| Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Chamadou · 15 mai 2014 à 18:29 · 577 photos 249 messages · 49 participants · 46 472 affichages | | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 19:34 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 61 de 249 · Page 4 de 13 · 3 244 affichages · Partager Merveilleux récit. Quelle belle plume et des photos qui donnent envie de partir
Merci Christian!
Brigitte | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 19:35 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 62 de 249 · Page 4 de 13 · 3 236 affichages · Partager Dimanche 10 Novembre 2013 - Jour 51 - En mer
Ce matin, gratifié par l’heure de sommeil supplémentaire que Greenwich nous a octroyé, nous nous sommes réveillé en pleine forme. Heureusement, car, comme le dirait France Gall, ça balance pas mal ici, et les nouveaux arrivés ont du mal à contenir leur malaise, dans un bateau qui danse la Cueca ! Mais nous, on est des vieux cap-horniers, alors on a le coeur solide !
L’essentiel de la matinée a été de... ne rien faire !
Nous assisterons à la première réunion d’information d’Anaïs, celle qui remplace Frederic Mathieu. L’objet de essentiel est de préparer les excursions à venir.
Mais elle arrive après celle des italiens, des espagnols et des allemands, ce qui fait que certaines escales, telle que l’île de Pâques par exemple affichent déjà complet, car ce matin il y avait une heure de queue au bureau des excursions.
Mais comme de vieux briscards que nous sommes, nous avions anticipé et réservé voilà plusieurs mois par internet. Aussi, si 2 passagers étaient cool ce matin, c’étaient bien Monique et moi !
Ce soir, nous partagerons l’apéritif avec des amis, juste après le spectacle, un comique mimique.
C’est tout pour aujourd’hui, c’est dimanche non?
Lundi 11 Novembre 2013 - Jour 52 - En mer
Effectivement la réunion d’Anaïs, notre nouvelle hôte francophone qui remplace Frédéric Mathieu, a eu lieue hier...
En 20 minutes elle a passé en revue les pays tels que l’Île de Pâques, Tahiti, Moorea, Bora Bora, Tonga, Nouvelle Zélande et Australie, au niveau géographique, historique, politique, et pratique.
Nous sommes allés ensuite regarder un film dans notre cabine. Nous avons emporté avec nous 70 films, c’est le 4ème que nous avons visionné, en 50 jours, c’est très peu, il est vrai que nous n’avons guère le temps. Nous avons adapté un système qui nous permet de les regarder sur notre TV grand écran: super !
Aujourd’hui est une journée calme, calme comme la mer, calme comme les activités, calme comme les passagers.
Ce matin, Monique a suivi avec intérêt un cours de cuisine sur la réalisation de pizzas dans la plus pure tradition italienne. Chouette, j’attends avec impatience la mise en pratique, dès notre retour en France !
Ce soir on nous a concocté une soirée de gala, une de plus.
Cela satisfait sans doute la majorité des passagers, mais en fait à part la bougie allumée au milieu de la table et les pingouins qui défilent dans les couloirs (pardon les manchots, car ils ne volent pas) c’est une soirée ordinaire.
Allez à demain, il reste 2 journées complètes de mer avant d’atteindre l’Île de Pâques, alors on en profite.
Mardi 12 Novembre 2013 - Jour 53 - En mer
Malgré que nous remontions lentement vers le nord, la chaleur tarde à venir.
Et oui, dans l’hémisphère austral, le nord est synonyme de chaleur et de lumière. Tout est inversé par rapport à la France. Cela me rappelle une petite anecdote qui nous a été racontée lorsque nous étions à Manaus.
Cette ville a connu un essor rapide grâce à la production de caoutchouc. De riches propriétaires exploitants se sont installés dans la région, ont fait construire de belles demeures.
À cette occasion des architectes sont venus d’Europe, pour dessiner ces «belles» maisons.
Par habitude (ou par ignorance?) ils ont pris le soin d’orienter les façades principales plein sud. Ces nouveaux riches, ont ainsi appris à leurs dépends qu’ici le soleil brille au nord.
Aujourd’hui, ces maisons sont toujours visibles et symbolisent la période de l’âge d’or de Manaus.
Pourquoi je vous dis ça aujourd’hui?
Et bien parce que nous sommes en mer, et que pour nous les jours se ressemblent. La vie ici s’organise autour d’animations dans les salons le matin. L’après-midi ce sera cinéma dans notre cabine, puis la soirée commencera par l’apéritif auquel nous avons été convié chez des amis possédant une cabine avec balcon (très rare sur ce bateau!), de là même, où nous avions vu le Cap Horn.
Puis nous assisterons à un concert de musique classique avant le dîner.
L’île de Pâques approche petit à petit !
Mercredi 13 Novembre 2013 - Jour 54 - En mer
Dernier jour de mer avant le débarquement à Rapa Nui plus connue sous le nom occidental d’île de Pâques.
Le professeur Carlo Scopelliti a tenu ce matin une conférence sur l’histoire de cette île, et les liens que l’on y trouve avec la culture polynésienne, mais aussi avec l’ Amérique du Sud.
Le débarquement reste toujours incertain, seul un bateau sur deux environ réussi à effectuer un débarquement en chaloupe. Une houle de Sud-Ouest est à l’origine de cet empêchement.
Notre commandant a pris les devants et nous informe que nous débarquerons au Nord-Est de l’île, c’est à dire dans la baie d’Anakena, au lieu de Hanga Roa.
Nous formons tous le voeu de pouvoir débarquer sur cette île mythique, dont les mystères restent encore à ce jour non élucidés.
Cette île est difficile d’accès, il faut 4 jours en bateau depuis Valparaiso, ou 5 heures en avion depuis Santiago du Chili.
Il est sûr que pour nous, cette occasion unique de débarquer ne se renouvellera pas de sitôt !
Alors nous croisons les doigts pour que nous puissions voir de près ces fameux et colossaux Moaïs qui parsèment l’île, toujours alignés, et regardant vers la terre, à une exception près.
Pourquoi?... Mystère... Image attachée: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 20:30 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 63 de 249 · Page 4 de 13 · 3 205 affichages · Partager eudi 14 Novembre 2013 - Jour 55 - Rapa Nui (Île de Pâques) - CHILI19 ème escale
Des collines aux courbes sensuelles, des pistes de terre rouge, des silhouettes imposantes gardiennes du «temple»: pas de doute nous sommes à Rapa Nui.
Ce matin, le débarquement a été agité, neoRomantica a jeté l’ancre au nord-est de l’île, abrité de la houle de sud-ouest, mais le ressac a durement secoué nos chaloupes qui paraissent bien frêles en de telles circonstances.
Des mini bus nous attendent à proximité de ce qui tient lieu de débarcadère (excursion 5303). Le chauffeur, un Rapa Nui pure souche, colosse tatoué de la tête au pieds, nous accueille avec un large sourire. «Je vous préviens, ici c’est lentement le matin et pas trop vite l’après-midi!» nous dit-il.
Effectivement, la quiétude est la première sensation lorsque l’on débarque sur cette île de 5700 âmes. L’isolement en est sans doute la cause: nous sommes situés à 3600 kilomètres à l’ouest des côtes du Chili et à 2075 kms de l’île la plus proche Pitcairn, ce qui fait de l’île de Pâques l’une des îles habitées les plus isolées du monde ! Cela contribue à la magie des lieux, fouler son sol, c’est une histoire qui devient réalité, à cet instant j’aurais aimé que le temps ralentisse pour profiter de chaque fraction de seconde. La voie de notre guide qui s’exprime dans un français parfait me tire de mes rêveries. En route ! Ballotés, nous nous arrachons à la colline sur laquelle était garé notre bus. Notre chauffeur inonde notre bus de musique polynésienne, et nous offre sa joie de vivre en cadeau. Nous partons faire l’excursion la plus complète de l’île celle qui dure la journée. Nous ne retournerons probablement jamais dans ce lieu aussi éloigné, nous voulons donc découvrir et apprendre un maximum de choses.
Nous roulons cahotiquement le long d’une côte découpée de roches volcaniques noires, sur laquelle viennent se fracasser d’imposants rouleaux d’un bleu outre mer. C’est magnifique et n’est pas sans rappeler les côtes de l’île de la Réunion à certains endroits. Nous commençons par un arrêt à la plateforme d’Ahu Tongariki, la plus imposante de l'île, magnifiquement située à proximité de l'océan, avec ses 15 magnifiques moaïs, dont un seul coiffé du chignon d'origine.
Nous allons visiter ensuite le site de Rano Raraku. Surnommé la « nurserie », ce cratère volcanique est la carrière d'où étaient extraits les blocs de toba (sorte de tuf volcanique) utilisés pour sculpter les moaïs. Nous déambulons parmi les moaïs encore prisonniers des roches, des moaïs partiellement entaillés, des moaïs ensevelis jusqu'aux épaules et des moaïs couchés. Chaque statue représente une phase du long et laborieux processus de sculpture de ces splendides monolithes. Nous avons le loisir de les observer sous toutes leurs coutures, appréciant les différentes formes et tailles, les détails décoratifs les plus infimes et les trous percés pour le levage et le transport des statues. Nous découvrons en outre un gigantesque moaï de 21 mètres de haut, le plus grand existant à ce jour, et le moaï agenouillé qui était presque entièrement enseveli lors de sa mise à jour. Plus de 390 statues disséminées dans ce cadre naturel nous transmettent toute la grandeur et la magie de leur mystère. L’île compte 966 moaïs au total.
Nous poursuivons à la découverte du village d'Orongo.
Partiellement restauré, cet ancien centre cérémoniel est situé sur le versant d'un volcan, au bord d'une falaise tombant à pic dans la mer, en face de petites îles. À demi enterrées, les maisons sont constituées de murets en pierre surmontés d’un toit arqué, fait de plaques de pierres superposées. La porte d'entrée de chaque maison est étroite et basse pour permettre aux murs de soutenir la structure et aux guerriers de contrôler la voie d'accès au village. Orongo était le centre d'un culte ancien répandu sur toute l'île : le culte de l'« homme-oiseau ». Le clou de la cérémonie était représenté par une compétition au cours de laquelle chaque représentant des tribus locales chargeait un jeune athlète de s'emparer du premier œuf pondu par la « sterne fuligineuse », un oiseau très rare qui se reproduisait sur les îlots situés face au site. Les athlètes dévalaient les rochers d'Orongo puis nageaient à l'aide d'un petit radeau en roseaux jusqu'aux îlots, bravant ainsi la force des vagues de l'océan. Le premier athlète qui trouvait un œuf de cet oiseau devait le ramener sur la terre ferme en l'attachant sur son front. Il se voyait alors attribuer le titre honorifique d'« homme-oiseau » qui permettait au chef de sa tribu de gagner le prestige de tous les habitants de l'île. Les dernières compétitions remonteraient à 1866-1867.
Nous découvrons le cratère d'un volcan, situé juste à proximité. Il était utilisé autrefois comme réserve d'eau douce par les habitants de l'île. D’une parfaite rotondité, la brèche située sur le côté laisse entrevoir l’océan et ajoute à la beauté naturelle du lieu. Le fond, patchwork de plaques végétales et d’eau reflète en partie le ciel. Quel spectacle !
Il est 15 heures passées, lorsque nous déjeunons d’un excellent repas de grillades à Hanga Vare Vare, seul village de l’île, au bord de la mer, sous des tivolis disposées à notre attention. Nous en profitons pour déguster un dernier Pisco Sour, et une bonne bouteille de vin rouge chilien. C’est notre dernière escale au Chili, on ne lâche rien !
Nous allons ensuite à la plateforme d'Ahu Akivi et ses 7 splendides moaïs dirigés vers la mer. Le site a été restauré dans les années 60 sur la base des techniques qui auraient été vraisemblablement utilisées à l'époque pour le levage des monolithes. Ainsi, les architectes chargés de la restauration ont calculé que 30 hommes auraient pu tailler un moaï en un an, à raison de 8 heures de travail par jour, que 90 hommes auraient pu transporter la statue de la carrière au site le long d'un chemin spécialement préparé et que ces mêmes hommes auraient pu dresser le moaï en trois mois environ. Mais au-delà des chiffres et des techniques utilisées, les questions nous assaillent :
- Pourquoi ces 7 grands moaïs ont-ils été placés sur cette énorme plateforme ?
- Pourquoi cette plateforme est-elle la seule tournée vers la mer et non vers le centre de l'île, comme tous les autres ?
- Pourquoi, à l'occasion des équinoxes, ces sept magnifiques statues regardent-elles précisément en direction du coucher de soleil ?
- Le site avait-il une signification astronomique ?
Nous ne trouverons pas aujourd’hui les réponses à nos questions, à moins que le mystère ne perdure pour toujours. Mais peu importe, ce qui compte, c'est le souvenir fort que nous conserverons après avoir pu contempler ce miracle de l'art, de l'habileté, voire de l’ingéniosité humaine.
Avant de rejoindre le bord, la guide nous arrête devant un bâtiment construit en tôle ondulée, rouillé et visiblement déserté depuis plusieurs années. Elle nous explique à cette occasion l’occupation des anglais de 1950 à 1980, qui ont introduit des moutons, et utilisé les Rapa Nui comme esclaves. Ce fut un désastre humain, et écologique, car les moutons arrachent l’herbe qui pousse difficilement. La révolte a bouté les anglais hors de l’île, aujourd’hui ils sont carrément détestés.
Nous empruntons une chaloupe pour rejoindre neoRomantica. Au débarquement, dans une mer agitée, Monique a exécuté une brillante acrobatie artistique qui lui a valu de se retrouver en fâcheuse posture. Heureusement sans aucune gravité, nous avons été quittes pour un grand éclat de rire et personne n’a accusé le Pisco Sour...
Nous quittons en soirée Rapa Nui, île qui nous a envahi l’esprit, ce qui expliquera sans doute la longueur de ces propos.
L’ancre est remontée, neoRomantica s’éloigne comme à regret, 3 petits coups de corne de brume:
Adieu Île de Pâques !
P.S. La connexion internet en ce moment est rare, lente et difficile ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 20:33 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 64 de 249 · Page 4 de 13 · 3 202 affichages · Partager Vendredi 15 Novembre 2013 - Jour 56 - En mer
Nous faisons route plein ouest avec un peu de nord dedans. Nous atteindrons Tahiti le 20 Novembre après 5 jours complets de mer. Auparavant nous aurons la chance de faire une navigation panoramique autour de l’île Pitcairn dans 2 jours. Cette île vous signifie-t-elle quelque chose ? Nous y reviendrons.
Les températures sont douces et agréables, à défaut d’être tropicales. Le bateau vit au bateau-bateau quotidien (il m’est difficile d’employer le terme train-train compte tenu des circonstances).
Le professeur a encore «sévit» ce matin, en tenant conférence sur les civilisations polynésiennes. Nous aimons ces réunions, qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire située dans son contexte. C’est une ouverture de l’esprit et un enrichissement personnel. C’est en fait ce que nous cherchons aussi lorsque nous voyageons. En comprenant mieux les autres, nous avons, je pense, une meilleure connaissance sur nous-mêmes.
Aujourd’hui c’est une journée sans ascenseur. Je m’explique:
Comme nous avons quelques tendances à l’embonpoint, aussi pour tenter de remédier à cet état, nous avons décidé de faire tous nos déplacements par les escaliers. Dire que c’est efficace, je ne sais pas, mais de toute façon une sérieuse reprise en main, et remise en forme (cela va de paire) seront nécessaires dès notre retour.
À suivre !
P.S.: Aujourd’hui nous avons changé d’heure, quand il est midi chez vous, il est 5 heures du matin pour nous, soit 7 heures de décalage.
Samedi 16 Novembre 2013 - Jour 57 - En mer
Nous sommes au milieu de nulle part. Les communications sont très difficiles, plus de télévision, nous ne savons plus ce qui se passe en France et dans le monde. Cela fait un drôle d’effet.
Mais les jours de mer se succèdent et ne se ressemblent pas forcément.
Quelle agitation ce matin, enfin c’est relatif ! Depuis que nous avons quitté les côtes chiliennes, hormis l’île de Pâques, nous n’avons croisé ni bateau, ni poisson ou cétacé, ni quelconque volatile: rien, nada !
Alors le fait de voir 2 mouettes chasser des poissons volant a brusquement rompu la léthargie qui s’est emparée de neoRomantica depuis quelques jours.
«El professor» a encore joué de son savoir ce matin, on ne peu plus l’arrêter ! En tout cas nous apprécions qu’il soit là pour communiquer, expliquer, détailler, et toujours avec sourire Ce matin la vie et l’oeuvre de Paul Gauguin ont été évoquées. l’explication de plusieurs de ses oeuvres nous permettent de mieux appréhender les messages symboliques et mystiques de sa peinture, tant au niveau des personnages, des attitudes, des couleurs et des formes.
Comme à l’accoutumée une ovation a salué son brillant exposé. Il a enchaîné ensuite la même conférence en italien, en espagnol, en anglais et en allemand, toujours sans papier !
Le reste de la journée se déroulera calmement, comme nous aimons... sauf imprévu !
Qui sait?
P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 4 heures du matin pour nous, soit 8 heures de décalage. Image attachée: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 20:47 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 65 de 249 · Page 4 de 13 · 3 185 affichages · Partager Dimanche 17 Novembre 2013 - Jour 58 - Navigation panoramique - Île de Pitcairn
Ce moment était attendu par tous depuis plusieurs jours:
l’île de Pitcairn !
C’est encore un moment fort de ce tour du monde: un de plus !
Les îles Pitcairn font partie des territoires d’outre-mer britanniques. L’une de ces 4 îles est habitée par seulement 48 habitants, faisant de cet état (non souverain) le moins peuplé du monde ! Ces îles sont surtout connues pour être la patrie des mutinés du Bounty et de leurs femmes tahitiennes, un évènement raconté dans de nombreux livres et films.
Il nous a fallu 2 jours et demi pour y arriver depuis l’île de Pâques, elle même située à 4 jours de mer de Valparaiso. Il nous faudra encore 2 jours et demi de mer pour arriver à Papeete, cela donne une d’idée des distances. Nous sommes isolés au beau milieu du Pacifique !
Depuis neoRomantica nous apercevons une colline avec quelques maisons disséminées. Nous annonçons notre arrivée par 3 bruyants coups de corne de brume.
Rapidement l’embarcation des autorités locales rejoint notre bateau qui a stoppé son erre. Rendez vous pour tout le monde à la piscine pour la cérémonie de bienvenue. Il a fallu se frayer un chemin au milieu de la foule pour apercevoir les personnalités: le représentant de l’ Angleterre et Madame le Maire.
Le commandant reçoit en signe de bienvenue, une maquette du Bounty, ainsi que l’écusson du port qui trouvera sa place à l’endroit prévu à cet effet sur la passerelle, comme il est de tradition dans la marine. En échange les autorités locales ont reçu également des cadeaux pour marquer notre passage, dont la maquette du neoRomantica. Après un chaleureux échange de poignées de mains, le verre de l’amitié a clôturé cette sympathique séance.
Rapidement l’embarcation s’est éloignée de notre bateau et de longs signes d’adieux se sont échangés de part et d’autres accompagné par le souffle puissant de la corne de brume de neoRomantica.
Adieu Pitcairn, portez vous bien, vivre à quelques uns ici ne doit pas être chose facile.
Nous continuons notre sillage, et nous regardons s’éloigner les côtes de cet îlet. Nous avons conscience à ce moment de la chance qui nous a été offerte car on ne vient pas ici par hasard: Pitcairn ne possède ni piste d’aviation, ni port.
P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 3 heures du matin pour nous, soit 9 heures de décalage. Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 20:52 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 66 de 249 · Page 4 de 13 · 3 176 affichages · Partager Lundi 18 Novembre 2013 - Jour 59 - En mer
Notre route se poursuit tranquillement vers Tahiti. Nous sommes en dehors de toute route commerciale, nous n’avons croisé aucun navire depuis... Valparaiso !
C’est la deuxième fois que nous traversons le Pacifique, et les distances sont vraiment énormes. Pensez qu’il faut 5 jours à un paquebot pour traverser l’Atlantique, il nous en faudra 15 pour rejoindre la Nouvelle Zélande, escales non comprises ! Cela donne l’échelle des grandeurs.
Ce matin Anaïs a organisé une réunion d’information elle nous a décrit les escales de Tahiti, Moorea, Bora Bora et Tonga.
Ce soir c’est soirée de gala... du Chef. Peut-être le menu sera-t-il différent cette fois, et que la bougie qui trône au milieu des convives ne sera pas la seule différence par rapport à notre quotidien.
En ce moment c’est la valse des aiguilles de réveil. Elle ne veulent plus tourner à vitesse normale, et retardent une heure chaque jour. On finit par être fatigué le soir, et debout très tôt le matin.
Allez, on va pas commencer à se plaindre non ?
P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 2 heures du matin pour nous, soit 10 heures de décalage.
Mardi 19 Novembre 2013 - Jour 60 - En mer
Nous avons déjà évoqué les divers animaux que nous avons observés durant cette première partie du tour du monde. Rappelez vous: les manchots, les éléphants de mer, les lions de mer, les pélicans et toutes sortes d’oiseaux.
Mais il y en a un couple d’oiseaux dont nous ne vous avons jamais révélé l’existence. Ils nous accompagnent depuis le début de cette croisière, viennent nous dire bonjour tous les matins, apportant un regard espiègle et humoristique sur les propos tenus dans ces lignes. Ce couple de charmants volatiles est le fruit de l’imagination de Robert (que j’appelle Roberto car nous avons les mêmes origines...) lecteur assidu de notre blog, et co-organisateur avec Guy, de notre escale barcelonaise.
Ces petits dessins viennent gazouiller dans notre cabine quotidiennement. Nous nous délectons de leur à-propos et de leurs expressions gestuelles. Ils sont d’un humour juste, qui collent parfaitement à l’histoire du jour.
Partis d’un petit clin d’oeil amical, ils sont devenus aujourd’hui aussi indispensables que le dessin humoristique qui figure à la une de nos quotidiens.
En quelques coups de plumes (...) ils réussissent à résumer la journée.
Chapeau ! Et encore bravo ! Se renouveler ainsi chaque jour n’est pas chose facile !
Maintenant je passe au fait de la journée. Nous pouvons de nouveau capter la télévision et avoir connaissance des actualités. Nous étions «sourds» et «aveugles» depuis presque une semaine.
Devons nous avouer que nous n’avons pas perdu grand chose ?
Allez, maintenant on a hâte d’arriver à Tahiti, et de retrouver nos amis
On sera au port de Papeete demain matin et en pleine forme !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 1 heure du matin pour nous, soit 11 heures de décalage. Image attachée: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 21:09 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 67 de 249 · Page 4 de 13 · 3 167 affichages · Partager Mercredi 20 Novembre 2013 - Jour 61 - Papeete - Île de Tahiti - FRANCE20 ème escale
On l’avait rêvé, imaginé depuis notre plus tendre jeunesse, nous voici enfin arrivés dans ce petit coin de France perdu au milieu du Pacifique Sud: Tahiti.
Et quel accueil !
À la descente du bateau, notre amie Dorothée était là qui nous attendait. Ces retrouvailles étaient chargées d’émotion. La dernière fois que nous nous étions rencontrés, c’était sur une autre île, très différente, mais toute aussi belle.
Elle nous a remis un superbe collier de fleurs accompagné d’un «bienvenue à Tahiti». Ce geste emprunt de tradition et d’amitié nous a touché.
Il fait chaud et humide, le temps est magnifique, malgré les prévisions météo qui étaient pessimistes. Un orchestre tahitien donne l’aubade à grand renforts de percussions aux sons graves accompagnés par des voix féminines particulièrement aigües. L’ensemble est saisissant, prenant et du meilleur effet.
D’emblée, nous nous sentons bien, à l’aise, comme chez nous: nous sommes en France et nous retrouvons tous nos repères que nous avons quittés voilà 2 mois maintenant.
La ville est propre et agréable, notre première impression est bonne.
Nous nous dirigeons vers le marché, situé à 2 pas du port. Nous nous immergeons ainsi immédiatement dans la culture polynésienne. Ce marché nous séduit par son authenticité, les produits sont locaux, et les tahitiens fréquentent régulièrement l’endroit.
Ici tout (ou presque) est «made in french Polynesia». Les fleurs rivalisent de taille, de beauté et d’arômes. Les fruits et légumes embaument les allées, le monoï y ajoute une senteur sucrée. On y trouve des chapeaux, des paniers et toute sorte d’artisanat en bois, nacre et... les inévitables perles noires.
Avant de regagner la voiture, nous ferons un arrêt dans l’une des nombreuses boutiques spécialisée dans les perles noires de Tahiti. Il en existe de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs, avec plus ou moins de petits défauts. En fonction de tous ces critères les prix varient sensiblement. Dans ces conditions il est très difficile de s’y retrouver !
Nous longeons la côte en direction de l’est et faisons un premier arrêt pour déguster un jus d’ananas frais pressé. Hum, quel régal ! Nous poursuivons jusqu’à la pointe de Vénus, en faisant quelques arrêts pour profiter des panoramas remarquables. Arrivés sur place il y règne beaucoup d’animation, les enfants des écoles sont réunis pour une grande fête. Nous apprécions leur bonne éducation, leur gentillesse, leurs sourires et leur gaieté. Les plages de sable noir sont magnifiques.
Nous revenons sur Papeete l’après-midi pour profiter de la ville, de ses rue animées, de ses échoppes multicolores, et de la bonne humeur des polynésiens. Nous nous amusons aussi des vitrines décorées pour Noël, avec neige et sapins, quel contraste avec l’ambiance tropicale !
Le soir venu, nous retrouvons toute notre famille tahitienne aux «roulottes» situées au pied du bateau.
C’est une place animée, fréquentée par les autochtones aussi bien que par les touristes. Tous les jours en fin de journée les roulottes prennent place et disposent tables et chaises pour offrir de bons repas typiques. Il y en a pour tous les goûts: allant des plats chinois jusqu’à la cuisine tahitienne, en passant par les crêpes. Nous avons adoré les plats tahitiens à base de poissons crus et de lait de coco, tels que le mahi-mahi ou le thon rouge. Ce dîner a été l’occasion de discuter en partageant les plats des uns et des autres. Mais il est tard, les enfants ont de l’école demain (ici on commence beaucoup plus tôt qu’en métropole) il est temps d’aller se coucher.
Bonne nuit et à demain ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 18 mai 2014 à 21:31 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 68 de 249 · Page 4 de 13 · 3 157 affichages · Partager Jeudi 21 Novembre 2013 - Jour 62 - Papeete - Île de Tahiti - FRANCE
Pratique, le bateau qui reste à quai toute la nuit. Notre «hôtel» est idéalement situé en plein centre de Papeete. Nous démarrons la matinée de bonne heure, pour profiter au maximum de notre dernier jour d’escale.
Un petit tour au marché, pour bien commencer la journée, il ouvre ses portes dès 5 heures.
Nous retrouvons ensuite Dorothée à leur maison. Elle nous conduit chez son voisin qui possède une vanilleraie.
Nous découvrons un homme accueillant et passionné de la nature. «Je suis gourmand, et je cultive tout ce qui est nécessaire à un bon petit-déjeuner» nous dit-il d’emblée d’un ton jovial.
Ce retraité possède une belle et grande propriété située sur les hauteurs de Mahina à une dizaine de kilomètres de Papeete. Il exprime son amour de la nature en cultivant le café, le chocolat, le miel et la vanille. Effectivement tous les ingrédients sont réunis pour confectionner un excellent petit-déjeuner. Mais quel travail ! Il nous explique dans les moindres détails les étapes nécessaires pour élaborer le café, le chocolat. On a rarement conscience de nombre d’interventions indispensables avant que le produit soit prêt à être utilisé.
Et que dire de la vanille !
Nous prenons alors le chemin de la vanilleraie, au passage nous découvrons les différentes essences de bois, des fleurs et des ananas qui occupent sa propriété. À chaque fois ce sera l’occasion pour notre hôte de nous donner tous les renseignements. Cet homme fait preuve d’une grande gentillesse, de simplicité et de compétences. C’est un réel plaisir que de l’écouter ainsi et d’apprendre toutes ces informations qui sont pour nous, européens, souvent des découvertes.
Enfin, nous arrivons à l’endroit qui attisait notre curiosité: la vanilleraie.
Que de travail et de patience pour produire une gousse «prête à l’emploi» Intarissable, notre hôte nous explique le processus nécessaire à la production de gousses, depuis la pollinisation à la main, jusqu’au mûrissement.
Nous prenons congé, et poursuivons notre route vers les chutes de Faarumai. D’une hauteur de 90 mètres elle s’inscrivent dans un décor de végétation luxuriante. Tout à proximité nous découvrons le Trou du Souffleur Arahoho, un tunnel de lave formé par une coulée volcanique refroidie en surface. Lorsque les vagues percutent la roche et s'engouffrent dans ce tunnel, un souffle puissant se fait entendre et accompagne le geyser formé d’un brouillard d’eau de mer et qui arrose les spectateurs les plus téméraires.
Nous revenons à Papeete dans l’après-midi et prenons congé de Dorothée, que nous remercions chaleureusement pour son accueil, grâce à toi, nous avons beaucoup appris sur la vie à Tahiti, sur la nature et sur les coutumes locales. Nous terminons cette escale tahitienne par une agréable balade autour du port, qui nous donne l’opportunité de découvrir un monument érigé en mémoire des essais nucléaires.
Il y est inscrit:
«Entre 1966 et 1996, la France a fait exploser 193 bombes atomiques à Mururoa et Fangataufa. Les 6 archipels polynésiens symbolisés par 6 pierres plantées sur un paepae traditionnel, et leurs populations ont subi un bouleversement considérable en conséquence de ces expériences nucléaires qui leur furent imposées. Hiroshima, Nagasaki, Bikini, Enewetak, Montbello, Emu Field, Maralinga, Malden, Kiritimati, Johnston, Mururoa, Fangataufa, autant de lieux du Pacifique choisis par les États-Unis, la Grande Bretagne et la France pour expérimenter leurs bombes. Des milliers de travailleurs et des peuples du Pacifique gardent la mémoire de ces bombes qui affectent encore aujourd’hui leur santé et leur environnement»
Cela se passe de commentaire.
Allez, au revoir Tahiti, nous t’avons découverte et appréciée, maintenant il nous faut te quitter pour aller rejoindre ta petite soeur Moorea, distante à une volée de mouettes. Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 7:55 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 69 de 249 · Page 4 de 13 · 3 116 affichages · Partager Vendredi 22 Novembre 2013 - Jour 63 - Île de Moorea - FRANCE21 ème escale
La distance qui sépare Tahiti de Moorea, est très faible. Nous jetons l’ancre dans la baie de Cook, à quelques encablures de Papeete, c’est donc en chaloupe que nous débarquons.
Arrivés au débarcadère nous recevons un accueil à la polynésienne avec chants, danses et vahinés en pirogue. Tout y est, et on adôôôôre !
Nous avons décidé de vivre cette journée en liberté, et de visiter l’île en voiture de location. Nous sommes en France, les démarches sont simples (...) et il n’y a pas la barrière de la langue, juste celle de la monnaie. Ah oui, je ne vous avais pas dit, ici les francs existent encore, ils sont pacifiques certes, mais francs tout de même!
Nous voilà donc partis pour une journée de découvertes.
Tout de suite nous sommes subjugués par le paysage, d’une beauté naturelle, de belles montagnes vertes et luxuriantes, des criques, des baies, un lagon d’un vert émeraude époustouflant, nous nous émerveillons à chaque virage.
Moorea, qui signifie « lézard jaune » en tahitien, est une île triangulaire. La face nord de l’île est découpée par les deux grandes baies de Cook et d’Opunohu.
Nous faisons route vers le cœur de Moorea, pour admirer de merveilleuses vues panoramiques, nous traversons le cratère volcanique qui donna naissance à l’île. Nous arrivons au lieu dit «le Belvédère», du haut duquel nous bénéficions d’une vue panoramique sur les baies de Cook et d’Opunohu, ainsi que sur le mont Rotui.
En redescendant nous faisons un arrêt à l’École d’Agriculture qui accueille des élèves provenant de toutes les îles alentours. Nous sommes invités à une dégustation de différents produits locaux, et de confitures en particulier. Celle au tiaré (la fleur locale) a particulièrement été appréciée par Monique.
Il fait chaud et soif en cette matinée, un jus d’ananas pressé nous apporte un moment de détente et de réconfort. Moorea, « le jardin vert » de la Polynésie, possède de nombreuses plantations d’ananas, c’est pourquoi nous empruntons la «route de l’ananas» qui se présente plus comme une piste. En route, nous découvrons les plantations d’ananas, bien sûr, mais aussi une flore très variée et colorée. Nous aurons l’occasion de voir de tout petits villages isolés au milieu de la nature.
Nous regagnons la côte, pour faire le tour de l’île. De criques en criques, nous découvrons la beauté du lagon, et une envie irrésistible de baignade nous incite à stopper notre progression.
Quel plaisir de plonger ainsi dans une eau calme et limpide, d’une couleur de rêve, et d’une température de 30°C. J’avoue que nous avons longtemps hésité avant de sortir de l’eau pour reprendre notre route.
Sur le chemin du retour nous avons vu beaucoup de pirogues, cela reste l’activité favorite des polynésiens. Elles sont belles à voir, glissent et fendent l’eau sans heurt. C’est un spectacle calme et reposant, c’est aussi le symbole de la Polynésie.
Allez, il faut se résoudre à regagner le bord, pas facile après tant de beauté !
Moorea, tu nous a séduit, mais ta soeur Bora Bora nous appelle, nous devons nous y rendre sans tarder. Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 8:18 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 70 de 249 · Page 4 de 13 · 3 106 affichages · Partager Samedi 23 Novembre 2013 - Jour 64 - Île de Bora Bora - FRANCE22 ème escale
Troisième île et dernière île de la Polynésie française que nous visitons. Trois îles et trois beautés différentes.
C’est toujours en chaloupe que nous débarquons à Bora Bora, accueillis, comme il se doit à renfort de chants et de danses locales. C’est très chaleureux et agréable.
Sitôt débarqués, nous nous dirigeons avec deux amis, vers une agence locale qui propose de faire le tour de l’île en bateau sur le lagon. Il ne faut surtout pas rater ça, Bora Bora, c’est avant tout des paysages de mer, de lagon et une faune marine exceptionnelle.
Quelques minutes plus tard, nous embarquons avec une vingtaine d’autres personnes à bord d’un bateau à moteur équipé d’un bimini (sorte de taud qui protège du soleil) pour faire une extraordinaire navigation sur le lagon bleu de Bora Bora.
Ce lagon, trois fois plus étendu que sa surface terrestre, nous offre une gamme de lumières et de couleurs unique. Depuis notre embarcation nous admirons la vue magnifique des montagnes. Puis nous nous arrêtons près de la barrière corallienne, où nous pouvons voir évoluer dans les eaux cristallines des requins à pointe noire. Bien que la vision de ces animaux est impressionnante, ils sont (parait-il) inoffensifs pour l’homme. Convaincue et téméraire Monique s’est lancée dans l’eau ! Incroyable ! Le spectacle est époustouflant, il y avait également de magnifiques raies qui évoluaient en bonne cohabitation avec les requins.
Le bateau jettera l’ancre ensuite dans un jardin de corail pour nous permettre de plonger au tuba et de découvrir la richesse de la vie marine de cet habitat.
C’est à mon tour de me lancer, j’évolue au milieux de petits poissons rayés noir et blanc comme des bagnards. Cette taille me suffit amplement ! Nous ne sommes pas très nombreux à nager autour du bateau, et le jeune tahitien qui nous accompagne, nous appelle à le rejoindre. Arrivé sur place: stupeur, une gigantesque murène sort de sa «tanière» pour s’en aller un plus loin. Brrr, j’en ai encore froid dans le dos !
Vite je remonte à bord. Le bateau file maintenant vers un motu (îlot) privé. Nous accostons pour une heure de baignade. Sable blanc, mer vert émeraude, chaude à souhait: c’est paradisiaque. Le motu a été privatisé pour la journée, nous sommes uniquement une vingtaine à se partager ce petit coin de paradis. Un joueur de yukulele et une jeune danseuse nous diront au revoir à la polynésienne.
Nous n’avons pas du tout envie de quitter l’endroit, mais il faut pourtant s’y résoudre !
De retour à Vaitape, le petit village où nous avons accosté ce matin, nous décidons de clore ce chapitre polynésien français par un déjeuner local à base de poisson cru et de lait de coco, c’est délicieux et diététique.
Nous retournons à bord de neoRomantica, et restons un long moment sur le pont, jusqu’au coucher du soleil. C’est à regret que nous regardons les côtes de ce petit coin de France s’éloigner.
Nous avons été séduits et conquis par Tahiti, Moorea et Bora Bora. De ce que nous connaissons déjà de la Polynésie, sans conteste, elles sont les plus belles.
Les polynésiens nous ont également impressionnés par leur gaieté, leur gentillesse, leur tutoiement de rigueur, leur patience, leur philosophie de jouir de la vie au présent sans trop se préoccuper du lendemain. C’est une philosophie, leur philosophie.
Nous sommes partis pour quatre jours de mer vers Nuku'Alofa aux îles Tonga.
Quatre jours ? pas si sûr... peut être trois, qui sait ?
Mystère... Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 9:25 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 71 de 249 · Page 4 de 13 · 3 080 affichages · Partager manche 24 Novembre 2013 - Jour 65 - En mer
Nous avons retrouvé nos «vieilles» habitudes des jours de mer.
Mais ces quatre jours intensifs en activités nous ont laissé une quantité de photos, qu’il nous faut trier et répertorier. bref du pain sur la planche !
Nous avons bien démarré la journée puisque nous avons pu communiquer en video avec toute notre famille. Le décalage horaire est maintenant de 12 heures, cela ne facilite pas les communications. Quand nous nous levons le matin, il est bientôt l’heure du coucher pour vous.
Ce soir nous irons écouter une jeune chanteuse qui se produira dans le salon Plaza Italia.
Ensuite, juste avant le dîner nous irons esquisser quelques pas de danse comme nous aimons le faire parfois.
Une manière comme une autre de rester jeune !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est minuit pour nous, soit 12 heures de décalage.
Lundi 25 Novembre 2013 - Jour 66 - En mer
NeoRomantica poursuit sa route vers l’ouest dans une mer calme.
Cette journée est mise à profit pour répondre aux différents courriers qui ne manquent pas de nous arriver. L’un d’entre-eux, celui de Frédéric Mathieu nous annonce la naissance de sa fille Melina. Nous sommes heureux de féliciter les parents et nous lui souhaitons une longue vie, et de faire beaucoup de voyages comme son Papa et sa Maman.
Aujourd’hui Frédéric, votre absence à bord de neoRomantica se fait sentir.
Fini les réunions explicatives des futures escales, avec le côté historique, géographique, politique, économique du pays visité. Fini les conseils pratiques faits pour nous faciliter l’escale: le lieu d’accostage du bateau, l’endroit où l’on peut faire du change, ou trouver des taxis, les visites à ne pas manquer, les bonnes adresses... et les bons restos ! De plus ces réunions rythmaient nos jours de mer, alternées avec les conférences de Carlo Scopelliti.
Chaque passager a pu mesurer le changement.
Ce soir, nous finirons la soirée avec Suzy une pianiste classique et Francesco un excellent pianiste de piano bar, dont nous avons apprécié sa simplicité et sa gentillesse à l’occasion d’une excursion.
À demain !
Mardi 26 Novembre 2013 - Jour 67 - En mer
Ce matin nous nous dirigeons vers Nuku'Alofa aux îles Tonga.
Nous approchons également de la ligne de changement de date, également appelé anti-méridien, que nous franchirons de soir à minuit, nous passerons du même coup du 26 au 28 novembre, le 27 novembre étant supprimé.
Vous me suivez? Ce n’est pas si facile à comprendre.
Cette ligne internationale de changement de date est une ligne imaginaire sur la surface de la terre qui suit en grande partie le 180 ème méridien. Toutes les nouvelles dates commencent à être comptées à partir de l’ouest de cette ligne, traversant ensuite les différents fuseaux horaires d’Est en Ouest.
Les îles Tonga sont de ce fait les premières à fêter le nouvel an. Lorsque l’on voyage de l’Amérique vers l’Asie, on saute une journée comme c’est notre cas aujourd’hui, par contre lorsque l’on va de l’Asie vers l’Amérique en doit compter 2 fois la même date (dans notre cas on ferait 2 fois le 26 novembre).
Vous me suivez toujours? Tant mieux, alors je continue.
La terre est divisée en 24 fuseaux horaires définis, en prenant comme référence pour le 1er méridien, le méridien de Greenwich. Étant donné que les méridiens sont au nombre de 360, chaque fuseau horaire correspond théoriquement à 15 méridiens.
En voyageant de l’Est vers l’Ouest, comme nous le faisons durant ce tour du monde, il faut reculer nos montres d’une heure à chaque fois que l’on passe un fuseau horaire.
En faisant le tour du monde on accumule ainsi 24 heures, c’est à dire une journée complète. C’est cette journée du 27 novembre que nous «redonnons».
Cela peut paraître évident, pas tout de suite, je vous l’accorde.
Les premiers à se rendre compte de ce phénomène furent les survivants de l’expédition de Magellan. Quand ils sont arrivés au Cap Vert, après avoir effectué le 1er tour du monde connu de l’histoire, les marins étaient convaincus que la date du jour était le 9 juillet 1522, mais il se sont aperçu qu’en réalité c’était le 10 juillet 1522.
Même s’ils ont compris rapidement pourquoi, cette découverte a eu un tel retentissement à l’époque, qu’une délégation de la couronne espagnole a été envoyée par le Pape pour expliquer ce phénomène.
Avec la période des colonies, le besoin de régler de façon uniforme tous les horaires était devenu nécessaire. C’est ainsi qu’en 1884, la Conférence Internationale de Washington a instauré la ligne internationale de changement de date le long du 180 ème méridien, c’est à dire le méridien opposé à celui de Greenwich.
Au cours des années cette ligne a été adaptée en fonction des pays qu’elle traverse, pour répondre aux contraintes politiques et économiques de ces mêmes pays.
Je suis certainement un peu long, mais convaincu que cela peut vous intéresser.
Et puis, une nouvelle fois nous sommes privés de télévision, donc des actualités françaises, alors on en profite pour glaner les informations que nous vous transmettons.
Allez, à demain, ou après-demain... je ne sais plus comment il faut dire ! Image attachée: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 9:39 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 72 de 249 · Page 4 de 13 · 3 069 affichages · Partager Jeudi 28 Novembre 2013 - Jour 68 - Nuku'alofa - TONGA23 ème escale
Nous aurions pu mettre le titre suivant:
Mercredi 27 Novembre 2013 - Jour 68 - Nuku'alofa - TONGAJeudi 28 Novembre 2013 - Jour 68 - Nuku'alofa - TONGA
Vous savez maintenant pourquoi.
Comme à l’accoutumé à l’approche de notre lieu d’escale, Monique et moi nous nous précipitons sur le pont 9 pour avoir une vue sur le paysage qui se présente à nous.
Nous aimons ces instants où l’on voit la côte grossir petit à petit, le port se rapprocher, les maisons se dessiner, les voitures se déplacer comme des petites fourmis. Puis vient la vedette du pilote qui monte à bord, le quai s’approche, neoRomantica fera-t-il un demi-tour sur place ou pas ? Les paris vont bon train. Cette fois nous accostons dans le sens de la marche.
Le bateau est parallèle au quai, il s’approche du quai lentement maintenant, centimètre par centimètre, puis vient à s’immobiliser à quelques dizaines de centimètres, sans jamais le toucher. Du bel ouvrage ! Les amarres sont lancées, puis frappées à quai. Les passerelles sortent du ventre du navire et sont solidement maintenues. L’auvent est mis en place avec ses traditionnels drapeaux italiens et le pavillon de la compagnie, sans oublier la bouée couronne et la photo du bateau avec ses principales caractéristiques. Les hommes de la sécurité sont disposés à la sortie du navire pour enregistrer nos badges, Des membres de l’équipage sont également à notre disposition pour nous faciliter le passage et sécuriser notre descente à terre. Tel est le rituel que nous vivons à chaque escale. Je ne vous décris pas le départ, il vous suffira de relire à l’envers !
Dès les premières vues de l’île, nous mesurons la grande différence avec la Polynésie française: ici c’est tout plat.
Nous sommes accueillis par la fanfare locale venue en compagnie de danseurs et... de miss Tonga! Comme tous les polynésiens, ils ont le sens de l’accueil, et malgré un soleil de plomb ils se dépensent sans compter. Nous nous attardons un peu, envoutés par cette ambiance exotique, et cette joie de vivre communicative. Ensuite nous montons dans un taxi, accompagné par un couple d’amis, pour faire un tour complet de l’île et voir ses principales curiosités.
Nous sortons de Nuku'alofa capitale des Tonga et située sur l’île de Tongatapu. Nous passons devant les tombes royales, dernières demeures du roi George Tupou 1er, le fondateur des Tonga modernes, et de ses descendants.
Nous arrivons à Liahona, où nous découvrons le seul cocotier à trois têtes du Pacifique Sud. Il fallait le voir absolument !
Nous poursuivons vers les villages situés à l’ouest de l’île pour voir le spectacle des magnifiques geysers maritimes de Houma, considérés comme les plus spectaculaires du Pacifique Sud. En principe, l’eau jaillit sur 30 mètres de haut, propulsée dans des fissures naturelles par la puissance des vagues du Pacifique. Je dis «en principe» car aujourd’hui c’est marée basse, il n’y a pas le moindre souffle de vent, les geysers font plutôt «pshitt»...
Nous rejoignons ensuite l’est de l’île de Tongatapou pour voir le trilithe Ha’amonga, un gigantesque portail en pierre s’élevant sur 5 mètres et pesant près de 80 tonnes. Ce trilithe aurait été érigé vers l'an 1200 avant Jésus Christ. Près du trilithe se dresse la pierre Maka Faakinanga, qui s’élève sur 2,40 mètres de haut. Cette pierre aurait été érigée à la même époque que le trilithe.
Nous nous arrêtons à deux pas de là, à l’endroit où l’explorateur anglais James Cook débarqua le 30 avril 1777. Un petit monument et une plaque commémorent l’événement.
Une halte près de Kolovai nous permet d’observer des roussettes. Cette chauve-souris est le seul mammifère terrestre natif des Tonga et son envergure est d’environ un mètre. Ces animaux nocturnes, inoffensifs, immobiles et apparemment inertes, dorment suspendus aux arbres, la tête en bas et les ailes repliées. Ici, ces chauves-souris sont considérées comme sacrées.
Mais il fait chaud, et nous demandons à notre chauffeur de nous amener à la plage. C’‘est à Liku’alofa, que nous prendrons un bain rafraîchissant.
De retour au port nous prenons un déjeuner «Tongais» avant de rejoindre le bateau.
C’est toujours avec des danses et en musique, que nous serons accompagnés jusqu’à ce neoRomantica s’écarte du quai. À ce moment les cuivres de la fanfare exécuteront avec humour 3 retentissants coups de sirène, aussitôt relayés par ceux de notre navire.
Et oui Salvatore, tu aimes bien donner de la corne ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 9:45 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 73 de 249 · Page 4 de 13 · 3 063 affichages · Partager Vendredi 29 Novembre 2013 - Jour 69 - En mer
Aujourd’hui c’est «plaisir en mer». C’est vrai que c’est un plaisir... et du repos ! Nous ne pourrions certainement pas soutenir la cadence si nous étions en escale tous les jours. Pendant ces jours de mer, nous profitons des activités du navire, et remettons nos affaires en ordre.
C’est dans un ciel noir que la matinée a commencé, sous la pluie. Les températures redescendent un peu, nous replongeons dans le sud.
Ce matin nous avons récupéré nos passeports que nous avions laissés à l’administration du bord depuis le jour d’embarquement. Nous devrons les garder avec nous pendant les 2 jours d’escale à Auckland. Ils sont maintenant décorés de cachets multicolores de lieux qui nous font encore rêver.
Avec le soleil, revenu en ce début d’après-midi, les conférences du professeur Scopelliti reprennent aussi ! C’est avec plaisir que nous y assistons, toujours avides de parfaire nos connaissances. Que voulez-vous nous sommes de ses fidèles supporters, nous le croisons fréquemment, de plus il habite sur le même pont, à proximité de notre cabine.
Pour terminer la soirée nous assisterons à un spectacle de danses et de chants maoris.
On vous racontera demain... si vous le voulez bien !
Samedi 30 Novembre 2013 - Jour 70 - En mer
Quelle soirée !
Il était 17 heures lorsque nous nous sommes installés dans le grand salon.
Cela a débuté avec nos chanteurs favoris, un répertoire fait de chansons italiennes bien sûr, mais aussi espagnoles et françaises. Nous connaissons assez bien la chanteuse pour avoir fait quelques excursions en sa compagnie. Elle interprète Piaf avec beaucoup de talent.
Tout cela nous a permis de patienter jusqu’à 19 heures 15, heure à laquelle débute la représentation d’un groupe maori. Et oui, nous ne voulions rater ce spectacle sous aucun prétexte, et le tarif à payer pour être bien placé est de s’installer... 2 heures avant ! L’absence de théâtre se fait durement ressentir. Nous l’avons fait cette fois, mais cela n’est pas dans nos habitudes. Nous ne sommes pas prêts de renouveler l’expérience.
Les lumières s’éteignent, des cris puissants se font entendre, nous sommes tout de suite plongés dans l’univers maori. Les danses qui ont puisé leurs racines dans l’univers guerrier des maoris sont un mélange d’énergie et de chants rituels. Le public est conquis et sous le charme.
Tout allait bien jusqu’au moment où la troupe, avec un malin plaisir, a été chercher quelques spectateurs pour leur enseigner l’art et la manière du haka.
Placé au premier rang, je n’ai pu y échapper.
Le petit râle que j’ai poussé, accompagné par une langue timidement sortie de ma bouche, loin d’effrayer, aurait certainement eu comme seul effet... de faire rire mes petits enfants !
Bon, ne dit-on pas que le ridicule ne tue pas?
Aujourd’hui, beaucoup d’activités (tout est relatif), coiffeur pour Monique et moi, réunion d’Anaïs (l (hôtesse francophone), et puis cours d’espagnol cet après-midi avec l’hôtesse hispanique Lydia, compétente, charmante et gentille.
Demain nous retrouverons Auckland qui nous avait fait une forte impression lors du premier tour du monde. Nous sommes très heureux d’y retourner, l’escale durera 2 jours.
À bientôt ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 10:04 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 74 de 249 · Page 4 de 13 · 3 059 affichages · Partager Dimanche 1er Décembre 2013 - Jour 71 - Auckland - NOUVELLE-ZÉLANDE24 ème escale
Comme à chaque arrivée, nous sommes sur le pont pour regarder l’approche des côtes néo-zélandaises. Petit à petit Auckland se dessine, d’abord caché par une île bordée de falaises, puis c’est la Sky Tower qui perce le ciel, suivie des grattes ciels qui l’entourent, enfin le port et le quai nous apparaissent.
NeoRomantica s’est amarré en plein coeur de la ville. C’est très agréable, d’autant que nous y resterons 2 jours, cela nous permet d’aller et de venir comme bon nous semble.
Nous avons retrouvé avec bonheur l’une de nos escales préférées du précédent tour du monde, c’était le 14 février 2012, pour être précis. Que voulez vous, il y a des dates que l’on n’oublie pas !
Avec le temps les souvenirs s’estompent, et je dois avouer que nous ne nous sommes pas reconnus tout de suite. Mais en marchant nous avons retrouvé nos marques, et les sensations éprouvées à notre première visite se sont confirmées aujourd’hui.
Cette ville est d’une propreté qui nous sidère. Pas un tag, pas un papier par terre, pas de mobilier urbain détérioré, des chaussées et des trottoirs en parfait état, des immeubles des boutiques comme neufs. C’est le nouveau monde, en marche et qui ne connait pas la crise. C’est un petit pays de 4 millions d’habitants qui prospère pendant que la vieille Europe patine. Nous avons (encore) rencontré des français qui travaillent dans un restaurant, visiblement ils ont l’air ravi !
Les rues ont un parfum de fêtes de fin d’année, les décorations sont en place dans les rues et les magasins. Mais c’est dimanche, Sunday closed, comme on dit ici, la plupart des commerces sont fermés. Cela n’a pas d’importance car nous avons l’intention de profiter de cette matinée pour visiter le musée d’ Auckland, c’est un endroit incontournable, que nous n’avions pourtant pas eu le temps de visiter la dernière fois.
Nous prenons un bus qui nous amènera à proximité du musée qui est situé à l’écart du centre ville. Là aussi c’est un «choc». Le bus d’une propreté irréprochable avec des sièges marqués de la feuille de fougère, symbole de la Nouvelle Zélande, possède des écrans vidéos vous informant de la météo, de la position GPS sur la carte où figurent les prochains arrêts, des vues de l’avant, de l’arrière et de l’intérieur du véhicule, des informations locales etc... Bref rien à voir avec ceux que nous connaissons en France.
Arrivés, nous dirigeons notre visite vers les 3 points d’intérêts que nous nous étions fixés: Les Maoris, les civilisations des îles du Pacifique et la démonstration de haka.
Le Musée d’ Auckland est gardien de la plus grande et importante collection de trésors Maori dans le monde. Un centre de ressources Maori et du Pacifique a ouvert récemment en 2003 pour fournir des informations sur la culture Maori et du Pacifique.
Nous avons été intéressés par les sculptures maoris, leurs habitations, leurs armes et leurs costumes. Le spectacle, organisé par le musée est de première qualité, et la tension provoquée par le haka monte graduellement jusqu’à l’explosion finale.
Après quelques hésitations pour retrouver l’arrêt de bus, nous regagnons le centre ville en début d’après-midi. Ce fut pour nous l’occasion d’apprécier la serviabilité des néo-zélandais. Nous voyant consulter notre plan, une gentille dame nous a demandé si nous avions besoin d’aide. Elle a pris le temps de nous fournir toutes les explications. Thank you !
Il fait beau, décidément la chance est toujours à nos côtés. Nous en profitons pour aller à Devonport situé de l’autre côté de la baie. S’il faut faire 20 kms par la route, 10 minutes suffisent par le bateau traversier qui part du quai juste à côté.
Nous avons été impressionné par la ponctualité du service de liaison. Il est dit que le bateau part à l’heure et que la porte d’accès ferme 1 minute avant. Et c’est exact, montre en main !
Devonport est une cité balnéaire chic de la banlieue d’ Auckland. Nous flânons longuement dans ses rues pour admirer l’architecture coloniale et profiter du calme de ce village historique. Depuis la plage nous admirons les magnifiques panoramas de la baie d’ Auckland, avec cette multitude de bateaux qui naviguent en ce dimanche après-midi. Devonport doit surtout sa renommée à ses maisons coloniales en bois ainsi qu’à ses galeries et fabriques d’objets d’art.
La journée se termine. Nous voulons profiter tous les deux d’un dîner en tête à tête.
Il nous a fallu une bonne heure pour trouver autre chose qu’un fast food. Ici il y en a tous les 50 mètres ; cela ne me dérange pas à condition qu’il y ait aussi des restaurants traditionnels, mais c’est rare dans cette ville.
C’est sans doute pour cette raison que la dernière fois, nous avions déjeuné chez Mac Do, un 14 février 2012 de Saint Valentin. Monique s’en souvient encore!
Ouf ! Cette fois on a réussi à trouver un «Steak House»
On progresse, on progresse ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 12:40 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 75 de 249 · Page 4 de 13 · 2 998 affichages · Partager Lundi 2 Décembre 2013 - Jour 72 - Auckland - NOUVELLE-ZÉLANDE
Les rues se sont animées en ce jour de reprise de travail.
Un soleil éclatant et un ciel bleu nous accueillent à la sortie de neoRomantica. Cela nous met en forme pour la journée. Nous en avons bien besoin, car la nuit a été écourtée par une liaison video avec notre famille. Il était 1 heure du matin ce lundi (soit 13 heures le dimanche en France). Nous avons été particulièrement heureux de converser et partager un moment ensemble.
Nous quitterons Auckland à 13 heures, pas le temps de chômer, ni de se disperser dans plusieurs endroits. C’est au Musée Maritime que nous passerons la totalité de notre temps disponible. Outre le rugby, la Nouvelle Zélande voue une réelle passion pour la mer, les bateaux et les voiliers en particulier.
La promenade à pied le long du quai est très agréable dans ce quartier entièrement piétonnier. Le long des différents bassins se trouvent des terrasses de cafés, des appartements avec vue sur mer, des placettes agrémentées de statues contemporaines. On s’y sent bien, c’est calme et relaxant.
Seulement 10 minutes nous sont nécessaires pour arriver au musée. Nous commençons la visite par les bassins extérieurs où nous admirons d’anciens bateaux de l’America’s cup, de la Whitbread (devenue depuis Volvo Ocean Race) mais aussi des bateaux plus anciens qui ont marqué l’histoire de l’immigration ou du commerce en Nouvelle Zélande.
C’est à la fois intéressant et émouvant de voir tous ces bateaux qui pour certains sont célèbres.
À l’intérieur nous visiterons successivement les salles consacrées à l’immigration des peuples venus de l’océan Pacifique, puis celle venue d’Europe. Nous apprenons ainsi qu’il fallait pour un voilier 160 jours pour faire le trajet depuis l’ Angleterre, 45 à 60 jours pour un bateau à vapeur et 30 à 40 jours pour les premiers bateaux à moteur.
Il fallait être motivé pour quitter ainsi son pays, aller vers l’inconnu en effectuant un aussi long voyage. Les reconstitutions sont réussies et donnent l’ambiance de ces voyages.
Mais lorsque nous sommes arrivés à la salle consacrée à la coupe de l’America, nous avons été impressionné de voir le bateau vainqueur, celui qui a ravi la coupe aux USA, après 151 ans. Peter Blake a été l’artisan principal de cette victoire. Il est décédé en 2001 mais aujourd’hui «Magic Blake» est toujours considéré comme un héros national par toute la nation néo-zélandaise. Un espace dédié, retrace sa brillante carrière.
Nous quittons à regret ce musée passionnant qui vaut le (petit) détour. Nous profitons de la chaleur des rayons du soleil assis sur un banc, au bord de la marina, à quelques mètres du bateau. Nous attendons la dernière minute pour embarquer.
Mais il faut s’y résoudre, devant nous l’ Australie nous attend ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 13:41 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 76 de 249 · Page 4 de 13 · 2 981 affichages · Partager Mardi 3 Décembre 2013 - Jour 73 - En mer
La journée d’hier s’est terminée en beauté. Un ensemble aborigène australien a embarqué avec nous à Auckland. Ils nous ont offert un très beau spectacle de danses au son du didgeridoo, instrument à vent fait d’un long tuyau en bois diffusant un son ressemblant à une guimbarde.
C’est assez monocorde, personnellement j’aime beaucoup, Monique c’est plutôt bof... En tout cas c’est très difficile d’en jouer car il faut un souffle puissant.
Nous filons maintenant plein ouest vers Sydney où nous accosterons après-demain Jeudi 5 décembre. L’escale durera 3 jours. La température est de l’ordre de 18°C, le ciel est gris, la mer est grise avec des moutons qui ne sont pas néo-zélandais ceux-là. Nous sommes en mer de Tasman, réputée pour ne pas être facile, les coureurs de la course Sydney-Hobart en savent quelque chose.
Ce matin nous avons eu une rencontre avec les autorités australiennes. Trois fonctionnaires australiens sont à bord pour rencontrer les passagers un à un, et vérifier que nous sommes en règle avec la réglementation de leur pays.
La rencontre s’est bien déroulée avec beaucoup de gentillesse et de politesse de leur part. Ils ont pris soin de bien détailler notre visage et vérifier sur la photo du passeport qu’il s’agit bien de nous. Un coup de tampon sur notre passeport annonce la fin de ce «face à face».
À cet instant, je n’ai pu m’empêcher de penser que notre pays ferait bien de s’inspirer de cette méthode!
La vie à bord reprend ses droits entre deux escales, et ce soir est organisé un nième dîner de gala. Il est intitulé gala de l’au revoir.
Plusieurs centaines de passagers débarquent à Sydney, ils avaient pratiquement tous embarqués à Valparaiso.
Encore une soirée de gala de plus, une par semaine ça commence à faire beaucoup, mais à la lecture du menu, je me suis rappelé les propos que j’avais tenus: «si un soir il y a du foie gras et de la langouste, alors je mettrai mon costume de soirée!»
Et bien ce soir, je m’exécute. Monique, quant à elle, ce sera comme les autres soirées de gala: toujours très ravissante !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 23 heures pour nous, soit 11 heures de décalage.
Mercredi 4 Décembre 2013 - Jour 74 - En mer
Magnifique soirée de gala, une vraie celle-là, de celles que nous avions connues voilà une vingtaine d’années maintenant.
Tout était parfait, le menu jusqu’au traditionnel défilé des serveurs portant l’omelette norvégienne sur leur plateau. Bon d’accord, ils ont remplacé la glace par la crème, mais c’est bon quand même. S’agissant de l’au revoir, nous avons assisté à un défilé des représentants de toutes les catégories du personnel de bord. Notre commandant a même fait plusieurs tours, quel cabot ce Salvatore, mais on t’aime bien quand même va !
Aujourd’hui nous préparons activement notre arrivée à Sydney demain. Cela se traduit par une conférence de notre professeur préféré sur les aborigènes de l’ Australie mais aussi par un autre projet qui nous tenait à coeur Monique et moi. Pour nous cette escale de 3 jours, sera très différente de la précédente.
Malheureusement nous ne serons pas accosté face à l’Opéra, comme la dernière fois. Nous serons à Péta ou Chnoque et un service gratuit de navettes sera mis en place. Cela nous rappelle notre escale de Singapour il y a deux ans, qui somme toute s’était tout de même bien passée.
Mais nous ne resterons en réalité qu’une journée et demi à Sydney durant laquelle nous visiterons des lieux que nous ne connaissons pas encore.
Mais venons au projet que nous allons réaliser: Ayers Rock.
Uluru, (plus connu sous le nom d'Ayers Rock), est un inselberg en grès situé au centre de l' Australie. Il s'élève à 348 mètres au-dessus de la plaine.
C'est un lieu sacré pour les peuples aborigènes à la base duquel ils pratiquent parfois des rituels et réalisent des peintures rupestres d'une grande importance culturelle.
Une de ses caractéristiques est de changer de couleur en fonction de la lumière qui l'éclaire au long du jour et de l'année. Les couchers de soleil sont particulièrement remarquables lorsqu'ils le teintent brièvement en rouge. Classé sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, il est devenu l’un des emblèmes de l' Australie.
Samedi prochain, nous prendrons l’avion pour Alice Springs situé non loin d’Uluru, puis nous reviendrons lundi directement à Melbourne où nous rejoindrons neoRomantica.
Aux dires de passagers qui ont déjà effectué cette sortie à l’occasion du 1er tour du monde, le rythme est très intense, les couchers de soleil, le dîner sous les étoiles et le lever du soleil ne laissent pas beaucoup de répit.
On verra bien !
P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 22 heures pour nous, soit 10 heures de décalage. Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 15:10 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 77 de 249 · Page 4 de 13 · 2 954 affichages · Partager Jeudi 5 Décembre 2013 - Jour 75 - Sydney - AUSTRALIE25 ème escale
Voilà moins de 2 ans, nous arrivions à Sydney par un beau dimanche après-midi.
Nous nous tenons prêts sur le pont pour ne rien perdre de cette arrivée dans la magnifique baie de Sydney. Serions nous aussi enthousiastes que la première fois ? Et bien oui ! La magie de ce lieu opéra (vous l’entendrez comme vous le voulez...) une deuxième fois. Nous sommes tout autant attentif au spectacle qui se déroule sous nos yeux. NeoRomantica franchit une première pointe de terre, vire sur bâbord, poursuit sa route en réduisant à peine sa vitesse. Les nombreuses baies et criques se dévoilent à nos yeux petit à petit. Puis nous virons légèrement sur tribord en ralentissant, alors se dresse la tour remarquable de Sydney. Des bateaux nous entourent, se croisent, se frôlent au milieu des traversiers qui desservent les alentours. Quelques hydravions ajoutent une touche sonore à ce tableau aquatique. Puis on s’agite, on se bouscule, on se presse: «ça y est je le vois, il est là regardez comme c’est beau!» La silhouette blanche du célèbre «Opera House» se détache du décor. Nous ressentons la même émotion, on pourrait même dire le même frisson. Harbour Bridge situé juste à proximité, le deuxième symbole de Sydney se rapproche, nous entamons l’ultime manoeuvre avant l’accostage de notre navire à White Bay Cruise Terminal. Cet emplacement aura au moins le mérite de nous faire passer devant l’opéra avant de nous engager sous ce célèbre pont, révélant de ce fait de nouveaux points de vues que nous découvrons.
Il est à 14 heures, pas de temps à perdre ! Mais c’est sans compter l’attente interminable des navettes en nombre insuffisant qui doivent nous déposer en centre ville. C’est seulement à 15h30 que nous pourrons quitter le terminal de croisière, il sera 16 heures quand nous descendrons du bus, en plein centre ville, juste à côté de la célèbre tour. Nous nous promenons dans l’un des plus beaux quartiers de la ville. Les magasins se sont parés de leurs plus beaux atours à l’occasion des fêtes de fin d’année. Tout est propre, beau, chic, luxueux, cher aussi dans ces boutiques de marques célèbres.
Des buildings de fer et de verre reflètent l’image insolite de la tour. Nous nous imprégnons de cette atmosphère et apprécions la promenade dans une large rue piétonne, théâtre d’animations d’artistes en tous genres.
Nous poursuivons jusqu’à Hyde Park, nous nous amusons d’observer des ibis avec leur long bec noir. Puis le soleil nous invite à nous assoir sur un banc public. Nous ressentons bien cette atmosphère bien imprégnée de culture anglaise, où les pelouses sont accueillantes pour les flâneurs.
Allons, nous ne sommes pas venus pour nous assoir tout de même !
Au bout du parc se dresse l’imposante cathédrale catholique Sainte Marie. Bien que datant de la fin du 19 ème siècle elle parait, du fait de son architecture, bien plus ancienne. Nous la visitons avec intérêt, jusqu’au moment où le prêtre responsable de l’édifice éteint les lumières, nous priant (vous l’entendrez comme vous le voulez...) ainsi gentiment de sortir. À proximité se tient une crèche avec les personnages bibliques grandeur nature.
Il commence à se faire tard, Sydney s’illumine peu à peu. Nous regagnons le point de stationnement du bus qui nous ramènera au port.
Cette après-midi est passée très vite, alors vivement demain ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 15:24 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 78 de 249 · Page 4 de 13 · 2 938 affichages · Partager Vendredi 6 Décembre 2013 - Jour 76 - Sydney - AUSTRALIE
Nous commençons cette deuxième journée à Sydney, par un tour de ville tel que nous l’avions à peu près réalisé la dernière fois (excursion incluse). Nous réaliserons au cours de cette excursion organisée, que nous avions déjà oublié certains aspects de la ville nous rappelant que la mémoire devient éphémère en vieillissant. Nous nous sommes donc félicité de notre choix et c’est avec le même plaisir que nous partons à la (re)découverte de Sydney.
La ville la plus grande et cosmopolite d’ Australie, est construite autour d’un des plus beaux ports au monde.
Nous traversons Paddington, le quartier victorien branché agrémenté de maisons mitoyennes richement décorées d’éléments en fonte ouvragée, pour rejoindre la célèbre plage de Bondi. Il fait beau, la mer offre ses rouleaux aux surfeurs qui ont construit la réputation de cette plage branchée.
Nous rejoignons ensuite le célèbre chef-d’œuvre architectural qu’est l’opéra de Sydney, où une visite guidée nous explique le caractère unique de sa construction et ses nombreuses zones et salles fonctionnelles. Nous retiendrons ainsi d’autres informations qui nous avaient échappées lors de notre première visite. À titre d’exemple il a fallu pas moins de 16 études différentes pour que seulement l’une d’entre-elle permette la réalisation de cet édifice, de même les «tuiles» qui composent la couverture possèdent des propriété chimiques qui permet à cette complexe toiture de s’auto-nettoyer avec la pluie, force est de constater que cela fonctionne!
La visite terminée, nous poursuivons par le quartier commerçant de la ville en passant par des édifices historiques pour rejoindre Mrs. Macquarie’s Chair et ses vues remarquables sur la ville et le port.
Nous traversons enfin le quartier historique «The Rocks», où l‘ Australie fut fondée, avec ses typiques dédales de maisons mitoyennes, d’entrepôts rénovés, de pubs et de restaurants. C’est à cet endroit que nous terminons ce rapide tour d’horizon et que nous choisissons pour déjeuner. C’est jeune, très animé mais aussi très bruyant !
Nous déambulons dans ce quartier que nous affectionnons particulièrement, et reconnaissons au passage quelques rues, maisons et boutiques.
Nous sommes à deux pas de l’Opéra, d’après vous, qu’avons nous fait ?
Et oui, on y est retourné ! Nous avons pris le temps cette fois de bien nous promener dans les extérieurs, de faire le tour sous un superbe soleil. Nous avons conscience que probablement nous n’y reviendrons jamais aussi nous voulons ne rien perdre de ce lieu extraordinaire.
Nous revenons dans le quartier des «Rocks» après avoir emprunté la promenade piétonne du bord de mer, où une quantité incroyable de personnes occupent les terrasses de café et restaurants. Nous traversons «Circular Quay» point de départ et d’arrivée de tous les bateaux traversiers de Sydney. C’est comme une gare, les trains étant remplacés par les bateaux. Mêmes annonces par haut parleur, l’exactitude en plus.
Nous retournons au bateau vers 19 heures, car nous sommes invités à un anniversaire de mariage à 20 heures. Juste le temps de nous préparer pour faire honneur à nos 2 jeunes tourtereaux Robert et Suzette. Cette excellente soirée s’est déroulée au restaurant «club» du bord. L’ambiance est très amicale ponctuée par les plaisanteries de mise.
Cependant, un évènement est venu attrister l’après dîner. En effet Michel et Monique, que nous connaissons depuis le premier tour du monde et avec qui nous partageons le dîner, doivent débarquer définitivement à Sydney pour être rapatrié ensuite en France. Monique connait depuis quelques jours des problèmes de santé qui nécessite un traitement.
Nous sommes toujours en contact avec Michel qui nous informe de l’évolution de la situation. Il n’est pas aisé de se retrouver seul, aussi loin de chez soi, avec les problèmes à régler, d’autant que Michel ne pratique pas du tout l’anglais.
Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite, en souhaitant que cela restera un mauvais souvenir vite oublié. Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 15:51 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 79 de 249 · Page 4 de 13 · 2 918 affichages · Partager Samedi 7 Décembre 2013 - Jour 77 - Uluru (Ayers Rock) - AUSTRALIE
Il est un peu plus de 5 heures ce matin lorsque nous nous réveillons.
Ça y est le grand jour est arrivé. Ce moment nous l’avions souhaité, espéré, il nourrissait notre réflexion depuis le début de ce tour du monde.
Mais les places sont comptées et nous étions inscrits sur liste d’attente. C’est seulement depuis quelques jours que nous avons eu confirmation de notre participation à cette échappée au centre de l’ Australie.
Nous quittons neoRomantica pour nous diriger vers l’aéroport de Sydney à destination d’Uluru, l’un des lieux symbolique de l’ Australie. Trois heures et quart après le décollage nous atterrissons sur la piste spécialement aménagée à proximité du «rocher». À la sortie de l’avion une bouffée de chaleur s’abat sur nous: il fait 40°C à l’ombre ! L’air est sec et nous ne transpirons pas, mais on dirait du feu ! Immédiatement il nous est recommandé de boire, abondamment et fréquemment, même si nous n’avons pas soif. La déshydratation est la cause principale de problèmes de santé ici.
À notre arrivée, nous sommes attendus par un car et un guide local pour notre première excursion aux Kata Tjuta (les monts Olgas). Nous faisons un bref arrêt pour manger un panier repas dans un endroit à l’ombre depuis lequel nous avons une superbe vue sur Kata Tjuta avec Uluru au loin, distant d’environ 15 kilomètres. À cette occasion nous faisons connaissance avec notre guide, Steve, un australien qui s’exprime dans un français impeccable. Au cours de la discussion il nous précise qu’il connait très bien notre région et qu’il a résidé durant ses études dans un village situé à 5 kms de notre domicile ! Il nous précise même le nom du propriétaire qui l’hébergeait, personne que nous connaissons également. Incroyable ! Faire un aussi long voyage, venir dans ce désert situé au centre de l’ Australie, rencontrer ce guide qui a demeuré aussi près de chez nous, c’est aussi ça la magie des voyages: des rencontres inattendues.
Nous entamons alors une marche, et sommes directement en contact avec la rudesse de l’endroit en visitant les dômes massifs formés d’un conglomérat de cailloux: Kata Tjuta, plus connus sous le nom de monts Olga. Nous admirons les courbes généreuses des gorges et des formations rocheuses. Le chemin montant nous permet d’avoir un beau panorama sur les gorges ombragées et orangées des vallées qui séparent les 36 dômes imposants qui constituent les Olgas. Le contraste des couleurs entre le minéral et le végétal est absolument remarquable.
En fin d’après-midi, un peu fatigué tout de même par le voyage, la marche et cette chaleur, nous rejoignons notre hôtel pour prendre un peu de repos. La piscine nous procurera un peu de fraîcheur et de détente. En soirée, un car nous emmène pour nous faire vivre l’expérience Sounds of Silence, à savoir un dîner dans le silence du désert. Nous sommes accueillis par les notes lancinantes du didgeridoo, au milieu de ce superbe décor formé par la brousse de l’Uluru (l’Ayers Rock) et le coucher de soleil sur les Kata Tjuta (les Olgas), sans oublier les chênes du désert.
C’est à proprement parlé féérique! Les tables sont dressées avec nappes blanches et photophores en guise d’éclairage. Nous dégustons d’excellents morceaux de viande de kangourou, d’émeu et de poulet. À la fin du repas, les photophores sont éteints, il est demandé à chacun de respecter le silence le plus total. Nous nous exécutons volontiers et c’est dans le noir, seulement éclairé par la voute céleste, que nous «écoutons» le silence de la nature. Nous percevons néanmoins le bruissement des feuilles des arbres du désert caressés par le vent, et les animaux présents non loin de nous, serpents compris, brrrr...
C’est alors qu’intervient un astronome, qui décrit avec passion le ciel étoilé. Il est muni d’un petit projecteur laser qui désigne avec précision chaque étoile. Malgré un ciel quelque peu nuageux, nous pourrons voir certaines étoiles remarquables telle la Croix du Sud. En levant la tête, nous prenons conscience du ciel de l’hémisphère Sud.
Il se fait tard, et demain nous devons nous lever très tôt. Nous rejoignons nos bus pendant que les organisateurs laissent l’endroit sans trace de notre passage, comme il est obligatoire dans ce site hyper protégé.
Bonne nuit ! Images attachées: | | | À: Chamadou · 19 mai 2014 à 17:08 Re: Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour Message 80 de 249 · Page 4 de 13 · 2 877 affichages · Partager  Christian
ce Cr est vraiment fabuleux. je le suis comme un feuilleton !!
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