| Film: "Into The Wild" Eugénie2379 · 31 décembre 2007 à 17:09 · 2 photos 151 messages · 38 participants · 30 399 affichages | | | | À: Hery · 25 janvier 2008 à 20:36 Re: Film: "Into The Wild" Message 61 de 151 · Page 4 de 8 · 2 247 affichages · Partager Sans vouloir gâcher ton week-end, je ne peux pas en rester là. Quand j'ai désigné Chris McCandless comme un héros, ça n'était pourtant pas pour signifier qu'il est le personnage principal (!). ça on a compris, il occupe l'écran presque tout le temps. Je le désigne bien comme l'auteur de hauts faits, comme un être magnifique et chargé de gloire. Là c'est clair. Les références culturelles concernant les "héros" sont souvent celles-ci: des hommes dévorés par la recherche de la puissance, recourant sans cesse à la violence mais pour des raisons qui sont complaisamment justifiées. On érige aussi en héros des individus particulièrement talentueux, qui ont pu rendre de grands services à la communauté. Mais McCandless, je trouve qu'il a tout d'un héros alors qu'il ne se distingue pas lors de terribles batailles, qu'il n'a pas l'apparence d'un homme puissant et fier que tout le monde admire: c'est un vagabond aux habits râpés qui erre sans un sou en poche. Ce qui l'apparente aux héros, c'est que par sa force de caractère et son intégrité sans faille, il offre un exemple saisissant et superbe à tous ceux qui prennent connaissance de sa vie. Le dédain pour la volonté de puissance, la grandeur d'âme, la recherche du mieux, la droiture, le refus des compromissions, le courage physique et moral,...ne trouve-t-on pas là des vertus qui en font un être exceptionnel dont la conduite touchera l'homme commun? Pourquoi rend-on des honneurs aux préfets et distingue-t-on de l'ordre du mérite des footballeurs? Moi je tiens à rendre hommage à Chris McCandless, et c'est ce qu'à fait également Sean Penn avec son film.
Struebi | | | À: Struebi · 26 janvier 2008 à 19:28 Re: Film: "Into The Wild" Message 62 de 151 · Page 4 de 8 · 2 223 affichages · Partager Bonjour Struebi,
on peut longtemps discuter la définition d'un "héros"... Par ailleurs, je crois qu'en tant que Français que tu es, tu peux traiter ce terme beaucoup plus naturel que moi; je ne pense qu'au "héros de guerre" et la "mort héroïque" (3e Reich) ainsi qu'au "héros du travail" (la RDA) pour t'expliquer mon scepticisme élémentaire face à ce terme...
Mais à part de ces implications historiques, pour moi un héros est du moins une personne à des qualités extraordinaires qui, de manière altruiste, prend fait et cause pour des autres (je pense p.ex. à Nelson Mandela, à Martin Luther King ou aussi à une sœur infirmière d'une station de lèpre en Afrique). Par contre, Chris était quoi ?! Un outlaw misanthropique qui ne pensait qu'à lui-même...
Et pourtant, en fin de compte, pour moi, Chris n'était ni un cinglé (loin de ça) ni un héros... J'admire son idéalisme indomptable (dont le côté sombre dévoilait un entêtement buté) mais je n'admire pas du tout son attitude misanthropique, sa naïveté (voir mes messages en haut) et sa prétention en face de la nature. Pour cela, l'impitoyable nature d' Alaska l'a puni...
Struebi, c'est le petit Chris en nous tous que touche le film pendant 2 heures. Des millions de gens vont au ciné pour voir ce film mais personne parmi eux l'imite...
hgb | | | À: Hery · 26 janvier 2008 à 20:40 Re: Film: "Into The Wild" Message 63 de 151 · Page 4 de 8 · 2 220 affichages · Partager Bonjour Hery,
Effectivement, avec les références culturelles qui te viennent à l'esprit (et que je connais très peu), ça doit sembler étrange que je le désigne comme un héros  . Enfin on se comprend malgré tout. J'ai longuement expliqué ce que je trouvais particulièrement admirable chez McCandless.
Concernant la misanthropie, mon appréciation est plus nuancée. Au départ, Chris a un rejet viscéral du petit monde étroit d'esprit, hypocrite, superficiel qu'il fréquente sur la côte Est. Il s'y sent extrêmement mal et il observe la médiocrité de ses semblables avec une acuité remarquable. Bref, tout le destine à choisir le moyen le plus court pour ne plus être sans cesse déçu: l'éloignement. A ce stade, la misanthropie est réelle, puisqu'on dirait qu'il ne trouve pas même un allié autour de lui alors qu'une population n'est jamais constituée à 100% de gens ayant les mêmes points de vue, ni d'ailleurs la même attitude dans la vie. Ensuite, pendant ses longues pérégrinations, la misanthropie est plus discutable: il noue des relations fortes avec des gens très différents, et on voit bien qu'ils s'apportent mutuellement des choses essentielles. Et pourtant il finit toujours par les laisser tomber assez durement pour reprendre la route vers la solitude totale dont il rêve. Et finalement, on constate que son projet n'était pas de vivre loin de tous, définitivement fâché, pour le reste de ses jours ni même pour une très longue période. Il semble qu'il voyait cette expérience comme nécessaire et incontournable pour trouver la sérénité qui ne l'avait jamais habité, mais il en anticipait sans doute un résultat si positif que son retour dans le monde des humains lui paraissait possible après sa période de réflexion et de repos dans la nature. Thoreau lui même n'est parti vivre dans les bois que 2 ans, et il voyait cela comme une étape et non une fin. C'est comme ça que je vois les choses, mais je ne peux en être certain, parce que sa volonté d'aller vivre en ermite en Alaska est tellement obsessionnelle que peut-être il n'avait à l'esprit que ce but, sans laisser aucune place à la réflexion sur l'avenir. Il me fait penser à Lauri, dans "les sept frères", d'Alexis Kivi (chef d'oeuvre de la littérature Finlandaise), qui rabâche comme un automate "ce qu'il nous faut faire, c'est aller vivre dans les bois, loin de ce monde perfide et laid".
Au plaisir de te lire, discussion intéressante autour d'un personnage vraiment intéressant.
Struebi | | | À: Struebi · 27 janvier 2008 à 12:49 Re: Film: "Into The Wild" Message 64 de 151 · Page 4 de 8 · 2 206 affichages · Partager Bonjour Struebi,
j'ai bien compris ce que tu disais dans ton dernier message, et peux grosso modo souligner tout.
Pourtant, laisse-moi faire référence à ton avant-dernier message dans lequel tu parles des footballeurs et les mérites (douteux, selon toi) que l'on leur attribue... Bon, si Zidane est un héros ou non, on laisse, peu intéressant, MAIS : Zidane est un modèle pour d'innombrables garçons et même filles qui aiment devenir comme lui. Il ne faut pas sous-estimer cette fonction qu'il a (par ailleurs, je préfère utiliser beaucoup plus "modèle, idéal..." auprès de "héros")... Hier, j'ai oublié de mentionner les frère et sœur Hans & Sophie Scholl et leur groupe de résistance, la Rose Blanche, dont l'humanisme! et le courage! de s'opposer intransigeantement contre le régime nazi, est un modèle pour les générations subséquentes jusqu'aujourd'hui... Leur résistance s'étant orientée à des valeurs humanistes était vraiment héroïque !
Eux ne sont pas de mythe !!!
hgb
(Pourrais-tu me dire un peu de plus sur cet écrivain finlandais, A. Kivi et sur ce livre mentionné, car la Finlande est une petite passion de moi côté Europe) | | | À: Hery · 27 janvier 2008 à 21:25 Re: Film: "Into The Wild" Message 65 de 151 · Page 4 de 8 · 2 186 affichages · Partager Hery,
D'accord sur le fait que, subjectivement, des footballeurs peuvent être considérés comme des héros, c'est net. Enfin les valeurs qu'ils offrent aux yeux des admirateurs sont surtout de l'adresse, un fort esprit de compétition, un certain enthousiasme. Du reste, je tenais à rendre hommage à la personnalité de McCandless mais ça a déjà été amplement fait, et je trouve que c'est très juste et tout à fait profitable aux lecteurs/spectateurs, qui trouveront dans ce témoignage des réflexions très importantes, ce qui n'était pas évident (allez voir Alien versus Predator requiem ou american pie 12 et dites moi ce qu'il en sort de fort et positif, ha ha ha).
A propos d'Aleksis Kivi (c'est bien avec un k), et bien c'est un auteur aussi connu en Finlande que Victor Hugo en France, mais malheureusement la culture de pays pourtant pas très éloignés géographiquement voyage très peu et très mal. Il a vécu au 19° siècle et a écrit en langue finnoise plutôt qu'en suédois, ce qui dans le contexte de l'époque était très original. Son oeuvre la plus connue est "les sept frères", c'est un monument d'humour, un récit épique passionnant, un peu surréaliste par moment... c'est vraiment génial. comme l'indique le titre, l'histoire décrit une partie de la destinée de sept frères flemmards, bagarreurs, analphabètes, doués pour peu de choses finalement, qui se trouvent dans l'obligation de subvenir à leurs besoins et de "faire quelque chose de leur vie". c'est très vif, ironique, jamais doucereux et bêtement tendre comme il serait si facile de le faire. au passage on s'immerge dans la ruralité profonde de la finlande de cette époque, très dépaysant et intéressant. finalement, ça n'a pas le souffle majestueux d'un bouquin d'Hugo justement, mais quel bouquin! je te le conseille vivement, à mon avis les chances de le trouver en langue allemande pourraient être supérieures aux nôtres, puisqu'en français il n'est plus en vente, la dernière édition date de 1991 chez Stock, mais les bibliothèques municipales des grandes villes doivent souvent l'avoir, et puis sur des sites de vente de particulier à particulier on en trouve des exemplaires fort vieux et assez chers. Bonne lecture.
Struebi | | | À: Struebi · 28 janvier 2008 à 8:26 Re: Film: "Into The Wild" Message 66 de 151 · Page 4 de 8 · 2 176 affichages · Partager les chances de le trouver en langue allemande pourraient être supérieures aux nôtres
Bonjour,
en fait, on le trouve en langue allemande. J'ai visité le site Amazon ( www.amazon.de/...201504732&sr=8-2 )
Noté ! Un grand MERCI à toi !
Bonne semaine, hgb | | | À: Hery · 3 février 2008 à 14:48 Re: Film: "Into The Wild" Message 67 de 151 · Page 4 de 8 · 2 100 affichages · Partager Bonjour Hery,
J'ai lu vos différents points de vus mis en évidence avec Coka et je crois que chacun détient Sa part de vérité. Je suis moi-même allée voir ce film, qui m'a énormément plû comme la plupart d'entre nous. Je voulais vous faire part de mon oppinion quant à ce film et à l'évolution de vos discussions. Pour commencer je vais tenter de me "situer" parmi vous. Je viens d'avoir 21 ans, pas tout à fait "adulte", plus tout à fait "ado"... Je crois que Chris McCandless n'est ni misanthrope, ni vraiment en désacord total avec son père. Je pense que c'est un "jeune", qui est sur le point de rentrer dans le monde des "adultes", mais qui n'accepte absolument pas la société qu'on lui "propose". Son père, ne fait qu'aggraver ses craintes. Il se refuse à la vie "métro, boulot, dodo". Mais ce qu'il dénigre par dessus tout ce n'est ni plus ni moins que le capitalisme et l'individualisme. Et ce message est d'autant plus fort qu'il provient de "son père" qui est censé représenter la famille, le "héros"... Chris est en quête de liberté, et de sa propre voie... Il est tiraillé entre ce désir de réussir ses études, et finalement de se laisser "aller" dans une vie qui ne lui correspond pas tout à fait, et qu'il réfute quand il se retrouve face à son "miroir" familial. Il a peur de l'avenir et ne veut en aucun cas ressembler à ses parents, et dans ce cas là comme tous "jeunes"naifs que nous sommes on préfère "vivre ses rêves" ou "être en quête de ses rêves" plutot que de "rester spectateur de son échec" ou encore "être riche mais malheureux". Car c'est ce qui se passe "chez lui". Forcément on est naif, mais le rêve d'accéder à "l'appel de la forêt" est tellement grand, la colère, le refus, la révolte sont tellement intenses, que le départ est incontournable. S'il ne s'en va pas, il s'autodétruira en rejetant famille, principes... ou justement en reproduisant "ses craintes". Quelle autre personne pourrait partir à l'aventure sans se soucier de son "envirronnement" mis à part un jeune en transition? Tout le monde à des obligations familiales, financières... Mais un jeune en quête de VERITE, ni engagé dans la voie active, ni tout à fait dans le cursus scolaire, qu'à t-il réellement à perdre? Je pense comme toi qu'il était naif de pouvoir penser qu'il pourrait survivre dans ce terrain hivernal vierge, mais je pense qu'il était pleinement conscient de ce qu'il faisait. Je pense également que sa mort n'est pas un échec ou "un fait commun", il est arrivé au bout de son parcours, c'est une réussite en soit d'avoir affronter la SOCIETE ENTIERE et ses preceptes. Il a réalisé son rêve, et je pense même que contrairement à d'autres avis sur ce forum il y eu un "cheminement personnel" car il est parti comme un "esprit rebelle" et quand il a réalisé son "but" il a compri que rien ne vallait mieux que de "partager" son rêve avec quelqu'un d'autre. C'est une belle morale, je trouve, en tant que "tete brulée", je me suis "mangée un mur" tout comme lui... Pardonnez moi pour ce long "monologue"... Kayliana Image attachée: | | | À: Kayliana · 6 février 2008 à 8:44 Re: Film: "Into The Wild" Message 68 de 151 · Page 4 de 8 · 2 049 affichages · Partager Bonjour Kayliana,
d’abord, pourquoi Pardonnez moi pour ce long "monologue"... ?! Au contraire, je suis assez surpris et tout à fait conquis de ton analyse lucide et de tes idées très avisées, et le tout sans aucune exaltation ni hyper-stylisation (ce qui m’énerve un peu dans cette discussion)... A vrai dire, pour une pas tout à fait "adulte", plus tout à fait "ado", chapeau bas !
C’est en fait l’esprit rebelle de Chris qui nous impressionne, moi aussi, sans doute... Un esprit rebelle contre la logique simplette de notre vie. Le grand Franz Kafka a dit : « La logique est certes imperturbable mais elle ne résiste pas à un homme qui aime vivre. » Chris a pris ces paroles à cœur... Ça mérite du respect !
Qui n’admire pas, du moins en secret, l’esprit rebelle étant rare dans notre monde conformiste (petit exemple seulement : dans ma scolarité, on a admirés le rebelle plus que le fayot) ?! Bon, pour moi c’est moins celui de Chris mais beaucoup plus celui des 68ards qui se sont rebellés conre le mutisme des pères, contre des structures autoritaires et réactionnaires, contre tout provincialisme et pruderie moisie, contre une politique inhumaine et guerrière, etc. etc. L’impulsion pour le changement, signe distinctif des 68ards, vaut mieux pour moi qu’une rebellion privée et tout privée (mais légitime quand même).
Malheureusement, les rebelles (& leurs idées) ont souvent une fin peu glorieuse (même si leur efficacité n’est pas à sous-estimer !!!)... C’est leur destin, dommage !
Bilan personnel de cette correspondance : si l’on considère même un Chris égocentriste comme « un héros », cela ne démontre que le profond conformisme d'aujourd'hui qui nous entoure et que nous exerçons jour par jour...
(par ailleurs, j'aimerais te demander quoi signifie « se manger un mur ». Pour ça, je me suis adressé d'abord à Glatch, notre Française bavaroise qui n'en a jamais entendu parler mais a tenté pourtant de me donner une assez bonne explication de cette locution. Merci bien à elle !)
Bonne journée !
hgb | | | À: Hery · 7 février 2008 à 16:01 Re: Film: "Into The Wild" Message 69 de 151 · Page 4 de 8 · 2 021 affichages · Partager Des que je rentrerai a Paris, j'irais voir ce film...s'il tient l'affiche. Seulement, des rebelles, des gens qui ont envie de tout plaquer, envie de tout lacher (faudrait faire une synthese des 2 posts!), j'en rencontre pas mal actuellement, et c'est pas une affaire d'etre entre l'adolescence et l'age adulte, puisque, comme a dit Prajnanpad et j'en suis fermement convaincu, rares sont les etres qui deviennent adultes, non, je vois plutot ce refus d'assumer des responsabilites, de vivre son quotidien, meme s'il n'est pas joyeux, consciemment et en faisant face a tous les problemes qui peuvent survenir, accepter tout ce qui arrive au lieu de dire "pourquoi moi, j'ai pas de chances...". Flaubert ecrivait a Louise Colet qui se lamentait sur elle meme : " Quel est ton devoir ? L'exigence de chaque jour !" Rappellez vous "Le grand bleu", oh forumeuses, forumeurs, comment expliquez ce phenomenal succes si ce n'est ce refus de quitter l'enfance, de vouloir que du bonheur, du plaisir 24/24 heures....bref, vivre "avec la moitie de son cerveau". Dans "Le grand bleu", le "heros", au lieu d'assumer sa paternite, plonge dans le fond de la mer pour ne plus remonter, oh oui retourner dans la mere, dans le chaud, a l'abri de cette vie qui nous convient que si on obtient tout ce qu'on desire. Pauvre rebelle ! | | | À: Geob · 9 février 2008 à 0:33 Re: Film: "Into The Wild" Message 70 de 151 · Page 4 de 8 · 1 984 affichages · Partager Bonsoir Geob
Je te trouve un peu dur. chacun a un cheminement à faire dans la vie et on arrive pas à la sagesse tout de suite. J'ai vu aussi très récemment ce film qui m'a beaucoup émue parce qu'il m'a ramené à mes débuts dans l'âge adulte, à cette furieuse envie de tout plaquer pour partir dans le Grand Nord. Je ne pensais pas à l' Alaska à cette époque mais au grand nord canadien, je rêvais d'une expédition polaire  . Je n'ai pas eu le courage de Chris et je ne suis pas partie. Mais ce n'était peut-être pas finalement mon chemin. Etant donné ses prises de conscience à la fin du film, on peut imaginer qu'il était prêt à retourner dans le monde avec plus de conscience, plus d'amour pour tout ce qui fait la vie. Il meurt connement, il le dit lui même "c'est trop con". Mais je fais partie de ceux qui pensent que la mort a un but. Il se débarrasse de symboles au début, tel que l'argent par exemple, parce qu'il a l'impression que c'est cela qui l'emprisonne alors que, et c'est juste mon avis, l'argent a seulement le pouvoir qu'on veut bien lui donner. Cela n'a aucun sens de penser que l'argent est une espèce de diable qui a du pouvoir. Il est un jeune révolté par l'injustice, le manque d'amour entre les humains et pourtant il est profondément injuste finalement avec les autres puisqu'il à l'impression que c'est la façon dont les autres font tourner le monde qui l'emprisonne. Il n'est pas acteur de sa vie à ce moment là mais se place en victime. Mais pour se défaire justement de toutes ses propres croyances à propos de la vie, il a besoin de s'éloigner et c'est cet éloignement qui va lui permettre de repartir sur de nouvelles bases. C'est ce retour dans "la matrice" qui va l'aider à se réveiller. Alors si parfois il faut retomber en "enfance" pour ensuite faire un grand pas dans sa propre vie et devenir plus conscient, pourquoi pas ? Il y a également quelque chose qui m'a beaucoup frappé dans ce film et qui je crois n'a pas été abordé, c'est le cheminement des parents. Ils changent petit à petit, ils deviennent moins arrogants, surtout le père, plus humbles. Peut-être qu'en disparaissant, Chris fait un cadeau à son père, en tout cas c'est ce que je crois, parce qu'ainsi il l'aide à devenir un être qui ressent. Ca tourne forcément à 50 000 à l'heure dans la tête du père, les remises en question doivent être énormes, il souffre et avec la souffrance il s'ouvre à la vie et finalement il arrive à aller toucher l'essentiel en lui, c'est très beau et cela m'a émue. Je me suis dit que oui, décidemment on est vraiment tous des cadeaux les uns pour les autres sur cette terre.
Bonne nuit à tous | | | À: Beatrices · 9 février 2008 à 10:54 Re: Film: "Into The Wild" Message 71 de 151 · Page 4 de 8 · 1 937 affichages · Partager ...qui pensent que la mort un but. En effet, et il est tres simple : il permet que la vie continue ! | | | À: Geob · 9 février 2008 à 10:59 Re: Film: "Into The Wild" Message 72 de 151 · Page 4 de 8 · 1 937 affichages · Partager rires !!! bon, il était 2h du matin lorsque j'ai écrit le message ! bonne journée à toi | | | À: Geob · 9 février 2008 à 11:01 Re: Film: "Into The Wild" Message 73 de 151 · Page 4 de 8 · 2 384 affichages · Partager Salut !
A vrai dire, je ne sais de quoi tu parles... Si des rebelles sont selon toi "des gens qui ont envie de tout plaquer, envie de tout lâcher", donc nous parlons de gens différents...
Moi, je parle des rebelles en tant que nonconformistes dont les avis sur des affaires politiques et culturelles se découpent sur celles de la masse et du mainstream que ce soit un résistant, un révolutionnaire, un marginal etc. Les 68ards n'ont pas eu envie de tout plaquer mais se sont opposés contre des structures croûteux etc. etc., Chris s'est opposé contre une vie dictée par d'autres pour s'épanouir lui-même...
Un esprit rebelle est qqc de positif, de grande valeur !!! Tu es trop négatif...
hgb | | | À: Hery · 9 février 2008 à 11:21 Re: Film: "Into The Wild" Message 74 de 151 · Page 4 de 8 · 2 378 affichages · Partager ...Si des rebelles selon toi... Il m'a semble que je fais un sort a ce genre de rebelles, un rebelle affronte la vie dans toutes ses consequences, et ne s'en va pas parce que la vie ca fait bobo (allo maman !). Bon, si t'a pas compris...en revanche, j'ai le sentiment que Beatrices a entendu mon propos et l'a meme trouve dur ! Hery, je te promets de faire plus attention la prochaine fois, et sans doute d'etre plus clair ! | | | À: Geob · 13 février 2008 à 9:03 Re: Film: "Into The Wild" Message 75 de 151 · Page 4 de 8 · 2 342 affichages · Partager Moi, je pense qu'un rebelle peut être quelqu'un qui refuse toutes les conventions et les règles incohérentes et débilisantes de sa vie, toutes ces idées qui n'apportent finalement que de la souffrance. Chris est acteur de sa vie et fait des choix de vie différents. C'est un rebelle.
Et je suis d'accord avec Béatrices. Avant de changer les choses qui ne vont pas autour de nous, il faut changer les choses qui ne vont pas en soi. Fuir momentanément... J'ai l'impression que tu considères la vie comme une compétition...
Béatrices, j'ai été marqué aussi par le cheminement du père. Son désespoir, son expression à la fin lorsqu'il se pose sur la route est le moment du film qui m'a le plus ému. | | | À: Redcloud16 · 14 février 2008 à 6:03 Re: Film: "Into The Wild" Message 76 de 151 · Page 4 de 8 · 2 315 affichages · Partager ... toutes ces idees qui n'apportent finalement que la souffranceSouffrir, c'est vivre aussi ! ...j'ai l'impression que tu consideres la vie comme une competition
          
La preuve, j'ai beaucoup apprecier le livre de cette cadre de EDF qui racontait comment gagner de l'argent tout en faisant semblant de travailler. Il existe une realite, il faut l'accepter, refuser la realite c'est etre comme un enfant qui veut manger que des desserts ! Lorsqu'on constate que cette realite ne peut etre changer, que la combattre est vain, il faut s'en accommoder, voir comment on peut l'utiliser a son profit, ou alors faire comme ces pseudos rebelles que je rencontre qui me disent qu'ils ne veulent vivre dans cette societe ou l'argent est roi, baba cools attardes, qui voyagent avec tres peu d'argent mais qui depensent 1000 baths par jour, a ma grande stupefaction, et qui retourneront se vendrent dans cette societe qu'ils abhorrent pour gagner de quoi fuire la dite societe. Ce mot competition me fait rire, mais se battre est honorable, et il y a differentes facons de se battre, en fait, etre comme le roseau de la fable ! Plier, quand on ne peut faire autrement, mais ne jamais rompre ! | | | À: Struebi · 14 février 2008 à 7:36 Re: Film: "Into The Wild" Message 77 de 151 · Page 4 de 8 · 2 312 affichages · Partager Voici un lien vers quelques photos de Chris McCandless :
www.flickr.com:80/photos/chriso2000/
émouvants portraits d'un jeune homme rebelle, avec le vieil autobus 142, son dernier refuge... | | | À: Geob · 14 février 2008 à 9:08 Re: Film: "Into The Wild" Message 78 de 151 · Page 4 de 8 · 2 304 affichages · Partager Il existe une realite, il faut l'accepter, refuser la realite c'est etre comme un enfant qui veut manger que des desserts ! Lorsqu'on constate que cette realite ne peut etre changer, que la combattre est vain, il faut s'en accommoder, voir comment on peut l'utiliser a son profit, ou alors faire comme ces pseudos rebelles que je rencontre qui me disent qu'ils ne veulent vivre dans cette societe ou l'argent est roi, baba cools attardes, qui voyagent avec tres peu d'argent mais qui depensent 1000 baths par jour, a ma grande stupefaction, et qui retourneront se vendrent dans cette societe qu'ils abhorrent pour gagner de quoi fuire la dite societe.
Je suis vraiment d'accord avec ce que tu dis. Mais il faut savoir faire la part des choses entre ce qui découle de notre condition humaine (donc ce qui doit être accepté) et ce qui est conséquence des choix de vie de notre société. Nous devons être libre de refuser à un moment donné ce qui a été décidé pour nous sans nous consulter. J'appelle ça de la rebellion.
Ces pseudos rebelles dont tu parles ne prennent pas conscience de l'absurdité de leur attitude. Moi je te parles de fuir ce qui ne peut rien apporter. Ni liberté, ni sagesse, ni bonheur. Fuir dans le voyage comme Chris peut aussi être une façon "d'affronter" dans de bonnes conditions toutes ce qui nous empêche d'avancer. Je pense sincèrement qu'il y a d'abord un "combat" interieur à mener. Et en partant de ce principe, fuir ou rejeter les souffrances stupides de notre société ne peut qu'aider. Et dans mon intervention, je parle bien de fuir momentanement... Cette cadre ne fait peut-être rien d'autre que de fuir une chose qui ne peut rien apporter : le travail. Elle n'affronte pas les souffrances qu'ammène le travail, elle n'essaie pas non plus de s'en accomoder. Ce serait vain. Dis moi si je me trompe. 
Ce mot competition me fait rire, mais se battre est honorable, et il y a differentes facons de se battre, en fait, etre comme le roseau de la fable ! Plier, quand on ne peut faire autrement, mais ne jamais rompre !
Dans mon esprit, plier, ce n'est pas se battre. C'est accepter. | | | À: Redcloud16 · 14 février 2008 à 10:04 Re: Film: "Into The Wild" Message 79 de 151 · Page 4 de 8 · 2 295 affichages · Partager ....les souffrances qu'amenent le travail. Bien entendu, ca depend du travail qu'on effectue, n'est-ce pas ? Une personne qui fait un travail qui resulte d'une vocation, qui la passionne, pourrait souffrir des q'elle aura plus la possibilite de le faire. Cette cadre, dont le livre a fait scandale dans notre societe qui prone la "valeur travail" (c'est fou comme la caissiere de supermarche se "realise" par le travail !), n'a rien fui, bien au contraire, elle a utiliser le systeme a ses depens, et par la montrer son absurdite ! Oui, le voyage qui compte chez un autre humain c'est de constater ses propres changements, son "combat interieur". Par moments, plier, c'est faire preuve d'intelligence, et ne pas se relever c'est accepter...comme la plupart des gens qui deviennent aigris, et qui cherchent en permanence le bouc emissaire de leur manque de courage, de leur demission morale. En voyage, je ne fuis que l'hiver, en paraphrasant, je dirais : on emporte ses problemes a la semelle de ses souliers ! | | | À: Geob · 14 février 2008 à 14:18 Re: Film: "Into The Wild" Message 80 de 151 · Page 4 de 8 · 2 282 affichages · Partager Par travail, je sous-entends activité salariée (ce qui n'est pas clair au départ, je l'avoue...). L'activité seule peut apporter beaucoup mais la forme salariée de l'activité n'apporte rien de positif, bien au contraire. Ma pensée du départ : Cette cadre n'a t'elle pas fuit la "valeur travail" dans tout ce qu'elle a de plus absurde ? Je suis d'accord qu'elle n'a pas fuit le travail en lui-même dans le but de lutter contre lui. Et ce choix est plus que respectable.
"Par moments, plier, c'est faire preuve d'intelligence, et ne pas se relever c'est accepter...comme la plupart des gens qui deviennent aigris, et qui cherchent en permanence le bouc emissaire de leur manque de courage, de leur demission morale."
Je comprends ton point de vue et je pense que nous sommes d'accord dans le fond.
Mais tu ne sembles pas accorder le même sens au mot accepter que moi. Accepter n'est pas se résigner. C'est une alternative au combat quand celui-ci semble inutile. Mais toujours avec le même but : se libérer de ses souffrances. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 18 361 visiteurs en ligne depuis une heure! |