| Voyager longtemps fuite ou plaisir? Gabey · 9 mars 2013 à 10:13 44 messages · 14 participants · 5 638 affichages | | | | À: Joievelo · 11 mars 2013 à 1:17 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 21 de 44 · Page 2 de 3 · 1 459 affichages · Partager @ Roule le monde. Je me doutais qu'en disant que le bonheur ne dépendait pas du contexte extérieur j'allais avoir cette remarque. Je suis bien sur d'accord avec toi quant au fait que si l'on né esclave, dans un pays en guerre, dans une famille déséquilibré... le chemin vers le bonheur risque d'être long. Cependant il me semble qu'en France nous ne sommes pas les plus mal lotis, même si nous avons un talent certain pour nous créer de faux problèmes ! Les hommes par définition sont dépendant les uns des autres puisque naturellement ils choisissent la vie en communauté. Même dans les peuples nomades, la survie des uns dépends des autres et chacun doit apporter ça part de travail pour faire vivre la communauté. Et par conséquent on est jamais totalement libre. Vivre en société est dans la nature même de l'homme et aucun sage ne prônera jamais l’ermitage, le rejet de la société, le rejet de l'homme et donc la haine. L'égalité n'existera jamais, la nature est impitoyable avec les plus faibles et l'Homme faisant parti intégrante de la nature il n'y aura jamais d'égalité, même si l'on bénéficie d'une conscience qui devrait nous indiquer le chemin de la bienveillance envers les plus nécessitants. J'aurais voulu être sportif de haut niveau, je n'avais pas les capacités pour, je voudrais avoir une mémoire et une logique sans faille, je ne fais pas non plus partie des plus doués... Où est le problème ? Est-ce que je suis l'esclave de ceux qui ont eu la chance de naitre avec des capacités supérieures aux miennes pour autant ? Est-ce-que j'ai potentiellement moins de chance d'être heureux dans la vie ? Il faut voir le côté positifs des choses et accepter, si certains ont eu plus de chance, d'autres ont en eu moins, personne n'est parfait, c'est pourquoi la société ne l'est pas, et chacun de nous sans exception est en partie responsable du résultat. D'autant plus quand on décide de fuir sur son vélo, car si tout le monde décidé demain de partir en vélo, ce serait la fin de l'humanité. Partir sous prétexte que la société est folle est une excuse qui n'a aucun sens. Si tenté qu'elle soit folle, tout le monde ne l'est pas et personne ne nous oblige à l'être. Le vrai problème, c'est l'incapacité de certain à assumer des responsabilités et à rejeter la faute sur la société (je vous invite à lire l'histoire d'Heinz Stucke sur son blog, c'est très clair). Tracer son chemin seul, ok, mais continuer à profiter des biens-fait du système et des gens qui continuent à le "subir" permettant à d'autres de ce la couler douce, ça me parait égoïste, lâche, irresponsable et surtout, c'est continuer à alimenter le système et donc à l'approuver à 100%.
Voyager est probablement l'une des choses les plus saine et enrichissante mais si la motivation première c'est le rejet de la société alors c'est vraiment très mal-sain et oui je vois ça comme quelque chose de péjoratif puisque la solution au problème est la lâcheté. Alors qu'il y aurait tant de choses simples à faire pour améliorer la vie de ceux qui en ont besoin (adoption, humanitaire, don de l'argent mis de côté pour fuire...) mais encore faut-il que le problème vienne réellement de la société et non d'un mal être profond et personnel indépendant du reste. Quand je parlais de fuite dans mon cas, c'est dans le sens où j'avais besoin de faire un break, me retrouver avec moi même, prendre du recul... Et même si je ne me retrouve pas vraiment dans le système actuel et ce depuis l'enfance et l'école (sans que ce soit maladif), je sais que c'est à moi de faire l'effort et d'améliorer les choses à mon niveau. Personne ne m'oblige à consommer à outrance, personnes ne m'oblige à m’entourer de gens que je n'estime pas, personne ne m'oblige à travailler pour un patron, personne ne m'obligerais à payer mes employés au smic et à leur rendre la vie impossible si j'avais la chance de travailler pour moi un jour, personne ne m'obligerais à bourrer le crane de mes enfants si j'en avais... Et quand bien même je devrais faire quelque chose qui ne m'amuse pas par nécessité personne ne m'obligerais à y accorder de l'importance, je pourrais très bien le prendre avec détachement.
En adoptant une attitude responsable et positive on rend les gens autour de nous responsables et positifs. C'est pour ça, au même titre que le bonheur, il ne faut pas aller chercher les problèmes à l'extérieur. Je ne suis pas en train de dire que je suis moi même responsable et positif mais j'ai assez de recul sur moi même pour comprendre que je pourrais commencer par essayer d'être moi même irréprochable avant de reprocher aux autres et à la société de ne pas l'être.
@ Joievélo. Vous avez travaillé, vous avez eu une vie de famille, aujourd'hui vous arrivez probablement à la retraite si je comprends bien et vous avez envie de vous faire plaisir, penser un peu à vous... Il y a tout de même une énorme différence entre vous et celui qui ne veut s'embêter avec aucune contrainte, préfère laisser ses petits copains se "démener" tout seul et s’enfuie sur son vélo. Ok vous auriez aimé pouvoir poursuivre vos précédents voyages, mais si c'était à refaire est-ce que vous le feriez ? La vie de famille ne vous a t-elle pas apporté beaucoup plus que le voyage ne pourra jamais vous apporter ?
@Gabey J'ai fait beaucoup de sport (courses cyclistes), beaucoup de sacrifices pour le sport... On ne peux pas dire que ce soit une destruction de soi dans le sens ou le sport est plutôt bon pour la santé et pour le morale. Cependant comme l'a dit Joievélo le sport sécrète de l'endorphine et nous rend euphorique, à tel point que l'on en devient dépendant. Et pour moi le sportif qui pratique des sports aussi dur que le vélo ou la CAP, le fait exactement pour les mêmes raisons que la personnes qui consommes des drogues ou de l'alcool, à la différence prêt que le sport est beaucoup plus sain et procure des effets bien plus bénéfique et efficace sur le moral. J'ai travaillé dans le vélo, j'ai passé du temps sur les courses et combien de fois j'ai entendu "si je ne roule pas je pète les plombs". Même ceux qui arrêtent complétement écœuré par la compétition et les sacrifices finissent pas y revenir, même à moindre mesure, car ils ne peuvent pas vivre sans. Après, on ne met la vie de personne en danger en faisant du sport, alors si il participe à notre équilibre pourquoi s'en passer. Certain méditent, moi je n'ai pas trouvé méditation plus efficace que le vélo. | | | À: Behrt · 11 mars 2013 à 2:39 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 22 de 44 · Page 2 de 3 · 1 447 affichages · Partager L'homme n'est pas forcément fait pour vivre "en communauté", ou en société; Lire à ce sujet le "discours sur l'origine des inégalités entre les hommes" de rousseau, peut donner un avis interessant Bien sûr, se couper totalement des autres (humains) est souvent dangereux comme tout extrême, mais on peut tout à fait "tracer sa route" seul, (ou en couple par exemple), sans pour autant "vivre en société"; L'homme est un animal multiple (et pas seulement grégaire, ou solitaire, ni social), il y a de tout : des solitaires, des grégaires, des sociaux et "anti ou a- associaux" (par choix personnel ou pas); et tous les intermédiaires possibles; De plus, pour paraphraser un "hippie allumé" qui a (peut-être) existé il y a 2000 et quelques années, on peut être "dans le monde", sans pour autant être "du monde"; Le voyageur à vélo (ou celui qui erre au long cours, d'une façon ou d'une autre) peut établir des contacts, des échanges (amicaux, monneyables, gratuits, trocs etc) sans pour autant faire parti d'un système ou d'une société de manière durable; Et il en est de même d'ailleurs pour ceux qui préfèrent quitter le système en s'installant quelquepart, dans les montagnes, forêts ou autres; Quant à dire que "s"éloigner" du système ou d'une société est "lache" ou irresponsable, je ne partage pas ton avis; Il peut être aussi très lache d'y rester par peur de le quitter (de la solitude, d'être maginalisé ou autres), ou parcequ'on y a des interets égoistes dedans, et de l'utiliser à ses fins, ou parcequ'on n'ose pas assumer ses vrais rêves et la vie dont on rêve, et continuer à y "subir" une vie que l'on a pas choisit; Entre un footballeur surpayé (des millions) à jouer à la baballe (sans être donc "utile" et vital pour les autres) et qui profite de ce système pour se la couler douce dedans, pendant que d'autres y triment, et celui qui avec presque rien décide de s'en barrer, et faire son propre chemin, en courant le risque d'y laisser sa vie etc, qui est le plus lache ? et le plus irresponsable ? gagner des millions en société et l'accepter pendant que d'autres y crevent de faim, est-ce courageux et responsable envers eux ? La "responsabilité", les "devoirs" tout cela est une hypocrisie sociale, dont le but est de culpabiliser les gens (ce genre de discours commence avec les pauvres gamins dans les systèmes "educastreurs" et moralistes), alors que la vie de chacun lui appartient; Comme tu le dis, tous les modèles de société restent imparfaits, quoi qu'on y fasse; donc il peut être tout aussi légitime et respectable de quitter ce système, plutot que de vouloir le modifier indéfiniment, en l'alimentant de ses propres nuisances, envers la terre entre autre; et tout aussi respectable, voire plus juste, d'essayer autre chose, différemment en dehors, de singulier, parfois comme un exemple, ou pour montrer que d'autres solutions sont possibles | | | À: Roulelemonde · 11 mars 2013 à 13:27 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 23 de 44 · Page 2 de 3 · 1 414 affichages · Partager Je suis d'accord avec toi sur le constat, mais ce qui m'intéresse c'est le résultat. Est ce que la personne révolté par la société qui s'en va dans le bois sera heureuse ? Moi je pense qu'elle sera d'autant plus revolté seule dans son bois et tous les exemples que j'ai tendent à le confirmer. Et s'il faut vivre droguer comme un hippie pour parvenir à être en paix c'est que ça n'est pas la bonne solution. Tu cite rousseaux, ça tombe bien, c'est l'exemple type de la personne qui as du aller de "force" dans le bois et qui as eu une existence misérable. Rousseau avait un caractère très faible, il ne parvenait pas à se faire sa place parmi les autres et bien sûr l'excuse c'est que lui était bon et les autres mauvais. Mais ça n'est qu'une excuse, le problème venait de lui et uniquement de lui. Il ne faut pas dramatisé la situation, il y a une minorité de très bon, une minorité de très con :) et le reste ne sont pas foncièrement mauvais.
Tout n'est pas tout blanc ou tout noir, entre partir dans le bois et dire amène à tout il y a un juste milieu. Si certains comme moi sont plus solitaires que d'autres et ont besoin de période de retrait qu'ils les prennent, mais ce n'est pas une raison pour être révolté contre la société.
D'ailleurs partir dans le bois est emporter avec soi le nécessaire de survie que nous offre la société, ça aussi c'est une belle hypocrisie et c'est surtout la preuve que l'homme est fait pour vivre en société. Même à l'écart il a besoin de la société pour survivre. Et si solution alternative il y a, elle ne fonctionnera qu'en société, seul on remue du vent.
Rien ne sert de se culpabiliser, rien ne sert de s'acharner à vouloir changer le monde, il faut juste l'accepter tel qu'il est, laisser faire les choses en s’efforçant de donner l'exemple au maximum de ses capacités. Le footballer qui touchent des millions n'est pas utile, celui qui part dans le bois encore moins... C'est les règles du jeu qui sont comme ça, le footballer rapporte des milliards à ses sponsors, s'il n'en touché pas une partie ce serait aussi une forme d'injustice. On le sais dès le départ que tel profession à de gros revenu, tel profession à beaucoup de vacances... on reste libre de nos choix dans la vie, il faut les assumer. Pour moi derrière la révolte il y a toujours une part de jalousie. J'ai pas besoin de millions, j'ai pas besoin de vivre dans un château, de rouler dans une voiture de luxe, et le train de vie qui va avec, alors pourquoi ceux qui gagnent des millions me dérangeraient, si eux ça les amuses tant mieux, il peuvent gagner 10x plus, ça ne changerait rien à ma vie. Moi je veux vivre simplement et ils ne m'empêchent pas de le faire c'est le principal.
Certains ont les crocs, d'autres se laissent plus aller, alors à ce moment là il ne faut pas s'étonner de ne pas être milliardaire, notre situation on la cherche aussi un peu. Rien ne sert de se torturer l'esprit avec les inégalités, c'est la vie, il y en aura toujours, et on est en grande partie responsable de nos problèmes. | | | À: Behrt · 11 mars 2013 à 14:34 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 24 de 44 · Page 2 de 3 · 1 390 affichages · Partager Je suis d'accord avec toi sur le constat, mais ce qui m'intéresse c'est le résultat. Est ce que la personne révolté par la société qui s'en va dans le bois sera heureuse ?
Pourquoi prendre un cas si extrême ?
Encore que je pense qu'une société qui pousse sa jeunesse à fuir dans les bois est sacrément mal barrée.
Manquerait plus qu'ils y restent, effectivement...
Tu cite rousseaux, ça tombe bien, c'est l'exemple type de la personne qui as du aller de "force" dans le bois et qui as eu une existence misérable.
Il aurait pu citer Henry David Thoreau, qui a passé 2 ans dans les bois ou il a mené une existence au contact de la nature, qu'on peut qualifier de tout sauf de misérable :
fr.wikipedia.org/...la_Vie_dans_les_bois
Rien ne sert de se torturer l'esprit avec les inégalités, c'est la vie,
Dans 100% des cas, celui qui dit ça est en position de domination sociale ou espère y parvenir rapidement.
De toute façon on parle ici de voyage, ce qui inclus donc l'option retour.
Autrement, ça a plus à voir avec le topic expatriation je pense, peut être plus polémique. | | | À: Behrt · 11 mars 2013 à 14:55 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 25 de 44 · Page 2 de 3 · 1 378 affichages · Partager à Behrt, rassures toi je ne suis ni "révolté", encore moins jaloux de la société ou de ceux qui y "réussissent"; Pour ma part plus personnelle, en fait je m'en fous de ces gens-là, tout comme de la société, quelqu'elle soit  Il y a "réussir dans la vie", et vivre sa vie, ce qui est très différent, la prémière étant surtout conditionné par "la reputation sociale"; Je préfère largement vivre comme je l'entends, sans contraintes dans ce système, sans patron, et faire mon propre chemin, même modestement, plutot que d'accumuler des obligations, des dépendances, des années de sa vie dans une société qui n'en a rien à faire de moi, qui n'utilise les gens que comme des "ouvriers" pour qu'elle survive; D'autant qu'en se perpétuant elle détruit les choses qui me paraissent les plus essentielles (et que je préfère pour ma part) : la liberté, la nature, la paix, les animaux, la justice, etc; Mais la société d'ici ou d'ailleurs, ne m'interesse tout simplement pas; Elle ne m'a rien apporté de bon ou très peu, plutot le contraire ! ou alors rien; Mais je ne m'en détache pas par dépit ou par défaut de ne pas y trouver ce que j'aime; mais seulement parceque j'aime d'autres choses, que mes valeurs sont ailleurs, qu'elle ne me correspond pas, et que je n'aime pas les communautés, je n'ai pas l'esprit grégaire quoi; La seule chose que je demande au système, c'est qu'il me laisse tranquille; et les seules raisons qui pourraient me révolter envers elle, ne concernent pas ma vie personnelle, ça je m'en charge, mais plutot l'irrespect envers la nature, envers la biosphère, et bien sûr aussi envers les gens qui y sont en plein dedans et qui y sont exploités, ou qui le subissent; Contrairement à ce que tu dis, il est possible de vivre sans la société, des expériences de vie autarcique, ou de survie, ont déjà été essayées par certains, et réussies parfois, avec rien d'autres que ce que fournit directement la nature; Et pour Rousseau, je ne connais pas assez l'homme pour le juger, mais il y a plus à mon sens qu'un échec en société, il y a avant tout l'amour de la liberté, de la nature, de la solitude parfois; Henry david thoreau est en effet un autre exemple, d'un "anarchiste individualiste", qui a preferé suivre sa propre route, il y en a d'autres | | | À: Roulelemonde · 11 mars 2013 à 15:06 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 26 de 44 · Page 2 de 3 · 1 370 affichages · Partager Pour ajouter en restant sur le sujet, le vélo et quelques autres manières "d'évoluer" dans le monde, a une chose qui rejoint mon idée : assez d'autonomie et d'indépendance pour aller a peu près où l'on veut par soi-même, y compris si on veut s'éloigner un peu de "la masse", mais pas toujours assez pour être totalement autonome (nourriture, eau parfois, passage des frontières, passage d'un continent à l'autre etc); ce qui est aussi un prétexte pour revenir vers les gens, et les aborder non plus en "citoyen du pays, pion parmi d'autres", ni en touriste assisté, mais de manière fraternelle, de soi même, et souvent désinteressé; Pouvoir revenir vers les gens, tout en sachant qu'on peut reprendre "le large" quand on le souhaite, voilà une manière d'être et vivre qui me correspond mieux | | | À: Roulelemonde · 11 mars 2013 à 21:36 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 27 de 44 · Page 2 de 3 · 1 315 affichages · Partager @Erikavélo J'ai pris un cas extrême parce que nous parlions de cas extrêmes, partir plusieurs dizaines d'années à vélo ça me parait extrême et être d'avantage un mode de vie qu'un voyage. Que ce soit à vélo ou dans les bois tout inclue l'option retour. Thoreau est bien rentré après 2 ans. Tout solitaire et épris de nature qu'il est, lui même à choisi de retrouver la société et à priori c'est quelqu'un de réfléchi.
J'ai lu tous ou quasi tous ses livres parce que je dois avouer que ce style de vie m'a toujours fait un peu rêver. Ceci dit quand je lis Thoreau, Tesson, Rousseau... je ne suis plus du tout convaincu par ce choix de vie car je sens beaucoup de frustrations.
"Dans 100% des cas, celui qui dit ça est en position de domination sociale ou espère y parvenir rapidement" Il faudra revoir ces statistiques à la baisse car je suis très loin d'être en position de domination sociale mais alors vraiment très loin et ne souhaite absolument pas fournir l'effort nécessaire pour y parvenir. Ça me fait assez rire de lire ça d'ailleurs, et je pense que ça te ferais aussi rire de l'avoir écris si tu me connaissais.
@Roulelemonde Je ne visais personne en particulier dans mes propos. Je ne juge personne non plus, je ne fais que répéter ce que Rousseau à dit lui même dans "les rêveries du promeneur solitaire". La question c'était "voyager longtemps, fuite ou plaisir ?" j'ai répondu et tout le monde c'est accordé à dire que c'était une fuite. La différence se situe sur l’interprétation de la fuite, péjorative ou non. Maintenant les gens qui choisissent ce mode de vie ne me dérangent absolument pas et je suis bien placé pour comprendre puisque l'idée m'a traversée l'esprit plusieurs fois. Mais si je venais un jour à prendre cette décision, je ne me voilerais pas la face quant aux causes.
Quand tu va chez le médecin tu ne paye pas, tu perd ton boulot l'état continu à te payer, tu es à la rue on t’héberge et te nourris gratuitement, un "plus gros" te fait des misères, la justice s'empare du problème... La société ça reste le monde des bisounours comparé à la vie sauvage :) | | | À: Behrt · 12 mars 2013 à 0:47 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 28 de 44 · Page 2 de 3 · 1 285 affichages · Partager Ça me fait assez rire de lire ça d'ailleurs, et je pense que ça te ferais aussi rire de l'avoir écris si tu me connaissais.
Je précise néanmoins que dans ma bouche, ça ne veut pas dire nécessairement riche. Car même un ouvrier est en position de domination sociale en rapport du chômeur en dessous de lui et ce dernier encore, sur l'immigré sans droits.
je ne suis plus du tout convaincu par ce choix de vie car je sens beaucoup de frustrations.
A l'inverse, je connais des personnes qui ne trouvent plus leur bonheur dans le matérialisme. D'ailleurs, non seulement le suicide existe aussi chez les riches mais surtout, on se suicide d'avantage dans les pays riches que dans les pays pauvres :
fr.wikipedia.org/..._par_taux_de_suicide
Aussi, je pense qu'il y'a un équilibre à trouver, qui est propre à chacun. | | | À: Erikavélo · 12 mars 2013 à 1:07 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 29 de 44 · Page 2 de 3 · 1 280 affichages · Partager Autre parole de Thoreau que je cite approximativement de mémoire, "il n'y a pas d'erreur plus fatale, que de perdre sa vie à la gagner" ;) | | | À: Roulelemonde · 12 mars 2013 à 13:18 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 30 de 44 · Page 2 de 3 · 1 250 affichages · Partager Bonjour, Je trouve le sujet un peu bizarre. Quel intérêt de savoir si les gens voyages pour fuir ou pour le plaisir? Qu'il voyage 1 semaine, 1 an ou toute leur vie, l'important c'est ce que leur apporte ce voyage. Après le fait de partir toute ça vie pour ma part ce n'est plus un voyage, c'est un style de vie. Que l'on aille n'importe ou dans le monde, plus moins longtemps, on revient toujours à la base. | | | À: Slydim · 12 mars 2013 à 13:37 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 31 de 44 · Page 2 de 3 · 1 225 affichages · Partager on revient toujours à la base.
ou pas ! | | | À: Roulelemonde · 12 mars 2013 à 13:55 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 32 de 44 · Page 2 de 3 · 1 221 affichages · Partager Oui heureusement il y a des exception! | | | À: Slydim · 13 mars 2013 à 14:06 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 33 de 44 · Page 2 de 3 · 1 171 affichages · Partager Quel intérêt de savoir si les gens voyages pour fuir ou pour le plaisir?
L'Homme philosophe depuis la nuit des temps, c'est la nature qui nous a doté de cette capacité ! Et je pense qu'il est important de se poser la question avant le départ.
Je précise néanmoins que dans ma bouche, ça ne veut pas dire nécessairement riche. Car même un ouvrier est en position de domination sociale en rapport du chômeur en dessous de lui et ce dernier encore, sur l'immigré sans droits.
Je suis vraiment au bas de l'échelle sociale alors, seul le chômage veut de moi depuis mon retour de voyage :)
A l'inverse, je connais des personnes qui ne trouvent plus leur bonheur dans le matérialisme. D'ailleurs, non seulement le suicide existe aussi chez les riches mais surtout, on se suicide d'avantage dans les pays riches que dans les pays pauvres :
C'est pour ça que je disais qu'il est inutile de se torturer l'esprit avec les inégalités sociales, puisque comme tu viens de le mentionner le suicide est plus courant dans les pays riches, preuve que le statu social n'influe pas sur le bonheur. Accorder de l'importance aux inégalités c'est accorder de l'importance au matérialisme et comme je ne suis pas matérialiste... Puisque l'on parlait du Cambodge, c'est ce pays en particulier qui m'a fait déculpabiliser à propos des inégalités sociales. Quand je voyais les enfants plein d'énergie jouer et rire aux éclats dans les petits villages retirés, je me suis dit que l'on été peut être plus à plaindre en France !
Aussi, je pense qu'il y'a un équilibre à trouver, qui est propre à chacun.
On est d'accord. La vérité se trouve dans l'équilibre et par conséquent la radicalité mène au déséquilibre ! C'est vrai dans le travail (peur de manquer), c'est vrai dans le sport (complexe d'infériorité ou fierté exacerbé ?), c'est vrai en politique (peur de l'avenir)... et c'est vrai dans le voyage comme sens à sa vie (peur de la société masqué par un certain idéalisme). C'est pourquoi je disais plus haut qu'il me semblait important de se poser la question, fuite ou plaisir, avant de se lancer pour ne pas aggraver sa situation (tôt ou tard il faudra rentrer et la fuite ne mène jamais à l'estime de soi même si elle est inconsciente...).
Le sage trouve sa place aussi bien dans la nature que dans la société, dans la richesse ou la modestie. Je vois le voyage comme un outil qui mène à la sagesse et non comme une fin en soi. Pourquoi à vélo, parce que c'est ma "passion", parce que sa simplicité me plait, parce qu’il est le meilleurs moyen d'être indépendant et libre (en grande partie), parce qu’il permet d'atteindre des zones qu'aucun autre véhicule ne pourrait atteindre et parce que c'est plus rapide que la marche. | | | À: Behrt · 13 mars 2013 à 18:08 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 34 de 44 · Page 2 de 3 · 1 134 affichages · Partager C'est pour ça que je disais qu'il est inutile de se torturer l'esprit avec les inégalités sociales, puisque comme tu viens de le mentionner le suicide est plus courant dans les pays riches, preuve que le statu social n'influe pas sur le bonheur.
Je dois reconnaitre que tu m'as bien eu sur ce coup là 
Par contre, je reste en désaccord avec toi, à savoir que ce n'est pas une raison suffisante pour balayer d'un revers de main, toute critique du monde moderne. Si telle était ton intention bien évidemment ? C'est du moins ce qui m'a semblé, lorsque tu as écrit ceci :
Ceci dit, j'y vois une contradiction et un brin d’égoïsme : fuir la société sous prétexte que l'on y a pas notre place et continuer à profiter des avantages de celle ci sans apporter sa pierre à l'édifice
Or si l'ont admet que toute morale est relative ; je ne vois pas comment s'étonner dans le même temps, que l’égoïsme ne soit pas réservé qu'aux seuls riches ? Encore que je pense qu'il faudrait que les pauvres se mettent à déserter beaucoup plus massivement les rangs de la société tout en " profitant " de ses avantages pour espérer un jour, disputer le trône de l'improductivité à ces derniers...
D'autres part, il me semble qu'il existait des routes et des vélos avant l'organisation " néo libérale " de nos sociétés et que de toute façon, les gens parcouraient déjà la planète à pied, à cheval, en bateau, en traineau à chien, etc... bien avant leur invention. | | | À: Erikavélo · 16 mars 2013 à 13:33 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 35 de 44 · Page 2 de 3 · 1 050 affichages · Partager Je suis surpris de la qualité des échanges sur ce sujet. Je ne m’attendais pas à trouver autant de philosophie, de bon sens, d'analyse pertinente... dans un forum de cyclistes. En tous cas, c'est vraiment sympa à lire et ça prouve que le vélo n'empêche pas de réfléchir (en ce qui me concerne, ça m'aiderait même à cogiter. J'aime bien refaire le monde quand ça pédale tranquille...).
Sur la fuite, je n'ai pas d'expérience personnelle, ne partant que quelques semaines. Mais je suis assez d'accord avec ceux qui pensent qu'un voyage sans prévision de retour est une fuite. ça semble même une évidence dans l’énoncé lui même. Ceci dit, ce n'est pas forcément péjoratif. Les expatriés font partie de ce mouvement... Je lis beaucoup les blogs de quelques aventuriers au long cours et je trouve souvent très intéressantes leurs analyses personnelles, surtout quand justement elles sont personnelles et ne se contentent pas de nous dire que c'est partout magnifique et beaucoup plus beau que chez soi ; Ce qui ne peut tout simplement pas être vrai puisque l'ailleurs de l'un est le chez soi de l'autre... Le regard critique est nettement plus riche.
Une dernière chose à propos des différentes considérations sur le bonheur : ce truc, le bonheur, c'est assez complexe et surtout très personnel. Je préfère m'en tenir au plaisir, terme peu employé sur les posts et c'est dommage. Le plaisir est plus instantané, fugitif, momentané... C'est la douche le soir à l'arrivée, le saut dans la piscine quand il fait chaud, la bière une fois les efforts achevés, les vêtements secs après une drache...le kilo de nouilles quand on crève de faim, le sommet d'une putain de côte qui n'en finissait plus... Mais aussi la petite chapelle toute mignonne dans un coin paumé, le lever de la brume sur une rivière au petit matin, le panorama qui se dévoile au détour d'un virage... Je crois que c'est beaucoup pour ces moments de plaisir que je pédale et je pense qu'il ne faut pas oublier le plaisir dans tout ce qu'on fait et tous les projets qu'on développe. Il m'est arrivé de renoncer et de prendre le train sur 50 bornes quand le temps était vraiment trop pourri, ou les côtes trop raides ou tout simplement quand j'en avais plein le cul, au sens propre comme au figuré. pourquoi se faire mal quand on a la possibilité de contourner ? je refuse le truc maso qui consiste à "se dépasser" à tout prix. Oui pour effectivement pousser un peu ses limites histoire de se prouver qu'on peut le faire. Non si ça ne fait "que" mal. La souffrance n'est pas le seul point d'entrée au plaisir. Je serais plutôt du côté des jouisseurs que des tristes du mollet. Encore merci pour vos éclairages. ça change de la "philosophie" de la télé-réalité. | | | À: Bouaye · 16 mars 2013 à 14:57 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 36 de 44 · Page 2 de 3 · 1 030 affichages · Partager Comme quoi ! il n'y a pas de raison que les cyclos ne pensent pas et j'ajoute que les échanges sont de qualité ! Je remarque cependant que nous n'avons pas de post de voyageurs de longue durée passant disons l'année... cela viendra bien...
j'ai bien aimé la notion de plasir plus que de bonheur | | | À: Gabey · 16 mars 2013 à 15:15 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 37 de 44 · Page 2 de 3 · 1 026 affichages · Partager Je remarque cependant que nous n'avons pas de post de voyageurs de longue durée passant disons l'année... cela viendra bien..
oui, je m'étonne que les deux ou trois voyageurs actuels qui tiennent régulièrement à jour leur blog ne se mêlent pas de la conversation. Leur point de vue est attendu dans ces échanges. | | | À: Erikavélo · 16 mars 2013 à 17:33 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 38 de 44 · Page 2 de 3 · 1 005 affichages · Partager Par contre, je reste en désaccord avec toi, à savoir que ce n'est pas une raison suffisante pour balayer d'un revers de main, toute critique du monde moderne. Si telle était ton intention bien évidemment ?
Oups, désolé je n'avais pas vu la réponse. Ce n'était pas mon intention en effet. Je voulais simplement dire par là qu'il fallait accepter l'imperfection de la société (ce qui ne veut pas dire y être indifférent) puisque l'on est tous responsable du résultat, et d'autant plus en choisissant une vie retirer. Par "contradiction" et "égoïsme" j'entendais que pendant que certains se promènent à vélo d'autres sont au charbon, et sans ces derniers on ne pourrait tout simplement pas voyager. Alors quitte à être radical, autant l'être et suivre sa logique jusqu'au bout. A savoir ne plus profiter des bienfaits de la société à partir du moment ou on accepte pas les contraintes (travailler...). Rien n'est gratuit dans la vie, si tu choisi de te marier, il faudra faire des sacrifices, si tu choisis d'avoir des enfants, il faudra faire des sacrifices et si tu choisi de vivre sur ton vélo, j'ai comme le pré-sentiment que l'addition va se payer très cher au moment de faire le bilan. C'est aussi les sacrifices qui permettent d’apprécier les bons moments, c'est pourquoi je pense que ça n'a aucun sens de voyager 10, 20 ou 30 ans d'affiler. Tout ce que tu as à gagner c'est que plus rien ne t’émeuve (j'espère que je ne fais pas une faute de conjugaison :)). Tu vas rentrer vieux et usé, aigri plus que jamais, ta recherche d'idéale (fuite et peur inconsciente) t'aura fait passer à côté de l'essentiel et tu n'aura plus qu'à attendre la mort dans la tristesse. Je caricature un peu mais c'est exactement le sentiment que j'ai lorsque je lis le livre des gens qui ont choisi la radicalité pour mode de vie. Et personnellement, il y a des expériences que je préfère tirer des autres, même si la conclusion est différente de ce vers quoi j'aurais été naturellement. Essayer de trouver la vérité par la logique c'est une chose, l'appliquer s'en est une autre. Même si je prône le "détachement", je n'arrive malheureusement pas toujours à en faire preuve moi même et c'est pourquoi je comprends que certains en désespoir de cause choisissent la radicalité, que ce soit dans la course à l'argent ou la course à la liberté sur son vélo, pour moi le fond du problème est le même. Et puisque le voyageur se plait à parler d'ouverture d'esprit, qu'est ce qu'il y a de plus fermé qu'un esprit radical ? (Je précise que quand je dis "tu" c'est généraliste, je ne vise personne)
Les expatriés font partie de ce mouvement...
D'accord et pas d'accord, tout le monde ne s'expatrie pas pour les mêmes raisons. Il y a partir profiter de la misère à l'autre bout du monde avec son salaire Français, il y a celui qui est muté par son entreprise et qui n'a pas vraiment eu le choix (même si on l'a toujours) et il y a l'opportunité de faire quelque chose qui nous plait ailleurs. Si j'avais obtenu mon visa travail il y a quelques mois maintenant je serais en Chine aujourd'hui. Je ne me suis pas dit "j'en ai marre de la France, ça ira partout tant que ce n'est pas en France" mais "J'y vais, j'essaye, si je m'adapte à la vie chinoise et que tout se passe bien peut être que j'y resterais, sinon je remballe". Et la condition était aussi de pouvoir rentrer en France régulièrement...
...surtout quand justement elles sont personnelles et ne se contentent pas de nous dire que c'est partout magnifique et beaucoup plus beau que chez soi
Ça me fait plaisir de lire ça. Je me suis fait beaucoup critiquer pour avoir critiqué justement ! Dire c'est beau partout reviens à n'avoir d'avis sur rien de mon point de vu et si je n'aime pas je le dis, je dis pourquoi et sans détour :)
...ce truc, le bonheur, c'est assez complexe et surtout très personnel. Je préfère m'en tenir au plaisir, terme peu employé sur les posts et c'est dommage.
Si je devais définir le bonheur ce serait : quand le passé n'est plus source de peine, quand l'avenir n'est plus source d'inquiétude, quand tu vis l'instant présent, alors tu as atteint l'objectif bonheur. Et pour moi c'est le plaisir qui est personnel non le bonheur. Le plaisir c'est toujours matériel ou physique, tu vas le chercher là où tu as envie, quand tu as envie, tandis que le bonheur c'est un état psychologique que rien ne peux entraver. C'est accepter la vie comme elle vient. Même si un évènement te rend triste, tu restera en paix à l'intérieur de toi alors que d'autres se révolteraient.
Au delà de la fuite et des choix de chacun, toute la question elle était là pour moi : Est ce que "voyager à vie" mène au bonheur ? J'ai expliqué pourquoi de mon point de vu ça ne menait à rien d'autre qu'à l'appauvrissement personnel et n'ayant pas réussi à me prouver le contraire par la théorie je cherche toujours un exemple qui pourrait éventuellement y parvenir. C'est pourquoi j'avais conclu plus haut et je suis d'accord avec toi, que le voyage doit rester un plaisir, un projet (non une fin en soi) limité dans le temps et par ses capacités à rester investit dans un même projet sur la durée. J'entends par là que si tu te sens comme chez toi là où le touriste "normal" à les yeux comme des billes c'est qu'il est temps de revenir à la source. Et l'humain ayant des capacités d'adaptation plutôt bonne ça ne prends pas 10 ans, ni même 1 an. | | | À: Gabey · 11 avril 2013 à 1:26 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 39 de 44 · Page 2 de 3 · 918 affichages · Partager Salut Gabriel
je viens juste de découvrir la discussion, longue et intéressante.
Je vais la faire très courte :
Ma vie est exceptionnelle depuis que je suis sur la route, EXCEPTIONNELLE à un point que tu peux difficilement t'imaginer, riche en rencontres inoubliables, vraies, quelles soient de 5 minutes ou de 3 semaines. J'ai constamment la banane. Je peux affirmer que la vie est belle, non pas belle, mais magnifique, extraordinaire. Je ne me cache pas dans les bois pour bivouaquer  Le bivouac est un plaisir et quand je ne trouve pas, il suffit de demander, c'est simple la vie | | | À: Gabey · 11 avril 2013 à 9:49 Re: Voyager longtemps fuite ou plaisir? Message 40 de 44 · Page 2 de 3 · 891 affichages · Partager Erreur de méthode.
cette question "fuite ou plaisir ?" est une mauvaise définition du problème.
Elle nous enferme dans la recherche des explications dans 2 alternatives. Ceci bride notre capacité à imaginer et trouver d'autres explications.
Par exemple : le nomadisme est un style de vie qui va comme un gant à certain profils psychologiques.
j'ai pensé à cette explication en pensant à mes motivations. J'aime bien les paysages, les richesses touristiques, les rencontres mais ce qui me motive vraiment c'est d'être en route. Une fois en route j'ai du mal à m'arrêter à un endroit. Mais je suis un sédentaire et je n'en ferai pas ma vie. Je suis content de partir et content de revenir. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 12 662 visiteurs en ligne depuis une heure! |