Merci pour vos réponses à tous (dissuadantes d'ailleurs) mais j'aimerais surtout lire (s'il y en a) des témoignages de gens vivants ou ayant vécu la chose.
Vous dites tous que je cherche à fuir.
Mais moi je ne le vois pas comme ça.
Je regarde froidement la situation, j'essaie d'extrapoler sans trop délirer ce que pourrait être ma vie en faisant tel ou tel choix.
Je me base sur de précédentes expériences de voyages (jusqu'à 6 mois d'affilé), je pèse le pour/le contre (du moins j'essaie et vos avis sont intéressants). Je me base beaucoup aussi sur mes expériences de boulot et de couple.
Et j'en viens tjrs à la même conclusion:
A moins d'avoir une chance de cocu (trouver un taf qui me plaise dans un coin qui me plait et qui ouvre ainsi la porte à des projets) (ou trouver une femme qui soit riche et me supporte !) je sais que si je choisi l'option "
France" je vais passer mon temps à chercher un emploi ou me former en vue de..., en trouver (peut être) du pas rigolo et du pas durable, tout ça pour me payer un loyer et avoir quelques WE/vacances pour "vivre"...
Car je ne crois pas à la retraite vu qu'on sera plus de vieux que d'actifs et surtout que la mienne de retraite, si je regarde mon parcours professionnel elle sera pas extraordinaire...Et puis c'est bien bien loin !
Je suis positif et souriant en
France également mais une vie sédentaire en
France (et surtout avec peu de moyens et peu de temps) m'enterrera dans une routine avec les même gens en face de moi (boulot et rares amis pas trop éloignés géographiquement), un sentiment de perdre mon temps.
Chaque fois que je rentre en
France de mes voyages, je n'ai pas comme je peux le lire ici souvent, de problème de réadaptation, au contraire, je me sens souvent plein de peps, d'énergie, bronzé et en pleine forme.
Je me fous de pas pouvoir partager ce que j'ai vécu avec ceux qui sont resté ici. C'est en moi et ca me suffit.
Mais à coup sûr la "grisaille" (ce terme englobant divers sentiments) revient très vite : boulot qui pourri tout et empêche bien des relations de couple.
Fini, les rencontres avec les vieux ou les jeunes qui offrent une clope ou un thé, qui discutent et t'invitent.
Fini les fruits savoureux, les restos peu chers et les transports si sympas.
Non, ici c'est ANPE, netto, lidl, ED, solitude.
Et c'est tellement frappant de voir comment les gens sont tristes chez nous et comment c'est dépeuplé...alors que ça grouille de vie et de sourires "là-bas"...malgré des conditions difficiles bien sûr.
Bref ma vie me parait plus intérressante ailleurs et je ne compte pas profiter de la
France si je pars (c'est mon capital perso).
Est-ce vraiment si bête de "fuir" ?
Je ne le pense pas.
Ce qui m'intéresse surtout ici c'est de savoir concrètement ce que ça implique comme je disais dans le premier post (il me faut une adresse en
France, savoir dans quelles conditions on garde ses droits à l'assurance maladie si on ne travaille pas en cas de rappatriment ou imprévu -je ne vais jamais voir de médécin, tout va bien, j'ai jamais eu de pépins à l'étranger mais bon, on sait jamais!).
Mes interrogations ne sont plus tellement de savoir si je préfère paritr ou pas mais plutôt de savoir ce que ça induit de très concret vis à vis de tous ces aspects.
Merci
Seb