Bonjour,
Voici le compte rendu de voyage concernant un vol continental avec la compagnie
Kenya Airways
Informations générales:
Date: 12/03/10
N° de vol: KQ722
Route:
Nairobi –
Lusaka via
LilongweAppareil: Boeing 767-300ER immatriculé 5Y-KQX
Durée de vol: 4h20 dont 50 min d'escale
Arrivé à l'aéroport de Jomo Kenyatta vers 6h15, c'est l'heure de pointe à l'Unité 2, base de la Fierté de L'Afrique. La majorité des vols continentaux sont en partance, plus quelques gros porteurs (AMS et
CDG). Malgré la longue file du premier scan bagage la procédure est rapide grâce aux autorités qui gèrent machinalement le flux.
Check-in : 10/20
Après la traversée en large du terminal, voici les comptoirs d'enregistrement “Premier World” qui n'ont vraiment rien à envier à ceux de l'Economy. La surprise vient du fait que la plupart des passagers du jour voyagent léger en bagages mais accumulent les cartons et autres marchandises lourdement ficelées et plastifiées. Joli contraste avec les sacs cabas et les valises, presque hors gabarit, de la classe éco.
N'ayant pu m'enregistrer en ligne la veille, je demande à l'agent d'escale la première rangée (n'étant pas accessible en ligne) qui offre un généreux espace supplémentaire, mais rapidement il me fait déchanter. Il m'attribuera finalement le siège 2H.
Immigration: 14/20
L'interminable attente au check-in me permit de remplir la fiche bleu d'immigration, (où en français vous pourrez trouver une belle inversion sur les sexes) et de passer cette formalité en moins de 5 min grâce aux nombreux guichets ouverts.
Simba Lounge: 8/20
Plutôt mal situé, car après être remonté au niveau des départs il faut revenir sur les pas de la sortie, pour trouver un lieu bondé, ridiculement achalandé où l'on se sent vite confiné. Même s'il est uniquement réservé aux passagers Business, la place vaut chère ici ce matin, entre les voyageurs en transit et ceux en partance. L'offre en boisson se limite au café américain, boissons fraiches et alcools en libre service, et sur commande peuvent s'obtenir du thé et du chocolat chaud. Les seules 2 employés ne savent plus où donner de la tête entre les clients qui réclament leurs boissons, le buffet à approvisionner, ou les tables à nettoyer!!!
Le buffet restauration ne relève pas le niveau ou soit j'arrive au mauvais moment: sandwich froid à la dinde ou au bœuf, yaourts aromatisés, et fruits sont gracieusement offerts aux clients élites. (alors dans le salon frequent flyer, censé être moindre qualité à chaque visite on pouvait trouver des tourtes chaudes, de la salade de fruits et une machine à boissons chaudes en libre service).
Le Daily Nation, quotidien local, me renseigne sur les raisons des 2H30 de retard du vol de la veille, le restant de la presse se lit en Néerlandais ou date d'il y a 2 jours ou plus, mais qu'importe il est déjà temps de rejoindre la porte d'embarquement.
En chemin il se trouve que le l'aéroport subit une panne de courant, de 5 min peut-être, mais quand même est-ce encore possible dans ce genre de lieu.
Embarquement: 9/20
A la porte 8 un second filtre de sécurité est assuré, la charmante Kenyane me demande mon passeport avec un léger doute sur l'authenticité des documents. Puis à la vue de la classe de voyage elle dévoile un large sourire me remet une carte verte plastifiée d'ordre d'embarquement et un trop répétitif "have a
nice trip".
En cette veille de weekend les “deux” salles d'embarquement affichent complètes, et comme une banale compagnie low-cost, après les voyageurs à mobilité réduits, la règle du "premier arrivé..." fait loi en Afrique. Nous sommes bien loin de l'ordre inculqué par les majors occidentales. La procédure commence à 8h15 pour un départ initialement prévu à...8h25. Cela arrive un peu trop souvent se murmure-t-il.
La cabine et le siège: 15/20
Les tons de la cabine, associant le blanc neige et le rouge bordeaux, renvoient a un endroit particulièrement apaisant, de plus la configuration en 2-1-2 rend l'espace Premier World très aéré. Le produit vieillit bien et ne montre pas encore de signe de fatigue malgré l'âge de l'appareil. Le remplissage est de 50-60% en incluant un employé assez discret, mais reconnaissable à son badge.
je prends possession, pour la seconde fois, d'un siège à 3 hublots qui donne un espace confortable pour les jambes en position assise, mais qui s'avère limité en position repos pour les grandes tailles, ce qui n'est pas mon cas. L'assisse est bien généreuse et les rangements ne manquent pas. quelle facilité à s'adapter au luxe!!!
Le vol: 17/20
Peu après l'embarquement l'une des hôtesses vient servir le verre d'accueil avec du jus d'orange ou de pomme ou de l'eau, j'opte pour le premier. La suit une seconde qui distribue les écouteurs ainsi que le menu du petit déjeuner. Juste avant le roulage elle revient prendre la commande.
La distribution de la presse commence après le décollage avec 2 quotidiens locaux, 1 hebdomadaire local et un magazine du genre Elle ou Vogue. L'hôtesse met en place la nappe puis distribue des serviettes rafraichissantes, et commence le service avec au choix des céréales ou un yaourt accompagné de salade de fruits frais. Même si il n'y a rien de haut de gamme, cela compense largement le buffet du salon.
La seconde partie du petit déjeuner arrive avec une sélection croustillante et chaude de pains ainsi que de viennoiseries. le ballet de l'équipe se termine par le service des boissons chaudes, avec du thé kenyan pour ma part. l'ensemble du repas a été servi dans une belle vaisselle siglée KQ. A part la salière vide le repas fut d'une grande qualité, magnifiquement orchestrée par la chef de cabine qui s'est assurée, personnellement, que chaque passager appréciait son vol.
Le système IFE est loin d'être exceptionnel, mais permet au moins de visionner des films en français. Après des débuts timides il a parfaitement fonctionné proposant un choix de 10 films (dont 4 en français), et 6 chaines musicales. Aujourd'hui par contre le tracker restera indisponible.
La seconde partie de vol a vu une attention aussi soigné de la part des PNC, un verre d'accueil avant le vol (choix identique) et un rafraichissement accompagné de snack pendant le trajet d'1h10 entre la capitale du
Malawi et celle de la
Zambie.
Débarquement: 13/20
Avec près d'1h de retard, le vol arriva à
Lusaka sur un atterrissage étrangement long, 2 passerelles furent déployées, dont une pour la Premier World ainsi l'immigration fût atteinte rapidement et fût d'une formalité infantile. Les bagages ne tardèrent pas grâce à la précieuse étiquette "priority".
Enfin curieux détail car un agent d'escale veille attentivement que chaque voyageur récupère bien ses propres bagages en rapprochant les numéros des 2 tags. Des erreurs ou vols se seraient-ils produit ici ou ailleurs?
L'expérience de vol fût agréable sans être extraordinaire, et je n'hésiterais pas à voyager à nouveau avec
Kenya Airways lorsque l'occasion se représentera.
la note globale de ce voyage est de 12/20
Points négatifs:
- Les infrastructures de
Nairobi sont vraiment décevantes pour le produit premium
- L'organisation au sol ne favorisent pas les clients business
- Le retard d'1h qui a failli être préjudiciable
Points positifs:
- La prestations de qualité avec un siège-lit sur un vol continental de 2h
- Le Personnel, qui sourit peu, mais reste très courtois et entièrement tourné vers le client
- Le petit déjeuner, sans fantaisie et sans chichis, rattrape bien la pénurie du salon Simba
- l'IFE qui offre des films en français