tu fais trop d'honneur à ce... euh... torchon ?... en le qualifiant de thèse...
Evoquer la thèse de Hutington, qui au départ, de mémoire, était un simple article dans
Foreign Affairs au début des années 90, n'est pas adhérer à sa thèse (expression définissant au sens large une pensée théorisée et publiée). C'est simplement utiliser son exemple pour illustrer les thuriféraires de la pensée néo-conservatrice.
Parler de Hitler ce n'est pas être hitlérien.
Le comité de rédaction de
Foreign Affairs est composé d'intellectuels provenant d'horizons diverses. Les professeur à Harvard le sont tout autant. Même si l'université est considérée comme conservatrice, il convient de rester dans la mesure.
L'intérêt d'évoquer Hutington est ailleurs. Car si son oeuvre n'est pas omnisciente elle structure, tout de même, en partie, le paradigme des relations internationales contemporaines.
Dans le sens où soit sa thèse est pour certains confirmée soit pour d'autres, combattue. Mais elle reste au centre des débats. A ce titre, sa pensée constitue un élément fondamental de la pensée géostratégique contemporaine. Elle ne peut être balayée d'un revers de main. Il écrits en 93.
Dix ans après c'est le 11 septembre : pensée prospective tout de même.
Jean-Claude Guillebaud dans son ouvrage, déjà cité, combat la théorie du choc. Mais LUI il explique, débat et argumente. A partir de la thèse d'Hutington d'ailleurs. Je l'ai d'ailleurs cité et ai développé ses arguments.
Il est donc possible de souligner les approximations, les erreurs de jugements, les conclusions trop engagées de Hutington.
Mais pour cela, comme le souligne, à juste titre, l'un de nos intervenants il faudrait déjà le lire...Cela permettrait d'abord d'en comprendre le contenu trop souvent caricaturé dans les medias.
Et ensuite, le cas échéant, d'en faire une critique.