il faut savoir gérer son budget si on ne veut pas se retrouver sur la paille à la fin du séjour.
tout à fait d'accord, et je suis d'ailleurs parmi ceux qui militent pour qu'on apprenne ça aux enfants dès l'école primaire (avec bien sur le calcul, la lecture et l'écriture, sans lesquels aucune gestion familiale "sage" n'est possible...

).
en sachant qu'un
budget, ce n'est pas "des dépenses et des recettes", c'est la *
prévision* de ces dépenses et recettes.
après, le
fonctionnement : *ce sont* les dépenses et les recettes. Et il importe de vérifier en permanence que ce *fonctionnement* est conforme au *budget*
Enfin, apprendre aux enfants dès leur plus jeune âge (surtout ceux d'aujourd'hui, qui sans doute n'utiliseront plus, adultes, que des cartes de paiement et des virements bancaires, toutes choses où l'argent papier, réel, aura disparu) à faire la différence entre le *fonctionnement* (les dépenses et les recettes) et la *
trésorerie*, c'est à dire le moment où un mouvement d'argent *réel* est constaté, que ce soit en crédit ou en débit.
Pour une croisière (mais ça pourrait être n'importe quoi d 'autre d'important, et aussi "la vie en général, la vie de tous les jours", donc l'ensemble des comptes de la famille)
Le budget,
c'est bien avant la croisière, avec
- en recettes prévisionnelles : le montant qu'on a décidé de consacrer à sa croisière.
- en dépenses prévisionnelles : le prix du billet, les dépenses à bord (et ce forum permet de très bien les cerner, de nombreux prix étant publiés par les membres) qui comprennent les consommations de liquides (eaux, vins, apéritifs) et éventuellement cigarettes

, les dépenses de loisirs (SPA, photos, internet, etc...), les excursions... et puis aussi les dépenses hors bord : transports : taxis ou tr. en commun, cartes postales et timbres, dépenses diverses de consommations de liquides, etc... Tout ceci est assez facile à chiffrer si on parvient à décider exactement ce que l'on veut : des excursions "bateau" (prix connus) ou pas, du vin à table (ou pas), etc...
Alors idéalement D = R et c'est parfait...

Mais souvent D >> R

.. et comme en général R n'est pas extensible, c'est sur D que la famille va devoir faire des *arbitrages* style : on garde le vin à table et on prends une cabine intérieure, OU pas de vin et cabine extérieure, voire pas de vin et cabine intérieure, etc...
Jusqu'à ce que D = R sinon on achète pas le billet, car on s'exposera alors à de permanentes déceptions, ou, comme tu le dis, au "sur la paille" en fin de croisière... avec toutes les conséquences fâcheuses que cela entraîne pour soi, mais aussi pour sa famille...
Le fonctionnement, c'est
pendant la croisière, avec tous les petits tickets du bateau, et la connaissance des dépenses à terre, que l'on vérifiera qu'on ne dérive pas par rapport au budget prévu.
La trésorerie, c'est le moment auquel de l'argent est réellement nécessaire sur ton compte en banque pour qu'il ne se retrouve pas à découvert, avec tous les coûts liés à un découvert voire les pénalités et autres interdictions bancaires...

Alors pour le billet, c'est AVANT la croisière. souvent un acompte au moment de la commande (pour mon agence, c 'est 30% mais c'est pas une obligation légale, chaque agence peut faire ce qu'elle veut. Idem pour le solde qui doit être payé intégralement pour recevoir le billet. pour mon agence, c'est à J-35, mais là non plus y a pas de règle fixe.
Pour les dépenses hors bord, la trésorerie peut être considérée "temps réel" si on utilise des espèces ou une carte bancaire (même si la carte est à "débit différé fin de mois").
Pour les dépenses à bord, la trésorerie est déconnectée du fonctionnement, puisque c'est seulement APRES la croisière que le compte bancaire sera réellement débité. Et pour peu que ce soit sur une carte à débit différé, le prélèvement du compte aura lieu parfois jusqu'à 30 jours après le retour.
MAIS ce n'est pas parce qu'on a un solde positif sur son compte en banque qu'il est "disponible". en l'occurrence, le jour du débarquement, on aura sur son compte en banque (au moins, il faut l'espérer) un solde égal à ses dépenses sur le bateau, mais cet argent, même s'il est sur le compte, *est déjà dépensé* ! donc il n'y a RIEN de disponible ! C'est ça qu'il faudrait apprendre, très tôt, à l'école primaire, aux enfants...
Mais cette "sagesse comptable", les commerçants de tous bords ont tout intérêt à ce qu'elle reste méconnue... en général, ils se fichent bien, une fois payés, que le client soit en situation de surendettement ou de découverts graves... (et dans ces commerçants, il y a bien sûr les agences de croisières... dont l'éthique à ce sujet est très variable d'une agence à l'autre...

J'ai été amené, dans un cadre associatif, à travailler (à titre bénévole) sur des dossiers de surendettement... On y voit parfois, et ça fait peur, jusqu'où certains commerçants peuvent aller dans l'inhumanité... ou simplement dans l'abus de faiblesse...

et ce en toute légalité...


c'est ce qui fait la complexité de ces dossiers...
C'est à chacun de faire attention, d'être, comme tu le disais très bien,
"prudent"... Parce que si tu ne le fais pas, personne ne le fera pour toi...

et de se souvenir de ce que disait Abraham Lincoln : "
Vous ne pouvez pas éviter des ennuis en dépensant plus que ce que vous gagnez". et ça, on l'évite par la construction régulière de budgets, pour savoir *d'avance* ce que l'on peut faire (ou pas)... et donc ne pas avoir de "surprise" ni bonne, ni mauvaise... Et ce en principe, parce que la vie a parfois des imprévus, c'est à ça que servent les assurances et les "provisions" (= mettre de l'argent "de côté").