pour nous ramener vers notre hôtel. Camille part se coucher et je continue un peu pour aller prendre des photos du côté du Venice, du Caesar Palace et du Bellagio. Il est 3h du matin lorsque je rentre. Un peu éclaté, je l’admets, la journée ayant commencé il y a presque 24h pour moi.




samedi 31 mars: Las Vegas … La fin
Dernier jour de nos 3 semaines de balade. Ca passe à une vitesse … Nous allons essayer de bien profiter de cette dernière journée, sachant que nous ne décollons qu’à 20h45. Tout d’abord, nous allons profiter des avantages de notre magnifique chambre: prendre un bain avec vue sur Las Vegas. Le luxe! La journée s’annonce encore belle et chaude. Tant mieux. Nous devons quitter la chambre à 11h, cela nous laisse 45mn pour finir l’opération « Tornade sur les valises ». Opération réussie évidemment, mais maintenant nous nous posons des questions sur le poids des valises, qui, à mon avis, a bien augmenté. Nous verrons bien à l’aéroport. Après avoir chargé les valises dans la voiture, nous partons nous promener sur le Strip, histoire de rentrer dans certains Casinos, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire hier soir. En attendant, la voiture reste au parking de l’hôtel, qui est gratuit. Nous allons enchaîner 3 casinos: le Bellagio, le Caesar Palace et le Paris. Nous faisons juste de rapides incursions dans les casinos, mais cela permet d’avoir une impression. De tous ces casinos, le Bellagio a notre préférence grâce à sa luminosité. De plus, pour le printemps, la décoration est axée sur les fleurs. C’est magnifique. Nous partons récupérer la voiture, car nous devons à présent attaquer la dernière étape cruciale de ce voyage: le shopping. Nous partons tout d’abord au Las Vegas South Outlet … il y a un outlet Coach pour les spécialistes en beaux sac-à-mains … Une fois que Camille a trouvé son bonheur, nous partons cette fois dans un mall que nous connaissons déjà: Town Square. C’est un mall en plein air où nous nous étions arrêtés il y a 3 ans. C’est vraiment sympa, et nous y passons 3 heures, entre déjeuner et shopping. La carte bleue ayant bien chauffé, il est temps de rentre notre voiture de location (au passage, il semblerait que nous ayons fait 3200 km … pas mal), et de partir à l’aéroport. Evidemment, au moment d'enregistrer les bagages, nous découvrons que nous avons explosés les limites. Rien d’extraordinaire, mais il faut réorganiser les valises, et chausser nos grosses chaussures de rando pour voyager. Encore plusieurs heures de vol vers Londres et quelques heures de train vers Paris. Voyage terminé!

HôtelsCedar City (1 nuit): Best Western El Rey Inn & Suites - Bryce (2 nuits): Best Western Plus Ruby's InnTorrey (1 nuit): Howard JohnsonMoab (1 nuit): Inca Inn Blanding (1 nuit): Super 8Page (7 nuits): Debbie’s Hide A WayGrand Canyon (1 nuit): Maswik LodgeSeligman (1 nuit): Canyon LodgeSupai (1 nuit): LodgeMoapa Valley (2 nuits): North Shore InnDeath Valley (1 nuit): The Ranch at Furnace CreekLas Vegas (1 nuit): CosmopolitanLa palme du meilleur rapport qualité/prix est attribué au Canyon Lodge de Seligman. La palme du pire rapport qualité/prix est attribué sans surprise au Lodge de Supai (la prestation scorpion laisse à désirer ... 😉) Tous les autres hôtels sont très bien, voir fantastique pour le Cosmopolitan. D'ailleurs, si vous allez à Vegas et que vous voulez faire des photos, le Cosmopolitan, c'est l'idéal ... un peu cher peut-être (plus de $400 la nuit).
Neuf jours sur le Zambèze en canoë English translation pending
Bonjour à tous,
Découvrez le récit d'une belle virée sur le Zambèze : 9 jours en canoë du Lac Kariba à la frontière du Mozambique. 260 km de belle nature sauvage, portés par un fleuve puissant, à slalommer entre hippos et crocos!
Le récit en image est là :

Bonne lecture! Marie
Texte seul:
RECIT ZAMBEZE
Préparatifs... Après plusieurs voyages en Afrique Australe, tous motorisés, nous avions envie de nous plonger réellement au cœur de la nature pour vivre simplement au rythme de celle-ci. La descente d'une partie du Zambèze en canoë s'imposa rapidement comme une solution idéale. En 15 jours de vacances, il nous fallait cependant être moins ambitieux que Livingstone en son temps, et nous contenter de la portion du fleuve (qui fait en tout 3500 km de long) située entre le Lac Kariba et la frontière du Mozambique. Nous allions donc naviguer sur la frontière entre la Zambie au Nord et le Zimbabwe au sud. En affinant mes recherches, j'optais pour un parcours côté zimbabwéen car la navigation en canot à moteur y est le plus souvent interdite, ce qui n'est pas le cas côté zambien. Ce parcours, réalisé en 9 jours à un rythme tranquille représente 260 km d'une nature variée : après les gorges du départ, le fleuve s'étale dans une vaste pleine alluviale puis se resserre dans des gorges sauvages avant d'entrer au Mozambique. Nous allons passer dans plusieurs réserves ou parcs nationaux dont les célèbres Mana Pools NP au Zimbabwe et Lower Zambezi NP en Zambie. Merci à Thien An et François de nous avoir accompagnés avec enthousiasme dans cette belle aventure ! C'est parti !
En route pour le Zimbabwe ! 21 et 22/04/12 Après un vol de nuit sans histoire depuis Francfort, où nous avons retrouvé Thien An et François mais aussi Pierre77N de voyage forum et sa petite famille (coucou!), nous nous posons au petit matin sur le mignon petit aéroport de Windhoek. Après 2h d'attente glaciale, nous embarquons pour Lusaka, survolons la rivière Kafue, puis le sud de la capitale zambienne, enfin le nord-est plus cossu, quelques toits colorés, et c'est vers midi que nous foulons la Zambie pour la 1ère fois. Tous les bagages ont suivi, les visas se font assez vite, le chauffeur de Richbel nous attend. Les 200 km de route plein sud vers le Zimbabwe sont très beaux, ponctués de petits villages de huttes et nous nous promettons de prendre le temps au retour de faire qq arrêts photos. Nous voulons arriver avant la nuit au Warthogs Bush Camp et sous les tropiques, elle tombe d'un coup vers 17h45. A ma demande, le chauffeur nous dépose au poste frontière zambien car je souhaite passer le barrage qui marque la frontière et se situe dans une sorte de no man's land, à pied afin d'avoir le temps d'admirer le paysage. Erreur ! Arrivés sur le barrage, nous réalisons que le poste frontière zambien se situe bien au-dessus et je n'ai déjà plus qu'une roulette à mon sac... Heureusement Thien An sympathise avec une famille de Zim venus visiter le barrage et ils nous proposent gentiment de nous accompagner tout là-haut avec leur camionnette. Ouf ! Le 1er contact avec ces Zim est vraiment super chaleureux ! Une fois laborieusement réalisées les formalités douanières, il nous reste une dizaine de km jusqu'au Warthogs Bush Camp. Pas de bus ni de taxi à l'horizon. Un homme s'avance et nous propose de nous conduire pour 20$...un peu cher mais on n'a pas le choix ! Il les aura bien mérités ! 1ère panne au bout de 2 km : « il faut que je répare le bruit » en qq coups de clés, il refixe le pot d'échappement 2ème panne 5 minutes après : cette fois il démonte l'arrivée d'essence, l'aspire « goulûment », bricole le réservoir et c'est reparti. Remarquez la tête de François qui travaille à longueur d'année à la pointe de la technologie ! Il faut dire que la route serpente à flanc de montagne au-dessus du lac Kariba : les freins ont l'air de fonctionner, c'est déjà ça. On arrive enfin au Warthogs : nos 2 « Ensuite Cabin » sont prêtes. De jolies cabanes de Robinson au toit de chaume avec SDB privée sans toit sous les arbres. Le lac est à qq dizaines de mètres. On adore ! Après un dîner simple mais bon, moins de 24h après avoir quitté Francfort, nous sombrons dans les bras de Morphée au son des grognements d'hippopotames, des croassements de grenouilles et du vent dans les arbres. Cool !
Glandouille au Warthogs 23/04/12 Sans nous être concertés, nous nous retrouvons tous les 4 au bord du lac pour le lever du soleil, impatients de découvrir cet environnement. Le soleil se lève vers 6h. Nous avons à peine 12h de jour, il s'agit d'en profiter! La lumière est superbe... Libellules, aigrettes, vanneaux (je crois), ibis sacré, cormoran et héron, martin pêcheur, pintades, hippos... Tout ce petit monde à 2 pas du lodge dont le chien nous accompagne. Par habitude je m'apprête à lui lancer un bâton dans l'eau et me ravise juste à temps en apercevant cette charmante bestiole. Voilà le chien qui arrive tenant du bout des dents un petit varan (ça a l'air très mauvais!) Non ce n'est pas un hippo mais le chien qui infuse un peu après avoir bien joué ! Ce pêcheur à pied capture à l'aide d'une poignée de sel jetée dans l'eau de petits poissons qui lui serviront à appâter le tigerfish. Gare aux crocos !
Un peu plus tard, nous allons faire un tour « en ville » à Kariba située à qq km (10$ A/R pour le taxi qui nous attendra patiemment pendant nos emplettes) : il y a un supermarché et un marché de rue avec fruits et légumes en abondance. Les gens sont très souriants et discrets. Pas la moindre sollicitation, c'est cool ! Depuis 2009, la monnaie officielle du Zimbabwe est le dollar américain, ce qui a résolu le problème de l'inflation galopante qui handicapait tant l'économie du pays. Nous sommes étonnés des prix, quasiment à un niveau européen alors que selon les explications que nos guides nous donneront par la suite, le salaire d'un employé non qualifié tourne aux environs de 250$, 1000 à 3000$ pour les professions intellectuelles supérieures. Pas de photos, je n'ai pas osé sorti pour gros boîtier sous le nez de ces gens si sereins et naturels... Retour au Warthogs, il fait soif ! Paul, un des 2 néozélandais qui va nous accompagner pour le canoë nous fait signe de regarder derrière nos cabanes.... 1er éléphant ! Quasiment dans le jardin ! Il faut dire que Kariba et le lodge se situe sur leur route ancestrale et qu'ils s'y sentent comme chez eux. On en trouve régulièrement « en ville » dans les jardins ou faisant les poubelles... Fin de journée au bord du lac Kariba où un dernier rayon éclaire ce bateau : peut-être s'agit-il du ferry qui en 22 h de traversée parcourt les 290 km du lac Kariba jusqu'à son extrémité ouest.
C'est parti pour le canoë ! 24/04/12 J1 canoë jusqu'à Nyamomba 16,4 km A 8h30 pétantes arrive le gros 4X4 de Natureways : Cloud le guide « en chef » nous fait un topo rapide et nous embarquons après avoir confié nos affaire inutiles à une autre partie de l'équipe dans la « bétaillière » Après qq km d'une très mauvaise piste, c'est le terminus : après c'est à pied et en 10 mn nous découvrons nos canoës, fin prêts au bord du Zambèze, qui n'attendent plus que nos sacs. L'endroit est superbe, le courant file à vive allure. Mon œil pas encore exercé ne remarque pas immédiatement que ces rochers « bougent » ! Le chargement est soigneux : tout doit être bien arrimé et bien équilibré. Nous allons à tour de rôle partager un canoé avec Cloud ou Kibo le 2ème guide. Fred et moi pensons bien faire en nous proposant pour le 1er tour si bien que Paul et Rachelle, 2 jeunes néozélandais qui bourlinguent depuis 2 mois en Afrique Australe se retrouvent de suite dans le vif du sujet alors que visiblement ils n'ont jamais touché une pagaie de leur vie : ils serrent les dents et au prix de qq zig-zags supplémentaires suivent le rythme sans problème. Nous sommes donc 6 avec 2 guides qui assurent l'orientation, la sécurité (Cloud porte à la ceinture un 357 magnum), les démarches administratives pour les parcs et...la popote ! Dans l'hémisphère sud, c'est l'automne et le début de la saison sèche : la forêt prend des couleurs magnifiques. Quel contraste avec le bleu du ciel et les roches rouge sombre de cette jolie gorge ! Très vite nos guides nous épatent : quel œil pour débusquer les animaux ! Après 16 km de navigation tranquille (le courant est au minimum de 4 km/h parfois 8 voire 10) nous arrivons à la fin des gorges, et posons notre 1er bivouac. Nous sommes enchantés de cette première journée : le groupe est homogène et fonctionne bien, les paysages à la hauteur de nos espérances et le repas du soir très bon ! Un frêle mokoro profite des contre-courants pour remonter le fleuve, pas très prudent avec la nuit qui tombe : les crocos deviennent plus entreprenants... Il fait nuit à 18h, on a tout le temps de profiter du ciel !
J2 canoë jusqu'à Twin Logs 25/04/12 36,6 km Tout le monde a acquis un peu d'assurance à la pagaie et ça vaut mieux car il faut parfois slalomer entre souches et hippos. On a encore des progrès à faire par rapport à certains ! Les rives sont maintenant bordées de roseaux au détour desquelles les surprises ne manquent pas : lavandières colorées, envol majestueux, ou acrobate cueillant les fruits d'un énorme baobab. Il y a de plus en plus d'hippos, parfois alignés comme à la parade ! Un rythme tranquille s'installe : lever 5h30, thé ou café+qq biscuits et départ vers 6h30 2h de navigation dans les belles lumières du matin puis english breakfast puis c'est reparti jusqu'à trouver un coin propice à la baignade (ç'est-à-dire avec assez peu d'eau pour voir arriver d'éventuels crocodiles) dans une eau à 24-26°C Lunch vers 12h puis sieste pour laisser passer les heures chaudes (nous avons eu au maximum 33°C en milieu de journée, ce qui est très supportable sur l'eau) Après 1H30 à 2h de pagaie (soit 5 à 6h/jour en tout) on pose le camp vers 16h30 ou 17h00, bien avant la nuit et la reprise d'activité des crocodiles. Au fil des méandres, nous apprenons à gérer les hippos : ce sont de gros herbivores craintifs et pas très malins, qui fuient l'homme en se réfugiant coûte que coûte dans leur trou favori d'eau profonde. La stratégie consiste donc à ne pas se trouver sur leur chemin quand ils s'y précipitent car ces gros bébés peuvent peser jusqu'à 2,5 tonnes. J'ai ainsi une une (très) grosse frayeur quand passer à une distance que je jugeais respectable d'un hippo, j'ai vu celui-ci arc-bouter sur ses postérieurs, sortir les épaules de l'eau et foncer vers notre canoë. Voyant cela, les guides ont amplifié notre trouille en nous criant : « Quick paddle ! Close to the bank ! » (pagayez à toute vitesse vers la rive!) Debriefing le soir où ils nous ont expliqué qu'en fait il ne chargeait pas mais se précipitait dans son trou d'eau. Mouais...facile à dire après coup, pensé-je ! Toujours est-il qu'après cet épisode toute la troupe a bien pagayé « very close to the bank », dérangeant une nuée d'élégantes aigrettes, aussi belles que bornées puisqu'elles s'obstinaient à aller comme nous vers l'aval et que nous les avons obligées à décoller et atterrir au moins une dizaine de fois, pour notre plus grand plaisir. Il y a un peu de vent et tout là-haut les vautours s'en donnent à cœur joie, loin des enquiquineurs ! Nouveau problème à l'horizon : tout un troupeau d'hippos sur la berge : nous ralentissons au maximum, poussés par le puissant courant du Zambèze pour laisser le temps aux mastodontes de rejoindre l'eau profonde. Ça déménage ! On passe au ras de la berge, surveillés attentivement par un gros mâle qui roule des mécaniques, en avant du reste de la troupe... On profite d'une petite pause/radeau pour admirer un Nième vol d'aigrettes puis on arrive tranquillement à notre 2ème lieu de bivouac. Au loin apparaissent les montagnes.
J3 canoë jusqu'à Long Island via Chirundu, 26/04/12 34,7 km Nuit moins fraîche que les précédentes (les tentes, matelas et duvets sont fournis et nous regrettons de ne pas avoir pris nos propres sacs car ils sont trop fins. Ça doit vraiment cailler en plein hiver austral), le ciel est un peu couvert... Je suis enchantée car lassée par les ciels d'un bleu immuable rencontrés en Namibie en juillet, je rêvais de ciels plus tourmentés. Nous avons quelques heures de belle lumière orageuse, puis parvenus à Chirundu (la route qui va du Cap au Caire y passe) le beau temps revient. C'est aujourd'hui que je vais avoir la confirmation que les explications des guides concernant « la charge de l'hippo » étaient vraies. Il y a pas mal de vent, dans le nez bien sûr, qui lève un clapot assez désagréable et fait chanter les roseaux. Alors que nous longeons la rive pour éviter les vagues, je vois soudain un énorme (ben wouih, vu de tout près!) hippo presque sauter depuis la rive dans notre canoë ! Avec le bruit du vent, broutant tranquillement sur la rive entre 2 rideaux de roseaux, il ne nous a vus qu'au dernier moment (et réciproquement!) et sans un regard vers notre canoë (ce qui m'a immédiatement rassurée) a plongé à toute vitesse vers son trou d'eau. Quelle émotion ! Que du plaisir en fait ! Les crocodiles aussi sont timides et seuls sont qui sont profondément endormis se laissent approcher. Les guides nous obligent toutefois à toujours garder une bonne distance avec ces bestioles. Après une bonne petite sieste, nous rencontrons un éléphant solitaire. On est loin des grands troupeaux des parcs d'Afrique du sud, du Botswana ou de la Namibie, mais la rencontre « hors cocon protecteur d'une voiture » a un charme particulier. Pour les gens d'ici, c'est la routine... De même que les crocos... 3ème bivouac, toujours sur une île pour diminuer le risque d'une rencontre avec un gros carnivore, dans une savane joliment arborée.
J4 canoë, jusqu'à Vundu (Acacia Point près de Mana Pools), 27/04/12, 34,7 km Petit matin à contre-jour, belle atmosphère mais pas idéal pour voir des animaux... Pause baignade ou François fait le croco ou l'hippo, on sait pas trop ! Kibo a toujours un savon à portée de main : le fleuve est sa salle de bain mais il faut savoir qu'ici les gens boivent tous les jours l'eau du fleuve. Nous n'avons pas essayé mais avons sans problème encaissé la vaisselle et les légumes lavés à l'eau du fleuve. Qui est à l'envers ? Kibo dans le canoë de tête rythme sa progression de sonores coups de pagaie contre la coque afin de prévenir les hippos de notre passage. Ceux-ci aiment se poster juste en aval des îles pour se reposer, protégés du courant. Méfiance donc au détour de chaque îlot... Aigrettes flemmardes ou stoïques qui ne daigneront pas décoller. Nous longeons pendant un bon moment la rive zambienne et c'est l'occasion de découvrir un peu de la vie du fleuve. Ici, la barrière anti-crocos fait aussi office de séchoir à linge. Là, les gens attendent, cachés derrière une palissade, munis de grandes « épuisettes » le passage d'oiseaux qu'ils attirent en sifflant bruyamment. Nous avons croisé 3 ou 4 rangs de cueilleurs d'oiseaux. Nous n'avons pas ce genre de préoccupation pour améliorer l'ordinaire : Cloud et Kibo se débrouillent comme des chefs pour nous concocter des menus variés, bons et équilibrés ! Chapeau ! Un ravitaillement est d'ailleurs prévu demain à Mana Pools et il nous faut utiliser le téléphone satellite (bien pratique pour rester en contact avec les enfants, restés en France) pour le confirmer car nulle part (en particulier à Chirundu) Cloud n'a pu trouver de réseau avec son portable. Nous profitons d'une pause lunch pour faire une petite balade le long du fleuve et rencontrons encore un éléphant et quelques antilopes. Dans le fleuve hippos et crocos sont toujours au RDV. 4ème bivouac sur une île partagée avec un troupeau de Cobs à croissant.
J5 canoë, jusqu'à Buffalo Thorn (Mana Pools), 28/04/12 20,7 km Un ravitaillement est donc prévu aujourd'hui en milieu de journée. Nous sommes un peu en avance et allons en profiter pour faire un Game Walk (Safari à pied) avec un ranger armé. Nous croisons qq buffles qui nous offrent un beau spectacle en traversant un bras du fleuve juste devant nous et arrivons à Nyamepi Camp à Mana Pools. 2 éléphants assurent le spectacle alors que nous étendons notre lessive (désormais les nuits sont plus humides et ça ne sèche pas complètement) et de quoi préparer le breakfast. Le ventre plein, nous partons pour 2h de marche commando (il fait 33°C et il est midi) sur les pas d'un ranger qui s'est mis en tête en 2h de temps de nous emmener jusqu'à Long Pool et retour. Quelle frustration que de marcher à toute vitesse sans avoir le temps d'observer tranquillement... Dommage ! Vu un éléphant, des singes et antilopes, oiseaux variés et surtout une belle forêt très aérée qui rend (heureusement!) la marche facile. A notre retour, la voiture de Natureways est là avec le ravitaillement et même la remorque pour les canoës. Il est prévu qu'ils ne retournent pas à Kariba mais filent directement au terme de notre périple, à Kanyemba, nous y attendre pendant 4 jours (ils sont 2, cela donne une idée du coût de la main d'oeuvre par rapport à l'essence) C'est l'heure du lunch (je crois bien que pour une fois nous n'avons pas maigri pendant les vacances!) que nous prenons en compagnie de mignons singes vervet, bien moins entrepenants que des babouins, heureusement. 5ème bivouac, ciel de braise comme tous les soirs...
J6 canoë, jusqu'à G.Channels, 29/04/12 30,6 km Comme souvent, les hippos et leurs borborygmes nous ont tenu compagnie toute la nuit et nous les retrouvons au petit matin, l'oeil vif au saut du lit dans la douce lumière de l'aube! Après qq km de pagaie, pause baignade... Thien An infuse... Cloud aime bien se faufiler dans de petits chenaux...parfois ça manque un peu d'eau ! Encore un bel endroit pour le lunch... Kibo le plus jeune des 2 guides fait 15 à 18 descentes/an (parfois plus courtes que la nôtre) depuis 7 ans : nos guides connaissent donc le fleuve sur le bout des doigts (même si le lit de celui-ci change en fonction des pluies) et ont leurs « bons coins » Malgré cette relative fréquentation nous avons été épatés par la propreté quasi parfaite du fleuve et de ses rives. Pas le moindre déchet, quasi pas de traces de campement (quelques vestiges de feux allumés par des pêcheurs), une nature vierge et intacte. Impensable en Europe où les rivières drainent toutes les cochonneries véhiculées par les eaux de ruissellement. Il faut dire qu'ici les berges sont quasi désertes : tout au plus quelques villages paumés où les gens vivent quasiment en autarcie (donc pas de déchets de la société de consommation, tout se recycle) et quelques camps de pêche ou de chasse, de grand luxe, à la pelouse impeccablement tondue par un personnel attentif. Nos guides ne laissent pas le moindre déchet (épluchures comprises) à tel point que je me suis sentie honteuse d'avoir jeté un trognon de pomme dans le fleuve. Autant dire qu'il était temps, arrivés à Mana Pools, de pouvoir nous débarrasser de notre gros sac poubelle. Ils poussent la philosophie du « leave no trace » (ne pas laisser de traces) jusqu'à effacer les traces causées par les canoës quand nous les hissons sur la berge ! En effet, les crocodiles attaquant à la nuit tombée, il ne faut pas y mettre les pieds surtout si la berge est abrupte et l'eau profonde. Nous sortons donc entièrement les canoës chaque soir, c'est d'ailleurs le plus gros effort de la journée car chargés ils doivent peser au bas mot 150 kg pièce.
Après le lunch côté Zim, nous apercevons un éléphant côté Zam : tout schuss pour la traversée de plusieurs centaines de mètres avec le courant par le travers ! Pas de chance, la bête est timide et disparaît dans les roseaux, pfff ! Débarquement pour le 6ème bivouac. On évite de poser la tente sur le chemin des éléphants. Fred fait du 43... Observation réciproque.
J7 canoë, jusqu'à Highsand Bank (Chewore), 30/04/12 24,5 km Nous quittons Mana Pools qui m'aura finalement un peu déçue. Il n'y a pas plus d'animaux qu'ailleurs me semble-t-il...Faut dire qu'il y en a partout ! Cependant leur observation n'est pas aussi aisée que depuis une voiture dans un parc national classique : on est au ras de l'eau, tributaire du courant, du vent, des souches, des roches et des hippos. Mais quel plaisir d'avancer lentement au fil du fleuve, de voir évoluer les paysages, magnifiques (j'y suis en fait plus sensible qu'à l'observation animalière), de profiter de toutes les lumières de l'aube au couchant, d'écouter les bruits de la nuit et de découvrir un ciel étoilé magnifique sans la moindre pollution lumineuse, de frisonner un peu à l'aube, de se rafraîchir avec l'eau du fleuve sous le soleil brûlant de midi et de se réjouir de la fraîcheur qui tombe le soir. Quels sourires aussi, échangés le long du fleuve, avec ces qq villageois qui doivent nous trouver bien étranges, nous qui avons « tout », de vouloir partager un peu de leur vie le long du fleuve.
Cela fait 7 jours que nous naviguons et qq batteries donnent des signes de fatigue : Fred est tout content de son cadeau d'anniversaire ! Ça marche du tonnerre sous le soleil des tropiques ! Enfin j'arrive à photographier un pygargue (fish eagle) pas trop flou : c'est l'emblème du Zambèze mais pas facile d'en « attraper » un avec mon 24-105. Impossible d'utiliser le téléobjectif en navigation, ça bouge trop ! J'adore ces petits nids qui ressemble à des boules de Noël ! Traversée express pour ces antilopes, gare aux crocos ! Navigation dans les champs ! Etrange dallage d'allure +/- volcanique... Pause lunch dans une crique bordée de belles roches polies par les flots. Le paysage reprend du relief, on approche des gorges qui marquent la fin du parcours. Un grand kudu mâle et sa cour qui ne sait par où s'échapper de la rive. Nous approchons de notre 7ème bivouac, le préféré de Cloud et nous sommes bien d'accord avec lui ! Une belle dune s'est formée en aval d'une île formée de roches rouges. L'endroit est magique ! Cerise sur le gâteau, nous observons sur la rive (trop loin pour de bonnes photos) quelques zèbres, éléphants et impalas. Les hippos du coin nous observent nous installer puis une fois la nuit tombée regagnent la rive. Nous les éclairons avec une lampe de poche et il leur faut bien 5 secondes avant que ça ne monte au cerveau et qu'ils se précipitent à l'eau. Il faut dire qu'il ont un cerveau de la taille d'une orange... On aime bien faire les malins à terre... sur l'eau c'est une autre histoire et il nous faudra rester vigilants jusqu'à la fin car nous auront eu des hippos du 1er au dernier km, soit sans aucun doute quelques milliers !
J8 canoë, jusqu'à Golf course (Gorge), 01/05/12 36,6 km Collation au soleil levant et départ vers 6h30 comme d'habitude. Les sentiers d'hippos sont parfaitement mis en valeur par la lumière rasante. Passage rapide chez les rangers de Kapirinhungu pour payer un droit d'entrée quelconque (j'ai renoncé à comprendre où et pourquoi il fallait payer. Parfois les postes de ranger sont vides, parfois j'ai l'impression qu'ils ne nous font pas payer. On aura payé au total 65 $/personne de droit d'entrée dans les différents et parcs et de droits de navigation sur la rivière alors que théoriquement cela aurait du être le double. Bonne surprise!) Preuve des changements de lit du fleuve. Cette partie du fleuve est ma préférée, son lit se creuse, il est ponctué d'une alternance de roches rouges et de petites dunes blondes, la forêt est multicolore. Les hippos sont toujours parfaitement assortis à leur environnement. Amusants ces singes équidistants, très calme, qui grignotent paisiblement leur verdure. Etranges arbres « blancs » Tiens, encore un éléphant ! Comme par hasard il est encore sur la rive opposée ! Traversée tout schuss pour compenser le courant traversier, ouf ! Celui-ci est né sans défenses... Nous nous échouons pour ne pas être entraînés par le courant et bien qu'à une distance raisonnable l'éléphant finit par nous charger ! Marche arrière toute ! Il ne s'agissait que d'une charge d'intimidation, qui théoriquement précède toujours la vraie de vraie. Mouais... encore faut-il qu'il connaisse les règles hein ! Donc grosse trouille et pas de photos, j'ai choisi la pagaie plutôt que le déclencheur ! Le cours du fleuve se resserre, nous sommes vraiment dans les gorges, 8 km/h sans donner un coup de pagaie et moins d'hippos car le fleuve est trop profond. Coool ! Cette partie est très sauvage, sans doute la plus sauvage du parcours. Fred et moi l'avons adorée ! Jeu de lumière qui se faufile dans les gorges. 8ème et dernier bivouac sauvage
J9 dernier jour en canoë, jusqu'à Kanyemba, 02/05/12, 23,9 km Départ de bonne heure comme d'habitude, les guides semblent pressés de décoller. Il faut dire que le vent a soufflé toute la nuit et que celui-ci a pour habitude de se renforcer au fil de la journée, ce qui peut lever un clapot très court et assez gênant, surtout dans les gorges. Seuls les sommets des collines sont éclairés quand nous partons. Où le fleuve va-t-il passer dans ces montagnes ? Tiens, un humain ! Le fleuve dépose une quantité incroyable de sable joliment érodé. La fin des gorges se profile à l'horizon, elle se situe au pied de cette montagne bifide. 32 km au total. Cloud s'amuse à nous faire passer dans un bras très étroit. Quelques huttes apparaissent, puis qq lodges et c'est l'arrivée à Kanyemba vers midi. La voiture, la remorque, Papa Mike et son jeune collègue sont au RDV. Débarquement et chargement ! Retour à la civilisation ! On fait le plein à la pompe ! C'est parti pour 3h30 d'une très mauvaise piste. Après 70 pénibles km, nous posons les tentes sur le terrain de foot d'une école. Ça manque carrément de charme après nos 8 bivouacs de rêve sur le fleuve. L'endroit a sans doute été choisi en raison de la présence d'un puits et de toilettes mais pas de chance la pompe ne fonctionne pas. Les gens du village (d'une certaine importance : école, épicerie, « clinique » et même « nite club » dont la musique cessera sagement à 20h30!) doivent aller à 2 km pour avoir de l'eau...
Retour sur Kariba, 03/05/12 lever 5h, départ 6h ! Le fond de l'air matinal est frais à l'arrière du 4X4, ouvert à tous les vents. « Heureusement » on ne va pas vite car la piste reste mauvaise pendant un moment. Enfin on rejoint le bitume, on avale qq sandwiches amoureusement préparés par l'équipe et on arrive vers 14h à Kariba. Et qui voit-on à la sortie du village, juste avant le Warthogs Bush Camp : 7 éléphants qui batifolent sous les lignes à haute-tension issues du barrage tout proche ! Les gens du lodge s'empressent de nous allumer nos « cumulus » : bonne douche chaude avec vue sur un écureuil qui batifole au-dessus de la cabane. Grosse lessive chez Thien An et François ! Dîner de bonne heure dans le jardin avec vue sur le lac. La nuit tombe vite. Soudain, le petit chien du lodge se met à grogner puis à aboyer, sans effrayer le moins du monde un placide hippo blasé qui lui aussi vient dîner dans le jardin. Nous n'en croyons pas nos yeux ! Il est à 10m de notre table et c'est comme si nous n'existions pas ! Il va ainsi se promener toute la soirée dans le jardin/camping. En fait ici il n'y a pas de tondeuse et on sait pourquoi !
Départ pour Lusaka, 04/05/12 Nous avons très bien dormi dans nos lits moelleux, chaperonnés par cette drôle de grenouille juchée au sommet de la moustiquaire. Petit déjeuner avec vue sur le lac. Tiens...encore un hippo... Ne semble pas bien réveillé... Nous avons RDV à 10h côté zambien avec le chauffeur de Richbel. Renseignements pris, le taxi zimbabwéen peut nous amener jusqu'à celle-ci (20$, voiture impeccable celle-ci...), franchissant le barrage qui est en zone internationale. Il arrive avec 20 mn de retard (crevaison impromptue mais arrivée imminente confirmée par téléphone) mais le passage des 2 douanes se fait vite (plus de visa à établir) et nous sommes dans les temps. Comme prévu à l'aller nous faisons qq arrêts photos rapides en cours de route. Gros bouchon en arrivant à Lusaka si bien que nous arrivons au Pioneer Camp vers 15h. Personnel et chiens (3 titittes et un boxer) très accueillants, jardin magnifique, petit bémol sur la partie hébergement (cf carnet pratique), très bonne restauration. Nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu avant l'avion. Online check in impossible du fait de la mauvaise connexion internet, ce qui n'empêche pas Fred et Thien An et François, en geek assumés de faire joujou avec leurs smartphones.
Retour en Europe, 05 et 06/05/12 A 8h30 pétantes le chauffeur de Richbel est là pour nous conduire à l'aéroport (compter 35 mn) Décollage vers midi, 2h30 de vol jusqu'à Windhoek puis longue attente de 6h avant le vol pour Francfort qui décolle à 20h00 et arrivée le lendemain à 7h00. Nous faisons nos adieux à Thien An et François, récupérons la voiture et à 11h30 retrouvons enfants, chien et chats à Nancy. Il fait 13°C et il pleut. Demain, on reprend le boulot !
Carnet pratique : Contrairement à nos habitudes, nous avons choisis de passer par une agence locale : nous ne nous sentions pas capables de gérer nous même la rencontre avec les animaux (hippos et crocos en particulier), le matériel, le ravitaillement, les entrées de parc (pas faciles de trouver les endroits où s'enregistrer et payer côté fleuve) et le retour avec tout le matériel depuis le terminus à Kanyemba, au NE du Zimbabwe. J'ai donc réservé (après avoir facilement « recruté » Thien An et François -qui nous avaient déjà accompagnés lors d'une virée hivernale en Norvège- car il faut un minimum de 4 participants) auprès de zambezi.co. uk. (qui sous-traite avec Natureways, agence zimbabwéenne) le Zambezi Long Classic canoe trip pour une somme qui m'a d'abord semblé exorbitante (voir budget page suivante) Impossible de faire autrement : il y a peu voire pas de concurrence. Au fil des jours, nous réaliserons finalement que cet argent est bien mérité, compte-tenu des contraintes matérielles d'organisation et du dévouement des guides !
Le départ de la rando se situe à Kariba au Zimbabwe, à 230 km au sud de Lusaka où nous atterrirons. J'ai choisis d'organiser moi-même les transferts et hébergements avant et après le canoë, les tarifs proposés par zambezi.co.uk étant vraiment prohibitifs...
Les communications avec le Zimbabwe sont très difficiles (peu ou pas de réponses aux mails) si bien que j'ai préféré atterrir à Lusaka en Zambie : après sondage de différentes agences par email, j'ai finalement retenu Richbel Car Hire pour le transfert aller et retour de Lusaka à la frontière du Zim : aucun problème (environ 25 mails tout de même pour finaliser tout ça!!)
Nous avons filé directement à la descente de l'avion vers Kariba et logé 2 nuits (avec résa internet) au Warthogs Bush Camp, petite structure idéalement située sur un trajet régulièrement emprunté par les éléphants pour aller s'abreuver au lac. Attention à leur site internet : les tarifs indiqués sont faux (et inférieurs à la réalité of course) mais ça reste raisonnable et on y mange correctement pour pas bien cher.
A la fin de notre rando en canoë, nous y avons logé une nouvelle fois puis après le transfert à Lusaka avons logé au Pionner Lodge Camp, réservé facilement par internet. Jardin magnifique (mais pas de lac!), nourriture très bonne, personnel très sympathique et serviable mais Family Chalets un peu décatis et poussiéreux et SDB partagée ce qui ne me semble pas indiqué sur leur site. Quasi personne en cette saison.
VISAS : Nous avons pris des visas double entrée pour la Zambie (sur place 80 $) et avons réalisé après coup que nous aurions pu nous contenter de visas de transit, ce qui nous aurait coûté 2 fois moins cher. 30 $ pour le visa zimbabwéen (aussi sur place)
SANTE Paludisme : très peu de moustiques, bien qu'au tout début de la saison sèche. Nous avons pris de la Malarone. Fièvre jaune : le Zim exige que les voyageurs en provenance de Zambie soient vaccinés. A faire au CHU. Vaccinations recommandées : DT polio, typhoïde, hépatite A. Bilharziose : théoriquement absente des eaux « courantes ». Courant de 4 à 10 km/h sur le Zambèze donc a priori pas de risque. Hippo et croco : très mauvais pour la santé ! On apprend sur place à les gérer. Bien contents d'avoir des guides !
BUDGET/personne/2 semaines
Visa Zambie double entrée80$ Navette de Lusaka à Kariba (border) A/R 50$ Taxi border to Warthogs bush campA/R10$ Visa Zimbabwe30$ Entrée Mana Pools+ marche avec ranger +River Fee 65$ 3 nuits Wartogs bush camp 60$ 1 nuit Pioneer camp Lusaka Family Chalet pour 2 70$35$ Taxi du Pioneer camp à Lusaka airport20$ Restos 2j avant et 2j après canoé trip145$
Canoe trip 10jours/9 nuits970$
AvionFrancfort-Windhoek-Lusaka A/R780€
TOTAL1904 € sans les pourboires
Découvrez le récit d'une belle virée sur le Zambèze : 9 jours en canoë du Lac Kariba à la frontière du Mozambique. 260 km de belle nature sauvage, portés par un fleuve puissant, à slalommer entre hippos et crocos!
Le récit en image est là :

Bonne lecture! Marie
Texte seul:
RECIT ZAMBEZE
Préparatifs... Après plusieurs voyages en Afrique Australe, tous motorisés, nous avions envie de nous plonger réellement au cœur de la nature pour vivre simplement au rythme de celle-ci. La descente d'une partie du Zambèze en canoë s'imposa rapidement comme une solution idéale. En 15 jours de vacances, il nous fallait cependant être moins ambitieux que Livingstone en son temps, et nous contenter de la portion du fleuve (qui fait en tout 3500 km de long) située entre le Lac Kariba et la frontière du Mozambique. Nous allions donc naviguer sur la frontière entre la Zambie au Nord et le Zimbabwe au sud. En affinant mes recherches, j'optais pour un parcours côté zimbabwéen car la navigation en canot à moteur y est le plus souvent interdite, ce qui n'est pas le cas côté zambien. Ce parcours, réalisé en 9 jours à un rythme tranquille représente 260 km d'une nature variée : après les gorges du départ, le fleuve s'étale dans une vaste pleine alluviale puis se resserre dans des gorges sauvages avant d'entrer au Mozambique. Nous allons passer dans plusieurs réserves ou parcs nationaux dont les célèbres Mana Pools NP au Zimbabwe et Lower Zambezi NP en Zambie. Merci à Thien An et François de nous avoir accompagnés avec enthousiasme dans cette belle aventure ! C'est parti !
En route pour le Zimbabwe ! 21 et 22/04/12 Après un vol de nuit sans histoire depuis Francfort, où nous avons retrouvé Thien An et François mais aussi Pierre77N de voyage forum et sa petite famille (coucou!), nous nous posons au petit matin sur le mignon petit aéroport de Windhoek. Après 2h d'attente glaciale, nous embarquons pour Lusaka, survolons la rivière Kafue, puis le sud de la capitale zambienne, enfin le nord-est plus cossu, quelques toits colorés, et c'est vers midi que nous foulons la Zambie pour la 1ère fois. Tous les bagages ont suivi, les visas se font assez vite, le chauffeur de Richbel nous attend. Les 200 km de route plein sud vers le Zimbabwe sont très beaux, ponctués de petits villages de huttes et nous nous promettons de prendre le temps au retour de faire qq arrêts photos. Nous voulons arriver avant la nuit au Warthogs Bush Camp et sous les tropiques, elle tombe d'un coup vers 17h45. A ma demande, le chauffeur nous dépose au poste frontière zambien car je souhaite passer le barrage qui marque la frontière et se situe dans une sorte de no man's land, à pied afin d'avoir le temps d'admirer le paysage. Erreur ! Arrivés sur le barrage, nous réalisons que le poste frontière zambien se situe bien au-dessus et je n'ai déjà plus qu'une roulette à mon sac... Heureusement Thien An sympathise avec une famille de Zim venus visiter le barrage et ils nous proposent gentiment de nous accompagner tout là-haut avec leur camionnette. Ouf ! Le 1er contact avec ces Zim est vraiment super chaleureux ! Une fois laborieusement réalisées les formalités douanières, il nous reste une dizaine de km jusqu'au Warthogs Bush Camp. Pas de bus ni de taxi à l'horizon. Un homme s'avance et nous propose de nous conduire pour 20$...un peu cher mais on n'a pas le choix ! Il les aura bien mérités ! 1ère panne au bout de 2 km : « il faut que je répare le bruit » en qq coups de clés, il refixe le pot d'échappement 2ème panne 5 minutes après : cette fois il démonte l'arrivée d'essence, l'aspire « goulûment », bricole le réservoir et c'est reparti. Remarquez la tête de François qui travaille à longueur d'année à la pointe de la technologie ! Il faut dire que la route serpente à flanc de montagne au-dessus du lac Kariba : les freins ont l'air de fonctionner, c'est déjà ça. On arrive enfin au Warthogs : nos 2 « Ensuite Cabin » sont prêtes. De jolies cabanes de Robinson au toit de chaume avec SDB privée sans toit sous les arbres. Le lac est à qq dizaines de mètres. On adore ! Après un dîner simple mais bon, moins de 24h après avoir quitté Francfort, nous sombrons dans les bras de Morphée au son des grognements d'hippopotames, des croassements de grenouilles et du vent dans les arbres. Cool !
Glandouille au Warthogs 23/04/12 Sans nous être concertés, nous nous retrouvons tous les 4 au bord du lac pour le lever du soleil, impatients de découvrir cet environnement. Le soleil se lève vers 6h. Nous avons à peine 12h de jour, il s'agit d'en profiter! La lumière est superbe... Libellules, aigrettes, vanneaux (je crois), ibis sacré, cormoran et héron, martin pêcheur, pintades, hippos... Tout ce petit monde à 2 pas du lodge dont le chien nous accompagne. Par habitude je m'apprête à lui lancer un bâton dans l'eau et me ravise juste à temps en apercevant cette charmante bestiole. Voilà le chien qui arrive tenant du bout des dents un petit varan (ça a l'air très mauvais!) Non ce n'est pas un hippo mais le chien qui infuse un peu après avoir bien joué ! Ce pêcheur à pied capture à l'aide d'une poignée de sel jetée dans l'eau de petits poissons qui lui serviront à appâter le tigerfish. Gare aux crocos !
Un peu plus tard, nous allons faire un tour « en ville » à Kariba située à qq km (10$ A/R pour le taxi qui nous attendra patiemment pendant nos emplettes) : il y a un supermarché et un marché de rue avec fruits et légumes en abondance. Les gens sont très souriants et discrets. Pas la moindre sollicitation, c'est cool ! Depuis 2009, la monnaie officielle du Zimbabwe est le dollar américain, ce qui a résolu le problème de l'inflation galopante qui handicapait tant l'économie du pays. Nous sommes étonnés des prix, quasiment à un niveau européen alors que selon les explications que nos guides nous donneront par la suite, le salaire d'un employé non qualifié tourne aux environs de 250$, 1000 à 3000$ pour les professions intellectuelles supérieures. Pas de photos, je n'ai pas osé sorti pour gros boîtier sous le nez de ces gens si sereins et naturels... Retour au Warthogs, il fait soif ! Paul, un des 2 néozélandais qui va nous accompagner pour le canoë nous fait signe de regarder derrière nos cabanes.... 1er éléphant ! Quasiment dans le jardin ! Il faut dire que Kariba et le lodge se situe sur leur route ancestrale et qu'ils s'y sentent comme chez eux. On en trouve régulièrement « en ville » dans les jardins ou faisant les poubelles... Fin de journée au bord du lac Kariba où un dernier rayon éclaire ce bateau : peut-être s'agit-il du ferry qui en 22 h de traversée parcourt les 290 km du lac Kariba jusqu'à son extrémité ouest.
C'est parti pour le canoë ! 24/04/12 J1 canoë jusqu'à Nyamomba 16,4 km A 8h30 pétantes arrive le gros 4X4 de Natureways : Cloud le guide « en chef » nous fait un topo rapide et nous embarquons après avoir confié nos affaire inutiles à une autre partie de l'équipe dans la « bétaillière » Après qq km d'une très mauvaise piste, c'est le terminus : après c'est à pied et en 10 mn nous découvrons nos canoës, fin prêts au bord du Zambèze, qui n'attendent plus que nos sacs. L'endroit est superbe, le courant file à vive allure. Mon œil pas encore exercé ne remarque pas immédiatement que ces rochers « bougent » ! Le chargement est soigneux : tout doit être bien arrimé et bien équilibré. Nous allons à tour de rôle partager un canoé avec Cloud ou Kibo le 2ème guide. Fred et moi pensons bien faire en nous proposant pour le 1er tour si bien que Paul et Rachelle, 2 jeunes néozélandais qui bourlinguent depuis 2 mois en Afrique Australe se retrouvent de suite dans le vif du sujet alors que visiblement ils n'ont jamais touché une pagaie de leur vie : ils serrent les dents et au prix de qq zig-zags supplémentaires suivent le rythme sans problème. Nous sommes donc 6 avec 2 guides qui assurent l'orientation, la sécurité (Cloud porte à la ceinture un 357 magnum), les démarches administratives pour les parcs et...la popote ! Dans l'hémisphère sud, c'est l'automne et le début de la saison sèche : la forêt prend des couleurs magnifiques. Quel contraste avec le bleu du ciel et les roches rouge sombre de cette jolie gorge ! Très vite nos guides nous épatent : quel œil pour débusquer les animaux ! Après 16 km de navigation tranquille (le courant est au minimum de 4 km/h parfois 8 voire 10) nous arrivons à la fin des gorges, et posons notre 1er bivouac. Nous sommes enchantés de cette première journée : le groupe est homogène et fonctionne bien, les paysages à la hauteur de nos espérances et le repas du soir très bon ! Un frêle mokoro profite des contre-courants pour remonter le fleuve, pas très prudent avec la nuit qui tombe : les crocos deviennent plus entreprenants... Il fait nuit à 18h, on a tout le temps de profiter du ciel !
J2 canoë jusqu'à Twin Logs 25/04/12 36,6 km Tout le monde a acquis un peu d'assurance à la pagaie et ça vaut mieux car il faut parfois slalomer entre souches et hippos. On a encore des progrès à faire par rapport à certains ! Les rives sont maintenant bordées de roseaux au détour desquelles les surprises ne manquent pas : lavandières colorées, envol majestueux, ou acrobate cueillant les fruits d'un énorme baobab. Il y a de plus en plus d'hippos, parfois alignés comme à la parade ! Un rythme tranquille s'installe : lever 5h30, thé ou café+qq biscuits et départ vers 6h30 2h de navigation dans les belles lumières du matin puis english breakfast puis c'est reparti jusqu'à trouver un coin propice à la baignade (ç'est-à-dire avec assez peu d'eau pour voir arriver d'éventuels crocodiles) dans une eau à 24-26°C Lunch vers 12h puis sieste pour laisser passer les heures chaudes (nous avons eu au maximum 33°C en milieu de journée, ce qui est très supportable sur l'eau) Après 1H30 à 2h de pagaie (soit 5 à 6h/jour en tout) on pose le camp vers 16h30 ou 17h00, bien avant la nuit et la reprise d'activité des crocodiles. Au fil des méandres, nous apprenons à gérer les hippos : ce sont de gros herbivores craintifs et pas très malins, qui fuient l'homme en se réfugiant coûte que coûte dans leur trou favori d'eau profonde. La stratégie consiste donc à ne pas se trouver sur leur chemin quand ils s'y précipitent car ces gros bébés peuvent peser jusqu'à 2,5 tonnes. J'ai ainsi une une (très) grosse frayeur quand passer à une distance que je jugeais respectable d'un hippo, j'ai vu celui-ci arc-bouter sur ses postérieurs, sortir les épaules de l'eau et foncer vers notre canoë. Voyant cela, les guides ont amplifié notre trouille en nous criant : « Quick paddle ! Close to the bank ! » (pagayez à toute vitesse vers la rive!) Debriefing le soir où ils nous ont expliqué qu'en fait il ne chargeait pas mais se précipitait dans son trou d'eau. Mouais...facile à dire après coup, pensé-je ! Toujours est-il qu'après cet épisode toute la troupe a bien pagayé « very close to the bank », dérangeant une nuée d'élégantes aigrettes, aussi belles que bornées puisqu'elles s'obstinaient à aller comme nous vers l'aval et que nous les avons obligées à décoller et atterrir au moins une dizaine de fois, pour notre plus grand plaisir. Il y a un peu de vent et tout là-haut les vautours s'en donnent à cœur joie, loin des enquiquineurs ! Nouveau problème à l'horizon : tout un troupeau d'hippos sur la berge : nous ralentissons au maximum, poussés par le puissant courant du Zambèze pour laisser le temps aux mastodontes de rejoindre l'eau profonde. Ça déménage ! On passe au ras de la berge, surveillés attentivement par un gros mâle qui roule des mécaniques, en avant du reste de la troupe... On profite d'une petite pause/radeau pour admirer un Nième vol d'aigrettes puis on arrive tranquillement à notre 2ème lieu de bivouac. Au loin apparaissent les montagnes.
J3 canoë jusqu'à Long Island via Chirundu, 26/04/12 34,7 km Nuit moins fraîche que les précédentes (les tentes, matelas et duvets sont fournis et nous regrettons de ne pas avoir pris nos propres sacs car ils sont trop fins. Ça doit vraiment cailler en plein hiver austral), le ciel est un peu couvert... Je suis enchantée car lassée par les ciels d'un bleu immuable rencontrés en Namibie en juillet, je rêvais de ciels plus tourmentés. Nous avons quelques heures de belle lumière orageuse, puis parvenus à Chirundu (la route qui va du Cap au Caire y passe) le beau temps revient. C'est aujourd'hui que je vais avoir la confirmation que les explications des guides concernant « la charge de l'hippo » étaient vraies. Il y a pas mal de vent, dans le nez bien sûr, qui lève un clapot assez désagréable et fait chanter les roseaux. Alors que nous longeons la rive pour éviter les vagues, je vois soudain un énorme (ben wouih, vu de tout près!) hippo presque sauter depuis la rive dans notre canoë ! Avec le bruit du vent, broutant tranquillement sur la rive entre 2 rideaux de roseaux, il ne nous a vus qu'au dernier moment (et réciproquement!) et sans un regard vers notre canoë (ce qui m'a immédiatement rassurée) a plongé à toute vitesse vers son trou d'eau. Quelle émotion ! Que du plaisir en fait ! Les crocodiles aussi sont timides et seuls sont qui sont profondément endormis se laissent approcher. Les guides nous obligent toutefois à toujours garder une bonne distance avec ces bestioles. Après une bonne petite sieste, nous rencontrons un éléphant solitaire. On est loin des grands troupeaux des parcs d'Afrique du sud, du Botswana ou de la Namibie, mais la rencontre « hors cocon protecteur d'une voiture » a un charme particulier. Pour les gens d'ici, c'est la routine... De même que les crocos... 3ème bivouac, toujours sur une île pour diminuer le risque d'une rencontre avec un gros carnivore, dans une savane joliment arborée.
J4 canoë, jusqu'à Vundu (Acacia Point près de Mana Pools), 27/04/12, 34,7 km Petit matin à contre-jour, belle atmosphère mais pas idéal pour voir des animaux... Pause baignade ou François fait le croco ou l'hippo, on sait pas trop ! Kibo a toujours un savon à portée de main : le fleuve est sa salle de bain mais il faut savoir qu'ici les gens boivent tous les jours l'eau du fleuve. Nous n'avons pas essayé mais avons sans problème encaissé la vaisselle et les légumes lavés à l'eau du fleuve. Qui est à l'envers ? Kibo dans le canoë de tête rythme sa progression de sonores coups de pagaie contre la coque afin de prévenir les hippos de notre passage. Ceux-ci aiment se poster juste en aval des îles pour se reposer, protégés du courant. Méfiance donc au détour de chaque îlot... Aigrettes flemmardes ou stoïques qui ne daigneront pas décoller. Nous longeons pendant un bon moment la rive zambienne et c'est l'occasion de découvrir un peu de la vie du fleuve. Ici, la barrière anti-crocos fait aussi office de séchoir à linge. Là, les gens attendent, cachés derrière une palissade, munis de grandes « épuisettes » le passage d'oiseaux qu'ils attirent en sifflant bruyamment. Nous avons croisé 3 ou 4 rangs de cueilleurs d'oiseaux. Nous n'avons pas ce genre de préoccupation pour améliorer l'ordinaire : Cloud et Kibo se débrouillent comme des chefs pour nous concocter des menus variés, bons et équilibrés ! Chapeau ! Un ravitaillement est d'ailleurs prévu demain à Mana Pools et il nous faut utiliser le téléphone satellite (bien pratique pour rester en contact avec les enfants, restés en France) pour le confirmer car nulle part (en particulier à Chirundu) Cloud n'a pu trouver de réseau avec son portable. Nous profitons d'une pause lunch pour faire une petite balade le long du fleuve et rencontrons encore un éléphant et quelques antilopes. Dans le fleuve hippos et crocos sont toujours au RDV. 4ème bivouac sur une île partagée avec un troupeau de Cobs à croissant.
J5 canoë, jusqu'à Buffalo Thorn (Mana Pools), 28/04/12 20,7 km Un ravitaillement est donc prévu aujourd'hui en milieu de journée. Nous sommes un peu en avance et allons en profiter pour faire un Game Walk (Safari à pied) avec un ranger armé. Nous croisons qq buffles qui nous offrent un beau spectacle en traversant un bras du fleuve juste devant nous et arrivons à Nyamepi Camp à Mana Pools. 2 éléphants assurent le spectacle alors que nous étendons notre lessive (désormais les nuits sont plus humides et ça ne sèche pas complètement) et de quoi préparer le breakfast. Le ventre plein, nous partons pour 2h de marche commando (il fait 33°C et il est midi) sur les pas d'un ranger qui s'est mis en tête en 2h de temps de nous emmener jusqu'à Long Pool et retour. Quelle frustration que de marcher à toute vitesse sans avoir le temps d'observer tranquillement... Dommage ! Vu un éléphant, des singes et antilopes, oiseaux variés et surtout une belle forêt très aérée qui rend (heureusement!) la marche facile. A notre retour, la voiture de Natureways est là avec le ravitaillement et même la remorque pour les canoës. Il est prévu qu'ils ne retournent pas à Kariba mais filent directement au terme de notre périple, à Kanyemba, nous y attendre pendant 4 jours (ils sont 2, cela donne une idée du coût de la main d'oeuvre par rapport à l'essence) C'est l'heure du lunch (je crois bien que pour une fois nous n'avons pas maigri pendant les vacances!) que nous prenons en compagnie de mignons singes vervet, bien moins entrepenants que des babouins, heureusement. 5ème bivouac, ciel de braise comme tous les soirs...
J6 canoë, jusqu'à G.Channels, 29/04/12 30,6 km Comme souvent, les hippos et leurs borborygmes nous ont tenu compagnie toute la nuit et nous les retrouvons au petit matin, l'oeil vif au saut du lit dans la douce lumière de l'aube! Après qq km de pagaie, pause baignade... Thien An infuse... Cloud aime bien se faufiler dans de petits chenaux...parfois ça manque un peu d'eau ! Encore un bel endroit pour le lunch... Kibo le plus jeune des 2 guides fait 15 à 18 descentes/an (parfois plus courtes que la nôtre) depuis 7 ans : nos guides connaissent donc le fleuve sur le bout des doigts (même si le lit de celui-ci change en fonction des pluies) et ont leurs « bons coins » Malgré cette relative fréquentation nous avons été épatés par la propreté quasi parfaite du fleuve et de ses rives. Pas le moindre déchet, quasi pas de traces de campement (quelques vestiges de feux allumés par des pêcheurs), une nature vierge et intacte. Impensable en Europe où les rivières drainent toutes les cochonneries véhiculées par les eaux de ruissellement. Il faut dire qu'ici les berges sont quasi désertes : tout au plus quelques villages paumés où les gens vivent quasiment en autarcie (donc pas de déchets de la société de consommation, tout se recycle) et quelques camps de pêche ou de chasse, de grand luxe, à la pelouse impeccablement tondue par un personnel attentif. Nos guides ne laissent pas le moindre déchet (épluchures comprises) à tel point que je me suis sentie honteuse d'avoir jeté un trognon de pomme dans le fleuve. Autant dire qu'il était temps, arrivés à Mana Pools, de pouvoir nous débarrasser de notre gros sac poubelle. Ils poussent la philosophie du « leave no trace » (ne pas laisser de traces) jusqu'à effacer les traces causées par les canoës quand nous les hissons sur la berge ! En effet, les crocodiles attaquant à la nuit tombée, il ne faut pas y mettre les pieds surtout si la berge est abrupte et l'eau profonde. Nous sortons donc entièrement les canoës chaque soir, c'est d'ailleurs le plus gros effort de la journée car chargés ils doivent peser au bas mot 150 kg pièce.
Après le lunch côté Zim, nous apercevons un éléphant côté Zam : tout schuss pour la traversée de plusieurs centaines de mètres avec le courant par le travers ! Pas de chance, la bête est timide et disparaît dans les roseaux, pfff ! Débarquement pour le 6ème bivouac. On évite de poser la tente sur le chemin des éléphants. Fred fait du 43... Observation réciproque.
J7 canoë, jusqu'à Highsand Bank (Chewore), 30/04/12 24,5 km Nous quittons Mana Pools qui m'aura finalement un peu déçue. Il n'y a pas plus d'animaux qu'ailleurs me semble-t-il...Faut dire qu'il y en a partout ! Cependant leur observation n'est pas aussi aisée que depuis une voiture dans un parc national classique : on est au ras de l'eau, tributaire du courant, du vent, des souches, des roches et des hippos. Mais quel plaisir d'avancer lentement au fil du fleuve, de voir évoluer les paysages, magnifiques (j'y suis en fait plus sensible qu'à l'observation animalière), de profiter de toutes les lumières de l'aube au couchant, d'écouter les bruits de la nuit et de découvrir un ciel étoilé magnifique sans la moindre pollution lumineuse, de frisonner un peu à l'aube, de se rafraîchir avec l'eau du fleuve sous le soleil brûlant de midi et de se réjouir de la fraîcheur qui tombe le soir. Quels sourires aussi, échangés le long du fleuve, avec ces qq villageois qui doivent nous trouver bien étranges, nous qui avons « tout », de vouloir partager un peu de leur vie le long du fleuve.
Cela fait 7 jours que nous naviguons et qq batteries donnent des signes de fatigue : Fred est tout content de son cadeau d'anniversaire ! Ça marche du tonnerre sous le soleil des tropiques ! Enfin j'arrive à photographier un pygargue (fish eagle) pas trop flou : c'est l'emblème du Zambèze mais pas facile d'en « attraper » un avec mon 24-105. Impossible d'utiliser le téléobjectif en navigation, ça bouge trop ! J'adore ces petits nids qui ressemble à des boules de Noël ! Traversée express pour ces antilopes, gare aux crocos ! Navigation dans les champs ! Etrange dallage d'allure +/- volcanique... Pause lunch dans une crique bordée de belles roches polies par les flots. Le paysage reprend du relief, on approche des gorges qui marquent la fin du parcours. Un grand kudu mâle et sa cour qui ne sait par où s'échapper de la rive. Nous approchons de notre 7ème bivouac, le préféré de Cloud et nous sommes bien d'accord avec lui ! Une belle dune s'est formée en aval d'une île formée de roches rouges. L'endroit est magique ! Cerise sur le gâteau, nous observons sur la rive (trop loin pour de bonnes photos) quelques zèbres, éléphants et impalas. Les hippos du coin nous observent nous installer puis une fois la nuit tombée regagnent la rive. Nous les éclairons avec une lampe de poche et il leur faut bien 5 secondes avant que ça ne monte au cerveau et qu'ils se précipitent à l'eau. Il faut dire qu'il ont un cerveau de la taille d'une orange... On aime bien faire les malins à terre... sur l'eau c'est une autre histoire et il nous faudra rester vigilants jusqu'à la fin car nous auront eu des hippos du 1er au dernier km, soit sans aucun doute quelques milliers !
J8 canoë, jusqu'à Golf course (Gorge), 01/05/12 36,6 km Collation au soleil levant et départ vers 6h30 comme d'habitude. Les sentiers d'hippos sont parfaitement mis en valeur par la lumière rasante. Passage rapide chez les rangers de Kapirinhungu pour payer un droit d'entrée quelconque (j'ai renoncé à comprendre où et pourquoi il fallait payer. Parfois les postes de ranger sont vides, parfois j'ai l'impression qu'ils ne nous font pas payer. On aura payé au total 65 $/personne de droit d'entrée dans les différents et parcs et de droits de navigation sur la rivière alors que théoriquement cela aurait du être le double. Bonne surprise!) Preuve des changements de lit du fleuve. Cette partie du fleuve est ma préférée, son lit se creuse, il est ponctué d'une alternance de roches rouges et de petites dunes blondes, la forêt est multicolore. Les hippos sont toujours parfaitement assortis à leur environnement. Amusants ces singes équidistants, très calme, qui grignotent paisiblement leur verdure. Etranges arbres « blancs » Tiens, encore un éléphant ! Comme par hasard il est encore sur la rive opposée ! Traversée tout schuss pour compenser le courant traversier, ouf ! Celui-ci est né sans défenses... Nous nous échouons pour ne pas être entraînés par le courant et bien qu'à une distance raisonnable l'éléphant finit par nous charger ! Marche arrière toute ! Il ne s'agissait que d'une charge d'intimidation, qui théoriquement précède toujours la vraie de vraie. Mouais... encore faut-il qu'il connaisse les règles hein ! Donc grosse trouille et pas de photos, j'ai choisi la pagaie plutôt que le déclencheur ! Le cours du fleuve se resserre, nous sommes vraiment dans les gorges, 8 km/h sans donner un coup de pagaie et moins d'hippos car le fleuve est trop profond. Coool ! Cette partie est très sauvage, sans doute la plus sauvage du parcours. Fred et moi l'avons adorée ! Jeu de lumière qui se faufile dans les gorges. 8ème et dernier bivouac sauvage
J9 dernier jour en canoë, jusqu'à Kanyemba, 02/05/12, 23,9 km Départ de bonne heure comme d'habitude, les guides semblent pressés de décoller. Il faut dire que le vent a soufflé toute la nuit et que celui-ci a pour habitude de se renforcer au fil de la journée, ce qui peut lever un clapot très court et assez gênant, surtout dans les gorges. Seuls les sommets des collines sont éclairés quand nous partons. Où le fleuve va-t-il passer dans ces montagnes ? Tiens, un humain ! Le fleuve dépose une quantité incroyable de sable joliment érodé. La fin des gorges se profile à l'horizon, elle se situe au pied de cette montagne bifide. 32 km au total. Cloud s'amuse à nous faire passer dans un bras très étroit. Quelques huttes apparaissent, puis qq lodges et c'est l'arrivée à Kanyemba vers midi. La voiture, la remorque, Papa Mike et son jeune collègue sont au RDV. Débarquement et chargement ! Retour à la civilisation ! On fait le plein à la pompe ! C'est parti pour 3h30 d'une très mauvaise piste. Après 70 pénibles km, nous posons les tentes sur le terrain de foot d'une école. Ça manque carrément de charme après nos 8 bivouacs de rêve sur le fleuve. L'endroit a sans doute été choisi en raison de la présence d'un puits et de toilettes mais pas de chance la pompe ne fonctionne pas. Les gens du village (d'une certaine importance : école, épicerie, « clinique » et même « nite club » dont la musique cessera sagement à 20h30!) doivent aller à 2 km pour avoir de l'eau...
Retour sur Kariba, 03/05/12 lever 5h, départ 6h ! Le fond de l'air matinal est frais à l'arrière du 4X4, ouvert à tous les vents. « Heureusement » on ne va pas vite car la piste reste mauvaise pendant un moment. Enfin on rejoint le bitume, on avale qq sandwiches amoureusement préparés par l'équipe et on arrive vers 14h à Kariba. Et qui voit-on à la sortie du village, juste avant le Warthogs Bush Camp : 7 éléphants qui batifolent sous les lignes à haute-tension issues du barrage tout proche ! Les gens du lodge s'empressent de nous allumer nos « cumulus » : bonne douche chaude avec vue sur un écureuil qui batifole au-dessus de la cabane. Grosse lessive chez Thien An et François ! Dîner de bonne heure dans le jardin avec vue sur le lac. La nuit tombe vite. Soudain, le petit chien du lodge se met à grogner puis à aboyer, sans effrayer le moins du monde un placide hippo blasé qui lui aussi vient dîner dans le jardin. Nous n'en croyons pas nos yeux ! Il est à 10m de notre table et c'est comme si nous n'existions pas ! Il va ainsi se promener toute la soirée dans le jardin/camping. En fait ici il n'y a pas de tondeuse et on sait pourquoi !
Départ pour Lusaka, 04/05/12 Nous avons très bien dormi dans nos lits moelleux, chaperonnés par cette drôle de grenouille juchée au sommet de la moustiquaire. Petit déjeuner avec vue sur le lac. Tiens...encore un hippo... Ne semble pas bien réveillé... Nous avons RDV à 10h côté zambien avec le chauffeur de Richbel. Renseignements pris, le taxi zimbabwéen peut nous amener jusqu'à celle-ci (20$, voiture impeccable celle-ci...), franchissant le barrage qui est en zone internationale. Il arrive avec 20 mn de retard (crevaison impromptue mais arrivée imminente confirmée par téléphone) mais le passage des 2 douanes se fait vite (plus de visa à établir) et nous sommes dans les temps. Comme prévu à l'aller nous faisons qq arrêts photos rapides en cours de route. Gros bouchon en arrivant à Lusaka si bien que nous arrivons au Pioneer Camp vers 15h. Personnel et chiens (3 titittes et un boxer) très accueillants, jardin magnifique, petit bémol sur la partie hébergement (cf carnet pratique), très bonne restauration. Nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu avant l'avion. Online check in impossible du fait de la mauvaise connexion internet, ce qui n'empêche pas Fred et Thien An et François, en geek assumés de faire joujou avec leurs smartphones.
Retour en Europe, 05 et 06/05/12 A 8h30 pétantes le chauffeur de Richbel est là pour nous conduire à l'aéroport (compter 35 mn) Décollage vers midi, 2h30 de vol jusqu'à Windhoek puis longue attente de 6h avant le vol pour Francfort qui décolle à 20h00 et arrivée le lendemain à 7h00. Nous faisons nos adieux à Thien An et François, récupérons la voiture et à 11h30 retrouvons enfants, chien et chats à Nancy. Il fait 13°C et il pleut. Demain, on reprend le boulot !
Carnet pratique : Contrairement à nos habitudes, nous avons choisis de passer par une agence locale : nous ne nous sentions pas capables de gérer nous même la rencontre avec les animaux (hippos et crocos en particulier), le matériel, le ravitaillement, les entrées de parc (pas faciles de trouver les endroits où s'enregistrer et payer côté fleuve) et le retour avec tout le matériel depuis le terminus à Kanyemba, au NE du Zimbabwe. J'ai donc réservé (après avoir facilement « recruté » Thien An et François -qui nous avaient déjà accompagnés lors d'une virée hivernale en Norvège- car il faut un minimum de 4 participants) auprès de zambezi.co. uk. (qui sous-traite avec Natureways, agence zimbabwéenne) le Zambezi Long Classic canoe trip pour une somme qui m'a d'abord semblé exorbitante (voir budget page suivante) Impossible de faire autrement : il y a peu voire pas de concurrence. Au fil des jours, nous réaliserons finalement que cet argent est bien mérité, compte-tenu des contraintes matérielles d'organisation et du dévouement des guides !
Le départ de la rando se situe à Kariba au Zimbabwe, à 230 km au sud de Lusaka où nous atterrirons. J'ai choisis d'organiser moi-même les transferts et hébergements avant et après le canoë, les tarifs proposés par zambezi.co.uk étant vraiment prohibitifs...
Les communications avec le Zimbabwe sont très difficiles (peu ou pas de réponses aux mails) si bien que j'ai préféré atterrir à Lusaka en Zambie : après sondage de différentes agences par email, j'ai finalement retenu Richbel Car Hire pour le transfert aller et retour de Lusaka à la frontière du Zim : aucun problème (environ 25 mails tout de même pour finaliser tout ça!!)
Nous avons filé directement à la descente de l'avion vers Kariba et logé 2 nuits (avec résa internet) au Warthogs Bush Camp, petite structure idéalement située sur un trajet régulièrement emprunté par les éléphants pour aller s'abreuver au lac. Attention à leur site internet : les tarifs indiqués sont faux (et inférieurs à la réalité of course) mais ça reste raisonnable et on y mange correctement pour pas bien cher.
A la fin de notre rando en canoë, nous y avons logé une nouvelle fois puis après le transfert à Lusaka avons logé au Pionner Lodge Camp, réservé facilement par internet. Jardin magnifique (mais pas de lac!), nourriture très bonne, personnel très sympathique et serviable mais Family Chalets un peu décatis et poussiéreux et SDB partagée ce qui ne me semble pas indiqué sur leur site. Quasi personne en cette saison.
VISAS : Nous avons pris des visas double entrée pour la Zambie (sur place 80 $) et avons réalisé après coup que nous aurions pu nous contenter de visas de transit, ce qui nous aurait coûté 2 fois moins cher. 30 $ pour le visa zimbabwéen (aussi sur place)
SANTE Paludisme : très peu de moustiques, bien qu'au tout début de la saison sèche. Nous avons pris de la Malarone. Fièvre jaune : le Zim exige que les voyageurs en provenance de Zambie soient vaccinés. A faire au CHU. Vaccinations recommandées : DT polio, typhoïde, hépatite A. Bilharziose : théoriquement absente des eaux « courantes ». Courant de 4 à 10 km/h sur le Zambèze donc a priori pas de risque. Hippo et croco : très mauvais pour la santé ! On apprend sur place à les gérer. Bien contents d'avoir des guides !
BUDGET/personne/2 semaines
Visa Zambie double entrée80$ Navette de Lusaka à Kariba (border) A/R 50$ Taxi border to Warthogs bush campA/R10$ Visa Zimbabwe30$ Entrée Mana Pools+ marche avec ranger +River Fee 65$ 3 nuits Wartogs bush camp 60$ 1 nuit Pioneer camp Lusaka Family Chalet pour 2 70$35$ Taxi du Pioneer camp à Lusaka airport20$ Restos 2j avant et 2j après canoé trip145$
Canoe trip 10jours/9 nuits970$
AvionFrancfort-Windhoek-Lusaka A/R780€
TOTAL1904 € sans les pourboires
Colis à destination des Philippines English translation pending
Bonjour à tous.
Effectivement, grâce à la fonction recherche j'ai pu trouvé quelques topics évoquant l'envoi d'un colis vers les Philippines. Mais tous datent de quelques années et j'aimerais pouvoir obtenir des réponses plus récentes. Alors voilà, j'ai envoyé un colis de moins d'un kilo avec colissimo emballage internationnal pour presque 40 euros (j'ai privilégié colissimo emballage internationnal car j'estime que 40 euros c'est déjà assez cher pour un envoi de moins d'un kg^^). Je l'ai apporté à la poste près de chez moi le mardi 24 avril et je le suis depuis grâce au site internet. Du mercredi 25 et ce, pendant plus d'une semaine il était écrit ''Le colis s'apprête à quitter le pays d'origine''. Donc j'étais inquiet au fur et à mesure des jours, jusqu'au vendredi 4 mai où le statut avait enfin changé en: ''Le colis est arrivé au pays de destination''. Ma copine habite à Taguig city (qui fait parti de Manille m'a-t-elle dit) mais ça va déjà faire 6 jours (étant le 10 aujourd'hui). Alors tout d'abord, c'était écrit que le suivi s'arrête jusqu'à la sortie du territoire, donc j'ai pensé que le statut avait été bloqué sur ''s'apprête à sortir du territoire d'origine'' mais qu'il était arrivé là-bas. Mais non puisque le nouveau statut du 4 mai stipule qu'il est arrivé au pays de destination. Ainsi mes questions sont les suivantes (à toutes personnes ayant envoyer un colis avec colissimo ces derniers mois): cela veut-il dire que le suivi se fait maintenant aux Philippines également ? Ou c'est le dernier statut possible et il est actuellement en cours d'achemeniment ? Ensuite, combien de temps cela a-t-il pris pour vous à partir du moment où il est arrivé là-bas ? Voir du début à la fin. C'est écrit 6/8 jours pour les philippines et ça fait 16 jours là. Cela approche des trois semaines. Est-ce le délai habituel ? Je ne veux pas évoquer les vols ou autres, pas envie d'être pessimiste, faut absolument que ça arrive et en entier si possible. ^^'
Effectivement, grâce à la fonction recherche j'ai pu trouvé quelques topics évoquant l'envoi d'un colis vers les Philippines. Mais tous datent de quelques années et j'aimerais pouvoir obtenir des réponses plus récentes. Alors voilà, j'ai envoyé un colis de moins d'un kilo avec colissimo emballage internationnal pour presque 40 euros (j'ai privilégié colissimo emballage internationnal car j'estime que 40 euros c'est déjà assez cher pour un envoi de moins d'un kg^^). Je l'ai apporté à la poste près de chez moi le mardi 24 avril et je le suis depuis grâce au site internet. Du mercredi 25 et ce, pendant plus d'une semaine il était écrit ''Le colis s'apprête à quitter le pays d'origine''. Donc j'étais inquiet au fur et à mesure des jours, jusqu'au vendredi 4 mai où le statut avait enfin changé en: ''Le colis est arrivé au pays de destination''. Ma copine habite à Taguig city (qui fait parti de Manille m'a-t-elle dit) mais ça va déjà faire 6 jours (étant le 10 aujourd'hui). Alors tout d'abord, c'était écrit que le suivi s'arrête jusqu'à la sortie du territoire, donc j'ai pensé que le statut avait été bloqué sur ''s'apprête à sortir du territoire d'origine'' mais qu'il était arrivé là-bas. Mais non puisque le nouveau statut du 4 mai stipule qu'il est arrivé au pays de destination. Ainsi mes questions sont les suivantes (à toutes personnes ayant envoyer un colis avec colissimo ces derniers mois): cela veut-il dire que le suivi se fait maintenant aux Philippines également ? Ou c'est le dernier statut possible et il est actuellement en cours d'achemeniment ? Ensuite, combien de temps cela a-t-il pris pour vous à partir du moment où il est arrivé là-bas ? Voir du début à la fin. C'est écrit 6/8 jours pour les philippines et ça fait 16 jours là. Cela approche des trois semaines. Est-ce le délai habituel ? Je ne veux pas évoquer les vols ou autres, pas envie d'être pessimiste, faut absolument que ça arrive et en entier si possible. ^^'
Est-ce raisonnable de partir au Kenya avec un enfant de 5 ans? English translation pending
Bonjour a tous,
Mon compagnon et moi envisageons de partir du 8 au 23juillet a Malindi, avec ma fille de 5ans et demi, pour un sejour principalement balneaire, avec, peut etre une excursion safari d'1 ou 2 jours... mais apres l'euphorie eprouvee a l'agence a l'idee d'avoir la chance de faire un tel voyage, place au doute et aux angoisses quant aux vaccins, au traitement antipaludeen, aux mesures de precaution a appliquer le soir pour eviter les piqures de moustique, etc. Pas tant pour mon compagnon et moi, car nous sommes adultes mais surtout par rapport a ma fille de 5ans. En effet, on ne voudrait surtout pas que nos vacances puissent virer a la psychose voire au cauchemar... Quelqu'un aurait-il des conseils a me donner? Est-il raisonnable ou non de faire ce voyage avec un enfant de cet age? Est-ce une bonne periode en juillet?Ma fille est -elle trop jeune? ? Merci de nous eclairer et peut etre nous rassurer...tout conseil sera bienvenu.
Mon compagnon et moi envisageons de partir du 8 au 23juillet a Malindi, avec ma fille de 5ans et demi, pour un sejour principalement balneaire, avec, peut etre une excursion safari d'1 ou 2 jours... mais apres l'euphorie eprouvee a l'agence a l'idee d'avoir la chance de faire un tel voyage, place au doute et aux angoisses quant aux vaccins, au traitement antipaludeen, aux mesures de precaution a appliquer le soir pour eviter les piqures de moustique, etc. Pas tant pour mon compagnon et moi, car nous sommes adultes mais surtout par rapport a ma fille de 5ans. En effet, on ne voudrait surtout pas que nos vacances puissent virer a la psychose voire au cauchemar... Quelqu'un aurait-il des conseils a me donner? Est-il raisonnable ou non de faire ce voyage avec un enfant de cet age? Est-ce une bonne periode en juillet?Ma fille est -elle trop jeune? ? Merci de nous eclairer et peut etre nous rassurer...tout conseil sera bienvenu.
Songkran du côté de Bâan Nâawk English translation pending
Comme je l’avais plus ou moins promis à Madog, je vais écrire quelques pages sur les célébrations de Songkran, auxquelles j’ai assisté récemment. J’étais accompagné de Louise, pour laquelle c’était le premier voyage en Asie. Je l’avais plongée au plus profond de la piscine, pour ainsi dire, car je l’avais emmenée à mon village « du côté de Bâan Nâawk », au cœur de l’Isàán. J’ai déjà parlé de Bâan Nâawk sur VF, voir les liens suivants pour ceux que cela pourrait intéresser :
http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;page=unread#unread
http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=3555739;page=1;search_string=Naawk;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=24
http://voyageforum.com/v.f?post=3818933;search_string=bouddhisme
Vendredi 13 – Arrivée au village
Nous avions pris l’avion de Bangkok à Udon Thani pour couper court aux difficultés, sinon à l’impossibilité, en pleine période de fête, de trouver deux places de bus à la gare routière de Mo Chit. Notre approche sur Udon avait été mouvementée. Nous n’avions pas encore amorcé notre descente que nous avions eu l’impression de subitement entrer dans un mur. L’espace d’une fraction de seconde, je m’étais demandé ce qui avait bien pu nous arriver, avant de comprendre que nous avions traversé un trou d’air. La femme pilote sût bien manœuvrer l’appareil pour éviter les nuages les plus gros et nous poser sur le sol sans autres secousses aussi inquiétantes. L’idée que nous étions un vendredi 13 ne m’avait même pas effleuré…
De Udon, nous avions pris le bus pour Bâan Nâawk où nous avions retrouvé Y, qui était bien sûr accompagnée de plusieurs membres de sa famille. C’était le premier jour de Songkran et la fête battait son plein. Les rues de Bâan Nâawk s’étaient transformées en champ de bataille. Les voitures que nous croisions étaient une cavalerie joyeuse qui nous balançait des baquets d’eau au passage. Le long des trottoirs, des groupes de gens dansaient et nous soumettaient au feu croisé d’une artillerie tous calibres, allant du lancer sporadique de simples verres d’eau aux jets plus soutenus de tuyaux d’arrosage. Louise avait accepté l’invitation de s’asseoir aux premières loges, à l’arrière du pick-up, mais le fait que certains assaillants utilisaient de l’eau glacée – quel vice ! – l’avait convaincue qu’il valait mieux faire un repli stratégique et me rejoindre à l’intérieur de la voiture.
L’un des beaux-frères de Y, un homme tout à fait charmant, était au volant. Il prit la route la plus longue et la plus tortueuse pour nous conduire au village. Nous avions ainsi traversé plusieurs autres villages où la fête avait aussi bien démarré. Je voudrais cependant remarquer qu’il n’y avait ici aucune trace de cette vulgarité qui affecte la fête de Songkran dans les lieux fréquentés par les touristes. La veille, comme je faisais découvrir Bangkok à Louise, nous étions arrivés sur Soi Nana et nous nous y étions arrêtés l’espace d’une, non, deux bières. Nous avions vue immédiate sur les trottoirs où des « farangs » affublés de perruques ridicules et arborant des panses débordantes de leurs chemises déboutonnées « faisaient la guerre » avec de gros pistolets à eau, s’aspergeant d’un trottoir à l’autre et ne montrant aucune pitié pour les passants. Fête de « farangs » …. à éviter ! Cela avait amusé Louise, c’était une autre facette de Bangkok, pas la meilleure, certes, et faisant contraste avec le reste de notre visite dans cette ville magnifique.
Le soir, nous avions mangé en famille, assis sur des nattes de rotin devant la maison de Y, puis nous avions installé la stéréo pour une séance de karaoké. J’avais apporté une bouteille de Ricard – le pastis ne manque pas d’amateurs dans la famille ! En ayant vite tiré les dernières gouttes, nous nous étions rabattus sur force bouteilles de bière Leo. De l’avis de bien des étrangers, ce n’est pas la meilleure bière du pays, mais nous la trouvons excellente avec des glaçons, à la manière thaïe.
Ce qui frappait le plus Louise, dans cette atmosphère familiale, c’était que tous les âges étaient inclus. Pas d’exclusion des tous petits comme cela est souvent devenu la règle en Europe, malheureusement. Elle s’amusait de ces hamacs faits d’une écharpe multicolore, typique de l’Isàán, nouée sur un cadre en bois rustique, et trouvait qu’on balançait un peu trop vigoureusement les bébés qui y dormaient. « Pas étonnant qu’ils vomissent tant ! », me dit-elle, faisant allusion aux odeurs de vomi qui flottaient dans l’air des maisons que nous avions visitées à notre arrivée, pour saluer les gens de la famille.
Elle fut également surprise de voir une petite fille d’à peine plus d’un an, qui commençait tout juste à marcher, danser sur la musique, et un garçonnet de 5 ou 6 ans fredonner les chansons avec ses aînés. Je le lui avais bien dit, «ces gens ont la musique dans la peau. Au village, on chante et on danse ! ». Mais surtout, elle était étonnée des décibels que nous nous permettions de sortir de la sono – tout le voisinage pouvait suivre les efforts, pas toujours très réussis, des chanteurs successifs – et me fit la remarque qu’en France nous aurions vu les gendarmes débarquer dès la première minute.
http://voyageforum.com/v.f?post=2365747;page=unread#unread
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Vendredi 13 – Arrivée au village
Nous avions pris l’avion de Bangkok à Udon Thani pour couper court aux difficultés, sinon à l’impossibilité, en pleine période de fête, de trouver deux places de bus à la gare routière de Mo Chit. Notre approche sur Udon avait été mouvementée. Nous n’avions pas encore amorcé notre descente que nous avions eu l’impression de subitement entrer dans un mur. L’espace d’une fraction de seconde, je m’étais demandé ce qui avait bien pu nous arriver, avant de comprendre que nous avions traversé un trou d’air. La femme pilote sût bien manœuvrer l’appareil pour éviter les nuages les plus gros et nous poser sur le sol sans autres secousses aussi inquiétantes. L’idée que nous étions un vendredi 13 ne m’avait même pas effleuré…
De Udon, nous avions pris le bus pour Bâan Nâawk où nous avions retrouvé Y, qui était bien sûr accompagnée de plusieurs membres de sa famille. C’était le premier jour de Songkran et la fête battait son plein. Les rues de Bâan Nâawk s’étaient transformées en champ de bataille. Les voitures que nous croisions étaient une cavalerie joyeuse qui nous balançait des baquets d’eau au passage. Le long des trottoirs, des groupes de gens dansaient et nous soumettaient au feu croisé d’une artillerie tous calibres, allant du lancer sporadique de simples verres d’eau aux jets plus soutenus de tuyaux d’arrosage. Louise avait accepté l’invitation de s’asseoir aux premières loges, à l’arrière du pick-up, mais le fait que certains assaillants utilisaient de l’eau glacée – quel vice ! – l’avait convaincue qu’il valait mieux faire un repli stratégique et me rejoindre à l’intérieur de la voiture.
L’un des beaux-frères de Y, un homme tout à fait charmant, était au volant. Il prit la route la plus longue et la plus tortueuse pour nous conduire au village. Nous avions ainsi traversé plusieurs autres villages où la fête avait aussi bien démarré. Je voudrais cependant remarquer qu’il n’y avait ici aucune trace de cette vulgarité qui affecte la fête de Songkran dans les lieux fréquentés par les touristes. La veille, comme je faisais découvrir Bangkok à Louise, nous étions arrivés sur Soi Nana et nous nous y étions arrêtés l’espace d’une, non, deux bières. Nous avions vue immédiate sur les trottoirs où des « farangs » affublés de perruques ridicules et arborant des panses débordantes de leurs chemises déboutonnées « faisaient la guerre » avec de gros pistolets à eau, s’aspergeant d’un trottoir à l’autre et ne montrant aucune pitié pour les passants. Fête de « farangs » …. à éviter ! Cela avait amusé Louise, c’était une autre facette de Bangkok, pas la meilleure, certes, et faisant contraste avec le reste de notre visite dans cette ville magnifique.
Le soir, nous avions mangé en famille, assis sur des nattes de rotin devant la maison de Y, puis nous avions installé la stéréo pour une séance de karaoké. J’avais apporté une bouteille de Ricard – le pastis ne manque pas d’amateurs dans la famille ! En ayant vite tiré les dernières gouttes, nous nous étions rabattus sur force bouteilles de bière Leo. De l’avis de bien des étrangers, ce n’est pas la meilleure bière du pays, mais nous la trouvons excellente avec des glaçons, à la manière thaïe.
Ce qui frappait le plus Louise, dans cette atmosphère familiale, c’était que tous les âges étaient inclus. Pas d’exclusion des tous petits comme cela est souvent devenu la règle en Europe, malheureusement. Elle s’amusait de ces hamacs faits d’une écharpe multicolore, typique de l’Isàán, nouée sur un cadre en bois rustique, et trouvait qu’on balançait un peu trop vigoureusement les bébés qui y dormaient. « Pas étonnant qu’ils vomissent tant ! », me dit-elle, faisant allusion aux odeurs de vomi qui flottaient dans l’air des maisons que nous avions visitées à notre arrivée, pour saluer les gens de la famille.
Elle fut également surprise de voir une petite fille d’à peine plus d’un an, qui commençait tout juste à marcher, danser sur la musique, et un garçonnet de 5 ou 6 ans fredonner les chansons avec ses aînés. Je le lui avais bien dit, «ces gens ont la musique dans la peau. Au village, on chante et on danse ! ». Mais surtout, elle était étonnée des décibels que nous nous permettions de sortir de la sono – tout le voisinage pouvait suivre les efforts, pas toujours très réussis, des chanteurs successifs – et me fit la remarque qu’en France nous aurions vu les gendarmes débarquer dès la première minute.
Pistes gués en Islande? English translation pending
Bonjour à tous,
En pleine préparation de notre séjour en Islande cet été (mi-juillet, début août), je voudrais savoir si certaines pistes posent particulièrement des problèmes, surtout concernant le passage des gués (nous aurons un 4x4 bien sûr) :
1/ la piste F26 pour enchaîner par la F910 qui contourne le Trölladyngja par le nord, jusqu'à arriver à Askja.
2/ la piste 88 de Askja jusqu'à la route 1
3/ la piste F208 vers Eldgja, puis la F206 vers le Laki
Merci d'avance à tous ceux qui pourront faire part de leur expérience.
Christine
En pleine préparation de notre séjour en Islande cet été (mi-juillet, début août), je voudrais savoir si certaines pistes posent particulièrement des problèmes, surtout concernant le passage des gués (nous aurons un 4x4 bien sûr) :
1/ la piste F26 pour enchaîner par la F910 qui contourne le Trölladyngja par le nord, jusqu'à arriver à Askja.
2/ la piste 88 de Askja jusqu'à la route 1
3/ la piste F208 vers Eldgja, puis la F206 vers le Laki
Merci d'avance à tous ceux qui pourront faire part de leur expérience.
Christine
Bornéo entre jungle et océan English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.
Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.

Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.
Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.

Premières bulles chez les junkies
Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.
Balade en aquarium
Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.

Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.

Le jour où Grisemote devint une légende.
Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.

Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.

Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !

Nasiques à gogo
Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !
La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group �� (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.

Impitoyable Jungle
Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …
Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »
A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …

Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.

Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.

Marchons sous la pluie
Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.

Larmes de volcans
Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.
Viens chez moi, j’habite dans une « long house »
La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.
Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !

Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !

Tip of Bornéo : la plage du bout du monde
Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.

Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !

Bako : la jungle pour les nuls
Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.
Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.

La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers
Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.
Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.
- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.
- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir
- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !
- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.

Kuching : le retour
Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.

Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.

Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.

Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant
Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.

Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.

Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.
Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.

Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.
Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.
C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …
Gilles 23/04/2012 1H34
DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
USA Côte ouest English translation pending
Voici le carnet de voyage rédigé pendant l'été 2010. Ce carnet a été alimenté au fur et à mesure du séjour et n'a pas été retouché.
Pour ce voyage, nous étions 3 familles de 5 personnes même si certaines parties n'ont pas été communes.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
Voyage en solitaire d'un mois ou plus au Japon English translation pending
Bonsoir tout le monde! Comment allez-vous?
J'ai quelques petites questions pour mon cas spécifique sur un voyage "en solo" au Japon qui se déroulerait vers Août!
La culture japonaise comme on la ressent en France et ma rencontre de personnes d'origine japonaise a suscité en moi l'envie de voyager dans ce pays depuis longtemps (belle introduction, n'est ce pas? 😉). Je compte rester quelques jours à Tokyo car de nombreux lieux m'intéressent dans le coin: Shibuya, Roppongi, Asakusa et un quartier résidentiel.
Première question: J'ai vraiment envie de profiter des premiers jours pour rencontrer des Japonais de la capitale. Pensez-vous qu'en traînant vers Shibuya et Roppongi (le soir pour ce dernier) j'ai des chances de rencontrer un groupe de jeunes et de passer la soirée avec eux? (j'ai le contact relativement facile mais ce n'est peut être pas une chose qui se fait couramment là-bas d'où ma question).
Deuxième question: Si j'ai l'occasion de me balader dans un quartier résidentiel, vers où devrais-je aller? (Pour voir des pavillons de banlieues ou de belles maisons typiques)
Troisième question: Je ne pourrai sûrement pas dormir à la belle étoile à Tokyo mais c'est pas grave car il y a quelque chose que j'ai toujours voulu tester: les nuits en capsules! 😮 Ces "capsules" pour dormir se trouvent-elles dans des hôtels particuliers ou est-ce un mode de logement courant dans les hôtels nippons? A combien revient à peu près la nuit? Y-a-t'il quoi que ce soit de prévu pour se doucher si on dort en capsule?
Pas de question sur Asakusa, je suis très respectueux du bouddhisme (et même intéressé) et j'aimerai découvrir ce fameux "quartier des temples".
Une fois mes pupilles et mon cœur émerveillé de tout ce que j'aurai vécu à Tokyo, le "vrai" voyage commencera: l'aventure. Pour vous expliquer un peu, je compte acheter un vélo sur place et partir où le vent me portera. Je ne compte pas prendre le train pour info.
Donc, la suite des questions arrivent, attention!!! 😛
Quatrième question: Combien peut bien coûter un vélo sur place? (je cherche quelque chose qui tiendra juste pour le temps du voyage et j'ai vraiment pas un gros budget).
Cinquième question: Peut-on au Japon (sachant que je ferai une grosse partie à la campagne du coup) dormir à la belle étoile ou planter sa tente en bordure de forêt/dans un espace vert?
Sixième question: J'ai essayé de sortir de Paris à pied une fois, et bah c'est franchement pas pratique, il n'y a quasiment que des grosses voies qui sortent de Paris du coup, vous avez une idée de comment partir de Tokyo en vélo?
Septième question: Pensez-vous que pour un voyageur solitaire en cette saison (Août pour les coquins qui suivent pas 😉) les vaccins d'hépatite A et d'encéphalite japonaise (fièvre jaune si je ne me trompe pas) soient nécessaires? (j'ai tous les autres)
Huitième question: Peut-on grimper sur le Mont Fuji sans tomber dans toute la paperasse touristique (guide, billet d’accès, ...) (peut être pas tout en haut mais au moins suffisamment pour avoir une belle vue).
Neuvième question: Hokkaido est-il un bon endroit pour le vagabond que je suis qui aimerait marcher, rouler, dormir à la belle étoile et se noyer dans ses pensées? :D. Plus sérieusement, je n'entends jamais personne qui est allé au Japon me dire qu'il est passé par Hokkaido et il parait que l'île à une réputation de fin fond de campagne: qu'en est-il?
Dixième question: Pour les îles secondaires plus généralement, lesquelles peuvent valoir le coup et ne sont pas trop difficiles d’accès?
Onzième question: Où me conseillait vous d'aller pour découvrir les magnifiques paysages japonais du type du village dans le dernier samouraï ou des temples près de la mer avec des cerisiers et des jardins japonais?
Douzième question: (et dernière, youpi!) Un super temple (bouddhiste ou shintoïste) à me conseiller (de préférence joli et très peu fréquenté par les touristes)? D'ailleurs peut-on se "recueillir" sur place ou est-ce réservé aux moines/japonais/autres?
Juste au cas où, si quelqu'un voyage un peu à ma façon: une carte et une boussole voire rien du tout, des provisions et hop à l'aventure je suis preneur de conseils (comment faire du stop au Japon, quoi offrir sur place si jamais on m'invite à dîner, un bouquin d'ambiance pour ce type de voyage, les choses à vraiment éviter, etc...)
Merci beaucoup d'avoir lu tout ça, j'imagine que ça a été un peu long et je m'en excuse. Désolé également pour les fautes et n'hésiter pas à répondre même si c'est juste pour éclaircir un petit point!
Bonne fin de soirée!
J'ai quelques petites questions pour mon cas spécifique sur un voyage "en solo" au Japon qui se déroulerait vers Août!
La culture japonaise comme on la ressent en France et ma rencontre de personnes d'origine japonaise a suscité en moi l'envie de voyager dans ce pays depuis longtemps (belle introduction, n'est ce pas? 😉). Je compte rester quelques jours à Tokyo car de nombreux lieux m'intéressent dans le coin: Shibuya, Roppongi, Asakusa et un quartier résidentiel.
Première question: J'ai vraiment envie de profiter des premiers jours pour rencontrer des Japonais de la capitale. Pensez-vous qu'en traînant vers Shibuya et Roppongi (le soir pour ce dernier) j'ai des chances de rencontrer un groupe de jeunes et de passer la soirée avec eux? (j'ai le contact relativement facile mais ce n'est peut être pas une chose qui se fait couramment là-bas d'où ma question).
Deuxième question: Si j'ai l'occasion de me balader dans un quartier résidentiel, vers où devrais-je aller? (Pour voir des pavillons de banlieues ou de belles maisons typiques)
Troisième question: Je ne pourrai sûrement pas dormir à la belle étoile à Tokyo mais c'est pas grave car il y a quelque chose que j'ai toujours voulu tester: les nuits en capsules! 😮 Ces "capsules" pour dormir se trouvent-elles dans des hôtels particuliers ou est-ce un mode de logement courant dans les hôtels nippons? A combien revient à peu près la nuit? Y-a-t'il quoi que ce soit de prévu pour se doucher si on dort en capsule?
Pas de question sur Asakusa, je suis très respectueux du bouddhisme (et même intéressé) et j'aimerai découvrir ce fameux "quartier des temples".
Une fois mes pupilles et mon cœur émerveillé de tout ce que j'aurai vécu à Tokyo, le "vrai" voyage commencera: l'aventure. Pour vous expliquer un peu, je compte acheter un vélo sur place et partir où le vent me portera. Je ne compte pas prendre le train pour info.
Donc, la suite des questions arrivent, attention!!! 😛
Quatrième question: Combien peut bien coûter un vélo sur place? (je cherche quelque chose qui tiendra juste pour le temps du voyage et j'ai vraiment pas un gros budget).
Cinquième question: Peut-on au Japon (sachant que je ferai une grosse partie à la campagne du coup) dormir à la belle étoile ou planter sa tente en bordure de forêt/dans un espace vert?
Sixième question: J'ai essayé de sortir de Paris à pied une fois, et bah c'est franchement pas pratique, il n'y a quasiment que des grosses voies qui sortent de Paris du coup, vous avez une idée de comment partir de Tokyo en vélo?
Septième question: Pensez-vous que pour un voyageur solitaire en cette saison (Août pour les coquins qui suivent pas 😉) les vaccins d'hépatite A et d'encéphalite japonaise (fièvre jaune si je ne me trompe pas) soient nécessaires? (j'ai tous les autres)
Huitième question: Peut-on grimper sur le Mont Fuji sans tomber dans toute la paperasse touristique (guide, billet d’accès, ...) (peut être pas tout en haut mais au moins suffisamment pour avoir une belle vue).
Neuvième question: Hokkaido est-il un bon endroit pour le vagabond que je suis qui aimerait marcher, rouler, dormir à la belle étoile et se noyer dans ses pensées? :D. Plus sérieusement, je n'entends jamais personne qui est allé au Japon me dire qu'il est passé par Hokkaido et il parait que l'île à une réputation de fin fond de campagne: qu'en est-il?
Dixième question: Pour les îles secondaires plus généralement, lesquelles peuvent valoir le coup et ne sont pas trop difficiles d’accès?
Onzième question: Où me conseillait vous d'aller pour découvrir les magnifiques paysages japonais du type du village dans le dernier samouraï ou des temples près de la mer avec des cerisiers et des jardins japonais?
Douzième question: (et dernière, youpi!) Un super temple (bouddhiste ou shintoïste) à me conseiller (de préférence joli et très peu fréquenté par les touristes)? D'ailleurs peut-on se "recueillir" sur place ou est-ce réservé aux moines/japonais/autres?
Juste au cas où, si quelqu'un voyage un peu à ma façon: une carte et une boussole voire rien du tout, des provisions et hop à l'aventure je suis preneur de conseils (comment faire du stop au Japon, quoi offrir sur place si jamais on m'invite à dîner, un bouquin d'ambiance pour ce type de voyage, les choses à vraiment éviter, etc...)
Merci beaucoup d'avoir lu tout ça, j'imagine que ça a été un peu long et je m'en excuse. Désolé également pour les fautes et n'hésiter pas à répondre même si c'est juste pour éclaircir un petit point!
Bonne fin de soirée!
Chaussures pour vélo et trek avec névé English translation pending
j'avais bien aperçu un fil qui traitait du sujet "chaussures pour vélo + trek" mais pas moyen d'afficher la page (il semblerait que la nouvelle version du forum utilise des moyens plus invasifs pour afficher les pubs, ça plante souvent mon navigateur).
Bref, du coup, je relance un fil de discussion sur ce sujet, mais avec une question + précise. Je voyage habituellement avec des chaussures à cale SPD qui sont "assez polyvalentes" pour le vélo et la marche (tige basse, semelle vibram). J'envisage cet été un trek à vélo, mais avec plusieurs jours de marche en assez haute altitude, dont 1 ou 2 cols où il faudra marcher sur des névés.
D'où ma question : les chaussures VTT "grande randonnée" du type Shimano MT90 (que je ne trouve plus sur le site de Shimano France : en font-ils encore?) ou Northwave GranCanion , ou tout équivalent à tige plus ou moins haute, semelle Vibram et membrane Goretex, sont-elles à votre avis suffisantes pour ce type de terrain ?
Pour ceux qui auraient déjà testé cette formule, une tige haute n'est pas trop gênante pour pédaler ? Et surtout, pour marcher dans la neige, est-ce que la semelle est étanche quand on remet la plaque d'origine à la place de la cale ?
Bref, du coup, je relance un fil de discussion sur ce sujet, mais avec une question + précise. Je voyage habituellement avec des chaussures à cale SPD qui sont "assez polyvalentes" pour le vélo et la marche (tige basse, semelle vibram). J'envisage cet été un trek à vélo, mais avec plusieurs jours de marche en assez haute altitude, dont 1 ou 2 cols où il faudra marcher sur des névés.
D'où ma question : les chaussures VTT "grande randonnée" du type Shimano MT90 (que je ne trouve plus sur le site de Shimano France : en font-ils encore?) ou Northwave GranCanion , ou tout équivalent à tige plus ou moins haute, semelle Vibram et membrane Goretex, sont-elles à votre avis suffisantes pour ce type de terrain ?
Pour ceux qui auraient déjà testé cette formule, une tige haute n'est pas trop gênante pour pédaler ? Et surtout, pour marcher dans la neige, est-ce que la semelle est étanche quand on remet la plaque d'origine à la place de la cale ?
Un livre captivant de Fatou Diome English translation pending
Le ventre de l'Atlantique.
Histoire d'une jeune fille qui partira d'une ile pas loin du Sénégal pour la France, et réussira des études et deviendra écrivain.
elle donne de très bons conseils à ses amis de là bas, pour ne pas qu'ils se laissent tenter par "le chant des sirènes" de l'émigration, et viennent en France où ils vont connaître la faim, le froid, et devenir souvent SDF et sans papiers.
Ce livre écrit par une Sénégalaise passe bien, s'il avait été écrit par un européen, on aurait pu le taxer de raciste, mais là, il révèle une réalité non négligeable.
Cherche à acheter randonneuse... English translation pending
Bonjour à tous,
je commence à sérieusement m'intéresser au vélo trekking. J'ai déjà effectué quelques petites balades et un petit tour de 610 Km sur le canal du midi et de la Robine l'été dernier. Cet été, je vais faire le tour de la bretagne. Pour l'instant, j'équipe mon VTT avec un porte bagages arrière et une sacoche de guidon. Ce n'est pas génial; pas assez de place et surtout, les roues du VTT sont en 2.20 si je me souviens bien... Donc l'idée est d'acheter un autre vélo dédié trekking. J'ai regardé un peu partout et j'ai trouvé de belles choses comme par exemple sur un site allemand de VPC des machines ente 1500 et 2500 Euros (je ne suis pas prêt à faire cet effort). J'ai également vu sur des forums, des gars qui équipent des machines "basiques ". Entre les deux, j'ai vu des machines comme le Gitane vision et surtout le Peugeot CT 01. Sur ce dernier, je ne trouve pas d'information / critique mais seulement une description vraiment succincte et une seule photo sur le site du constructeur. Dans ma région, j'ai questionné les deux vélocistes qui ne connaissent pas bien ce type de matériel donc pas de conseil et surtout pas moyen d'essayer quoi que ce soit. Il y a probablement des occasions mais c'est quand même très rare a moins que je ne cherche pas aux bons endroits... Y a t'il des utilisateurs de ce Peugeot sur ce forum ? Quelqu'un a t-il un avis sur ce vélo ? Y a-il d'autre solutions ?
Merci pour vos conseils.
Eric.
je commence à sérieusement m'intéresser au vélo trekking. J'ai déjà effectué quelques petites balades et un petit tour de 610 Km sur le canal du midi et de la Robine l'été dernier. Cet été, je vais faire le tour de la bretagne. Pour l'instant, j'équipe mon VTT avec un porte bagages arrière et une sacoche de guidon. Ce n'est pas génial; pas assez de place et surtout, les roues du VTT sont en 2.20 si je me souviens bien... Donc l'idée est d'acheter un autre vélo dédié trekking. J'ai regardé un peu partout et j'ai trouvé de belles choses comme par exemple sur un site allemand de VPC des machines ente 1500 et 2500 Euros (je ne suis pas prêt à faire cet effort). J'ai également vu sur des forums, des gars qui équipent des machines "basiques ". Entre les deux, j'ai vu des machines comme le Gitane vision et surtout le Peugeot CT 01. Sur ce dernier, je ne trouve pas d'information / critique mais seulement une description vraiment succincte et une seule photo sur le site du constructeur. Dans ma région, j'ai questionné les deux vélocistes qui ne connaissent pas bien ce type de matériel donc pas de conseil et surtout pas moyen d'essayer quoi que ce soit. Il y a probablement des occasions mais c'est quand même très rare a moins que je ne cherche pas aux bons endroits... Y a t'il des utilisateurs de ce Peugeot sur ce forum ? Quelqu'un a t-il un avis sur ce vélo ? Y a-il d'autre solutions ?
Merci pour vos conseils.
Eric.
Pourquoi un tel ostracisme contre la chasse? English translation pending
Il semblerait qu'il s'agisse d'un sujet presque tabou sur ce forum ou ailleurs.. Les guides de voyage n'indiquent jamais les réserves de chasse..ou les possibilités du moins à ma connaissance.Quant aux offices de tourisme, à quelques exceptions près comme le Mexique la rubrique chasse n'existe pas.
Pourtant la chasse est une des plus anciennes activités de l'homme.
Perderions nous nos instincts naturels??
Bien entendu je suis à la recherche de lieux de chasse à travers le monde afin d'associer" voyage" et quelques jours "chasse" et ce entre les mois d'octobre et mars.
Projet de voyage à Miami en juillet English translation pending
Salut a tous , 🙂
je viens sur ce forum car j aurais besoin d aide pour un voyage que ma soeur , un amis et moi aimerions faire . Alors je vous explique nous aimerions faire un voyage de 15 jours a miami cet été ( juillet 2012 ) Mais niveau tarifs on est perdu . Tout d abord j aimerais savoir le prix moyen pour un billet d avion lyon- miami , des sites sures pour réserver ( il y en a tellement ) . On a un budget de 1500 euro chacun est ce suffisant sachant que bien evidemment une fois arrivés la bas on puisse faire quelques activités et biensur mangés et dormir ( un hotel basique nous suffit ) . De plus pouvez vous m éclairer pour les papiers (prix , delais ...) qu il faut avoir , j ai un peu regardé passeport biometrique et une autorisation de voyage aux etas unis il me semble . Merci a tous de votre aide ! 😉
ps: j'ai 17 ans sa pose pas de problème si je ne suis pas accompagné de mes parents , ma soeur a 19 ans et mon amis 21 ans ? et niveau tarif ( avions) je paye moins cher ?
je viens sur ce forum car j aurais besoin d aide pour un voyage que ma soeur , un amis et moi aimerions faire . Alors je vous explique nous aimerions faire un voyage de 15 jours a miami cet été ( juillet 2012 ) Mais niveau tarifs on est perdu . Tout d abord j aimerais savoir le prix moyen pour un billet d avion lyon- miami , des sites sures pour réserver ( il y en a tellement ) . On a un budget de 1500 euro chacun est ce suffisant sachant que bien evidemment une fois arrivés la bas on puisse faire quelques activités et biensur mangés et dormir ( un hotel basique nous suffit ) . De plus pouvez vous m éclairer pour les papiers (prix , delais ...) qu il faut avoir , j ai un peu regardé passeport biometrique et une autorisation de voyage aux etas unis il me semble . Merci a tous de votre aide ! 😉
ps: j'ai 17 ans sa pose pas de problème si je ne suis pas accompagné de mes parents , ma soeur a 19 ans et mon amis 21 ans ? et niveau tarif ( avions) je paye moins cher ?
Croisière sur le Jade au départ de Barcelone du 12 au 21 avril English translation pending
Bonsoir,
juste un petit message pour rendre compte de ma déception au sujet de cette croisière au départ de Barcelone.
Heureusement, ce n'était pas ma première croisière, sinon je ne pense pas que je repartirais.
Ce que j'exprime est uniquement mon avis personnel, jamais sur un bateau je n'avais eu cette impression d'ennui.
Je vous rassure, il y a des points très positifs comme le personnel beaucoup plus nombreux que sur "Costa ou MSC" et toujours souriant, le restaurant impeccable, je n'ai essayé que la "grand pacific" et le buffet mais bon, varié et copieux un seul petit bémol les menus sont les mêmes plusieurs jours de suite.
Les spectacles étaient assez moyens et irréguliers en qualité mais ça passe un moment et surtout jamais un mot en français de la part du directeur de croisière.
La difficulté principale étant la barrière de la langue, c'est bien le journal très détaillé en français mais aucune activité proposée n'était faisable parce que expliquée seulement en anglais quelques phrases en allemand et en espagnol et les autres nationalités rien.
Comme il y a eu un temps assez frais, la piscine était peu fréquentée (ce qui ne m'a pas gênée du tout)
je crois que c'est la première fois que pour quatre (deux adultes et deux enfants) nous avions une cabine aussi petite.
Les enfants eux ont été ravis, il y avait une douzaine de petits francophones dans leurs âges au "club enfants" et surtout un adorable animateur canadien qui parlait un très bon français avec un léger accent.
Sur les 9 jours, nous avions 4 journées en mer, je le savais quand j'ai choisi la croisière, mais on a vite fait le tour du bateau! Il y avait bien des films sur un grand téléviseurs mais en anglais! ça distrait quand on connait un peu l'histoire.
Un bon point, peut-être pas pour la sécurité mais on sort et on rentre très facilement aux escales et pas une fois on ne nous a demandé notre identité. Autre chose, les photographes ne vous ennuient pas si vous dites non, ils n'insistent pas.
Le premier jour vers 17h30, on a eu le fameux exercice et bien on ne nous a pas demandé de prendre les gilets de sauvetage, et on s'est rendu en suivant les indications des personnels postés à tous les points stratégiques, vers un salon où nous avons eu les classiques démonstrations avec le sifflet, la lampe. Au signal, tout le monde s'est éparpillé en désordre et même en prenant les ascenseurs. Une fois dans la cabine, nous avons vérifié le trajet sur la porte de la cabine, il ne correspondait pas du tout à ce que nous avions fait! Notre garçon de cabine nous a apporté deux gilets pour les enfants en soirée.
j'oubliais, notre responsable qui parlait français nous a donné un conseil que nous avons suivi aussitôt: sur ce bateau nous devions payer 12 $/pers/jour ce qui faisait pour 9 jours 4x12x9 soit 432$ de frais de séjour ou de pourboire, mais on peu contester et on a rempli une feuille sur laquelle on marquait combien on voulait donner et les raisons. Le soir même le montant de la facture avait été modifié.
Une autre chose BIEN c'est le débarquement, vous choisissez votre heure et vous allez prendre les étiquettes qui correspondent et au terminal de Barcelone vous vous mettez en face de la couleur choisie et les valises passent devant vous, si vous en loupez une, vous la prenez au prochain passage.
Mon récit est décousu, mais j'écris à mesure que je repense à ce qui m'a déçu.
Je ne vous ennuie pas plus, et malgré NCL, je repartirai mais je pense que ce sera plutôt avec Costa.
Bonne croisière à ceux qui partent bientôt Simone42
Ce que j'exprime est uniquement mon avis personnel, jamais sur un bateau je n'avais eu cette impression d'ennui.
Je vous rassure, il y a des points très positifs comme le personnel beaucoup plus nombreux que sur "Costa ou MSC" et toujours souriant, le restaurant impeccable, je n'ai essayé que la "grand pacific" et le buffet mais bon, varié et copieux un seul petit bémol les menus sont les mêmes plusieurs jours de suite.
Les spectacles étaient assez moyens et irréguliers en qualité mais ça passe un moment et surtout jamais un mot en français de la part du directeur de croisière.
La difficulté principale étant la barrière de la langue, c'est bien le journal très détaillé en français mais aucune activité proposée n'était faisable parce que expliquée seulement en anglais quelques phrases en allemand et en espagnol et les autres nationalités rien.
Comme il y a eu un temps assez frais, la piscine était peu fréquentée (ce qui ne m'a pas gênée du tout)
je crois que c'est la première fois que pour quatre (deux adultes et deux enfants) nous avions une cabine aussi petite.
Les enfants eux ont été ravis, il y avait une douzaine de petits francophones dans leurs âges au "club enfants" et surtout un adorable animateur canadien qui parlait un très bon français avec un léger accent.
Sur les 9 jours, nous avions 4 journées en mer, je le savais quand j'ai choisi la croisière, mais on a vite fait le tour du bateau! Il y avait bien des films sur un grand téléviseurs mais en anglais! ça distrait quand on connait un peu l'histoire.
Un bon point, peut-être pas pour la sécurité mais on sort et on rentre très facilement aux escales et pas une fois on ne nous a demandé notre identité. Autre chose, les photographes ne vous ennuient pas si vous dites non, ils n'insistent pas.
Le premier jour vers 17h30, on a eu le fameux exercice et bien on ne nous a pas demandé de prendre les gilets de sauvetage, et on s'est rendu en suivant les indications des personnels postés à tous les points stratégiques, vers un salon où nous avons eu les classiques démonstrations avec le sifflet, la lampe. Au signal, tout le monde s'est éparpillé en désordre et même en prenant les ascenseurs. Une fois dans la cabine, nous avons vérifié le trajet sur la porte de la cabine, il ne correspondait pas du tout à ce que nous avions fait! Notre garçon de cabine nous a apporté deux gilets pour les enfants en soirée.
j'oubliais, notre responsable qui parlait français nous a donné un conseil que nous avons suivi aussitôt: sur ce bateau nous devions payer 12 $/pers/jour ce qui faisait pour 9 jours 4x12x9 soit 432$ de frais de séjour ou de pourboire, mais on peu contester et on a rempli une feuille sur laquelle on marquait combien on voulait donner et les raisons. Le soir même le montant de la facture avait été modifié.
Une autre chose BIEN c'est le débarquement, vous choisissez votre heure et vous allez prendre les étiquettes qui correspondent et au terminal de Barcelone vous vous mettez en face de la couleur choisie et les valises passent devant vous, si vous en loupez une, vous la prenez au prochain passage.
Mon récit est décousu, mais j'écris à mesure que je repense à ce qui m'a déçu.
Je ne vous ennuie pas plus, et malgré NCL, je repartirai mais je pense que ce sera plutôt avec Costa.
Bonne croisière à ceux qui partent bientôt Simone42
Pékin: combien de jours et quel budget? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars à Pékin au mois de septembre, ma fille aura 7 ans à ce moment là. Je prévois d'y passer 5 jours pour visiter La place Tian’anmenLa Cité InterditeLe Parc BeihaiLe temple du CielL’Opéra de PékinLe Palais d’Eté La Grande Muraille A votre avis 5 jours est ce raisonnable ? J'ai pu voir qu'il faisait encore assez chaud à cette période, alors peut être y aller plus molo et y rester 7 jours ? Nous ne sommes pas prises par le temps puisque Pékin marquera le début de notre tour du monde 😉
Niveau budget est ce que vous trouvez cela réaliste ? Hotel : 25e/nuit (pour nous deux et non pas par personne.) Nourriture : J'ai lu ici que 5e/ jour et par personne suffisait est toujours d'actualité ? Transport et visite des monuments je sèche...Je privilégierais les transports en communs (bus-métro), existe t'il des pass transport ?
Merci d'avance :)
Je pars à Pékin au mois de septembre, ma fille aura 7 ans à ce moment là. Je prévois d'y passer 5 jours pour visiter La place Tian’anmenLa Cité InterditeLe Parc BeihaiLe temple du CielL’Opéra de PékinLe Palais d’Eté La Grande Muraille A votre avis 5 jours est ce raisonnable ? J'ai pu voir qu'il faisait encore assez chaud à cette période, alors peut être y aller plus molo et y rester 7 jours ? Nous ne sommes pas prises par le temps puisque Pékin marquera le début de notre tour du monde 😉
Niveau budget est ce que vous trouvez cela réaliste ? Hotel : 25e/nuit (pour nous deux et non pas par personne.) Nourriture : J'ai lu ici que 5e/ jour et par personne suffisait est toujours d'actualité ? Transport et visite des monuments je sèche...Je privilégierais les transports en communs (bus-métro), existe t'il des pass transport ?
Merci d'avance :)
Marseille: voleurs - fin de voyage pénible English translation pending
🙁 Marseille est à déconseiller 🙁
Nous nous sommes fait voler dans notre auto de location, devant notre hôtel, par des petits voyoux en moto. Ils ont ouvert la portière arrière, et pris notre sac à dos, sous nos yeux, contenant nos passeports, notre argent canadien, le I pad, la caméra, les médicaments etc.. Tout se passe très vite. En plus on a dû passer toute l'après midi au poste de police pour le constat d'infraction.( Les policiers ne se déplacent pas sur les lieux du crime, c'est nous qui devons aller au poste)
Il semblerait que le vol à la tire soit très répendu dans cette ville....et souvent avec violence pour ceux qui résistent. Les voleurs ne se gènent pas. Ils nous volent sous nos yeux, et on ne peut qu'assister impuissants à leur méfait, car si on résiste, les couteaux sortent. Ils sont actifs autant le jour que le soir.
Ils sont bien plus nombreux que les policiers...et leur nombre va en grandissant sans cesse, puisque les forces de l'ordre sont débordés. On pourrait presque dire qu'ils oeuvrent en toute impunité.
Personnellement, je vais éviter cette ville à l'avenir, et être bien plus prudent dans tous mes voyages.
Nous nous sommes fait voler dans notre auto de location, devant notre hôtel, par des petits voyoux en moto. Ils ont ouvert la portière arrière, et pris notre sac à dos, sous nos yeux, contenant nos passeports, notre argent canadien, le I pad, la caméra, les médicaments etc.. Tout se passe très vite. En plus on a dû passer toute l'après midi au poste de police pour le constat d'infraction.( Les policiers ne se déplacent pas sur les lieux du crime, c'est nous qui devons aller au poste)
Il semblerait que le vol à la tire soit très répendu dans cette ville....et souvent avec violence pour ceux qui résistent. Les voleurs ne se gènent pas. Ils nous volent sous nos yeux, et on ne peut qu'assister impuissants à leur méfait, car si on résiste, les couteaux sortent. Ils sont actifs autant le jour que le soir.
Ils sont bien plus nombreux que les policiers...et leur nombre va en grandissant sans cesse, puisque les forces de l'ordre sont débordés. On pourrait presque dire qu'ils oeuvrent en toute impunité.
Personnellement, je vais éviter cette ville à l'avenir, et être bien plus prudent dans tous mes voyages.
Retour d'expérience sur l'expatriation en Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour à tous !
Le topo: je veux aller travailler ailleurs, en Afrique précisément. Mon domaine professionnel: l’ingénierie du bois, ne peut pas se pratiquer dans beaucoup de pays de ce magnifique contient... Mais j'ai trouvé une boite en Afrique du Sud...
Mais ce pays a sa réputation, bien que je ne sois pas du tout dans l'optique d'être l'expat qui vie dans sa résidence et dans son gros 4x4 vitres teintés, je me pose la question suivante: vais-je pouvoir avoir un contact avec les population locales et laisser derrière moi (après un certain temps, j'en convient) l'idée reçue, qui me semble très présente dans ce pays, que les blancs et les noirs ne doivent pas trop se mélanger? Ajouté à ça les on-dit, la mauvaise pub des médias ... et on en arrive a vraiment se demander si on est prés à s'installer à un endroit où l'on finirait pas vivre dans une bulle, ce qui n'est franchement pas le but recherché !
Petite infos, l'entreprise se trouve dans Kwazulu, sachant que suivant les régions les choses ne se passent pas de la même manière, ça peut influencer.
Merci pour les futures réponses !
Merci pour les futures réponses !
Arnaques en Asie English translation pending
Voilà un moment que je n’étais pas venue et a la lecture des diverses arnaques décrites, j’ai eu envie d’apporter un peu de mon expérience.
Depuis quatre ans maintenant je vis au Vietnam, j’ai la cinquantaine, je me déplace avec une valise et des chaussures en cuir, je suis seule, donc la cible idéale pour les arnaques de tout poil : grosso modo pour un Vietnamien, je suis une femme occidentale aisée et sans défense.
J’ai voyagé au Vietnam, au Laos, au Cambodge – très, très cher Cambodge -, en Malaisie, en Thaïlande, en bus, en train, en avion, en moto, et… rien. Je n’ai jamais été victime d’une de ces innombrables arnaques décrites.
Si, au début de mon séjour, j’avais raconté ici une agression par un taxi, mais je m’en étais voulue de la désinvolture qui m’avais poussée à prendre un taxi visiblement minable et d’avoir exposé mon portefeuille au moment de payer. Depuis, je choisis soigneusement mon taxi à Saïgon, il y en a assez partout pour pouvoir le faire, et je n’ai jamais plus eu un problème.
Mais il y a assez de posts sur les taxis, la question semble universelle, je ne reviendrai pas là-dessus.
A la banque, on m’a toujours remis au millième de billet près ce qu’on devait me remettre. Dois-je considérer comme une arnaque le fait qu’au supermarché, on me donne un bonbon au lieu de 200 Dongs parce qu’il n’existe quasiment plus de ces billets ? Je vis à l’hôtel et la porte de ma chambre n’est jamais fermée, quand je veux mettre de l’argent au coffre, c’est la manager – en qui j’ai entièrement confiance – qui insiste pour me remettre un reçu où tout est scrupuleusement noté.
Je me suis posé la question : suis-je plus maligne que les autres ? Pas du tout. J’aurais même sûrement donné aussi à la fameuse Française de Thaïlande qui fait l’objet d’un interminable post.
C’est justement cette histoire qui m’a fait réagir, assez différemment du ton général, d��ailleurs. J’ai trouvé encourageante la réaction de si nombreuses personnes qui donnent à une femme qui semble démunie. Pour une fois, il n’est pas question de haine, de vengeance, de fracture entre les personnes, simplement d’entraide…
J’ai beaucoup voyagé dans ma vie mais mon statut de résidente étrangère a changé la donne. On croit avoir tout prévu et pourtant on se trouve face à des problèmes imprevisibles. Je n’ai bien sûr jamais rien demandé dans la rue, mais j’ai été contente à l’époque que de nouveaux amis aient été là pour m’aider, financièrement ou administrativement…
J’ai aidé beaucoup aussi, en France comme ici, sûrement qu’on a certaines fois ri derrière mon dos, mais je m’en fous : dans le doute, je préfère avoir été grugée plutôt que de n’avoir pas aidé quelqu’un au bord du précipice.
Je ne m’expose pas non plus. Je ne prends pas des cuites à tomber dans les bars interlopes de Saïgon - je sors pourtqnt bequcoup . Je ne suis pas un homme de quatre-vingts ans qui se transforme en George Clooney quand il descend de l’avion. Je ne porte pas de jugement. Je sais simplement par bon sens qu’une fille de vingt ans vetue d'un short au ras des fesses, perchée sur des talons de 25 cm n’est pas éblouie par votre sex-appeal, messieurs. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit attirée par votre banane… enfin pas celle à laquelle vous pensez.
Bon sens, là est la question. J’habite une ville touristique et je vois de plus en plus d’occidentaux se déplacer avec un sourire crispé, les bras fermés sur leur sac… Une table sur deux refuse le fruit en beignet offert à la fin du repas par mon restau favori. Forcément, il y a un coup fourré…
Moi, je dois avoir une mental de ravie de la crèche, mais j’aime bien l’idée que tant de personnes aient donné à la fameuse arnaqueuse de Thailande. Les petits combats au quotidien pour des tomates talées ou des poissons moisis au soleil me semblent bien plus fatigants.
Si nous ne restons pas ouverts et solidaires, il me semble absolument inutile de voyager…
Depuis quatre ans maintenant je vis au Vietnam, j’ai la cinquantaine, je me déplace avec une valise et des chaussures en cuir, je suis seule, donc la cible idéale pour les arnaques de tout poil : grosso modo pour un Vietnamien, je suis une femme occidentale aisée et sans défense.
J’ai voyagé au Vietnam, au Laos, au Cambodge – très, très cher Cambodge -, en Malaisie, en Thaïlande, en bus, en train, en avion, en moto, et… rien. Je n’ai jamais été victime d’une de ces innombrables arnaques décrites.
Si, au début de mon séjour, j’avais raconté ici une agression par un taxi, mais je m’en étais voulue de la désinvolture qui m’avais poussée à prendre un taxi visiblement minable et d’avoir exposé mon portefeuille au moment de payer. Depuis, je choisis soigneusement mon taxi à Saïgon, il y en a assez partout pour pouvoir le faire, et je n’ai jamais plus eu un problème.
Mais il y a assez de posts sur les taxis, la question semble universelle, je ne reviendrai pas là-dessus.
A la banque, on m’a toujours remis au millième de billet près ce qu’on devait me remettre. Dois-je considérer comme une arnaque le fait qu’au supermarché, on me donne un bonbon au lieu de 200 Dongs parce qu’il n’existe quasiment plus de ces billets ? Je vis à l’hôtel et la porte de ma chambre n’est jamais fermée, quand je veux mettre de l’argent au coffre, c’est la manager – en qui j’ai entièrement confiance – qui insiste pour me remettre un reçu où tout est scrupuleusement noté.
Je me suis posé la question : suis-je plus maligne que les autres ? Pas du tout. J’aurais même sûrement donné aussi à la fameuse Française de Thaïlande qui fait l’objet d’un interminable post.
C’est justement cette histoire qui m’a fait réagir, assez différemment du ton général, d��ailleurs. J’ai trouvé encourageante la réaction de si nombreuses personnes qui donnent à une femme qui semble démunie. Pour une fois, il n’est pas question de haine, de vengeance, de fracture entre les personnes, simplement d’entraide…
J’ai beaucoup voyagé dans ma vie mais mon statut de résidente étrangère a changé la donne. On croit avoir tout prévu et pourtant on se trouve face à des problèmes imprevisibles. Je n’ai bien sûr jamais rien demandé dans la rue, mais j’ai été contente à l’époque que de nouveaux amis aient été là pour m’aider, financièrement ou administrativement…
J’ai aidé beaucoup aussi, en France comme ici, sûrement qu’on a certaines fois ri derrière mon dos, mais je m’en fous : dans le doute, je préfère avoir été grugée plutôt que de n’avoir pas aidé quelqu’un au bord du précipice.
Je ne m’expose pas non plus. Je ne prends pas des cuites à tomber dans les bars interlopes de Saïgon - je sors pourtqnt bequcoup . Je ne suis pas un homme de quatre-vingts ans qui se transforme en George Clooney quand il descend de l’avion. Je ne porte pas de jugement. Je sais simplement par bon sens qu’une fille de vingt ans vetue d'un short au ras des fesses, perchée sur des talons de 25 cm n’est pas éblouie par votre sex-appeal, messieurs. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit attirée par votre banane… enfin pas celle à laquelle vous pensez.
Bon sens, là est la question. J’habite une ville touristique et je vois de plus en plus d’occidentaux se déplacer avec un sourire crispé, les bras fermés sur leur sac… Une table sur deux refuse le fruit en beignet offert à la fin du repas par mon restau favori. Forcément, il y a un coup fourré…
Moi, je dois avoir une mental de ravie de la crèche, mais j’aime bien l’idée que tant de personnes aient donné à la fameuse arnaqueuse de Thailande. Les petits combats au quotidien pour des tomates talées ou des poissons moisis au soleil me semblent bien plus fatigants.
Si nous ne restons pas ouverts et solidaires, il me semble absolument inutile de voyager…
Retour (d'expérience) de dix jours à New York English translation pending
NEW YORK
je suis parti avec ma cousine 10 jours, on est descendu à l'hotel Wellington Hotel 871 Seventh Ave at 55th Street, New York, NY 10019
Voici un compte rendu de ce que j'ai pu trouver sur ce forum (vraiment une mine d'or), sur internet et dans différents guides.
Cet hotel un peu vieillot mais par contre très propre et idéalement situé (à quelques rues vers le sud, on a Times Square à 5 minutes à pied même pas) et Central Park (au nord à quelques rues à moins de 5 minutes) et une bouche de métro juste à la sortie de l'hotel.
On est parti du 26 mars au 4 avril (de Paris Roissy) avec la compagnie aerienne American Airlines (un peu plus cher que notre chère compagnie française mais je ne voulais pas tomber dans une grève AirFrance KLM :)) Je suis passé par le site ebookers pour comparer Vol aller / retour + hôtel. J'ai comparé avec plein d'autres sites (sncf, govoyages, opodo, lastminutes, travelzoo...) c'était vraiment le moins cher pour moi ! On a eu quasiment tout le temps de faire (enfin tout ce qui se trouvait à Manhattan) ainsi qu'une messe Gospel, un tour en hélico, une comédie musicale à Broadway (le fantôme de l'opéra), le mémorial du 11 septembre, la statue de la liberté et Ellis Island, Top Of the Rock (Rockfeller center), l'Empire State Building, sans oublier Central Park (de long en large et en travers), Brooklyn Bridge ainsi que le Dumbo à Brooklyn, la high line... On a testé la soul and food chez Amy Ruth’s (faut y aller d'abord pour réserver la table et revenir plus tard en général c'est bien donder le dimanche) à Harlem notamment le chicken waffel (poulet gauffre)...tout simplement une tueurie ! Five guys...si vous aimez les bons burgers et la pizza chez Lombardi's c'est extra ! Les hots dogs dans la rue c'est $1 parfois $2 si on vous demande plus, allez voir un concurrent...la mustarde (moutarde) trop bonne ! 2 bros pizza à l'angle de la 38th street et de la 8ème avenue...2 grosses portions de pizza avec un soda pour $2,75 (pas mal pour le midi quand vous avez une petite faim) c'est vraiment pas cher...bien sûr il n'y a pas que les pizzas à New York (regardez plus bas dans ma section où manger).
Prenez le city pass c'est vraiment le plus interessant ! J'ai pris aussi la metrocard 7 jours, métro et bus à volonté c'est bien le soir quand on est cuit par la marche :))
Je rajouterai plus tard un lien vers mes photos.
Formalités d’entrée USA - Avoir un billet aller-retour - Passeport biométrique en cours de validité - Séjour n’excédant pas 90 jours - ESTA ($14) : https://esta.cbp.dhs.gov/ (valable 2 ans) Les Femmes mariées sont invitées à utiliser leur nom de jeune fille lors de leur inscription à un voyage : il doit en effet figurer sur les billets d'avion, le formulaire ESTA (compagnie aerienne et n° de vol ainsi que le nom de l’hôtel et son adresse) et être utilisé pour les différentes formalités de sécurité obligatoires pour l'accès aux USA. Pour les $$$, faire le change en France auprès de sa banque ou sur place, retirer au distributeur automatique (surtout pas à l’aéroport) Bank of America (pas de frais pour BNP).
Attention à ne pas mettre de cadenas non conformes à la règlementation américaine, sous peine de retrouver votre valise ouverte à l'arrivée... Votre valise doit être équipée d'un cadenas TSA ou d'une fermeture TSA d'origine.
De l’aéroport à l’hôtel - Taxi entre $55 et $60 (pourboire compris) - Schuttle ($15 par personne). Pour réserver : à l’aller : http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/Navette-de-transfert- a-larrivee-de-New-York-De-laeroport-a-lhotel/d687-2928NYCAPTHTL au retour : http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/Navette-de-transfert- au-depart-de-New-York-De-lhotel-a-laeroport/d687-2928NYCHTLAPT - le métro : entre $7 et $10 - la limousine
Les transports urbains - Le métro / le bus : MetroCard à acheter dans les distributeurs http://www.mta.info/metrocard/mcgtreng.htm#7day Différence entre "metros Express" et les "métro Local". Les métros express (ou bus limited) ne s'arrêtent qu'aux stations représentées par un cercle noir avec un point blanc à l'intérieur. Le prix du billet à l’unité est de $2,50 Abonnement 7 jours : Coût : $29, prix réduit $14.50 (à compter de premier jour d'utilisation). - Le taxi : éviter de le prendre en bas de l'hôtel (ça vous coutera $1 que le portier de l'hôtel vous ouvre la porte du taxi).
Téléphone Appeler depuis les USA, la France composer le 011 33 suivi des 9 derniers chiffres du numéro de tel du correspondant. Ex : 011 33 X XX XX XX XX Appeler les USA depuis la France, composer le 00 1 plus le numéro. Ex : 00 1 212 247-3900
Décalage horaire Il y a 6 heures de décalage horaire entre la France et New York. Quand il est 10 h en France, il est 4 h du matin à New York.
Se restaurer Pensez au pourboire (tip in english) ! Une règle d'or à connaître : à New York, le service n'est pas compris ! Pensez à rajouter 15 à 20 % de l'addition dans les restaurants (sauf fast food, restaurant à emporter et self service). A tous les coins de rue, vous trouverez la typique charrette new yorkaise. Le matin : choisissez entre pretzels (le bretzel américain), bagels, muffins et donuts, pour une poignée de dollars. A midi, selon les charrettes et les nationalités, vous trouverez tous les types de cuisine sans vous ruiner : hot-dogs, hamburgers, falafells, soupes, sandwichs... Un conseil toutefois : évitez les charettes dans les lieux trop chics, en particulier Wall Street. On peut manger sans se ruiner dans les délis ! Un déli, diminutif de delicatessen, est une petite boutique qui vous propose de composer vous-même votre repas en puisant dans des présentoirs variés. Vous découvrirez toute une sélection de plats qui font le charme de New York : immenses cornichons, salade de choux, boulettes de boeuf, pâtes et autres délices. Certains délis se comparent plus à des restaurants avec formule à la carte servie à table. C'est le cas des mythiques Katz's et Carnegie Deli où vous dégusterez le célèbre pastrami sandwich ou le corned beef.
Profitez des bons de réduction valables dans plusieurs restaurants de Manhattan ! Vous trouverez des coupons à imprimer gratuitement sur ce site : http://www.cnewyork.net/shopping
Reherche selon des critères de prix : http://newyork.metromix.com//all-you-can-eat/ http://www.cheapeatery.com/
Par genre de cuisine : http://www.menupages.com/
Par quartier : http://midtownlunch.com/
Dans une camionnette, au coin de la rue : http://newyorkstreetfood.com/map/
Les pancakes parmi les meilleurs de la ville : http://www.clintonstreetbaking.com/
Sans oublier l'ADRESSE des amateurs de cheesecakes : http://www.eileenscheesecake.com/
Bons plans http://www.cnewyork.net/excursions.htm
Pass Musée et curiosités City Pass 62,41 euros. A retirer lors de votre première visite, par exemple à l'entrée du Metropolitan Museum of Art. Le pass est valable durant une durée de 9 jours à partir de son activation lors de la première visite. http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/New-York-CityPass/d687-2640NYC
New York Pass 60,19 euros (1 jour), 98,74 euros (2 jours), 122,44 euros (3 jours), 157,99 euros (7 jours). A retirer à Planet Hollywood sur Times Square http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/Passe-pour-New-York/d687-3878PASS
Explorer Pass (valide 30 jours) 55,29 euros (3 attractions), 90,84 euros (5 attractions), 118,49 euros (7 attractions). A retirer au bureau de l'office du tourisme de New York (810 7th Avenue, à l'angle de la 53rd Street), soit à la boutique NBC du Rockefeller Center, soit au kiosque de la Circle Line à South Street Seaport. http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/New-York-City-Explorer-Pass/d687- 3958EXPNYC
Tous les photographes vous le diront : les meilleures lumières se captent en début et en fin de journée. Cela tombe bien : cela correspond aussi à la disposition de New York par rapport à la course du soleil, Manhattan étant effectivement parfaitement alignée sur un axe Nord-Sud ! Le matin, vous prendrez des photos superbes de la skyline de Manhattan depuis Brooklyn. Le soir, rendez-vous dans le New Jersey pour saisir les lueurs du coucher de soleil sur les buildings de Manhattan. Pour profiter du panorama sur Manhattan, les ponts constituent des emplacements privilégiés !
Voici les ponts à ne pas manquer : - Le Brooklyn bridge (le pont de Brooklyn) et la promenade de Brooklyn Heights, pour leur vue superbe sur le Downtown et l'East River. De loin le plus mythique des ponts de New York. Une passerelle piétonne permet d'enjamber l'East river, avec une vue en cinémascope. Parcourez le Brooklyn bridge (parcours 2 km) le matin, afin que le soleil éclaire les immeubles de Manhattan. - Le Manhattan bridge : un pont reliant Manhattan à Brooklyn. Là aussi la vue est superbe sur Manhattan et le port de New York. La nuit venue, ne rangez pas votre appareil : vous aurez tout le loisir de photographier Times square et sa myriade de néons ! New York est l'une des villes les plus photogéniques au monde et vous n'aurez de cesse de trouver de nouveaux angles. Voici toutefois quelques bons plans pour des photos réussies : - Le ferry de Staten Island (gratuit depuis Whitehall Terminal), pour des vues sur la pointe Sud de Manhattan, Ellis Island à l'horizon et la statue de la Liberté. - L'île de la statue de la Liberté, pour les vues traditionnelles de Miss Liberty mais aussi le panorama sur la skyline de Manhattan. - L'Empire State building, pour la vue classique sur le Chrysler building, les immeubles de Midtown et le Sud de Manhattan. - Le Top of the Rock, pour une vue sur l'Empire State building et Central Park. - A bord des Water Taxis. Ces taxis flottants vous permettent de voguer le long de Manhattan en longeant les différents quartiers. Vues superbes sur la pointe Sud de Manhattan, le World Financial Center, l'Empire State building, le Chrysler building ou encore l'Intrepid Museum. - Dans le New Jersey, les villes de Jersey City, Hoboken et Weehawken, pour des vues spectaculaires sur la skyline de Manhattan. Vous hésitez à emmener un trépied ? N'hésitez plus ! New York est une ville qui se photographie aussi bien de jour que de nuit. Deux conseils à avoir en tête tout de même : - Les trépieds sont interdits au sommet de l'Empire State building (pour 8 h du matin ou en fin de journée pour éviter le monde) ainsi qu'au Top of the Rock (ne pas faire la nuit car une des vues et sur Central Park). Pour prendre des photos nocturnes, vous aurez toutefois la possibilité de caler facilement votre appareil sur les rebords des observatoires. - Privilégiez les vitesses rapides pour les photos de nuit prises à bord du ferry de Staten Island : bien que cela soit imperceptible, il y a un petit roulis à bord du bateau et vous risquez facilement d'obtenir des photos floues.
On peut facilement circuler à New York en vélo. Les pistes cyclables à New York : http://www.nycbikemaps.com/
Brooklyn
- Coney Island (sud de Brooklyn). Parc d’attractions (1000 Surf Av.) - Maisons Brownstones à Red Hook (à proximité de Coffey Park), Caroll Gardens (à proximité de Caroll Park), Cobble Hill (à proximité de Cobble Hill Park), Brooklyn Heights (entre Montague St. au sud et Clark St. au nord), Park Slope (à proximité du Propsect Park 9th St. Et 1st St.) et Vinegar Hill (à proximité du Manhattan Bridge, Front St.) - Prospect Park (Grand Army Plaza) et Botanical gardens (Washington Av.) - DUMBO (Down Under Manhattan Bridge Overpass) - Brooklyn bridge en direction de Brooklyn, première sortie piétonne à gauche vue sur la sky line
Manger : Nathan's Famous Frankfurters à Coney Island (1310 Surf Av.), Totonno’s à côté de Coney Island (1524 Neptune Av.), Jacques Torres Chocolate (66 Water St. DUMBO) pour savourer de bons chocolats, Grimaldi's Pizzeria (1 Front St. / 19 Old Fulton St.),
Manhattan - Direction Staten Island par le ferry qui est gratuit ! - Le port de South Street - Ground Zero 9/11 Memorial (réserver et avoir un pass gratuit avant) : réserver le jour et l’heure sur internet ou se rendre au 22 Vesey Street avant 10 h le matin !) http://visit.911memorial.org/WebStore/shop/ViewItems.aspx?CG=WSCG&C=TKTCAT - Départ de Battery Park pour : Statue de la Liberté (Liberty Island) arriver à 8 h ou avant à Castle Clinton (on ne peut plus monter dans la couronne) Coupe file et audio guide compris avec le city pass Ellis Island (musée de l’immigration) - Gratte-ciel du quartier de Wall Street / Financial district (Wall Street) - New York Stock Exchange = bourse (11 Wall St.) - Chinatown (Columbus park Entre le sud de Canal St. et au nord de Worth St. à l'est de Broadway et à l'ouest de Bowery) - Little Italy (de Mulberry St. entre Broome St. et au nord de Canal St.) - High Line (Gansevoort St.) : voie ferrée aerienne devenue jardin (meatpacking district) - Rives de l’Hudson (Hudson river greenway) - Maisons « brownstone » de Sex and the City (66 Perry Street à Greenwich village) - Madison Square Garden (4 Penn Plaza) - Palais des Nations Unies (1st Av. / E 44nd St.) ==> le Corbusier - Grand Central Terminal (Park Av. E 42nd St.) - Saint-Patrick Cathedral (14 E 51st St.) - Broadway
- A voir aussi : la New York Public Library (8 West 40th St), merveilleux bâtiment qui accueille bibliothèque, expositions et vous offre même une connexion internet gratuite. - 5th avenue - Time Square (croisement entre Broadway et 7th Av.) - Rockefeller Center / Top of the Rock (6th Av. / W 49th St.) - Colombus Circle - Central Park - Dakota Building (1 W 72nd St.) => Lennon
Manger : - Optez pour le plan pizza chez Lombardi's, (32 Spring St.) qui est ni plus ni moins la première pizzeria à avoir ouvert à New York. De façon générale, les restaurants italiens offrent le meilleur rapport qualité/prix
- Ne quittez pas New York sans avoir goûté à l'authentique hamburger. Frais, fait maison. Parmi les meilleurs de New York, dégustez ceux du Corner bistrot, dans Greenwich Village (331 West 4th Street).
- En dessert, laissez-vous tenter par le Cheese cake de Junior's, le meilleur de la ville. Vous trouverez notamment un Junior's dans le terminal de Grand Central Station. East Village : Butter Lane, 123 East Seventh Street (Pour les amateurs de cupcakes) S'MAC - Sarita's Macaroni & Cheese (345 East 12th St.), Stoned Crow (85 Washington Pl) Un très bon endroit pour manger un délicieux hamburger, riche en viande, entouré d'affiche de cinéma, avec des corbeaux sur les poutres du plafond ! Ambiance garantie ! Allez faire un tour aux toilettes, d'autres posters vous y attendent ! Pellegrino's (Little Italy), 138 Mulberry St (entre Hester Street et Grand Street) Juste à côté, à droite en sortant, après le magasin de cigare, il y a une échoppe de glaces très bonnes.
Quelques bons restaurants en vrac : Peti-dej : Fluffy's Cafe & Bakery (855 7th Av.), Applejack Diner (230 West 55th St.), Sugar Cafe (200 Allan St.), Red Flame (67 West 44th St.), Le Pain Quotidien - Midtown East (7 E. 53rd St.), W Cafe (390 5th Av.), Cafe 28 (245 Fifth Av.), Amy's Bread (672 Ninth Av.)
Déjeuner / Diner : Five Napkin Burger (630 9th Av.), Big Nick's Burger and Pizza Joint (2175 Broadway), Joe's Pizza (Carmine St. 7 Carmine St.), Delicatessen (54 Prince St.), Empanada Mama (763 9th Av.) => Colombien, Five Guys Burgers and Fries (43 W 55th St. / 55th St, entre 5th & 6th Av.), Crif Dogs (113 Saint Marks Pl) => hot dogs, The Meatball Shop (84 Stanton St.), Shake Shack - Madison Square Park (proche de Madison Ave. et E. 23rd St.), Focolare (115 Mulberry St.), 99 cent fresh pizza (569 9th Av.).
M&M’s World (1600 Broadway) le royaume du M&M’s !
Boire un verre : Xicala bar (151B Elizabeth St.) avec sa bonne Sangria à la fraise !
Magasins : - Acheter des souvenirs sur Fulton St. (proche du financial District) - Atrium (644 Broadway) vêtements de marques, - Daffy’s (462 Broadway) marques pas cher - chez Macy's (151 West 34th St.), le plus grand magasin au monde Le grand magasin Bloomingales (1000 3rd Avenue) ou le centre commercial Time Warner Center (10 Columbus Circle) sont d'autres alternatives pour faire son shopping sans quitter Manhattan.
- la Grand Central Station : l'architecture, l'ambiance, les boutiques, les restaurants en font une ville dans la ville. Même chose pour le Rockefeller Center (5 Av. W 49 St.) où vous pouvez aussi participer à un tour des célèbres studio de la NBC.
- Pour trouver des petits prix, Century 21 (22 Cortlandt St.) est la boutique qu'il vous faut ! Située face à Ground Zero, à la pointe Sud de Manhattan, c'est un genre de solderie où vous devez fouiller dans les rayons pour trouver la pièce de marque à prix réduits. Evitez en effet les petites boutiques photo autour de Times square : les prix sont généralement élevés, le service après-vente inexistant et la qualité parfois douteuse. Pour faire des affaires les yeux fermés, rendez-vous dans les magasins les plus renommés de New York : B&H 420 9th Avenue et J&R (informatique) 15 Park Row. Il existe aussi des enseignes moins connues et tout aussi intéressantes : c'est le cas par exemple d'Adorama (42 West 18th Street).
Pour le matériel high tech, visitez absolument les magasins Apple store (767 Fifth Avenue) et DataVision (445 Fifth Avenue/39th Street), deux références incontestées, réputées pour les appareils informatiques, iPhone, iPod et autres lecteurs mp3.
Où se cachent les stars : Sur Times Square, on a croisé Ricky Martin - Pour croiser des stars, privilégiez les quartiers clés : la Fifth Avenue, Times square, Greenwich village et SoHo. - Trainez devant le Madison Square Garden les soirs d'événements. Vous avez toutes les chances d'apercevoir un sportif connu !
Harlem
- Messes Gospel le dimanche (9 h) à Harlem (prévoir $ pour la quête !) Abyssian Church (132 Odell Clark Place, entre Adam Clayton Powell Jr. Boulevard et Malcolm X Boulevard, autrement dit entre la 7th Avenue et Lenox Avenue) Voici d'autres adresses moins connues mais tout aussi formidables question ambiance : First Corinthian Baptist Church (Adam Clayton Powell / 116th St.) ==> celle qu'on a fait Convent Avenue Baptist Church (420 West 145th St.). Mother Zion Church (136 West 137th Street). - The Cathedral School of St John the Divine (1047 Amsterdam Av.) - Apollo Theater (5223 W 125th St.) - The Abyssinian Baptist Church (132 Odell Clark Place W 138th St.)
Restaurants : Amy Ruth’s (113 West 116th St.), Chez Lucienne (308 Lenox Av. Croisement 125th St.), Red Rooster (310 Lenox Av.), Sylvia’s (328 Lenox Av.), Miss Maude (547 Lenox Av.)
Boire un verre : Lenox Lounge (288 Lenox Av.)
Magasins : Marshall’s store. Croisement Lenox Av. Et 125th St. (en face de Starbucks). La 125th St. est une grande artère commerçante.
Bronx - Yankee stadium (1 East 161st St.)
Les plus beaux buildings de New York
Empire State Building (350 5th Av. West 34th St. Suite 300), Bank of America (42nd St. 6th Av.), Chrysler building (405 Lexington Av. East 42nd St.), New-York Time Building (620 Eighth Av.), Trump building (Wall Street - Financial District), Metlife (1 Madison Av.), Woolworth building (233 Broadway), 7 World Trade Center (26 Church St.), Metropolitan Life Tower (1 Madison Av.) Solow building (9 West 57th St.), Lincoln building (301 Madison Av., Grand Central Station), Trump Tower (725 5th Avenue), Flatiron Building (1 East 23rd St., Madison Square) Hearst Tower (300 West 57th St.) Blue Condominium (105 Norfolk St.) The Westin New York (270 West 43rd St.) Beekman Towers (8 Spruce St.) 100 11th Av. Seagram building (375 Park Av.)
Comédie musicale à Broadway Liste des spectacles : http://www.playbill.com/ http://www.broadwayforbrokepeople.com/ (places moins cher) http://www.hitshowclub.com/ http://www.timessquarenyc.org http://www.theatermania.com/broadway/discount-tickets/ http://www.newyork60.com/ « Ticket both » : billeterie centrale à Time Square au coin de Broadway Av. et de la 47 St. « Rush tickets » : vente au guichet des théâtres « Lottery rush » : au guichet 2 heures avant le début du spectacle. Musées
- New York regorge de musées, parmi les plus beaux : le Metropolitan Museum of Art (MET) 1000 Fifth Av., à l'angle de 82nd St. (http://www.metmuseum.org/), le Museum of Modern Art (MOMA) 11 W 53 St. (http://www.moma.org/), le Museum of the Moving Image (MOMI) 35 Av. at 37 St. (http://www.movingimage.us/), Amerincan Museum of Natural History W 79th St. (http://www.amnh.org/) ou le Guggenheim Museum 1071 Fifth Av. E 89th St. (http://www.guggenheim.org/).
Découvrez aussi le musée of The City Of New York ou celui de la photographie. La liste des musées de New York : http://www.wikinyc.com/index.php?title=Tout_sur_les_mus%C3%A9es
CENTRAL PARK Progression du sud vers le nord : Zoo de Central Park, Pelouse de Sheep Meadow, Arsenal (E 64th St.), Strawberry fields, Angel of the waters, statue de Christophe Colomb, statue de William Shakespeare 65th St. Transverse), Fontaine de Bethesda (hip-hop), statue du fauconnier (72nd St. Transverse), The lake, statue Alice au pays des merveilles, Belvedere Castle, Green Lawn, MOMA, The Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir (avec autour des cerisiers japonnais), Conservatory garden (3 jardins), Harlem meer. Location de vélos : CENTRAL PARK BIKE RENTAL (250 West 49th St.) http://www.centralparkbikerent.com/ D’autres locations (plein de locations) sur Columbus Circle St. (sud ouest de Central Park)
J'espère que ça vous aidera à faire votre choix !
@+
je suis parti avec ma cousine 10 jours, on est descendu à l'hotel Wellington Hotel 871 Seventh Ave at 55th Street, New York, NY 10019
Voici un compte rendu de ce que j'ai pu trouver sur ce forum (vraiment une mine d'or), sur internet et dans différents guides.
Cet hotel un peu vieillot mais par contre très propre et idéalement situé (à quelques rues vers le sud, on a Times Square à 5 minutes à pied même pas) et Central Park (au nord à quelques rues à moins de 5 minutes) et une bouche de métro juste à la sortie de l'hotel.
On est parti du 26 mars au 4 avril (de Paris Roissy) avec la compagnie aerienne American Airlines (un peu plus cher que notre chère compagnie française mais je ne voulais pas tomber dans une grève AirFrance KLM :)) Je suis passé par le site ebookers pour comparer Vol aller / retour + hôtel. J'ai comparé avec plein d'autres sites (sncf, govoyages, opodo, lastminutes, travelzoo...) c'était vraiment le moins cher pour moi ! On a eu quasiment tout le temps de faire (enfin tout ce qui se trouvait à Manhattan) ainsi qu'une messe Gospel, un tour en hélico, une comédie musicale à Broadway (le fantôme de l'opéra), le mémorial du 11 septembre, la statue de la liberté et Ellis Island, Top Of the Rock (Rockfeller center), l'Empire State Building, sans oublier Central Park (de long en large et en travers), Brooklyn Bridge ainsi que le Dumbo à Brooklyn, la high line... On a testé la soul and food chez Amy Ruth’s (faut y aller d'abord pour réserver la table et revenir plus tard en général c'est bien donder le dimanche) à Harlem notamment le chicken waffel (poulet gauffre)...tout simplement une tueurie ! Five guys...si vous aimez les bons burgers et la pizza chez Lombardi's c'est extra ! Les hots dogs dans la rue c'est $1 parfois $2 si on vous demande plus, allez voir un concurrent...la mustarde (moutarde) trop bonne ! 2 bros pizza à l'angle de la 38th street et de la 8ème avenue...2 grosses portions de pizza avec un soda pour $2,75 (pas mal pour le midi quand vous avez une petite faim) c'est vraiment pas cher...bien sûr il n'y a pas que les pizzas à New York (regardez plus bas dans ma section où manger).
Prenez le city pass c'est vraiment le plus interessant ! J'ai pris aussi la metrocard 7 jours, métro et bus à volonté c'est bien le soir quand on est cuit par la marche :))
Je rajouterai plus tard un lien vers mes photos.
Formalités d’entrée USA - Avoir un billet aller-retour - Passeport biométrique en cours de validité - Séjour n’excédant pas 90 jours - ESTA ($14) : https://esta.cbp.dhs.gov/ (valable 2 ans) Les Femmes mariées sont invitées à utiliser leur nom de jeune fille lors de leur inscription à un voyage : il doit en effet figurer sur les billets d'avion, le formulaire ESTA (compagnie aerienne et n° de vol ainsi que le nom de l’hôtel et son adresse) et être utilisé pour les différentes formalités de sécurité obligatoires pour l'accès aux USA. Pour les $$$, faire le change en France auprès de sa banque ou sur place, retirer au distributeur automatique (surtout pas à l’aéroport) Bank of America (pas de frais pour BNP).
Attention à ne pas mettre de cadenas non conformes à la règlementation américaine, sous peine de retrouver votre valise ouverte à l'arrivée... Votre valise doit être équipée d'un cadenas TSA ou d'une fermeture TSA d'origine.
De l’aéroport à l’hôtel - Taxi entre $55 et $60 (pourboire compris) - Schuttle ($15 par personne). Pour réserver : à l’aller : http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/Navette-de-transfert- a-larrivee-de-New-York-De-laeroport-a-lhotel/d687-2928NYCAPTHTL au retour : http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/Navette-de-transfert- au-depart-de-New-York-De-lhotel-a-laeroport/d687-2928NYCHTLAPT - le métro : entre $7 et $10 - la limousine
Les transports urbains - Le métro / le bus : MetroCard à acheter dans les distributeurs http://www.mta.info/metrocard/mcgtreng.htm#7day Différence entre "metros Express" et les "métro Local". Les métros express (ou bus limited) ne s'arrêtent qu'aux stations représentées par un cercle noir avec un point blanc à l'intérieur. Le prix du billet à l’unité est de $2,50 Abonnement 7 jours : Coût : $29, prix réduit $14.50 (à compter de premier jour d'utilisation). - Le taxi : éviter de le prendre en bas de l'hôtel (ça vous coutera $1 que le portier de l'hôtel vous ouvre la porte du taxi).
Téléphone Appeler depuis les USA, la France composer le 011 33 suivi des 9 derniers chiffres du numéro de tel du correspondant. Ex : 011 33 X XX XX XX XX Appeler les USA depuis la France, composer le 00 1 plus le numéro. Ex : 00 1 212 247-3900
Décalage horaire Il y a 6 heures de décalage horaire entre la France et New York. Quand il est 10 h en France, il est 4 h du matin à New York.
Se restaurer Pensez au pourboire (tip in english) ! Une règle d'or à connaître : à New York, le service n'est pas compris ! Pensez à rajouter 15 à 20 % de l'addition dans les restaurants (sauf fast food, restaurant à emporter et self service). A tous les coins de rue, vous trouverez la typique charrette new yorkaise. Le matin : choisissez entre pretzels (le bretzel américain), bagels, muffins et donuts, pour une poignée de dollars. A midi, selon les charrettes et les nationalités, vous trouverez tous les types de cuisine sans vous ruiner : hot-dogs, hamburgers, falafells, soupes, sandwichs... Un conseil toutefois : évitez les charettes dans les lieux trop chics, en particulier Wall Street. On peut manger sans se ruiner dans les délis ! Un déli, diminutif de delicatessen, est une petite boutique qui vous propose de composer vous-même votre repas en puisant dans des présentoirs variés. Vous découvrirez toute une sélection de plats qui font le charme de New York : immenses cornichons, salade de choux, boulettes de boeuf, pâtes et autres délices. Certains délis se comparent plus à des restaurants avec formule à la carte servie à table. C'est le cas des mythiques Katz's et Carnegie Deli où vous dégusterez le célèbre pastrami sandwich ou le corned beef.
Profitez des bons de réduction valables dans plusieurs restaurants de Manhattan ! Vous trouverez des coupons à imprimer gratuitement sur ce site : http://www.cnewyork.net/shopping
Reherche selon des critères de prix : http://newyork.metromix.com//all-you-can-eat/ http://www.cheapeatery.com/
Par genre de cuisine : http://www.menupages.com/
Par quartier : http://midtownlunch.com/
Dans une camionnette, au coin de la rue : http://newyorkstreetfood.com/map/
Les pancakes parmi les meilleurs de la ville : http://www.clintonstreetbaking.com/
Sans oublier l'ADRESSE des amateurs de cheesecakes : http://www.eileenscheesecake.com/
Bons plans http://www.cnewyork.net/excursions.htm
Pass Musée et curiosités City Pass 62,41 euros. A retirer lors de votre première visite, par exemple à l'entrée du Metropolitan Museum of Art. Le pass est valable durant une durée de 9 jours à partir de son activation lors de la première visite. http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/New-York-CityPass/d687-2640NYC
New York Pass 60,19 euros (1 jour), 98,74 euros (2 jours), 122,44 euros (3 jours), 157,99 euros (7 jours). A retirer à Planet Hollywood sur Times Square http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/Passe-pour-New-York/d687-3878PASS
Explorer Pass (valide 30 jours) 55,29 euros (3 attractions), 90,84 euros (5 attractions), 118,49 euros (7 attractions). A retirer au bureau de l'office du tourisme de New York (810 7th Avenue, à l'angle de la 53rd Street), soit à la boutique NBC du Rockefeller Center, soit au kiosque de la Circle Line à South Street Seaport. http://www.partner.viator.com/fr/7588/tours/New-York/New-York-City-Explorer-Pass/d687- 3958EXPNYC
Tous les photographes vous le diront : les meilleures lumières se captent en début et en fin de journée. Cela tombe bien : cela correspond aussi à la disposition de New York par rapport à la course du soleil, Manhattan étant effectivement parfaitement alignée sur un axe Nord-Sud ! Le matin, vous prendrez des photos superbes de la skyline de Manhattan depuis Brooklyn. Le soir, rendez-vous dans le New Jersey pour saisir les lueurs du coucher de soleil sur les buildings de Manhattan. Pour profiter du panorama sur Manhattan, les ponts constituent des emplacements privilégiés !
Voici les ponts à ne pas manquer : - Le Brooklyn bridge (le pont de Brooklyn) et la promenade de Brooklyn Heights, pour leur vue superbe sur le Downtown et l'East River. De loin le plus mythique des ponts de New York. Une passerelle piétonne permet d'enjamber l'East river, avec une vue en cinémascope. Parcourez le Brooklyn bridge (parcours 2 km) le matin, afin que le soleil éclaire les immeubles de Manhattan. - Le Manhattan bridge : un pont reliant Manhattan à Brooklyn. Là aussi la vue est superbe sur Manhattan et le port de New York. La nuit venue, ne rangez pas votre appareil : vous aurez tout le loisir de photographier Times square et sa myriade de néons ! New York est l'une des villes les plus photogéniques au monde et vous n'aurez de cesse de trouver de nouveaux angles. Voici toutefois quelques bons plans pour des photos réussies : - Le ferry de Staten Island (gratuit depuis Whitehall Terminal), pour des vues sur la pointe Sud de Manhattan, Ellis Island à l'horizon et la statue de la Liberté. - L'île de la statue de la Liberté, pour les vues traditionnelles de Miss Liberty mais aussi le panorama sur la skyline de Manhattan. - L'Empire State building, pour la vue classique sur le Chrysler building, les immeubles de Midtown et le Sud de Manhattan. - Le Top of the Rock, pour une vue sur l'Empire State building et Central Park. - A bord des Water Taxis. Ces taxis flottants vous permettent de voguer le long de Manhattan en longeant les différents quartiers. Vues superbes sur la pointe Sud de Manhattan, le World Financial Center, l'Empire State building, le Chrysler building ou encore l'Intrepid Museum. - Dans le New Jersey, les villes de Jersey City, Hoboken et Weehawken, pour des vues spectaculaires sur la skyline de Manhattan. Vous hésitez à emmener un trépied ? N'hésitez plus ! New York est une ville qui se photographie aussi bien de jour que de nuit. Deux conseils à avoir en tête tout de même : - Les trépieds sont interdits au sommet de l'Empire State building (pour 8 h du matin ou en fin de journée pour éviter le monde) ainsi qu'au Top of the Rock (ne pas faire la nuit car une des vues et sur Central Park). Pour prendre des photos nocturnes, vous aurez toutefois la possibilité de caler facilement votre appareil sur les rebords des observatoires. - Privilégiez les vitesses rapides pour les photos de nuit prises à bord du ferry de Staten Island : bien que cela soit imperceptible, il y a un petit roulis à bord du bateau et vous risquez facilement d'obtenir des photos floues.
On peut facilement circuler à New York en vélo. Les pistes cyclables à New York : http://www.nycbikemaps.com/
Brooklyn
- Coney Island (sud de Brooklyn). Parc d’attractions (1000 Surf Av.) - Maisons Brownstones à Red Hook (à proximité de Coffey Park), Caroll Gardens (à proximité de Caroll Park), Cobble Hill (à proximité de Cobble Hill Park), Brooklyn Heights (entre Montague St. au sud et Clark St. au nord), Park Slope (à proximité du Propsect Park 9th St. Et 1st St.) et Vinegar Hill (à proximité du Manhattan Bridge, Front St.) - Prospect Park (Grand Army Plaza) et Botanical gardens (Washington Av.) - DUMBO (Down Under Manhattan Bridge Overpass) - Brooklyn bridge en direction de Brooklyn, première sortie piétonne à gauche vue sur la sky line
Manger : Nathan's Famous Frankfurters à Coney Island (1310 Surf Av.), Totonno’s à côté de Coney Island (1524 Neptune Av.), Jacques Torres Chocolate (66 Water St. DUMBO) pour savourer de bons chocolats, Grimaldi's Pizzeria (1 Front St. / 19 Old Fulton St.),
Manhattan - Direction Staten Island par le ferry qui est gratuit ! - Le port de South Street - Ground Zero 9/11 Memorial (réserver et avoir un pass gratuit avant) : réserver le jour et l’heure sur internet ou se rendre au 22 Vesey Street avant 10 h le matin !) http://visit.911memorial.org/WebStore/shop/ViewItems.aspx?CG=WSCG&C=TKTCAT - Départ de Battery Park pour : Statue de la Liberté (Liberty Island) arriver à 8 h ou avant à Castle Clinton (on ne peut plus monter dans la couronne) Coupe file et audio guide compris avec le city pass Ellis Island (musée de l’immigration) - Gratte-ciel du quartier de Wall Street / Financial district (Wall Street) - New York Stock Exchange = bourse (11 Wall St.) - Chinatown (Columbus park Entre le sud de Canal St. et au nord de Worth St. à l'est de Broadway et à l'ouest de Bowery) - Little Italy (de Mulberry St. entre Broome St. et au nord de Canal St.) - High Line (Gansevoort St.) : voie ferrée aerienne devenue jardin (meatpacking district) - Rives de l’Hudson (Hudson river greenway) - Maisons « brownstone » de Sex and the City (66 Perry Street à Greenwich village) - Madison Square Garden (4 Penn Plaza) - Palais des Nations Unies (1st Av. / E 44nd St.) ==> le Corbusier - Grand Central Terminal (Park Av. E 42nd St.) - Saint-Patrick Cathedral (14 E 51st St.) - Broadway
- A voir aussi : la New York Public Library (8 West 40th St), merveilleux bâtiment qui accueille bibliothèque, expositions et vous offre même une connexion internet gratuite. - 5th avenue - Time Square (croisement entre Broadway et 7th Av.) - Rockefeller Center / Top of the Rock (6th Av. / W 49th St.) - Colombus Circle - Central Park - Dakota Building (1 W 72nd St.) => Lennon
Manger : - Optez pour le plan pizza chez Lombardi's, (32 Spring St.) qui est ni plus ni moins la première pizzeria à avoir ouvert à New York. De façon générale, les restaurants italiens offrent le meilleur rapport qualité/prix
- Ne quittez pas New York sans avoir goûté à l'authentique hamburger. Frais, fait maison. Parmi les meilleurs de New York, dégustez ceux du Corner bistrot, dans Greenwich Village (331 West 4th Street).
- En dessert, laissez-vous tenter par le Cheese cake de Junior's, le meilleur de la ville. Vous trouverez notamment un Junior's dans le terminal de Grand Central Station. East Village : Butter Lane, 123 East Seventh Street (Pour les amateurs de cupcakes) S'MAC - Sarita's Macaroni & Cheese (345 East 12th St.), Stoned Crow (85 Washington Pl) Un très bon endroit pour manger un délicieux hamburger, riche en viande, entouré d'affiche de cinéma, avec des corbeaux sur les poutres du plafond ! Ambiance garantie ! Allez faire un tour aux toilettes, d'autres posters vous y attendent ! Pellegrino's (Little Italy), 138 Mulberry St (entre Hester Street et Grand Street) Juste à côté, à droite en sortant, après le magasin de cigare, il y a une échoppe de glaces très bonnes.
Quelques bons restaurants en vrac : Peti-dej : Fluffy's Cafe & Bakery (855 7th Av.), Applejack Diner (230 West 55th St.), Sugar Cafe (200 Allan St.), Red Flame (67 West 44th St.), Le Pain Quotidien - Midtown East (7 E. 53rd St.), W Cafe (390 5th Av.), Cafe 28 (245 Fifth Av.), Amy's Bread (672 Ninth Av.)
Déjeuner / Diner : Five Napkin Burger (630 9th Av.), Big Nick's Burger and Pizza Joint (2175 Broadway), Joe's Pizza (Carmine St. 7 Carmine St.), Delicatessen (54 Prince St.), Empanada Mama (763 9th Av.) => Colombien, Five Guys Burgers and Fries (43 W 55th St. / 55th St, entre 5th & 6th Av.), Crif Dogs (113 Saint Marks Pl) => hot dogs, The Meatball Shop (84 Stanton St.), Shake Shack - Madison Square Park (proche de Madison Ave. et E. 23rd St.), Focolare (115 Mulberry St.), 99 cent fresh pizza (569 9th Av.).
M&M’s World (1600 Broadway) le royaume du M&M’s !
Boire un verre : Xicala bar (151B Elizabeth St.) avec sa bonne Sangria à la fraise !
Magasins : - Acheter des souvenirs sur Fulton St. (proche du financial District) - Atrium (644 Broadway) vêtements de marques, - Daffy’s (462 Broadway) marques pas cher - chez Macy's (151 West 34th St.), le plus grand magasin au monde Le grand magasin Bloomingales (1000 3rd Avenue) ou le centre commercial Time Warner Center (10 Columbus Circle) sont d'autres alternatives pour faire son shopping sans quitter Manhattan.
- la Grand Central Station : l'architecture, l'ambiance, les boutiques, les restaurants en font une ville dans la ville. Même chose pour le Rockefeller Center (5 Av. W 49 St.) où vous pouvez aussi participer à un tour des célèbres studio de la NBC.
- Pour trouver des petits prix, Century 21 (22 Cortlandt St.) est la boutique qu'il vous faut ! Située face à Ground Zero, à la pointe Sud de Manhattan, c'est un genre de solderie où vous devez fouiller dans les rayons pour trouver la pièce de marque à prix réduits. Evitez en effet les petites boutiques photo autour de Times square : les prix sont généralement élevés, le service après-vente inexistant et la qualité parfois douteuse. Pour faire des affaires les yeux fermés, rendez-vous dans les magasins les plus renommés de New York : B&H 420 9th Avenue et J&R (informatique) 15 Park Row. Il existe aussi des enseignes moins connues et tout aussi intéressantes : c'est le cas par exemple d'Adorama (42 West 18th Street).
Pour le matériel high tech, visitez absolument les magasins Apple store (767 Fifth Avenue) et DataVision (445 Fifth Avenue/39th Street), deux références incontestées, réputées pour les appareils informatiques, iPhone, iPod et autres lecteurs mp3.
Où se cachent les stars : Sur Times Square, on a croisé Ricky Martin - Pour croiser des stars, privilégiez les quartiers clés : la Fifth Avenue, Times square, Greenwich village et SoHo. - Trainez devant le Madison Square Garden les soirs d'événements. Vous avez toutes les chances d'apercevoir un sportif connu !
Harlem
- Messes Gospel le dimanche (9 h) à Harlem (prévoir $ pour la quête !) Abyssian Church (132 Odell Clark Place, entre Adam Clayton Powell Jr. Boulevard et Malcolm X Boulevard, autrement dit entre la 7th Avenue et Lenox Avenue) Voici d'autres adresses moins connues mais tout aussi formidables question ambiance : First Corinthian Baptist Church (Adam Clayton Powell / 116th St.) ==> celle qu'on a fait Convent Avenue Baptist Church (420 West 145th St.). Mother Zion Church (136 West 137th Street). - The Cathedral School of St John the Divine (1047 Amsterdam Av.) - Apollo Theater (5223 W 125th St.) - The Abyssinian Baptist Church (132 Odell Clark Place W 138th St.)
Restaurants : Amy Ruth’s (113 West 116th St.), Chez Lucienne (308 Lenox Av. Croisement 125th St.), Red Rooster (310 Lenox Av.), Sylvia’s (328 Lenox Av.), Miss Maude (547 Lenox Av.)
Boire un verre : Lenox Lounge (288 Lenox Av.)
Magasins : Marshall’s store. Croisement Lenox Av. Et 125th St. (en face de Starbucks). La 125th St. est une grande artère commerçante.
Bronx - Yankee stadium (1 East 161st St.)
Les plus beaux buildings de New York
Empire State Building (350 5th Av. West 34th St. Suite 300), Bank of America (42nd St. 6th Av.), Chrysler building (405 Lexington Av. East 42nd St.), New-York Time Building (620 Eighth Av.), Trump building (Wall Street - Financial District), Metlife (1 Madison Av.), Woolworth building (233 Broadway), 7 World Trade Center (26 Church St.), Metropolitan Life Tower (1 Madison Av.) Solow building (9 West 57th St.), Lincoln building (301 Madison Av., Grand Central Station), Trump Tower (725 5th Avenue), Flatiron Building (1 East 23rd St., Madison Square) Hearst Tower (300 West 57th St.) Blue Condominium (105 Norfolk St.) The Westin New York (270 West 43rd St.) Beekman Towers (8 Spruce St.) 100 11th Av. Seagram building (375 Park Av.)
Comédie musicale à Broadway Liste des spectacles : http://www.playbill.com/ http://www.broadwayforbrokepeople.com/ (places moins cher) http://www.hitshowclub.com/ http://www.timessquarenyc.org http://www.theatermania.com/broadway/discount-tickets/ http://www.newyork60.com/ « Ticket both » : billeterie centrale à Time Square au coin de Broadway Av. et de la 47 St. « Rush tickets » : vente au guichet des théâtres « Lottery rush » : au guichet 2 heures avant le début du spectacle. Musées
- New York regorge de musées, parmi les plus beaux : le Metropolitan Museum of Art (MET) 1000 Fifth Av., à l'angle de 82nd St. (http://www.metmuseum.org/), le Museum of Modern Art (MOMA) 11 W 53 St. (http://www.moma.org/), le Museum of the Moving Image (MOMI) 35 Av. at 37 St. (http://www.movingimage.us/), Amerincan Museum of Natural History W 79th St. (http://www.amnh.org/) ou le Guggenheim Museum 1071 Fifth Av. E 89th St. (http://www.guggenheim.org/).
Découvrez aussi le musée of The City Of New York ou celui de la photographie. La liste des musées de New York : http://www.wikinyc.com/index.php?title=Tout_sur_les_mus%C3%A9es
CENTRAL PARK Progression du sud vers le nord : Zoo de Central Park, Pelouse de Sheep Meadow, Arsenal (E 64th St.), Strawberry fields, Angel of the waters, statue de Christophe Colomb, statue de William Shakespeare 65th St. Transverse), Fontaine de Bethesda (hip-hop), statue du fauconnier (72nd St. Transverse), The lake, statue Alice au pays des merveilles, Belvedere Castle, Green Lawn, MOMA, The Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir (avec autour des cerisiers japonnais), Conservatory garden (3 jardins), Harlem meer. Location de vélos : CENTRAL PARK BIKE RENTAL (250 West 49th St.) http://www.centralparkbikerent.com/ D’autres locations (plein de locations) sur Columbus Circle St. (sud ouest de Central Park)
J'espère que ça vous aidera à faire votre choix !
@+
Conseils pour un mois en Chine? English translation pending
Bonsoir à tous,
Je compte me rendre seul en Chine cet été. Certainement de la mi-juillet à la mi-août.
J'ai commencé à potasser les guides et à éplucher les différents thèmes abordés sur ce forum. En gros, ce que je recherche sera centré sur les paysages et sur la rencontre de minorités ethniques.
Je pense donc passer la plupart du temps dans le Yunnan. Quelle autre région pourrait compléter le voyage? Sichuan? Guizhou? Guangxi?
Ou est ce que le Yunnan suffit pour ces 30j ?
Bien que passionné de voyages, j'ai la phobie de l'avion. Du coup, je ne compte pas prendre de vols intérieurs. Où faut il donc que j'atterrisse? Pékin? Hong Kong?
Ce que j'ai particulièrement apprécié au Vietnam était de pouvoir vadrouiller librement en moto dans les montagnes. Je crois savoir qu'il n'est pas possible (ou pas conseillé) de louer un tel véhicule en Chine. Ainsi, comment peut on profiter au maximum des paysages? Quel transport privilégier? Le bus? Le train?
J'aurai d'autres questions plus tard, mais vais en rester là aujourd'hui. Je remercie d'avance tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre.
Bien que passionné de voyages, j'ai la phobie de l'avion. Du coup, je ne compte pas prendre de vols intérieurs. Où faut il donc que j'atterrisse? Pékin? Hong Kong?
Ce que j'ai particulièrement apprécié au Vietnam était de pouvoir vadrouiller librement en moto dans les montagnes. Je crois savoir qu'il n'est pas possible (ou pas conseillé) de louer un tel véhicule en Chine. Ainsi, comment peut on profiter au maximum des paysages? Quel transport privilégier? Le bus? Le train?
J'aurai d'autres questions plus tard, mais vais en rester là aujourd'hui. Je remercie d'avance tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre.
3 semaines entre le Yunnan et Hong Kong en mars 2012 English translation pending
Bonjour,
voici le carnet de route de mon voyage en Chine. Nous sommes partis à 4 personnes (jeunes trentenaires) avec nos sacs à dos. Je me suis occupée de préparer le voyage grâce aux informations dispo sur voyage-forum et d'autres sites internet. J'espère que ce carnet pourra à votre tour vous aider dans la préparation de votre voyage.
C'est mon second voyage en Chine. Au départ, j'imaginais visiter le Sichuan et le Yunnan. Mais ces régions présentent tant de choses à voir et à faire que j'ai préféré me concentrer sur une région : le Yunnan 😎
Il a fallu se décider sur la période. Nous avons opté pour mars : afin d'avoir un temps plus favorable à Hong Kong (quoique ! ... 😏) et pouvoir voir la floraison des champs de colza de Luoping.
Climat en mars : dans l’ensemble, nous avons eu beau temps (on a fait notre circuit en fonction de la météo). Nous avons eu très froid le matin et le soir en général. Il faut penser à bien se couvrir et prendre de gros pull, écharpe, bonnet. Il n’y a pas de chauffage en général dans les hôtels de cette partie de la Chine et de plus, c’est souvent très mal isolé. En revanche, en journée, les températures pouvaient grimper jusque 25/30°C et du coup, le tshirt était largement supporté. Attention au soleil en montagne, ça cogne dur (chapeau et crème solaire recommandé).
Formalité avant de partir : le visa (si y'en a pas besoin pour HK, il est en revanche nécessaire pour le reste de la Chine !)
Demande de visa faite par actionvisa.com : très efficace ; on a fourni les billets Paris-HK et HK-Kunming + résa de l’hôtel de Kunming (juste la 1ère nuit) pour le dossier.
Barrière de la langue : en Chine, on rencontre rarement des gens parlant anglais ! 😐 Alors je vous conseille l’achat d’un petit guide de langue chinoise et l’apprentissage avant de partir de qlq phrases essentielles afin de vous faciliter les échanges sinon parfois, suivant les régions, ça peut être assez galère… J’ai utilisé la méthode audio Berlitz « Prêt à partir »: plutôt bien faite et efficace !
Pour l’argent, on avait retiré des euros avant de partir. On a fait la majorité du change à Hong Kong et on a retiré aux DAB en Chine (difficulté à trouver des banques pour le change). Taux : 1 euros = environ 8 RMB
Taux : 1 euros = enviro 9 dollars HK
Niveau réservation : on a fait la réservation sur place par internet le plus souvent. Un peu au jour le jour.
Avantage : on a pu arranger notre circuit en fonction de nos desiderata, de la météo, et on peut se rendre compte par nous-mêmes si l’hôtel nous plait. Inconvénient : parfois on perd du temps à trouver qlq chose qui nous conviennent, ou bien l’hôtel qu’on aurait voulu est déjà full.
Billet d’avion : les vols intérieurs ne coûtent pas très cher (environ 50-80 euros) mais le vol Hong-Kong – Kunming est très cher car c’est comme un vol international. Le site ctrip.com fonctionne bien pour les réservations des vols intérieurs mais attention à réserver suffisamment à l’avance car le paiement en ligne n’est pas accepté en dessous de 24h à l’avance !!
Vol Paris- Hong Kong : en direct 11h30 de vol – environ 834 euros par AirFrance Vol Hong Kong – Kunming : environ 2800 RMB A/R – 2h/2h30 de vol
Vol Kunming-Lijiang : environ 590 RMB Vol Dali – Kunming : environ 420 RMB
Téléphone : il est utile d’avoir un téléphone qui marche pour l’international ou à défaut, acheter une carte téléphonique en Chine pour vous permettre d’appeler ou être joignable là bas (à moindre prix). CARNET :
- - Jour 0 : départ de Paris le soir - - Jour 1 : arrivée à HONG KONG en fin d’après-midi
Décalage horaire : +7h Octopus card acheté à l’arrivée à l’aéroport : cette carte permet de prendre le métro, l’airport express, de payer les achats dans certains magasins (comme les Seven Eleven et les Starbucks Coffee). Très pratique ! 😎 on paie une caution (restituer quand on rend la carte, sauf 9 dollars). Ne pas hésiter à la charger en monnaie, de toute façon le surplus est rendu.
Airport Express : ce train relie en 10mn seulement l’aéroport au centre ville. Il dessert les stations de Tsing Yi, Kowloon et Hong Kong. Ce train fonctionne de 5h50 du matin à 1h15 du matin.
Il nous faudra environ 2H30 pour sortir de l'aéroport et rejoindre notre hôtel situé à Kowloon sur Nathan Road.
Repas et balade au marché de nuit de Temple street (à 5mn à pied de l’hôtel). Le marché est ouvert jusque minuit.
Nuit au Nathan Hotel
- -- - Jour 2 : HONG KONG
Le temps est plutôt maussade, gris, froid et très humide. Balade sur l’Avenue des Star, Nathan road, Canton road. Puis visite des marchés au nord de Nathan road : electronic market, ladie’s market (plein de « bêtises » à acheter), goldfish market (le paradis de tout aquariophyle, sympa à voir), flower market (sans grand intérêt), bird’s market (très petit)
Le soir, on se rend sur Central (ile de Hong Kong) pour manger et boire un verre du coté de Wellington street. L’ambiance bat son plein dans la rue de Lan Kwai Fong. La rue est composée de bar plein à craquer. Ambiance de fête dans la rue. Musique à fond dans les bars et gens déguisés un peu partout. Très sympa 😎 On cherche l’ice bar mais visiblement celui-ci a fermé. Dommage.
Nuit au Nathan Hotel
- - Jour 3 : HONG KONG
Le temps reste gris. Cette fois, on va jusqu’à l’île de Lantau pour voir le Bouddha géant & monastère de Po Lin. Métro jusque Tung Chung Station. Le téléphérique étant en travaux, on prend la navette de bus pour se rendre sur le site. Un gigantesque escalier mène au Bouddha. De là haut, la vue sur la baie est superbe ! On redescend. On passe dans un nuage produit par la fumée de centaines d’encens qui brûlent tout autour. Petite visite rapide du temple. De magnifiques bosquets de fleur sont déposés tout autour du temple.
On mange dans le restaurant à proximité (ticket repas à 68 dollars HK, acheté en même temps que l’entrée pour le Bouddha). Salle énorme et blindée de groupe chinois, la nourriture n’est pas mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. Pour une cuisine végétarienne préparée par les moines (soi-disant) ça fait plutôt cantine vu le décor et le service. Donc déçue au final (surtout comparée à la cuisine végétarienne des moines au Japon si raffiné…) mais bon, pour manger dans le coin, y’a pas trop le choix de toute façon à moins de retourner à la gare du train.
Ensuite on reprend un bus pour aller visiter le village de pêcheur de Tai O. Visite sympa mais c’est avant tout un endroit où l’on peut acheter plein de produits de la mer (poissons/crevettes/poulpes séchés…)
On rentre sur Hong Kong par le ferry qui nous dépose sur l’ile de Hong Kong. Du coté de Central, il y a l’Apple store. Puis retour sur Kowloon par le star ferry ! (à faire ! jolie vue sur la baie et pas cher ; la carte octopus marche aussi pour le star ferry).
On se pose sur les quais face à la skyline de HK. A 20h, chaque soir, le spectacle de son et lumière se joue. Il est possible de le regarder d’un coté ou de l’autre de la baie. Les immeubles s’envoient d’énormes faisceaux lumineux, tout cela rythmé par la musique… très bien fait. 😎
Diner sur Jordan et shopping sur Temple market.
Pass bus à la journée sur l’ile de Lantau : 55 dollars HK Plan du site et horaires de bus sur : http://www.newlantaobus.com/
Nuit au Nathan Hotel sur Nathan Road (Kowloon)
- - Jour 4 : HONG KONG – KUNMING
On prend un vol pour Kunming (12h-14H30) L’aéroport de Kunming se situe dans la ville. Il est donc assez rapide de rejoindre le centre. Il faut quand même compter sur les embouteillages… En survolant la ville, on comprend à quel point elle est immense. Je suis impressionnée par le paysage : les montagnes sont ratiboisés par les carrières et autres constructions, le paysage est extrêmement sec … Je suis contente d’avoir choisie de ne rester qu’une nuit ici.
Balade dans la ville vers le temple de Confucius (fermé à notre arrivée tardive – 18h). Petites rues sympas avec de vieilles ruelles, boutiques d’artisan et anciennes bâtisses. A coté, un petit centre commercial où l’on va dîner.
Au vue de la météo annoncée, nous décidons du sens du déroulement de notre circuit : ce sera Jianshui, Yuanyang et Luoping. En effet, actuellement le temps est plutôt frais mais un gros redoux est annoncé sur Luoping dans la semaine à venir. Cela devrait permettre une belle éclosion des fleurs de colza. Il vaut mieux donc ne pas se rendre immédiatement là bas comme prévu initialement mais d’abord faire un tour de quelques jours vers Jianshui et Yuanyang.
Nuit au Camélia Hostel (à ne pas confondre avec le Camélia Hotel, qui se trouve juste à coté)
- - Jour 5 : KUNMING – JIANSHUI
Nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel Camelia (juste à coté de notre guesthouse) afin de le prendre avec nos amis qui ont pris une chambre dans cet hotel. Petit déjeuner servi sous forme de buffet, assez moyen, peu de choix, salle très froide. On ne vous le recommande pas…🤪
On se rend en taxi à la gare de bus où nous achetons un billet pour nous rendre à Jianshui (ville plus au sud). Des bus partent toutes les ½ heures, facile d’en choper un. Avec mes quelques mots de chinois appris et le nom de la ville écrit en chinois, on s’en sort super bien 😛
Bus avec climatisation (81 RMB par pers). Il faut environ 4h de route pour rejoindre Jianshui. La route n’est pas très intéressante (champs de serre à perte de vue , éolienne, marque de sécheresse, …) Arrivée à Jianshui, il nous faut à présent trouver un endroit où dormir car nous n’avons rien réservé. Nous avons de la chance ; nous arrivons à trouver une chambre pour une nuit dans le Zhu Family Garden Hotel, situé en plein coeur de la vieille ville.
Pour les 2 nuits suivantes, nous trouvons une place dans une auberge juste à coté : Linann Inn.
Balade dans le vieux centre de Jianshui avec ses petites rues pavées. On croise de vieils personnes qui jouent d’un instrument et qui chantent en choeur, des femmes avec de superbe porte-bébé brodé, des vieilles femmes aux pieds bandés, de petits vendeurs de rue, … Le soleil brille, le temps est doux. On est vraiment heureux d’être ici et de flâner dans les ruelles... 😎😊
En fin d’après-midi, on retourne au Zhu Family Garden afin de profiter du jardin « gratuitement » (puisqu’on y dort) et de visiter les lieux avant la nuit. L’endroit est superbe. Dommage que les bassins soient vides (à cause de la grande sécheresse qui règne dans le Yunnan ?). Autrement les portes en bois sont magnifiquement sculptées, les cours sont mis en valeur avec de superbes massifs de fleurs, ici de la glycine grimpe sur les tuteurs, là de jolis chaises sont posées….Possibilité de prendre le thé. Les gens du village viennent se poser sur les bancs et admirer les jardins, discuter, jouer aux échecs, etc. Bref le lieu est très agréable, on est calme, loin du tumulte de la grande ville, on entend les oiseaux chanter… 😇
La nuit tombée, on ressort dans la rue principale devant le Zhu Garden pour trouver un petit endroit où manger. On décide de tester un petit bouiboui dans une petite ruelle perpendiculaire. Délicieux repas sous les yeux amusés des locaux. On goûte à plein de brochettes et à des spécialités du coin inconnues pour nous. On rentre au Zhu Family Garden. De nuit, l’endroit garde un charme fou avec les éclairages mettant en valeur les différents jardins. Après avoir profité du lieu au calme et sans personne, on rentre dans une chambre où nous trouverons rapidement le sommeil.
Nuit au Zhu Family Garden
- - Jour 6 : JIANSHUI
Ce matin nous déposons nos bagages dans notre autre guesthouse et nous ressortons pour prendre un taxi qui nous emmènera au village de Tuanshan situé à qlq km de là. L’entrée est payante (50 RMB par personne + 40 RMB pour le guide). On prend la visite guidée (qui est quasi obligatoire). Le guide ne parle pas un mot d’anglais mais il est très gentil et nous arrivons à discuter avec lui grâce à nos qlq mots de chinois.
La visite nous a énormément plu (2h) 😇. Le village est super, pas encore trop touristique. On mange dans un petit resto tenu par un vieux couple, au milieu d’une cours pavée d’une vieille maison. Très bon repas et pas cher ! L’endroit est très sympathique et le soleil une fois de plus est au rdv ! Que du bonheur 😎 On retrouve notre taxi qui nous attendait et commençait à s’impatienter du temps qu’on prenait… Je lui demande de nous emmener au pont du Double Dragon qui se trouve sur le chemin du retour. Balade rapide sur le pont qui est un très bel ouvrage. Malheureusement, une fois de plus, tout est asséché… On prend quelques photos et on rentre à Jianshui. On donne un peu plus à notre taxi pour la dédommager du temps pris (150 RMB au lieu de 100).
Balade et shopping sur Jianshui. On part à la recherche des fameux puits de la ville. Il y a plusieurs puits anciens caché dans la ville. Pas facile de les trouver, on en a repéré 2 : le puit double (shuang yan jing) et le puit triple (san yan jing).
Diner dans notre gargotte repéré la veille (excellente brochette)
Nuit au Linan Inn
- - Jour 7 : JIANSHUI
Ce matin, on s’occupe de réserver un chauffeur pour nous emmener à Yuanyang (résa faite via notre guesthouse ; 650 RMB).
Nous partons ensuite visiter le temple de Confucius (entrée 60 RMB). Jolie balade à travers le parc. On achète de l’encens pour le faire brûler, on admire les cloches de bronze, les lances anciennes, dégustation de thé dans le pavillon tout au fond, on admire les poteries, on s’amuse au tir à l’arc (eh oui y’a un stand !), on observe les joueurs d’échec chinois et de domino, … encore une chouette balade 😇
On retourne dans le centre plus moderne de Jianshui pour faire un peu de shopping et trouver une banque. Même la ville de ce coté reste à des dimensions raisonnables et garde un certain charme.
Puis balade sympathique à travers le marché de Jianshui : plein de légumes et de fruits qu’on ne connaît pas, du thé, du poisson séché, des pipes à tabac, des poulets de toute les couleurs, des bonbons, du tofu, etc. On goûte, on sent, on découvre. Visite très intéressante à mon avis 😎
Le soir on décide d’acheter du thé Pu’er : thé réputé dans la région et qui serait à priori un « brule-graisse ». On rentre dans une petite boutique de la rue et on se fait accueillir par un gars très sympathique. Il nous propose une cérémonie du thé à laquelle nous assistons joyeusement. Il n’y a que nous dans sa boutique. Malgré le fait qu’il ne parle que chinois, on passe la soirée entière avec lui. On ingurgite des litres et des litres de thé. Au final, on lui achète une galette de thé Pu’er qu’on se partagera entre nous. Il nous offre plein de petites tasses à thé. A mon avis, on s’est fait « carotte « sur le prix mais il était tellement gentil et on a passé une si bonne soirée en sa compagnie… 😉
Boutique du gars pour le thé : Chen Hui ru Adresse : 2 house of zhu’s garden. Hanlin street, Jianshui email : chenhuiru1971@yahoo.cn
Thé Pu’er : Originaire de la région du Yunnan en Chine, il tire son nom de " thé rouge " de la couleur de son infusion rouge foncée ; son odeur rappelle celle de la terre mouillée et du sous-bois. Appelé thé "mange graisse", et connu pour ses nombreuses vertus bienfaitrices, le Pu Erh (Pu er) est faible en théine et diminue le taux de mauvais cholestérol. Issu de l'Agriculture biologique dans la province du Yunnan, aussi appelé pu er, le Pu Erh (Pu er) a un goût subtil de terre humide. Un peu comme le vin, le Pu Erh dont la fermentation s'étale dans le temps, se bonifie avec les années et son prix peut atteindre des prix extrêmement élevés.
Nuit au Linan Inn
- - Jour 8 : JIANSHUI – YUANYANG (DUOYISHU 多依树)
Grosse journée de route pour se rendre au petit village de Duoyishu du coté des rizières de Yuanyang. La route est en assez grande partie mauvaise, très cahoteuse. Mais paysages superbes (mer de nuage, petits villages, lac, …)
La région de YuanYan se situe à 326km au sud de Kunming. C’est une région montagneuse sur laquel a été sculpté par les ancêtres du peuple Hani de nombreuses rizières en terrasse.
On arrive en fin d’après-midi dans le petit village de Duoyishu. Comme le chauffeur pensait nous déposer dans l'un des grandes villes à l'entrée des rizières de Yuanyang, il nous faut rajouter sur le prix fixé au départ. On paiera donc au final 750 RMB pour faire le trajet Jianshui-Duoyishu (5h de route).
On dépose nos bagages dans la modeste chambre réservée la veille grâce au gentil personnel de l’hôtel de Jianshui. La chambre n’est pas extraordinaire mais au moins c’est propre et il y a de l’eau chaude. Elle se situe sur le bord de la route. Pas facile de se faire comprendre des locaux.😐 On descend dans le petit village à travers les rizières, à la recherche des guesthouses vus sur internet. Ils sont bien complets. On se contentera d’un bon repas chez Jacky’s guesthouses. Accueil fort sympathique du vieux couple qui tient l’auberge.🙂
Le village est très mignon et donne sur les rizières. Vraiment dommage qu’on n’ait pas pu avoir de chambres dans ce coin. On rencontre des vieilles femmes du village et de petits enfants. Le soleil brille… on est bien 😎
Cependant au lieu des 2 jours prévus, on décide de ne passer qu’une journée ici. On part donc à la recherche d’un chauffeur pour nous emmener le lendemain à Luoping. C’est vite vu, y’a pas grand monde dans le village. Pas facile de se faire comprendre, la plupart ne semblent même pas comprendre le mandarin… 🤪 En fait, tous les taxis sont dans la grosse ville à plusieurs km de là. Ici, on se retrouve vraiment isolé. Au bout d’un moment, on arrive à dégoter quelqu’un qui accepte de nous emmener à Luoping. On négocie le tarif de 1500 yuans. Heureusement, on est 4 à se partager la voiture !!
On profite de l’aubaine de ce chauffeur pour qu’il nous amène aux terrasses de Laohuzui (老虎嘴), un des spots réputés pour le coucher de soleil. L’endroit se situe à environ 30 minutes en voiture de Duoyishu. On ne perd pas de temps et on décolle pour les terrasses. L’endroit est très touristique et donc l’entrée est payante (30 RMB par personne). Il y a foule ici, bcp de touristes chinois avec de gros appareils photos, trépied et tous le matos qui va avec… L’endroit reste joli à explorer. 🙂
En gros, il y a deux points de vue pour admirer les terrasses : une passerelle sur la partie haute en bord de route et un chemin sur la partie basse qui passe par la forêt. On se balade et on attend comme les centaines d’autres touristes venus ici le coucher de soleil. Vue grandiose sur la montagne, la vallée et les rizières en terrasse. On attend jusqu’au bout le dernier rayon de soleil mais bon rien d’exceptionnel à cause de la brume permanente sur la vallée. Retour à Duoyishu (prix taxi A/R : 160 RMB).
La nuit venue, on n’a pas le courage de redescendre dans le petit village dans le noir pour aller manger à nouveau chez Jacky’s guesthouse. On essaie de trouver un restaurant dans la rue principale du village mais bizarrement quand on parle de ‘mifan’ et ‘cheufan’ aux personnes. Ils nous répondent par des ‘mei you’… on comprend pas, pourtant on voit des gens manger à la table. On est fatigué, donc pas bien affamé alors on se rabat sur l’épicerie du coin pour acheter des nouilles en boite et quelques biscuits. Repas simple et rapide dans notre petite chambre… 😛 Tant pis ! on mangera mieux demain sans doute… (enfin c’est ce qu’on croit ! 😄)
Nuit au Ilonn Hotel (à proxmité du Hani family guesthouse)
- - Jour 9 : DUOYISHU – LUOPING罗平县 (8h-9h de route)
On se lève au petit matin pour assister au lever de soleil sur les rizières en terrasse de Duoyishu. On part dans la nuit avec une lampe de poche dans le petit village en contrebas, on est seul. Même les habitants sont encore chez eux. Tout est calme. Et puis petit à petit la luminosité s’accentue. Le paysage se découvre, une mer de nuage dans le fond de la vallée, la vie s’active, une femme passe avec une famille de canard à sa suite, de vieux monsieur arrivent dans les champs, le soleil commence à pointer son nez, les rizières se parent de couleurs flamboyantes (rose, orangée, rouge, jaune d’or), le soleil prend de l’intensité, … sublime spectacle de la nature. 😇
Il est bientôt 8h et notre chauffeur nous attend ; on remonte le chemin, on chope les bagages et en route ! J’ai regretté un peu, pour ma part, de ne rester qu’une nuit mais le sentiment d’isolement et la difficulté à se faire comprendre nous a poussé à partir plus tôt que prévu. La route est longue pour rejoindre Luoping, on pensait la faire en 2 fois mais finalement, on se dit autant se faire la route en une fois et on sera tranquille.
On quitte Duoyishu. Petit arrêt tout en haut des terrasses, proche du point touristique où il y a foule (on a bien fait de rester dans le village en bas !). On admire encore les couleurs du soleil levant sur les rizières. Elles sont inondées en cette période et la lumière se reflète comme mille pépites d’or sur l’eau.😊
On traverse le marché matinal du village voisin. On admire furtivement au passage les magnifiques costumes et coiffes traditionnelles des minorités de la région. La route est longue pour rejoindre Luoping. Le chauffeur ne conduit pas assez prudemment à notre goût… Après des tonnes de poussières et de bringuebalements, on arrive enfin à destination. Les nuits que nous avons réservées au Kowloon Hotel ne débutent que demain et pour ce soir, il est complet… il nous faut donc trouver un hôtel. Visiblement on n’est pas les seuls à chercher…. On voit des gens débarquer dans l’hôtel et se faire rembarrer. Cela va pas être simple. Toute la ville est prise d’assaut par les touristes à cause de la floraison du colza. On est mal.🤪 Heureusement, c’est sans compter sur la gentillesse des hôtesses à la réception qui voyant qu’on ne trouve pas de chambre dans les autres hôtels demandées, nous propose d’appeler un de leur ami. Celui ci débarque à l’hôtel et nous emmène dans un autre coin de la ville où il dispose de chambres. 😏
Arrivée de son petit hôtel, on est ravi car l’endroit est mignon et au bord de la foret. On déchante un peu plus en découvrant les chambres ; il y règne une humidité de dingue !!... 😮 🏴☠️ on n’a plus vraiment le choix, on a réglé les chambres. Ce sera que pour une nuit après tout. Heureusement, il y a au moins une couverture chauffante. Cela sauvera notre nuit !
Cette première journée à Luoping est assez difficile. Au lieu du grand soleil attendu, le temps est gris, froid et humide. La ville avec ses grandes artères toutes vides nous paraît vraiment austère. On part à la recherche d’un cybercafé afin de récolter des infos et pour voir si la météo s’améliore pour la suite. Difficile de trouver quelque chose dans cette ville. Ne parlant que très peu chinois, c’est pas évident. On ne voit personne dans les rues, tout semble fermé ou presque…
On dégote le cybercafé. Le garçon à l’accueil, peut-être parce qu’on n’est pas resté très longtemps, ne nous fait même pas payer la connection. Sympa ! 🙂
On rentre se coucher. Fatigués par la route et le temps…
- - Jour 10 : LUOPING
Ravis de quitter notre précédent hôtel, on prend possession de notre chambre au Kowloon Hotel 😎 Douche chaude, chauffage et connection internet dans la chambre : on nage enfin dans le bonheur 😇😇
Le temps s’est amélioré en plus ! Le taxi qui nous a déposé un peu plus tôt nous a filé ses coordonnées. Nous semblant plutôt honnête, on a négocié avec lui qu’ils nous baladent dans le coin durant notre séjour à Luoping.
Aujourd’hui, le temps étant encore un peu couvert, on décide d’aller se balader aux chutes de Jiulong :
Joli parc, y’a pas mal de monde mais ça va. Possibilité de manger sur place. On admire le paysage, la rivière, les chutes d’eau, la montagne et les champs de colza aux alentours. Dommage le soleil est encore timide aujourd’hui.
Au retour, on s’arrête au point de vue de Jinji Lin pour admirer le soleil couchant sur les champs de colza (10 RMB l’entrée). On grimpe tout en haut de la montagne (y’a un chemin terreux qui part juste à droite du portique en pierre et qui permet d’aller au sommet !). Y’a moins de monde ici et la vue est encore plus impressionnante.
Retour à notre hôtel. On est tellement fatigué qu’on n’a pas le courage de ressortir. Des nouilles chinoises sont à disposition dans les chambres. Simple à préparer (il suffit de rajouter de l’eau chaude) et rapide ! 😛
Location du taxi à la journée : 400 RMB (je pense qu’on n’a pas bien négocié pour le coup J ) Entrée pour les chutes de Jiulong : 75 RMB (environ 20mn en taxi depuis Luoping) Restaurant, toilette, boutique sur le site.
Plein d’info sur Luoping sur ce site : http://www.chinabackpacker.info/dest/d62.html
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 11 : LUOPING
La journée s’annonce belle. Nous allons donc pouvoir pleinement profiter des champs de colza. 😇
Nous passons à la gare pour prendre nos billets de train qui nous ramèneront à Kunming (attention, le passeport a été nécessaire ici pour acheter les places !).
Pas de bol, le vol espéré pour nous rendre de Kunming à Lijiang, est bientôt complet et nous ne pouvons payer avec notre carte bleu, en dessous de 24h à l’avance, sur le site de ctrip.com les billets d’avion !! Il aurait fallu qu’on réserve la veille pour pouvoir payer en ligne.🤪 Heureusement, on s’arrange avec notre copine qui vit en Chine et une amie chinoise à elle pour qu’elle fasse la réservation pour nous. Mais le temps que cela se fasse, le vol est complet. Tant pis, on a au moins réussi à acheter un billet pour le vol suivant, cela fera un peu d’attente à l’aéroport.
On retrouve notre chauffeur de taxi qui nous emmène cette fois à la rivière Duoyi : Balade sympathique le long de la rivière en navette à l’aller avec arrêt aux différents points d’intérêts. Au bout du chemin, la navette nous laisse. On va voir la grande cascade et on mange à l’un des nombreux stands poser devant. N’ayant pas le courage ni vraiment le temps de faire le retour à pied, on re-choppe une navette pour faire le chemin en sens inverse. Comme il fait beau, la balade est agréable. 😎
On reprend notre taxi qui nous emmène voir le panorama de Luositian. Arrêt rapide, le panorama se trouve en bord de route où passe de nombreux gros camions (klaxon, poussière, …) On admire le paysage. Les formes géométriques sont amusantes à voir. On prend quelques photos et on repart.
Je demande au chauffeur de nous arrêter à Jinji Ling (comme hier), histoire qu’on aille se balader au milieu des champs de colza cette fois (après les avoir admiré de hauts !). 😛 Ici y’a plein d’abeilles qui volent dans tous les sens. Elles sont bien occupées avec toutes ses fleurs. Possibilité d’acheter du miel dans l’un des nombreux stands posés le long du chemin de terre. On se balade à travers les champs, on grimpe sur l’un des monticules qui coupent le paysage. Sympa 🙂
Retour à Luoping. Cette fois, on a le courage de chercher un restaurant où manger. Pas simple au premier abords mais au final, on trouve un petit restaurant qui nous plait, situé sur le trottoir d’en face à qlq mètres de notre hôtel. Bon repas, pas cher : parfait ! 🙂
Entrée pour Duoyi river : 55 Yuan. Prix de la navette par personne adulte : 20 Yuan. Dommage qu’il n’y ait pas de location de vélo, cela permettrait d’être plus autonome et le chemin est vraiment joli. Possibilité de faire du canoë ou du bamboo raft sur la rivière. Stand pour se restaurer, achat de souvenir, moulin à eau et chute d’eau tout le long du parcours. La rivière est située dans une très belle vallée. La route pour y accéder permet de voir de superbes panoramas. Il faut compter environ 50 mn de route depuis Luoping.
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 12 : LUOPING - KUNMING - LIJIANG
Le taxi est venu nous chercher de bonne heure pour nous déposer à la gare ferroviaire (située à 5mn de l’hôtel – 10 RMB). On est arrivé en avance, de crainte de le louper. On attend tranquillement dans la salle d’attente. Le train est ponctuel, on monte dedans et c’est parti pour Kunming.
Les sièges sont confortables. On a réussi à trouver 4 places ensemble. Le paysage est chouette. 🙂 On aperçoit les rochers spécifiques à la région de Shilin : la forêt de pierre. J’ai déjà vu ce genre de roches à Madagascar, du coup on n’a pas prévu cette visite dans le planning mais ça aurait pu être sympa à voir peut-être…
Arrivée à Kunming, on se rend directement à l’aéroport. On s’enregistre, on va manger au KFC (un des seuls restau de l’aéroport). Et on patiente pour prendre notre vol… on patiente, plus longtemps que prévu car notre vol est retardé de quasi 2h ! les boules… pas de chance, la prochaine fois on choisira une autre compagnie car tous les vols opérés par celle-ci sont bizarrement retardés.
Quand on arrive à Lijiang il fait déjà nuit. On est fatigué. Il nous faut trouver l’hôtel à présent dans le dédale des ruelles de la vieille ville. 😕
Heureusement, on a un GPS et des gens sympathiques nous aide à trouver le chemin (y’en a même qui parlent l’anglais ! miracle !! 😇)
On met un peu de temps à trouver et rejoindre notre auberge mais on y arrive enfin (il est plus de 21h30 déjà). Le taxi nous avait déposé super loin en fait, il y avait une porte de la ville plus proche. A l’auberge, les filles présentes ne parlent pas l’anglais. On attend donc l’arrivée d’une autre qui pourra nous donner toutes les explications nécessaires. Il y a un souci sur la réservation faite en ligne sur Agoda alors du coup, on se retrouve avec une chambre double de classe supérieure. Trop cool 😎
Nous sommes contents d’être ici, la vieille ville est mignonne avec ces petites boutiques en bois, ces ruelles pavées, ces nombreux restaurants, ces stands de nourriture attrayante (enfin plus ou moins… 😛), … Notre auberge est dans une ruelle calme, proche de la ruelle principale où l’on trouve de quoi se restaurer et faire du shopping. Après Luoping et Yuanyang où l’on avait un peu galéré, la ville de Lijiang sonne comme une bénédiction pour nous ! 😇 Les moins : les boites de nuit qui résonnent le soir dans certaines rues. Mais il suffit d’aller dans d’autres ruelles pour retrouver le calme et la sérénité des lieux. Le soir, toutes les lanternes s’illuminent. On est sous le charme.
Taxi aéroport – vieille ville : 80 RMB (environ 30 mn)
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 13 : LIJIANG
Comme on peut pas prendre le petit déjeuner à notre auberge, on part à la recherche d’un café pas trop loin. On se régale des pains tout chauds et des yaourts à la fraise et au miel d’un petit resto qui se trouve à proximité
On part se promener dans la vieille ville. Je ne résiste pas à faire une balade en poney proposé par l’un des bonhommes au visage basané de la grande place, ce qui nous permet de visiter le coin et d’en faire le repérage (50 RMB). Sur la place centrale de la vieille ville, des femmes et des hommes de minorités des environs dansent. Ambiance très sympa.🙂
Nous souhaitons aller faire une randonnée dans les fameuses Gorges du Saut du Tigre (situé au nord de Lijiang à environ 80km). On veut pas se prendre la tête pour notre excursion ; du coup on décide de passer par une agence. Pas simple d’en trouver une qui parle un minimum l’anglais et soit sympathique…. La ville de Lijiang se veut accueillante pour les touristes occidentaux mais à vrai dire, à chaque fois qu’on est allé au point touristique c’est accueil froid et aucun mot d’anglais. Pas glop.🙁
Bref, on négocie l’excursion au GST avec l’agence : 480 RMB par personne. Ils s’occupent du transport, de réserver la chambre dans le refuge et un guide parlant anglais doit nous accompagner. Rdv est pris pour le lendemain 8h sur la grande place à l’entrée de la vieille ville.
Agence : Dayan old town tourists réception center Tel : 13988875655
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 14 : LIJIANG
Balade dans la montagne de Yulong.
On prend un minibus (n°7) depuis le centre ville qui nous amène à l’entrée du parc (20Y par personne pour le taxi – entrée du parc 100 RMB dont 80 RMB qui sont pour l’aide à l’entretien des parcs du Yunnan). Là le chauffeur nous propose de nous amener directement au départ des télécabines (pour 20 Y par pers.), au lieu de prendre la navette locale. Il nous explique que c’est le même prix. Malgré qlq réticences, on finit par accepter. Mais en fait, c’était pas le bon plan car du coup, on a u peu galéré pour revenir. Visiblement, quand on prend la navette, on vous remet un carnet de coupon valable pour tous les minibus sur place qui vous emmène sur les différents chemins à visiter…bref.
A cause du mauvais temps au sommet, on ne pourra pas monter à 4500m. On prend quand même l’autre télécabine ouvert qui nous mènera à 3000m (prix du télécabine : 55 Y). Là, on se balade dans une belle forêt. Il y a un grand espace découvert plus loin avec des moutons et des vaches qui paissent. La luminosité est très belle lorsque nous y allons. Le ciel est gris mais il y a des rayons de soleil qui passent sur la plaine. Puis il se met à neigeoter… balade tranquille mais sympathique au milieu de cette montagne et des cimes enneigées.🙂
On redescend et là on voit un grand lac d’un bleu azur. On descend à pied au lieu de prendre les minibus en service. Il y a des yacks pour faire faire une petite balade aux touristes. On ne sait pas trop comment retourner à l’entrée du parc, tout est écrit en chinois ; on trouve la station de bus et on en chope un pour revenir. Retour à Lijiang.
Comme il n’est pas encore trop tard, on part se balader au parc de l’Etang du Dragon Noir (entrée gratuite car on a déjà payé les 80 RMB d’aide en allant à Yulong). Le parc est joli malheureusement l’étang à sec quasiment… donc on ne pourra pas vraiment admirer l’eau noire… 😕
Très belle luminosité ce jour là, ce qui ne gache rien à la balade. Ambiance festive. Beaucoup de minorité sont présentes et se baladent dans les allées. J’admire leurs costumes. Sur la grande place de Lijiang, les gens dansent et s’amusent. Je ne sais pour quelle occasion mais c’était super d’y assister. 😎
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 15 : LIJIANG – GORGE DU SAUT DU TIGRE (env. 88km – 3h)
Réveil matinal. On a rendez-vous à 8h. On se dirige vers la grande place (Yuhe square), à proximité des grands roues à eau, où nous sommes plein de touriste à attendre nos guides pour les excursions. On chope au passage des gâteaux à grignoter. On repère notre homme et on le suit. On monte dans une voiture bien confortable, rien que pour nous : grand luxe.
Arrêt sur un point de vue panoramique ultra touristique, envahi par des hordes de car et rempli de boutiques attrape-nigauds. On ne s’attarde pas. Pas à notre goût. 😐 Nouvel arrêt un peu plus tard pour manger dans un restaurant : c’est le matin encore, on n’a pas vraiment faim mais bon, tant pis on va prendre des forces pour la rando ! On redécolle et on arrive enfin au début de notre randonnée. Départ du village de Qiatou. Notre guide pour la rando nous y retrouve. Surprise (ou pas vraiment..) il ne parle pas anglais mais bon, ce n’est pas bien grave.
Dès le départ, le paysage est sublime.😇 D’autant plus, que le soleil est avec nous. On aperçoit au fond les cimes qui se découpent dans le ciel bleu azuré. On est déjà sous le charme des montagnes. 😎 La grimpe commence tranquillement, premier arrêt au refuge de Sunrise Small house. On achète de quoi boire et des barres chocolatés. On poursuit la route. Premier point de vue … payant si l’on souhaite prendre une photo ! (trop fort ces chinois !!...) Bon ok, c’est pour la bonne cause à priori car c’est pour l’entretien du parc… enfin ce qui disent…On poursuit la montée qui devient déjà un peu plus abrupte. On avance tranquillement. Nouvel arrêt à la guesthouse Naxi family guesthouse pour prendre un thé.
On reprend le chemin caillouteux et on attaque la montée des 28 lacets. C’est dur, car la montée est raide. Le souffle assez court, j’avance à pas tranquille. Si vraiment, la rando est trop dure, il y a des gars qui sont avec leur mule pour vous proposer de vous porter jusqu’en haut ! 😎 On avance et on aperçoit tout en bas de la gorge le flot tumultueux de la rivière. Le paysage est sublime avec ces immenses sommets devant nous. Nouvel arrêt au Tea Horse guesthouse pour grignoter un bout. L’endroit est très sympa, on n’aurait bien dormi ici mais l’agence a réservé pour la prochaine guesthouse. Dommage, car on commençait à fatiguer et notre guesthouse est en fait encore assez loin.
On arrive à 19h à la Halfway guesthouse. Et là, alors qu’on est crevé et qu’on n’attend qu’une chose c’est prendre une bonne douche et se poser, la fille a l’accueil nous indique la réservation faite par l’agence ne permet pas d’avoir de chambre, il faut rajouter des sous. On est très mécontent 😠, on commence à expliquer à la fille qu’il doit y avoir une erreur car l’agence nous a dit avoir réservé une chambre double pour nous avec salle de bain. Après qlq appels, elle nous dit que c’est Ok pour les chambres. Mais celle qu’elle nous montre ne possède pas de salle de bain. Il faut aller dans les toilettes communes. Cela nous agace un peu car on est fatigué et ce n’est pas ce que l’agence présentait lorsqu’on a pris le pack.😠🏴☠️ On demande à voir les chambres de « classe supérieure » avec sdb et on finit par prendre celle-ci en rajoutant du coup, un peu sur la note.😛
Bon repas à la guesthouse et dodo.
Entrée pour les GsT : 50 RMB
Nuit à la Halfway guesthouse
- - Jour 16 : GORGE DU SAUT DU TIGRE – LIJIANG
On se réveille tranquillement vers 8h30. On prend notre petit déjeuner dans la grande salle commune face au panorama de la vallée. On quitte la guesthouse à 9h45. Et on entame la redescente vers la vallée.
Après environ 2h de marche, on a rejoint la route goudronnée qui sillonne la vallée. Le guide nous demande si on veut s’arrêter là ou bien poursuivre la randonnée jusqu’au fond des gorges. On opte pour la seconde solution. On a bien envie de voir la rivière de près.🙂
La descente est dur, ça fait bosser les cuisses. Petite pause arrivée en bas et puis on emprunte le chemin creusé dans la roche qui longe la rivière. La route est très chouette et vraiment pas large à certains endroits 😄 On arrive à un point d’accès qui permet de se rapprocher vraiment de la rivière. Ici on se rend compte de la force de l’eau : une vraie machine à laver. Faudrait pas tomber dedans ! Le chemin pour remonter à la route est un chemin qui monte droit et donc très raide par endroit. Attention au vertige, il y a vraiment des passages pas évident. Pour les plus courageux il y a le « Sky walk » (payant) : une échelle de 15m quasi dans le vide ! moi je me contente de l’échelle de 4m. 😛 Pas trop de problème pour remonter sinon (même si c’est sec et que je dois m’arrêter souvent pour reprendre mon souffle ; y’a plein de petites vendeuses sur le chemin avec boisson et fruit) mais si j’avais dû le faire dans l’autre sens (pour la descente), je suis pas sûre que j’aurai réussi à emprunter le chemin 😕
Après une rude montée, on est de retour sur la route goudronnée au village, il est déjà 14h passé. On se pose chez Tina’s guesthouse pour manger et on attend la navette qui nous ramènera à Lijiang. Le retour s’effectue cette fois par bus et non avec une voiture privatisée, on met pas mal de temps car la navette s’arrête à plusieurs endroits pour déposer les gens. Retour vers 18h30/19h à Lijiang. Fatiguée mais heureuse d’avoir fait cette superbe randonnée dans les Gorges.😎😊
Au final, on a trouvé utile d’avoir le guide car même si les chemins sont dans l’ensemble bien indiqués parfois, on peut prendre une mauvaise route ou un chemin avec des passages difficiles alors qu’il existe un chemin plus simple.
Tina’s guesthouse : email > tina999@live.cn
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 17 : LIJIANG – SHAXI (3h de route)
Ce matin, on plie bagages et on part à la recherche d’un taxi qui pourra nous emmener à Shaxi. On a repéré un endroit près de la grande place à l’entrée de la vieille ville où plein de taxi attendent. On trouvera bien qlq chose là bas.
L’auberge de Shaxi a été réservée il y a quelques jours déjà par mail. Ils pouvaient nous envoyer un taxi pour nous emmener mais malheureusement il y a eu un malentendu et ils n’en ont plus de disponible. Il faut donc qu’on se débrouille pour en trouver un. Ce qui est bien, c’est que grâce à eux on connait les tarifs 😉
Une femme dans la rue de Lijiang, nous voyant avec nos sacs nous propose ses services mais c’est beaucoup trop cher : 800 Y.😕
On se rend dans la rue des taxis et là, on trouve un chauffeur pour le prix qu’on voulait : 500 Y 😇 On arrive à fourrer tant bien que mal l’ensemble de nos bagages dans la voiture et c’est parti.
Il faut compter environ 3h pour rejoindre Shaxi. On arrive au Old Theatre Inn. L’endroit est super sympa, un peu à l’écart de la ville. Sur place, on est accueilli par un américain qui vit ici depuis qlq temps et aide Mr Wu dans sa gestion de la guesthouse. Il nous renseigne sur les balades à faire dans le coin. On fait connaissance également de Jane, le chien de la guesthouse qui ne nous lâchera pas de tout le séjour et nous accompagnera dans nos balades. 😎
On rejoint le village à pied en longeant la rivière (plus sympa que par la route goudronnée). Cela fait faire un peu de marche mais ça reste faisable. On explore la vieille ville de Shaxi et sa fameuse place centrale avec le temple, la scène de théâtre, ses boutiques et ses délicieux restaurants et guesthouse. L’endroit est vraiment très agréable. Il n’y a pas de touristes chinois ici mais nous croisons pas mal d’occidentaux bizarrement 😛
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 18 : SHAXI
Le temps est au beau fixe et on part en vélo jusqu’au point de départ de la randonnée qui nous mènera dans la montagne de Shibao voir le temple de Shizhong (pour s’y rendre, info sur http://wikitravel.org/en/Shaxi#b)
La route est très belle (pins, oiseaux, sculpture en pierre), on est seul sur les sentiers de randonnée. 😇 On ne croisera personne jusqu’à notre arrivée au temple. Il y a de bon dénivelé. Prévoir à manger et à boire car on ne trouve pas grand chose sur place. On a dû marcher pendant environ 4h afin de faire la boucle qui nous ramène à nos vélos laissés, au départ de la randonnée. On est très content de notre balade. 🙂
On retourne dans le vieux centre de Shaxi pour boire un coup et manger. On dîne dans un restaurant situé sur la grande place, tenu par un charmant couple assez âgé. Cette place est vraiment paisible. J’espère que la construction de l’autoroute toute proche ne va pas venir tout gâcher dans les années à venir…😐
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 19 : SHAXI – DALI
Nous quittons un peu à regret Shaxi, sous laquelle nous sommes tous tombés sous le charme. Nous rejoignons Dali en taxi (environ 3h de route – 500 RMB). Notre taxi nous dépose au Dali delights moutain hotel. Nous sommes accueillis par un occidental et sa femme chinoise parlant très bien l’anglais et très accueillante.🙂
On dépose nos sacs et on repart à la découverte du vieux Dali. Un des portes d’entrée de la vieille ville se situe à 5-10 mn de notre hôtel. Il suffit de traverser la grande route et de marcher un peu.
Ici, on voit tout de suite que c’est très touristique : de nombreux restaurants avec menu en anglais, des boutiques partout, de petites vendeuses de rue qui proposent leurs bijoux, etc. La vieille ville est très animée, cela nous change de Shaxi.😐
On souhaite rejoindre le lac et pensant qu’il n’est qu’au bout de la rue, on commence à marcher dans sa direction. Sauf qu’en réalité, il est encore super loin ! 😛🤪 donc on prend un taxi pour nous mener à l’embarcadère de Caicun. Il est déjà tard, on renonce à faire une croisière sur le lac aujourd’hui et on repart marcher à travers les champs et villages alentours. Beaucoup de coins sont en travaux, c’est pas évident de circuler. Je prend plaisir à traverser les nombreux champs de culture et à observer les gens travailler. 🙂Au bout de qlq km, on est fatigué de marcher alors on reprend un taxi pour revenir dans le centre.
Balade nocturne dans la vieille ville, shopping et retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 20 : DALI
Grasse matinée et on repart tranquillement vers le centre de la vieille ville. On prend un taxi pour nous mener au village de Xizhou (15km – 500 RMB). Balade dans ce village. Sympa mais sans plus.
On demande un taxi pour le village de Wase mais cela fait trop loin (de l’autre coté du lac) donc on décide de rejoindre l’embarcadère de Caicun où on est passé hier. Après négociation, on embarque sur le bateau qui nous fera faire un tour à travers le lac vers l’île de Jin Suo pour 100 RMB par personne. La traversée est sympathique sans être extraordinaire. Petite visite du village de pêcheur de Jin suo et visite du temple de Luoquan sur la côte située en face. Retour en fin d’après-midi sur Dali (durée de la sortie : environ 2h30). Je suis crevée et le bruit du moteur du bateau m’a donné mal au crâne.
Repas sur Dali old town, shopping et retour à l’hôtel. Demain on doit se lever tôt pour prendre l’avion.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 21 : DALI – KUNMING – HONG KONG
Le taxi nous dépose à l’aéroport (80 RMB ; environ 40 minutes). Enregistrement rapide, il n’y a encore personne à cette heure quasiment. L’aéroport est petit et il n’y a pas grand à faire et rien à manger. Il faudra attendre pour le petit déjeuner. L’avion est à l’heure et on s’envole pour Kunming.
Le vol est rapide. Nous reprenons un vol dans quelques heures pour Hong Kong. En attendant, on a le temps de sortir faire un petit tour en dehors de l’aéroport. On laisse nos bagages à la consigne et on prend un taxi pour se rendre dans le centre commercial à qlq mn de là. On mange au KFC du centre (bcp moins cher que celui de l’aéroport), on flâne dans le supermarché et puis il est temps de revenir enregistrer nos bagages pour Hong Kong. C’est un vol international donc il faut prévoir un peu plus de temps.
On arrive à Hong Kong en fin d’après-midi, la nuit tombe vite. On reprend notre carte octopus pour emprunter le train qui mène en ville. Cette fois, on a choisit un hôtel plus proche de l’aéroport. Deux changements et on est arrivé. Un gars très sympathique, nous voyant un peu perdu à la recherche de notre hôtel nous y conduit très gentiment. 🙂 On prend possession de notre joli appart qui surplombe la ville. On aperçoit la mer au bout avec des bateaux.
On décide de ressortir vers la grande rue éclairée que l’on aperçoit depuis notre fenêtre. On y trouvera sûrement un petit quelque chose à manger. En fait, les garçons sont ravis. On est situé juste à un coté d’un grand marché de l’électronic. Un vrai petit paradis pour les geeks ! 😛😇 On y passe une bonne partie de la soirée. Pratique, la station de métro Sham Shui Po est juste là ; on peut se rendre facilement à Temple street.
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 22 : HONG KONG
Alors qu’en mars, la mauvaise saison est censée commencer ici, le temps est agréablement beau et chaud à Hong Kong.
La fièvre du shopping s’empare de nous 😇😊. On passe notre journée entre le marché aux abords de notre hôtel et le marché de Temple Street le soir. Petit tour à l’Apple Store (sortie de l’ipad 3). Traversée entre l’ile de Hong Kong et Kowloon avec le star ferry (on s’en lasse pas !).
Délicieux repas chic au restaurant italien ‘Cuccina’ situé devant l’embarcadère du Star ferry sur Kowloon (Niveau 6 du Marco Polo Hongkong Hotel, Harbour city)
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 23 : HONG KONG - PARIS
On profite une dernière fois de la ville. Balade et shopping à nouveau. Vol pour Paris en fin de soirée.
Les Hôtels : Réservation faite par internet sur agoda.fr ou hostelworld.com, ou par téléphone.Hong-Kong > Nathan Hotel :Situé sur Nathan road, rue animée et commerçante sur Kowloon. A proximité de Temple street (pratique pour manger le soir car pas mal de petits restaurants de rue par cher et le marché de nuit). Un Starbuck est situé juste au pied de l’hôtel. 1ère chambre propre, au calme mais odeur de cigarette même si on avait spécifié vouloir une chambre non fumeur. Du coup, on demande une autre chambre : dans celle-ci le coffre fort est en panne, la chasse d’eau présente quelques soucis, le couvre lit est taché et la chambre sent encore la clope ! Petite bouteille d’eau, café, thé, nécessaire de toilette. Petit déjeuner sous forme de buffet : varié et copieux (avec nourriture traditionnelle et nourriture à l’occidental) Environ 1350 dollars HK la nuit en chambre double avec petit-déjeuner Adresse : 378 nathan road, Kowloon – sales@nathanhotel.com / info@nathanhotel.com http://www.nathanhotel.com / Tel : 2388 5141 – métro le plus proche : JordanHong-Kong > Ovolo Hotel :Situé sur Kowloon, à proximité de la station de métro Sham shui po ou Nam cheong. Hotel appartement. Appartement sympa avec déco moderne. Belle vue sur la baie et les environs. Chambre propre avec tout le confort moderne. Petite sdb et petite chambre mais grand salon avec kitchenette. Boissons et trucs à grignoter offert. Pratique rejoindre l'aéroport (meme s'il faut marcher un peu jusque la station de MTR et qu'il y a un changement)
Adresse : 256 Tung chau street, west Kowloon, Hong Kong Ovologroup.com / tel : 2158 2588 / info@ovologroup.com Tarif : environ 200 euros l’appart pour 4 personnes ; petit déjeuner comprisKunming > Camellia youth hostel : Chambre propre et spacieuse avec sdb attenante. Eau chaude (mais faut attendre un peu), serviette à dispo. Accueil sympa (jeune parlant un peu l’anglais) . Pas de petit déjeuner inclus mais ils ont un petit service de restauration avec de quoi prendre un petit déjeuner ou boire un verre, thé/café, etc. très bon !Adresse : No.96, Dong Feng Dong Road, Kunming Tarif : 135 RMB la chambre double avec sdb Tel : +86 871 8374638 / 8374639 - newcamellia@gmail.com http://www.kmcamelliahotel.com / master@kmcamelliahotel.comJianshui > Zhu Family Garden Hotel : Très bonne situation (dans le centre de la vieille ville). Belle chambre avec mobilier à l’ancienne. Lit à baldaquin en bois. Jolie salle de bain avec tout le nécessaire de toilette. Dommage juste, il y avait une odeur d’eau usée qui remontait dans notre chambre. Petit bureau avec ordinateur, eau chaude/thé. Environnement calme. Pas de chauffage (nous avons eu un peu froid). Attention, à noter qu’à partir de minuit c’est extinction des feux (plus d’électricité).Tarif : environ 40 euros la chambre double avec petit déjeuner Pour la résa, voici ce qui est noté sur leur carte de visite mais tout est en chinois !! Tel : 0873 7653670/ 0873 7667109/ 0873 7667115/ 0873 7653352 Site : www.ynzjhy.cnJianshui > Linan Inn :Situé dans la vieille ville, à proximité du Zhu Family Garden donc très bonne emplacement. Chambre spacieuse et propre. Salle de bain avec douche chaude. Chauffage dans les chambres. Wifi. Bon petit déjeuner (30 RMB). Lieu agréable et calme. Le personnel ne parle pas trop l’anglais par contre ils sont très serviables. Possibilité de faire laver son linge. Mail : linaninn@hotmail.com - tel : 0873 7655866 – www.linaninn.comDuoyishu (région de Yuanyang) > The Ilonn Hotel : l’entrée de l’immeuble fait plus penser à une entrée de garage mais les chambres situés à l’étage sont propres et spacieuses. Petite sdb avec toilette à la turque ; douche chaude. Thé et bouilloire. Savon. Chausson. Pas de PQ ni de serviette mise à disposition.Prix : 100 RMB la chambre double (pas de petit déjeuner mais il y a une petite supérette située juste en bas)Luoping > KOWLOON HOTEL : chambre propre spacieuse, douche chaude, sèche cheveux, TV, Internet, bouilloire, petit frigidaire, accessoires de toilette, gel douche, serviette, PC avec connection internet, chauffage/clim …Inconvénient : au bord de la grande route (un peu bruyant mais ça reste raisonnable), pas de restaurant ni de petit déjeuner possible dans l’hôtel. Par contre, ils mettent thé/café (gratuit) et qlq trucs à grignoter (payant) à dispo dans les chambres. Pas de service de laverie non plus. Avantage : chauffage dans les chambres, proche de la gare ferroviaire. Tarif : 388 RMB la chambre double avec PC 联系方式:(联系时可告知来自阿溢灿) – tel>电话: 0874-8217896 Comme il ne parle pas anglais, il vaut mieux trouver quelqu’un qui parle chinois et qui réserve pour vous (ce qu’on a fait) Site internet de l’hotel : http://www.ayican.com/luoping/2010719-87460.htmlLuoping > Hôtel en bordure de la forêt (désolée j'ai pas le nom) : chambre extrêmement humide, matelas chauffant, douche chaude. 300 Yuan la chambre double en pleine saison.Voici les autres adresses trouvées sur internet : Guoshui Hotel (国税宾馆) Tel: 0874-6136665 Price: around 150 yuan per night. It will be much more expensive when the cole flower blossoms. Duoyihe Hotel (多依河宾馆) Tel: 0874-8256888 Zhongyuan Hotel(中源宾馆) Tel: 0874-8215666 The above three hotels are located on the Jiulong Avenue (九龙大道).Lijiang > Jishasha Yi Liu Ju: situé dans la vieille ville, à proximité de la rue principale où il y a les stands de nourriture et plein de petites boutiques pour faire du shopping. Rue au calme. Chambre joliement décorée, beau mobilier chinois en bois. Petite cours intérieure qui donne envie de se poser. Douche chaude, « heat lamp » sous la douche. Chauffage dans la chambre (mais c’est tellement mal isolé qu’il y fait assez froid au final). Lit avec matelas chauffant. PC dans la chambre (ou wifi à l’entrée). TV, nécessaire de toilette, WC western, lit confortable avec couette bien chaude.www.lj16j.com / tel : 0888 8881616Gorge du Saut du Tigre > Halfway Guesthouse : grande chambre simple mais propre, lit simple avec matelas chauffant, TV, grande salle de bain avec serviette et accessoire de toilette, savon, heat lamp sous la douche, douche chaude, wc western, chausson, coussin et lit un peu dur. Mur en brique mais fenêtre ouverte dans la salle de bain et façade de l’entrée en bois donc beaucoup de courant d’air.Prix : 150 Y la chambre double « supérieure » avec sdb, 120 Y la chambre double « classique » avec sdb, 80 Y la chambre double sans sdb.Shaxi > Old Theatre Inn (anciennement Dragonfly Guesthouse) : le propriétaire de cette jolie guesthouse, mister Wu, parle très bien l’anglais et commence même à apprendre le français. C’est un homme très sympathique, plutôt jeune et qui fait pas mal d’affaires dans le coin.A savoir que l’auberge se trouve excentré, il est situé à l’entrée du petit village voisin de Shaxi. Mais l’endroit est très joli car domine les champs de colza etc. Possibilité de louer des vélos pour se balader dans le coin (conseillé). On voit les gens travailler dans les champs, bcp d’ânes dans la région. Chambre simple, propre avec une jolie salle de bain. Serviette fournie. Pas de chauffage. Repas et petit déjeuner possible sur place. On y mange très bien. Situé au calme, on entend les oiseaux, vue sur les montagnes de shibao. Accès wifi. Mur des chambres pas épais (faut pas tomber sur un voisin ronfleur) Adresse : Duan village, Shaxi town, Jianchuan country, Yunnan, Chine reservations@shaxichina.com – tel : +86 872-4722 296 – le site shaxichina.com est très bien fait et contient plein de renseignements utiles ! tarif : 250 RMB la nuit en chambre double avec petit déjeuner (environ 40 dollars)Dali > Dali Delights Moutain Hotel : situé en dehors de la vieille ville, à proximité d’une des portes d’entrée de la vieille ville (environ 10mn à pied). Accueil très sympathique. La patronne parle parfaitement anglais et est très serviable. Grande chambre, propre, sdb avec eau chaude et WC western, gel douche et serviette à dispo, chausson, TV, lit un peu dur, wifi (mais marche mal dans les chambres…), sèche-cheveux, travaux à proximité quand nous y étions. Email : lin968@189.cn - Tel : 0872 2670066
Conclusion :
on est très content de notre voyage. Le Yunnan présente des paysages extraordinaires ! Dommage que ce soit parfois gâché par la pollution… Les régions de YuanYang et de Luoping sont remarquables mais reste encore assez « fermé » pour les occidentaux. Si vous souhaitez voir la floraison du colza à Luoping, il faut viser fin février – début mars.
La randonnée dans les Gorges du Saut du Tigre est un must !
Randonnée superbe, vraiment à faire. Il faut compter minimum 2 jours pour faire la rando, plus si vous le pouvez. Dommage que certains points de vue soient payants… et que les gens jettent leur bouteille plastique n’importe où (il y en a tout le long des chemins).
Gros coup de coeur pour le petit village de Shaxi encore préservé.
Lijiang est une ville très touristique mais nous avons qd même bien apprécié un séjour là-bas car les ruelles pavées, les boutiques à l’ancienne, et les illuminations le soir venu ne manquent pas de charme. A contrario, Dali ne nous a pas vraiment plu… sans doute qu’après tout ce qu’on avait vu, cela perdait d’intérêt. A faire peut-être en premier si possible… Kunming, dès le départ, nous avions fait le choix de ne pas y rester et c’est sans regret.
Gros coup de coeur pour la ville de Jianshui qui garde beaucoup de charme et le village voisin de Tuanshan qui est très chouette à visiter.
Niveau nourriture : pas cher et très bon. On s’est régalé de ravioli vapeur/dim sum. On a été malade qu’une seule fois pendant 1-2 jours (mais je pense que c’était aussi à cause du froid et de la fatigue). Au bout de 2 semaines cependant, on s’était un peu lassé de la cuisine chinoise et on rêvait d’un bon burger ou du pizza (oui je sais, j’ai honte 😛)
Cette année encore (c’est mon 2nd voyage en Chine), je me suis fait prendre en photo un nombre incalculable de fois ! En Chine, on a l’impression d’être une star 😎! Mais dès fois, on sent aussi une certaine méfiance ou peur de l’étranger et c’est gênant…🤪
Niveau transport : très bon réseau de bus (plus ou moins classe…), train pratique et pas cher (mais pas forcément rapide), nombreux taxis (pas le moins cher mais si vous êtes plusieurs pour partager les frais cela vaut le coup ! par contre, certains chauffeurs font peur sur leur conduite…).
On est content de notre voyage, la Chine recèle des endroits époustouflants mais il est vrai que certains aspects de la culture chinoise nous rebutent toujours (les crachats, l’odeur du stinky tofu 😛, la pollution, …). J’espère quand même y retourner un jour pour découvrir le Sichuan, la région tibétaine, Pékin et la grande muraille.
Il va me falloir encore au moins 2 voyages pour faire cela tellement le pays est grand !!! C’est un pays en pleine mutation, tout est en chantier. Certains petits paradis sont à découvrir avant d’être dévasté…🏴☠️😐
« Man zhou » 😉
En vrac...
Ce que j’ai aimé : les chips au concombre, les glaces au mais, les voitures à 3 roues, les gens qui balaient l’autoroute, les porte bébé brodés, le thé Pu’er, les raviolis vapeur…😇
Ce que j’ai moins aimé : la pollution, la saleté, les crachats, la climatisation trop forte, le son mis à donf dans les hauts parleurs, la conduite de certain chauffeur, les plats trop épicés à mon gouts 😛 …
Quelques photos sur ce lien : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=104898989233633393144&target=ALBUM&id=5729881964540101905&authkey=Gv1sRgCL-A36n_pfnEDA&feat=email
voici le carnet de route de mon voyage en Chine. Nous sommes partis à 4 personnes (jeunes trentenaires) avec nos sacs à dos. Je me suis occupée de préparer le voyage grâce aux informations dispo sur voyage-forum et d'autres sites internet. J'espère que ce carnet pourra à votre tour vous aider dans la préparation de votre voyage.
C'est mon second voyage en Chine. Au départ, j'imaginais visiter le Sichuan et le Yunnan. Mais ces régions présentent tant de choses à voir et à faire que j'ai préféré me concentrer sur une région : le Yunnan 😎
Il a fallu se décider sur la période. Nous avons opté pour mars : afin d'avoir un temps plus favorable à Hong Kong (quoique ! ... 😏) et pouvoir voir la floraison des champs de colza de Luoping.
Climat en mars : dans l’ensemble, nous avons eu beau temps (on a fait notre circuit en fonction de la météo). Nous avons eu très froid le matin et le soir en général. Il faut penser à bien se couvrir et prendre de gros pull, écharpe, bonnet. Il n’y a pas de chauffage en général dans les hôtels de cette partie de la Chine et de plus, c’est souvent très mal isolé. En revanche, en journée, les températures pouvaient grimper jusque 25/30°C et du coup, le tshirt était largement supporté. Attention au soleil en montagne, ça cogne dur (chapeau et crème solaire recommandé).
Formalité avant de partir : le visa (si y'en a pas besoin pour HK, il est en revanche nécessaire pour le reste de la Chine !)
Demande de visa faite par actionvisa.com : très efficace ; on a fourni les billets Paris-HK et HK-Kunming + résa de l’hôtel de Kunming (juste la 1ère nuit) pour le dossier.
Barrière de la langue : en Chine, on rencontre rarement des gens parlant anglais ! 😐 Alors je vous conseille l’achat d’un petit guide de langue chinoise et l’apprentissage avant de partir de qlq phrases essentielles afin de vous faciliter les échanges sinon parfois, suivant les régions, ça peut être assez galère… J’ai utilisé la méthode audio Berlitz « Prêt à partir »: plutôt bien faite et efficace !
Pour l’argent, on avait retiré des euros avant de partir. On a fait la majorité du change à Hong Kong et on a retiré aux DAB en Chine (difficulté à trouver des banques pour le change). Taux : 1 euros = environ 8 RMB
Taux : 1 euros = enviro 9 dollars HK
Niveau réservation : on a fait la réservation sur place par internet le plus souvent. Un peu au jour le jour.
Avantage : on a pu arranger notre circuit en fonction de nos desiderata, de la météo, et on peut se rendre compte par nous-mêmes si l’hôtel nous plait. Inconvénient : parfois on perd du temps à trouver qlq chose qui nous conviennent, ou bien l’hôtel qu’on aurait voulu est déjà full.
Billet d’avion : les vols intérieurs ne coûtent pas très cher (environ 50-80 euros) mais le vol Hong-Kong – Kunming est très cher car c’est comme un vol international. Le site ctrip.com fonctionne bien pour les réservations des vols intérieurs mais attention à réserver suffisamment à l’avance car le paiement en ligne n’est pas accepté en dessous de 24h à l’avance !!
Vol Paris- Hong Kong : en direct 11h30 de vol – environ 834 euros par AirFrance Vol Hong Kong – Kunming : environ 2800 RMB A/R – 2h/2h30 de vol
Vol Kunming-Lijiang : environ 590 RMB Vol Dali – Kunming : environ 420 RMB
Téléphone : il est utile d’avoir un téléphone qui marche pour l’international ou à défaut, acheter une carte téléphonique en Chine pour vous permettre d’appeler ou être joignable là bas (à moindre prix). CARNET :
- - Jour 0 : départ de Paris le soir - - Jour 1 : arrivée à HONG KONG en fin d’après-midi
Décalage horaire : +7h Octopus card acheté à l’arrivée à l’aéroport : cette carte permet de prendre le métro, l’airport express, de payer les achats dans certains magasins (comme les Seven Eleven et les Starbucks Coffee). Très pratique ! 😎 on paie une caution (restituer quand on rend la carte, sauf 9 dollars). Ne pas hésiter à la charger en monnaie, de toute façon le surplus est rendu.
Airport Express : ce train relie en 10mn seulement l’aéroport au centre ville. Il dessert les stations de Tsing Yi, Kowloon et Hong Kong. Ce train fonctionne de 5h50 du matin à 1h15 du matin.
Il nous faudra environ 2H30 pour sortir de l'aéroport et rejoindre notre hôtel situé à Kowloon sur Nathan Road.
Repas et balade au marché de nuit de Temple street (à 5mn à pied de l’hôtel). Le marché est ouvert jusque minuit.
Nuit au Nathan Hotel
- -- - Jour 2 : HONG KONG
Le temps est plutôt maussade, gris, froid et très humide. Balade sur l’Avenue des Star, Nathan road, Canton road. Puis visite des marchés au nord de Nathan road : electronic market, ladie’s market (plein de « bêtises » à acheter), goldfish market (le paradis de tout aquariophyle, sympa à voir), flower market (sans grand intérêt), bird’s market (très petit)
Le soir, on se rend sur Central (ile de Hong Kong) pour manger et boire un verre du coté de Wellington street. L’ambiance bat son plein dans la rue de Lan Kwai Fong. La rue est composée de bar plein à craquer. Ambiance de fête dans la rue. Musique à fond dans les bars et gens déguisés un peu partout. Très sympa 😎 On cherche l’ice bar mais visiblement celui-ci a fermé. Dommage.
Nuit au Nathan Hotel
- - Jour 3 : HONG KONG
Le temps reste gris. Cette fois, on va jusqu’à l’île de Lantau pour voir le Bouddha géant & monastère de Po Lin. Métro jusque Tung Chung Station. Le téléphérique étant en travaux, on prend la navette de bus pour se rendre sur le site. Un gigantesque escalier mène au Bouddha. De là haut, la vue sur la baie est superbe ! On redescend. On passe dans un nuage produit par la fumée de centaines d’encens qui brûlent tout autour. Petite visite rapide du temple. De magnifiques bosquets de fleur sont déposés tout autour du temple.
On mange dans le restaurant à proximité (ticket repas à 68 dollars HK, acheté en même temps que l’entrée pour le Bouddha). Salle énorme et blindée de groupe chinois, la nourriture n’est pas mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. Pour une cuisine végétarienne préparée par les moines (soi-disant) ça fait plutôt cantine vu le décor et le service. Donc déçue au final (surtout comparée à la cuisine végétarienne des moines au Japon si raffiné…) mais bon, pour manger dans le coin, y’a pas trop le choix de toute façon à moins de retourner à la gare du train.
Ensuite on reprend un bus pour aller visiter le village de pêcheur de Tai O. Visite sympa mais c’est avant tout un endroit où l’on peut acheter plein de produits de la mer (poissons/crevettes/poulpes séchés…)
On rentre sur Hong Kong par le ferry qui nous dépose sur l’ile de Hong Kong. Du coté de Central, il y a l’Apple store. Puis retour sur Kowloon par le star ferry ! (à faire ! jolie vue sur la baie et pas cher ; la carte octopus marche aussi pour le star ferry).
On se pose sur les quais face à la skyline de HK. A 20h, chaque soir, le spectacle de son et lumière se joue. Il est possible de le regarder d’un coté ou de l’autre de la baie. Les immeubles s’envoient d’énormes faisceaux lumineux, tout cela rythmé par la musique… très bien fait. 😎
Diner sur Jordan et shopping sur Temple market.
Pass bus à la journée sur l’ile de Lantau : 55 dollars HK Plan du site et horaires de bus sur : http://www.newlantaobus.com/
Nuit au Nathan Hotel sur Nathan Road (Kowloon)
- - Jour 4 : HONG KONG – KUNMING
On prend un vol pour Kunming (12h-14H30) L’aéroport de Kunming se situe dans la ville. Il est donc assez rapide de rejoindre le centre. Il faut quand même compter sur les embouteillages… En survolant la ville, on comprend à quel point elle est immense. Je suis impressionnée par le paysage : les montagnes sont ratiboisés par les carrières et autres constructions, le paysage est extrêmement sec … Je suis contente d’avoir choisie de ne rester qu’une nuit ici.
Balade dans la ville vers le temple de Confucius (fermé à notre arrivée tardive – 18h). Petites rues sympas avec de vieilles ruelles, boutiques d’artisan et anciennes bâtisses. A coté, un petit centre commercial où l’on va dîner.
Au vue de la météo annoncée, nous décidons du sens du déroulement de notre circuit : ce sera Jianshui, Yuanyang et Luoping. En effet, actuellement le temps est plutôt frais mais un gros redoux est annoncé sur Luoping dans la semaine à venir. Cela devrait permettre une belle éclosion des fleurs de colza. Il vaut mieux donc ne pas se rendre immédiatement là bas comme prévu initialement mais d’abord faire un tour de quelques jours vers Jianshui et Yuanyang.
Nuit au Camélia Hostel (à ne pas confondre avec le Camélia Hotel, qui se trouve juste à coté)
- - Jour 5 : KUNMING – JIANSHUI
Nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel Camelia (juste à coté de notre guesthouse) afin de le prendre avec nos amis qui ont pris une chambre dans cet hotel. Petit déjeuner servi sous forme de buffet, assez moyen, peu de choix, salle très froide. On ne vous le recommande pas…🤪
On se rend en taxi à la gare de bus où nous achetons un billet pour nous rendre à Jianshui (ville plus au sud). Des bus partent toutes les ½ heures, facile d’en choper un. Avec mes quelques mots de chinois appris et le nom de la ville écrit en chinois, on s’en sort super bien 😛
Bus avec climatisation (81 RMB par pers). Il faut environ 4h de route pour rejoindre Jianshui. La route n’est pas très intéressante (champs de serre à perte de vue , éolienne, marque de sécheresse, …) Arrivée à Jianshui, il nous faut à présent trouver un endroit où dormir car nous n’avons rien réservé. Nous avons de la chance ; nous arrivons à trouver une chambre pour une nuit dans le Zhu Family Garden Hotel, situé en plein coeur de la vieille ville.
Pour les 2 nuits suivantes, nous trouvons une place dans une auberge juste à coté : Linann Inn.
Balade dans le vieux centre de Jianshui avec ses petites rues pavées. On croise de vieils personnes qui jouent d’un instrument et qui chantent en choeur, des femmes avec de superbe porte-bébé brodé, des vieilles femmes aux pieds bandés, de petits vendeurs de rue, … Le soleil brille, le temps est doux. On est vraiment heureux d’être ici et de flâner dans les ruelles... 😎😊
En fin d’après-midi, on retourne au Zhu Family Garden afin de profiter du jardin « gratuitement » (puisqu’on y dort) et de visiter les lieux avant la nuit. L’endroit est superbe. Dommage que les bassins soient vides (à cause de la grande sécheresse qui règne dans le Yunnan ?). Autrement les portes en bois sont magnifiquement sculptées, les cours sont mis en valeur avec de superbes massifs de fleurs, ici de la glycine grimpe sur les tuteurs, là de jolis chaises sont posées….Possibilité de prendre le thé. Les gens du village viennent se poser sur les bancs et admirer les jardins, discuter, jouer aux échecs, etc. Bref le lieu est très agréable, on est calme, loin du tumulte de la grande ville, on entend les oiseaux chanter… 😇
La nuit tombée, on ressort dans la rue principale devant le Zhu Garden pour trouver un petit endroit où manger. On décide de tester un petit bouiboui dans une petite ruelle perpendiculaire. Délicieux repas sous les yeux amusés des locaux. On goûte à plein de brochettes et à des spécialités du coin inconnues pour nous. On rentre au Zhu Family Garden. De nuit, l’endroit garde un charme fou avec les éclairages mettant en valeur les différents jardins. Après avoir profité du lieu au calme et sans personne, on rentre dans une chambre où nous trouverons rapidement le sommeil.
Nuit au Zhu Family Garden
- - Jour 6 : JIANSHUI
Ce matin nous déposons nos bagages dans notre autre guesthouse et nous ressortons pour prendre un taxi qui nous emmènera au village de Tuanshan situé à qlq km de là. L’entrée est payante (50 RMB par personne + 40 RMB pour le guide). On prend la visite guidée (qui est quasi obligatoire). Le guide ne parle pas un mot d’anglais mais il est très gentil et nous arrivons à discuter avec lui grâce à nos qlq mots de chinois.
La visite nous a énormément plu (2h) 😇. Le village est super, pas encore trop touristique. On mange dans un petit resto tenu par un vieux couple, au milieu d’une cours pavée d’une vieille maison. Très bon repas et pas cher ! L’endroit est très sympathique et le soleil une fois de plus est au rdv ! Que du bonheur 😎 On retrouve notre taxi qui nous attendait et commençait à s’impatienter du temps qu’on prenait… Je lui demande de nous emmener au pont du Double Dragon qui se trouve sur le chemin du retour. Balade rapide sur le pont qui est un très bel ouvrage. Malheureusement, une fois de plus, tout est asséché… On prend quelques photos et on rentre à Jianshui. On donne un peu plus à notre taxi pour la dédommager du temps pris (150 RMB au lieu de 100).
Balade et shopping sur Jianshui. On part à la recherche des fameux puits de la ville. Il y a plusieurs puits anciens caché dans la ville. Pas facile de les trouver, on en a repéré 2 : le puit double (shuang yan jing) et le puit triple (san yan jing).
Diner dans notre gargotte repéré la veille (excellente brochette)
Nuit au Linan Inn
- - Jour 7 : JIANSHUI
Ce matin, on s’occupe de réserver un chauffeur pour nous emmener à Yuanyang (résa faite via notre guesthouse ; 650 RMB).
Nous partons ensuite visiter le temple de Confucius (entrée 60 RMB). Jolie balade à travers le parc. On achète de l’encens pour le faire brûler, on admire les cloches de bronze, les lances anciennes, dégustation de thé dans le pavillon tout au fond, on admire les poteries, on s’amuse au tir à l’arc (eh oui y’a un stand !), on observe les joueurs d’échec chinois et de domino, … encore une chouette balade 😇
On retourne dans le centre plus moderne de Jianshui pour faire un peu de shopping et trouver une banque. Même la ville de ce coté reste à des dimensions raisonnables et garde un certain charme.
Puis balade sympathique à travers le marché de Jianshui : plein de légumes et de fruits qu’on ne connaît pas, du thé, du poisson séché, des pipes à tabac, des poulets de toute les couleurs, des bonbons, du tofu, etc. On goûte, on sent, on découvre. Visite très intéressante à mon avis 😎
Le soir on décide d’acheter du thé Pu’er : thé réputé dans la région et qui serait à priori un « brule-graisse ». On rentre dans une petite boutique de la rue et on se fait accueillir par un gars très sympathique. Il nous propose une cérémonie du thé à laquelle nous assistons joyeusement. Il n’y a que nous dans sa boutique. Malgré le fait qu’il ne parle que chinois, on passe la soirée entière avec lui. On ingurgite des litres et des litres de thé. Au final, on lui achète une galette de thé Pu’er qu’on se partagera entre nous. Il nous offre plein de petites tasses à thé. A mon avis, on s’est fait « carotte « sur le prix mais il était tellement gentil et on a passé une si bonne soirée en sa compagnie… 😉
Boutique du gars pour le thé : Chen Hui ru Adresse : 2 house of zhu’s garden. Hanlin street, Jianshui email : chenhuiru1971@yahoo.cn
Thé Pu’er : Originaire de la région du Yunnan en Chine, il tire son nom de " thé rouge " de la couleur de son infusion rouge foncée ; son odeur rappelle celle de la terre mouillée et du sous-bois. Appelé thé "mange graisse", et connu pour ses nombreuses vertus bienfaitrices, le Pu Erh (Pu er) est faible en théine et diminue le taux de mauvais cholestérol. Issu de l'Agriculture biologique dans la province du Yunnan, aussi appelé pu er, le Pu Erh (Pu er) a un goût subtil de terre humide. Un peu comme le vin, le Pu Erh dont la fermentation s'étale dans le temps, se bonifie avec les années et son prix peut atteindre des prix extrêmement élevés.
Nuit au Linan Inn
- - Jour 8 : JIANSHUI – YUANYANG (DUOYISHU 多依树)
Grosse journée de route pour se rendre au petit village de Duoyishu du coté des rizières de Yuanyang. La route est en assez grande partie mauvaise, très cahoteuse. Mais paysages superbes (mer de nuage, petits villages, lac, …)
La région de YuanYan se situe à 326km au sud de Kunming. C’est une région montagneuse sur laquel a été sculpté par les ancêtres du peuple Hani de nombreuses rizières en terrasse.
On arrive en fin d’après-midi dans le petit village de Duoyishu. Comme le chauffeur pensait nous déposer dans l'un des grandes villes à l'entrée des rizières de Yuanyang, il nous faut rajouter sur le prix fixé au départ. On paiera donc au final 750 RMB pour faire le trajet Jianshui-Duoyishu (5h de route).
On dépose nos bagages dans la modeste chambre réservée la veille grâce au gentil personnel de l’hôtel de Jianshui. La chambre n’est pas extraordinaire mais au moins c’est propre et il y a de l’eau chaude. Elle se situe sur le bord de la route. Pas facile de se faire comprendre des locaux.😐 On descend dans le petit village à travers les rizières, à la recherche des guesthouses vus sur internet. Ils sont bien complets. On se contentera d’un bon repas chez Jacky’s guesthouses. Accueil fort sympathique du vieux couple qui tient l’auberge.🙂
Le village est très mignon et donne sur les rizières. Vraiment dommage qu’on n’ait pas pu avoir de chambres dans ce coin. On rencontre des vieilles femmes du village et de petits enfants. Le soleil brille… on est bien 😎
Cependant au lieu des 2 jours prévus, on décide de ne passer qu’une journée ici. On part donc à la recherche d’un chauffeur pour nous emmener le lendemain à Luoping. C’est vite vu, y’a pas grand monde dans le village. Pas facile de se faire comprendre, la plupart ne semblent même pas comprendre le mandarin… 🤪 En fait, tous les taxis sont dans la grosse ville à plusieurs km de là. Ici, on se retrouve vraiment isolé. Au bout d’un moment, on arrive à dégoter quelqu’un qui accepte de nous emmener à Luoping. On négocie le tarif de 1500 yuans. Heureusement, on est 4 à se partager la voiture !!
On profite de l’aubaine de ce chauffeur pour qu’il nous amène aux terrasses de Laohuzui (老虎嘴), un des spots réputés pour le coucher de soleil. L’endroit se situe à environ 30 minutes en voiture de Duoyishu. On ne perd pas de temps et on décolle pour les terrasses. L’endroit est très touristique et donc l’entrée est payante (30 RMB par personne). Il y a foule ici, bcp de touristes chinois avec de gros appareils photos, trépied et tous le matos qui va avec… L’endroit reste joli à explorer. 🙂
En gros, il y a deux points de vue pour admirer les terrasses : une passerelle sur la partie haute en bord de route et un chemin sur la partie basse qui passe par la forêt. On se balade et on attend comme les centaines d’autres touristes venus ici le coucher de soleil. Vue grandiose sur la montagne, la vallée et les rizières en terrasse. On attend jusqu’au bout le dernier rayon de soleil mais bon rien d’exceptionnel à cause de la brume permanente sur la vallée. Retour à Duoyishu (prix taxi A/R : 160 RMB).
La nuit venue, on n’a pas le courage de redescendre dans le petit village dans le noir pour aller manger à nouveau chez Jacky’s guesthouse. On essaie de trouver un restaurant dans la rue principale du village mais bizarrement quand on parle de ‘mifan’ et ‘cheufan’ aux personnes. Ils nous répondent par des ‘mei you’… on comprend pas, pourtant on voit des gens manger à la table. On est fatigué, donc pas bien affamé alors on se rabat sur l’épicerie du coin pour acheter des nouilles en boite et quelques biscuits. Repas simple et rapide dans notre petite chambre… 😛 Tant pis ! on mangera mieux demain sans doute… (enfin c’est ce qu’on croit ! 😄)
Nuit au Ilonn Hotel (à proxmité du Hani family guesthouse)
- - Jour 9 : DUOYISHU – LUOPING罗平县 (8h-9h de route)
On se lève au petit matin pour assister au lever de soleil sur les rizières en terrasse de Duoyishu. On part dans la nuit avec une lampe de poche dans le petit village en contrebas, on est seul. Même les habitants sont encore chez eux. Tout est calme. Et puis petit à petit la luminosité s’accentue. Le paysage se découvre, une mer de nuage dans le fond de la vallée, la vie s’active, une femme passe avec une famille de canard à sa suite, de vieux monsieur arrivent dans les champs, le soleil commence à pointer son nez, les rizières se parent de couleurs flamboyantes (rose, orangée, rouge, jaune d’or), le soleil prend de l’intensité, … sublime spectacle de la nature. 😇
Il est bientôt 8h et notre chauffeur nous attend ; on remonte le chemin, on chope les bagages et en route ! J’ai regretté un peu, pour ma part, de ne rester qu’une nuit mais le sentiment d’isolement et la difficulté à se faire comprendre nous a poussé à partir plus tôt que prévu. La route est longue pour rejoindre Luoping, on pensait la faire en 2 fois mais finalement, on se dit autant se faire la route en une fois et on sera tranquille.
On quitte Duoyishu. Petit arrêt tout en haut des terrasses, proche du point touristique où il y a foule (on a bien fait de rester dans le village en bas !). On admire encore les couleurs du soleil levant sur les rizières. Elles sont inondées en cette période et la lumière se reflète comme mille pépites d’or sur l’eau.😊
On traverse le marché matinal du village voisin. On admire furtivement au passage les magnifiques costumes et coiffes traditionnelles des minorités de la région. La route est longue pour rejoindre Luoping. Le chauffeur ne conduit pas assez prudemment à notre goût… Après des tonnes de poussières et de bringuebalements, on arrive enfin à destination. Les nuits que nous avons réservées au Kowloon Hotel ne débutent que demain et pour ce soir, il est complet… il nous faut donc trouver un hôtel. Visiblement on n’est pas les seuls à chercher…. On voit des gens débarquer dans l’hôtel et se faire rembarrer. Cela va pas être simple. Toute la ville est prise d’assaut par les touristes à cause de la floraison du colza. On est mal.🤪 Heureusement, c’est sans compter sur la gentillesse des hôtesses à la réception qui voyant qu’on ne trouve pas de chambre dans les autres hôtels demandées, nous propose d’appeler un de leur ami. Celui ci débarque à l’hôtel et nous emmène dans un autre coin de la ville où il dispose de chambres. 😏
Arrivée de son petit hôtel, on est ravi car l’endroit est mignon et au bord de la foret. On déchante un peu plus en découvrant les chambres ; il y règne une humidité de dingue !!... 😮 🏴☠️ on n’a plus vraiment le choix, on a réglé les chambres. Ce sera que pour une nuit après tout. Heureusement, il y a au moins une couverture chauffante. Cela sauvera notre nuit !
Cette première journée à Luoping est assez difficile. Au lieu du grand soleil attendu, le temps est gris, froid et humide. La ville avec ses grandes artères toutes vides nous paraît vraiment austère. On part à la recherche d’un cybercafé afin de récolter des infos et pour voir si la météo s’améliore pour la suite. Difficile de trouver quelque chose dans cette ville. Ne parlant que très peu chinois, c’est pas évident. On ne voit personne dans les rues, tout semble fermé ou presque…
On dégote le cybercafé. Le garçon à l’accueil, peut-être parce qu’on n’est pas resté très longtemps, ne nous fait même pas payer la connection. Sympa ! 🙂
On rentre se coucher. Fatigués par la route et le temps…
- - Jour 10 : LUOPING
Ravis de quitter notre précédent hôtel, on prend possession de notre chambre au Kowloon Hotel 😎 Douche chaude, chauffage et connection internet dans la chambre : on nage enfin dans le bonheur 😇😇
Le temps s’est amélioré en plus ! Le taxi qui nous a déposé un peu plus tôt nous a filé ses coordonnées. Nous semblant plutôt honnête, on a négocié avec lui qu’ils nous baladent dans le coin durant notre séjour à Luoping.
Aujourd’hui, le temps étant encore un peu couvert, on décide d’aller se balader aux chutes de Jiulong :
Joli parc, y’a pas mal de monde mais ça va. Possibilité de manger sur place. On admire le paysage, la rivière, les chutes d’eau, la montagne et les champs de colza aux alentours. Dommage le soleil est encore timide aujourd’hui.
Au retour, on s’arrête au point de vue de Jinji Lin pour admirer le soleil couchant sur les champs de colza (10 RMB l’entrée). On grimpe tout en haut de la montagne (y’a un chemin terreux qui part juste à droite du portique en pierre et qui permet d’aller au sommet !). Y’a moins de monde ici et la vue est encore plus impressionnante.
Retour à notre hôtel. On est tellement fatigué qu’on n’a pas le courage de ressortir. Des nouilles chinoises sont à disposition dans les chambres. Simple à préparer (il suffit de rajouter de l’eau chaude) et rapide ! 😛
Location du taxi à la journée : 400 RMB (je pense qu’on n’a pas bien négocié pour le coup J ) Entrée pour les chutes de Jiulong : 75 RMB (environ 20mn en taxi depuis Luoping) Restaurant, toilette, boutique sur le site.
Plein d’info sur Luoping sur ce site : http://www.chinabackpacker.info/dest/d62.html
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 11 : LUOPING
La journée s’annonce belle. Nous allons donc pouvoir pleinement profiter des champs de colza. 😇
Nous passons à la gare pour prendre nos billets de train qui nous ramèneront à Kunming (attention, le passeport a été nécessaire ici pour acheter les places !).
Pas de bol, le vol espéré pour nous rendre de Kunming à Lijiang, est bientôt complet et nous ne pouvons payer avec notre carte bleu, en dessous de 24h à l’avance, sur le site de ctrip.com les billets d’avion !! Il aurait fallu qu’on réserve la veille pour pouvoir payer en ligne.🤪 Heureusement, on s’arrange avec notre copine qui vit en Chine et une amie chinoise à elle pour qu’elle fasse la réservation pour nous. Mais le temps que cela se fasse, le vol est complet. Tant pis, on a au moins réussi à acheter un billet pour le vol suivant, cela fera un peu d’attente à l’aéroport.
On retrouve notre chauffeur de taxi qui nous emmène cette fois à la rivière Duoyi : Balade sympathique le long de la rivière en navette à l’aller avec arrêt aux différents points d’intérêts. Au bout du chemin, la navette nous laisse. On va voir la grande cascade et on mange à l’un des nombreux stands poser devant. N’ayant pas le courage ni vraiment le temps de faire le retour à pied, on re-choppe une navette pour faire le chemin en sens inverse. Comme il fait beau, la balade est agréable. 😎
On reprend notre taxi qui nous emmène voir le panorama de Luositian. Arrêt rapide, le panorama se trouve en bord de route où passe de nombreux gros camions (klaxon, poussière, …) On admire le paysage. Les formes géométriques sont amusantes à voir. On prend quelques photos et on repart.
Je demande au chauffeur de nous arrêter à Jinji Ling (comme hier), histoire qu’on aille se balader au milieu des champs de colza cette fois (après les avoir admiré de hauts !). 😛 Ici y’a plein d’abeilles qui volent dans tous les sens. Elles sont bien occupées avec toutes ses fleurs. Possibilité d’acheter du miel dans l’un des nombreux stands posés le long du chemin de terre. On se balade à travers les champs, on grimpe sur l’un des monticules qui coupent le paysage. Sympa 🙂
Retour à Luoping. Cette fois, on a le courage de chercher un restaurant où manger. Pas simple au premier abords mais au final, on trouve un petit restaurant qui nous plait, situé sur le trottoir d’en face à qlq mètres de notre hôtel. Bon repas, pas cher : parfait ! 🙂
Entrée pour Duoyi river : 55 Yuan. Prix de la navette par personne adulte : 20 Yuan. Dommage qu’il n’y ait pas de location de vélo, cela permettrait d’être plus autonome et le chemin est vraiment joli. Possibilité de faire du canoë ou du bamboo raft sur la rivière. Stand pour se restaurer, achat de souvenir, moulin à eau et chute d’eau tout le long du parcours. La rivière est située dans une très belle vallée. La route pour y accéder permet de voir de superbes panoramas. Il faut compter environ 50 mn de route depuis Luoping.
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 12 : LUOPING - KUNMING - LIJIANG
Le taxi est venu nous chercher de bonne heure pour nous déposer à la gare ferroviaire (située à 5mn de l’hôtel – 10 RMB). On est arrivé en avance, de crainte de le louper. On attend tranquillement dans la salle d’attente. Le train est ponctuel, on monte dedans et c’est parti pour Kunming.
Les sièges sont confortables. On a réussi à trouver 4 places ensemble. Le paysage est chouette. 🙂 On aperçoit les rochers spécifiques à la région de Shilin : la forêt de pierre. J’ai déjà vu ce genre de roches à Madagascar, du coup on n’a pas prévu cette visite dans le planning mais ça aurait pu être sympa à voir peut-être…
Arrivée à Kunming, on se rend directement à l’aéroport. On s’enregistre, on va manger au KFC (un des seuls restau de l’aéroport). Et on patiente pour prendre notre vol… on patiente, plus longtemps que prévu car notre vol est retardé de quasi 2h ! les boules… pas de chance, la prochaine fois on choisira une autre compagnie car tous les vols opérés par celle-ci sont bizarrement retardés.
Quand on arrive à Lijiang il fait déjà nuit. On est fatigué. Il nous faut trouver l’hôtel à présent dans le dédale des ruelles de la vieille ville. 😕
Heureusement, on a un GPS et des gens sympathiques nous aide à trouver le chemin (y’en a même qui parlent l’anglais ! miracle !! 😇)
On met un peu de temps à trouver et rejoindre notre auberge mais on y arrive enfin (il est plus de 21h30 déjà). Le taxi nous avait déposé super loin en fait, il y avait une porte de la ville plus proche. A l’auberge, les filles présentes ne parlent pas l’anglais. On attend donc l’arrivée d’une autre qui pourra nous donner toutes les explications nécessaires. Il y a un souci sur la réservation faite en ligne sur Agoda alors du coup, on se retrouve avec une chambre double de classe supérieure. Trop cool 😎
Nous sommes contents d’être ici, la vieille ville est mignonne avec ces petites boutiques en bois, ces ruelles pavées, ces nombreux restaurants, ces stands de nourriture attrayante (enfin plus ou moins… 😛), … Notre auberge est dans une ruelle calme, proche de la ruelle principale où l’on trouve de quoi se restaurer et faire du shopping. Après Luoping et Yuanyang où l’on avait un peu galéré, la ville de Lijiang sonne comme une bénédiction pour nous ! 😇 Les moins : les boites de nuit qui résonnent le soir dans certaines rues. Mais il suffit d’aller dans d’autres ruelles pour retrouver le calme et la sérénité des lieux. Le soir, toutes les lanternes s’illuminent. On est sous le charme.
Taxi aéroport – vieille ville : 80 RMB (environ 30 mn)
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 13 : LIJIANG
Comme on peut pas prendre le petit déjeuner à notre auberge, on part à la recherche d’un café pas trop loin. On se régale des pains tout chauds et des yaourts à la fraise et au miel d’un petit resto qui se trouve à proximité
On part se promener dans la vieille ville. Je ne résiste pas à faire une balade en poney proposé par l’un des bonhommes au visage basané de la grande place, ce qui nous permet de visiter le coin et d’en faire le repérage (50 RMB). Sur la place centrale de la vieille ville, des femmes et des hommes de minorités des environs dansent. Ambiance très sympa.🙂
Nous souhaitons aller faire une randonnée dans les fameuses Gorges du Saut du Tigre (situé au nord de Lijiang à environ 80km). On veut pas se prendre la tête pour notre excursion ; du coup on décide de passer par une agence. Pas simple d’en trouver une qui parle un minimum l’anglais et soit sympathique…. La ville de Lijiang se veut accueillante pour les touristes occidentaux mais à vrai dire, à chaque fois qu’on est allé au point touristique c’est accueil froid et aucun mot d’anglais. Pas glop.🙁
Bref, on négocie l’excursion au GST avec l’agence : 480 RMB par personne. Ils s’occupent du transport, de réserver la chambre dans le refuge et un guide parlant anglais doit nous accompagner. Rdv est pris pour le lendemain 8h sur la grande place à l’entrée de la vieille ville.
Agence : Dayan old town tourists réception center Tel : 13988875655
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 14 : LIJIANG
Balade dans la montagne de Yulong.
On prend un minibus (n°7) depuis le centre ville qui nous amène à l’entrée du parc (20Y par personne pour le taxi – entrée du parc 100 RMB dont 80 RMB qui sont pour l’aide à l’entretien des parcs du Yunnan). Là le chauffeur nous propose de nous amener directement au départ des télécabines (pour 20 Y par pers.), au lieu de prendre la navette locale. Il nous explique que c’est le même prix. Malgré qlq réticences, on finit par accepter. Mais en fait, c’était pas le bon plan car du coup, on a u peu galéré pour revenir. Visiblement, quand on prend la navette, on vous remet un carnet de coupon valable pour tous les minibus sur place qui vous emmène sur les différents chemins à visiter…bref.
A cause du mauvais temps au sommet, on ne pourra pas monter à 4500m. On prend quand même l’autre télécabine ouvert qui nous mènera à 3000m (prix du télécabine : 55 Y). Là, on se balade dans une belle forêt. Il y a un grand espace découvert plus loin avec des moutons et des vaches qui paissent. La luminosité est très belle lorsque nous y allons. Le ciel est gris mais il y a des rayons de soleil qui passent sur la plaine. Puis il se met à neigeoter… balade tranquille mais sympathique au milieu de cette montagne et des cimes enneigées.🙂
On redescend et là on voit un grand lac d’un bleu azur. On descend à pied au lieu de prendre les minibus en service. Il y a des yacks pour faire faire une petite balade aux touristes. On ne sait pas trop comment retourner à l’entrée du parc, tout est écrit en chinois ; on trouve la station de bus et on en chope un pour revenir. Retour à Lijiang.
Comme il n’est pas encore trop tard, on part se balader au parc de l’Etang du Dragon Noir (entrée gratuite car on a déjà payé les 80 RMB d’aide en allant à Yulong). Le parc est joli malheureusement l’étang à sec quasiment… donc on ne pourra pas vraiment admirer l’eau noire… 😕
Très belle luminosité ce jour là, ce qui ne gache rien à la balade. Ambiance festive. Beaucoup de minorité sont présentes et se baladent dans les allées. J’admire leurs costumes. Sur la grande place de Lijiang, les gens dansent et s’amusent. Je ne sais pour quelle occasion mais c’était super d’y assister. 😎
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 15 : LIJIANG – GORGE DU SAUT DU TIGRE (env. 88km – 3h)
Réveil matinal. On a rendez-vous à 8h. On se dirige vers la grande place (Yuhe square), à proximité des grands roues à eau, où nous sommes plein de touriste à attendre nos guides pour les excursions. On chope au passage des gâteaux à grignoter. On repère notre homme et on le suit. On monte dans une voiture bien confortable, rien que pour nous : grand luxe.
Arrêt sur un point de vue panoramique ultra touristique, envahi par des hordes de car et rempli de boutiques attrape-nigauds. On ne s’attarde pas. Pas à notre goût. 😐 Nouvel arrêt un peu plus tard pour manger dans un restaurant : c’est le matin encore, on n’a pas vraiment faim mais bon, tant pis on va prendre des forces pour la rando ! On redécolle et on arrive enfin au début de notre randonnée. Départ du village de Qiatou. Notre guide pour la rando nous y retrouve. Surprise (ou pas vraiment..) il ne parle pas anglais mais bon, ce n’est pas bien grave.
Dès le départ, le paysage est sublime.😇 D’autant plus, que le soleil est avec nous. On aperçoit au fond les cimes qui se découpent dans le ciel bleu azuré. On est déjà sous le charme des montagnes. 😎 La grimpe commence tranquillement, premier arrêt au refuge de Sunrise Small house. On achète de quoi boire et des barres chocolatés. On poursuit la route. Premier point de vue … payant si l’on souhaite prendre une photo ! (trop fort ces chinois !!...) Bon ok, c’est pour la bonne cause à priori car c’est pour l’entretien du parc… enfin ce qui disent…On poursuit la montée qui devient déjà un peu plus abrupte. On avance tranquillement. Nouvel arrêt à la guesthouse Naxi family guesthouse pour prendre un thé.
On reprend le chemin caillouteux et on attaque la montée des 28 lacets. C’est dur, car la montée est raide. Le souffle assez court, j’avance à pas tranquille. Si vraiment, la rando est trop dure, il y a des gars qui sont avec leur mule pour vous proposer de vous porter jusqu’en haut ! 😎 On avance et on aperçoit tout en bas de la gorge le flot tumultueux de la rivière. Le paysage est sublime avec ces immenses sommets devant nous. Nouvel arrêt au Tea Horse guesthouse pour grignoter un bout. L’endroit est très sympa, on n’aurait bien dormi ici mais l’agence a réservé pour la prochaine guesthouse. Dommage, car on commençait à fatiguer et notre guesthouse est en fait encore assez loin.
On arrive à 19h à la Halfway guesthouse. Et là, alors qu’on est crevé et qu’on n’attend qu’une chose c’est prendre une bonne douche et se poser, la fille a l’accueil nous indique la réservation faite par l’agence ne permet pas d’avoir de chambre, il faut rajouter des sous. On est très mécontent 😠, on commence à expliquer à la fille qu’il doit y avoir une erreur car l’agence nous a dit avoir réservé une chambre double pour nous avec salle de bain. Après qlq appels, elle nous dit que c’est Ok pour les chambres. Mais celle qu’elle nous montre ne possède pas de salle de bain. Il faut aller dans les toilettes communes. Cela nous agace un peu car on est fatigué et ce n’est pas ce que l’agence présentait lorsqu’on a pris le pack.😠🏴☠️ On demande à voir les chambres de « classe supérieure » avec sdb et on finit par prendre celle-ci en rajoutant du coup, un peu sur la note.😛
Bon repas à la guesthouse et dodo.
Entrée pour les GsT : 50 RMB
Nuit à la Halfway guesthouse
- - Jour 16 : GORGE DU SAUT DU TIGRE – LIJIANG
On se réveille tranquillement vers 8h30. On prend notre petit déjeuner dans la grande salle commune face au panorama de la vallée. On quitte la guesthouse à 9h45. Et on entame la redescente vers la vallée.
Après environ 2h de marche, on a rejoint la route goudronnée qui sillonne la vallée. Le guide nous demande si on veut s’arrêter là ou bien poursuivre la randonnée jusqu’au fond des gorges. On opte pour la seconde solution. On a bien envie de voir la rivière de près.🙂
La descente est dur, ça fait bosser les cuisses. Petite pause arrivée en bas et puis on emprunte le chemin creusé dans la roche qui longe la rivière. La route est très chouette et vraiment pas large à certains endroits 😄 On arrive à un point d’accès qui permet de se rapprocher vraiment de la rivière. Ici on se rend compte de la force de l’eau : une vraie machine à laver. Faudrait pas tomber dedans ! Le chemin pour remonter à la route est un chemin qui monte droit et donc très raide par endroit. Attention au vertige, il y a vraiment des passages pas évident. Pour les plus courageux il y a le « Sky walk » (payant) : une échelle de 15m quasi dans le vide ! moi je me contente de l’échelle de 4m. 😛 Pas trop de problème pour remonter sinon (même si c’est sec et que je dois m’arrêter souvent pour reprendre mon souffle ; y’a plein de petites vendeuses sur le chemin avec boisson et fruit) mais si j’avais dû le faire dans l’autre sens (pour la descente), je suis pas sûre que j’aurai réussi à emprunter le chemin 😕
Après une rude montée, on est de retour sur la route goudronnée au village, il est déjà 14h passé. On se pose chez Tina’s guesthouse pour manger et on attend la navette qui nous ramènera à Lijiang. Le retour s’effectue cette fois par bus et non avec une voiture privatisée, on met pas mal de temps car la navette s’arrête à plusieurs endroits pour déposer les gens. Retour vers 18h30/19h à Lijiang. Fatiguée mais heureuse d’avoir fait cette superbe randonnée dans les Gorges.😎😊
Au final, on a trouvé utile d’avoir le guide car même si les chemins sont dans l’ensemble bien indiqués parfois, on peut prendre une mauvaise route ou un chemin avec des passages difficiles alors qu’il existe un chemin plus simple.
Tina’s guesthouse : email > tina999@live.cn
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 17 : LIJIANG – SHAXI (3h de route)
Ce matin, on plie bagages et on part à la recherche d’un taxi qui pourra nous emmener à Shaxi. On a repéré un endroit près de la grande place à l’entrée de la vieille ville où plein de taxi attendent. On trouvera bien qlq chose là bas.
L’auberge de Shaxi a été réservée il y a quelques jours déjà par mail. Ils pouvaient nous envoyer un taxi pour nous emmener mais malheureusement il y a eu un malentendu et ils n’en ont plus de disponible. Il faut donc qu’on se débrouille pour en trouver un. Ce qui est bien, c’est que grâce à eux on connait les tarifs 😉
Une femme dans la rue de Lijiang, nous voyant avec nos sacs nous propose ses services mais c’est beaucoup trop cher : 800 Y.😕
On se rend dans la rue des taxis et là, on trouve un chauffeur pour le prix qu’on voulait : 500 Y 😇 On arrive à fourrer tant bien que mal l’ensemble de nos bagages dans la voiture et c’est parti.
Il faut compter environ 3h pour rejoindre Shaxi. On arrive au Old Theatre Inn. L’endroit est super sympa, un peu à l’écart de la ville. Sur place, on est accueilli par un américain qui vit ici depuis qlq temps et aide Mr Wu dans sa gestion de la guesthouse. Il nous renseigne sur les balades à faire dans le coin. On fait connaissance également de Jane, le chien de la guesthouse qui ne nous lâchera pas de tout le séjour et nous accompagnera dans nos balades. 😎
On rejoint le village à pied en longeant la rivière (plus sympa que par la route goudronnée). Cela fait faire un peu de marche mais ça reste faisable. On explore la vieille ville de Shaxi et sa fameuse place centrale avec le temple, la scène de théâtre, ses boutiques et ses délicieux restaurants et guesthouse. L’endroit est vraiment très agréable. Il n’y a pas de touristes chinois ici mais nous croisons pas mal d’occidentaux bizarrement 😛
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 18 : SHAXI
Le temps est au beau fixe et on part en vélo jusqu’au point de départ de la randonnée qui nous mènera dans la montagne de Shibao voir le temple de Shizhong (pour s’y rendre, info sur http://wikitravel.org/en/Shaxi#b)
La route est très belle (pins, oiseaux, sculpture en pierre), on est seul sur les sentiers de randonnée. 😇 On ne croisera personne jusqu’à notre arrivée au temple. Il y a de bon dénivelé. Prévoir à manger et à boire car on ne trouve pas grand chose sur place. On a dû marcher pendant environ 4h afin de faire la boucle qui nous ramène à nos vélos laissés, au départ de la randonnée. On est très content de notre balade. 🙂
On retourne dans le vieux centre de Shaxi pour boire un coup et manger. On dîne dans un restaurant situé sur la grande place, tenu par un charmant couple assez âgé. Cette place est vraiment paisible. J’espère que la construction de l’autoroute toute proche ne va pas venir tout gâcher dans les années à venir…😐
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 19 : SHAXI – DALI
Nous quittons un peu à regret Shaxi, sous laquelle nous sommes tous tombés sous le charme. Nous rejoignons Dali en taxi (environ 3h de route – 500 RMB). Notre taxi nous dépose au Dali delights moutain hotel. Nous sommes accueillis par un occidental et sa femme chinoise parlant très bien l’anglais et très accueillante.🙂
On dépose nos sacs et on repart à la découverte du vieux Dali. Un des portes d’entrée de la vieille ville se situe à 5-10 mn de notre hôtel. Il suffit de traverser la grande route et de marcher un peu.
Ici, on voit tout de suite que c’est très touristique : de nombreux restaurants avec menu en anglais, des boutiques partout, de petites vendeuses de rue qui proposent leurs bijoux, etc. La vieille ville est très animée, cela nous change de Shaxi.😐
On souhaite rejoindre le lac et pensant qu’il n’est qu’au bout de la rue, on commence à marcher dans sa direction. Sauf qu’en réalité, il est encore super loin ! 😛🤪 donc on prend un taxi pour nous mener à l’embarcadère de Caicun. Il est déjà tard, on renonce à faire une croisière sur le lac aujourd’hui et on repart marcher à travers les champs et villages alentours. Beaucoup de coins sont en travaux, c’est pas évident de circuler. Je prend plaisir à traverser les nombreux champs de culture et à observer les gens travailler. 🙂Au bout de qlq km, on est fatigué de marcher alors on reprend un taxi pour revenir dans le centre.
Balade nocturne dans la vieille ville, shopping et retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 20 : DALI
Grasse matinée et on repart tranquillement vers le centre de la vieille ville. On prend un taxi pour nous mener au village de Xizhou (15km – 500 RMB). Balade dans ce village. Sympa mais sans plus.
On demande un taxi pour le village de Wase mais cela fait trop loin (de l’autre coté du lac) donc on décide de rejoindre l’embarcadère de Caicun où on est passé hier. Après négociation, on embarque sur le bateau qui nous fera faire un tour à travers le lac vers l’île de Jin Suo pour 100 RMB par personne. La traversée est sympathique sans être extraordinaire. Petite visite du village de pêcheur de Jin suo et visite du temple de Luoquan sur la côte située en face. Retour en fin d’après-midi sur Dali (durée de la sortie : environ 2h30). Je suis crevée et le bruit du moteur du bateau m’a donné mal au crâne.
Repas sur Dali old town, shopping et retour à l’hôtel. Demain on doit se lever tôt pour prendre l’avion.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 21 : DALI – KUNMING – HONG KONG
Le taxi nous dépose à l’aéroport (80 RMB ; environ 40 minutes). Enregistrement rapide, il n’y a encore personne à cette heure quasiment. L’aéroport est petit et il n’y a pas grand à faire et rien à manger. Il faudra attendre pour le petit déjeuner. L’avion est à l’heure et on s’envole pour Kunming.
Le vol est rapide. Nous reprenons un vol dans quelques heures pour Hong Kong. En attendant, on a le temps de sortir faire un petit tour en dehors de l’aéroport. On laisse nos bagages à la consigne et on prend un taxi pour se rendre dans le centre commercial à qlq mn de là. On mange au KFC du centre (bcp moins cher que celui de l’aéroport), on flâne dans le supermarché et puis il est temps de revenir enregistrer nos bagages pour Hong Kong. C’est un vol international donc il faut prévoir un peu plus de temps.
On arrive à Hong Kong en fin d’après-midi, la nuit tombe vite. On reprend notre carte octopus pour emprunter le train qui mène en ville. Cette fois, on a choisit un hôtel plus proche de l’aéroport. Deux changements et on est arrivé. Un gars très sympathique, nous voyant un peu perdu à la recherche de notre hôtel nous y conduit très gentiment. 🙂 On prend possession de notre joli appart qui surplombe la ville. On aperçoit la mer au bout avec des bateaux.
On décide de ressortir vers la grande rue éclairée que l’on aperçoit depuis notre fenêtre. On y trouvera sûrement un petit quelque chose à manger. En fait, les garçons sont ravis. On est situé juste à un coté d’un grand marché de l’électronic. Un vrai petit paradis pour les geeks ! 😛😇 On y passe une bonne partie de la soirée. Pratique, la station de métro Sham Shui Po est juste là ; on peut se rendre facilement à Temple street.
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 22 : HONG KONG
Alors qu’en mars, la mauvaise saison est censée commencer ici, le temps est agréablement beau et chaud à Hong Kong.
La fièvre du shopping s’empare de nous 😇😊. On passe notre journée entre le marché aux abords de notre hôtel et le marché de Temple Street le soir. Petit tour à l’Apple Store (sortie de l’ipad 3). Traversée entre l’ile de Hong Kong et Kowloon avec le star ferry (on s’en lasse pas !).
Délicieux repas chic au restaurant italien ‘Cuccina’ situé devant l’embarcadère du Star ferry sur Kowloon (Niveau 6 du Marco Polo Hongkong Hotel, Harbour city)
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 23 : HONG KONG - PARIS
On profite une dernière fois de la ville. Balade et shopping à nouveau. Vol pour Paris en fin de soirée.
Les Hôtels : Réservation faite par internet sur agoda.fr ou hostelworld.com, ou par téléphone.Hong-Kong > Nathan Hotel :Situé sur Nathan road, rue animée et commerçante sur Kowloon. A proximité de Temple street (pratique pour manger le soir car pas mal de petits restaurants de rue par cher et le marché de nuit). Un Starbuck est situé juste au pied de l’hôtel. 1ère chambre propre, au calme mais odeur de cigarette même si on avait spécifié vouloir une chambre non fumeur. Du coup, on demande une autre chambre : dans celle-ci le coffre fort est en panne, la chasse d’eau présente quelques soucis, le couvre lit est taché et la chambre sent encore la clope ! Petite bouteille d’eau, café, thé, nécessaire de toilette. Petit déjeuner sous forme de buffet : varié et copieux (avec nourriture traditionnelle et nourriture à l’occidental) Environ 1350 dollars HK la nuit en chambre double avec petit-déjeuner Adresse : 378 nathan road, Kowloon – sales@nathanhotel.com / info@nathanhotel.com http://www.nathanhotel.com / Tel : 2388 5141 – métro le plus proche : JordanHong-Kong > Ovolo Hotel :Situé sur Kowloon, à proximité de la station de métro Sham shui po ou Nam cheong. Hotel appartement. Appartement sympa avec déco moderne. Belle vue sur la baie et les environs. Chambre propre avec tout le confort moderne. Petite sdb et petite chambre mais grand salon avec kitchenette. Boissons et trucs à grignoter offert. Pratique rejoindre l'aéroport (meme s'il faut marcher un peu jusque la station de MTR et qu'il y a un changement)
Adresse : 256 Tung chau street, west Kowloon, Hong Kong Ovologroup.com / tel : 2158 2588 / info@ovologroup.com Tarif : environ 200 euros l’appart pour 4 personnes ; petit déjeuner comprisKunming > Camellia youth hostel : Chambre propre et spacieuse avec sdb attenante. Eau chaude (mais faut attendre un peu), serviette à dispo. Accueil sympa (jeune parlant un peu l’anglais) . Pas de petit déjeuner inclus mais ils ont un petit service de restauration avec de quoi prendre un petit déjeuner ou boire un verre, thé/café, etc. très bon !Adresse : No.96, Dong Feng Dong Road, Kunming Tarif : 135 RMB la chambre double avec sdb Tel : +86 871 8374638 / 8374639 - newcamellia@gmail.com http://www.kmcamelliahotel.com / master@kmcamelliahotel.comJianshui > Zhu Family Garden Hotel : Très bonne situation (dans le centre de la vieille ville). Belle chambre avec mobilier à l’ancienne. Lit à baldaquin en bois. Jolie salle de bain avec tout le nécessaire de toilette. Dommage juste, il y avait une odeur d’eau usée qui remontait dans notre chambre. Petit bureau avec ordinateur, eau chaude/thé. Environnement calme. Pas de chauffage (nous avons eu un peu froid). Attention, à noter qu’à partir de minuit c’est extinction des feux (plus d’électricité).Tarif : environ 40 euros la chambre double avec petit déjeuner Pour la résa, voici ce qui est noté sur leur carte de visite mais tout est en chinois !! Tel : 0873 7653670/ 0873 7667109/ 0873 7667115/ 0873 7653352 Site : www.ynzjhy.cnJianshui > Linan Inn :Situé dans la vieille ville, à proximité du Zhu Family Garden donc très bonne emplacement. Chambre spacieuse et propre. Salle de bain avec douche chaude. Chauffage dans les chambres. Wifi. Bon petit déjeuner (30 RMB). Lieu agréable et calme. Le personnel ne parle pas trop l’anglais par contre ils sont très serviables. Possibilité de faire laver son linge. Mail : linaninn@hotmail.com - tel : 0873 7655866 – www.linaninn.comDuoyishu (région de Yuanyang) > The Ilonn Hotel : l’entrée de l’immeuble fait plus penser à une entrée de garage mais les chambres situés à l’étage sont propres et spacieuses. Petite sdb avec toilette à la turque ; douche chaude. Thé et bouilloire. Savon. Chausson. Pas de PQ ni de serviette mise à disposition.Prix : 100 RMB la chambre double (pas de petit déjeuner mais il y a une petite supérette située juste en bas)Luoping > KOWLOON HOTEL : chambre propre spacieuse, douche chaude, sèche cheveux, TV, Internet, bouilloire, petit frigidaire, accessoires de toilette, gel douche, serviette, PC avec connection internet, chauffage/clim …Inconvénient : au bord de la grande route (un peu bruyant mais ça reste raisonnable), pas de restaurant ni de petit déjeuner possible dans l’hôtel. Par contre, ils mettent thé/café (gratuit) et qlq trucs à grignoter (payant) à dispo dans les chambres. Pas de service de laverie non plus. Avantage : chauffage dans les chambres, proche de la gare ferroviaire. Tarif : 388 RMB la chambre double avec PC 联系方式:(联系时可告知来自阿溢灿) – tel>电话: 0874-8217896 Comme il ne parle pas anglais, il vaut mieux trouver quelqu’un qui parle chinois et qui réserve pour vous (ce qu’on a fait) Site internet de l’hotel : http://www.ayican.com/luoping/2010719-87460.htmlLuoping > Hôtel en bordure de la forêt (désolée j'ai pas le nom) : chambre extrêmement humide, matelas chauffant, douche chaude. 300 Yuan la chambre double en pleine saison.Voici les autres adresses trouvées sur internet : Guoshui Hotel (国税宾馆) Tel: 0874-6136665 Price: around 150 yuan per night. It will be much more expensive when the cole flower blossoms. Duoyihe Hotel (多依河宾馆) Tel: 0874-8256888 Zhongyuan Hotel(中源宾馆) Tel: 0874-8215666 The above three hotels are located on the Jiulong Avenue (九龙大道).Lijiang > Jishasha Yi Liu Ju: situé dans la vieille ville, à proximité de la rue principale où il y a les stands de nourriture et plein de petites boutiques pour faire du shopping. Rue au calme. Chambre joliement décorée, beau mobilier chinois en bois. Petite cours intérieure qui donne envie de se poser. Douche chaude, « heat lamp » sous la douche. Chauffage dans la chambre (mais c’est tellement mal isolé qu’il y fait assez froid au final). Lit avec matelas chauffant. PC dans la chambre (ou wifi à l’entrée). TV, nécessaire de toilette, WC western, lit confortable avec couette bien chaude.www.lj16j.com / tel : 0888 8881616Gorge du Saut du Tigre > Halfway Guesthouse : grande chambre simple mais propre, lit simple avec matelas chauffant, TV, grande salle de bain avec serviette et accessoire de toilette, savon, heat lamp sous la douche, douche chaude, wc western, chausson, coussin et lit un peu dur. Mur en brique mais fenêtre ouverte dans la salle de bain et façade de l’entrée en bois donc beaucoup de courant d’air.Prix : 150 Y la chambre double « supérieure » avec sdb, 120 Y la chambre double « classique » avec sdb, 80 Y la chambre double sans sdb.Shaxi > Old Theatre Inn (anciennement Dragonfly Guesthouse) : le propriétaire de cette jolie guesthouse, mister Wu, parle très bien l’anglais et commence même à apprendre le français. C’est un homme très sympathique, plutôt jeune et qui fait pas mal d’affaires dans le coin.A savoir que l’auberge se trouve excentré, il est situé à l’entrée du petit village voisin de Shaxi. Mais l’endroit est très joli car domine les champs de colza etc. Possibilité de louer des vélos pour se balader dans le coin (conseillé). On voit les gens travailler dans les champs, bcp d’ânes dans la région. Chambre simple, propre avec une jolie salle de bain. Serviette fournie. Pas de chauffage. Repas et petit déjeuner possible sur place. On y mange très bien. Situé au calme, on entend les oiseaux, vue sur les montagnes de shibao. Accès wifi. Mur des chambres pas épais (faut pas tomber sur un voisin ronfleur) Adresse : Duan village, Shaxi town, Jianchuan country, Yunnan, Chine reservations@shaxichina.com – tel : +86 872-4722 296 – le site shaxichina.com est très bien fait et contient plein de renseignements utiles ! tarif : 250 RMB la nuit en chambre double avec petit déjeuner (environ 40 dollars)Dali > Dali Delights Moutain Hotel : situé en dehors de la vieille ville, à proximité d’une des portes d’entrée de la vieille ville (environ 10mn à pied). Accueil très sympathique. La patronne parle parfaitement anglais et est très serviable. Grande chambre, propre, sdb avec eau chaude et WC western, gel douche et serviette à dispo, chausson, TV, lit un peu dur, wifi (mais marche mal dans les chambres…), sèche-cheveux, travaux à proximité quand nous y étions. Email : lin968@189.cn - Tel : 0872 2670066
Conclusion :
on est très content de notre voyage. Le Yunnan présente des paysages extraordinaires ! Dommage que ce soit parfois gâché par la pollution… Les régions de YuanYang et de Luoping sont remarquables mais reste encore assez « fermé » pour les occidentaux. Si vous souhaitez voir la floraison du colza à Luoping, il faut viser fin février – début mars.
La randonnée dans les Gorges du Saut du Tigre est un must !
Randonnée superbe, vraiment à faire. Il faut compter minimum 2 jours pour faire la rando, plus si vous le pouvez. Dommage que certains points de vue soient payants… et que les gens jettent leur bouteille plastique n’importe où (il y en a tout le long des chemins).
Gros coup de coeur pour le petit village de Shaxi encore préservé.
Lijiang est une ville très touristique mais nous avons qd même bien apprécié un séjour là-bas car les ruelles pavées, les boutiques à l’ancienne, et les illuminations le soir venu ne manquent pas de charme. A contrario, Dali ne nous a pas vraiment plu… sans doute qu’après tout ce qu’on avait vu, cela perdait d’intérêt. A faire peut-être en premier si possible… Kunming, dès le départ, nous avions fait le choix de ne pas y rester et c’est sans regret.
Gros coup de coeur pour la ville de Jianshui qui garde beaucoup de charme et le village voisin de Tuanshan qui est très chouette à visiter.
Niveau nourriture : pas cher et très bon. On s’est régalé de ravioli vapeur/dim sum. On a été malade qu’une seule fois pendant 1-2 jours (mais je pense que c’était aussi à cause du froid et de la fatigue). Au bout de 2 semaines cependant, on s’était un peu lassé de la cuisine chinoise et on rêvait d’un bon burger ou du pizza (oui je sais, j’ai honte 😛)
Cette année encore (c’est mon 2nd voyage en Chine), je me suis fait prendre en photo un nombre incalculable de fois ! En Chine, on a l’impression d’être une star 😎! Mais dès fois, on sent aussi une certaine méfiance ou peur de l’étranger et c’est gênant…🤪
Niveau transport : très bon réseau de bus (plus ou moins classe…), train pratique et pas cher (mais pas forcément rapide), nombreux taxis (pas le moins cher mais si vous êtes plusieurs pour partager les frais cela vaut le coup ! par contre, certains chauffeurs font peur sur leur conduite…).
On est content de notre voyage, la Chine recèle des endroits époustouflants mais il est vrai que certains aspects de la culture chinoise nous rebutent toujours (les crachats, l’odeur du stinky tofu 😛, la pollution, …). J’espère quand même y retourner un jour pour découvrir le Sichuan, la région tibétaine, Pékin et la grande muraille.
Il va me falloir encore au moins 2 voyages pour faire cela tellement le pays est grand !!! C’est un pays en pleine mutation, tout est en chantier. Certains petits paradis sont à découvrir avant d’être dévasté…🏴☠️😐
« Man zhou » 😉
En vrac...
Ce que j’ai aimé : les chips au concombre, les glaces au mais, les voitures à 3 roues, les gens qui balaient l’autoroute, les porte bébé brodés, le thé Pu’er, les raviolis vapeur…😇
Ce que j’ai moins aimé : la pollution, la saleté, les crachats, la climatisation trop forte, le son mis à donf dans les hauts parleurs, la conduite de certain chauffeur, les plats trop épicés à mon gouts 😛 …
Quelques photos sur ce lien : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=104898989233633393144&target=ALBUM&id=5729881964540101905&authkey=Gv1sRgCL-A36n_pfnEDA&feat=email
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Palestiniens en Israël: circuler librement? English translation pending
bonjour,
J'ai une question sur la vie quotidienne des palestiniens :
dans quelle mesure les Palestiniens peuvent sortir de Cisjordanie et y revenir librement (ou non), circuler librement (ou non) en Israel (transports en commun, véhicules perso, etc) ?
merci !
merci !
Tarifs extravagants pour un vol vers l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous avons l'habitude de voyager tous les été en Californie (2 adultes et 3 enfants de moins de 12 ans) depuis de nombreuses années. Cette année après un séjour en Floride en février nous avions envisagé de refaire un séjour dans l'ouest.
A notre grande surprise, les tarifs ont quasiment doublés par rapport à l'année dernière (nous arrivons à plus de 5500,00 € au départ de Lyon pour a peu près toutes les companies). Pour info, l'été dernier (et les années précédentes), nous avions eu nos billets pour 3700,00 €.
Que se passe t'il ? Arrivent-ils vraiment à vendre des billets à ces tarifs ?
Enfin si quelqu'un à une solution nous sommes preneurs, car nous ne voyagerons pas à ces tarifs là c'est clair.
Merci,
Nous avons l'habitude de voyager tous les été en Californie (2 adultes et 3 enfants de moins de 12 ans) depuis de nombreuses années. Cette année après un séjour en Floride en février nous avions envisagé de refaire un séjour dans l'ouest.
A notre grande surprise, les tarifs ont quasiment doublés par rapport à l'année dernière (nous arrivons à plus de 5500,00 € au départ de Lyon pour a peu près toutes les companies). Pour info, l'été dernier (et les années précédentes), nous avions eu nos billets pour 3700,00 €.
Que se passe t'il ? Arrivent-ils vraiment à vendre des billets à ces tarifs ?
Enfin si quelqu'un à une solution nous sommes preneurs, car nous ne voyagerons pas à ces tarifs là c'est clair.
Merci,
Doit-on éviter la Casamance? English translation pending
on pars le mois prochain (mai 2012) pour le Sénégal et a force de lire des nouvelles alarmantes, on se demande s'il serait préférable d'éviter la Casamance...
avez vous des nouvelles fraîches de la région?
avez vous des nouvelles fraîches de la région?