| Carnet gourmand Glatch · 25 octobre 2008 à 18:23 · 10 photos 134 messages · 12 participants · 17 435 affichages | | | | À: SeniorCH · 16 décembre 2008 à 19:42 Re: Carnet gourmand Message 121 de 134 · Page 7 de 7 · 2 097 affichages · Partager  super gentil de s'intéresser à moi, durant mon absence. Là ce n'était pas le TDM, c'était simplement 3 semaines en croisière, en passant par Barcelone, puis Las Palmas, Cap vert, et direction Brésil. Je ne suis rentré qu'hier, après 10 heures d'avion, et ensuite à la recherche problématique d'un train pour Toulon vu les péripéties de grêves, et d'inondations. donc, après avoir mis de l'ordre dans mes photos, je compte mettre en discu Brésil, afin de faire partager mes impressions sur ce voyage; Ma femme a surtout mangé des noix de coco, !!!!!!! Le TDM sera du 2 janvier au 24 Avril, j'ai marqué le trajet sur dans la discu croisières, il y a un certain temps. non, je n'avais pas d'ordi en voyage comme l'a dit notre glatch, qui à ce qu'il paraît est exclue de VF, dommage, j'avais un faible pour elle. Internet sur le Costa Méditerranéa, coûte 50 centimes d'euros la minute, je ne suis pas radin, mais quand même!!!! J'ai pu faire la connaissance d'un couple charmant de Suisses, dont MONIKA la vfiste. Donc, A plus tard pour parler de ce voyage dans la rubrique adéquate. Quand les 4 heures de décalage horaire, et le changement climatique ne me feront plus d'effet. | | | À: Arrawak · 16 décembre 2008 à 21:26 Re: Carnet gourmand Message 122 de 134 · Page 7 de 7 · 2 088 affichages · Partager  comme l'a dit notre glatch, qui à ce qu'il paraît est exclue de VF, dommage, j'avais un faible pour elle.
te revoilà Arrawakounet!
je me suis cognée dans le frigo des cuisines, j´ai une bosse au front... mais regarde, je suis là!
Ton "faible" pour moi et l´imparfait pour en parler me coupent à moitié l´appétit... J´ai pourtant un sacré coup de fourchette.
Ravie que tu nous reviennes entier! | | | À: Glatch · 17 décembre 2008 à 3:08 Re: Carnet gourmand Message 123 de 134 · Page 7 de 7 · 2 070 affichages · Partager glatchounette,
tu travailles trop le "glacer-patissier" du Petit larousse/cuisine, pour les recettes-gourmandes, il est recommandé de mettre des gants avant le glacage et d'utiliser un pinceau à poil de marcassins (Petit-Renaud)
je me suis cognée dans le frigo des cuisines, j´ai une bosse au front... mais regarde, je suis là! | | | À: Glatch · 17 décembre 2008 à 17:23 Re: Carnet gourmand Message 124 de 134 · Page 7 de 7 · 2 048 affichages · Partager Guten Tag Glatch
Que ne donnerais-je pas pour un petit tour au Weihnachtsmark, se réchauffer les mains et le corps en dégustant des Apfelstrudels, des Currywurst et autres oignons/champignons poellés, tout en humant le parfum du Eierpunch ou Gluehwein..
Alors quand tu parles de Weihnachtsplätzchen, je ne peux m'empecher de saliver et de chercher sur internet le premier vol pour Munchen...
Si, si, parles nous du summum de la perfection allemande, bitte schoen ! | | | À: Glatch · 17 décembre 2008 à 19:13 Re: Carnet gourmand Message 125 de 134 · Page 7 de 7 · 2 040 affichages · Partager  voilà, comme c'est bientôt Noel, j'ai rapporté pour vous tous une fontaine de chocolat. A Céplac, visite d'une fabrique de cacao. alors les gourmands et gourmandes régalez-vous. Et pour les photos du Brésil, vous les trouverez dans Amérique du sud, Brésil, discu Arrawak; avec quelques commentaires sur les paresseux. (singes)
a bientôt.
Cliquez gauche deux fois pour avoir l'agrandissement, et salivez Image attachée: Photo postée par le membre Arrawak. | | | À: Douya · 17 décembre 2008 à 22:18 · Modifié le 17 déc. 2008 à 22:35 Re: Carnet gourmand Message 126 de 134 · Page 7 de 7 · 2 029 affichages · Partager Si, si, parles nous du summum de la perfection allemande, bitte schoen !
Douya, bon sang!
ce n´est pas pour des prunes que je dis « je ne saurais même pas comment vous en parler ». Que fait Douya ? Elle rapplique avec le clou du clou du pléonasme (voir ta citation). C´est bien parce que tu te fais désirer sur le tarmac de Franz-Josef-Strauss que je réponds à ta requête. J´ai mieux à faire, entre nous.
Hier, figure-toi, j´ai fabriqué avec ma fifille une maison en Lebkuchen (le pain d´épice traditionnel allemand), qu´on a ornementée de moult smarties, bonhommes en sucre et autres nounours en gomme Haribo (voir photo et surtout le post caramélisé de Pondy dans la rubrique « Divers »). Imagine : vingt minutes après avoir rangé le matériel dans le lave-vaiselle, je me retourne... il ne restait déjà plus que la moitié de la maison!
Cela-dit, dans un registre plus sophistiqué, parlons de Dieter Müller... je ne suis ni Gault ni Millau pour pouvoir juger. D´ailleurs c´est le guide Michelin qui les lui a collées, ses trois étoiles. Dieter Müller est basé à Bergisch Gladbach (voisinage de Cologne). Soyons clairs : ce n´est pas moi qui suis allée à Dieter Müller mais Dieter Müller qui est venu à moi, venu à nous, dirons-nous ...
Nous, à savoir mes collègues et moi, ainsi que tous les chefs en goguette. Vous me voyez venir : il s´agissait de la fête de Noel de l´entreprise.
Je passe sur le programme d´animation à connotation brésilienne ( Arrawak, décidément, tout nous rassemble ! Nos astres respectifs nous sont favorables)... et surtout sur la présentatrice (ou le présentateur, comme on veut), une drag-queen fortement poitrinée, que je ne présenterais pas à mon meilleur ami ! Passons donc. Venons-en aux assiettes.
Je vous cite le menu sans commentaire... ou presque :
En entrée : une trilogie de poissons, saumon, thon et coquille Saint-Jacques, son confit d´avocat, sa salade de pousses à la vinaigrette sucrée-salée.
Le chef du département voisin, la quarantaine golfante et floridante... :
« - Agathe, je t´ai un commandé un rouge du sud de la France...- Tu veux dire... de la région de Bordeaux ?- Oui, du moins je pense. Comme tu es arrivée en retard (...), j´ai choisi sans te demander ton avis.- Super. Mais avec la coquille St-Jacques, je tenterais bien le fameux blanc brésilien.- Cui-là ?- Ouais, le chardonnay. - Maintenant ?- Ouais, avec le poisson.- Ah bon... comme tu voudras.- Merci »
On poursuit avec un duo de soupes : le cappuccino de curry et citronnelle, sa brochette de gambas. Et la soupe de pois et menthe.
Entre-temps, il y a un jongleur déjanté, dénommé Cotton Mc Aloon, qui n´est pas plus brésilien que vous et moi (il est mi frenchie-mi amerloque) et qui nous fait bien marrer avec son humour à couper au couteau... sauf pour le « Bonsoir Mesdames et mes Schleus » d´introduction, auquel personne ne réagit. Je vais quand même pas décoder ce brillant jeu de mot pour 200 personnes.
En plat principal : filet de boeuf à la sauce balsamique, purée de poireaux, petits légumes effilés, carottes et endives. Un de mes collègues, au seuil de la retraite, amateur d´escalope panée et de roti-de-porc sous toutes ses formes, pourvu que ce soit sa femme qui les prépare, nous donne son avis :
« - C´est de pire en pire décidément.- Wolfgang, que veux-tu dire ?- Quand tu connais le prix de toute cette salsa... tu te dis que le cuistau devrait être en taule à cette heure-ci !- C´est un grand Chef. Trois étoiles au Michelin.- Trois quoi ? - Trois étoiles. Une grande distinction pour un chef de cuisine. - Si c´est une dévoreuse d´escargots et de grenouilles qui le dit...» (celle-ci, j´y ai droit à chaque fois)
Le dessert : soufflé glacé au chocolat et fèves tonka sur tranches d´ananas mariné, gelée de mangue et mousse coco... plus autre chose que je n´ai jamais pu définir.
Le dessert fait l´unanimité. Du moins si on en juge le silence généralisé et le cliquetis des cuillères à dessert autour de ce délice sucré. A moins que ce ne soit la fatigue accumulée dans la journée.
A propos de fatigue... la grande Cheftaine, Dora, une Hellène qui fait souffler un air de Mediterrannée sur toute l´équipe, a fait l´aller-retour depuis Francfort, afin de partager avec nous ce moment privilégié de fin d´année (« L´entreprise et moi-même, nous vous sommes tellement reconnaissants pour votre engagement, à tous et à toutes... blablabla »). Elle nous invite à partager un dernier verre au bar. Mais la quasi-totalité de la troupe conduit et préfère décliner l´offre.
Parce que demain, du moins tout à l´heure, le réveil sonne comme si de rien n´était. Image attachée: Photo postée par le membre Glatch. | | | À: Glatch · 19 décembre 2008 à 17:32 Re: Carnet gourmand Message 127 de 134 · Page 7 de 7 · 1 993 affichages · Partager  bon, ma fontaine de chocolat n'ayant suscité aucun commentaire, je vous envoie langouste et poissons, bande d'ingrats.
Recette du lapin de Grand'mère en prime Faire dorer les morceaux de chaque côté, dans une cocotte en fonte. ajouter un oignon coupé en lamelles et mélanger. Saler poivrer, et quelques graines de genièvre seront les bienvenues. Ajouter une cuillère et demie de farine mouiller avec du vin rouge (12 degrés)
Ajouter deux cuillères de crême fraîche, et deux de viandox en liquide. Laisser mijoter dégustez. Images attachées: Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. | | | À: Glatch · 22 décembre 2008 à 3:09 Re: Carnet gourmand Message 128 de 134 · Page 7 de 7 · 1 969 affichages · Partager glatchounette,
pendant que tu fais du roller sur les quais du Rhône, il y en a qui préparent avec courage le festin de "Babette", et puis Noel est aussi la "trêve des confiseurs", pour Mamina qui m' a demandé des contes pour son gendre et ses petits-enfants, j'ai déniché celui-ci qui fait parler une poularde farcie... (sic)
conte gourmand de Noëlil était une fois, tous les contes commencent par cette formule magique, dans une province profonde de notre douce France, la demeure oubliée d'une étrange famille. Cette demeure était grande, peuplée de meubles anciens fleurant bon la cire et de glaces vénitiennes aux trumeaux écaillés, les cheminées ne fumaient plus, les rires des enfants s'en étaient allés, pour tout dire, elle était vide le reste de l'année. chaque début de mois, un vieil homme ouvrait rituellement le portail du jardin oublié, faisait tinter la sonnette d'entrée, réchauffait la maison qui pleurait de solitude, il fallait bien dix heures pour la réchauffer de feux de gaz et de feux de bois. Alors, elle reprenait vite des allures de vieille maison pimpante. Cette année, la veille de Noel, le vieil homme eut un étrange préssentiment : le portail était ouvert, la lumière brillait dans le garage, la porte d'entrée baillait, les clefs dans la serrure: la maison avait été cambriolée: les sols étaient jonchés de tiroirs vidés, les bibliothèques avaient été sauvagement jetées au sol, les pichets et les tiroirs secrets des bureaux et commodes, des derrières de tableau, le dessous des matelas ouvert... Un vrai cambriolage, avec son lot d'indélicatesses, et cet espèce d'éventrement que l'on ressent devant les choses que l'on affectionne et que l'on a souillées... le vieil homme n'eut de cesse de remettre la vielle maison en état, il laissa cependant la chambre de la vieille dame dévastée, mais la ferma à clef. La poularde farcie, les fruits de mer, les fromages, les glaces, attendraient l'arrivée des enfants et des petits enfants, des arrière-petits enfants... la poularde farcie ne l'entendait pas ainsi: elle réclamait ses oranges et son miel, sa liqueur de curaco, elle voulait mijoter au moins une heure avant que les enfants lui trouvent un goût de saucisse... (sic) En fait, le vieil homme désespéré et qui n'avait plus goût à rien dans la maison dévastée par les cambrioleurs fut surpris d'entendre tous les produits gourmands qu'il avait préparés pour le soir de Noël se mettre à parler. Les vins commencèrent à lui dire: le Sauternes : « n'oublie pas de mettre au frais » le Médoc grand cru: « n'oublie pas de m'aérer et laisse moi m'habituer à la température ambiante, les champagnes: »si tu veux que nos bulles vous piquent et vous étonnent, aligne nous sur les rayons du réfrigérateur »les fromages n'étaient pas en reste: « sors nous de nos emballages d'aluminium où tu nous as laissés le mois dernier. Nous voulons respirer et enbaumer l'air de la cloche à fromage.. »les glaces parlaient entre elles: « je ne veux pas cotoyer le sorbet du mois dernier. Pour Noel, c'est moi qui suis la plus belle avec mon décor de macadamia, et mes perles d'amandes et de chocolat cabossé, disait la glace au caramel. »quant aux fruits de mer, ils voulaient tous rivaliser de fraîcheur : « nous sommes les bulots les plus frais du jour, regardez comme nous sommes lisses et fermes. » les crevettes en rajoutaient: « il ne faut pas croire que nous avons été élevées en fermes crevetières. Nous sommes d'authentiques crevettes de hauts fonds, élevées dans les meilleurs des océans froids. Nous ne fréquentons que des homards de haut rang... »et le vieil homme, qui avait été sur le point d'appeler les gendarmes et de fermer la maison, se mit à sourire en entendant tous ces discours, même la poularde qui se savait sacrifier, réussit à le faire rire. il y aurait du feu dans la cheminée, les odeurs empliraient les escaliers où les enfants grimpaient, la poularde serait caramélisée dans son miel, la vieille maison retrouverait ses rires d'enfants.
elle l'attendit longtemps sur le tarmac de saint Exupéry | | | À: Tomas3 · 23 décembre 2008 à 7:51 Re: Carnet gourmand Message 129 de 134 · Page 7 de 7 · 1 943 affichages · Partager Très jolie ton histoire, J'attendrai chez moi, que tout ce qui est dans ma cuisine se mette à parler, y compris les chaudrons, les casseroles, les poêles,. | | | À: Glatch · 25 décembre 2008 à 10:15 Re: Carnet gourmand Message 130 de 134 · Page 7 de 7 · 1 915 affichages · Partager virée picturale à la facon glatchiennecomme j'avais pas envie de me farcir mon troisième diner de famille de Noel, facon poularde ou cannette, avec les inévitables fruits déguisés, assortis des traditionnels gateaux secs glacés à l'alsacienne, trop de rites répétés tuant le rite, comme aurait dit Pierre DAC, j'ai préféré emmené ma copine Pénélope déguster MANTEGNA et VAN DYCK les 23 et 24 décembre. Je pensais ainsi couper aux mythes consommatoires diffusés par ELLE gourmand et MARIE-CLAIRE supplément, repris par GALA et VOICI, quand ce n'est pas GQ à l'Hotel de Paris à Monte-carlo...facon Carla et ses favelas... Mais MANTEGNA et VAN DYCK, aussi ardus soit-il, doivent être assaisonnés de carnets gourmands suffisamment goûteux pour que l'on puisse passer d'un saint sébastien voluptueux à un Lord anglais damasquiné, sans trop d'indigestion.. J'avais deux bonnes adresses, maintes fois vérifiées, qui devaient faire oublier à ma copine préférée, le pensum intello que je lui infligeais pour Noel, elle qui rêvait des grands boulevards, de Printemps-haussman, et de dôme ensapiné des galeries Lafayette, sans oublier la rue du bac illuminé et l'inévitable CONRAN... il suffisait d'aller bruncher sur la terrasse de l'hotel particulier du Musée Jacquemard André, qui abritait la collection rétrospective ANTON VAN DYCK, ne pas y aller trop tôt, à cause des vieilles bourges qui en ont fait leur QG après la messe, ne pas y aller trop tard quand le plat du jour est épuisé.. Un ravissement vers 13 heures 30, des tables de libre en terrasse, des radiateurs chauffants, attention, il nous fallut changer de table, tant Pénélope pourtant frileuse, avait les fesses brulantes car trop près du radiateur chauffant.. Nous voilà attendant une improbable serveuse, habillée façon dirndel dans le plus pur style haussmanien, jupe noir, chemisier blanc, caraco rouge, se la jouant façon venseuse de chez Hermès: vous avez bien le temps d'attendre, rien ne presse et puis le site est si prestigieux, contentez vous de nous désirer... heureusement, une serveuse plus sympa qu'une autre, daigna nous regarder et venir prendre notre commande: le choix était vaste entre les salades, salade MANTEGNA, salade VAN DYCK, salade TITIEN, heureusement la compositien n'avait rien d'ARCIMBOLDO ni de BACON, et Pénélope et moi tombèrent d'accord pour uen étonnante salade MANTEGNA: -dans une brique à la tomate (rose) -des pois gourmands, -des pamplemousses épluchés, -des morceaux de mangue, -des pousses d'épinard, -des morceaux de poulets éminés le tout dans une sauce d'olives, de menthe et de gingembre. vous choisissez une demi-bouteille de Beychevelle, cuvée de Beaumont, 2005, et vous avez l'impression de vous offrir un festin de babette au bistrot de Pierre gagnaire, rue Honoré de Balzac. Ne pas hésiter à commander le café gourmand de l'institution (glace au caramel et financiers au quatre couleurs) vous pouvez commencer la visite de l'exposition...
dites donc, ca serait bien que Maminouchette nous raconte ce qu'elle a mangé chez les dogons... | | | À: Tomas3 · 25 décembre 2008 à 18:58 Re: Carnet gourmand Message 131 de 134 · Page 7 de 7 · 1 919 affichages · Partager  Mercredi midi, déjeûner à C'L'heure de Menu spécial lentilles au chorizo fort, ce qui permet de tenir jusqu'au soir pour le réveillon sans grignotage; Et comme d'habitude succulent Mosse au chocolat en dessert, Noël oblige. Faut faire gaffe avec Michel, sa générosité vous entraîne à pas mal d'apéros, comme c'est convivial, chacun remet sa tournée. Mais faut bien faire la fête....................avce modération. | | | À: Arrawak · 30 décembre 2008 à 21:51 Re: Carnet gourmand Message 132 de 134 · Page 7 de 7 · 1 883 affichages · Partager Arrawakounet, toi qui es fidèle à C´L´heure de, je te prouve ici-même que je suis infidèle en matière de gourmandise... Un morceau de mes frasques dans le 69 avant que tu ne t´embarques pour le bout du monde...
Ouh là là, que de turbulences lyonnaises en cette fin d´année 2008! Je préfère faire l´impasse dans cette rubrique sur l´actualité proche-orientale, non pas tumultueuse mais dramatique. Restons en Rhône-Alpes. La semaine précédant Noel, j´ai revu Marco, mon pote de toujours, fidèle parmi les fidèles, et ce depuis la nuit des temps. J´ai eu un peu envie d´en parler sur le carnet gourmand parce que depuis que je le connais ce Rital, chacune de nos rencontres prend la forme d´un sommet gastronomique qui s´entrelace de vives émotions.
Nous avions pris contact par mail avant mon retour de Bavière de façon à éviter tout ratage ! Marco, c´est le genre de type qui traine sa veste usée en velours noir, sa curiosité insatiable ainsi que son matos de reporter-photo aux quatre coins de la planète six à dix mois dans l´année. Autant dire qu´il n´est pas question qu´il m´echappe, pour une fois qu´il campe dans sa tanière lyonnaise.
« - T u arrives quand ?- Dimanche aprem. Why ?- On se voit Lundi. Je nous ai concocté un petit programme...- Tu sais que j´ai une tribu à Lyon ? Et que si je me déguise en coup de vent, y vont apprécier moyennement...- Ils t´ont toute l´année. Je t´annexe 6 jours sur 8. Pense à amener ta raquette (celle de tennis et de badminton), tes rollers et tes tennis.- Le kimono et le skis, je les prends aussi ?- J´ai reservé le Garet pour lundi soir. Depuis le temps que tu me bassines avec ce resto...- Tu n´y es jamais allé ??????????????????????- Non. Ce sera une grande première, ma puce. »
Le jour dit, il s´agit d´assurer le rencard du soir dans le fameux bouchon. Nous nous retrouvons donc dès 10 heures du matin sur les berges du Rhône. Au programme : sport. Marco débarque camoufflé sous deux écharpes. Le bougre est grippé.
« - Ca va aller, t´es sûr ? tu préfères pas qu´on se balade à pied pépère ? - Je serais venu même sans jambe. - Pas mal pour un coureur de jupons de ton gabarit ! »
C´est l´heure du déjeuner. L´effort creuse. Et il reste encore pas mal de temps d´ici les agapes prévues au Garet. Marco me propose de nous caler l´estomac avec une salade copieuse. A la Croix-Rousse, il y a une adresse parfaite pour ça. Il s´agit du resto Les Sept Péchés du Plateau. A cette adresse, les sept péchés (capitaux ou mignons, allez savoir !) sont consommables en petite ou grande portion. La salade orientale est classée péché d´avarice, moi toujours pas avoir pigé pourquoi.... Tant pis, c´est celle qui nous tente tous les deux ce midi. Au diable l´a... donc, et va pour la petite portion ! Salle conviviale, tables en bois, des bouquins et des BD alignées contres les parois en contreplaqué guettent les solitaires.
Je ne me souviens plus de tout... je crois pouvoir affirmer que je me suis régalée de la garniture épicée de la salade mais c´est aux lèvres de mon pote que je restais suspendue. Ses multiples anecdotes d´ours baroudeur, que ce soit ses escapades au Proche-Orient, celles qui lui laissent des marques indélébiles dans le regard ou ses vadrouilles afghanes, ses galères pakistanaises... je m´imprégnais de tous les détails. Marco, c´est le type écorché vif, que la vie n´a jamais vraiment épargné. A sa place, ça ferait une éternité que j´aurais viré rancunière ou aigrie. Mais non... en ce qui le concerne, son sourire n´en est chaque fois que plus charmeur ! Bon, il faut dire qu´il la cherche aussi la bébète. Quand on se laisse piéger (deux fois dans la même semaine) son véhicule par la fourrière, il faut les chercher les bobos !
Au moment de commander les cafés, la jeune serveuse, sympa et malicieuse nous propose un digestif. Quand elle dépose les verres sur notre table, elle en profite pour y laisser le flacon de liqueur à la poire et un commentaire attentionné du style : « C´est parce que le Monsieur est bien enrhumé... » Dans un but purement préventif, afin d´éliminer tout risque de contamination bactérielle, je me sers généreusement et trinque aux retrouvailles.
La suite sous peu... avec le Garet.
En attendant, voici déjà les coordonnées du petit resto de la Croix-Rousse :
Les Sept Péchés du Plateau3, place Tapis69004 LyonTel : 04 78 28 48 82 | | | À: Glatch · 31 décembre 2008 à 9:22 Re: Carnet gourmand Message 133 de 134 · Page 7 de 7 · 1 856 affichages · Partager tu es sûre que ce sont les sept péchés du plateau? Moi, je penserais plutôt aux sept péchés capitaux, dont l'envie, la gourmandise bon, je ne m'avanturerai pas à dire la luxure,........................LOL; tu vas me faire rater mon train pourNice, donc j'arrête là mes impressions. A bientôt, et si j'étais une femme, je pencherais pour Marco.............. Mais, après lui !!! qui sait!!! la fidélité n'est pas mon fort. | | | À: Arrawak · 31 décembre 2008 à 9:40 Re: Carnet gourmand Message 134 de 134 · Page 7 de 7 · 1 852 affichages · Partager Le train pour Nice t´attendra bien 5 minutes.
Si, je suis sûre pour les 7 Péchés du Plateau (Plateau de la Croix-Rousse).
N´aie aucun regret, il doit y avoir déjà des ribambelles de femmes qui penchent pour Marco. Toujours est-il qu´on a bien rigolé au Garet, armés de fourchettes et couteaux. Tu liras à ton retour.
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