19 août : AMSTERDAM
7 heures du matin je me réveille et parcours le net pour m'apercevoir que la bourse a encore pris une gifle hier

. Mais bon on va oublier un peu ça le temps des vacances... Mme PAP se réveille à son tour... On a tout notre temps, on ne veut pas arriver au port à 10 heures... Ptit déjeuner, puis appel de taxi par le Novotel... bon, c’est pas une Jaguar, mais quand même une Mercédès, avec une dame qui la conduit... et qui va nous coûter cher, d’ailleurs...


Le compteur affiche presque 50 à l’arrivée au port... Le problème, c’est que j’ai pas regardé combien il affichait au départ... Et notre Alex nous dirait que « les petits accords avec certains taxis amis », ce sont des choses qui arrivent, dans certains hôtels...

Enfin, nous voici au port, le Deliziosa est là... mais sur le trottoir, personne... pas un Costaman, nada...

juste une pancarte avec une flèche, et au dessus de la flèche « Costa »... On entre avec nos valises, il y a là un Costaman, un vrai, avec son badge, et deux aides, « porte-valises », sans doute des employés du port... On nous prend nos valises, préalablement étiquetées, et on nous montre l’escalier... On ne nous a pas adressé un mot, pas dit « bonjour », quelle que soit la langue...
Il est 11 heures, pas encore grand monde dans ce hall, et la file d’attente Costa se réduit à un couple et nous, on passe donc vite, la préposée nous donne une étiquette 1, ébauche un sourire (encore que... le sourire, j’en suis pas sûr...), et nous dit que l’embarquement est à 13h... Cet accueil « minimaliste » nous fait tout drôle, car l’an dernier, c’était plus cool, avec une Costawoman sur le trottoir pour accueillir les voitures, qui nous avait même aidé à trimbaler nos valises... et bien sûr on est loin de l’accueil VIP du MSC Yacht Club de mai dernier à
Marseille avec embarquement immédiat...
On se prépare à tuer deux heures, mais à 12h 40, un attroupement nous incite à descendre: ils ouvrent l’embarquement !

Ils appellent les « 1 », mais en fait les gens passent dans l’ordre où ils étaient, il y a beaucoup de 1, certes, mais des 3, des 4, j’aperçois un 9... les deux préposés essaient vaguement de dire « seulement les 1 », mais sont vite submergés, on a rarement vu un embarquement Costa si anarchique... rendez-vous compte, on va faire un gros quart d’heure de queue avant de passer...

Enfin, après avoir tout passé au scanner, nous voici à bord... où là, c’est comme d’habitude : quelques serveurs sont là pour nous souhaiter gentiment la bienvenue, et après c’est « débrouille-toi »...

ce qu’on fait d’ailleurs très bien, d’autant que notre dernière Costa (07/2010) était sur le jumeau de celui-ci... ascenseur... le planton nous fait 9 avec les doigts, je réponds 7 avec mon index (sur le bouton de l’ascenseur

). Et direction la 7309... comme sur le Luminosa on était à la 7305, et les gamins à la 7311, on n’est pas trop dépaysé... Nous voilà chez nous, et la curieuse impression de cette « arrivée désordonnée » s’estompe déjà... Nous voici en terres connues...

Direction la cafétéria, pont 9 (on n’ira pas très souvent, mais on pourra dire « on a essayé »...

)...
Bon, vous savez qu’on n’est pas exigeant sur cette partie-là, on est dans les premiers à aller manger, tout est donc encore propre et en ordre, on trouve ce qu’il nous faut, et on trouve que c’est bon, on ne se rend donc pas bien compte de la qualité du choix : un peu ? beaucoup ? choix de folie ? En tous cas, on ne voit pas de différence notable avec le buffet MSC du jour de notre arrivée sur le Fantasia... c’est un buffet, quoi...
Bon, dans la rubrique « pas terrible », y a juste la glace dite « à l’italienne », mais on va pas commencer à insulter les italiens, hein... c’est de l’eau gélifiée légèrement aromatisée... Mme PAP trouve aussi que les fruits « de saison » manquent un peu (y a des oranges et des pommes à gogo... et puis melon, pastèque en petits morceaux, mais ça, Mme PAP, elle aime pas...)
Retour en cabine... Il est 14h bon poids, les 3 valises bleues sont là... la noire, elle, n’arrivera que deux heures plus tard... insondable mystère... elles étaient ensemble dans le chariot où le porteur les avait mises devant nous...

Déballage des valises, par une Mme PAP heureuse de la place très confortable qu’elle trouve dans les placards et tiroirs (oublié, le Fantasia...)... bien sûr identiques à ceux de notre cabine du Luminosa... heureuse aussi de la grande salle de bain...

Moi, je range tout le matériel technique, et le temps passe vite... je n’ai pas bien lu le Today, et du coup, je zappe la réunion avec Corinne, l’hôtesse francophone... mais pas grave, on la reverra sur la télé peu avant le diner... présentée par un directeur de croisière italien, mais parfaitement francophone...
Faut dire qu’entretemps, je suis aussi allé voir le maître d’hôtel pour « tenter » le restaurant Samsara... Michael, qu’il s’appelle, et en trois secondes, et une série d’incantations magiques sur son ordinateur portable, il me transforme mon ticket « restaurant second service » en « restaurant Samsara »...

Chic ! certes ça va coûter 180 euros par personne, mais on a ce qu’on voulait essayer... Alors ce que j’ai pas bien compris, c’est qu’il me dit « second service » (on se croirait à un matche de tennis...), et il ne parle pas du tout français... Réflexion faite, j’ai l’impression que ça ressemble au restaurant du MSC-Yacht Club : je crois avoir compris que ce n’est pas tout à fait un horaire *totalement* libre : on s’engage sur un horaire approximatif, on peut changer, mais dans ce cas, faut prévenir... il est probable que certaines tables où des gens viennent manger très tôt sont réutilisées... enfin, on verra à l’expérience... Ce soir, pour « tester » on décide qu’on ira à 20 heures...

17 heures ! exercice d’alerte ! bien organisé, les cartes rouges sont relevées à l’arrivée de chaque côté... Bon, entre le moment où la sonnerie bipe (tiens, bizarre, 6 bref, un long, un bref ??? ça a changé ??? c’est plus 7 brefs un long ??? c’est quoi, ce truc ! et me dites pas que c’est pas vrai, j’ai l’enregistrement sonore...

) et le moment où tous les passagers sont rangés, il s’est écoulé un quart d’heure, ce qui ferait long en situation réelle, mais on n’est pas en situation réelle...

Après, en huit ou neuf langues dont le russe, le portugais, le néerlandais, peut-être une scandinave, le speech habituel... qui dit qu’en cas d’avarie réelle, les gens seraient invités à monter dans les chaloupes, «
selon un ordre logique prioritaire » (j'ai aussi l'enregistrement

)... ça veut dire quoi, ce truc ? faudra que je demande...
Pendant l’exercice, le bateau a quitté le port et navigue doucement, au fil des canaux... nous passerons la grande écluse vers 19h 15, que nous regarderons fonctionner de notre balcon, en buvant une flute d’un excellent Prosecco millésimé, celui prévu pour les suites, je pense, et qui s’avère être tout de même le meilleur de la carte... alors d’accord, c’est pas du Champagne, mais ça vaut largement les excellents Crémants de Loire que nous avons bien connus...
Et puis il va être 20 heures... Direction le restaurant Samsara... Whaooo ! on n’est pas déçu... Une table pour deux à côté d’une grande fenêtre, décor et service impeccable, difficile à différencier de celui de l’Etoile, sur le Fantasia... sauf peut-être par la hauteur au dessus de l’eau, là on est « bas »...
On aura l’occasion de revenir sur les menus, mais le menu Samsara de ce soir nous a parfaitement convenu, c’était excellent, et fort bien présenté et servi... Et c’est caaaaaaalme !


Alors quand on est arrivé, à 20 heures, deux tables semblaient finir de dîner, les autres étaient vides et bien dressées... Nous avons été accueillis sans problème, mais le restaurant s’est rempli brusquement (pas complètement cependant) autour de 20h 45 (l’heure du « second service »...)
Il nous a fallu après le repas un gros quart d’heure pour perdre au casino les 30 euros chacun offerts par le Costa Club pour les Gold Pearl... On a d’ailleurs mis du temps à comprendre d’ailleurs... figurez vous que notre carte est précréditée de 30 euros, donc quand on la donne au casino, il nous fait une facture de 30 euros et 90 centimes (y a pas de petit profit...) qui débitera notre compte en sa faveur, et nous donne 30 euros en billets (que nous aurions d’ailleurs très bien pu ne pas utiliser au casino...)... Bref, le Costa Club, c’est tout simple...

Le dernier petit « gag » de la soirée sera au retour en cabine : « l’excursion à bord » de la visite « totale » du bateau vaut 75 euros, mais pour les Costa-Club (tous grades), c’est 65 euros... Une telle générosité nous a tellement soufflés qu’il nous faudra une bonne nuit pour nous en remettre !

En bref, une arrivée à la gare maritime décevante, une embarcation comme d’habitude, mais un bateau qui nous plait énormément, tant dans le mobilier que dans la décoration et les couleurs : les peintres devaient avoir un surplus de « bordeaux » et de « rose flashie » en stock, mais finalement, avec des beiges, des oranges, des marrons, ça nous a conquis, de même que le grand salon à dominante vert d’eau et la cafétéria et ses « petits bateaux » dans une ambiance bleue... A bien y réfléchir, ce Deliziosa va peut-être devenir sur ce plan « déco et mobilier » notre « Costa préféré », loin devant son jumeau le Luminosa...
Et puis un exercice d’alerte correct et bien organisé (même si on reste convaincus que ça ne sert pas à grand-chose...), et un restaurant Samsara qui nous a effacé notre crainte de rester nostalgiques de l’Etoile...
Bref, une première journée Costa comme nous les connaissons bien, et comme nous les aimons bien, avec toutes leurs bonnes choses, et leurs petits travers agaçants, mais qu’on finit par pardonner... on est en vacances, que diable... Pas de découverte fantastique (à part le Samsara, mais y a que pour nous que c’est nouveau...), pas de nouveauté fracassante, mais pas non plus de déception majeure sur le bateau, ni de sentiment d’une « dégradation » depuis l’an dernier, comme nous en avions un peu peur...
(à suivre)