| Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Chamadou · 15 mai 2014 à 18:29 · 577 photos 249 messages · 49 participants · 46 473 affichages | | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 17:55 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 81 de 249 · Page 5 de 13 · 3 000 affichages · Partager Bonjour Christian!! je decouvre avec plaisir aujourd, huit seulement ton compte rendu du TDM Austral je vais donc re decouvrir ce recit et je m, y colle au debut tout de suite!! ! ca va faire rever beaucoup de monde!! et nous ca va nous faire patienter!merci encore
je vais signaler ton CR a la rubrique tdm austal deleziosa 2015! car beaucoup l, attendent cordiales amities a toi et a Monique Jacques et Bernadette | | | À: Selvaggia · 19 mai 2014 à 18:08 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 82 de 249 · Page 5 de 13 · 2 974 affichages · Partager Merci  ! Voici la suite (et pas encore fin)
Dimanche 8 Décembre 2013 - Jour 78 - Uluru (Ayers Rock) - AUSTRALIE
Nous nous réveillons à 4 heures et quart du matin, pour un départ à 5 heures vers Uluru, ce rocher convoité, où nous devons assister au lever du soleil (excursion 4708). Sans même prendre notre petit-déjeuner nous nous dirigeons dans l’aube naissante vers Uluru qui se détache dans la pénombre. Arrivés sur place, une table est dressée avec collations et encas divers, quelle organisation! Nous nous dirigeons au pas de course vers l’observatoire aménagé un peu plus haut qui offre une vue imprenable sur Uluru. Nous ne voulons rien rater du spectacle qui arrive.
Nous patientons en admirant les merveilleuses couleurs de l’aube, les espaces sans fin, et la forme imposante d’Uluru d’une couleur ocre sombre en cet instant. Puis le désert s’anime avec le soleil levant. Uluru s’éclaire petit à petit, les ombres qui dessinent son relief se rétrécissent peu à peu, la lumière s’intensifie rapidement, l’ocre d’Uluru devient flamboyant, tel l’acier que l’on attise dans la forge.
Quel spectacle ! Mais quel spectacle ! c’est incroyable de beauté ! On ne pouvait pas s’imaginer que cela pouvait être aussi beau, c’est totalement irréel, magique, indescriptible. Plus personne ne parle à cet instant, nous retenons notre souffle, hypnotisé par le spectacle que nous offre Dame Nature. C’est à ce moment précis que nous avons compris pourquoi les aborigènes pouvaient accorder une place si importante à ce lieu sacré dans leur croyance. Nous avons bien sûr saisi ce moment par une photo que nous vous adressons telle quelle, sans aucune retouche, et qui se rapproche de la réalité. Mais très rapidement, trop rapidement, le «rocher» diminue d’intensité pour reprendre sa couleur ocre rouge qui le caractérise. Le spectacle aura duré 3 ou 4 minutes, pas plus.
Après ce lever de soleil, qui restera, sans nul doute l’un des plus beau qu’il nous a été donné d’admirer dans notre vie, nous rentrons à l’hôtel pour prendre notre petit- déjeuner.
Puis nous retournons à l’Ayers Rock pour poursuivre notre excursion.
Nous suivons Steve, notre guide, pour une marche au pied d’Uluru. Nous avons été très intéressé de recueillir des informations sur la faune et la flore qui nous entourent. Ce parc de plus de 110 km2 appartient toujours aux Anangu, aborigènes du parc, qui l’entretiennent en respectant leur tradition culturelle. C’est par la technique du feu qu’ils parviennent à préserver la végétation, technique qui avait surpris les colonisateurs anglais, mais ils se sont rendus à l’évidence après avoir essayé une manière plus traditionnelle qui se solda par un échec.
Les Anangu continuent de pratiquer la chasse limitée au kangourou, à l'outarde d' Australie, à l'émeu et au varan. La flore du parc national d'Uluru-Kata Tjuta est constituée de la plupart des espèces du Centre de l' Australie. Nombre d'entre elles sont endémiques du parc.
La végétation du parc est dépendante des pluies, très irrégulières. Nous (re)découvrons l'«arbre à sang », dont la sève rouge est utilisée comme désinfectant et pour traiter les problèmes respiratoires. D'autres plantes sont utilisées comme matériau de construction, comme combustible ou encore, en tant qu'ornement. Depuis l'arrivée des Européens, des plantes ont été introduites dans le parc, mais pas forcément à bon escient certaines sont envahissantes et ont tendance à s’approprier les zones plus humides, au détriment d’espèces endémiques. D'autres ont été importées accidentellement par les visiteurs. Quand l’homme cessera-t-il de jouer l’apprenti sorcier ! De larges explications nous ont été données concernant la manière dont les aborigènes se nourrissent avec les plantes. Nous avons été surpris de voir comme une toute petite plante peut recéler dans le sol une grosse racine comestible.
Le guide nous raconte la légende de la femme «Python» dont, avec un peu d’imagination, on peut voir sa forme se détacher dans le rocher.
Nous arrivons maintenant à l’endroit où existe une réserve d’eau à ciel ouvert. C’est complètement irréel dans ce milieu aride, où n’existe ni fleuve, ni rivière. Les aborigènes ont toujours eu connaissance de cet endroit essentiel à leur survie. Cette particularité a contribué également à la sacralisation du site.
Nous terminerons cette marche éducative par une grotte où figurent des peintures rupestres aborigènes. Elles représentent des scènes de la vie quotidienne, des animaux et des plantes. Leur préservation est difficile du fait que selon la tradition aborigène, si l’auteur d’un tableau rupestre est décédé, il sera, sans le moindre scrupule recouvert par une autre peinture. Ils sont de plus fragiles et nécessitent un entretien régulier.
Nous visitons ensuite le centre culturel du Parc national, qui nous permet de découvrir les traditions, les légendes, les langues et l'histoire des aborigènes. Des objets d’art et d’artisanat réalisés par les aborigènes d’ Australie sont exposés.
Après cette visite, nous reprenons notre bus pour faire le tour complet d’Uluru soit 9, 5 kms. Il faudrait environ 3 à 4 heures pour en faire le tour à pied, imaginez la difficulté avec la température accablante !
Mais déjà il faut quitter cet endroit féérique, nous nous rendons à l’aéroport de l’Ayers Rock, où nous attend notre vol pour Melbourne via Sydney.
Nous atterrissons à Sydney, la vue du ciel est magnifique et nous mesurons quelle chance nous avons eu d’arriver à la fois par la mer et par les airs ! À cette instant neoRomantica est parti depuis la veille, nous sommes SBF (sans bateau fixe). Une heure après nous reprenons un vol pour Melbourne, où nous atterrirons une heure 30 plus tard. À cette instant neoRomantica n’est pas encore arrivé, nous sommes toujours SBF (sans bateau fixe).
Qu’à cela ne tienne, notre échappée au centre de l’ Australie prévoyait notre hébergement à l’hôtel. C’est au «Crown Promenade» que nous serons hébergés, l’espace d’une nuit, au vingtième étage avec une vue panoramique sur Melbourne la nuit.
C'est pas Uluru, mais c’est tout de même beau.
Allez, on vous laisse, nous avons du sommeil à récupérer ! Images attachées: | | | À: Esculape · 19 mai 2014 à 18:21 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 83 de 249 · Page 5 de 13 · 2 963 affichages · Partager Merci Jacques, je suis sûr que ce CR te rappelle quelque chose... 
Lundi 9 Décembre 2013 - Jour 79 - Melbourne - AUSTRALIE26 ème escale
Une fois n’est pas coutume, puisque c’est en avion que nous sommes arrivés hier à Melbourne pour cette 26 ème escale.
Après une bonne nuit de repos dans notre chambre d’hôtel confortable, nous prenons le petit déjeuner avec nos compagnons de voyage.
Nous projetions de monter à la tour Eureka, point culminant de Melbourne et située à 100 mètres de notre hôtel en plein centre. Mais aujourd’hui la météo n’est pas clémente avec nous. C’est d’abord une épaisse brume qui enveloppe les rues, suivit de près par une pluie glaciale.
Que faire dans ces conditions ? Nous connaissons (un peu) les principales curiosités à voir dans cette ville, qui n’est pas touristique au sens propre du terme. C’est une ville qui respire la finance, le commerce et l’économie, à la différence de Sydney plus orientée vers les activités culturelles. Enfin, c’est mon impression.
Alors, nous décidons (et tout notre petit groupe aussi) de rentrer à la «maison» sur neoRomantica qui doit être à quai.
Nous déposons nos affaires, saluons notre cabinier qui nous accueille d’un chaleureux «hello!» accompagné de son large sourire habituel. Nous sommes contents de rentrer «chez nous». cela vous fait peut-être bizarre, mais depuis 2 mois et demi que nous sommes partis, cette petite cabine est notre univers, nous y avons nos marques et nous nous y sentons bien.
Mais on ne va pas rester jusqu’à 17 heures 30, heure à laquelle nous devons tous être rentrés.
Alors nous décidons de nous offrir une excursion gastronomique, en clair un restaurant situé juste à côté avec vue imprenable sur la baie. Nous sommes accueillis par un garçon qui parle un français irréprochable, normal c’est un français. Ce sera pour lui l’occasion de s’exprimer dans sa langue maternelle, cela fait toujours du bien quand on est en immersion dans un autre pays. Il nous explique son parcours professionnel, ses projets, qui de toutes façons seront hors de France. Et un de plus, pensons nous. C’est incroyable le nombre de jeunes qui cherchent à s’expatrier pour trouver ailleurs ce que notre pays n’est pas capable de leur offrir. Cela devrait donner matière à réflexion aux décideurs de notre pays.
Il nous expliquera les différents plats et les habitudes alimentaires des australiens. Nous dégustons notre repas accompagné d’un vin rouge australien, regardant la pluie tomber derrière la grande baie vitrée.
Ce déjeuner en tête à tête fut très agréable et relaxant. Il nous a permis de faire une pause dont nous avions sans doute besoin. Et puis rien ne nous oblige à toujours courir !
Nous regagnons neoRomantica en passant par le terminal de croisière. Nous nous attardons en chemin dans un magasin de souvenirs qui vend également des cartes postales. J’entends derrière moi: «les 5 pour 2,5 dollars !» Je ne réalise pas toute de suite, mais au fait il s’est adressé à moi en français ! «Je viens de la Réunion» me dit-il, et je pense: «encore un de plus!»
Arrivés au bateau, impossible de monter à bord, notre carte est refusée. Motif: nous avons débarqué de Sydney et au regard des autorités australiennes, il faut remplir à nouveau les papiers d’immigration pour pouvoir embarquer à Melbourne. Je n’ai pas tout compris mais nous nous sommes exécutés de bonne grâce, comme tous nos compagnons de voyage d’ailleurs.
En fin d’après-midi neoRomantica s’extirpe lentement du quai où le ferry Spirit of Tasmania était également amarré, exactement comme il y a 2 ans !
Le soleil, moqueur, nous envoie quelques rayons. Allez, on t’en veut pas, va ! Tu as été tellement sympa avec nous jusqu’ici ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 18:29 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 84 de 249 · Page 5 de 13 · 2 956 affichages · Partager C'est vraiment exceptionnel de suivre un tel périple! C'en est presque étourdissant! Pour l'instant, je suis au jour le jour votre récit, mais je suis déjà sûre de le relire pour l'apprécier au mieux! Vraiment un grand merci pour ce partage! Yael | | | À: Yael5 · 19 mai 2014 à 18:51 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 85 de 249 · Page 5 de 13 · 2 940 affichages · Partager Merci Yael,
Et oui notre croisière a durée 122 jours, cela fait quelques 122 pages de lecture !
Je continue
Mardi 10 Décembre 2013 - Jour 80 - En mer
Quelle nuit !
Impossible de fermer l’oeil.
Nous sommes cueillis dans une mer formée où neoRomantica danse le pogo ! La mer de Tasman ne faillit pas à sa réputation. Nous sommes ballotés dans notre lit de gauche à droite, mais aussi d’avant en arrière. Dès le pied par terre il faut se cramponner pour ne pas être déséquilibré. Contrairement à notre bateau « Chamadou » qui parfois aime aussi danser dans les vagues, ici, l’amplitude du tangage (sens longitudinal) et du roulis (sens latéral) est beaucoup plus importante, de l’ordre de plusieurs mètres.
Le plan «tempête» est mis en place: ascenseurs condamnés, sachets à disposition sur les rampes d’escalier. On rit de se voir marcher ainsi telles des personnes ivres.
Quelques objets de notre cabine ont volé, le petit plateau en verre de la salle d’eau s’est brisé au sol. Je me demande toujours pourquoi dans les bateaux de croisière actuels les compagnies s’entêtent à faire comme si nous étions dans un hôtel à terre.
Appelé par un passager ayant besoin de mes (petites) connaissances informatiques, je me rend dans sa cabine au pont n° 10, équipée d’un balcon. Il fallait voir le bateau arracher son étrave de l’océan pour retomber dans l’eau avec une gerbe d’eau éclaboussant le balcon à environ 20 mètres de haut !
Les restaurants du bord sont désertés par certains passagers qui préfèrent rester allongés. Monique et moi supportons assez bien, sans doute parce que nous sommes amarinés depuis 2 mois et demi, et que nous avons une petite expérience de la mer et des bateaux de plaisance. Mais pour les passagers qui viennent d’embarquer, c’est une toute autre histoire.
Dans ces conditions le commandant a décidé de reporter la soirée de gala à demain, les danseurs n’auraient pas pu rester sur la piste de danse !
Voilà le fait important de la journée.
À demain
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 21 heures pour nous, soit 9 heures de décalage.
Mercredi 11 Décembre 2013 - Jour 81 - En mer
Cette nouvelle journée en mer débute mieux que la précédente, mais la mer bien que calmée reste encore bien formée.
Nous allons ce matin à la présentation en image de notre professeur Scopelliti. Le thème abordé: «Histoire et traditions de l’ Afrique du Sud». Ce sujet colle parfaitement avec l’actualité. Nous avons aimé cet exposé détaillant les différents peuples, les différents langages et les explications concernant les arts premiers.
Ce soir c’est gala ! Et hop ! encore un !
Bon, les règles que je me suis fixé par rapport au dîner qui sera strictement identiques aux autres (excepté la sempiternelle bougie rouge) n’imposent pas que je sorte le smoking.
À ce stade de la croisière, il est amusant de constater les modifications dans la composition du personnel et des animateurs. Petit à petit les orchestres sont remplacés, les serveurs, etc... jusqu’à notre directeur de croisière Mikele descendu à Sydney et remplacé par Patrizia. Nous allons la découvrir ce soir.
Ensuite il y a la «surprise de minuit», ce sont des petites douceurs distribuées dans tous les salons.
Compte tenu de tous les kilos accumulés depuis le début de ce tour du monde, nous nous abstiendrons.
C’est plus sage !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 20 heures pour nous, soit 8 heures de décalage.
Jeudi 12 Décembre 2013 - Jour 82 - En mer
Et bien non, hier soir au fameux dîner de gala, pas même la bougie rouge au milieu de la table, rien ! Les dîners de gala n’ont de gala que le nom. Mais il faut reconnaître qu’une catégorie de passagers apprécie de pouvoir se montrer dans de belles tenues, alors si ce n’est que pour ça il faut perpétuer cette animation, car il ne s’agit bien que d’une animation.
Par contre, notre cabinier, toujours aussi prévenant, nous a fait une joli petit lapin avec une serviette, accompagné de 2 petits chocolats et d’une carte postale ancienne.
Ce matin nous avons eu un message signé du commandant que vous verrez dans les photos qui suivent. C’est 60 noeuds de vent que nous avons subi avec des creux de 8 mètres ! Nous arriverons donc en retard à Perth et la conséquence directe pour beaucoup d’entre nous, c’est l’annulation de l’excursion vers le désert des Pinnacles. Vous vous en souvenez peut-être, nous l’avions faite voilà 2 ans et nous avions été très enthousiastes. Alors à bord, une fois de plus, c’est la mini révolution, certains veulent parler au commandant, d’autres accusent le bateau, bref, le désoeuvrement pendant ces jours de mer aidant, les esprits s’échauffent. À certains, je leur ai toutefois rappelé que les avions, les trains et même les voitures particulières ont aussi parfois du retard. C’est ainsi, ce sont les impondérables de la vie.
Mais rien à faire, cette mentalité niveau école primaire a touché beaucoup de ces enfants gâtés qui ne s’en rendent même pas compte.
Allez, pour ce qui nous concerne, nous nous délectons de tous ces merveilleux moments que nous offre ce magnifique tour du monde.
Ciao !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 19 heures pour nous, soit 7 heures de décalage. Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 19:06 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 86 de 249 · Page 5 de 13 · 2 930 affichages · Partager Vendredi 13 Décembre 2013 - Jour 83 - Perth - AUSTRALIE27 ème escale
C’est sous un soleil radieux que, vers 15 heures, neoRomantica amorce son accostage à Fremantle, situé à une dizaine de kilomètres de Perth qui ne dispose pas de port.
Nous sommes en Western Australia, l’un des états fédérés de l’ Australie qui compte environ 2 millions d’habitants, pour un territoire qui représente le tiers de l’ Australie.
Fremantle est une agréable cité de bord de mer, très vivante et animée en cette saison estivale. Et oui, ici ce sont les grandes vacances d’été et Décembre est synonyme de chaleur. Perth est le point de départ idéal pour aller découvrir les Pinnacles, l’un des sites remarquables d’ Australie, à ne rater sous aucun prétexte. Mais nous connaissons déjà l’endroit pour y être allé il y a 2 ans, et de toute façon le retard pris par le bateau a rendu impossible cette excursion de plus de 12 heures.
Nous avons donc décidé de nous accorder une «journée de vacances» dans cette magnifique petite ville de Fremantle. Et nous avons été enchanté !
Partis à pieds du bateau, nous sommes déjà au centre ville en 10 minutes. Les maisons sont belles, colorées, très bien entretenues et de style colonial anglais. De même le mobilier urbain, les trottoirs et les espaces publics sont d’un parfait état.
Il est très agréable de se promener dans les rues piétonnes où règnent calme et sécurité sous l’oeil attentif de la police locale présente en de nombreux endroits. Ici pas de papiers par terre, pas de tags, ni de détériorations. Beaucoup de jeunes viennent s’amuser en cette fin d’année scolaire. On entend les accents de la musique techno, ou pop selon les endroits.
Après nous être promenés au centre ville, nous nous dirigeons vers une petite plage familiale, calme là aussi, dans la ferme intention de nous rafraîchir en ce jour d’été.
Ce premier bain dans l’océan indien fut un délice: du sable fin, de l’eau à souhait, ni trop froide ni trop chaude et transparente.
Après ce bain réparateur et fortifiant, nous marchons vers le port de pêche. Chemin faisant nous avons découvert un grand nombre de statues. Certaines évoquaient des faits historiques, telle la deuxième guerre mondiale où cette région était impliquée dans les combats contre le Japon, d’autres, plus légères représentaient des scènes quotidiennes de la vie locale, en particulier liée à l’activité de la pêche.
L’environnement de ce petit port nous a séduit de par sa convivialité et l’animation régnante. Des restaurants à touche touche proposent leurs terrasses de bois directement au bord de l’eau. C’est décidé, nous retournons au bateau déposer nos affaires de plage et reviendrons dîner ici ce soir. Nous convainquons (sans beaucoup insister...) nos amis Robert et Suzette de se joindre à nous. C’est donc ensemble que nous dégusterons la spécialité locale: le fish and chips, exceptée Monique qui préfèrera des sardines grillées dont elle raffole.
Sans se presser nous rentrons au bateau, nous avons le temps il restera à quai jusqu’à 2 heures du matin. Bien qu’arrivé plus tard, l’escale a duré aussi longtemps que prévue. Il a fallu faire le plein de carburant, remplir la cambuse et effectuer toutes les opérations indispensables à une longue traversée.
Cette nuit nous quittons l’ Australie, ce merveilleux pays dont nous ne lassons pas.
Dommage que ce soit si loin ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 19:18 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 87 de 249 · Page 5 de 13 · 2 925 affichages · Partager Samedi 14 Décembre 2013 - Jour 84 - En mer
Il paraîtrait que nous avons quitté Fremantle cette nuit à 2 heures. Je dis il paraîtrait car nous n’avons rien entendu ni ressenti.
Nous filons quasi plein ouest vers notre prochaine destination: Port Louis à l’île Maurice. Ce n’est rien de moins que l’océan Indien qu’il nous faut traverser d’une traite, soit 7 jours de mer consécutifs.
Cela peu vous sembler long (ce sera notre record), mais pour avoir déjà effectué une traversée de 6 jours entre Mindelo au Cap-Vert et Manaus au Brésil, cela ne nous impressionne guère. Et puis nous nous sommes préparés avec livres, films, etc... sans compter toutes les animations du bateau. En fait le temps passe vite à bord, et jamais nous n’avons trouvé le temps long. Toujours une occupation à faire, enfin si on peut appeler ça comme ça.
Tiens ce matin, par exemple, débordés ! Cela a commencé avec Carlo qui nous a tout dit sur les îles Maurice et La Réunion, mine de rien il faut assimiler, si tenté que l’on se rappelle de tout.
Et puis après, nous avons entrepris de décorer notre cabine pour Noël, cela nous a pris au moins 5 bonnes minutes, mais nous sommes contents de voir notre petit sapin s’illuminer et de cette petite atmosphère de fête, comme des gamins !
Ce soir nous invitons des amis à boire le pastis chez nous, ce sera une bonne façon de terminer l’après-midi.
À demain !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 18 heures pour nous, soit 6 heures de décalage.
Dimanche 15 Décembre 2013 - Jour 85 - En mer
Mer calme et soleil, c’est un dimanche calme qui s’annonce.
Nous poursuivons notre route à l’ouest, et tout va bien à bord. NeoRomantica avance à une cadence soutenue, pour tenter de rattraper son retard.
Ce matin Carlo Scopelitti nous a expliqué l’hindouisme et ses divinités. Cette religion est pratiquée à l’île Maurice et La Réunion, nos 2 prochaines escales, mais je doute fort que nous ayons besoin de ces quelques connaissances supplémentaires.
Au programme de cette journée: film, et liaison Skype et FaceTime avec notre famille. Nous avons également les activités du bord avec le spectacle du soir qui réserve parfois des surprises.
Pas de grande activité, ni évènement spécial en ce dimanche, pour la suite, ce sera demain.
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 17 heures pour nous, soit 5 heures de décalage.
Lundi 16 Décembre 2013 - Jour 86 - En mer
Troisième jour de mer vers l’île Maurice.
Un fois de plus la télévision est devenue muette et aveugle, nous sommes coupés du monde extérieur, plus d’informations. Seuls des films qui passent en boucle sur le réseau interne du bateau sont diffusés. Heureusement, internet fonctionne encore, lentement, très lentement et pour combien de temps encore ?
Ce matin «le professeur» a encore tenu une conférence: «l’architecture sacrée de l’hindouisme». On ne l’arrête plus !
L’interprétation du symbolisme cosmique reste difficile à interpréter pour nous européens, mais n’en demeure pas moins très intéressante. Les détails qui figurent sur ces monuments sacrés expliquent l’histoire des nombreuses divinités hindouistes.
Sous les coups de midi, ici ce n’est pas des coups d’horloge qui indiquent midi, mais un puissant coup de sirène, nous nous rendons à la salle de spinning pour faire environ 20 minutes de vélo. Épuisés ! Nous sommes ressortis épuisés, mais décidés à renouveler cet exercice demain. Cette activité se pratique uniquement de 12 à 14 heures dans une salle avec vue imprenable sur la mer.
En milieu d’après-midi, un groupe de baleines a fait le show sur le côté bâbord. C’est vrai que nous n’avons rien vu, ni bateau, ni oiseau depuis 3 jours, alors ces jets puissants au-dessus de l’eau ont réveillé la léthargie qui régnait à bord.
Le spectacle de ce soir est un numéro de contorsionniste, il précèdera le dîner de 21 heures.
C’est tout pour aujourd’hui !
Mardi 17 Décembre 2013 - Jour 87 - En mer
En fait de contorsionniste, nous n’avons eu aucun spectacle hier soir. La directrice de croisière nous a informé qu’il avait le mal de mer. Le pauvre, il devait sans doute se contorsionner dans sa cabine, un comble !
C’est vrai que neoRomantica, se prend parfois pour un kangourou dans la longue (et belle) houle sur laquelle nous naviguons.
Pour le remplacer au pied levé nous avons eu droit à un petit concert de «Los Paraguayos» un duo de musiciens sud-américains, interprétant des standards de la chanson espagnole et de la musique latine. L’un d’entre-eux joue de la harpe avec dextérité, nous adorons Monique et moi assister à leurs prestations, on se régale. Nous les réécouterons ce soir à partir de 19 heures, au salon disco tango.
Nous sommes maintenant en plein milieu de l’Océan Indien, entre Australie et l’Île Maurice. Depuis le début de notre tour du monde nous n’avons jamais été aussi éloigné des côtes. Mais tout va bien à bord, heureusement, car cet isolement serait un handicap, quasi insurmontable, en cas de gros problèmes.
Toujours pas de télévision, mais les mails continuent de passer, on arrive, tant bien que mal à répondre à tous les courriers.
Aujourd’hui nous continuons notre entrainement sportif à vélo, non pas pour perdre du poids, ici c’est mission impossible, mais surtout pour éviter d’en prendre trop.
Avec la soirée de gala qui s’annonce aujourd’hui, l’heure n’est pas à la diète, on verra cela à notre retour.
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 16 heures pour nous, soit 4 heures de décalage.
Mercredi 18 Décembre 2013 - Jour 88 - En mer
Bonjour !
Ce matin nous ne sommes pas en avance, nous nous sommes couchés plus tard qu’à l’accoutumée, ayant prolongé cette soirée de gala avec quelques amis.
Nous avons commencé la soirée par un magnifique spectacle proposé par les danseurs du neoRomantica. Nous sommes allés retrouver ensuite nos musiciens-chanteurs sud américains, qui font salle comble tous les soirs. Les applaudissements nourris récompensent leur virtuosité et la parfaite maîtrise de leur instrument. Ils sont simples et très sympas ce qui ajoute à leur prestation.
Après dîner nous avons décidé de faire le tour du bateau sur les ponts supérieurs, histoire de digérer un peu. Il fait doux et c’est pleine lune, la mer a des reflets d’argents comme dit la chanson.
Nous flânons sur le pont, peu pressé de rejoindre notre cabine, après tout demain c’est encore une journée de mer, rien ne presse, laissons le temps au temps.
C’est au salon Vienna que nous terminerons cette belle soirée, invités par des amis à partager une bouteille de proseco.
Ce matin, Carlo, encore lui, nous a gratifié d’une réunion sur «le Bouddhisme, croyances et rites». Toujours aussi intéressant et captivant le Carlo !
Les poissons volants sont réapparus avec les latitudes tropicales, certains accompagnent en rase motte la vague d’étrave de neoRomantica.
La journée va se passer comme toutes les autres journées de mer, au rythme de la piscine, de la lecture, du farniente et des discussions entre amis.
Ce soir nous devrions assister au spectacle du contorsionniste, il a dû récupérer.
On regarde, on note, on photographie puis on vous tient au courant !
Jeudi 19 Décembre 2013 - Jour 89 - En mer
Vous connaissez peut-être l’angoisse de la page blanche, avant d’écrire, ou plutôt, pour ce qui me concerne l’écran blanc ! Aujourd’hui c’est le 92ème article qu’il me faut rédiger.
Que dire lorsque nous sommes en mer depuis 6 jours maintenant, y aurait-il une anecdote, un fait marquant, une histoire cocasse à narrer ? Rien ! Je demande de l’aide à Monique, comme toujours, lorsque la situation est délicate.
Elle me répond immédiatement:
«- As-tu parlé du spectacle d’hier soir, où la contorsionniste s’est contorsionnée, où le jongleur à jonglé et les transformistes se sont transformés ?
- Bof, qui veux-tu que ça intéresse...
- Et ce matin ton cours d’espagnol tu peux peut-être en parler ?
- Ok, bon, et Carlo Scopelliti, tu en as parlé? Il nous a fait un brillant exposé sur l’architecture bouddhiste, pendant qu’ «el señor» était à son cours...
- Après l’architecture hindouiste, je ne suis pas sûr que l’architecture bouddhiste passionne les foules !
- Et bien dans ce cas évoque la séance de vélo, qui nous permet de garder la forme et de perdre quelques grammes !
- Ah non ! certains ne manqueront pas de faire de l’esprit sur les rondeurs que nous avons accumulées depuis 3 mois.
- Tu peux dire aussi tout le temps que tu passes sur l’ordinateur, pour écrire, monter les clips, trier les photos.
- Oh ça tout le monde le sait déjà !
- Et bien, dans ce cas tu dis tout simplement que nous sommes en mer et qu’il ne se passe rien, et ne parles surtout pas de l’apéritif de ce soir que nous avons organisé, ainsi que du spectacle qui précède le dîner !
- Je crois que tu as raison Monique !»
À vous tous, notre famille et nos amis, pour la première fois depuis environ 3 mois je résumerai ainsi la journée du 19 décembre 2013:
En mer !
Je vous dis à demain, j’espère que nous serons plus inspirés cette fois !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 15 heures pour nous, soit 3 heures de décalage.
Vendredi 20 Décembre 2013 - Jour 90 - En mer
Cette nuit la mer fut agitée, elle nous faisait rouler d’un bord à l’autre du lit, enfin quand je dis «nous», c’est par solidarité, car Monique dormait du sommeil du juste et m’a dit simplement : «ah bon?» quand je lui ai signalé au réveil.
J’ai profité de mon insomnie pour mettre à jour mes e-mails; en effet depuis plusieurs jours c’est impossible, peu ou pas de débit internet dans la journée.
Les causes ? Sans doute la position du (des) satellite qui dans ces régions non peuplées n’autorisent pas le même nombre de connexions. Également, les passagers qui ont embarqués à Sydney, plus jeunes et grands utilisateurs des réseaux sociaux encombrent le réseau avec un nombre important de photos non compressées. D’ailleurs une note d’information a été distribuée à cet effet, mais rien n’y fait. L’individualisme fait que chacun pense qu’il n’est pas concerné et que forcément ce message s’adresse aux autres.
Le milieu de la nuit est le seul moment qui permet de transmettre plus facilement des données, et encore, il faut être patient, environ une demi heure pour un mail accompagné de 2 ou 3 photos compressées !
Dernière journée de mer avant l’île Maurice, journée «chargée», tout est relatif...
Nous commençons avec une mini conférence avec Anaïs portant sur nos 2 prochaines escales de Maurice et La Réunion.
Ensuite nous participons au cocktail destiné aux passagers membres du Costa Club, avec la présence de notre commandant Salvatore Donato. Au moment de porter le toast, il a, comme tous les commandants de la flotte, effleuré son verre du bout des lèvres, avant de le reposer immédiatement, sans même avoir goûter un petit gorgeon !
Nous terminons la matinée avec une séance de vélo, espérant sans doute éliminer un peu de calories.
Voilà déjà l’après-midi et Anaïs qui nous a concocté un quizz, spécialement pour nous les français. Nous enchaînons avec le bingo, avec lequel nous espérons toucher le gros lot, d’autant que Costa nous a gratifié de quelques cartons de jeu, tout au long de ce tour du monde, nous avons tout à gagner et rien à perdre. Ensuite nous assisterons à la réunion de Lydia, l’hôtesse espagnole, qui traitera du même sujet qu’Anaïs ce matin, mais avec beaucoup plus d’informations.
Enfin à 20 heures nous irons écouter, toujours avec autant de plaisir, nos musiciens paraguayens préférés.
Aujourd’hui clôture notre dernière journée de mer après cette semaine qui nous fut nécessaire pour traverser l’océan indien.
Inutile de vous dire combien nous sommes contents de descendre à terre demain ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 20:30 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 88 de 249 · Page 5 de 13 · 2 892 affichages · Partager Merci de nous faire partager ce tour du monde...je suis impatiente de lire la suite....Merci pour le travail que vous nous consacrez, afin que nous puissions vivre les excursions par procuration, et nous aider ainsi dans nos sélections. Cordialement. Michéle | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 23:16 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 89 de 249 · Page 5 de 13 · 2 825 affichages · Partager Merci de continuer à nous faire réver avec vos merveilleux récits...
Hervé et Isabelle | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 8:12 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 90 de 249 · Page 5 de 13 · 2 783 affichages · Partager Merci à tous ! Bon on a encore une longue route à faire alors je continue!
Samedi 21 Décembre 2013 - Jour 91 - Port Louis - ÎLE MAURICE28 ème escale
Ouf ! Nous voilà enfin arrivés !
Je vous le dis, une semaine en mer c’est tout de même assez long. D’ailleurs certains avaient opté pour un trajet Perth - La Réunion en avion pour à la fois découvrir pendant une semaine cette île qui en vaut la peine, mais aussi pour échapper à ces 7 jours de mer.
Nous connaissons un peu Maurice pour y avoir séjourné quelques jours en 2011. À l’époque, c’est surtout le nord de l’Île qui avait fait l’objet de nos visites. Aujourd’hui c’est au sud que nous orienterons notre excursion.
NeoRomantica est amarré juste en face du centre ville. Nous prenons un «water taxi» et en 5 minutes chrono, nous sommes arrivés au «water front». Il fait très chaud et très humide. Nous arrivons juste après le passage de l’ouragan qui a frappé l’île Rodrigues. Nous sommes au début de la saison des ouragans.
Nous débutons la matinée par une visite au marché couvert situé à 100 mètres de là. Comme tous les marchés tropicaux, il est très coloré avec ses étales de fruits, de litchis en particulier, mais aussi de viandes et de poissons. Les rues adjacentes sont occupées par des marchands de vêtements, de tissus et d’objet artisanaux.
Nous demandons ensuite à un chauffeur de taxi de nous faire découvrir la partie de l’île qui nous intéresse. Les mauriciens ont la bosse du commerce, il nous propose, avec insistance, de commencer notre périple par une visite dans l’un des nombreux magasins de vêtements de marque, de bijoux et d’artisanat qui ont fait la réputation de l’île. Pas très emballés, nous nous exécutons tout de même de bonne grâce.
L’artisanat dont Maurice s’est fait la spécialité est la réalisation de maquettes de bateaux. Les ateliers fleurissent un peu partout, et c’est dans l’un d’entre eux que nous nous sommes arrêtés. Il existe des bateaux de tous les styles, de toutes les périodes et de toutes les tailles. Ils sont construits avec des plans réduits à l’échelle. Je dois vous avouer que nous avons craqué lorsque nous avons vu Pen Duick, le premier du nom, dormir dans un coin de l’atelier.
L'île est riche en vestiges de l'activité volcanique passée, aussi nous nous dirigeons vers le cratère de Trou aux Cerfs. Il s'agit du cratère d'un volcan éteint d'où l'on peut jouir de panoramas spectaculaires de l'île.
La halte suivante nous permettra de voir le Lac Sacré de Grand Bassin, ce lac formé dans le cratère d'un volcan représente une destination de pèlerinage de la population Hindoue. En effet, selon la tradition, le lac aurait jailli à partir de gouttes d'eau du Gange tombées de la tête du dieu Shiva, fasciné par la beauté de l'île.
La prochaine étape sera pour les chutes de Chamarel, une cascade alimentée par les rivières de Saint Denis et Viande Salée. Elle fait environ 100 mètres de haut, et sa structure nous montre les strates géologiques du sol.
Nous arrivons maintenant sur le site merveilleux des terres aux sept couleurs, un magnifique spectacle de la nature : les cendres volcaniques multicolores (rouge, marron, pourpre, vert, bleu, violet et jaune) s'agencent naturellement dans un dessin ordonné aux sept tonalités que même les pluies torrentielles et le vent ne parviennent pas à effacer.
Mais c’est déjà la fin de l’après-midi, il nous faut revenir sur Port Louis situé à quelques dizaines de kilomètres. Nous demandons à notre chauffeur de nous arrêter à Flic en Flac, une plage de sable blanc, pour piquer une tête dans l’Océan Indien. Et oui la dernière baignade dans l’Indien, remonte à la semaine dernière, lorsque nous étions à Fremantle. Malheureusement, arrivés sur place la pluie se mit à tomber. Tant pis ce sera pour une prochaine fois !
Arrivés au port, nous profitons de la soirée pour nous promener dans les allées de Water Front, avec ses cafés, ses restaurants, ses boutiques. Il y règne beaucoup d’animation en ces jours qui précèdent Noël. Nous en profiterons jusqu’à la dernière minute, notre commandant nous a fait l’agréable surprise de prolonger l’escale jusqu’à 21 heures.
Allez vite, maintenant il faut monter à bord ! Il était temps !
Cap sur La Réunion que nous atteindrons demain matin. Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 10:24 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 91 de 249 · Page 5 de 13 · 2 748 affichages · Partager Dimanche 22 Décembre 2013 - Jour 92 - Saint-Denis - Île de la Réunion - FRANCE29 ème escale
Après un petit saut de puce (de mer...), nous accostons ce matin à la commune de Le Port sur l’île de La Réunion. Nous sommes situés à environ 20 kilomètres de Saint Denis la capitale de l’île. Contrairement à ce que l’on pourrait penser Le Port n’est pas le port de Saint Denis, mais une commune qui porte ce nom.
À la descente du bateau, nous sommes accueillis par Michel et Danielle, 2 amis du précédent tour du monde qui habitent à La Réunion.
Ces retrouvailles sont chargées d’émotion, ils ont tenu à nous saluer, avant de rejoindre leur famille qui fête un anniversaire en ce jour.
Gentiment ils nous déposent à Saint Denis, ville que nous ne connaissions pas, malgré notre précédent séjour en 2011.
Mais c’est dimanche et nous sommes en France. Certains magasins resteront fermés malgré les quelques 2000 clients potentiels que représentent les passagers et une partie de l’équipage. Dans d’autres pays les commerçants sont moins indifférents...
Saint Denis est situé à la pointe nord de l'île. La ville s'est développée autour du quai Le Barachois, devenu aujourd'hui une promenade maritime. Nous flânons dans la rue de Paris où nous découvrons de très belles maisons créoles avec leurs jolies vérandas blanches.
Nous admirons également les monuments de la ville comme l’hôtel de ville et l’actuel maison du tourisme (fermée aussi).
Allez, compte tenu des circonstances, nous décidons de changer nos projets et filons en bus, vers Saint Gilles où nous nous arrêterons à la plage de Boucan Canot, rare plage de sable blanc dans cette île volcanique à la roche essentiellement noire.
C’est au bord de la plage que nous dégusterons quelques spécialités locales, en particulier la rougaille saucisse ou le tartare de thon au lait de coco.
Il fait chaud, presque 40°C et cette plage est une invite à la baignade. L’espace réservé aux baigneurs est très réduit, il tient compte de l’environnement assez dangereux de par les courants et les rouleaux. Les requins font aussi parti des dangers, un pavillon spécial est hissé de couleur verte, orange ou rouge en fonction du risque.
Mais pas de problème, le plus difficile pour nous fut de marcher sur le sable brûlant !
Nous regagnons Le Port, et le port (vous nous suivez?) avec un bus local. Le chauffeur nous a gentiment refusé le billet que je lui ai tendu en paiement de nos 2 places, avec un air de dire: «il faut que j’ouvre la caisse, que je vous rende la monnaie, il fait chaud, c’est dimanche, j’ai pas le courage, allez zou ! montez !»
Nous avons été pour le moins surpris, pour ne pas dire choqué, d’autant qu’un couple d’italiens qui était avec nous, s’est vu traité de la même manière.
Au fil des arrêts, nous avons compris qu’en réalité nous aurions été les seuls à payer...
De retour à l’embarcadère nous saluons nos 2 «oiseaux», il faut comprendre nos amis Robert et Guy, ceux qui nous adressent quotidiennement des petits dessins humoristiques et qui nous avaient accueillis à Barcelone. C’est aussi ça l’avantage d’un tour du monde que certains qualifient d’omnibus... Désormais ils sont à bord pour terminer ce tour du monde.
Nous appareillons à 19 heures pour Maputo au Mozambique. Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 10:33 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 92 de 249 · Page 5 de 13 · 2 744 affichages · Partager Lundi 23 Décembre 2013 - Jour 93 - En mer
Le bateau est calme ce matin comme c’est souvent le cas après plusieurs jours consécutifs d’excursions.
Cela ne nous a pas empêché d’aller écouter le professeur Scopelliti qui nous a parlé du Mozambique, de son histoire mouvementée et des différentes dictatures.
70 passagers environ ont embarqué hier, ils sont facilement reconnaissables, ils font ce que font tous les nouveaux embarqués: visiter le navire.
Nous passerons le plus clair de notre temps à remettre tout en ordre, photos, films.
C’est important de bien ordonner les photos, car imaginez après 3 mois et quelques 5000 photos plus tard, la difficulté de tout classer à l’arrivée. Je ne vous parle même pas des décalages horaires qui changent parfois la date de la photo, restée elle à l’heure française.
Nous participerons tout de même à un quizz sur des personnages célèbres, ayant pour thème: «qui suis-je?»
Bon et puis le reste c’est comme d’habitude, alors à demain !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 14 heures pour nous, soit 2 heures de décalage, vous voyez on se rapproche !
Mardi 24 Décembre 2013 - Jour 94 - Veillée de Noël en mer
Surprise au réveil ce matin !
Les cabiniers, les serveurs et tout le personnel du bateau sont coiffés du bonnet rouge de Père Noël. Depuis quelques jours déjà de la musique d’ambiance diffuse des airs connus de Noël. Le bateau est entièrement décoré avec des boules rouges, c’est sobre et chic à la fois.
Ce soir, inutile de vous dire que ce sera une soirée de gala, particulière compte tenu du réveillon. Cependant nous dînerons à la même heure, mais un buffet de minuit sera dressé sur le pont n° 10 au restaurant Giardino. La sainte messe aura lieu à 23 heures 45.
Nous sommes éloignés de notre famille et de nos proches. À un moment où traditionnellement la famille se réunit nos pensées vont vers eux.
Mais bon, il nous faut réagir, la vie à bord continue comme si rien n’était.
Au cours de notre promenade matinale qui consiste à faire le tour du bateau en passant par l’avant, nous avons croisé les marins qui entretiennent quotidiennement le bateau. Ils chassent la rouille à coup de gros pinceau dégoulinant de peinture blanche. Pas de répit pour eux ni pour tout l’équipage !
Ce matin le professeur a encore sévit, au programme la culture et l’histoire de l’ Afrique du Sud.
Monique et moi souhaitons à tous une joyeuse veillée de Noël.
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 13 heures pour nous, soit 1 heure seulement de décalage, c’est plus pratique pour communiquer.
Mercredi 25 Décembre 2013 - Jour 95 - En mer
Joyeux Noël à tous !
Pour la première fois, nous avons réveillonné sans notre famille, c’est sûr que vous nous avez manqué.
Ici tout a été très bien organisé, pour que chacun ressente cette atmosphère si particulière à Noël. Ambiance musicale teintée de chants de Noël, décoration du navire avec de belles boules rouge, serveurs et personnels revêtus de bonnets rouge, l’entrée de chaque cabine décorée, messe de Noël, et puis le fameux réveillon !
Je dois dire que nous avons excellemment dîner, sans doute presqu’aussi bien que vous. Les garçons serveurs, déjà très prévenants, ont redoublé d’attentions à notre égard, n’hésitant pas à repasser certains plats plusieurs fois, en particulier au moment des desserts.
Ensuite nous sommes allé nous promener dehors, tranquillement, sur le dernier pont pour profiter de cette belle nuit étoilée de l’hémisphère sud. La température à minuit est très agréable autour de 26°C.
Avant de regagner notre cabine, nous passons par le buffet dressé en cette occasion, pour déguster quelques douceurs, mais aussi pour admirer les magnifiques sculptures sur fruits et légumes effectuées par les cuisiniers.
Ambiance calme en ce jour de Noël, il est difficile d’imaginer à l’approche du Mozambique où nous serons demain, que nous sommes à quelques jours de la fin de l’année, le soleil et la température tropicale ne facilitent pas les choses.
À partir de demain nous allons reprendre un rythme soutenu d’activités. Après Maputo nous ferons escale le lendemain en Afrique du Sud, à Richards Bay pour une journée, puis à Durban pour deux jours. Nous aurons une journée de mer pour arriver au Cap, ou nous resterons 3 jours. Nous en, profiterons pour vous donner de nos nouvelles.
À bientôt ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 10:49 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 93 de 249 · Page 5 de 13 · 2 739 affichages · Partager Jeudi 26 Décembre 2013 - Jour 96 - Maputo - MOZAMBIQUE30 ème escale
Hier soir, lors du dîner, une annonce diffusée par haut parleur est venue interrompre la discussion autour de la table.
Notre commandant fait annoncer que notre arrivée au Mozambique initialement prévue le matin à 7 heures a été avancée à minuit afin de répondre à une urgence sanitaire. J’avais bien remarqué que depuis quelque temps neoRomantica filait bon train à la limite de sa vitesse maximum, nous avons l’explication maintenant.
Nous espérons que ces 7 heures de moins sur le temps du trajet auront permis de secourir ce passager.
Après dîner nous assistons à un spectacle de danseurs et chanteurs africains. Notre nouvelle directrice de croisière Patrizia Gomez propose dorénavant 3 spectacles, (qui sont identiques je précise) plutôt que 2 comme c’était habituellement le cas. Nous trouvons que c’est une bonne initiative qui permet à tous de choisir son horaire, en fonction de l’heure du dîner, ou de ses habitudes.
Il est 23 heures 15 environ lorsque nous montons sur le pont pour assister à l’arrivée de neoRomantica à Maputo. Il fait chaud et humide, la ville baigne dans une lumière jaunâtre, le bateau pilote nous suit comme un fidèle chien de garde. Le quai est maintenant en vue, l’ambulance est déjà là. Après un demi tour sur place remarquable de précision (bravo Salvatore) nous finissons par accoster. En quelques minutes tout était prêt grâce à la célérité des marins philippins qui couraient pour gagner un peu plus de temps à l’installation de la passerelle. Le passager est descendu, accompagné par sa femme, le médecin du bord et des infirmières, et malheureusement aussi ses valises.
C’est vers 9 heures que nous nous rassemblons dans le minibus pour notre excursion qui durera aussi longtemps que l’escale (excursion 5700).
Avec l’Afrique, nous renouons avec les excursions Costa pour des raisons pratiques mais aussi et surtout de sécurité.
Nous commençons par un petit tour de ville.
Capitale du Mozambique, Maputo portait autrefois le nom de Lourenço Marques, en l’honneur d'un explorateur portugais qui débarqua dans son port en 1544. La plupart des infrastructures et des bâtiments de la ville furent détruits pendant près de trente années de guerre civile. Aujourd'hui, la ville retrouve progressivement une part de sa splendeur passée. Après avoir quitté le port, nous nous arrêtons devant la superbe gare centrale de Maputo, qui est aujourd’hui l'un des plus beaux monuments de la ville. Le bâtiment fut construit en 1910, sur les plans d’un certain... Gustave Eiffel, tiens donc ! Son remarquable dôme en bronze fut réalisé en Afrique du Sud et son assemblage fut une véritable innovation pour l'époque. Nous découvrons l’intérieur de la gare et nous sommes tout de suite imprégnés par une ambiance particulière: nous sommes en Afrique. Ici nos repères occidentaux s’effacent et laissent place à une vie colorée, animée, c’est aussi le royaume de la débrouillardise et... de l’ingéniosité. Des passagers attendent le départ d’un vieux train rouillé, partira-t-il ?
Sur la grande place, face à la gare, est érigé un monument en mémoire des combattants africains morts au court de la première guerre mondiale.
Nous poursuivons notre chemin jusqu’au marché local. Nous sommes démarchés aussitôt par les vendeurs qui nous proposent des objets artisanaux. Je dois avouer que nous avons été séduits par les couleurs, les matières parfois originales, les essences de bois, les formes épurées et l’imagination de ces véritables artistes qui s’ignorent. Nous y serions restés beaucoup plus longtemps, mais il nous faut avancer si nous voulons profiter au maximum de cette première journée africaine.
Nous remontons dans le mini-bus et quittons la ville. Durant le trajet, nous observons tout d'abord un Maputo plus rural, où les terres sont de propriété publique où les maisons semblent éternellement en construction, sans jamais être achevées. Après avoir quitté la ville, le guide nous informe, que c’est la piste qui remplace la route goudronnée. Nous nous aventurerons dans la savane, ce qui nous donne le loisir de découvrir les paysages du Mozambique. On ne se lasse pas du spectacle qui se déroule sous nos yeux, ces femmes qui portent leur bébé drapé dans leur robe, des petits villages, où tous ces habitants vivent au ralenti au rythme du soleil. Notre chauffeur tente d’éviter les nombreuses ornières de cette piste de sable rouge. On se croise, d’un côté, de l’autre, parfois on passe à trois de front. Il est vrai qu’à l’allure où nous sommes, nous ne risquons pas grand chose! Enfin nous arrivons à la réserve de Mucapana créée par un suisse, Philippe Gagnaux, qui s’emploie aujourd'hui à convertir une ancienne plantation d'eucalyptus en un espace dédié à la végétation naturelle. Prochainement il est prévu de réintroduire des espèces animales dans leur habitat naturel.
Nous sommes accueillis par nos hôtes. Immergés dans un cadre unique et loin de tout, nous dégustons des plats et des boissons locales tout en assistant à un superbe spectacle de percussions et de danses traditionnelles. Nous avons été fortement impressionnés par l’énergie des danseurs sous l’influence des rythmes produits par 3 musiciens non moins énergiques.
Je dois dire que nous avons passé un très bon moment et que cela valait la peine de faire ce long trajet pour sortir de la capitale.
Au moment de prendre le chemin du retour, l’un de nos trois bus a refusé obstinément de démarrer. Nous nous sommes donc répartis dans les deux autres bus encore «valides». Inutile de vous dire que nous étions serrés dans une chaleur étouffante. Cela n’a été qu’un prétexte pour rire de cette situation. D’ailleurs, miracle de l’Afrique, le bus a fini par nous rejoindre et tout est rentré dans l’ordre.
Nous sommes rentrés juste à temps, avant le départ de neoRomantica pour Richards Bay, notre prochaine escale en Afrique du Sud, cette fois.
À suivre... Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 11:07 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 94 de 249 · Page 5 de 13 · 2 727 affichages · Partager Vendredi 27 Décembre 2013 - Jour 97 - Richards Bay - AFRIQUE DU SUD31 ème escale
Première surprise ce matin pendant le petit déjeuner, nous apercevons un hélicoptère approcher l’arrière de neoRomantica. Il s’agit des autorités portuaires et douanières qui montent à bord, on ne se refuse rien en Afrique du Sud ! Ils sont venus en renfort (une dizaine) pour examiner un à un les passagers en «face to face». Ils ont pris tout leur temps, ce qui a provoqué une longue file d’attente, avec à la clef des mouvements d’humeur de certains passagers.
Deuxième surprise: il pleut ! C’est parait-il normal en cette saison du milieu de l’été en Afrique du Sud. Le guide nous dit de positiver argumentant du fait que lorsque le soleil brille la température approche les 40°C, les 26°C dont nous sommes gratifiés sont d’une agréable «fraîcheur».
Troisième surprise, c’est à la sortie du port qu’elle se remarque. Le contraste avec Maputo est saisissant, nous sommes dans un pays émergeant, le plus riche d’Afrique. L’ Afrique du Sud, est un des pays que l’on appelle communément «B.R.I.C.S.» c’est à dire Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa. Ce sont des pays avec un taux de croissance très élevé. Les nombreuses et importantes zones industrielles qui bordent la zone portuaire témoignent de l’essor économique du pays. Et que dire des trains d’une longueur de 2 kms ! Incroyable !
Aujourd’hui nous voilà partis à l’extérieur de la ville, à environ 1 heure et demi de route vers la réserve d’Hluhluwe-Umfolozi (excursion 5710). Le trajet passe vite grâce aux explications que nous donne le guide. Nous découvrons des forêts d’eucalyptus à perte de vue. Ils sont utilisés pour la fabrication de la pâte à papier. À notre question de savoir pourquoi des petites huttes rondes cohabitent avec des maisons aux formes traditionnelles, il nous a été répondu que dans les maisons avec des angles, les ennuis peuvent s’y nicher, mais avec les maisons rondes, pas de recoins, donc pas d’ennuis. Ces maisons servent aussi pour communiquer avec les ancêtres disparus, suivant la tradition zoulou, ethnie majoritaire du pays. Autre tradition assez cocasse, les zoulous achètent leur femme. Une femme vaut 11 vaches. Avoir beaucoup de vaches est synonyme de richesse. Il nous a été affirmé que les épouses s’entendaient bien entre-elles, s’entraidaient pour la garde des enfants par exemple.
Mais le temps passe et nous voici arrivés. Nous montons à bord d'une Jeep. La réserve protège non seulement la faune du pays zoulou, mais aussi le charme particulier de cette région qui reflète assez bien les beaux paysages d'Afrique. Devenue célèbre pour sa petite communauté de rhinocéros blancs, une espèce très rare, elle recèle une spectaculaire variété d'oiseaux et d'animaux.
Nous voilà partis pour deux heures sur les pistes de la réserve. Nous gardons les yeux bien ouverts pour ne rien perdre du spectacle et des animaux qui vivent aux alentours. Nous nous arrêterons à plusieurs reprises pour observer successivement des impalas, des faucons, des phacochères, des girafes, des zèbres, un rhinocéros blanc qui a fait la réputation de ce parc ainsi que des buffles.
Nous sommes satisfaits de ce mini safari, même si nous aurions aimé croiser un éléphant ou un lion. Mais il pleuvait et je pense que cela ne favorisait pas le déplacement des animaux.
Nous reprendrons le chemin du retour pour le port de Richards Bay, non sans avoir préalablement déjeuner d’un excellent et copieux buffet.
C’est tout pour aujourd’hui, en espérant que demain le ciel sera plus clément, 90 milles environ nous séparent de notre prochaine escale sud africaine: Durban. Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 11:20 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 95 de 249 · Page 5 de 13 · 2 722 affichages · Partager Samedi 28 Décembre 2013 - Jour 98 - Durban - AFRIQUE DU SUD32 ème escale
C’est depuis le pont 9 neoromantica que nous assistons à l’arrivée à Durban.
Le temps est splendide, les immeubles se détachent sur le bleu du ciel, petit à petit des grues apparaissent, puis des cargos et d’énormes rouliers chargés de camions, voitures, engins de travaux publics, bref tout ce qui roule.
Nous sommes montés encore d’un cran par rapport à Richards Bay, car visiblement la première impression lorsqu’on aborde ainsi Durban c’est de constater une importante activité économique.
Durban est une ville de plus d’un million d’habitants, 3,5 millions si l’on tient compte de l’agglomération. Le navigateur portugais Vasco de Gama y débarqua un 25 décembre il donna le nom de ce port naturel: «Natal» (Noël). Sa population est composée environ de 2/3 de zoulous, le reste se répartissant entre les indiens et les blancs (seulement 9%)
Aujourd’hui Durban est le plus grand port d’importation et d’exportation d' Afrique du Sud et le 5ème port au monde.
Nous sommes à quai et descendons sans perdre de temps pour prendre le shuttle qui doit nous emmener en dehors de l’enceinte portuaire. En effet dans beaucoup de ports il est interdit de marcher, compte tenu du trafic d’engins et de containers. Malheureusement 2 bus pour 1500 passagers, vous conviendrez que c’est un peu juste. Alors une longue file se forme avec les inévitables gestes et paroles d’énervement qui vont avec. Une heure après (et oui...) nous voilà enfin arrivés au «Golden Mile» (Beach Road), au beau milieu d’une promenade en bord de mer. Quelle foule et quelle chaleur écrasante ! La mer avec de beaux rouleaux fait la joie des surfeurs, mais aussi d’une foule d’africains qui se baignent regroupés en sautant à chaque vague accompagné par des rires et des cris. Sur l’esplanade un parc d’attractions fait la joie des enfants et un «câble car» propose une petite promenade en hauteur le long de la plage. Des zoulous transportent les visiteurs dans des pousse-pousse aussi colorés que leurs vêtements. Deux grandes piscines sont à la disposition des enfants, elles sont gratuites, sans clôture et totalement ouverte au milieu du front de mer. Et puis des camelots sur des centaines et des centaines de mètres qui vendent ce que vendent les camelots africains en France, des objets de bois et des vêtements griffés «made in China». C’est coloré, animé, attrayant, mais parfois monotone, car tous ces étales sont quasiment identiques ! Nous rentrons pour midi à bord car nous devons nous préparer pour notre excursion qui part en tout début d’après-midi. Là aussi il nous a fallut un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, pour réussir à grimper dans le bus qui fait la navette.
Nous partons pour un tour panoramique (excursion incluse). Malheureusement le temps est gris et maussade, le vent souffle très fort en rafales, un peu comme en France paraît-il...
Nous commencerons par nous arrêter au stade Moses Mabhida, où les vuvuzelas s’en sont données à coeur joie à l’occasion de la dernière coupe du monde. Nous nous dirigeons ensuite aux jardins botaniques. Nous ferons une agréable promenade dans ce parc qui héberge une multitude de plantes locales, mais qui est également très connu pour sa serre d’orchidées. Puis nous prenons la direction de Currie Hill, où nous faisons une halte pour admirer la vue panoramique sur la ville, mais la vue est altérée par la pluie qui commence à tomber et la mauvaise visibilité.
Nous passons ensuite devant la mosquée Juma, la plus grande de l’hémisphère sud, renommée pour son imposante coupole dorée et ses tourelles, avant de visiter le marché de Victoria Street, dit le Marché indien. Nous musardons parmi les objets exotiques. Des parfums orientaux et africains émanant d’étals d’herbes aromatiques et d’épices nous envoutent. Enfin nous retournons au port en passant par la place du Vieux Marché, l’hôtel de ville et l’horloge Vasco de Gama.
Ce soir nous assistons avec beaucoup de plaisir à un concert produit par une chorale de collégiens. L’ambiance était de style gospel, accompagné par des rythmes zoulous. Bien sûr nous avons été conquis! Mais au-delà de ces belles voix et de cette musique captivante, c’est le spectacle de ces jeunes, blancs et noirs rassemblés pour danser et chanter zoulou qui nous a le plus touché: quel beau symbole ! Aujourd’hui après l’apartheid, cette nouvelle génération a trouvé sa véritable identité: blanc ou noir, peu importe, africain avant tout ! Nelson Mandela reste toujours présent. Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 11:28 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 96 de 249 · Page 5 de 13 · 2 717 affichages · Partager Dimanche 29 Décembre 2013 - Jour 99 - Durban - AFRIQUE DU SUD
Ce jour est symbolique dans notre vie de croisiériste au long cours.
Il correspond à la date de départ du précédent tour du monde que nous avons effectué il y a deux ans jour pour jour. Aujourd’hui c’est notre 99ème jour de croisière, exactement la durée de notre précédent tour du monde.
Déception hier soir lorsque nous sommes rentrés à la cabine. Une note du bureau des excursions nous informe que la visite de la réserve naturelle de Tala prévue ce matin a été annulée. Les fortes pluies tombées depuis ces derniers jours ont eu raison des pistes désormais impraticables. Il nous faut nous réorganiser en conséquence ce qui n’et pas si simple ici. Sortir seul, n’est pas forcément un bon plan.
Durban est une ville vivante et festive qui offre une diversité culturelle exceptionnelle. Ses plages, ses 320 jours de soleil par an et son Golden Mile si prisé et que nous avons arpenté longuement hier, font de Durban une ville touristique agréable. Mais l’ Afrique du Sud est un pays qui connait une criminalité importante. Les actes de délinquance, de vol et de racket dégénèrent souvent de manière violente. Aux dires des guides locaux il faut éviter de se promener seul.
Nous décidons tout de même de partir du port en marchant, en longeant le quai malgré l’interdiction de sortir à pied. On est français ou on ne l’est pas ! Rapidement il a fallut nous rendre à l’évidence, marcher aux milieux des carrefours routiers devenait dangereux et n’apportait rien du tout. Nous revenons donc vers le bateau et déclinons les nombreuses propositions des taxis locaux, on aime marcher, alors on en profite.
Dans ces conditions il sera plus raisonnable de prendre le shuttle, d’autant qu’aujourd’hui ils sont en nombre suffisamment important et l’attente est quasi nulle. Et nous voilà (re)partis pour le Golden Mile, sachant que nous devons être rentrés pour midi, il ne reste pas beaucoup de temps pour faire autre chose.
C’est sûr que nous nous trouvons un peu désemparés et surtout déçus par ce contre temps, mais nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rester à bord !
Et bien, on vous le dit tout de go, nous avons apprécié musarder dans ces dédales d’échoppes face à la mer. C’est dimanche, nous sommes dans un pays où la culture britannique est omniprésente, cela signifie qu’aujourd’hui tous les magasins sont fermés, alors goûter de cette animation nous apporte une touche colorée dans la grisaille de ce matin.
Flâner est agréable, attention toutefois de ne pas rater le départ du bateau ! Ce ne sera pas encore pour cette fois, et c’est depuis les ponts extérieurs que nous avons regardé les côtes s’éloigner.
Direction Cape Town où nous arriverons après-demain.
Le programme de ces trois jours est chargé, nous espérons que cette fois il n’y aura pas de contre temps ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 11:30 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 97 de 249 · Page 5 de 13 · 2 716 affichages · Partager Lundi 30 Décembre 2013 - Jour 100 - En mer
Nous longeons les côtes africaines que nous pouvons apercevoir de temps à autre lorsque la brume lève son voile qui les enveloppe.
La température commence à chuter lentement, au fur et à mesure que nous descendons vers le sud. La couleur de la mer a également changé d’un bleu outre mer elle est devenue turquoise, sans doute à cause de la profondeur moins importante et des fonds plus sableux.
Ce matin le professeur a encore frappé ! Assidus aux prestations de Carlo Scopelliti depuis le début de ce tour du monde nous n’avons rien raté de ce qui sera la dernière conférence de l’année. Le thème abordé traite de la Namibie où nous ferons prochainement escale.
Juste avant le déjeuner, un très grand nombre d’oiseaux ont attiré notre attention. Ils étaient plusieurs centaines regroupés. Le message est clair: qui dit oiseaux dit poissons, et qui dit poissons dit... dauphins. Monique me propose d’aller chercher l’appareil photo et les jumelles dans notre cabine. Et ce qui devait arriver arriva, pendant son absence un banc de dauphins est apparu à quelques mètres seulement du bateau. Quel beau spectacle que nous a offert une fois de plus la nature ! Ils virevoltent, surfent sur les vagues, malheureusement Monique n’est pas là et l’appareil photo non plus. On essaiera de faire mieux la prochaine fois, on ne devrait jamais se séparer de son appareil photo.
Allez pour nous consoler, nous allons écouter notre groupe paraguayen favori pendant la pause café.
On vous quitte, le temps de l’escale à Cape Town où nous serons demain. Image attachée: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 11:49 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 98 de 249 · Page 5 de 13 · 2 706 affichages · Partager Mardi 31 Décembre 2013 - Jour 101 - Cape Town - AFRIQUE DU SUD33 ème escale
Salvatore nous l’avais bien dit, ou plutôt écrit: «nous passerons le cap Bonne Espérance aux alentours de 9 heures ce matin». Inutile de vous préciser que nous étions de faction pont 9, Nikon(s) à la main, pour ne rien rater de cette navigation panoramique. Effectivement il était là, avec son petit air «Cap Horn» dû à sa haute falaise. Après avoir navigué au sud de l’Amérique, au sud de l’ Australie, nous voici au sud de l’Afrique, quel voyage, mais quel voyage ! Le sud de l’Afrique? pas tout à fait, en réalité nous avons franchi le sud de l’Afrique quelques heures avant. C’est en fait le cap des Aiguilles le plus méridional, c’est donc à cet endroit précis que l’Océan Indien et l’Océan Atlantique se rejoignent.
Mais les légendes ont parfois la vie dure, et traditionnellement tout le monde (nous compris) parlons du seul Cap de Bonne Espérance. Initialement découvert par le marin portugais Bartolomeo Diaz, il fut alors nommé cap des tempêtes, faisant référence à la tempête qu’il subit en le franchissant pour la première fois.
Plus tard il fut rebaptisé Cap de Bonne Espérance, en raison des perspectives encourageantes qu’il offrait par rapport à la route des Indes, dont Vasco de Gama a été le premier navigateur à relier par cette nouvelle voie maritime.
Le spectacle qui se déroule sous nos yeux nous tient sur le pont tous les sens en éveil. Je parle de la beauté des paysages, mais aussi dans l’eau où nous croisons des phoques et même une baleine avec son baleineau. Le courant froid qui vient de l’Antarctique favorise les migrations de poissons et de cétacés, qui d’ordinaire vivent sous des latitudes plus australes. C’est en quelque sorte une autoroute de la mer.
Mais voici que nous approchons de Cape Town, la montagne de la Table apparait en premier, avec sa forme caractéristique qui lui a donné son nom. L’agglomération de Capte Town est nichée au pied, dans ce qui forme avec les autres montagnes environnantes, une sorte d’ amphithéâtre naturel. Déjà le stade construit pour la coupe du monde de 2010 apparait. Il est situé au bord de la mer, si prêt que l’on pourrait entendre le son des vuvuzelas.
Le bateau pilote nous a rejoint sur notre bâbord, neoRomantica amorce son virage pour faire son entrée au port dans une manoeuvre impeccable.
Initialement, nous avions envisagé de faire le tour de ville organisé par Costa, mais il ne comprenait pas l’ascension à la montagne de la Table. Compte tenu du temps que nous séjournerons ici, nous décidons d’emblée de «zapper» cette excursion, pour prendre un taxi. Nous aurons beaucoup de chance, notre chauffeur, un «vieux» monsieur, grec de naissance et qui bredouille 2 ou 3 mots de français pour nous faire plaisir, est d’une grande gentillesse. «Pourquoi voulez vous allez à la montagne de la Table?» nous demande-t-il dans un anglais bafouillé avec le peu de dents qu’il lui reste. «La vue est bien plus jolie depuis Signal Hill ! Mais tous les touristes ne veulent que Montain Table, Montain Table !»
Nous faisons mine de ne pas comprendre, (c’est pratique d’être français), il poursuit sa route. «Il vous faudra faire 3 heures de queue sous le soleil !» insiste-t-il. Oui, mais nous on veut la Table, on veut la Table, pensons nous très fort.
Nous approchons du dernier carrefour avant le téléphérique qui dessert le sommet, à ce niveau un panneau lumineux indique: «strong wind, cableway closed», vent fort, téléphérique fermé.
Un sourire malicieux illumine le visage buriné de soleil de notre gréco-africain. «Alors, on y va à Signal Hill?»
Maintenant, on l’avoue bien volontiers, il avait raison !
Car c’est seulement de Signal Hill, à peine plus bas que la montagne de la Table, que l’on peut découvrir Le Cap vu d’en haut avec Table Montain en toile de fond, et en prime une vue imprenable sur le stade. Nous apercevons aussi Robben Island qui fut un lieu de détention pour exilés et prisonniers. Cette île est devenue le symbole de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, dont Nelson Mandela fut le plus célèbre prisonnier. Robben Island a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous effectuons une partie de la descente à pieds, notre chauffeur nous attend plus bas. «Are you enjoyed ?» nous demande-t-il après cette très belle balade, nous lui répondons: «yes, yes et re yes !»
Nous lui demandons ensuite de nous conduire pour une visite du centre ville. Mais nous sommes le 31 décembre après-midi, en plein congés d’été pour les sud-africains, les rues son bondées et les embouteillages paralysent la ville. Nous abandonnons très vite cette mauvaise idée pour nous diriger vers le Victoria & Alfred Waterfront situé à 400 mètre du bateau. Nous adorons ces escales qui durent plusieurs jours, où le bateau idéalement situé permet de belles promenades.
Ce quai borde un bassin pour bateaux de plaisance et de promenades en mer. Il y a foule en ce jour de congé, beaucoup d’ambiance, d’animations, de danseurs et chanteurs dans les rues. Plus de 650 boutiques et restaurants, une grande roue, des attractions pour les petits, Cape Town exhibe sa richesse.
Ici rien à voir avec l’Afrique, mais c’est très agréable pour le promeneur, d’autant que c’est l’un des rares quartiers où la sécurité est assurée efficacement, certes au prix d’un nombre incalculables de caméras, policiers et vigiles.
Le soir venu, il est temps pour nous de regagner le bord, et de nous faire beau (?) pour le réveillon. Ensuite nous attendons les 12 coups de minuit sur le dernier pont, où nous profitons d’un moment de calme en tête à tête, sous la croix du sud et l’illumination de la montagne de la Table. 2014 est annoncé par les pétarades du feu d’artifice tiré par la ville de Cape Town à minuit pile. Notre commandant Salvatore Donato, ne voulant pas être de reste, a entonné un long et puissant coup de corne de brume, dont lui seul a le secret !
C’est avec une heure d’avance sur vous que nous entrons dans la nouvelle année. Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 12:06 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 99 de 249 · Page 5 de 13 · 2 695 affichages · Partager BONNE ANNÉE 2014 À TOUS !
Mercredi 1er Janvier 2014 - Jour 102 - Cape Town - AFRIQUE DU SUD
Avouez que mettre le réveil à 6 heures du matin c’est un peu dur, même pour des retraités en vadrouille! Malgré le coucher tard (ou tôt c’est selon...) nous sommes à l’heure pour participer à l’excursion (5746) qui nous mènera au Cap de Bonne Espérance, un passage obligé pour tout voyageur en escale à Cape Town.
Nous quittons le port pour emprunter l'une des routes les plus panoramiques d’ Afrique du Sud celle qui mène à la pointe du Cap, le promontoire le plus au sud de la péninsule du Cap.
Nous traversons les faubourgs de Green Point, Sea Point et Camps Bay, dominés par l’impressionnante chaîne montagneuse des Douze Apôtres. Ce matin la Table avait mis sa nappe blanche de nuages, sans doute pour inviter les douze apôtres... Nous longeons ensuite l’Atlantique pour prendre la route panoramique Chapman’s Peak Drive. Cette route d’une longueur de 9 kilomètres, creusée à flanc de falaise, a nécessité 9 ans de travaux, sujets sensibles au vertige: s’abstenir ! Le paysage pourrait ressembler à la Patagonie, de par ses fleurs et ses petits arbustes, mais en plus vallonné et plus coloré.
Nous rejoignons enfin la réserve naturelle du cap de Bonne-Espérance, où la tradition veut que l’Atlantique et l’océan Indien et leurs différents écosystèmes se rencontrent. La réserve couvre 7 750 hectares de faune et de flore indigènes et la pointe du Cap avec ses falaises spectaculaires est la principale attraction de la réserve.
Nous immortaliserons l’instant par une photo devant la célèbre pancarte en bois qui indique (en anglais): « Cap de Bonne Espérance, le point le plus sud-ouest du continent africain»
Notez la nuance, Sud-Ouest ne signifie pas Sud ! C’est de la sémantique pure, mais qui a fait la réputation et l’activité touristique de l’endroit. Mais de toute façon le lieu vaut la peine d’être visité. La plage est faite de rochers et de galets, mais Monique a réussi à trouver une partie de sable pour prélever quelques grains qui iront rejoindre notre collection de sables labellisés «tour du monde austral»
Nous nous dirigeons ensuite au Nord-Est vers Cap Point, le point le plus élevé de la région. Un funiculaire nous conduit au sommet de la pointe du Cap, d’où nous pouvons admirer des vues à couper le souffle.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour visiter une colonie de manchots du Cap à Boulders Beach. Il est amusant de (re)découvrir ces animaux à la plage et sous cette latitude. Il fait une chaleur étouffante sous un soleil de plomb. Leur démarche maladroite fait le bonheur des petits et des grands.
En ce jour férié les plages sont bondées, des familles complètes sont entassées au bord de l’eau. La tradition veut qu’en ce premier jour de l’année l’on se baigne pour purifier le corps en se débarrassant de tous les soucis accumulés l’année passée. L’eau froide de l’océan atlantique en cet endroit contraste avec le climat tropical océanique. Nous rentrons ensuite au port en passant devant le célèbre hôpital Groote Schurr où eut lieu la première transplantation cardiaque du monde par le professeur Barnard.
À peine remonté à bord, nous ressortons pour profiter d’une dernière promenade au Victoria & Alfred Waterfront. C’est notre dernière soirée au Cap, nous décidons de la passer en amoureux et de dîner dans l’un des nombreux restaurants au bord de l’eau.
Ce sera une excellente façon de clôturer ce jour de l’an. Images attachées: | | | À: Chamadou · 20 mai 2014 à 12:17 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 100 de 249 · Page 5 de 13 · 2 692 affichages · Partager Jeudi 2 Janvier 2014 - Jour 103 - Cape Town - AFRIQUE DU SUD
Il fait beau, le ciel est d’un bleu immaculé, pas un nuage.
Des conditions exceptionnelles, dans un endroit exceptionnel, c’est donc en hélicoptère que nous terminerons en beauté cette dernière journée d’escale au Cap.
Nous nous dirigeons à l’héliport du Victoria & Alfred Waterfront, situé à 5 minutes du bateau. Nous sommes un petit groupe de 11 personnes et nous sommes répartis dans 3 hélicoptères. Nous avons eu beaucoup de chance, car le hasard nous a attribué le plus petit, où nous serons 3 passagers seulement. Un ami monte devant, Monique et moi à l’arrière. La vue est dégagée sur les côtés, mais aussi devant entre le pilote et le passager. Quelques consignes de sécurité nous sont données avant le décollage.
Montés à bord nous enclenchons nos ceintures et nous équipons d’un casque avec micro qui nous permet de parler entre nous et avec le pilote.
Le pilote justement, un gamin d’à peine 30 ans, pensais-je.
Mais quand j’ai vu sa dextérité au décollage, où, pour respecter les consignes de la tour de contrôle, il a fait un vol latéral sur 500 mètres environ, à un mètre du sol, sans le moindre à-coup, avec précision, je me suis rendu compte que ma réflexion était absurde.
C’est parti! Nous survolons la côte atlantique via Chapman’s Peak, une montagne impressionnante, et la plage immaculée de Noordhoek qui s’étire le long d’un lagon.
Notre hélicoptère pointe ensuite sur l’arrière-pays pour survoler Sun Valley, avant de longer la côte de False Bay et les villages de pêcheurs de Fish Hoek et de Kalk Bay. Il poursuit ensuite son vol vers Muizenberg et la vallée luxuriante de Constantia, la plus ancienne région vinicole d’ Afrique du Sud.
Nous garderons en souvenir ce moment merveilleux où la beauté du site est vraiment exceptionnel, voire indescriptible (surtout sans photos...)
Monique et moi sommes d’accord pour placer Cape Town au niveau de Sydney pour la beauté exceptionnelle du site. Il y a beaucoup de similitudes, Sydney ayant des monuments remarquables (l’Opéra et Harbour Bridge) Cape Town des monuments naturels (La Table et les Douze Apôtres) Nous avons été complètement séduits et nous aimerions beaucoup retourner en Afrique du Sud.
Avant de quitter Capte Town, nous avons fait un dernier «face to face» avec les autorités sud-africaines, qui a pris tout de même 2 heures pour passer en revue l’ensemble des passagers.
NeoRomantiqua s’arrache lentement du quai, nous laissons à regret les côtes s’éloigner.
Direction Walvis Bay en Namibie où nous arriverons Samedi 4 janvier 2014. Images attachées: | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 849 visiteurs en ligne depuis une heure! |