On peut analyser le problème en distinguant deux cas foncièrement différents : la
prostitution organisée par des réseaux mafieux et reliés à d'autres trafics illicites
d'une part et la
prostitution exercée librement d'autre part (même si elle est loin d'être artisanale dans sa mise en oeuvre).
La première est une
forme d'esclavagisme moderne (avec des degrés variables d'asservissement).
La seconde est une forme, certes condamnable, en tout cas pour certains sur le plan moral, mais néanmoins
volontaire et exercée librement.
Par ex en
Amérique du Sud...où les femmes choisissent leur clients dans les boîtes...ou dans les lieux dédiés...et n'ont pas de rapports avec des clients qui ne leur plaisent pas, elles évaluent l'opportunité de se faire de l'argent
en fonction d'un physique "plancher"...cf.
La prostitution à Rio de Janeiro. Christophe Brochier, Revue française de sociologie, janv. févr. 2005 : un seuil d'acceptabilité en dessous duquel elles ne vont pas...
Deux cas bien différents qui démontrent l'importance d'aborder le thème avec circonspection...précaution...
"Il n'y a rien de pire pour la morale du monde...qu'un vision morale du monde"...Finkielkraut.
"Le mariage est une forme de légale de prostitution" Balzac in
Le contrat de mariage.