Le Quatuor d'
Alexandrie. Je l'avais lu une première fois à la post-adolescence ; j'en avais gardé un souvenir lumineux, intensément sensuel. Je l'ai racheté l'an dernier, et déjà toute frémissante du plaisir que j'allais éprouver à le relire, j'y plonge. Et là, la claque ! Je l'ai trouvé empreint d'une pensée religieuse qui m'a révulsée, j'ai à grand peine fini Justine, et je n'ai pas pu aller au-delà

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Sinon pour répondre à Vincent (ce ne sont pas des livres cultes, mais il ajoute qu'on a beaucoup, beaucoup aimé.... alors)
Les Tablettes de buis d'Apronenia Avitia de Pascal Quignard que j'ai lu et relu si souvent à
Rome. C'est le journal intime d'une patricienne romaine du IV°. Un extrait pour donner une idée :
"J'aime l'aurore, les ombres que la lueur ronge.
Les toits et les arbres du parc deviennent peu à peu distincts.
L'odeur de la nuit, de la suée et des plaisirs dont on se souvient peu à peu au fur et à mesure que l'on s'en dévêt.
Peu à peu l'apparence revient au corps autant qu'on les cache et les farde.
L'eau fraîche sur les yeux et dans la gorge."
Les deux livres d'Atiq Rahimi : Terre et cendres et Les Mille maisons du rêve et de la terreur, tous les deux parlant de l'Afghanistan. Remarquables de pudeur, de retenue où le tranchant côtoie la douceur. Ils sont beaux à en pleurer.
Et puis Seule la mer, d'Amos Oz, charnel et tolérant.
Et... tant d'autres

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