| Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Chamadou · 15 mai 2014 à 18:29 · 577 photos 249 messages · 49 participants · 46 478 affichages | | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 9:53 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 41 de 249 · Page 3 de 13 · 3 474 affichages · Partager Jeudi 24 Octobre 2013 - Jour 34 - En mer
Brrr ! il fait frisquet aujourd’hui.
Nous avons l’habitude d’aller faire un tour sur la coursive extérieure située au pont 9, après le petit déjeuner. Les 10° C actuels nous ont fait rebrousser chemin illico presto. Nous nous réfugions rapidement à l’intérieur de neoRomantica, cocon douillet au milieu de l’Atlantique sud par 40° de latitude.
Nous faisons route vers Puerto Madryn, situé à proximité de la péninsule Valdes. Après une nuit agitée (le bateau, pas nous) la mer s’est calmée un peu en milieu de matinée. L’étrave élancée de neoRomantica glisse en douceur sur l’océan.
Nous allons écouter la 9 ème conférence du professeur Scopelliti. Le thème: les manchots de Patagonie.
Nous apprenons un peu plus sur ces sympathiques oiseaux, les informations acquises nous seront certainement utiles dès demain.
Nous ferons également escale 2 jours à Puerto Madryn, tout comme à Ushuaia, dernière étape argentine avant le Chili. Ce ne sera pas de trop pour explorer la nature environnante. Les prochaines escales seront placées essentiellement sous le signe de la nature, de la flore et de sa faune.
Maintenant nous avons hâte d’y être.
Nous profitons de cette journée en mer, pour nous reposer et remettre en ordre nos affaires. Elle est la bienvenue après ces 4 jours non stop, où nous avons profité au maximum.
Ce soir nous assistons à un récital de chansons espagnoles (quisas, besame mucho, etc...) On va encore se régaler !
P.S.: Aujourd’hui nous avons changé (une fois de plus) d’heure, quand il est midi chez vous, il est 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage. Image attachée: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 10:08 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 42 de 249 · Page 3 de 13 · 3 454 affichages · Partager Vendredi 25 Octobre 2013 - Jour 35 - Puerto Madryn - ARGENTINE13 ème escale
Nous voici de retour en terre Argentine, pays qui nous séduit par sa culture, la beauté et la diversité de ses paysages.
NeoRomantica termine l’accostage sous un soleil radieux... et un vent à décoiffer. La pampa se dessine derrière la ville assez petite. Puerto Madryn se trouve au bord de l'océan Atlantique, à 1 075 km au sud-ouest de Buenos Aires. Sa population s'élève à environ 90 000 habitants, ce qui en fait une des principales villes de la région. Ses principales ressources sont la pêche, dont la concession a été cédée à l’ Espagne qui pêche et exporte la plus grande partie vers l’Europe, une aluminerie qui emploie 5000 personnes et le tourisme. Puerto Madryn est considérée comme la porte d'entrée de la Péninsule Valdes, déclarée en 1999 Patrimoine mondial par l'UNESCO.
Nous débarquons sur l’unique quai réservé aux bateaux de croisières qui sont tout de même assez rares dans cette région. Nous sommes biens situés à 5 minutes à pied du centre ville. Un shuttle (navette) est mis également à notre disposition.
Monique et moi avons décidé de profiter de la matinée ensoleillée pour se promener dans les rues de Puerto Madryn.
C’est une ville balnéaire, on pourrait dire du du type des Sables d’Olonne, par exemple. Les rues sont caractéristiques du nouveau monde, parfaitement perpendiculaires et formant des «quadras» (carrés) de 100 mètres par 100 mètres. Lorsqu’on demande une adresse on vous dit de marcher sur 2 quadras puis de tourner à droite et continuer sur 4 quadras, par exemple.
L’après-midi sera exclusivement consacrée à l’excursion (Excursion 5429) qui nous emmènera observer les baleines franches qui viennent dans le golfe nuevo de la péninsule pour procréer, donner naissance et élever leurs «petits»
Notre guide nous apprendra beaucoup sur ces baleines qui viennent régulièrement et toujours à ce même endroit. Le golfe en accueille environ 500. Apprendre toutes ces informations nous a totalement passionné et le trajet d’environ 110 kms qui nous mène sur le lieu d’embarquement nous a paru rapide. Le paysage qui défile devant nous est superbe, bien que dépouillé d’arbres, uniquement la pampa plantée de petites plantes robustes et épineuses. La route est interminablement droite, et le vent dégage des nuages de poussière. Nous sommes dans un autre monde.
Nous croisons beaucoup de moutons, des Merinos, qui sont au nombre de 18 millions en Patagonie. Quelques guanacos, sorte de lama, ont provoqué l’arrêt du bus pour une photo. Nous voyons aussi quelques rares «estancias» sorte de ranch local, complètement autonomes en eau et en énergie. Florent Pagny est propriétaire de l’une d’entres-elles à 300 kms d’où nous sommes. Sa superficie est de 10 000 hectares !
Mais déjà nous arrivons au poste de contrôle qui régule les entrées et sorties de la péninsule, site hyper protégé qui laisse l’exclusivité des lieux, à la faune et à la flore. Tout est organisé pour que rien ne perturbe, ni l’un, ni l’autre, et nous nous en félicitons.
La péninsule Valdes est une particularité côtière de la province de Chubut, en Argentine. Elle est unie au continent par l'isthme Carlos Ameghino. La péninsule présente deux importantes échancrures à sa base : au nord, le golfe de San Matias et, au sud, le golfe Nuevo. La presqu'île comporte une dépression topographique à 40 m sous le niveau de la mer. C’est une des réserves des plus importantes d’ Amérique du Sud.
Enfin le bus s’arrête devant la plage de Puerto Piramides, le seul village dans Péninsule Valdes, où nous attend notre embarcation. Ici point de port, les bateaux sont sur des remorques poussées par des des tracteurs équipés d’un tirant métallique d’une vingtaine de mètres de long.
Dans les cinq minutes qui ont suivit le départ de la plage, elles sont apparues à nous. Ici pas de course à la baleine, comme ce fut le cas au Mexique, il suffit d’arrêter le bateau et, curieuses, elles viennent à nous, et jouent pendant quelques temps autour du bateau Elle ne sont pas belles avec leur grosse protubérance calleuse, qui est différente à chaque baleine. On pourrait dire que ce sont leurs empreintes digitales. C’est ce qui permet de les reconnaître avec exactitude. Les «vieilles» habituées du lieu ont d’ailleurs été baptisées.
Nous restons ainsi pendant une heure 30 en mer, inlassables devant ce spectacle, malgré le vent de 35 noeuds qui vient subitement de se lever. Mais nous sommes au fond du golfe et la mer ne se lève pas comme dans l’océan.
De retour à Puerto Madryn, nous profitons de ce que le bateau reste à quai cette nuit, pour nous retrouver entre amis, et déguster langoustines et coquilles saint Jacques, spécialités de la pêche locale.
La nuit sera courte, demain on démarre aux aurores ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 10:25 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 43 de 249 · Page 3 de 13 · 3 451 affichages · Partager Samedi 26 Octobre 2013 - Jour 36 - Puerto Madryn - ARGENTINE
La journée a démarré de bonne heure, et nous sommes encore à peine réveillés, les agapes de la veille ont écourté notre nuit. Confortablement installés dans le bus, nous nous dirigeons une fois de plus vers la péninsule Valdes pour y rencontrer les animaux qui y ont élu domicile (Excursion 5438).
Quelques kilomètres après que nous ayons franchi l'isthme, la route s’efface pour laisser place à de la piste. Nous ferons ainsi 300 kilomètres aller-retour !
Notre premier arrêt sera à Punta Norte pour voir une petite colonie de manchots qui y vivent. C’est la période de reproduction, la plupart couvent leurs oeufs. Nous découvrons qu’ils le font dans un terrier comme les lapins. Vous pourrez le constater sur l’une des photos. Attention, il ne s’agit pas de confondre pingouins et manchots ! Les premiers vivent dans l’hémisphère nord, et certaines espèces peuvent voler, les second vivent dans l’hémisphère sud et ne peuvent pas du tout voler.
Malheureusement, pour nous français, nous appelons manchots ce que toutes les autres langues appellent pingouins, d’où la confusion.
Nous irons ensuite à la rencontre des éléphants de mer. Nous les découvrons, lascivement étalés sur une plage de gravier à Caleta Valdes.
Les mâles qui pèsent de 4 à 5 tonnes veillent jalousement sur leur «harem», les femelles plus petites (800 kilos environ) s’occupent des petits qui viennent de naître.
Ils restent au bord de l’eau, se déplaçant péniblement de temps en temps pour plonger dans la mer, c’est leur garde manger. Nous avons bien admiré ce manège, quoique assez statique... mais le nombre d’individus étalés ainsi sur des kilomètres est à lui tout seul un grand spectacle.
En route pour Punta Delgada pour observer les lions de mer. La différence avec les éléphants? Ils sont plus petits, possèdent des pavillons aux oreilles, contrairement à l’éléphant, et se déplace à 4 pattes quand l’éléphant rampe. Nous ne fûmes pas déçus ! Ils sont bien là, par centaines, ils prennent leur bain de soleil, dans cette crique rocheuse abritée. Nous rions de voir les petits aller dans l’eau, et nous nous attendrissons de les voir remonter sur la grève avec beaucoup de difficulté, les vagues se chargeant de les remettre à l’eau à chaque fois.
Ouf ça y est, ils ont finit par réussir, épuisés, ils viennent se blottir contre leur mère.
Nous sommes restés sur place une heure environ, nous aurions pu rester bien plus longtemps!
Nous rentrons en soirée sur Puerto Madryn, fatigués mais heureux de cette journée passée à admirer les merveilles de la nature. Nous sommes contents d’avoir pu rester le temps nécessaire sur chaque site, sans bousculade, sans empressement. Il faut dire que nous n’étions que 22 personnes à faire cette excursion, cela a facilité les choses.
Nous sommes heureux aussi de ces 2 jours d’escale qui nous ont permis de voir ce qu’il fallait, sans rien rater, d’avoir sillonné du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest la péninsule Valdes, ce trésor de la nature.
Avant le dîner que nous prenons à 21 heures comme chaque jour, nous avons assisté à un concert de musique placé sous le signe d’Astor Piazzolla: un régal !
Allez, en route pour Ushuaia et le Cap Horn !!!! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 12:47 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 44 de 249 · Page 3 de 13 · 3 424 affichages · Partager Dimanche 27 Octobre 2013 - Jour 37 - En mer
Ce matin c’est dimanche, pas de réveil, nous sommes en mer.
Nous nous affairons à tout remettre en ordre avant d’aller dans un des salons de neoRomantica pour commencer à rédiger quelques lignes.
Un passager est venu pour demander un coup de main informatique. C’est bien volontiers que j’ai pu lui rendre ce petit service.
Ensuite un couple nous a gentiment demandé s’ils pouvaient prendre place à côté de nous. Pas de problème, bien sûr. Espagnols ? je demande, non Argentins. Bon, il faut avouer que vu de l’extérieur, on ne voit pas la différence ! Devant leur gentillesse affichée par un beau sourire, et surtout pour avoir eu l’attention de nous parler lentement, j’engage la conversation. Cela a duré près de 2 heures. Voilà comment nous aimons (aussi) passer nos journées en mer. Notre discussion a porté sur nos familles, la politique... avec bien sûr le problème des Malouines. On ne peut pas s’imaginer, vu d’Europe, à quel point ce problème est crucial pour eux.
Cet après-midi Frédéric Mathieu a informé les passagers français de la navigation touristique de demain, et de l’escale d’Ushuaïa qui durera également 2 jours.
Avant d’arriver nous devrions franchir le Cap Horn demain entre 16 et 17 heures si les conditions météo le permettent. Sinon nous devrons nous contenter de passer par le canal de Beagle pour rejoindre Ushaïa, ce serait pour nous une réelle déception !
Allez on croise les doigts !
P.S.: Aujourd’hui vous avez changé d’heure aussi, quand il est midi chez vous, il est 8 heures du matin pour nous, soit 4 heures de décalage. Image attachée: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 13:03 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 45 de 249 · Page 3 de 13 · 3 420 affichages · Partager Lundi 28 Octobre 2013 - Jour 38 - LE CAP HORN
Voilà enfin arrivé ce moment tant attendu !
La mer, cette nuit a été agitée.
Elle semblait nous prévenir:
«Pourquoi avez-vous voulu aller en bas, en cet endroit où tant de marins ont péri. Le Cap Horn, ça se mérite, ça se gagne, il faut en baver pour en arriver là, c’est au prix de peines, d’efforts et de souffrances que vous mériterez que je vous laisse passer. Qui êtes vous pour vous permettre cette audace de venir ainsi confortablement abrité et bien au chaud dans votre bateau de croisière douillet ?»
Quand je lui ai expliqué que les récits que j’ai lu à son sujet ont nourri les rêves de mon enfance, quand je lui ai dit tout le respect et l’admiration que je porte à des Moitessier, Tabarly et autres, quand je lui ai dit que ce rêve pouvait devenir aujourd’hui réalité, et bien comme par magie la mer s’est apaisée.
Nous avons eu des conditions idéales pour voir ce célèbre Cabo de Hornos, neoRomantica a pu ainsi effectuer le tour complet de l’île Horn.
L’ambiance à bord était à la fête, ce n’était que photos, cris de joies, l’équipage était aussi de la partie, et de nombreux coups de sirène ont retenti pour saluer l’évènement et aussi adresser un message d’amitié à l’unique habitant, gardien du phare qui demeure sur l’île Horn avec sa famille.
Les paysages sont extraordinaires, avec les montagnes enneigées au loin et cette lumière, ces dégradés de gris irisés par des traits de lumière
Cette navigation panoramique a durée 3 heures environ, nous étions aux premières loges, grâce à des amis qui nous ont invité dans leur cabine avec balcon et située du bon côté !
Mais déjà il est temps de mettre le cap sur le canal de Beagle destination Ushuaïa, où nous arriverons demain à 8 heures.
Ces 2 jours d’escale seront intenses en activités ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 14:49 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 46 de 249 · Page 3 de 13 · 3 390 affichages · Partager Mardi 29 Octobre 2013 - Jour 39 - Ushuaia - ARGENTINE14 ème escale
Nous ne voulions rater sous aucun prétexte l’arrivée de neoRomantica à Ushuaia !
C’est une des plus belles arrivées qui nous a été donné de voir depuis le début de ce tour du monde austral. La rencontre de la mer, des montagnes enneigées et du soleil nous reflète une image qu’il est impossible de vous décrire tellement cette beauté écarte tous écrits et superlatifs.
Ushuaia se prononce oussoaïa et on ouchoaïa, on nous a dit que c’est l’accent de Nicolas Hulot qui a déformé la prononciation espagnole.
À la vue des premières maisons on est informé: «Ushuaia capitale des Malouines». C’est «le» sujet dont tout le monde parle ici. De même il est très mal vu d’exprimer le moindre mot en anglais, ces derniers sont traités comme des voleurs.
Enfin, on est pas là pour faire de la politique, ni pour juger, même si je donne tout à fait raison aux argentins...
Ushuaia: la ville la plus australe du monde. Le Chili revendique aussi cette appellation mais pour un hameau de 50 habitants et un village de 1000 habitants... donc pas de ville.
Ushuaia est la capitale de la province argentine la plus méridionale, la Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud. Située au sud de la Grande Île de Terre de Feu en bordure de la baie, à proximité du canal Beagle Ushuaia compte approximativement 70 000 habitants aujourd’hui. Elle n’a rien à voir avec un petit village tel qu’on peut parfois s’imaginer. C’est une zone franche, exempte de toute taxe, c’est ce qui explique son développement fulgurant.
La moitié de ses habitants viennent de Buenos Aires, et la population est très jeune.
Nous sortons du bateau pour monter à bord d’un gros catamaran à moteur (Excursion 5461). Nous quittons le port d'Ushuaia pour rejoindre le canal de Beagle et sa multitude d'îles, de paysages, d'oiseaux et d'animaux marins. Le paysage est à couper le souffle, nous sommes au printemps, la saison laisse encore la neige sur les sommets alentours.
Nous passons devant «l’Isla de los Pajaros» (l’île aux oiseaux) une île peuplée par une colonie de cormorans impériaux, où beaucoup d'espèces d'oiseaux se rassemblent, et «l’Isla de los Lobos» (l’île aux loups), où nous avons vu évoluer deux espèces d'otaries typiques de la région. Ce spectacle est touchant et magnifique ! je vous le dis, les mots manquent parfois.
Enfin nous arrivons à l'archipel des Éclaireurs où nous voyons le phare du même nom, souvent appelé à tort phare du bout du monde.
Nous débarquons ensuite pour poursuivre notre visite à travers le parc national de la Terre de Feu. Nous découvrons ses paysages avec ses lacs, rivières, marécage et sa végétation. Puis nous traversons la vallée de la Rivière Pipo, pour arriver au parc de la Terre de Feu. Changement de décor, nous sommes maintenant en montagne ! La forêt est en partie endommagée par les ravages occasionnés par les castors. Nous effectuons plusieurs arrêts à des points de vue panoramiques. De l’avis unanime, nous sommes ravis de cette excursion qui nous a offert un condensé très varié des paysages et de la faune en Terre de Feu. L’après-midi a été consacré au shopping, et le soir venu, nous nous sommes réunis avec quelques uns pour déguster un excellent asado.
Il est tard lorsque nous rejoignons le bateau qui restera à quai toute la nuit.
À demain ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 15:12 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 47 de 249 · Page 3 de 13 · 3 381 affichages · Partager Mercredi 30 Octobre 2013 - Jour 40 - Ushuaia - ARGENTINE
Aujourd’hui nous retournons dans le parc naturel de la Terre de Feu (Excursion 5466), mais... en train cette fois A 7 kms seulement d'Ushuaia dans la vallée du Fleuve Pipo, nous attend le train le plus austral du monde pour effectuer un voyage dans la vallée du Parc National.
Les locomotives utilisées sont de fidèles reproductions de celles qui transportaient autrefois les prisonniers dans les vallées a la recherche de bois pour la garnison. En 1902, une ligne ferrée fut construite par les prisonniers du pénitencier d'Ushuaia qui effectuaient le trajet de la prison jusqu’aux coupes de bois situées tout le long du canal Beagle.
Le train servait ensuite à acheminer les troncs d’arbre vers la ville en construction ou son port pour y être acheminés. Cette ligne inutilisée depuis 1949, seuls sept kilomètres sont habilités à partir de 1990 afin d’en faire un train touristique qui permet d'entrer et de découvrir différents paysages du parc.
Dès notre installation à bord d’un «vieux» wagon en bois, l’ambiance est donnée: coup de sifflets et puissants souffles de la locomotive qui s’échauffe, tout en démarrant péniblement. À petite vitesse, et secoués par le cahot des rails, nous parcourrons pendant une heure la vallée au sein du Parc National, le long de l'ancienne route des prisonniers qui se trouvaient dans l'ancienne garnison d'Ushuaia de 1908 à 1947.
Les paysages rencontrés nous font oublier la présence de la mer, et nous donne l’impression d’être dans les Pyrénées. La guide (sans doute un peu chauvine, mais on la comprend) nous explique que c’est la seule région du monde où se côtoient la forêt, la montagne et la mer. C’est un peu vrai, avoir les 3 c’est difficile, et elle ne connaît probablement pas la Corse...
Au terme du parcours nous quittons le train pour prendre notre bus qui nous amène à la Bahia Ensenada, sur la Côte du Parc National de la Terre de Feu, ou nous faisons une halte pour admirer ces merveilles naturelles.
Nous rentrons à Ushuaia à 11 heures 30, et décidons de rester en ville. En effet neoRomantica devait initialement quitter le port à 12 heures, mais le commandant a gentiment prolongé l’escale jusqu’à 18 heures, alors on en profite ! D’autant que nous bénéficions toujours d’un temps extraordinaire.
Nous visiterons ainsi le centre d’interprétation qui traite de la Terre de Feu. Nous y resterons 1 heure et ce fut très intéressant. Nous nous restaurons dans un restaurant où l’on fait un excellent asado, prétextant que nous quittons ce soir l’ Argentine.
Puis nous flânons dans les rues d’Ushuaia. C’est une ville sûre, on peut laisser les clés sur les voiture. D’ailleurs où iraient les voleurs, une seule route (la nationale 3) et la plus proche ville à des lustres d’ici.
De retour à bord, puis nous assistons au départ de neoRomantica accompagné des 3 coups de corne de brume, terminant ainsi nos escales en Argentine, pays que nous adorons !
Pour terminer la soirée nous sommes allé au restaurant «Club neoRomantica» invités par des amis du 1er tour du monde qui fêtaient leur anniversaire de mariage.
Direction Punta Arena au Chili, avec la traversée des fjord chiliens. Cela promet d’être superbe ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 15:18 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 48 de 249 · Page 3 de 13 · 3 374 affichages · Partager  Bonjour Chamadou
Vraiment ce Cr est magnifique. Merci pour votre partage. Cordialement | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 15:28 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 49 de 249 · Page 3 de 13 · 3 368 affichages · Partager Jeudi 31 Octobre 2013 - Jour 41 - Navigation dans les fjords chiliens
Dès notre réveil ce matin, nous avons été immédiatement conquis par le spectacle qui s’offre à nous. Les montagnes enneigées défilent le long des hublots.
Dans les escaliers, on se croise, on se bouscule, et on ne reconnait plus les passagers, qui ont tronqué les t-shirts et bermudas pour des tenues plus adaptées à cette latitude.
On va à bâbord, à tribord, à la poupe, à la proue: on ne veut rien rater du paysage !
Mais la journée va crescendo, les appareils crépitent, la caméras filmes, chacun essai d’avoir le meilleur souvenir, on photographie 1 fois 10 fois le même paysage, on fera le tri après ! Voilà l’ambiance du jour. De notre vie il ne nous a jamais été de voir ainsi des glaciers se jeter dans la mer, elle même recouverte de morceaux de glace que neoRomantica écarte délicatement sur son passage. Notre vitesse est réduite au maximum afin que chacun puisse profiter de ce spectacle.
Devant le glacier Agostini, situé sur la cordillère Darwin, neoRomantica stoppera son erre pour effectuer un tour complet sur place. Les traditionnels coups de corne de brume marquent l’évènement, ils ne dérangent d’ailleurs personne dans cette région du globe totalement inhabitée. Ensuite nous reprenons notre route vers le prochain glacier, en longeant au plus près les côtes, mais les fonds sont importants en cet endroit.
Nous espérons vous avoir fait vivre l’ambiance qui règne ici, les quelques photos qui suivent décriront mieux que les mots.
Demain première escale au Chili, il y en aura 5 au total.
À bientôt, dès qu’on peut ! Images attachées: | | | À: Selvaggia · 18 mai 2014 à 15:48 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 50 de 249 · Page 3 de 13 · 3 351 affichages · Partager Merci Christian (entre Christian...  )
Vendredi 1er Novembre 2013 - Jour 42 - Punta Arenas - CHILI15 ème escale
Nous accostons pour notre première escale chilienne: Punta Arenas. Nous restons une journée, alors pas de temps à perdre, et hop nous voilà partis (Excursion 5380) à la rencontre des pingouins, enfin je veux dire manchots, mais que voulez vous ici comme dans le monde entier on dit pingouin, alors !
Nous embarquons dans un traversier, type bac de l’île de Ré des années 70, pour la traversée du détroit de Magellan qui va durer 2 heures, à destination de l'île de Magdalena. Le bateau a été affrété en totalité par Costa, ce qui fait qu’aucun véhicule n’est à bord.
La chance nous sourit depuis le début (excepté à Rio) car à ces latitudes il est très rare d’avoir soleil, et mer plate ! De l’avis des autochtones, nous bénéficions de conditions exceptionnelles qu’ils rencontrent seulement 30 jours par an environ.
Alors on ne boude pas notre plaisir: le Cap Horn par mer d’huile où nous avons effectué le tour de l’île Horn, Ushuaia ensoleillé avec les sommets enneigés, les fjords chiliens par mer d’huile, avec une navigation au ras des côtes et des glaciers,
Nous sommes douillettement installés à l’intérieur, car s’il n’y a pas de vent, par contre il fait assez froid, le bonnet remplace avantageusement la casquette
Ça y est nous sommes arrivés, il n’existe pas de port, la passerelle bascule vers l’avant, nous nous engageons et débarquons sur la plage, à l’instar de G.I. pacifiques.
Nous mesurons la chance d’être à cet endroit, classé et protégé comme monument naturel, où les visites sur place sont contrôlées, encadrées et les autorisations délivrées au compte gouttes. Ici, impossible de venir par ses propres moyens.
Cette excursion nous permet de découvrir les oiseaux d’ Amérique du Sud. L'île de Magdalena est une réserve naturelle de manchots de Magellan, cormorans et autres mouettes. 70 000 couples de manchots viennent ici pour se reproduire, c’est une des plus grande colonie de pingouins du Chili du sud. Les mâles arrivent en septembre et les femelles en octobre. Les manchots sont monogames, après la période des amours, les femelles peuvent pondre jusqu’à 2 oeufs, qu’ils vont couver, à tour de rôle, durant 40 jours. Après avoir élevés leur petits, ils retourneront en Atlantique pour remonter jusqu’au sud du Brésil ! Ils sont excellents nageurs et peuvent nager pendant 3 semaines. Ils se nourrissent exclusivement de poissons qu’ils vont pêcher toutes les 8 heures, le jour uniquement.
Nous arrivons au milieu de la période de couvaison, les manchots à l’extérieur des nids (sortes de terriers) se font rares. Seuls ceux qui vont vers la mer pour pêcher se laissent prendre en film et photo. Nous nous amusons de leur démarche maladroite et titubante. Ils ont vraiment l’air sympa et pas du tout effrayé de notre présence.
Après avoir marché ainsi le long de la plage et monté en direction du phare, nous reprenons la direction du ferry qui nous ramène à Punta Arenas.
Le bateau partant à 19 heures 30 nous consacrerons le reste de l’après-midi à un tour de ville située à 7 kms du port, où nous monterons jusqu’en haut de la ville admirer le panorama, puis nous redescendrons à pied jusqu’à la Plaza de Armas faire un tour de marché.
Il est 19 heures, neoRomantica quitte le port, direction Puerto Chacabuco que nous atteindrons après avoir effectué 2 jours de navigation panoramique dans les fjords chiliens.
On s’en régale à l’avance ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 15:57 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 51 de 249 · Page 3 de 13 · 3 349 affichages · Partager Samedi 2 Novembre 2013 - Jour 43 - Navigation panoramique - glacier Amalia
C’était trop beau !
Ce matin on range le décor idyllique, fini le soleil, fini la mer d’huile, fini, fini, fini.
C’est la tempête ! Celle que l’on avait peut-être souhaitée en secret durant le 1er tour du monde. Le Pacifique nous accueille à sa manière. La nature a repris ses droits, fini la rigolade, fini le temps de demoiselle, maintenant on va voir ce qu’on va voir !
Tout dégringole, des sacs vomitifs sont disposés le long des escaliers, les ascenseurs sont hors service, les bars vidés de leurs verres et bouteilles, se transforment en verre pilé, on titube, on s’accroche comme on peut sur la main courante voire sur son voisin. C’est la tempête vous dis-je !
Le bateau prend brutalement des coups de gite importants, on attend le souffle suspendu qu’il veuille bien reprendre son assiette, le ciel est gris, presque noir, la mer est grise, les crêtes s’envolent en fine bruine qui monte jusqu’aux ponts supérieurs, le vent plein travers qui était de plus de 40 noeuds ce matin continue de grimper.
Nous sommes au pays de l’ombre, tel que le qualifiait le premier vainqueur du Vendée Globe: Titouan Lamazou
C’est dans ces conditions que nous sommes tout de même allés à la conférence de Carlo Scopelliti qui avait comme thème: «À la recherche de la Croix du Sud». Bon, je n’ai pas tout compris, il faut dire aussi que le bateau rendait inconfortable la position de l’orateur et des participants. Il est également prévu au programme une application pratique sur le pont n° 11 ce soir à 23h 30. Dans ces conditions c’est mal parti ! Mal parti?
Pas si sûr, car vers 12 heures tout se calme, la luminosité extérieure redevient normale, le bateau est parfaitement horizontal, seul un léger bercement à peine perceptible, de celui qui vous aide à dormir la nuit, se fait ressentir.
Quel est ce miracle? Neptune a-t-il eu subitement des remords ? Et bien tout simplement nous sommes à nouveau abrités par les côtes qui nous entourent et nous entrons une nouvelle fois dans les fjords chiliens.
Nous allons naviguer ainsi durant ces deux jours. Ce soir ce sera le point d’orgue de ces fjords, où nous pourrons apercevoir le gigantesque glacier Amalia. Il a une longueur de 350 kms, 16 800 km2 de superficie (c’est à dire à peu près 2 fois la Corse). C’est la troisième calotte glacière du monde après l’Antarctique et le Groenland.
On a hâte d’y arriver ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 16:05 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 52 de 249 · Page 3 de 13 · 3 346 affichages · Partager Dimanche 3 Novembre 2013 - Jour 44 - Navigation dans les fjords chiliens
En ce dimanche matin le soleil nous enveloppe de ses chaleureux rayons, le vent est nul, la mer plate, les montagnes nous entourent: pas de doute, nous sommes toujours dans les fjords chiliens. Un groupe de baleines se signale à nous par l’émission de puissants jets caractéristiques. Nous n’avons pas d’appareil photo sur nous, tant pis, on classera cette image dans notre mémoire. Ce dimanche est calme et la quiétude règne dans le bateau à peine réveillé. Rien à voir avec la journée d’hier pleine de rebondissements.
Justement revenons à la journée d’hier et au tableau grandiose que nous a offert le glacier Amalia.
Prévu vers 18 heures locales, c’est à 17 heures que nous arrivons sur les lieux. Les hauts parleurs diffusent l’annonce dans 5 langues dans toutes les parties du navire. Il est explicitement dit que nous verrons le glacier sur tribord après que neoRomantica ait effectué un demi-tour complet. Sorti sur le pont, il y a foule à bâbord, difficile dans ces conditions de prendre films et photos. Par sécurité Monique et moi assurons le coup, tant bien que mal, au cas où...
Disciplinés nous allons donc sur tribord déserté par la foule des passagers. Monique se poste à un endroit qu’elle juge stratégique et je fais de même.
Armés de nos Nikon, nous attendons de pied ferme !
Rien ne se passe, on commence alors à douter: «Salvatore qu’est ce que tu fais?» Le plus inquiétant c’est que nous sommes seuls !
Et puis soudains le bateau s’immobilise, les propulseurs d’étrave se mettent en action, et lentement, très lentement, neoRomantica se met à pivoter. Yes !
À ce moment, la foule qui se bouscule déferle de notre côté, mais nous sommes bien postés et attendons patiemment la fin de la manoeuvre.
Ça y est nous sommes face à cet immense glacier mais... invisible, car enveloppé dans une brume épaisse. On ne voit même pas les montagnes qui l’entourent. Décidément ce n’est pas notre jour de chance !
Et puis, comme par magie, le voile se lève, un arc en ciel complice apporte ses couleurs au blanc-bleuté du gigantesque glacier, le plus important du monde.
Un immense bonheur nous envahit, comme la nature est belle !
Ce tour du monde nous a offert des paysages fabuleux et intacts. Nous y avons observé la nature, la vie de ses animaux, qui pour nous européens est une vrai découverte. C’est passionnant, les réunions préparatoires aux escales, les conférences, ainsi que les explications des guides locaux nous enseignent beaucoup et rendent nos excursions inoubliables et enrichissantes.
Mais déjà neoRomantica s’éloigne en laissant derrière lui 3 coups de corne de brume.
Aujourd’hui nous allons profiter au maximum de ce paysage enchanteur des fjords chiliens.
Car demain, nous les quitterons pour arriver à Puerto Chacabuco, un village de 1 800 habitants, sans port capable d’accueillir notre paquebot.
Ce sera donc en chaloupe que nous gagnerons le rivage pour...
Pour ?
Vous le serez plus tard ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 16:37 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 53 de 249 · Page 3 de 13 · 3 334 affichages · Partager Lundi 4 Novembre 2013 - Jour 45 - Puerto Chacabuco - CHILI16 ème escale
Tout a commencé dans un paysage assombri par les nuages qui refusaient de monter au ciel. Que faites vous ici, vous n’êtes pas à votre place, allez dégagez de là !
Ils dégagèrent.
Nous sommes ancrés dans un petit coin de paradis chilien, blotti au fond d’un fjord. Devant nous Puerto Chacabuco, un village isolé à l'extrémité du fjord Aisen.
La chaloupe nécessaire pour descendre à terre ne sera pas pour tout de suite car nous avons choisi de découvrir les paysages du fjord Aisen justement, et nous embarquerons du neoRomantica directement dans le catamaran à moteur qui effectue cette petite croisière (Excursion 5319).
Confortablement installés, nous commençons la remontée du fjord, à travers de magnifiques paysages typiques du Nord de la Patagonie. Depuis le bateau, nous apercevons beaucoup de fermes aquacoles spécialisées dans l’élevage de saumons, une activité qui a apporté une certaine notoriété à la région en la plaçant en deuxième position parmi les pays producteurs de saumon, juste derrière la Norvège.
La beauté des paysages va crescendo, et nous arrivons au niveau des Cinco Hermanas (cinq soeurs), où nous faisons le tour de ces petites îles pour admirer leur végétation luxuriante. Le beau temps qui nous accompagne depuis 2 semaines, nous permet d’observer le sommet de l'imposant volcan Maca, l'un des plus spectaculaires de toute la Patagonie.
Nous devions descendre à terre pour observer une colonie de lions de mer, malheureusement les autorités chiliennes en ont décidé autrement, compte tenu du nombre trop important de visiteurs. Nous sommes tous déçus, et l’excellent cocktail qui nous a été offert n’a pas suffit à nous consoler.
De retour à bord 4 heures plus tard, nous prenons la première chaloupe pour aller à terre.
Le tour du village est vite fait, mais il existe une petite structure, nouvellement érigée en haut du port qui présente de vrais produits artisanaux de la région.
Et justement, à l’heure où nous arrivons, a lieu l’inauguration des locaux, en présence des autorités locales et du représentant du gouvernement chilien. Cette cérémonie marque également le lancement de la saison 2013-2014 pour l’accueil des bateaux de croisière. neoRomantica est le premier paquebot à mouiller en rade cette année, d’autres se succèderont à la cadence de 2 par mois. La région essaie de tirer profit de cette nouvelle manne touristique, d’ailleurs Costa fait escale pour la première fois à Puerto Chacabuco.
Monique et moi qui passions par là par hasard, avons chaleureusement été invités à cette cérémonie et priés de nous assoir pour écouter les discours. Puis est venu le temps des danses avec de charmants enfants en costume traditionnel, et de la musique avec flûte et guitare. Pour finir un excellent cocktail nous a été offert avec les spécialités culinaires locales comme les empanadas, petits beignets fourrés avec viande ou fromage, le tout arrosé d’un excellent vin chilien.
De retour à bord, nous assistons à ce qui sera sans doute la dernière réunion d’information de Frédéric Mathieu durant cette croisière, dont le sujet est «dans les coulisses du neoRomantica».
C’est une réunion traditionnelle que tous les croisiéristes connaissent, mais où nous continuons toujours d’y assister.
Voilà, il est temps maintenant de vous quitter, en vous disant à bientôt ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 17:02 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 54 de 249 · Page 3 de 13 · 3 319 affichages · Partager Quel talent de narrateur !! Nous sommes tenus en haleine par ce récit qui nous permet de voyager un peu avec vous. Cela ne fait aussi que conforter notre désir de faire un jour ce TDM, désir né en jour en vous écoutant parler autour d'un repas de langouste du coté de SAONA...  . certes il nous reste quelques années à patienter, mais nous voyagons avec vous par procuration.
Bravo pour ce CR | | | À: Reblochon74 · 18 mai 2014 à 18:31 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 55 de 249 · Page 3 de 13 · 3 290 affichages · Partager Bonsoir Veronique !
C'est toujours un vrai plaisir d'avoir de vos nouvelles. Notre famille du 74 vient de s'agrandir depuis le 16 mai d'une petite Sophie. Nous sommes chez nos enfants pour pouponner. Mais nous reviendrons 2ème quinzaine d'Aout. Cela nous ferait plaisir Monique et moi de nous retrouver, si cela est possible.
Bonne soirée et à bientôt
Christian | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 18:43 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 56 de 249 · Page 3 de 13 · 3 287 affichages · Partager Mardi 5 Novembre 2013 - Jour 46 - Puerto Montt - CHILI17 ème escale
C’est notre 4ème escale Chilienne, pays que nous apprécions beaucoup, de par ses paysages et la gentillesse de sa population. Nous n’imaginions pas du tout ce pays tel que nous l’entrevoyons aujourd’hui. Nous avons formé le voeu d’y revenir, si l’avenir nous le permet, et plus longtemps cette fois. Mais on ne va pas se plaindre, 5 escales ce n’est pas si mal !
Et c’est sans compter ses fjords. Ah ! ses fjords avec ses glaciers, de l’avis de ceux qui sont allés en Norvège ils seraient plus beaux, et le fait qu’ils soient totalement inhabitées ajoute à leur cachet. On s’imagine mal l’immense étendue de cette partie de l’Amérique, perdue au bout du monde, et la complexité de ses labyrinthes. C’est pour cette raison que depuis Punta Arenas 2 pilotes chiliens ont embarqué sur neoRomantica pour assister Salvatore. Ils débarqueront à Valparaiso.
Nous voici à Puerto Montt, ville du Chili austral, capitale de province de 230 000 habitants. La ville est située à proximité de lacs, de plages, de forêts vierges, de montagnes, de centres de ski, de lieux de pêche.
Nous avons tout d’abord visité le marché d’artisanat local (Excursion 5335), et j’insiste sur le fait que ici c’est du véritable «made in Chile» C’est suffisamment rare pour le souligner. Les vêtements et accessoires en laine, souvent confectionnés sur place, sont la spécialité locale. On y trouve aussi des objets en bois et en cuir. Mais aujourd’hui nous voulions goûter un peu de l’ambiance chilienne au travers d’une excursion qui nous a amené dans un véritable ranch local toujours en activité, ouvert aux visites.
Nous avons été accueillis, un peu à la façon dont on reçoit les membres de sa famille, c’est à dire simplement, avec beaucoup de chaleur et en mettant les petits plats dans les grands.
Cela a été pour nous l'occasion de nous plonger dans la culture et la gastronomie du Chili.
En compagnie d'un gaucho, nous avons découvert, la musique locale, les spécialités culinaires typiques et le fameux sport national : le rodéo.
Les gauchos du ranch ont chacun leur spécialité. Il nous a été présenté les cavaliers et leurs chevaux dans des exercices de figures imposées. Ce spectacle traduit tout le travail effectué pour en arriver à ce stade. Nous sommes ravis. De jeunes danseurs nous ont offert un spectacle de danse traditionnelle locale, accompagnés par un orchestre. Installés sur des ballots de paille en guise de gradins, nous avons été charmés par cette représentation, sans doute aidé par les empanadas, et l’excellent vin rouge chilien qui les accompagnaient.
Nous avons ensuite visité les écuries où se trouvent les chevaux de travail et les chevaux de compétition, l’une pour les juments, l’autre pour les chevaux.
Nous nous rendons ensuite dans l’arène pour assister à une démonstration de rodéo, spectacle impressionnant de beauté et de puissance. Les chiliens ont décidément le sens de l’hospitalité, ils nous offrent à cette occasion un «Pisco Sour» accompagné de petites brochettes et divers canapés. Le Pisco est une eau-de-vie de raisin. Le Pérou et le Chili le revendiquent comme leur boisson nationale. Il titre entre 30° et 45° d'alcool. Avec du jus de citron et du sucre il devient Pisco Sour, dont le gout ressemble un peu à la caïpirinha mais en moins fort.
Les danseurs ont assuré les interludes en dansant la Cueca. La Cueca est la danse traditionnelle chilienne déclarée « danse nationale » du Chili. Cette danse est métissée du fait de sa ressemblance avec certaines danses espagnoles.
Nous avons terminé cette agréable visite par un repas où nous avons dégusté de savoureuses spécialités maison, typiques de la tradition culinaire locale.
Tout le monde est revenu à bord, enchanté de cette journée.
Nous quittons en fin d’après-midi Puerto Montt, le bateau entonne ses 3 coups de corne de brume traditionnels, les personnes présentes au bord du quai nous saluent, jusqu’au pilote qui nous dira longuement au revoir depuis son bateau, du jamais vu pour nous !
L’hospitalité chilienne est incroyable. Nous quittons définitivement les fjords chiliens avec regret. Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 18:47 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 57 de 249 · Page 3 de 13 · 3 283 affichages · Partager Mercredi 6 Novembre 2013 - Jour 47 - En mer
Ce matin il régnait à bord une ambiance morose.
En effet un tiers du bateau environ termine leur croisière à Valparaiso.
Seulement la moitié des passagers feront le tour du monde complet. C’est pourquoi à beaucoup d’escales de nouveaux passagers montent à bord.
Certains, (peut-être un peu égoïstes ?) ont regretté ce côté « omnibus ».
Pour ma part j’ai trouvé que ce « brassage » de passagers était un excellent moyen pour aller à la rencontre des autres, généralement plus jeunes, car partir 4 mois consécutifs n’est pas permis à tout le monde. Je me suis félicité des contacts avec les passagers argentins venus faire le tronçon Buenos Aires - Valparaiso. Avec d’autres, des relations amicales sont nées et durent toujours.
Toutes les compagnies aujourd’hui proposent des TDM avec tronçons. J’ai rencontré des personnes qui faisaient un tronçon par an, jusqu’à faire le tour complet. C’est un moyen pour ceux qui ne sont pas encore retraités de faire un tour du monde.
Une réunion spécialement organisée à leur intention, a eu lieu ce matin, pour définir les modalités de débarquement. Nous atteindrons Valparaiso demain matin, et nous y resterons 3 jours.
Le 1er jour, nous avons prévu (on vous dit tout) de visiter les célèbres vignobles de Casablanca (Excursion 5324), je vous rassure, nous sommes toujours au Chili !) avec visite chez un vigneron et... dégustation bien sûr ! Le 2ème jour, nous irons visiter la capitale Santiago située à un peu plus de 100 kms de Valparaiso. Enfin le 3ème jour nous visiterons Valparaiso et Vina del Mar, ville située à proximité. Nous aurons, je pense fait ainsi un tour d’horizon complet des alentours.
Nous vous adressons une photo avec le tracé de la route que nous avons suivie pour aller de Puerto Madryn à Ushuaia, via le Cap Horn, ainsi que d’Ushuaia à Punta Arenas avec le glacier Agostini, puis vers Puerto Chacabuco avec le glacier Amalia. Hier soir nous avons dîné au restaurant Club, avec 4 de nos amis qui nous quittent après demain.
Ce soir vers 20 heures ce sera un apéritif dans la cabine de l’un d’entre-eux, qui précèdera le dernier dîner pris ensemble durant cette croisière. Image attachée: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 18:58 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 58 de 249 · Page 3 de 13 · 3 278 affichages · Partager Jeudi 7 Novembre 2013 - Jour 48 - Valparaiso - CHILI18 ème escale
Nous avons accosté ce matin sous un soleil radieux, à proximité immédiate de la ville dont nous apercevons les maisons colorées. La ville est très vallonnée et les quartiers sont reliés entre-eux par des funiculaires ou des ascenseurs.
Mais nous reviendrons plus tard sur cette ville que nous visiterons dans 2 jours. Aujourd’hui nous partons dans les «vignes du seigneur» curieux d’apprendre sur ce vin, issus de cépages français.
Bien nous a pris de réserver l’excursion (5324) à Casablanca (au Chili, bien sûr), car aujourd’hui le Chili est en pleine campagne électorale, les élections législatives ont lieu dimanche prochain, le pays est paralysé par les grèves et les manifestations. En conséquence les excursions prévues à la capitale Santiago, ont toutes été annulées.
Nous devons y aller demain, nous ne savons pas à l’heure où nous vous écrivons, si cela sera possible.
Mais ne boudons pas notre plaisir du jour: les vignobles chiliens et ses vins.
Le vin chilien, issu de cépages français, possède une longue histoire. Des cépages comme le Carménère, le Cabernet-Sauvignon et le Merlot mûrissent dans de bonnes conditions grâce un climat bien adapté à la vigne, caractérisé en journée par la chaleur et la nuit par la fraîcheur qui descend de la Cordillère. Le Chili a de nombreux atouts pour être un pays de grands terroirs : de bonnes terres bien situées, de l'eau, un climat favorable, un savoir initié en parti par les français et une main d’oeuvre qui connaît la viticulture. Il est intéressant de noter que lorsque la France a connu une très grande épidémie de phylloxéra, les cépages français exportés au Chili, sont revenus en France pour replanter nos vignes. Seul le Carménère ne sera pas réimporté, aujourd’hui il a totalement disparu de France.
Il existe à 40 kms de Valparaiso, une région renommée pour la viticulture, il s’agit de la vallée de Casablanca. La vallée de Casablanca est mondialement connue pour sa production de vins de qualité. Cette excursion nous a fait découvrir les techniques viticoles, les processus de traitement des raisins et de la méthode de vinification inspirée du savoir-faire de la tradition française, mais aussi espagnole.
Notre première visite est au domaine Indomita. Nous avons dégusté un vin blanc et un vin rouge après avoir visité les installations de vinification et de stockage. La prochaine halte a été à l'Estancia El Cuadro. Là aussi, nous avons eu la possibilité de visiter les caves et de déguster quelques uns des meilleurs crus du domaine.
Nous avons déjeuné sur place et le repas a été agrémenté de vins, bien sûr, mais aussi de danses traditionnelles locales.
Dois-je vous dire que dans le car qui nous a ramené au port, ont aurait pu entendre les mouches voler, si le bruit des ronflements avait été moins fort ?
De retour au bateau, nous nous dirigeons sur les coursives du pont 9, pour admirer le paysage ensoleillé qui nous entoure, avec un fort vent de terre qui moutonne la mer.
Un groupe de mouettes nous a offert un spectacle inédit, fait de virevoltes aériennes et de plongeons, de piqués plutôt. Ailes et pattes repliées, elles se laissent tomber dans l’eau telles des pierres, pour ressortir quelques secondes plus tard... avec ou sans poisson. J’avoue que nous avons eu du mal à les quitter pour rejoindre notre cabine.
Le temps de se changer, c’est un autre spectacle auquel nous assistons dans le grand bar, Plaza Italia. Un groupe folklorique composé de 9 musiciens, et 12 danseurs se sont produits devant nous sous une musique aux accents andins, telle la musique péruvienne, plus connue.
Voilà pour aujourd'hui, en espérant pouvoir aller à Santiago demain. Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 19:16 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 59 de 249 · Page 3 de 13 · 3 264 affichages · Partager Vendredi 8 Novembre 2013 - Jour 49 - Valparaiso - CHILI
Autant vous le dire tout de suite, nous n’irons pas voir la capitale du Chili: Santiago. Les grèves et les mouvements sociaux auront eu raison de notre excursion. À cet instant je comprend la déception des touristes étrangers qui ont fait le voyage à Paris pour visiter la tour Eiffel avec un personnel en grève !
Ambiance nostalgie hier à la sortie du restaurant du bord.
Plusieurs centaines de passagers terminent ici leur croisière, n’ayant pas opté pour un tour du monde complet. Beaucoup de manifestations de sympathie, d’embrassades, d’échanges de cartes de visites, le tout ponctué de: «On reste en contact», « on se rappelle», «bon courage pour le retour», etc, etc.
Et ce matin, beaucoup de passagers, en tenue «ville» avec bagages à main, attendent patiemment dans les salons d’être appelés, le regard triste, et le moral dans les chaussettes.
Vite, Monique, on s’éclipse !
Direction Viña Del Mar, la station balnéaire branchée située à la périphérie de Valparaiso. On se dirige vers le métro, on discute pour savoir comment cela fonctionne, et hop, nous voilà partis !
Nous descendons à la station «Miramar» située à 2 pas del «reloj de flores» autrement dit l’horloge fleurie.
Puis nous marchons le long de la plage pendant 5 kms environ. Nous observons les oiseaux sur notre passages, mouettes, pélicans et autres. La côte est découpée, rocheuse, pour se terminer en une longue plage de sable fin. Des jeunes profitent des premiers rayons du soleil, ici c’est le début du printemps, la nature se pare d’un joli vert tendre et de fleurs multicolores. Le paysage ici ressemble à Lloret del Mar, sur la Costa Brava, nous sommes bien loin des paysages chiliens du grand sud ! Mais bon, il faut de tout pour pouvoir apprécier les bonnes choses.
Sur le chemin nous croisons 2 passagers que nous connaissons bien, puisqu’ils ont fait également le 1er tour du monde avec nous. Ils sont accompagnés de leur fils qui est venu spécialement de Bretagne, souhaiter un bon anniversaire à son père ! Leur joie, mêlée de larmes naissantes, faisait plaisir à voir. La surprise a été totale, à la descente de neoRomantica, leur fils les attendait les bras ouverts avec un «Bon anniversaire Papa !». Il ne pouvait rêver de meilleur cadeau. Nous les avons laissés tous les trois à leur bonheur.
À l’heure du déjeuner, nous avions repéré un restaurant, bien situé et offrant les spécialités locales que nous apprécions. C’est sur le point d’entrer dans cet établissement, qu’une centaine de Harley Davidson apparaissent dans un grand vrombissement caractéristique. Les bikers avaient privatisé ce restaurant. Nous en avons profité pour admirer ces belles machines immaculées, étincelantes et customisées, toutes plus belles les unes que les autres, enfin c’est juste notre avis. Au hasard, ce dernier faisant souvent bien les choses, nous entrons dans un petit resto du coin, où nous serons les seuls touristes. Le Pisco Sour est vraiment délicieux à boire, d’ailleurs tous les chiliens présents à côté de nous en buvaient à l’apéritif. C’est vraiment la boisson nationale, telle que on nous l’avait décrit. Les plats ont des proportions gigantesques et le vin chilien excellent. Heureusement qu’il nous reste 5 kms à parcourir pour rentrer à bord, cela nous fera le plus grand bien !
Autre ambiance dès montés à bord. Il y a beaucoup de nouveaux passagers, qui cherchent leurs marques. Ils s’y feront vite !
Allez à demain ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 19:31 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 60 de 249 · Page 3 de 13 · 3 261 affichages · Partager Samedi 9 Novembre 2013 - Jour 50 - Valparaiso - CHILI
Nous entamons notre dernière journée à Valparaiso.
Tranquillement après que la cohorte des passagers se soit bousculée dans les bus, nous sortons du port et prenons un taxi qui nous fera faire le tour de ville avec les principaux centres d’intérêt.
Nous ne regretterons pas ce choix, car les rues et les endroits visités étaient tout simplement inaccessibles pour un bus.
Valparaiso est la deuxième ville du Chili. Sa population est de 300 000 habitants environ, 90 % d'entre eux vivent dans les collines desservies par 15 ascenseurs. Son centre historique a été déclaré Patrimoine culturel de l'Humanité par l'UNESCO en 2003.
Valparaiso joua un rôle important dans la seconde moitié du XIXème siècle, lorsque la ville servait d'escale pour les bateaux voyageant entre l'océan Atlantique et le Pacifique par le Cap Horn ou le détroit de Magellan. La construction du canal de Panama mit un terme à son essor économique.
Nous visiterons les 2 parties qui composent Valparaiso.
Nous commençons par la ville haute appelée « los Cerros», collines qui dominent la ville. C'est dans ces quartiers que la majorité de la population vit, dans leurs maisons de tôles aux couleurs variées qui donnent à la ville son allure unique. Nous aurons ainsi la possibilité d’avoir à plusieurs reprises de beaux points de vue panoramique sur le port, la ville et les environs.
C’est dans l’un de ces quartiers que nous aurons l’occasion de voir la maison de Pablo Neruda. Poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, il soutient la campagne électorale de Salvador Allende comme candidat à la présidence de la République. Le Coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili renverse Salvador Allende. La maison de Neruda à Santiago est alors saccagée et ses livres jetés au bûcher. Le poète meurt en 1973 d’un cancer à la prostate, selon la version officielle...
Nous terminerons notre visite de la ville par la ville basse nommée «El Plan», situé sur la partie plate de la ville. Elle abrite le port ainsi qu'une grande majorité des commerces de la ville. Nous passerons ainsi devant le siège du plus ancien journal d’Amérique Latine encore en circulation, «El Mercurio» de ValparaisoNous y découvrons les monuments et les sites les plus significatifs de Valparaiso: le quartier de Playa Ancha, où se trouve l'Académie navale chilienne, la cathédrale, et la principale place de Valparaiso: la Plaza Victoria.
Nous rentrons en milieu de journée sur neoRomantica.
La majorité des passagers n’est pas encore à bord, nous en profitons pour apprécier le calme des divers endroits publics du navire. Nous quittons Valparaiso vers 18 heures avec de retentissants coups de cornes de brume qui résonnent dans les collines de Valparaiso. Destination l’île de Pâques distante d’environ 3700 kilomètres.
4 jours de mer seront nécessaires.
P.S.: Cette nuit nous changerons d’heure (cela faisait longtemps), quand il sera midi chez vous, il sera 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage. Images attachées: | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 469 visiteurs en ligne depuis une heure! |