| l'agréssivité du monde occidental Solimann · 2 mars 2005 à 8:08 138 messages · 31 participants · 22 714 affichages | | | | À: Nakata · 14 mars 2005 à 23:31 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 101 de 138 · Page 6 de 7 · 2 453 affichages · Partager l'occident s'est choisi le systeme qui fonctionne le mieux pour lui. Rajout indispensable à mon avis.
Et l'occident ne se développe que dans une seule direction.
"Les flux de migrations, c'est vers l'occident qu'ils vont" ; pas seulement, et ce n'est apparemment pas la tendance actuelle.
"D'ailleurs, les resultats sont la" quels résultats ?
"C'est bien que c'est en occident que se trouve le bonheur." Ca c'est trés discutable. | | | À: Philippe2003 · 15 mars 2005 à 1:08 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 102 de 138 · Page 6 de 7 · 2 441 affichages · Partager Que ce soit clair, je ne suis pas pour l'excision des petites filles ! mais je dis que avant de vouloir corriger les défauts des autres cultures il faut déja corriger les notres. Même si je trouve mauvaise une pratique dans un pays, je n'ai rien à dire car je ne sais pas à quoi ca correspond.
"L'extermination des Amérindiens et des Aborigènes d'Australie n'a pas laissé de choix, etc."
Les occidentaux ne font pas mieux aujourd'hui et c'est certainement les pires prédateurs et agresseurs de la planète: par exemple plusieurs personnes de ce forum auraient la volonté d'exterminer les yanomamis car ces derniers pratiquent la pédophilie et que ca ne va pas dans le sens de leur morale.
Combien de langues et de dialectes disparaissent chaque mois ? tu penses vraiment que les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
Le lavage de cerveau, que l'on fait subir au monde entier avec toutes ces émissions débiles ?? les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
et on peut encore en rajouter.
Je ne dis pas que les autres cultures ne sont pas agressives, je pense que les musulmans, s'ils avaient le plein pouvoir seraient beaucoup plus agressifs encore.
Il n'y a pas longtemps j'ai vécu un peu avec les nomades au Tibet, ce fut pour moi une expérience extraordinaire. Leur beauté intérieure et leur pureté m'a complétement bouleversé et m'a fait même arracher quelques larmes, jamais je n'avais vu cela dans ma vie. Ces gens qui ne vont pas à l'école, qui n'ont même pas un arbre pour s'abriter, qui ont peu d'oxygène à respirer (la pression est faible à cette altitude) ont quelque chose de précieux. leur pureté est comme de l'or massif. Ce serait criminel, (le mot n'est pas trop fort) de leur imposer (c'est le mot) même vos écoles ect... C'est nous qui devons apprendre d'eux.
Les Chinois n'ont pas réussi à casser le nomadisme (pas complètement en tous cas), je n'ose pas penser ce qu'auraient pu faire les occidentaux s'ils avaient eu le contrôle de cette région. Ils auraient certainement imposé leur système politique (démocratie: système miracle), construit des écoles, des musées ect... ils auraient certainement donné aux tibétain une vie beaucoup plus confortable, plus facile, ect...mais à quel prix... A quel prix bon sang ! Sans le vouloir ils auraient certainement massacré ce qu'il y a de plus précieux dans cette culture.
Je ne nie pas les horribles massacres perpéter par les chinois, les tortures ect... mais finalement le nomadisme existe avec ce quelque chose que les chinois n'ont pas réussi à détruire et cette invasion à permit au monde de découvrir cette formidable philosophie qu'est le bouddhisme tibétain.
Souvent certains mouvements humanitaires pensent faire le bien, aller dans le bon sens, et finalement détruise ce que la terre comporte encore de plus précieux. C'est pour cela que je veux me battre. | | | À: Solimann · 15 mars 2005 à 10:50 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 103 de 138 · Page 6 de 7 · 2 422 affichages · Partager l'occident s'est choisi le systeme qui fonctionne le mieux pour lui. Rajout indispensable à mon avis.
Faux. Le choix du developpement scientifique et intellectuel en general, le choix de la tolerance envers les minorités, le choix des echanges commerciaux, tout cela est le systeme qui fonctionne le mieux pour toutes, je dis bien toutes, les civilisations. D'ailleurs, c'est comme cela que le monde arabe, au debut du deuxieme millenaire, etait devenu le centre du monde, le foyer de civilisation le plus rayonnant. En Andalousie musulmane se concentraient les plus grands savants. Les juifs vivaient en securite, quand ils etaient pourchassés en terre chretienne. Les Arabes assuraient un lien commercial entre l'orient et l'occident, source de prosperite. Certains musulmans actuels feraient bien d'en prendre de la graine.
Et l'occident ne se développe que dans une seule direction.
Faux encore. Le developpement est scientifique, philosophique, politique, artistique, commercial, social, juridique... Ce sont les dictatures du tiers-monde qui ne vont que dans une seule direction : la-bas, on n'a pas le droit de penser differemment du pouvoir ; pas une tete qui depasse. En occident, tu peux tres bien etre religieux dans un Etat laic, lutter contre les compagnie petrolieres qui provoquent des marees noires alors que les lobbies sont puissants, militer dans un parti anti-democratique alors quenous sommes en democratie. Tout le monde se "developpe" dans la direction qu'il veut. Certes, comme partout il y a de la propagande, mais plutot moins qu'ailleurs ; ne pas oublier que certains de journaux les plus pro-Bush (comme le Washington Post) sortaient parfois des articles denoncant le president americain.
"Les flux de migrations, c'est vers l'occident qu'ils vont" ; pas seulement, et ce n'est apparemment pas la tendance actuelle.
Ceux qui emigrent des pays pauvres en Afrique et au Moyen-Orient vont en Europe. Ceux qui emigrent de l' Amerique Centrale vont aux USA. Le Canada attire de plus en plus de jeunes chercheurs du monde entier. Ca ne te suffit pas ?
La France, par exemple, est un pays d'immigration. C'est heureux : l'immigration est un signe de bonne sante pour un pays, et une chance de brassage des populations.
"D'ailleurs, les resultats sont la" quels résultats ?
Pele-mele : une esperance de vie jamais vue ; une alphabetisation qui permet aux masses d'avoir un esprit critique et de ne pas seulement subir en silence ; la paix (il n'y a pas de guerre entre deux pays democratiques, et les pays europeens ne se sont pas tapé dessus depuis plus d'un demi siecle, ce qui semble parti pour durer) ; tres peu de malnutrition (meme parmi les sans-emplois), a tel point que c'est plutot le probleme inverse qui se pose ; un confort technologique qui permet aux femmes d'etre libres (on ne se rend plus compte aujourd'hui a quel point la machine a laver fut une revolution) ; un recul du fanatisme religieux (meme s'il en reste) ; etc... | | | À: Solimann · 15 mars 2005 à 11:07 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 104 de 138 · Page 6 de 7 · 2 417 affichages · Partager par exemple plusieurs personnes de ce forum auraient la volonté d'exterminer les yanomamis car ces derniers pratiquent la pédophilie et que ca ne va pas dans le sens de leur morale.
Foutaises et calomnie. On ne parle pas d'exterminer, mais tout betement d'interdire certaines pratique. Ce ne signifie pas la mort d'une culture : les cultures ne sont pas figees, elles naissent, evoluent, fusionnnent, se melangent... Une culture qui n'accepte pas d'evoluer est une culture qui se meurt.
Combien de langues et de dialectes disparaissent chaque mois ? tu penses vraiment que les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
Ils n'y sont certainement pas pour rien, mais ils ne sont pas la source de tous les maux. Les ethnies du tiers-monde savent tres bien s'exterminer entre elles, rassure-toi.
Le lavage de cerveau, que l'on fait subir au monde entier avec toutes ces émissions débiles ?? les occidentaux n'y sont pour rien la dedans ???
On n'est pas obligé de regarder la TV. La preuve : refusant de me faire preparer l'esprit pour les pubs Coca-Cola, je n'ai pas de televiseur, et je m'en passe tres bien. Reste que les TV des dictatures sont bien souvent bien plus propagandistes, plus laveuses de cerveaux.
Il n'y a pas longtemps j'ai vécu un peu avec les nomades au Tibet, ce fut pour moi une expérience extraordinaire. Leur beauté intérieure et leur pureté m'a complétement bouleversé et m'a fait même arracher quelques larmes, jamais je n'avais vu cela dans ma vie.
C'est quoi encore cette histoire de pureté ? La pureté de la race ?
Ce serait criminel, (le mot n'est pas trop fort) de leur imposer (c'est le mot) même vos écoles ect...
Mais bien sur, ce serait vachement criminel de leur apprendre l'esprit critique, des fois qu'ils se revolteraient contre l'envahisseur chinois ou contre les lamas qui les reduisaient a l'esclavage a l'epoque de la theocratie feodale bouddhiste...
ils auraient certainement donné aux tibétain une vie beaucoup plus confortable, plus facile, ect...mais à quel prix... A quel prix bon sang !
Et donc ? A quel prix ? On attend toujours...
cette invasion à permit au monde de découvrir cette formidable philosophie qu'est le bouddhisme tibétain.
Allons, allons, tu ne vas tout de meme pas ceder a la derniere mode occidentale de paresse intellectuelle.  Le bouddhisme est une religion, pas une philosophie. | | | À: Solimann · 15 mars 2005 à 17:49 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 105 de 138 · Page 6 de 7 · 2 402 affichages · Partager Salut,
Je ne désire pas polémiquer, parce que rester impartial est assez difficile et peut-être impossible. C'est l'esprit humain qui est bien souvent perturbé et pousse les humains à agir sans discernement. Quand tu dis
Les occidentaux ne font pas mieux aujourd'hui et c'est certainement les pires prédateurs et agresseurs de la planète
en fait, ce sont tous les peuples qui, un jour ou l'autre, ont dominé leurs voisins qui se sont comportés de façon exécrable.
Toi-même le dis en critiquant ce que font les Chinois au Tibet, ce qu'ont fait les colons européens dans les Amériques ou en Australie, ou ailleurs. Ce qu'ont fait les troupes de Gengis Khan en Europe Orientale n'est guère mieux, la manière dont sont traités les non musulmans dans les pays musulmans n'est pas très reluisant non plus (les dhimmis). Je pourrais ajouter que la manière dont les Aztèques traitaient leurs ennemis était bien cruelle, et je pourrais aussi parler des sociétés d'Afrique noire qui faisait du commerce d'esclaves (d'autres noirs donc) avec les Européens.
C'est chaque fois la même chose des humains s'estiment supérieurs à d'autres humains, en raison de leur force, de leur sexe, de leur religion, de leurs connaissances, etc., et en profitent pour dominer d'autres humains qu'ils estiment inférieurs. Je disait plus haut qu'ils ont l'esprit perturbé parce qu'ils ne se rendent pas compte que leur "supériorité" ne va pas durer bien longtemps.
Philippe | | | À: Philippe2003 · 15 mars 2005 à 18:17 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 106 de 138 · Page 6 de 7 · 2 392 affichages · Partager J'ai toujours été une demeurée de l'informatique, là je ne fais pas exception et je n'arrive pas à changer de police et mettre toutça plus petit....  Brèf, j'avais envie de partager cet article après une soirée-débat le 8 mars organisée par la LICRA (Ligue Internationale contre le racisme et l'antisemitisme), mais je ne savais pas où le caser. Plus particulièrement je suggère avec (sans ironie) gentillesse une bonne lecture à ceux qui pensent que le "jardin du voisin est toujours plus...". __ Le Conseil des ministres algérien a approuvé mardi soir une série d'amendements à l'actuel Code de la famille, largement défavorable aux femmes, maintenant néanmoins le tuteur pour le mariage de la femme, a-t-on appris mercredi de source officielle. Maintien du tuteur pour le mariage
Selon l'actuel Code de la famille, adopté en 1984 sous le régime du parti unique du FLN (Front de libération nationale), la femme ne peut ni se marier, ni accomplir certains actes de la vie courante, sans l'aval d'un homme de sa famille : père, frère, oncle, cousin, même moins âgé qu'elle. Selon un communiqué du Conseil des ministres, le texte maintient "le wali (tuteur) pour le mariage de la femme, y compris majeure".La révision prévoit, toutefois, "la soumission de la polygamie au consentement préalable de la ou des épouses et de la future épouse, et à l'autorisation du président du tribunal qui devra vérifier le consentement ainsi que l'aptitude de l'époux à assurer l'équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale". L'actuel Code de la famille reconnaît la polygamie et la répudiation. Un homme peut avoir jusqu'à quatre épouses, les répudier et les reprendre à sa guise. Les amendements obligent "les futurs époux à produire un certificat médical attestant qu'ils ne sont pas atteints de maladies contre-indiquant le mariage". Le nouveau texte prévoit aussi "l'obligation pour l'époux d'assurer, en cas de divorce, le logement à ses enfants mineurs dont la garde est confiée à la mère", et que l'âge légal du mariage soit de 19 ans, pour les hommes comme pour les femmes. Il est actuellement respectivement de 21 ans et 18 ans, mais en pratique cette règle n'est pas appliquée, les juges accordant très souvent une dérogation pour être en conformité avec la charia (loi coranique) qui autorise le mariage dès que la jeune fille est pubère. Ces amendements "visent (...) à renforcer les droits de la femme à laquelle la Constitution garantit l'égalité citoyenne", affirme le communiqué du Conseil des ministres. Le président Abdelaziz Bouteflika s'était engagé, au lendemain de sa réélection l'an dernier, à améliorer le sort des femmes soumises au Code de la famille. Une commission installée par ses soins avait proposé des amendements, notamment sur la polygamie, des conditions draconiennes à la répudiation, et la suppression du tuteur, qui avaient été adoptés en août 2004 par le Conseil de gouvernement. Les islamistes et les conservateurs s'étaient mobilisés contre ces amendements. Le nouveau texte adopté par le Conseil des ministres doit dorénavant être voté par les deux chambres du Parlement.
AFP 23/02/2005 | | | À: Nakata · 15 mars 2005 à 20:04 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 107 de 138 · Page 6 de 7 · 2 380 affichages · Partager "mais tout betement d'interdire certaines pratique."
Parce que toi avec ton oeil d'occidental (version 2005, je précise) tu trouble cela pas bien, parceque c'est contraire à tes moeurs, à tes intérêts, ect... d'autres générations ont fait les mêmes erreurs, penses tu que ta génération possède la vérité ? et qui te donne le droit d'interdire à des gens qui se trouve à l'autre bout de la terre et qui ne t'ont rien demandé ? mais seulement tu es le plus fort (économiquement, c'est tout), car c'est l'homme blanc qui mène la planète entière.
"C'est quoi encore cette histoire de pureté ? La pureté de la race ? "
Est ce que j'ai parlé de race ? Que racontes tu ? Ces nomades sont imprégnés de cet environnement mystérieux et sublime, de ces paysages majestueux et cela se ressent dans leur manière d'être, cela se voit à travers leurs yeux (fenêtre de l'âme), cette pureté, c'est un fait, est extrémement émouvante et je n'ai jamais vu ca chez un autre être humain.
bien sur, ce serait vachement criminel de leur apprendre l'esprit critique, des fois qu'ils se revolteraient contre l'envahisseur chinois ou contre les lamas qui les reduisaient a l'esclavage a l'epoque de la theocratie feodale bouddhiste...
Es tu sûr toi même d'avoir l'esprit critique ? alors pourquoi ne te révoltes tu pas face à tout ce qu'on te fait avaler dans ce monde occidental. Pourquoi leur enlèves tu des qualités que toi tu penses avoir ? ce sont des êtres humains comme toi. Et les tibetains se sont révoltés face à l'envahisseur chinois, non ?
Et donc ? A quel prix ? On attend toujours...
Je ne vais pas me répéter, va voir mes posts précédents.
Allons, allons, tu ne vas tout de meme pas ceder a la derniere mode occidentale de paresse intellectuelle.  Le bouddhisme est une religion, pas une philosophie.
Toujours tes affirmations tranchées ! as tu une connaissance profonde du bouddhisme pour parler ainsi ? | | | À: Solimann · 16 mars 2005 à 10:46 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 108 de 138 · Page 6 de 7 · 2 366 affichages · Partager Parce que toi avec ton oeil d'occidental (version 2005, je précise) tu trouble cela pas bien, parceque c'est contraire à tes moeurs, à tes intérêts, ect...
Que viennent foutre mes moeurs et mes interets ? Il est question, tout betement, de droits humains et de liberté. L'excision est une entrave a la liberté de la femme. La soumission des femmes en pays musulman aussi. Un curé bouddhiste qui commande a un peuple de part sa ssituation religieuse, c'est une entrave a la liberté de ses sujets, a leur liberté de choix. Tout simplement.
et qui te donne le droit d'interdire à des gens qui se trouve à l'autre bout de la terre et qui ne t'ont rien demandé ? mais seulement tu es le plus fort (économiquement, c'est tout), car c'est l'homme blanc qui mène la planète entière.
Te rends-tu compte que tu as une vision profondemment ethniciste, raciste du monde ? Certains voient les juifs comme ceux qui apportent le malheur a leur pays, certains voient les arabes de la meme maniere, et toi tu vois les blancs pareil. Or, ce ne sont pas les blancs qui decident pour les autres : tu nies le travail courageux de tous les Africains defenseurs des droits de l'Homme qui se battent contre l'excision, de tous les democrates arabes qui se battent au peril de leur vie contre les dictateurs locaux, de tous les Indiens qui tentent de se battre pour l'eductation de leurs enfants et militent pour l'ecole pour tous, etc...
De plus, refuser l'evolution des cultures du tiers-monde est egalement une forme de racisme contre les Noirs, les Arabes, les Asiatiques : tu leur refuses la possibilite et la capacite d'evoluer vers un futur moins sombre que ce qu'ils connaissent actuellement : malnutrition, guerres ethniques, epidemies, mortalite infantile, etc...
Si on suit ton raisonnement, on devrait interdire aux Africains de reclamer les tri-theraphies a faible prix : tout ce qui vient des mechants blancs ne peut etre que mauvais, donc, laissons-les crever du sida !
Est ce que j'ai parlé de race ? Que racontes tu ?
Tu fonctionnes par allusions et sous -entendu ; tu ne cesses de glisser des mots comme "purete" en esperant que ca passe ; or la "purete" est l'ennemi de l'humanite : c'est un vecteur de haine et d'exclusion, c'est le contraire de l'echange, du metissage, Il n'y a que les integristes qui reclamentr un retour a la "purete". Vive l'impurete !
Ces nomades sont imprégnés de cet environnement mystérieux et sublime, de ces paysages majestueux et cela se ressent dans leur manière d'être, cela se voit à travers leurs yeux (fenêtre de l'âme), cette pureté, c'est un fait, est extrémement émouvante et je n'ai jamais vu ca chez un autre être humain.
Tu t'embrouilles... Mais tu ne m'expliques toujours pas en quoi le fait que les tibetains sont impregné par leur environnement (merci du renseignement) soit un signe de purete. Le sens des mots, c'est important. J'attend, il me faut quelque chose de plus substantiel que des cliché pechés dans Himalaya l'enfance d'un chef.
Es tu sûr toi même d'avoir l'esprit critique ? alors pourquoi ne te révoltes tu pas face à tout ce qu'on te fait avaler dans ce monde occidental.
Mais c'est precisemment ce que je fais. Je refuse la TV (je n'en ai pas). Je combat le tout-bagnole et d'autres atteintes a l'environnement. Je combat la betise des integristes chretiens, qui sont les integristes locaux. Je combat la pub (j'achete surtout des journaux sans pub, comme [Charlie-Hebdo). Tu sais quoi ? Le 10 mars, j'etais dans les manifestations. Et tu sais quoi ? Il parait que dans certains pays dont tu fais l'apologie, les gens n'ont pas le droit de manifester. Ni d'avoir de l'esprit critique par rapport aux problemes de leur propre pays : les mollahs, ou l'armee, ou les lamas, ou le Parti, ou le chef, s'en charge pour eux.
Pourquoi leur enlèves tu des qualités que toi tu penses avoir ? ce sont des êtres humains comme toi.
Voir plus haut : c'est toi qui leur enleves des qualites, celles d'avoir un esprit critique. Tu ne vois un Tibetain que comme la partie d'un ensemble qui doit etre uniforme, tous les memes pratiques. Or moi je vois un TIbetain comme un individu, ayant des obligations vis-a-vis de la societe dans laqelle il se trouve mais ayant aussi des droits, notamment d'avoir des moeurs differents, du moment que ces moeurs n'atteignent pas a la liberte des autres membres du groupe.
Toujours tes affirmations tranchées ! as tu une connaissance profonde du bouddhisme pour parler ainsi ?
Non, et toi ?  N'empeche que voir le bouddhisme comme une philosophie, c'est un truc d'occidental fasciné par l'orient. Ayant perdu confiance dans leur propre clergé, certains occidentaux ont besoin de se trouver de nouveaux reperes, a travers une spiritualite qu'ils refusent de qualifier de religion, car ce terme est connoté negativement dans leur esprit.
Un philosophe n'a pas besoin de pratiquer des rites pour reflechir au monde. | | | À: Nakata · 29 mars 2005 à 22:05 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 109 de 138 · Page 6 de 7 · 2 323 affichages · Partager La civilisation occidentale
XIMENA GONZÁLEZ
En quoi les occidentaux se comportent-ils comme des êtres civilisés ? Peut-être qu’un des traits caractéristiques de l’homme occidental civilisé, quand on aborde la question de la civilisation simplement au niveau des comportements et non pas en tant que trait spécifique d’une culture, est la retenue qu’il s’impose, visible dans ce qu’il considère comme constituant le respect primordial dû aux autres, la non-interférence dans la sphère privée d’autrui, dans l’intimité des autres.
Ainsi, ce qui étonnera peut-être un observateur venu des pays du « Sud », sera l’ordre se dégageant de toute la vie sociale européenne, perceptible dans le ton bas des conversations et des rires aussi bien dans la rue que dans les sphères dites privées, la quasiabsence de contacts physiques spontanés entre inconnus, le vouvoiement, la retenue physique tendant à un maintien rigide dans les mouvements les plus quotidiens, la rareté des manifestations extérieures de sensations ou de sentiments, la précision dans la gestion de l‘emploi du temps individuel et social, bref une sorte de calfeutrage social, de silence circonscrivant un périmètre de sécurité préservant l’intimité des gens les uns vis-à-vis des autres.
En quoi toute cette retenue peut-elle être le signe de l’homme civilisé ? A première vue et uniquement sous cet angle, la civilisation serait la pratique d’une certaine manière de concevoir le respect dû aux autres comme à soi-même. Respecter autrui reviendrait alors à ne pas avoir de contact physique avec lui, à ne pas le toucher, ne pas lui imposer son bruit, ses odeurs, ses mots.
Respecter autrui serait alors gommer au maximum sa présence, ne pas interférer, et surtout ne pas déranger les autres. Comportement inscrit dans les normes sociales, conduisant par exemple mon voisin à me demander de fermer ma fenêtre l’été, car mes rires trop bruyants perturbent le silence dans lequel doit pouvoir se déployer sa vie privée.
L’homme civilisé occidental se définirait alors par une certaine retenue comportementale, qu’il s’impose à lui-même autant qu’il l’impose aux autres, fruit d’une auto-limitation dans l’extériorisation de ce qu’il nomme ses « pulsions ». La civilisation occidentale serait lisible dans une sorte de repli vers l’intérieur, dans l’intériorisation de tout ce qui a trait aux sensations et aux sentiments. L’homme occidental pourrait ainsi se définir comme l’homme intérieur. Car ce périmètre de silence et de réserve constituerait le cadre nécessaire à l’élaboration de son intimité.
Toute cette retenue serait alors le gage d’un gain inestimable : l’intériorité de l’homme occidental.
Le problème étant qu’à force de se replier en soi, l’homme occidental aurait tendance à se replier sur soi, dans une difficulté toujours plus grande à faire lien avec les autres. Le mal contemporain des sociétés occidentales serait celui d’une dé-liaison du corps social, d’une fragmentation dont on peut se demander si elle ne contamine pas l’individu lui-même, dans l’élaboration de son identité propre. La sur-consommation d’antidépresseurs, de somnifères et de médicaments censés guérir les maux de l’âme, ne serait-elle pas le symptôme d’une solitude et d’un mal-être dont souffriraient les Européens, signe d’un excès de civilisation, de sur-civilisation pourrions-nous dire, qui à force d’imposer tant de retenue dans les comportements, finirait par bâtir des barrières infranchissables entre les individus, les laissant isolés les uns des autres, comme perdus sur une île déserte possédant néanmoins l’inestimable avantage du tout confort « high-tech » ? La sur-civilisation européenne ne verserait-elle pas alors en ce sens dans une sorte de barbarie du sujet, de « dé-subjectivisation » en masse des individus la composant ? Le barbare, ne serait-il pas celui qui ne sachant plus comment entrer en contact avec les autres, ne trouve plus le chemin qui le conduit à lui-même ?
Bien sûr, les traits esquissés ici sont quelque peu forcés. Mais il s’agit pour nous de tenter de comprendre un phénomène complexe, qui tout en ne se laissant évidemment pas ramener uniquement à celui d’une sur-civilisation comportementale, peut y trouver une clef de lecture permettant de relier les uns aux autres les différents problèmes que nous avons soulignés ici.
Nous allons donc tenter de reconstituer le lien qui peut s’établir entre l’idée d’un processus civilisateur compris comme intériorisation des normes et des pulsions, celle d’une auto-limitation du sujet créatrice de son intériorité, et celle d’un mal européen contemporain, celui de l’autoréférence vide d’un sujet, peinant à trouver dans son existence collective les clefs de son existence propre.
Pour tenter de comprendre en quoi la civilisation telle qu’elle se pense en occident se définit bien comme processus d’intériorisation d’un certain nombre de normes, régulant les comportements individuels et sociaux, nous analyserons dans un premier temps la manière dont la psychanalyse, domaine privilégié de l’exploration et de la théorisation de l’intériorité du sujet humain, définit le mouvement qui aboutit à la naissance de la civilisation, à travers les analyses élaborées à ce sujet par son illustre fondateur, Sigmund Freud. Puis nous nous arrêterons sur les réflexions du sociologue Norbert Elias selon lesquelles le processus de civilisation tend dans sa dynamique même à la mise en place d’une intériorité se définissant par un mouvement d’enfermement sur soi. L’analyse de ces deux pensées nous servira de base pour mieux comprendre le problème de la barbarie du processus de civilisation que nous avons exposé, et que nous nommons ici sur-civilisation. 1. La civilisation comme refoulement des pulsions et intériorisation des normes
Nous allons donc dans un premier temps tenter de comprendre comment cette intériorité, que nous avons caractérisée comme étant le propre de l’homme occidental, est tributaire d’une pensée de l’autocensure, du refoulement des pulsions, et surtout comment elle est paradigmatique d’une certaine manière de penser ce qu’est la civilisation. Ce qui nous intéresse ici, dans la démarche de S. Freud, est que la civilisation est envisagée comme ce qui se constitue à partir de ce refoulement des pulsions et des instincts, civilisation dont la dynamique propre aboutirait à un processus d’intériorisation des interdits et des normes.
L’idée principale que nous étudierons à partir du texte de Freud Malaise dans la civilisation, est qu’au fur et à mesure que la civilisation se développe, le renoncement aux pulsions se fait de l’intérieur même de l’individu, et que c’est ce renoncement vis-à-vis des désirs et des pulsions qui dote ainsi l’individu d’une intériorité comprise ici comme conscience morale : la dynamique limitatrice de la civilisation est intériorisée par l’individu.
Le point de départ de la réflexion de Freud sur la civilisation est l’interrogation suivante : qu’est ce qui pousse les hommes à vivre ensemble, et à se constituer ensuite comme civilisation ? Il s’agit en fait pour Freud de proposer une sorte de genèse de la vie collective pensée en analogie avec le développement psychique de l’individu, qu’il explique à partir de la confrontation entre l’économie libidinale (Eros), et la nécessité (Ananké), source du premier regroupement social, point nodal de la civilisation. L’économie libidinale serait cette puissance, qui tendrait à joindre les individus entre eux : ainsi l’homme de la femme et la femme de ses enfants. La nécessité quant à elle serait celle d’avoir à travailler pour subsister, aboutissant à l’union des forces et à la répartition des tâches. La confrontation de ces énergies, par la limitation qu’elles s’imposent l’une à l’autre, aboutit alors à la première création du vivre ensemble : la famille. « La vie en commun des humains avait donc pour fondement : premièrement la contrainte au travail créée par la nécessité extérieure, et secondement la puissance de l’amour, ce dernier exigeant qu’en fussent privés ni l’homme de la femme, son objet sexuel, ni la femme de cette partie séparée d’elle-même qu’était l’enfant. Eros et Ananké sont ainsi devenus les parents de la civilisation humaine dont le premier succès fut qu’un plus grand nombre d’êtres purent rester vivre en commun. » [[lien "La confrontation entre Eros et Ananké se traduit en fait par un refoulement des pulsions nécessaire, non pas seulement à la limitation de la vie sexuelle réinvestie comme énergie dans le travail et la création, mais surtout à la limitation d’une tendance à l’agression, qui constitue pour Freud une des bases de la nature humaine [[lien ". Car le mouvement même qui préside à la formation de la famille, engage de par sa dynamique même et pour les mêmes raisons, à la constitution d’un vivre ensemble plus large : la civilisation.
Cette tendance à l’agression, qui définirait la nature humaine, et qui, si elle était librement déchaînée présiderait alors au mouvement inverse, c’est-à-dire à la désunion des hommes entre eux, doit donc être désamorcée. Les moyens que se donne la civilisation pour parvenir à ses fins se trouvent donc dans la limitation qu’elle instaure, et qui se traduit par la limitation des pulsions d’agressivité qui sont réorientées vers la domination de la nature et de la vie sexuelle, nécessaire à l’instauration du vivre ensemble et du travail. Ce que Freud nomme civilisation se met alors en place de la manière suivante : « La civilisation doit tout mettre en oeuvre pour limiter l’agressivité humaine et pour en réduire les manifestations à l’aide de réactions psychiques d’ordre éthique. » [[lien "
La conscience morale est donc le moyen que se donne la civilisation pour limiter mais surtout dévier la pulsion d’agressivité. La conscience morale serait donc la création par la culture des idéaux moraux ayant pour but de faire taire les pulsions d’agressivité, de les réinvestir dans une économie individuelle par l’intériorisation des interdits. L’agressivité est ainsi reproduite et placée à l’intérieur en tant que figure de toute-puissance paradoxalement possédée par le sujet et le possédant, par le mécanisme double de la culpabilité et de la sublimation. « La tension née entre le Surmoi sévère et le Moi qu’il s’est soumis, nous l’appelons sentiment de culpabilité [..]. La civilisation domine donc la dangereuse ardeur agressive de l’individu en affaiblissant celui-ci, en le désarmant, et en le faisant surveiller par l’entremise d’une instance en lui-même, telle une garnison dans une ville conquise » [[lien ".
La conscience morale serait ainsi l’expression même de cette instance limitatrice positionnée à l’intérieur même du sujet, tendant à limiter l’extériorisation de l’agressivité, dont le siège inconscient et surtout omniscient nous serait donné par Freud dans le concept de surmoi. Freud nous dit que « nous connaissons deux origines au sentiment de culpabilité : l’une est l’angoisse devant l’autorité, l’autre, postérieure, est l’angoisse devant le Surmoi. » [[lien " Le sentiment de culpabilité semble donc être à la fois à la base du surmoi, et ce qui l’alimente.
Il s’agit ici de l’intériorisation par le surmoi de l’angoisse ressentie devant l’autorité, et canalisée vers les pulsions, qui tout en étant refoulées, n’en cessent pas moins d’exister. Face à elles se créent la mauvaise conscience, et la culpabilité. Le surmoi serait donc cette instance ayant recours aux mécanismes de l’identification à travers la figure de l’autorité qui est intériorisée et reprise à son propre compte. La conscience est donc à la fois le fruit du retournement de l’agressivité ressentie contre l’instance limitatrice, et la conséquence du refoulement des pulsions, donc des tensions existant entre le moi et le surmoi. C’est en ce sens que la conscience est conscience morale.
La notion de conscience morale est donc l’instance en question qui dans le sujet, et par le bais de la culpabilité, ré-articule la pulsion d’agressivité au sein même de l’individu : L’agression est « introjectée », « intériorisée » [[lien ".
La civilisation est alors pensée comme limitation des satisfactions pulsionnelles en vue d’un vivre ensemble qui doit apporter à l’homme les bienfaits de l’unité. La civilisation est alors le fruit d’un renoncement, celui de la jouissance toute-puissante de ses pulsions et désirs, et elle est en ce sens l’incarnation d’un surmoi collectif, lisible dans la notion de morale. La fonction principale de ce surmoi collectif est de créer dans l’intériorité de l’homme, la capacité à s’auto-limiter, et à faire de la pulsion de destruction, qui se manifeste comme mécontentement face à cette limitation, l’instrument d’une sublimation tendant à l’union toujours plus grande des individus en collectivité. Désir d’union de plus en plus grand, qui caractériserait la finalité de la pulsion de vie en l’homme.
Or, ce que nous avons décrit comme constituant une sur-civilisation, serait peut-être le fruit d’une si parfaite réussite dans l’intériorisation et la limitation des pulsions, que leur énergie même s’en trouverait pour ainsi dire annihilée. La finalité de la civilisation serait alors désamorcée, et le rassemblement toujours plus grand des individus en unités stoppé par l’écartèlement et la distance infranchissable qui se met en place entre les individus du fait du refoulement et de l’absence d’extériorisation des pulsions.
L’intériorité, fruit de la conscience de soi véhiculée en grande partie grâce aux tensions de la conscience morale, se présente comme toute-puissante et auto-fondatrice. C’est ce que nous allons tenter d’approfondir grâce aux analyses de Norbert Elias sur ce même processus de civilisation. 2. La dynamique civilisatrice ou l’autoréférence du sujet
C’est cette intériorité, tributaire de l’économie créatrice de la culpabilité, et dont le champ s’élargit à mesure que le processus de civilisation se développe et que les normes sont de plus en plus intériorisées, qui nous servira à la fois de lien et d’axe de réflexion, nous permettant de poursuivre et de commenter les analyses de Freud sur la civilisation à travers celles de Norbert Elias sur ce même thème.
Norbert Elias dans La société des individus [[lien "part du postulat que la société est régie par l’organisation des relations des hommes entre eux, possédant une structure propre. Son analyse se centre alors sur ce qu’il nomme le processus d’individualisation. Ce qui nous intéresse ici est qu’il analyse la civilisation occidentale comme porteuse du processus d’individualisation, définie historiquement comme dynamique d’intériorisation progressive des normes, aboutissant à la figure d’un sujet auto-fondateur et auto-référentiel.
Dans son ouvrage principal, La civilisation des moeurs [[lien ", Norbert Elias décrit comment du Moyen-Age jusqu’au XIXe siècle, la civilisation a instauré un certain mode de contrôle des pulsions qui, de la prohibition extérieure, a été déplacé à l’intérieur de l’individu en tant que mécanisme d’auto-contrainte. Or, c’est précisément ce refoulement à l’intérieur de l’individu, cette auto-contrainte, qui crée cette sphère intime nommée l’intériorité, et son corollaire la conscience. Nous retrouvons clairement ici les mécanismes de formation du surmoi analysés par Freud dans sa définition de la civilisation : l’individu qui intériorise de plus en plus les normes de la civilisation, transforme et inhibe ses instincts, et forge en lui-même une instance contraignante de limitation [[lien ".
Norbert Elias examine ainsi ce processus d’individualisation à partir de l’analyse de la structure personnelle de l’individu moderne, qui serait le fruit du déplacement du mode de censure des affects, de l’extérieur vers l’intérieur même de l’individu. Norbert Elias nous présente ainsi une genèse historique et sociale de ce phénomène d’intériorisation et d’auto-limitation, en montrant que c’est la structure de la société qui postule et cultive une certaine forme déterminée de répression affective, c’est-à-dire que c’est bien la civilisation occidentale telle qu’elle s’est constituée qui en est le moteur.
Il expose donc les deux principales conditions qui ont rendu possible cette intériorisation. D’une part, les sociétés occidentales ont évolué vers une différenciation de plus en plus grande des fonctions sociales [[lien ". Cela a alors permis à l’individu de s’orienter de plus en plus vers une forme de réalisation individuelle nécessitant le développement de cette capacité à se diriger soimême, à se contrôler soi-même et donc à contrôler sa vie. D’autre part, le monopole de la violence par l’Etat a été ce qui a fait que les individus ont eu de moins en moins de comportements violents, qu’ils ont appris à réfréner par eux-mêmes leurs pulsions d’agressivité.
Norbert Elias analyse ensuite les différentes étapes du double mouvement d’intériorisation des normes, et de poussée dans le phénomène d’individualisation. Il nous montre que de l’opposition entre l’homme et la nature, ou entre le sujet et l’objet de connaissance, nous sommes passés à une opposition entre l’individu et la société. La notion de nature se retrouve alors comme à l’intérieur même de l’individu, et c’est là que se joue la fierté de l’être individuel et de son indépendance [ « se caractérise par une forte différenciation et par une forte tension entre les impératifs et les interdits de la société, acquis et transformés en contraintes intérieures, et les instincts ou les tendances propres à l’individu, insurmontés mais contenus. » [[lien "
C’est cette tension qui serait alors à la racine de la scission qui se crée entre la sphère privée et la sphère sociale, et qui serait donc à la racine de l’opposition entre individu et société.
Afin de bien comprendre cette scission, Norbert Elias nous donne l’illustration suivante. Plus la civilisation se développe, plus l’enfant est tenu à l’écart de la vie sociale, et plus sa préparation à la vie adulte est longue : l’enfant n’est plus préparé directement à la vie d’adulte mais indirectement à travers des écoles, des universités, etc. Au cours de cette formation indirecte l’enfant apprendra à cultiver en lui, ou tout du moins à envisager une foule de dispositions différentes, de choix de vie différents. Or, plus l’individu est poussé à se différencier des autres, c’est-à-dire plus est valorisé l’accomplissement personnel de soi, moins il a la réelle possibilité de se différencier effectivement, car ses aspirations seront de fait limitées par sa position sociale et par la compétition. Et surtout, dans une société qui valorise de plus en plus l’individualité, le conformisme se développe aussi de plus en plus [[lien ". Une réelle opposition se met alors en place entre l’intériorité (la sphère privée) et la sphère sociale.
Norbert Elias analyse donc le processus d’individualisation comme étant le fruit de la coupure et de la tension existant entre les aspirations sociales de l’individu, et les limitations qui les bornent. Et c’est à partir de ce processus que Norbert Elias définit l’idéal du moi caractéristique des sociétés occidentales, cet idéal représentant alors l’aboutissement du processus d’individualisation : « Cet idéal du moi de l’individu humain consistant à se détacher des autres, à exister par soi-même et à rechercher la satisfaction de ses aspirations personnelles par ses propres qualités, ses propres aptitudes, ses propres richesses et ses propres performances est certes un élément constitutif de sa personnalité. C’est quelque chose sans quoi il perdrait à ses propres yeux son identité de personne individuelle. » [[lien "
La séparation entre extérieur et intérieur résulterait donc d’une construction historique : la séparation entre la société et l’individu n’est pas la forme générale de la conscience de soi, mais bien l’aboutissement d’un processus historique particulier dont Norbert Elias nous donne les grandes lignes. Selon lui, ce phénomène se serait amorcé à la Renaissance, et serait le fruit d’un basculement de ce qu’il nomme l’équilibre « nous-je » du côté d’une représentation d’un « je » sans « nous », caractéristique de l’époque moderne, et aboutissant à cet idéal du moi d’un sujet libre, auto-fondateur et désengagé. C’est donc la fonction de ce « nous », telle qu’elle était anciennement définie en tant que contrainte extérieure, qui se perdrait en occident, aboutissant à une représentation de la conscience personnelle comme individuelle où l’individu doit être de plus en plus autonome.
En effet, nous avons vu que le processus d’intériorisation des normes se couple avec un processus d’individualisation de plus en plus poussé, qui fait que l’individu se détache des groupes sociaux, ou du moins qu’il ne les considère plus comme le support de définition de son identité. L’identité est ainsi définie comme ce qui doit singulariser l’individu et non pas comme ce qui le rapproche des autres, comme une identité devant trouver en elle-même de quoi se définir, afin d’être authentique, comprise dans l’idéal de la toute-puissance du moi, débarrassé de l’autorité de la tradition.
Le domaine de l’intériorité serait donc devenu cette expérience de cette idée du « je » sans « nous ». Le « nous » est vécu alors uniquement comme un choix, comme quelque chose auquel le « je » adhère en fonction de ses préférences, de ses désirs et de ses goûts. L’intériorité se détache et s’autonomise, et elle est donc à la fois le siège des uniques limitations que le sujet tolère, et qu’il peut seul s’imposer, et ce qui se pose en opposition avec un monde extérieur.
En effet, si les normes sont de plus en plus intériorisées nous assistons à un double mouvement. D’une part le sujet s’auto-limite de plus en plus, donc il tend à s’enfermer davantage en lui-même, dans la perception de son intériorité que personne d’autre ne peut comprendre et auquel nul ne peut avoir accès, et il se coupe ainsi du monde extérieur qui est vécu comme le lieu où est projeté l’arbitraire de la contrainte. D’autre part, dans ce mouvement d’enfermement sur soi, le sujet se détache de plus en plus de la compréhension des interdits et des normes extérieures véhiculées par la société, qui tendent à rester lettre morte pour lui.
L’idéal du moi tel qu’il définit l’homme occidental, tout en étant un idéal proprement individualiste, n’en reste pas moins un idéal partagé par les individus des sociétés occidentales, et se retrouve de fait dans une position paradoxale. En effet, cet idéal, qui est le fruit d’une ouverture sur le « nous », d’une intégration des normes et valeurs fondamentales de la société occidentale, est en même temps un facteur de tensions, voire d’un sentiment de coupure entre l’individu et le « nous », et est à ce titre porteur d’une dissolution du « nous » et surtout des sens que celui-ci véhicule. Ce qui ne fait que renforcer le repliement sur soi et sur son intériorité de l’homme occidental, le coupant des principaux pôles identificatoires véhiculés par la société. 3. Barbarie de la « sur-civilisation »
Ce que notre analyse de la notion de civilisation nous a permis de comprendre est ce qui se joue pour le sujet moderne occidental dans ce difficile et souvent paradoxal équilibre entre la liberté de s’auto-définir, et la capacité à le faire. Le danger majeur est alors cette opposition entre la sphère privée et la sphère publique. L’idéal du moi occidental comme auto-référentiel nous semble bien alors exprimer l’impasse dangereuse à laquelle aboutit la dynamique propre à la civilisation occidentale. Car cet idéal véhicule celui d’un individu auto-suffisant, tirant de son intériorité les normes de définitions de son être, le conduisant à se considérer comme le seul support légitime pouvant diriger et guider sa vie. Idéal de toute-puissance du « je » le coupant ainsi des autres, et surtout des sens que ces autres, ces « nous » véhiculent.
Comment ne pas être frappé alors par l’aboutissement de cette dynamique civilisatrice, présidant à une individualisation de plus en plus poussée, repoussant les caractères du « nous » dans des conceptions de plus en plus abstraites et lointaines et poussant l’individu à s’enfermer dans son individualité ? Car l’homme occidental se coupe ainsi de plus en plus de la compréhension de ces « nous » peu concrets, dans une dynamique civilisationnelle produisant finalement ce moi désengagé et autonome, présidant à sa dissolution même et à la perte de son sens. Société sur-civilisée composée de « je » produits en masse sans liens ni rapports les uns avec les autres, si ce n’est justement dans cette volonté-là d’être soi-même en dehors des autres, danseurs aux mouvements frénétiques incapables de se toucher les uns les autres, rassemblés par une même musique mais enfermés chacun dans leur monde hermétique.
L’individu moderne occidental serait donc cet individu qui se retrouve partagé entre les différents idéaux du moi qu’il « consomme » et qu’il digère comme il change de chemise, repoussés sitôt qu’ils sont absorbés, et dont l’instantanéité de lecture semble bien être le critère principal de sélection. Civilisation produisant ainsi des individus désorientés et confus quant au sens de leur existence, perdus dans la profusion de choix qui s’offrent à eux et qui ne constituent plus de véritables repères identificatoires, mais des options interchangeables se vidant ainsi de leur sens. Car le danger est alors de ne plus savoir comment combler cet écart, ce vide se produisant entre l’intériorité et le monde extérieur. L’homme civilisé occidental risque ainsi, non seulement de ne plus savoir comment aller à la rencontre de cette altérité que constitue autrui, mais aussi de se perdre dans sa propre image, comme nous le raconte le mythe d’Ovide sur Narcisse amoureux de son propre reflet.
Au terme de notre analyse, qui nous a permis de saisir en quoi la civilisation comprise comme l’intériorisation croissante des pulsions en auto-contrainte, portait en elle le danger de l’autoréférence déstructurante du sujet, nous pouvons à présent faire quelques remarques. La première vise à souligner la paradoxale manière de faire de la maîtrise des pulsions et de l’agressivité inhérente à l’homme l’impératif majeur de la civilisation. Il est en effet important de noter que cette conception de la civilisation est l’héritière d’une manière bien particulière de penser le vivre ensemble et l’instauration de la société humaine, celle du contrat social. L’un de ses théoriciens majeurs, Thomas Hobbes [[lien ", nous explique en effet comment la société se constitue contre une violence primordiale, naturelle aux relations que les hommes entretiennent entre eux. La société, c’est-à-dire le vivre ensemble des hommes, est pensée comme renoncement de chacun à sa propre force individuelle [[lien " en vue de l’instauration d’une force supérieure capable de tenir ensemble la société, et par là même de la créer. Dans cette théorie, qui repose sur l’idée d’une violence originaire, d’une agressivité naturelle, le mode de relation naturel entre individus hors civilisation serait donc la guerre de tous contre tous.
Or, la notion d’agressivité telle qu’elle est décrite par Freud et par Norbert Elias a ceci de particulier qu’elle trouve à son principe la notion d’auto-agression. La notion classique d’agressivité comprise comme mode de relation envers autrui se trouve alors retournée pour être comprisecommeviolenceexercéesur soi. Or, c’est bien l’agressivité que l’homme retournerait contre lui-même qui serait à la base de son intériorité particulière d’homme civilisé. La notion de civilisation telle que nous l’avons décrite tout au long de cet article porte en germe dans sa dynamique même la possibilité de se faire violence à soi-même, volontairement. La violence est alors ce que la civilisation vise à éradiquer en tant que support de la relation des hommes entre eux, en transposant ces mécanismes au sein même de la relation de l’homme à lui-même.
Finalement, on peut se demander si ce n’est pas justement cette manière-là de penser la base des relations humaines et de la relation à soi qui aboutit à cette séparation radicale des individus en sujets auto-fondateurs vacillants. La peur de l’autre n’est-elle pas finalement une peur de soi, la peur d’extérioriser les pulsions que la civilisation nous a appris à considérer comme néfastes, comme agressives et donc mauvaises, ou tout simplement comme déplacées ? Comment l’individu peut-il alors avoir accès aux autres et surtout à lui-même, enveloppé dans cette autocensure qui lui apprend à refréner ses instincts et ses envies spontanées ? Comment peut-il s’exprimer si c’est en lui-même que le mouvement est stoppé, tari, par la peur de déranger comme par celle d’être lui aussi dérangé à son tour par les autres ?
L’individu occidental, qui n’a que trop bien intégré les normes de comportement civilisé en auto-réprimant constamment et naturellement ses instincts, ses pulsions, et donc ses impressions et ses sentiments, ne sait plus comment agir dans la confrontation réelle avec ce « nous » que constitue sa société, ne sait plus comment entrer en contact avec ce qui ne fait pas sens pour lui.
Il passe ainsi son temps à essayer par tous les moyens possibles d’éviter d’entrer en contact impromptu avec les inconnus. Seule son intériorité auto-fondatrice lui semble alors être à même de le déterminer et de nourrir son être, et constitue ainsi idéalement l’unique source d’élaboration de son identité.
Oubliant ainsi son essence d’homme social, d’animal politique comme le définit Aristote, c’est bien son identité même qui est alors en crise, sans même peut-être qu’il s’en aperçoive encore lui-même, obnubilé par ses propres critères d’évaluation des normes et de définition de sa sphère privée, bercé par ses antidépresseurs et autres médicaments modernes [
La sur-civilisation occidentale, comme surenchère dans l’autoréférence d’un sujet roi, porte alors bien en elle les germes d’une nouvelle barbarie, celle de l’individu trop bien civilisé, si bien civilisé qu’il ne sait plus franchir l’abîme qui le sépare des autres, de tous ces autres qui ne constituent pas son intériorité, barbare poli mais froid, ne supportant d’aucune manière que l’on puisse avoir la prétention, somme toute assez modeste, d’interférer dans sa vie. La société occidentale semble produire alors en masse et à la chaîne ses barbares civilisés, sujets autofondateurs en mal d’être, en perte d’identité, mal de solitude et de souffrance internes. Peut-être que prenant conscience que leur mal-être est finalement celui de leur civilisation, et qu’ils ne le doivent pas uniquement à leurs souffrances privées, ils se résoudront alors tout de même à sortir d’eux, brisant ainsi le fondement de leur enfermement auto-référentiel.
Peut-être. Encore une fois, nous grossissons les traits, mais en attendant, la civilisation occidentale poursuit sa route et ne semble pas être à même de se remettre réellement en question, malgré les tremblements de terre et les fissures qui commencent à l’ébranler un peu partout, du dedans même des individus qui la composent.
[i]La Iguana Roja[/i]
[img]http://www.alia2.net/elements/transpix.gif?NON_DISPONIBLE[/img] [/lien]Ximena González Allocataire de Recherche à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciencies Sociales (EHESS)
[[lien " target="_blank" rel="nofollow">]], P.U.F, 1971, p. 51
[[lien " « L’agressivité constitue une disposition instinctive primitive de l’être humain, [..] la civilisation y trouve son entrave la plus redoutable. » ibid.p.65.
[[lien " Ibid., p.65
[[lien " Ibid., p. 80
[[lien " Ibid., p. 84
[ [[lien " target="_blank" rel="nofollow">]], Agora, 1999.
[Paris, Calmann-Lévy, 1973
[[lien " target="_blank" rel="nofollow">« Plus le contrôle des instincts est intensif et omniprésent, plus est stable la constitution d’un surmoi nécessaire à l’exécution des fonctions d’adulte dans une société », ibid., p. 66.
[ [[lien " target="_blank" rel="nofollow">« L’intériorité est ressentie comme ce que l’on est par nature », ibid., p. 176
[ [[lien " target="_blank" rel="nofollow">« dans toutes les sociétés, les moyens de différencier et les domaines dans lesquels il est possible et permis de le faire se voient imposer des limites très strictes. En dehors de ces limites, on attend de l’individu qu’il fasse exactement le contraire », ibid., p. 196.
[ [[lien " target="_blank" rel="nofollow">Le Léviathan.
[ [[lien " target="_blank" rel="nofollow">]] est d’ailleurs l’un des premiers consommateurs au monde.
www.alia2.net | | | À: Solimann · 8 avril 2005 à 19:50 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 110 de 138 · Page 6 de 7 · 2 269 affichages · Partager de point de vue historique, l'occident a joué un grand role pour faire sortir les reste du monde du moyen age, en contre partie il a imposé une vision trop matérieliste sur la vie et je pense que le 21 siecle constitue un detournement universelle vers le sens sprituelle de l'existant | | | À: Nelsonruz · 26 avril 2005 à 20:41 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 111 de 138 · Page 6 de 7 · 2 249 affichages · Partager Merci pour ce texte où ressortent des vérités criardes, loin de la vision rétrécie du monde d'un Nakata. | | | À: Solimann · 30 avril 2005 à 11:55 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 112 de 138 · Page 6 de 7 · 2 203 affichages · Partager que de blabla et d'écritures sur ce sujet....vous n'avez pas un petit voyage à préparer ? le forum regorge de questions de nombreux voyageurs qui n'attendent que des réponses.... | | | À: Chris06 · 10 mai 2005 à 23:27 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 113 de 138 · Page 6 de 7 · 2 150 affichages · Partager Evidemment lorsqu'il s'agit de remettre peu en question le monde occidental, cela est pris au mieux pour du blabla. Mais pensez vous aux milliers d'innocents dans nos prisons (certes pour des raisons différentes de ceux d'autres pays, mais en prison quand même), aux milliers de personnes dépressives, à toutes les sortes de polutions que crée le monde occidental ? A ce mépris de l'essentiel au profit du secondaire, du superficiel ? A cette agressivité sans bornes qui perdure de génération en génération ? etc... | | | À: Solimann · 11 mai 2005 à 17:11 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 114 de 138 · Page 6 de 7 · 2 137 affichages · Partager Tiens, le troll relance. | | | À: Lepiaf · 11 mai 2005 à 18:19 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 115 de 138 · Page 6 de 7 · 2 130 affichages · Partager Oui, mais bon, c'est plutot divertissant, je trouve. | | | À: Solimann · 11 mai 2005 à 19:32 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 116 de 138 · Page 6 de 7 · 2 126 affichages · Partager A ce mépris de l'essentiel au profit du secondaire, du superficiel ? A cette agressivité sans bornes qui perdure de génération en génération ? etc...
Superficiel et secondaire comme passer des heures à polémiquer sur internet comme tu le fais ? L'agressivité dont tu fais preuve sur ce forum ?
Bon OK moi aussi je passe du temps sur internet et moi aussi des fois je suis agressif. Mais moi je suis bien content d'être français et pas habitant du bengladesh... | | | À: Lepiaf · 11 mai 2005 à 22:29 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 117 de 138 · Page 6 de 7 · 2 114 affichages · Partager C'est quoi cette remarque ! je n'ai aucune intention de mettre la pagaille dans ce forum, c'est un peu facile, ca en dit long sur votre ouverture à autrui ! | | | À: ZeBadGuy · 11 mai 2005 à 22:33 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 118 de 138 · Page 6 de 7 · 2 113 affichages · Partager "Mais moi je suis bien content d'être français et pas habitant du bengladesh... "
Je suppose que tu dois bien connaitre le Bangladesh pour écrire cela, n'est ce pas ? | | | À: ZeBadGuy · 11 mai 2005 à 22:56 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 119 de 138 · Page 6 de 7 · 2 109 affichages · Partager "Superficiel et secondaire comme passer des heures à polémiquer sur internet comme tu le fais ? L'agressivité dont tu fais preuve sur ce forum ?
Bon OK moi aussi je passe du temps sur internet et moi aussi des fois je suis agressif."
C.Q.F.D. Bravo ! Tu as bien montré que nous autres, on passe souvent beaucoup de temps à battre du vent alors qu'il y a des choses plus essentielles dans la vie et qui rapprochent plus l'être humain à sa nature profonde : la beauté de la nature, la beauté du monde; toutes ces merveilles que nous avons la chance de voir en voyageant. le soufle de l'air sur ma peau, le rire des enfants, la beauté d'une fleur, d'un visage, ect. Ecoutons le chant de la vie. | | | À: Solimann · 12 mai 2005 à 8:44 Re: l'agréssivité du monde occidental Message 120 de 138 · Page 6 de 7 · 2 097 affichages · Partager Tu ne mets pas la pagaille, maintenant qu'on te connais, tu nous amuses. +1 | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 16 754 visiteurs en ligne depuis une heure! |