Je pense que personne ici ne viendra contredire le fait que la vie est magnifique sur le vélo. L'aventure, l'endorphine, la pêche tout le temps, la spontanéité des journées... c'est vraiment le top.
La première question était, est-ce que cet état d'euphorie perdure dans le temps ? Et pour cela je serais ravi d'avoir ton témoignage dans 5 ou 10 ans et le bilan dans 15 ! L’Homme étant doté d'une mémoire on s'adapte à tout et la réponse est évidente : l'euphorie ne peut perdurer.
La seconde question était, l'Homme (au sens large non l'individu) est-il fait pour vivre en société ou en dehors (chacun pour soi) ? Jusqu'à preuve du contraire, l'Homme à naturellement choisi la vie en société tout simplement pour sa survie.
Là dessus se pose la troisième question, la plus importante, celle de la morale. Je ne vais pas refaire l'argumentaire que j'ai déjà présenté sous toutes ses formes et qui découle de la question précédente.
"Je travail maintenant comme un forçat, j'en profiterais à la retraite" (la bonne blague) ou inversement, "je suis bien maintenant sur mon vélo je préfère ne pas me projeter dans l'avenir" (résultat : le même. Peur de l'avenir que ce soit conscient ou non).
Vivre l'instant présent intensément et donc être heureux n'empêche pas de faire des choix qui nous sont bénéfique sur le long terme. L'un ne peut aller sans l'autre, sinon ce n'est pas du bonheur mais de l'illusion, et l"illusion ne peux durer éternellement.
D'où l'idée qu'il y a un juste milieu à trouver. Car après ces années de dur labeur ou d'euphorie vient le retour à la réalité !
Chacun à ses raisons de vivre la vie qu'il vie et
sans juger il n'empêche que derrière les choix de chacun se cache une
vérité absolue.
Au delà des avis propre à chacun, donc en prenant du recul et en étant objectif, sans s'attacher (jouer) sur les mots mais les idées, si celles-ci vous paraissent illogiques n'hésitez surtout pas à me le faire savoir.
C'était juste pour préciser que si la vie est euphorique à un moment T, c'est bien, mais cela ne répond pas à la question de fond, à savoir, quelles sont les raisons profondes du départ ? De là découlera la moralité de l'histoire et les conséquences à long terme (post retour). A quoi bon vivre 10 ans sur son vélo si c'est pour finir dans la tristesse la plus totale ? (le voyage est censé être un enrichissement non une perte de temps). Si maintenant le voyage s'est avéré être le chemin vers la sagesse alors le retour ne posera aucun problème et l'état de sérénité perdurera.
Pour info, j'imagine que beaucoup le savent, Heinz Stücke vient de boucler son dernier voyage après 50 ans sur la route.