| Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Chamadou · 15 mai 2014 à 18:29 · 577 photos 249 messages · 49 participants · 46 476 affichages | | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 10:17 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 21 de 249 · Page 2 de 13 · 3 740 affichages · Partager Dimanche 6 Octobre 2013 - Jour 16 - Manaus - BRÉSIL
Nous nous sommes levés à 5 heures 45 pour cette nouvelle excursion: voir le phénomène naturel qui donne naissance au fleuve Amazone: la rencontre des eaux. C'est la confluence spectaculaire entre les eaux sombres et plus lentes du Rio Negro et les eaux beiges et rapides du Rio Solimõe. Ces rivières coulent conjointement avant de s'unir pour former le grand fleuve Amazone.
Nous descendons de neoRomantica pour remonter tout de suite sur un bateau amarré de l’autre côté du quai qui nous amènera vers ce site «incontournable» pour le touriste de passage à Manaus (prononcer «manaousse») Une bonne heure après nous voici arrivés sur place où le Coca Cola rencontre le café au lait. C’est heureux qu’ils ne se mélangent pas, imaginez le goût ! En fait la densité différente, la vitesse différente, ainsi que les températures 21°C pour le Rio Solimõe (le café au lait) et 28°C pour le Rio Negro (le Coca Cola) font qu’ils s’ignorent totalement sur plus de 18 kilomètres. La couleur Coca Cola est dû à la décomposition de matières végétales qui rend également cette eau acide. Les eaux chargées d’alluvions donnent la couleur café au lait.
Nous poursuivons notre route en aval, donc désormais sur le fleuve Amazone, où nous pouvons apercevoir les cabanes des " Ribeirinhos ", le peuple des rivières vivant le long des rives. Nous débarquons ensuite sur une petite île, au milieu d’une végétation luxuriante, de buissons, de plantes exotiques et d'hévéas. Nous nous déplaçons à environ 5 mètres du sol, sur un accrobranche pour seniors, fait d’un bric à brac de planches usées et mal fixées. Ici pas de commission de sécurité, de toute façon en bas ça fourmille de petits animaux pas tous sympathiques, alors à tout prendre on est mieux en haut.
Il nous a été donné de croiser quelques petits singes attendrissants, dont une mère avec son petit. Nous sommes allés rendre visite à la «déesse d’ Amazonie», il faut comprendre l’hévéa, dont certains spécimens sont d’une taille respectable. La vie en Amazonie parait fascinante, c’est le paradis de la faune et de la flore, pour ceux qui connaissent vraiment la nature. C’est en pirogue que nous allons rejoindre le bateau qui nous a amené sur cette île. Nous nous plongeons avec ravissement dans ce paysage paisible et fascinant où nous avons l’occasion d’observer des cormorans et autres poules d’eau. Nous croisons des pirogues qui forment un ballet incessant autour de nous. Un jeune garçon nous présente son ours en peluche, il s’agit en fait d’un paresseux avec de grands ongles qui prolongent ses doigts.
Il est 13 heures 30 quand nous retournons à bord, très contents de ce que nous avons découvert. Ce sentiment a été partagé par l’unanimité des participants que nous connaissons.
En forme, nous décidons d’aller faire un tour en ville, malgré un soleil de plomb, mais nous avons rebroussé chemin très tôt. La chaleur n’était pas en cause, mais c’est dimanche, tout est fermé, absolument tout.
Il est 18 heures quand neoRomantica s’écarte lentement du quai, direction Santarem, toujours sur l’Amazone, distante de 480 milles, et que nous atteindrons après-demain.
Manaus nous offre en dernier cadeau l’illumination de son immense pont qui enjambe le Rio Negro en amont. C’est le 1er pont depuis l’océan ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 10:21 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 22 de 249 · Page 2 de 13 · 3 724 affichages · Partager Lundi 7 Octobre 2013 - Jour 17 - navigation panoramique sur l’Amazone
Notre nuit a été écourtée d’une heure, et oui, nous descendons le fleuve Amazone, cap à l’est, cela nous donne comme l’impression de faire demi-tour.
NeoRomantica laisse défiler les rives qui nous offrent une vue toujours aussi captivante. À certains endroits, le paysage n’est pas sans rappeler les bords de Loire que nous affectionnons.
Nous avons beaucoup appris sur ce fleuve au cours de notre croisière, aussi, permettez nous de vous relater ses principales caractéristiques.
Le fleuve prend sa source dans les Andes. Après avoir traversé le Pérou, la Colombie et le Brésil, il se jette dans l'océan Atlantique au niveau de l' équateur. Son réseau hydrographique compte plus de 1000 cours d'eau.
L'Amazone est à lui seul à l'origine de 18 % du volume total d'eau douce déversée dans les océans du monde, son débit moyen de 209 000 m3/s est de loin le plus élevé de tous les fleuves de la planète. Avec environ 6 500 km, c'est le plus long fleuve de la Terre avec le Nil. L'Amazone est aussi le plus grand fleuve par l'immensité de son bassin.
Il draine une surface de 6 112 000 km² soit 40 % de l' Amérique du Sud et l'équivalent d'une fois et demie la surface de l'Union européenne.
Les pluies saisonnières entraînent des crues, inondant de vastes zones bordant l’Amazone et ses affluents.
La profondeur moyenne du fleuve pendant le gros de la saison des pluies est de 40 m et la largeur peut atteindre 40 km. Le niveau de l’eau commence à s’élever en novembre, puis le volume grossit jusqu’en juin, avant de chuter jusqu’à la fin octobre. La crue de son affluent le Rio Negro n’est pas synchronisée.
Conférence de notre ami Carlo Scopelliti ayant pour sujet: « qui a découvert l’Amérique ». Nous connaissions la réponse puisque c’est à cette même conférence que nous avons assisté à l’occasion de notre premier tour du monde. Pour faire court: tout le monde (vikings par le nord est et indiens par le nord ouest) Christophe Colomb, a été celui qui l’a fait connaître à l’Europe.
La journée s’écoule tranquillement, chacun vaque à ses occupations au lendemain des 2 jours consécutifs que nous avons passé à Manaus.
Ce soir nous terminerons agréablement la journée par un concert d’une musicienne brésilienne. Nous avons involontairement assisté aux répétitions à l’occasion du café, le rythme et l’énergie de cette chanteuse promet une superbe soirée.
P.S.: Aujourd’hui changement d’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage. Image attachée: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 10:53 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 23 de 249 · Page 2 de 13 · 3 710 affichages · Partager Mardi 8 Octobre 2013 - Jour 18 - Santarem - BRÉSIL5 ème escale
Nous voici à Santarem, ville de 270 000 habitants qui se trouve dans la confluence du fleuve Tapajos et du fleuve Amazone, à mi chemin entre les 2 principales villes de la région amazonienne: Manaus et Belém.
Santarem vit de l’agriculture, de l’élevage de bétail et de ressources minérales.
Les fleuves sont les moyens de communication les plus importants, en effet privée de routes qui pourraient la relier à d’autres villes, le transport de personnes et de marchandises se fait par les fleuves.
Difficile de s’imaginer au sortir du bateau que nous sommes amarrés sur un fleuve.
Nous nous engouffrons dans le bus, pensant que la climatisation viendrait nous rafraîchir un peu. Que nenni, ce vieux bus, qui n’aurait certainement pas l’autorisation de rouler en France, sert habituellement pour desservir la ville de Santarem. Nous roulerons donc toutes vitres ouvertes, qui somme toute fera une excellente climatisation aussi efficace qu’écologique.
Nous arrivons sans encombre à Alter do Chão, une belle localité balnéaire amazonienne considérée comme l'une des 5 premières plages du Brésil. Elle est située dans une baie baignée par le Tapajos. Nous avons découvert cette charmante ville, ses plages de sable blanc et ses eaux cristallines. Elle ne compte que quelque 2 000 habitants, et nous n'avons eu aucun problème nous orienter rapidement. La place de la ville est entourée de restaurants et de boutiques Nous faisons ensuite une halte pour visiter un site de production de farine de manioc, c’est l’aliment de base de la région. À cette occasion nous effectuons quelques pas dans la forêt tropicale pour assister à une démonstration d'extraction traditionnelle du latex à partir d'un arbre à caoutchouc. Nous suivons notre guide, qui nous indique les arbres utilisés pour produire des médicaments. À propose de médicaments, la délicieuse caipirinha que nous avons dégusté, doit sans nul doute avoir également des effets bénéfiques pour la santé. Voici la recette originale de ce médicament, cela pourra peu-être un jour vous servir. La caipirinha est un cocktail brésilien préparé à base de cachaça, de sucre de canne et de citron vert. Créé par les paysans, ce cocktail est très populaire. Ingrédients • une mesure (= 4cl) de cachaça (alcool de canne à sucre brésilien); • un citron vert (ou un demi suivant sa taille) ; • une cuillère à soupe de sucre en poudre (de préférence du sucre de canne blanc) ; • de la glace pilée ;
- une paille coupée en deux, un morceau plus grand que l'autre.
Si l'on veut boire moins d'alcool utiliser la grande (qui va au fond du verre et prend plus d'eau), ou, inversement, utiliser la petite pour boire plus l'alcool, qui sera en surface, car moins dense que l'eau !
De retour à Santarem, nous nous sommes arrêtés en centre-ville pour visiter la cathédrale Nossa Senhora da Conceição - le plus vieil édifice de Santarem (1761). Mais déjà nous sommes au milieu de l’après-midi, il est temps de rentrer à bord. Le temps d’écrire ces quelques lignes et c’est la soirée qui commence.
À bientôt ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 12:28 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 24 de 249 · Page 2 de 13 · 3 683 affichages · Partager Mercredi 9 Octobre 2013 - Jour 19 - navigation panoramique sur l’Amazone
Ce matin, c’était panique à bord au réveil !
En effet neoRomantica était à l’arrêt, au beau milieu de notre magnifique fleuve Amazone. Comme toujours dans ce genre de situation les supputations allaient bon train, favorisant l’imagination de certains et les ragots qui circulent (immanquablement) à bord.
« NeoRomantica est échoué sur un banc de sable ! si, si je t’assure il est échoué ! D’ailleurs à l’occasion de son dernier passage lorsqu’il s’appelait encore Romantica, il s’était déjà échoué ! »
Échoué ? échoué ?
Si on prend la peine de réfléchir 10 secondes on peut constater plusieurs choses:
- Comment s’échouer par 40 mètres de fond, alors que notre tirant d’eau est de 7 mètres?
- Pourquoi dans ces conditions avoir mis l’ancre, et pourquoi les bateaux qui sont à nos côtés sont à l’ancre également ?
- Et puis que fait le commandant dans une chaloupe revenant de terre avec de gros dossiers sous le bras?
Bon c’est sûr que ce dernier point n’est pas un argument, un certain commandant italien ayant abandonné lâchement son navire...
En réalité nous sommes dans la rade de Mapaca, pour déposer le pilote et satisfaire aux diverses obligations administratives obligatoires. C’est le même arrêt technique que celui que nous avons fait à l’aller.
Mais pour des raisons que tout le monde ignore, nous sommes arrivés avec plusieurs heures d’avance, après que neoRomantica ai marché à plus de 20 noeuds une bonne partie de la nuit. Serait-ce un grave ennui sanitaire pour l’un des passagers, qui aurait précipité l’arrivée à Macapa ?
Après la «radio potins» du matin, nous sommes allés à une démonstration de la chocolaterie, qui nous a présenté ses différents produits... avec dégustation.
Monique a été ravie et comblée !
L’activité à bord se poursuit tranquillement en ce jour de mer, car à l’heure où je vous écris ces lignes nous sommes désormais en mer pour rejoindre Belem, demain matin.
Nous naviguons toujours dans l’hémisphère sud depuis le 2 Octobre, bien que nous ayons frôlé l’ équateur. La température a baissé légèrement, c’est moins étouffant.
Tous les clignotants sont au vert: on continue !
Bye bye Image attachée: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 13:56 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 25 de 249 · Page 2 de 13 · 3 665 affichages · Partager Jeudi 10 Octobre 2013 - Jour 20 - Belem - BRÉSIL6 ème escale
Ce matin changement de régime, Neoromantica est ancré en rade à Icoaraci situé à 25 kms de Belém. Ici les côtes vivent au rythme des marées, Belem ne dispose pas d’infrastructures pour accueillir un navire de notre taille. L’endroit a été choisi en fonction des marées pour pouvoir lever l’ancre en soirée, situation que nous pourrons constater de visu. Dès le petit déjeuner avalé, nous nous précipitons à l’avant du navire, idéalement situé pour assister aux manoeuvres. NeoRomantica ralenti, ralenti, jusqu’à s’immobiliser complètement. À cet instant un officier responsable de la manoeuvre ordonne à 2 marins de jeter l’ancre. Un vrombissement se fait alors entendre, accompagné d’un nuage de poussière de rouille, le tout scandé par un geste de la main annonçant le passage de chaque repère blanc peint sur un maillon de la chaîne. Nous comprenons à cet instant l’utilité des masques portés par les marins. Après le transfert en chaloupe, toujours un peu folklorique, nous nous engouffrons dans le magnifique bus à 2 étages qui est mis à notre disposition.
En route vers Belem !
Belem est une ville brésilienne de l'estuaire de l'Amazone dans le nord du pays, capitale de l'État du Pará elle compte 1 400 000 habitants. C'est un port industriel situé à une centaine de kilomètres de l'Océan Atlantique. La ville est située sur la rivière Guamá.
Nous commençons par visiter le plus grand marché à ciel ouvert du Brésil, le Ver-O-Peso. Ce marché coloré et animé, qui existe depuis 400 ans, est un lieu symbolique et historique de Belem, renommé pour ses imposants étals de poissons, ses fruits frais, ses objets artisanaux, ses vêtements traditionnels, ses plantes ornementales et médicinales et ses poteries. Il nous aura été donné de voir à cette occasion les brésiliens déjeuner du plat traditionnel de Belem composé de poisson frit et de l’açaï.
L’açaï, est une espèce de palmier, son fruit est de couleur pourpre, ressemblant à une myrtille, avec un goût de chocolat. Il semble soigner des troubles digestifs et maladies de la peau...
Puis nous continuons toujours à pied vers les docks de Belem, dits «Estação das Docas». Composés de trois entrepôts en fer qui abritent d'intéressantes expositions, c'est un remarquable exemple de réhabilitation d'un port abandonné pour en faire un lieu historique et culturel branché.
Nous continuons notre promenade jusqu’au fort «Forte do Castelo». C’est une splendeur architecturale du XVIIe siècle et un haut lieu historique remontant à la fondation de Belém. Les Portugais le construisirent en position stratégique sur la rive droite de l'estuaire du Guamá pour contrôler la navigation de la région et résister aux éventuelles attaques étrangères. Initialement faite de bois, cette imposante structure fut plus tard reconstruite avec de l'argile battue et du gravier. Il a été reconstruit en 1850 avec d’énormes murs en pierre. Située dans l’enceinte du fort nous sommes entré au Muséum of the Meeting, qui abrite des céramiques " marajoara " et " tapajônica " - qui témoignent de la vie des premiers habitants de la région, des pièces de porcelaine, des projectiles et des monnaies. La climatisation du lieu nous a fait le plus grand bien, et nous a reposé un peu des 40°C qui règnent à ce moment de la journée.
Nous continuons ensuite vers le musée des arts sacrés « Museu de Arte Sacra do Pará» qui présente d'intéressantes expositions d'art sacré comprenant différentes représentations des jésuites et des pièces indigènes rares. Il a été installé dans l’ancienne cathédrale désaffectée.
Enfin, nous terminons notre excursion par la visite du pôle joaillier São José Liberto et le musée des Gemmes. Ce complexe se trouve dans une ancienne prison reconvertie en 2002. Cette sombre histoire est retracée dans les différentes pièces qui composent ce bâtiment. Aujourd’hui figure en bonne place à l’entrée du bâtiment, un énorme quartz de plusieurs centaines de kilos, dont le rôle consiste à diffuser des ondes positives et chasser le mauvais esprit...
Notre excursion démarrée ce matin à 9 heures se termine à 17 heures, sans que nous ayons trouvé le temps de déjeuner ! La dernière chaloupe partant à 17 heures 30, nous décidons d’en profiter au maximum et nous nous promenons dans les rues commerçantes situées à proximité immédiate de l’embarcadère. Quel bonheur d’avoir perdu ces kilos encombrants, de marcher et d’en profiter jusqu’à la dernière minute! La chaloupe qui nous reconduit à bord est malmenée par les vagues et le vent assez fort qui souffle en fin de soirée. L’une d’elle traversera le frêle esquif, et douchera avant l’heure les passagers qui se sont trouvés sur son passage
Mais l’heure avance, vite, une douche et nous nous précipitons au «Plaza Italia» pour écouter la chanteuse brésilienne Yvette Matos, que nous ne voulions rater sous aucun prétexte. Sa musique a une fois de plus chauffé la salle.
Épuisé, mais heureux nous allons nous coucher.
Belem nous a vraiment séduit. Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:00 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 26 de 249 · Page 2 de 13 · 3 659 affichages · Partager Vendredi 11 Octobre 2013 - Jour 21 - En mer
La nuit a été plus mouvementé que ces jours derniers, car neoRomantica a quitté les eaux «café au lait» pour retrouver le bleu de l’Océan. Nous naviguons légèrement à peine un degré au dessous de l’ Équateur. Nous nous dirigeons vers Recife distante de 1 103 milles et que nous atteindrons Dimanche matin. Une belle houle et un vent de force 6 nous accompagnent.
Je le redis, j’apprécie la carène de notre navire qui passe sans forcer dans la mer, avec une toute petite vague d’étrave, je le trouve plus confortable que Déliziosa qui déplaçait un volume d’eau important. Cependant les superstructures ajoutées dans les haut lui donnent une fâcheuse tendance au roulis, mais rien de bien méchant, et finalement j’apprécie, on se sent en bateau et non à l’hôtel !
Nous nous sommes levés plus tard que d’habitude (excusez nous pour ceux qui travaillent) ce qui fait qu’au hasard des rencontres, nous n’avons pas fait grand chose, mis à part le tri des photos, midi fut vite arrivé !
L’après-midi est consacré à la rédaction de ces quelques lignes et celles de la journée d’hier.
Ce soir nous avons décidé avec 2 autres couple de tester la pizzeria, il paraît qu’elles sont délicieuses. Et puis comme c’est vendredi soir, on sort en ville...
Au passage on ratera la soirée du commandant, mais comme nous en aurons au moins une quinzaine...
Samedi 12 Octobre 2013 - Jour 22 - En mer
Aujourd’hui nouvelle journée en mer avec ses traditionnelles activités, et une réunion préparatoire à nos 3 futures escales brésiliennes. Hormis Récife que nous ne connaissons pas, nous redécouvrirons avec plaisir Salvador de Bahia et Rio où nous sommes déjà allés à l’occasion d’un périple de 12 jours.
Le Brésil est en grève actuellement, toutes les administrations sont fermées, les banques et beaucoup de services publics. Cela peut poser quelques problèmes pour les touristes de passage, mais tout est fait pour nous être agréable. Nous avons même pu acheter des timbres dans une poste en grève !
Le Brésil en quelques lignes, il est à nos yeux important aussi d’avoir quelques connaissances, même sommaires, des pays traversés:
Sa superficie est de 8 514 876 km2, c’est une république fédérale divisée en 26 Etats.
Avec près de 194 millions d'habitants, le Brésil est le cinquième pays le plus peuplé du monde. Le Brésil possède l'une des populations les plus diversifiées au monde sur le plan ethnique. Sa capitale est Brasilia et la langue officielle le portugais.
Le Brésil, 6ème puissance économique du monde est dirigée depuis 2011 par Dilma Rousseff. C’est la plus grande économie d'Amérique latine (et le deuxième d’Amérique, juste derrière les États-Unis).
Quelques mots sur son drapeau, qui présente une certaine originalité et riches en symboles.
Le drapeau brésilien présente un grand losange jaune sur un fond vert symbolisant l'union impériale lors de la naissance de la maison royale brésilienne.
Le vert représente la maison royale de Bragança à laquelle appartenait Pedro 1er, le premier empereur brésilien.
Le jaune représente la maison royale autrichienne de Habsbourg car la première impératrice brésilienne, femme de Pedro 1er, était une princesse autrichienne.
Au centre du losange a été placé, lors de la République, une sphère bleue qui symbolise le ciel de Rio de Janeiro au jour du coup d’État qui a installé la République au Brésil.
Dans ce ciel, on retrouve 27 étoiles pour la capitale du pays et les 26 états fédérés. La disposition des étoiles du drapeau reflète celle du ciel de Rio de Janeiro le 15 novembre 1889 à 20 h 30, date de l'institution officielle de la République.
La devise nationale « Ordem e Progresso », en français : « Ordre et progrès », devise du philosophe français Auguste Comte est inscrite en son milieu.
Pour revenir à la vie du bord, la journée a été marquée par un apéritif offert à l’occasion de l’anniversaire d’un passager, dont j’avais en son temps, paramétré son téléphone et sa carte SIM pour qu’ils puissent téléphoner à leur fille, sympa !
Voilà pour aujourd’hui, on vous dit à demain après la visite de Récife. Image attachée: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:10 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 27 de 249 · Page 2 de 13 · 3 654 affichages · Partager Dimanche 13 Octobre 2013 - Jour 23 - Recife - BRÉSIL7 ème escale
Il est 8 heures 30 quand neoRomantica commence ses manoeuvres d’accostage.
Nous nous précipitons à l’avant du navire au pont 8, pour ne rien perdre du spectacle. Nous avions suivit avec intérêt le mouillage de l’ancre, aujourd’hui nous allons apprendre comment se passe l’amarrage. C’est un plus de ce bateau de pouvoir assister à ce «spectacle» contrairement à Deliziosa où tout se situait dans une salle intérieure. Nous verrons les cabestans entrer en fonctionnement sous l’action des marins aux gestes sûrs et précis, sans hésitation ni cafouillage.
Aujourd’hui nous ne verrons pas Recife car nous avons préféré partir à 60 kms, pour découvrir les lamantins, et finir à la plage (Excursion 5065). Cela nous changera des monuments et le climat tropical nous invite malicieusement à faire trempette dans ce bel océan turquoise.
Recife est une ville en pleine expansion et la «sky line» (ligne d’horizon) se distingue par une succession sans fin d’immeubles). NeoRomantica est amarré dans l’ancien port, le port de commerce actuel situé à quelques encablures est très moderne et l’un des plus important du Brésil. De nombreux cargos, attendent dans la rade l’accès au port. Le Brésil est entrain de se construire, cela se vérifie à chaque sorties, où nous voyons de nombreux chantiers, d’habitations en particulier. Mais les inégalités sociales sont très marquées.
En route donc pour rejoindre la ville historique d'Igarassu, l'une des premières implantations européennes au Brésil. Nous visitons l'église São Cosme e Damião, la plus vieille du pays (1535). La visite fut particulièrement courte en ce dimanche qui était aussi jour de baptême.
Nous poursuivons par la visite d’un centre de recherche voué à la protection du lamantin antillais, l'une des espèces les plus à risque d'extinction. Il n’en existe plus que 500 individus environ au Brésil. Nous sommes surpris par sa taille d’environ 600 kilos, et surtout par le fait que le lamantin mange quotidiennement 10% de son poids c’est à dire 60 kilos ! En liberté il se nourrit d’herbes qu’il ramasse dans le fond de l’océan, dans les bassins où nous les avons observés, sa nourriture est essentiellement composée de légumes et en particulier de carottes. Puis nous partons pour Itamaracá. Cette petite ville fut le théâtre de combats entre les Portugais et les Hollandais lorsqu'ils arrivèrent dans l'État du Pernambouc. Aujourd'hui, Itamaracá n'est plus un champ de bataille, mais un port paisible et accueillant. Depuis la plage le fort Orange, impose sa bâtisse austère. Cela nous a fait penser à une fortification à la Vauban.
Nous terminons cette excursion par un petit tour en catamaran qui nous a conduit à Coro do Avião, une petite île paradisiaque, lieu idéal pour se baigner et déguster une bonne caipirinha !
Vite, retour au port pour mettre le cap vers Salvador de Bahia que nous atteindrons demain en début d’après-midi.
Ce soir nous fêterons l’anniversaire de Suzette, une amie du premier tour du monde. Il y aura le traditionnel gâteau accompagné par un véritable champagne français.
À votre santé ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:24 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 28 de 249 · Page 2 de 13 · 3 647 affichages · Partager Lundi 14 Octobre 2013 - Jour 24 - Salvador de Bahia - BRÉSIL8 ème escale
Ce matin les déplacements dans les couloirs sont cocasses, avons nous trop arrosé l’anniversaire de Suzette hier ? Nous titubons, trébuchons, et nous nous bousculons. Une forte houle provoquée par les alizés bouscule par le travers notre bateau qui roule. Un coup à bâbord, un coup à tribord, et hop ! un p’tit coup de tangage, de la proue à la poupe: neoRomantica se met à danser la samba ! Heureusement après 3 semaines de mer nous sommes parfaitement amarinés !
Nous assistons ce matin à une conférence du toujours brillant professeur Scopelliti. Que voulez vous nous sommes fan, et puis nourrir son esprit n’a jamais fait grossir ! Le thème abordé «les traditions africaines en Amérique latine» est tout à fait adapté à notre escale.
Mais nous voici à terre.
Salvador de Bahia, 2 440 000 habitants, 2ème ville du Brésil par sa taille. Surnommée «La Rome noire» du fait des 365 églises, et noire pour le métissage.
Nous retrouvons avec grand plaisir cette ville que nous avions découverte la première fois il y a une vingtaine d’années. Les immeubles qui bordent maintenant le front de mer en disent long sur les progrès réalisés par le Brésil depuis ce temps.
Nous quittons le port (Excursion 5081) jusqu'au quartier Barra, en direction du farol, le phare très connu et devenu un lieu incontournable pour les touristes. Nous y effectuons une première halte pour faire le tour de ce promontoire avec une vue panoramique sur cette magnifique baie de tous les Saints, ainsi dénommée car découverte le jour de la toussaint. Il s’agit de la 2ème plus grande baie au monde !
Nous poursuivons ensuite à pied dans le centre historique de Salvador pour visiter l'église de São Francisco, avec son intérieur plutôt «chargé» dans la pure tradition portugaise, et son cloître avec ses magnifiques azulejos.
Nous avons adoré nous promener tranquillement dans les vieilles rues colorées et pentues, accompagné par le son des tambours et les baihanaises en costume traditionnel.
À cette occasion nous avons appris pourquoi les façades des maisons étaient ainsi colorées. Cela remonte au temps de l’illettrisme. En guise d’adresse on disait: «va porter ce colis à la maison jaune» par exemple. Depuis, les propriétaires actuels qui désirent refaire leur façade sont obligés de respecter la couleur existante.
Nous sommes retournés ensuite dans la ville basse pour faire une halte au Mercado Modelo, marché où l'on vend des produits du terroir et principal centre d'artisanat de la ville.
Retourné à bord, nous avons assisté au départ de neoRomantica, admiré la ville illuminée, et c’est par 3 coups de corne de brume que nous avons dit: «au revoir Bahia !» Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:28 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 29 de 249 · Page 2 de 13 · 3 641 affichages · Partager Mardi 15 Octobre 2013 - Jour 25 - En mer
Quelle effervescence au réveil ce matin !
Tout avait pourtant démarré calmement, les 2 escales consécutives menées au pas de course semblaient avoir eu raison des passagers, et le restaurant Giardino, où nous prenons notre petit-déjeuner était clairsemé.
Mais la féérie que nous a offert la nature l’a emporté sur toutes les animations du bord.
Cela a tout d’abord commencé au cours de notre promenade à l’avant du bateau, endroit que nous apprécions, calme et isolé. Des escadrilles de poissons volants accompagnaient neoRomantica, mais c’était sans compter la «chasse aérienne» !, de beaux paille-queues, qui, dans de foudroyants piqués, ne laissaient aucune chance à leurs proies. Il est amusant de constater que les poissons volent et les oiseaux nagent !
On ne se lasse pas d’un tel tableau.
Les oiseaux et poissons ayant décidé de quitter la proximité de notre navire, nous sommes allés assister à une démonstration de sculpture sur légumes et fruits. Un cuisinier philippin aussi habile que souriant a exécuté devant un public conquis de belles sculptures avec pastèque, radis, navets, citrons, oignons. Le résultat est bluffant et très humoristique.
10h45, l’heure de la visite des cuisines a sonné. Réservée aux passagers «Gold Pearl» c’est une tradition à laquelle nous aimons participer... la petite coupette accompagnée de délicieux gâteaux n’est peut-être pas étrangère à notre engouement.
Quelle est cette agitation qui nous cueille à la sortie des cuisines? Tous les passagers se dirigent dans la même direction. Disciples de Panurge nous faisons de même et sitôt arrivés sur le pont promenade nous assistons à un spectacle fabuleux: des baleines !
Elles étaient plusieurs, une maman et son petit ont exécuté devant nous un numéro de nage synchronisée
Malheureusement, elles étaient éloignées et il était très difficile de les prendre en photo.
Nous vous adressons en guise d’au revoir quelques photos que la nature a bien voulu nous accorder.
Demain nous serons à Rio pour 2 jours. Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:35 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 30 de 249 · Page 2 de 13 · 3 636 affichages · Partager Mercredi 16 Octobre 2013 - Jour 26 - Rio de Janeiro - BRÉSIL9 ème escale
Autant vous le dire tout de suite, cette journée sera placée sous le signe de la déception.
Tout a commencé par de longs coups de corne de brume, qui au petit matin (c’est à dire 8 heures...) nous tirent de notre sommeil. Nous nous extirpons de notre cabine et montons au pont 9.
Il s’agit de neoRomantica qui signale sa présence au beau milieu d’une purée de pois, appliquant ainsi le code maritime international. On se dit qu’à quelques heures d’arriver, la situation peut évoluer et tous les espoirs sont permis. Pour évoluer, la situation évolua, le brouillard s’est transformé en pluie !
Il parait que nous sommes presque arrivés, il parait que nous sommes dans l’une des plus belle baie du monde, il parait que nous sommes à proximité du pont qui totalise 14 kilomètres de longueur, il paraît que le Pain de Sucre et le Corcovado surplombent ce paysage universellement connu... il parait que nous sommes arrivés ! Bon là j’exagère un peu, mais pas plus que ça.
Qu’y-a-t-il au programme ? le Pain de Sucre ? Et bien on s’en passera ! Nous gardons en mémoire notre dernière ascension effectuée la nuit, où le paysage féérique de Rio illuminé a été gravé dans notre mémoire. Aujourd’hui la météo nous autorisera uniquement de voir le tapis nuageux qui protège Rio.
Nous entreprenons donc de faire du shopping. Nous marchons sous la pluie, Rio ne se reconnait plus, Rio nous montre un autre visage loin des clichés stéréotypés, Rio a froid, Rio est triste, Rio pleure.
Une excellente caipirinha sirotée sous une tonnelle de toile plastique bricolée, nous apporte réconfort, et nous rappelle que nous sommes bien au Brésil, non en Norvège.
Et puisque nous sommes à quai toute la nuit, nous irons dîner en ville.
Nous nous engouffrons dans l’un des nombreux taxis jaunes qui sillonnent la ville.
C’est à ce moment que nous réalisons que le brésilien Ayrton Senna n’a pas été champion de Formule 1 par hasard, les auto tamponneuses de mon enfance ressurgissent de ma mémoire. La ligne droite, les stops, les feux, les piétons et les autres véhicules: ils ne connaissent pas. Au début on se crispe sur son siège (pour ne pas dire autrement), puis on devient fataliste, au point que lorsque le chauffeur allume la télévision située sur son tableau de bord, on ne s’étonne même plus ! Des dingues je vous dis, des dingues.
C’est sans encombre que nous sommes arrivés au restaurant qui nous avait été recommandé: le «Porcao», spécialisé dans la viande rôtie. Nous avons été comblé, la viande est délicieuse, marinée comme il faut, goûteuse, cuite à point et variée. Le Brésil ne faillit pas à sa tradition. Chaque convive a deux pastilles à sa disposition. L’une verte signifie «apportez moi de la viande», l’autre rouge pour demander d’arrêter. Il y a un défilé de serveurs munis de broches avec des viandes différentes, ils vont de tables en tables proposant de vous servir.
Cet excellent repas a conclu avantageusement une journée un peu grise. Nous nous endormons dans un bateau à quai stable et sans mouvement, avec l’espoir secret d’une meilleure journée demain. Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:40 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 31 de 249 · Page 2 de 13 · 3 634 affichages · Partager Bonjour à tous,
pour notre part, nous avions choisi l'excursion (5061) Recife et Olinda:hélas, la visite d'Olinda aux maisons très colorées s'est faite au pas de course, à l'entrée de la petite ville, il fallait prendre un mini bus car les rues étaient très pentues et étroites, visite de l'église, très belle vue lointaine de Récife, rechangement de bus puis retour à Récife avec visite de la Casa de la cultura:une ancienne prison transformée en marché artisanal, les accrocs du shopping étaient ravies (pas moi!) | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:45 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 32 de 249 · Page 2 de 13 · 3 629 affichages · Partager Jeudi 17 Octobre 2013 - Jour 27 - Rio de Janeiro - BRÉSIL
Après une journée décevante, nous plaçons la nouvelle journée qui s’annonce sous le signe de l’espoir. Cette fois pas de pluie, mais un ciel gris et couvert. Au programme ce matin le Corcovado et le Christ Rédempteur placé en son sommet (Excursion 5071).
Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut, dit la chanson, alors montons !
À notre dernière venue au Brésil nous n’avions pu voir sa tête, au moins on se dit que cette fois on le verra peut-être en entier. Mais de là à voir un point de vue panoramique sur la baie de Rio, il y a de la marge.
Nous partons du port, et passons par le centre ville. Rio prépare la coupe du monde de football 2014, et les Jeux Olympiques de 2016. C’est un chantier gigantesque, toutes les rues sont en travaux et la circulation est problématique. Nous voici arrivés à la gare de Cosme Velho. Nous grimpons dans le funiculaire, pour effectuer un trajet de 20 minutes au travers de la Floresta de la Tijuca, et admirons la végétation luxuriante de la plus vaste réserve forestière de la partie urbaine du Brésil. Cette espace de 3300 hectares a été entièrement planté par 11 esclaves. Devant un tel travail et un tel résultat, ils ont recouvré la liberté.
Nous arrivons au sommet du Corcovado, au pied de la statue de Cristo Redentor. Ce monument d'une hauteur de 30 mètres repose sur un piédestal de 8 mètres. La célèbre statue construite à base de pierre et de ciment pèse 1 145 tonnes et représente l'emblème de la ville de Rio de Janeiro. Elle est située sur une montagne (c’est le Corcovado) culminant à 709 mètres. En juillet 2007, la statue du Christ Rédempteur fut élue comme l’une des « 7 nouvelles merveilles du monde ».
De cet endroit nous devrions avoir une magnifique vue générale de la ville, des plages, de la Baie de Guanabara ainsi que du "Pain de Sucre".
Mais nous ne verrons que des nuages.
Nous poursuivons ensuite par la tournée des plages de Copacabana, Ipanema, et Leblon.
Copacabana est localisée dans la zone urbaine sud de la ville, et est considéré comme l’un des quartiers les plus coté du Brésil. La plage est en forme de demi-lune, et est également connue sous le nom de « Princesse de la mer » due à son aura poétique, connue depuis les années 1930, 1940 et 1950. La promenade (avec ses fameuses ondes noires et blanches), offre une piste cyclable. On y vient pratiquer le sport, comme le jogging, le beach volley (très populaire ici), la natation etc... tout est bon pour perdre les calories accumulées par une nourriture brésilienne riche.
On y croise les traditionnels vendeurs à la sauvette, on peut y admirer de magnifiques et éphémères châteaux de sable, nous y avons même rencontré la fille d’Ipanema, accompagnée de 2 amies, qui nous ont offert un sourire ensoleillé...
Au moins, cette fois la pluie ne contrariera pas nos projets.
Après avoir apprécié une reproduction artistique d’une Favela exposée au musée des Arts de Rio, nous terminerons cette journée par une belle promenade dans les quartiers populaires situés à proximité du bateau, les «mains dans les poches».
Ce fut très agréable.
Il est 18 heures, neoRomatica s’écarte lentement du quai. Des personnes à quai assistent à notre départ et photographient notre paquebot.
Nous scrutons les collines alentours, dans l’espoir secret que le Corcovado daigne se montrer pour nous dire au revoir. Espoir déçu, seul le Pain de Sucre, ironiquement, exhibera sa silhouette et sa petit lumière située en son sommet. Ce sera notre lot de consolation, avec les illuminations de Rio la nuit, et le ballet incessant des avions décollant de l’aéroport tout proche.
En route pour Punta Del Este en Uruguay que nous atteindrons après 2 jours de mer, dimanche prochain.
Bonne nuit ! Images attachées: | | | À: Anisetoile · 17 mai 2014 à 14:48 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 33 de 249 · Page 2 de 13 · 3 628 affichages · Partager Bonjour Agnes,
Je pense que c'est vous qui avez fait le bon choix. Olinda est parait-il un village très pittoresque. Mais je ne regrette pas non plus notre excursion plus basée sur plage, cocotiers et caipirinha !
Bises de nous deux
Christian | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 14:51 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 34 de 249 · Page 2 de 13 · 3 627 affichages · Partager Vendredi 18 Octobre 2013 - Jour 28 - En mer
Panique à bord ce matin !
Oh là là, qu’est-ce qui arrive encore ? Le tropique du Capricorne que nous avons passé cette nuit a-t-il eu une influence sur notre équilibre ? Et bien voilà, nous étions prévenus du changement de fuseau horaire pendant la nuit. Nous faisons route au Sud avec un peu d’Ouest dedans, c’est donc en toute logique que nous avons retardé nos montres d’une heure. Rien à signaler ce matin, sauf l’apéro que nous avons projeté d’offrir à quelques amis à 11 heures, dans notre cabine. Confortablement installés dans un des salons, Monique lit, pendant que je rédige quelques lignes. Il est 10 heures, nos amis Michel et Monique, avec qui nous avons pris l’habitude de prendre les repas du midi viennent à notre rencontre. «On va déjeuner ?» nous demandent-ils, je leur réponds par une boutade, midi c’est encore loin ! «Précisément il est midi !» me rétorquent-ils dans un grand éclat de rire. Gloups ! nous nous sommes trompés, vite on appelle Robert et Suzette pour qu’ils nous excusent d’avoir été absents de notre cabine, ils ont bien rit également.
Dans les 2 photos ci-dessous vous pourrez voir notre route jusqu’à Valparaiso et les distances entre les différentes escales exprimées en milles marin (1 mille = 1,852 km)
Une réunion de préparation a eu lieue cet après-midi pour nos 2 prochaines escales en Uruguay: Punta Del Este et Montevideo. Nous nous sentons bien en ces terres latines, et apprécions ces cultures, et ces langues qui me sont proches.
Ce soir nous avons dîner de gala avec cocktail offert par le commandant aux membres du Costa Club. Nous finirons par un spectacle de danses brésiliennes qui aura lieu à 23 heures.
Demain on fera la grasse matinée, après tout c’est samedi pour tout le monde, non?
Samedi 19 Octobre 2013 - Jour 29 - En mer
Tout est calme ce matin, pas de mer, pas de pluie, pas de décalage horaire. Il fallait bien ça pour nous reposer de la soirée de gala d’hier qui finit assez tard.
Nous naviguons toujours en direction de Punta Del Este en Uruguay, que nous atteindrons demain matin. Le débarquement se fera par chaloupe.
En fin de matinée nous «réparons» notre bévue d’hier en invitant nos amis à boire un bon Ricard. Nous avons à notre disposition 3 bouteilles, «une par tronçon !» m’a gentiment fait remarquer Monique. Mais nos amis ont du 51 pour les uns et du Ricard pour les autres, on devrait ainsi pouvoir s’en sortir.
Il est temps que je vous dise un mot sur notre commandant Salvatore Donato. Il communique peu, voire pas du tout certains jours, cela est regrettable et regretté par tous, équipage comme passagers. Son principe est de s’occuper du bateau et de la navigation, aux autres de se charger de l’hôtellerie, selon ses dires. Nous aurions souhaité qu’il nous donne quelques indications sur les endroits traversés, les points remarquables, tel que cela était d’usage sur le Deliziosa avec Francesco Serra.
Il ne donne même pas ces informations à l’équipage en charge des passagers.
Salvatore Donato travaille chez Costa Croisières depuis 23 ans, dont 6 au poste de commandant. Il est marié avec 2 enfants. C’est un passionné de pêche et de football (comme beaucoup d’italiens)
Mais en fait le plus important ce sera qu’il nous ramène à bon port.
Nous consacrerons une partie de l’après-midi à la préparation de nos escales en Argentine.
Les prochains jours le rythme sera beaucoup plus soutenu, nous arrivons bientôt dans la région de ce tour du monde que nous convoitions le plus.
À bientôt donc, lorsque les excursions nous laisserons un moment pour vous relater nos visites.
P.S.: Voici l’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 8 heures du matin pour nous, soit 4 heures de décalage. Image attachée: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 17:07 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 35 de 249 · Page 2 de 13 · 3 578 affichages · Partager Un vrai régal votre compte rendu ! On s'y croirai !
Impatient de lire la suite | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 17:35 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 36 de 249 · Page 2 de 13 · 3 563 affichages · Partager Ce récit est un véritable plaisir. Et que dire des photos : une mention pour celle du baptème que je trouve particulièrement belle avec ces personnages tous baignés d'une lumière différente. Il vaut mieux proposer peu de photos mais de très bonne qualité. | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 20:10 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 37 de 249 · Page 2 de 13 · 3 527 affichages · Partager Bonsoir à tous.
Je vous remercie pour vos encouragements. Voici la suite:
Dimanche 20 Octobre 2013 - Jour 30 - Punta del Este - URUGUAY10 ème escale
Décidément les nuages et la pluie sont pégouses ! diraient nos amis de Montpellier dans leur dialecte du midi, ce qui en clair signifient qu’ils nous collent. Le temps est frais ce matin, environ 19°, le ciel est gris et quelques gouttes de pluie s’égarent.
C’est en fait à Montevideo que nous accostons ce matin. Les conditions climatiques ne permettaient pas les débarquements en chaloupes avec sécurité à Punta del Este.
Nous nous sommes toutefois rendus à Punta del Este en 2 heures de car, ce qui tout compte fait nous a permis de voir l’arrière pays. Punta del Este, Montevideo et Buenos Aires se situent dans un mouchoir de poche, de part et d’autre de l’estuaire du Rio de Plata. Il est très facile d’aller d’une ville à l’autre, passant ainsi de l’ Uruguay à l’ Argentine et vice versa.
Punta del Este compte 11 700 habitants. On l’a surnomme «la Saint Tropez de l’Amérique latine»
Ce qui frappe le voyageur, quand il débarque, c’est un pays riche, bien entretenu, avec de beaux immeubles et de belles villas. C’est un paradis fiscal.
Ce qui nous a marqué également, c’est de passer d’un pays tropical à un pays au climat océanique. La végétation est proche de celle de notre pays... et son climat également.
Nous descendons auprès de la plage Brava.
Nous nous engageons dans l'avenue Gorlero. Artère principale de Punta del Este, elle compte de nombreuses galeries commerciales, restaurants, cinémas, casinos et boutiques. Le marché d'artisanat populaire se tient sur le square Artigas, le long de l'avenue Gorlero.
Puis nous nous dirigeons vers le phare visible de toute la ville. Haut de 45 mètres, les lentilles qui composent son système optique furent importées de France. Il est alimenté électriquement, avec un système d'appoint fonctionnant au gaz. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de monter les 150 marches pour accéder en haut du bâtiment.
C’est au pas de course que nous retournons au bord de la mer. Nous rencontrons quelques oiseaux de toute beauté, dont nous vous adressons un exemplaire.
Arrivés sur place nous admirons le fameux «Monumento al Ahogado» (Monument au noyé) qui sert à avertir les baigneurs que les vagues agitées pourraient les amener à se noyer. On l’appelle plus communément «los dedos» (les doigts)
Prendre une photo sans personne, on nous avait prévenu serait (quasiment) impossible. Et bien le dieu Nikon, devait être avec nous, car, avec un peu de patience et beaucoup de chance, les quelques personnes qui se trouvaient là ont disparu derrière les doigts.
Clic clac c’est dans la boîte. Fallait surtout pas hésiter !
Allez, il faut repartir vers Montevideo, où nous attend neoRomantica.
Nous avons été heureux de découvrir ce pays, de parler l’espagnol, et de constater son influence aujourd’hui encore dans beaucoup de domaines.
On se sent chez soi en Amérique du Sud !
À 18 heures nous quittons le quai dans une manoeuvre un peu hasardeuse, qui a nécessité l’intervention d’un remorqueur... alors Salvatore, qu’est-ce que tu fais ?
Le soleil nous a montré malicieusement le bout de son nez, bon ou mauvais présage pour demain à Buenos Aires ?
P.S.: Cette nuit changement d’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage. Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 21:24 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 38 de 249 · Page 2 de 13 · 3 504 affichages · Partager Lundi 21 Octobre 2013 - Jour 31 - Buenos Aires - ARGENTINE11 ème escale
C’est sous le soleil que nous accostons ce matin, pour une escale de 2 jours. Ce ne sera pas de trop pour entrevoir cette ville qui mérite beaucoup plus.
Il est interdit de sortir du port à pied, c’est donc une navette portuaire qui, après avoir traversé des montagnes de conteneurs, nous amènera à l’extérieur de l’enceinte portuaire.
D’emblée nous sommes conquis par cette ville aux multiples quartiers allant des plus cossus au nord, aux plus modestes au sud. Nous avons l’impression d’être dans une capitale européenne, tant il était important à l’époque, que le nouveau monde soit la vitrine de l’Europe.
Forte de 3 millions d’habitants, 15 millions en comptant la banlieue, c’est la deuxième ville la plus peuplée d’ Amérique du Sud (après São Paulo) et l’une des 16 plus peuplées au monde.
Notre excursion (excursion incluse, l’une des meilleures !) nous fait visiter les principaux sites touristiques de la ville en commençant par les luxueuses et magnifiques constructions des quartiers nord, qui abritent de nombreux restaurants chics, des pâtisseries, des night-clubs ainsi que des boutiques de grand style. La majorité des demeures situées à Palermo Chico, par exemple, sont des Ambassades, des Consulats et des Musées. Le quartier de Palermo se caractérise par ses bosquets verdoyants et ses larges avenues qui lui confèrent une ambiance unique et incomparable. Le Parc pittoresque "3 de Febrero", que les habitants appellent plus communément "Los Jardines de Palermo" (Jardins de Palermo) accueille au milieu de ses plus grandes attractions, "El Rosedal" dont la surface couvre 34.000 m2. Cet important espace vert situé en plein coeur de la capitale appartenait à une personne privée, qui en a fait don à la ville.
Premier arrêt au cimetière de la Recoleta, plus qu’un cimetière il faut le voir comme un ensemble architectural, avec ses bâtiments et ses rues. Nous avons pu voir la sépulture d’Évita Peron.
Nous avons continué par la place de Mayo et ses environs, où se trouvent l'Hôtel de Ville historique, la Pyramide de Mayo, la Cathédrale Métropolitaine ainsi que le bâtiment de la Banque Nationale d' Argentine. Nous avons fait alors une petite promenade qui nous a permis de visiter l’intérieur de la cathédrale où a officié l’actuel Pape François. Les abords immédiats de la «Maison Rose» résidence de la présidence de la République font l’objet d’innombrables manifestations. Nous avons d’ailleurs constaté sur place la présence de manifestants avec calicots, tentes etc, ainsi que des policiers.
Nous avons ensuite atteint le quartier de La Boca. Ce quartier, célèbre pour son passé riche et dont la renommée s'est étendue bien au-delà de ses frontières, fut le premier port de Buenos Aires. De nos jours, la majorité de ses habitants est d'origine italienne. La "calle Caminito" (rue Caminito) est l'une de ses principales attractions. Les maisons ont leurs façades constituées de tôles ondulées peintes de couleurs vives. Le terrain de foot est placé en son centre, et beaucoup de maisons arborent les couleurs bleu et jaune du club. Ici le foot n’est pas un sport, c’est plus un phénomène social et culturel. Entre les brésiliens et les argentins, je ne saurais vous dire lequel est le plus passionné !
Nous avons adoré ce quartier, très touristique, aux sonorités de tango, et aux bonnes odeurs de viandes grillées à l’ argentine (asados), c’est à dire avec la braise au milieu et les quartiers de viande qui rôtissent autour.
C’est au quartier «Puerto Madero», nouveau quartier branché de Buenos Aires, fruit de la réhabilitation d’ancien docks, que nous avons déjeuné.
L’ensemble aux façades de briques est très réussi. L’activité commerciale, le port, et les différents aménagements publics, rendent ce quartier agréable à vivre ou tout simplement pour s’y promener. C’est aussi l’un des endroits les plus chers de la ville. Inutile de vous dire que la viande rôtie de façon traditionnelle fut abondante et succulente !
Nous avons terminé l’après-midi par le quartier commercial de "la Calle Florida" où nous nous sommes promenés pendant près de 2 heures dans cette rue piétonne très agréable.
De retour au bateau vers 16 heures 30, nous nous apprêtons pour sortir à un dîner spectacle, dont l’adresse nous a gentiment été transmise par notre guide.
Et hop on repart ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 17 mai 2014 à 21:44 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 39 de 249 · Page 2 de 13 · 3 495 affichages · Partager Mardi 22 Octobre 2013 - Jour 32 - Buenos Aires - ARGENTINE
Le réveil a été rude ce matin.
Il faut dire que la veille nous sommes rentrés tard du cabaret «La Ventana» une «Tangueria» comme on dit ici, où se produisent parmi les meilleurs danseurs de tango argentin de Buenos Aires. C’est tout à fait ce que nous recherchions. Confortablement installés avec 3 autres couples d’amis, nous étions au bord de l’estrade qui sert de scène. Le repas fut délicieux, et nous nous sommes régalés, entre autre, d’une très bonne viande argentine, of course ! Puis vient l’heure où les musiciens rentrent en scène. Ils sont au nombre de 5. Un pianiste, un bassiste, un bandonéon et 2 violons. Dès les premiers accords, le ton est donné, percutant, syncopé, dynamique, tous les ingrédients sont là pour nous emmener dans le monde fantastique de Carlos Gardel, français natif de Toulouse qui donna au tango argentin ses lettres de noblesse. A l’origine c’était une musique interdite à cause de sa sensualité et son caractère passionné, aujourd’hui le Tango représente l’image et le caractère de Buenos Aires.
L’arrivée en scène de 5 couples de danseurs nous invite à compléter idéalement ce tableau musical. Quelle énergie, et quelle dextérité. Cette danse a des accents de flamenco mêlé de paso doble. Nous sommes conquis. Un chanteur, une chanteuse et un guitariste de musique andine se sont succédés, jusqu’au tableau final, où tous les artistes réunis ont entonné «no llores por mi Argentina» (ne pleure pas pour moi Argentine) faisant ainsi référence à Eva Peron. Ce fut une magnifique soirée, dont nous garderons un fantastique souvenir.
Mais parlons d’aujourd’hui, il fait frais ce matin (14°C) avec un soleil rieur et un ciel immaculé. Quelle chance car nous avons décidé de sortir de Buenos Aires pour goûter un peu de la campagne argentine (Excursion 5400).
À 35 km de la capitale se trouve Tigre, la ville depuis laquelle nous pourrons voir le "Delta del Río Paraná". Ce groupe d'îles et de petites rivières qui se ramifient, abritent un paysage dont la nature est très pittoresque. Arrivés à Tigre nous embarquons dans un bateau. Nous naviguons le long de plusieurs canaux du Delta del Río Paraná, nous traversons des rivières et des cours d'eau de différentes tailles. C’est très joli, agréable et... reposant ! Nous admirons, les îles à la végétation variée et exubérante, et les bosquets de roseaux sur les berges. Les habitations, parfois montées sur pilotis vont des luxueuses demeures aux cabanes en bois, créant ainsi un paysage d'une réelle beauté qui mérite vraiment d'être découvert. C’est un lieu de villégiature pour les «Porteños», c’est ainsi que l’on appelle les habitants de Buenos Aires. La particularité de cette région, c’est qu’il n’y a aucun pont, les entreprises et les habitants se déplacent uniquement en bateau, pour travailler, pour mener les enfants à l’école etc.
De retour à Buenos Aires, nous décidons de profiter jusqu’au dernier moment de cette ville que nous aimons beaucoup. Un taxi nous amènera jusqu’au «Teatro Colon» que nous voulions absolument visiter avant de partir. Un guide s’exprimant en espagnol, nous a conduit dans ce très beau bâtiment et expliqué son histoire. Sa construction démarra en 1908, pour se terminer 20 ans plus tard. Son financement a été assuré par une soixantaine de riches familles. Son architecture est influencée par les bâtiments français de l’époque, car Buenos Aires se voulait le Paris de l’ Amérique du Sud.
Nous avons flâné le long de l’avenue du 9 juillet pour terminer les derniers instants sur le sol argentin en beauté. Cette avenue est la plus large du monde: 140 mètres !
Il y a beaucoup de choses à dire, sur l’ Argentine et Buenos Aires ! Cette escale nous a donné l’envie irrésistible d’y revenir, par la terre cette fois et plus longtemps.
C’est aussi ça l’avantage de la croisière, un catalogue grandeur nature qui permet de choisir sa prochaine destination. À propos, la prochaine destination c’est Montevideo demain matin, avec changement d’heure à la clé, cette fois on avance d’une heure. Une heure en avant, une heure en arrière, cela ressemble un peu au tango non ? Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 9:46 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 40 de 249 · Page 2 de 13 · 3 427 affichages · Partager Mercredi 23 Octobre 2013 - Jour 33 - Montevideo - URUGUAY12 ème escale
C’est avec une demi-heure de retard que nous avons quitté Buenos Aires hier. Depuis la passerelle, on aperçoit le commandant Salvatore Donato manifester son impatience «à l’italienne». Monique et moi étions sur le pont, comme presque toujours aux départs, quand nous avons vu sortir les autorités locales de l’immigration. Peut-être ont-elles fait un peu de zèle ?
C’est la deuxième fois que nous accostons ici, bon, à part le quai qui n’est plus le même, on se reconnait tout de suite.
Au programme tour de ville, (excursion incluse) organisé par Costa, puis nous ferons également un tour à pied jusqu’à l’heure du «tous à bord».
Montevideo, la capitale de l' Uruguay se situe sur l'estuaire du Rio de Plata (rivière d’argent). Au sortir du port nous voyons un monument composé de l'ancre et des restes repêchés d’un navire de guerre allemand le "Graf Spee" coulé sur les ordres de son capitaine. Nous commencerons notre tour dans la capitale à l’architecture des débuts du XXe siècle, ses beaux parcs et ses monuments historiques.
Nous faisons un premier arrêt au Parc Batalla ou nous pourrons voir une énorme sculpture exécutée avec réalisme: « La Carreta», monument représentant un char de bœufs, il est aujourd’hui le plus photographié de Montevideo, il en est devenu le symbole.
Nous poursuivons jusqu’au Conseil Législatif et son imposante structure réalisée en marbre d'origine nationale, et qui est considéré comme l'un des plus beaux édifices parlementaires du monde. Aussitôt entrés, nous sommes conquis par ses proportions imposantes et majestueuses. Des gardes républicains assurent la garde de cet édifice qui comporte en son sein le Sénat et la Chambre des Députés.
Nous continuons notre excursion qui passe par le parc du Prado, où nous découvrons la beauté naturelle des environs, des monuments ainsi que des demeures historiques qui s'y trouvent.
Arrive ensuite le Stade du Centenaire. Ce stade a été déclaré Monument officiel de la Coupe du monde de football par la FIFA car c'est là qu'a eu lieu la toute première Coupe du monde.
Notre excursion s'achève par le quartier résidentiel de Carrasco, avec ses immenses résidences privées telles que l'Hotel Casino de Carrasca, un impressionnant bâtiment datant du début du siècle qui conjugue l'histoire et la tradition de cette ville.
Il est treize heures trente, avec quelques amis nous avons décidé, une fois de plus, de déjeuner uruguayen avec un «asado» d’excellentes viandes accompagné par le vin du pays: le «tannat».
Nous finirons cette escale par une visite à pied du marché situé non loin du port.
La journée s’est agréablement terminée par une prestation de danseurs et musiciens de tango argentin.
On ne s’en lasse pas !
P.S.: Aujourd’hui nous avons changé (encore) d’heure, quand il est midi chez vous, il est 8 heures du matin pour nous, soit 4 heures de décalage. Images attachées: | Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 077 visiteurs en ligne depuis une heure! |