6 janvier : Le grand départ pour Marseille
Le réveil sonne à 6h30, pas grave, on était déjà réveillées... Il fait tout noir, le chat nous regarde l’air de dire : « Non, mais... Qu’est-ce vous faites, là?? On était bien, au chaud!! » On se prépare, et voilà, c’est le premier pas de notre périple (ou plutôt la première marche... Bah oui, avec un appart au 3e pas d’ascenseur

...).
Nous partons de Gare de
Lyon sous un ciel couvert, gris et moche vers 9hAM, avec une arrivée à
Marseille à 12h30PM, sous un soleil radieux et un 17 degrés bien senti. L’écharpe et les gants, dans la valise!!

Première fois à la Gare St-Charles, on cherche donc les affiches pour les taxis. J’avais lu pas mal là-dessus avant de partir, et apparemment, de la Gare pour aller au port (26 euros), c’est l’idéal, à moins de vouloir marcher presque 2km avec les valises... Ce qui nous a été confirmé par notre très sympathique chauffeur, qui nous a fait une visite guidée en accéléré de la ville avec un accent du Sud à couper au couteau. (Après, les Parisiens me disent que c’est nous qui avons un accent?!?

) Nous avons même pu voir le Napoléon Bonaparte, qui avait été renfloué mais pas encore mis en cale sèche pour réparation. Ou mise au rencart, car comme c’est la salle des machines qui a été submergée, ‘ils’ ne savent pas encore si ça vaudra la peine de le réparer (et surtout de changer tout ce qui est câbles électriques).
Nous arrivons donc au port vers 13h, avec tout plein d’autres croisiéristes car le MSC Splendida part en même temps que nous. Il y a des affiches indiquant le dépose-bagages pour Costa avec 3 représentants Costa qui distribuent les questionnaires pour le H1N1 (on en parle encore..??

) ainsi que les numéros pour l’embarquement. C’est un peu le bazar, tout le monde veut passer devant tout le monde. Nous nous faisons remettre un numéro 4, mais je réussi à attirer l’attention du gentil monsieur Costa pendant plus de 3 secondes pour lui mentionner que nous sommes membres Coral, ce qui nous permet l’embarquement prioritaire. Il me remet un ‘nouveau’ numéro 4, mais sur fond gris au lieu de blanc en m’expliquant tant bien que mal que : « Non, non, c’est bien un numéro 1. » Bah, si vous le dites

Nous montons à l’aire d’attente, il y a quand même beaucoup moins de monde que je l’aurais cru, considérant que Costa et MSC sont dans le même espace. Mais comme ces 2 croisières font monter et descendre des gens presqu’à chaque port, ce n’est effectivement pas 6000 passagers qui attendent de monter aujourd’hui. Nous allons directement au comptoir Costa pour remettre nos documents de voyage, il n’y a presque personne. L’embarquement de Costa ne commencera qu’à 14h tandis que les MSC Yacht Club et numéro 1 sont déjà appelés. De plus, MSC fourni un service de boisson (ok, c’est du jus en poudre ou de l’eau) mais pour Costa, il y a un petit comptoir de distribution rapide. Et payant. (Les clients captifs, ça vous parle??

)
A 13h50, les gens commencent à se masser près de la porte D. Je jette un coup d’œil discret à leur carton, en me disant qu’il y a beaucoup d’embarqueurs prioritaires... Mais non, il y a de tout, du 3, du 5 etc... Il faut croire que les gens aiment bien aller se serrer sans raison et râler que ça n’avance pas. La dame Costa demande même aux gens d’aller se rassoir, que l’embarquement pour les prioritaires commencera dans quelques minutes. Il y a bien une 20aine de personne qui ont bougé, mais sans plus. Donc, quand l’annonce pour les numéros 1 retentit vers 14h10, il faut un peu jouer des coudes pour passer. Il y a même des petits malins avec des numéros 5 qui ont tenté leur chance, mais ils ont été refoulés (bravo Costa!

) Je suis désolée de m’étendre sur ce sujet, mais c’est le genre de détails qui me rend dingue. Savoir-vivre les zamis!!

Notre numéro 4 sur fond gris étant finalement bien un vrai numéro 1, nous passons la fameuse porte D et avons droit à la photo avec la roue du bateau et 2 représentants Costa bien motivés. Une fois sur le bateau, nous arrivons dans l’atrium avec le magnifique ascenseur vitré, que nous prendrons le plus possible tant la vue est jolie.
Les cabines sont déjà prêtes, nous nous dirigeons vers la nôtre. J’avais réservé notre croisière au mois d’octobre en cabine balcon garantie et lorsque j’ai fait notre enregistrement en ligne début décembre, nous avions déjà reçu notre numéro de cabine, 6208. C’est une cabine tout à l’avant du bateau, pour handicapés. Ce qui fait que la cabine est un peu plus grande que la normale, mais avec un petit fauteuil au lieu du canapé. La salle de douche est également plus grande, mais comme il n’y a pas de ‘rebord’ de douche, à part une grille pour l’écoulement d’eau, le plancher se retrouvait vite détrempé quand on se lavait. Moi qui ‘récupère’ les serviettes en les remettant sur le porte-serviette, on devait en sacrifier une pour sauver nos chaussettes. Le balcon est de la même taille que les autres, mais sans le cadre-tueur-de-petit-orteil pour la porte, ce que j’ai d’autant plus apprécié!

On avait par contre une vue très partiellement obstruée vers le haut par le poste de pilotage et vers la droite (à peine) par un machin avec une échelle et une petite plateforme, qui (je crois) sert à laver le coté extérieur des balcons. Mais rien pour choquer, nous profiterons bien de notre balcon et surtout de la vue!
Sur le lit nous attendait nos cartes Costa, qui ne nous quitterons plus de la croisière et qui portent la mention ‘Extras’ à cause de notre forfait ‘All-Inclusive’, les cartes rouges à notre nom pour l’exercice de sécurité, la liste des excursions Costa, un plan du bateau et le Today du jour. Petit avantage d’être membre Coral, nous avons aussi une bouteille de Prosecco dans un sceau de glace, ainsi qu’un panier de fruits. J’aime

Comme il commence à faire faim, nous montons au pont 9, pour aller au Lido casser la croûte. Nous explorons un peu le bateau, il faut savoir qu’au pont 9, il y a le buffet et les 2 piscines et ensuite, ça se passe sur le pont 5, où il y a tous les bars et le casino. Au pont 4, la boutique photo, le coin Internet et la discothèque. Nous en profitons pour utiliser notre ‘All-Inclusive’ au Grand Bar le long des vitres. Ca deviendra ‘notre table lecture/apéro’.
Il est maintenant 16h15, nous retournons à la cabine ou nos bagages nous attendent sagement. Opération Tetris à l’envers, nous avons deux armoires avec des cintres en extra, probablement laissés par les précédents occupants et qui nous serons très pratiques. Il y a aussi une partie avec des tablettes, et 3 tiroirs dans la partie coiffeuse du bureau (avec 2 grands miroirs, pas de chicane lorsqu’on se maquille!!

). Un coffre-fort et un mini-frigo, ainsi qu’un sèche-cheveux sont disponibles. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir une salle de bain pour handicapés, mais il n’y a pratiquement pas de rangement, juste les côtés de l’évier... Sur tous les autres bateaux, nous avions au moins un coin-3-tablettes, parfois même deux coins. Avec 2 femmes dans la cabine, ça se rempli vite, nous utiliserons donc le petit banc en plastique comme tablette sous l’évier.
17h, c’est l’heure de l’exercice d’évacuation. Rendez-vous avec les gilets de sauvetage et les cartes rouges au Stardust, qui est pratiquement sous notre cabine. Ils nous passent alors un film de 15-20 minutes sur la vie sur le bateau et ensuite les mesures de sécurité. Avec notre longue nuit de sommeil, je dois avouer que j’ai ‘cogné des clous’ pendant le film...

Je ne sais pas si c’est mieux qu’avant ou nous sortions nous mettre en rang d’oignon et c’est le personnel Costa qui nous montrait comment mettre les gilets en 5 langues, mais ça leur permet maintenant de jumeler ca à la présentation de la vie sur le bateau qui est bien pratique pour les primo-croisiéristes. Le seul problème, c’est qu’au moment d’aller nous montrer notre ‘Munster station’, ça a été un peu le fouillis, et ils nous ont simplement fait passer sur le pont extérieur, sans nous montrer comment se placer. A voir comment les gens se sont lancés pour faire la queue à l’arrivée même en ayant un numéro, je n’imagine pas le bazar s’il y avait eu urgence...