| Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Jcamericasur · 3 septembre 2013 à 1:08 · 2 photos 193 messages · 33 participants · 24 854 affichages | | | | À: Antlia · 13 septembre 2013 à 1:08 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 101 de 193 · Page 6 de 10 · 1 659 affichages · Partager Salut amigo-vecino Williamos à moelle,
il est devenu impossible d'ouvrir un compte dans une banque "normale", c-à-d permettant les virements internationaux
Tu dis ça parce que t'es en colère.  J'ai un compte à la BBVA et je fais tous les transferts que je veux entre la France et le Paraguay, en € bien sûr. Idem pour les potes français qui sont à la HSBC ou Sudameris à AsuncionEvidemment si tu prends des banques locales...
Concernant les barbelés, tu sais que c'est pour dissuader les "sans terres" de s'installer, toute propriété non clôturée étant supposée disponible donc terre d'accueil. De toute façon qu'est-ce que tu veux aller y faire, ça pullule de crotales... Mais bon, on sort encore du sujet... | | | À: Jcamericasur · 13 septembre 2013 à 1:49 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 102 de 193 · Page 6 de 10 · 1 651 affichages · Partager La BBVA je connais bien, j'avais un compte aux Canaries et même une carte VISA alors que pas un picaillon n'était encore arrivé sur le compte. Là j'ai voulu ouvrir un compte pour faire un transfert depuis mon compte français, ce qui est impossible avec Vision Banco (spécialité locale les banques limitées, comme les cartes VISA debito qui ne permettent pas de payer sur Internet), impossible ! Argument : je ne pouvais pas justifier l'origine des fonds (venant du Paraguay, haut lieu du blanchiment et du trafic de drogues ça porterait à rire). Tout ça pour 10.000 EUR sur un compte d'épargne en France. En fouillant dans mes papiers je trouve un papier notarié d'une vente d'une grange pour 12.500 EUR que j'apporte triomphalement. Rien n'y a fait ! En fait l'argument était un prétexte pour refuser une ouverture de compte. Et c'est pareil pour toutes les banques Fomento, Sudameris, HSBC qui ne répond pas plus qu'en France (certaines, comme Itau, demandent même des pensions de super friqués pour ouvrir un compte). C'est relativement récent car j'avais eu un temps un compte " normal" à la Banco Continental où j'avais fait des virements internationaux. Mais je les avais envoyé paître car ils me menaient en bateau plus de deux mois avec une carte VISA qui ne venait jamais ce qui équivalait à un compte guichet. J'ai même écrit à ce sujet à la chambre de commerce franco-paraguayenne. Aucune réponse. Donc avis aux investisseurs, le Paraguay n'est pas un pays pour vous (pour pas grand monde, en fait). | | | À: Fmaej · 13 septembre 2013 à 6:12 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 103 de 193 · Page 6 de 10 · 1 644 affichages · Partager Bonjour Fmaej (mais je réponds à tous)
En fait, j'essayais de prendre un exemple "parlant": la Syrie.
Un touriste veut aller en Syrie en famille la semaine prochaine et demande sur le Forum, si c'est dangereux. Un gentil et serviable forumeur répond: "En ce moment, oui." Immanquablement, un contradicteur enchainera: "J'y étais la semaine dernière, il ne m'est rien arrivé, je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité, par contre, dans le métro, à Paris, hier soir, j'étais pas à l'aise!" Donc, conclusion pour le touriste qui posait la question: " Paris étant au moins aussi dangereuse que Damas, comme j'ai pas peur à Paris, on file en Syrie sans crainte!"
Ce que je voulais dire: à quoi ça sert de se "décarcasser" à donner sur le Forum une info aussitôt contredite: donc, allez à Damas et, une fois sur place, interrogez le portier de l'hôtel sur les conditions de sécurité, et advienne que pourra, puisque majeur et vacciné (Au fait, c'est quoi les vaccins en Syrie?  )
J'ai un peu honte de ma parabole niveau CE2 (cours élémentaire deuxième année  ), un peu de lassitude, peut-être! 
Et juste un truc, à Mexico, il y a une petite vingtaine d'années, à 500 m de la place Garibaldi, vers 20 h. j'ai vu deux policiers tuer à bout portant un jeune homme vêtu en mariachi qui refusait de se laisser embarquer. Dans le journal, deux jours après: le méchant mariachi aurait refusé de payer l'amende car il jouait, soi-disant (tout seul et sans instrument!) en dehors du périmètre autorisé, et il aurait tenté d'assassiner les deux policiers (en gesticulant!).
A la même époque, à Panajachel ( Guatemala), dans un bar-resto-musique, en début de soirée, ça s'est mis à tirer dans tous les coins, je me suis jeté au sol, bien sûr après la fin de la fusillade  , donc ça aurait servi à rien dans mon cas. Deux morts, ils ont fait sortir les clients et fermé le resto pour la soirée, la première victime avait été évacuée immédiatement, la deuxième est morte après au dispensaire de Solola (C'est pas le C.H.U. et la route entre Pana et Solola secouait un peu à l'époque!). Et comme j'étais dans ce bar-resto avec deux habitants de Pana connus du patron, et une commerçante des islas de la Bahia ( Honduras) qui était à Panajachel pour acheter des figurines entièrement faites et peintes à la main (à l'époque, c'était pas made in China!  ) par des semi-esclaves Maya payés au lance-pierres travaillant six jours sur sept dans la fabrique de l'une des deux panajachelenses
comme j'étais avec eux donc, je suis resté dans le resto. Et au bout de quelques minutes, voyant des personnes s'affairer derrière le comptoir, on s'est rendu compte qu'il y avait un homme blessé, un serveur, et comme ce n'était "pas grave", les gérants du resto avaient décidé de le soigner eux mêmes: effarés, la marchande de souvenirs de Roatan et moi-même avons exigé qu'on avertisse la Croix Rouge. On nous a répondu, en nous taquinant "mais c'est rien, c'est le Guatemala!" On a dit qu'on ne quitterait pas les lieux pas avant l'arrivée des secours. Tout simplement, les gérants espéraient que "l'incident" passe inaperçu, chacun s'occupant gentiment de ses morts ou de ses blessés. Après l'arrivée d'une ambulance, un policier municipal est venu et a noté quelques phrases sur un carnet. C'est d'ailleurs à cette occasion que je me suis rendu compte que des dames tout à fait honorables avaient des révolvers dans leur sac à main, et ça m'avait fait bizarre... La situation de la sécurité était, (me semble-t-il?) meilleure à cette époque. J'en avais conclu que c'était pas tout à fait "comme chez nous" !, y compris dans les lieux à la mode.
Je ne me sers pas souvent de ces deux "anecdotes" pour argumenter. Cela ne m'a pas empêché de retourner de nombreuses fois là bas. (Dernier passage au sud du Mexique+ Belize+Guaté+ Honduras en septembre 2012).
Et je lis les journaux locaux et les statistiques d'homicides, qui me confirment que c'est pas tout à fait "com' chez nous" !!
Bons voyages ! | | | À: Jeanluc38 · 13 septembre 2013 à 13:14 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 104 de 193 · Page 6 de 10 · 1 616 affichages · Partager Témoignage intéressant ! Effectivement le vécu de voyageurs qui ont résidé un temps dans les pays et ont vécu avec la population locale peut apporter un aspect crédible de l'état de dangerosité d'un pays. C'est que la " dangerosité" n'est pas un état homogène, physique, elle est quantique. Essayons quelques catégorisations :
- Les pays de "moindre risque" : il y a des voleurs, il y a des bandits, mais leur nombre n'est pas significatif. La police de ces pays ne les laisse pas agir impunément. Seules certaines zones délimitées sont réputées " à risque". Le cas de la France, il me semble
- Les pays de risque majeur : voleurs et bandits font partie de la " culture" locale et constitue une fraction importante de la population. Toutes les zones sont à risque. La police ne se distingue des bandits que dans la mesure ou elle porte un uniforme, pour le reste c'est la même faune. Le cas du Venezuela d'après bon nombre de témoignages concordants.
- Les pays en guerre civile localisée : Vie à peu près normale dans certaines zones, mais très dangereuses (enlèvements, assassinats) dans d'autres. Cas de la Colombie, du Sénégal, du Yemen.
- Les pays en guerre civile généralisée : spécialité des pays islamistes. Même les correspondants de guerre hésitent à y aller et seuls les touristes inconscients y vont (quand les autorités locales ne leurs interdisent pas le passage pour leur sécurité). On n'y meure pas à tous les coups diront certains... | | | À: Antlia · 13 septembre 2013 à 14:16 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 105 de 193 · Page 6 de 10 · 1 599 affichages · Partager Je vois que les voisins paraguayens copient les "merveilleuses" idées argentines. 
Ici les banques sont au service du gouvernement pour prélever les 20% de taxes sur tout achat de produits à l'étranger. D'ailleurs, c'est assez incroyable de voir que même des sociétés européennes comme Iberia obéissent aux ordres de ce gouvernement. Impossible d'acheter un billet d'avion au départ de Buenos Aires sans se faire taxer, les prix sont donnés sur Iberia avec la surcharge du gouvernement, et peu importe si vous avez une carte bancaire non argentine. La dernière fois, j'ai du acheter mon billet pour voler sur Iberia en passant par le site Lastminute qui me facturait le prix réel.
Quant aux taux d'intérêts des livrets d'épargne en Argentine... ils font rire tout le monde. Dans le meilleur des cas on offre 15%... mais avec une inflation frisant les 30%. Et ensuite ils ne comprennent pas pourquoi les argentins sont désespérés pour avoir des dollars... dollars qu'on leur interdit d'acheter de façon légale dorénavant.
Mais on s'écarte du sujet... pardon J.C. | | | À: Americas · 13 septembre 2013 à 16:16 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 106 de 193 · Page 6 de 10 · 1 584 affichages · Partager La monnaie paraguayenne est la seule chose positive de ce pays. Bien plus stable que l'euro et avec des taux d'épargne bien supérieurs à la honte nationale qui est le livret A.
C'est utile à savoir pour les voyageurs qui peuvent tirer aux DAB s'ils ont l'idée saugrenue de venir au Paraguay où il n'y a rien à voir.
Pour le peso argentino c'est tout à fait le contraire et il y a tellement d'inflation que les touristes sont priés de venir avec des dollars pour gagner au change non officiel.
Deux graphiques (sur 10 ans) de comparaison. Images attachées: Photo postée par le membre Antlia. Photo postée par le membre Antlia. | | | À: Antlia · 13 septembre 2013 à 22:13 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 107 de 193 · Page 6 de 10 · 1 557 affichages · Partager - Les pays de risque majeur : voleurs et bandits font partie de la " culture" locale et constitue une fraction importante de la population. Toutes les zones sont à risque. La police ne se distingue des bandits que dans la mesure ou elle porte un uniforme, pour le reste c'est la même faune. Le cas du Venezuela d'après bon nombre de témoignages concordants.
Peut-être bien, mais bon nombre de voyageurs y ont également passé un certain temps (compté en semaines ou mois) sans avoir eu à faire face au moindre problème  Je pense que dans la majeur partie des cas, l'attitude des voyageurs y est pour beaucoup. | | | À: Antlia · 14 septembre 2013 à 1:10 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 108 de 193 · Page 6 de 10 · 1 532 affichages · Partager Salut William, Laisse tomber ton livret A, ton Guarani et ton peso, on sort complètement du sujet et je crois que tout le monde s'en tape... | | | À: Jeanluc38 · 14 septembre 2013 à 1:15 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 109 de 193 · Page 6 de 10 · 1 529 affichages · Partager Salut JL
Un touriste veut aller en Syrie en famille la semaine prochaine et demande sur le Forum, si c'est dangereux. Un gentil et serviable forumeur répond: "En ce moment, oui." Immanquablement, un contradicteur enchainera: "J'y étais la semaine dernière, il ne m'est rien arrivé, je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité, par contre, dans le métro, à Paris, hier soir, j'étais pas à l'aise!" Donc, conclusion pour le touriste qui posait la question: " Paris étant au moins aussi dangereuse que Damas, comme j'ai pas peur à Paris, on file en Syrie sans crainte!"
Exact et c’est tout l’objet du présent débat et de mon coup de gueule du début !
Tu cites un peu plus loin le problème de Panajachel que j’aime (chel que j’aime) Tu assistes en direct à un « règlement de comptes à O.K. Corral » au cours duquel tu risques carrément ta peau, je connais la délicatesse des tueurs guatémaltèques***. Et là où le bât blesse c’est qu’ il y aura toujours un bisounours pour te répondre qu’il y est passé une heure avant, ou après (zut, raté !) qu’il n’a rien remarqué d’anormal et ne s’est jamais senti en danger... Quand il ne t’accusera pas d’affabuler... En attendant, il faut quand même le crier sur les toits, car tu ne trouveras rien dans les journaux, pas une ligne. Au contraire tu liras que c’est une ville tranquille ; regarde :
Extrait du journal « ElPeriodico » Los miembros de la Comisión de Seguridad de Panajachel aseguran que gracias a ellos la ciudad es más segura. ¿Qué opina de ello? – En 2009, la tasa de homicidios fue de 19 por 100 mil habitantes, por 3 personas asesinadas. Es decir, 27 puntos por debajo de la tasa nacional, lo que significa que es un municipio poco violento. Esta se redujo, como ya he dicho, a cero en 2010.
***Pour ceux qui ne le savent pas : En Amérique latine, si par malheur on assiste à une tuerie, il ne faut jamais regarder le tueur dans les yeux et mieux vaut carrément tourner la tête, ce qui est une façon de lui dire « tes affaires ne me concernent pas ». Ici le tueur est toujours à visage découvert et exécute quasi systématiquement ceux qui pourraient l’identifier. | | | À: Americas · 14 septembre 2013 à 1:24 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 110 de 193 · Page 6 de 10 · 1 525 affichages · Partager Salut à tous Comme j'ai la chance d'avoir dans cette discussion tout mon « gratin relationnel » je vais me livrer un peu... J'en profite d'ailleurs pour vous saluer tous, Mathews, Georges, Philippe, Faby, Francis, Jean-Michel, Attila, William, Félix, Alienor et j'espère que je n'ai oublié personne. Vous savez tous que la sécurité c'est un peu mon dada et que ça fait trois ans que j'essaye de comprendre. Par curiosité j'ai potassé les statistiques, les indices, les PIB et les indices de développement humain (IDH), les ethnies et leurs coutumes (tu te rappelles Jean-Michel ?). Ensuite j’ai bien mis tout ça dans un grand pot, j'ai bien secoué pour que l’analyse se fasse toute seule... Et pour arriver à quoi ? Même si sur le papier certains pays présentent plus de danger que d'autres, il n'y a aucune conclusion sérieuse à tirer de tout ça. Puffff, trop compliqué, et puis c’est comme l’heure, ça change tout le temps ! Je ne me souviens plus le ou laquelle d'entre vous disait plus haut que les résidents étaient plus exposés que les touristes. C'est mathématiquement vrai puisque nous vivons à l’année en zone dite de danger. Mais nous ne sommes pas exposés aux mêmes délinquants que ceux qui sont branchés touristes.
Maintenant, j'ai arrêté de me prendre la tête, je sais que je pourrais aller à n'importe quel endroit, si j'y vais au mauvais moment j'aurai tout faux ! Car finalement il s'agit bien d'un problème de moment, comme nous l’avait expliqué le grand philosophe Jean-Claude Vandamme qui, je vous le rappelle, déclarait très sérieusement ceci « moi, je crois au moment, et s'il n'y a pas le moment à ce moment-là, faut arriver à c'moment là, au moment qu'on veut ! »
Tout cela pour vous dire qu’avec le temps je me rallie au « courant Jean-Luc » : quand j'ai envie d'aller quelque part, je vais faire un tour rapide sur le net pour voir en gros ce qui se raconte puis je prends mon billet sans me poser de questions. Comme je fais partie des gens qui n'aiment pas les programmes, et que je voyage suivant mes humeurs, je ne renseigne un peu partout au petit bonheur la chance... Je ne garde en tête que les choses graves vécues par certains en zappant complètement les petites embrouilles qu'on peut rencontrer dans tous les pays du monde. Pour moi, les pays industrialisés présentent à peu près tous les mêmes risques. En effet, quelle différence de se balader le soir à Amsterdam, à Montréal ou Barcelone ? Néanmoins ces risques seront différents de ceux des pays défavorisés (je ne sais plus comment les appeler) qui sont quand même plus sensibles qu’on le veuille ou non, disons qu’il faudra plus faire attention aux endroits où l’on va le soir sans ses gardes du corps.
Dans ces pays défavorisés, il faudra toujours garder en tête ce que Mathews est moi rabâchons sans cesse : Pour ces gens-là ne, nous sommes des gringos dont la vie a une valeur inversement proportionnelle à l’argent qu’on transporte.
Amitiés à tous | | | À: Jcamericasur · 14 septembre 2013 à 10:05 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 111 de 193 · Page 6 de 10 · 1 531 affichages · Partager Pour ces gens-là ne, nous sommes des gringos dont la vie a une valeur inversement proportionnelle à l’argent qu’on transporte.
comme tu tranportes quasiment rien les locaux riches sont plus interessants..... | | | À: Maryasa · 14 septembre 2013 à 13:04 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 112 de 193 · Page 6 de 10 · 1 519 affichages · Partager J'ai dit plus haut que les résidents étrangers, à l'opposé des locaux, ont une " culture bancaire" et n'aiment pas trimballer des espèces. Outre que c'est souvent mission impossible d'ouvrir un compte bancaire, il est courant de payer une maison au Paraguay avec une valise de billets. Ici on tue pour presque rien. C'est dire si les agences bancaires sont sur le qui vive. Mon agence Banco Vision à Caacupé a trois vigiles armés plus un policier national. Dans ces pays c'est l'inflation de gardes armés. Les commerces en sont truffés, même les restaurants. En plus ça fait partie du standing (si tu n'en a pas c'est que tu es un minable qui ne fait pas d'argent). Du coup le centre ville d'Asunción est l'endroit le plus sécurisé qui soit, même la nuit. De ma pension au petit restau je trouvais un flic ou un vigile armé à chaque coin rue et à chaque porte cochère. | | | À: Maryasa · 14 septembre 2013 à 15:50 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 113 de 193 · Page 6 de 10 · 1 494 affichages · Partager comme tu tranportes quasiment rien, les locaux riches sont plus intéressants.....
Salut Marie, C'est une fausse idée reçue, mais alors complètement erronée. Je reçois un certain nombre de routards au long cours ici, en général ils font une halte qui dure quelques jours durant lesquels on échange beaucoup. C’est un sujet que j’aborde systématiquement, car je participe comme d’autres ici à des discussions qui touchent les problèmes de change. Sais-tu les questions que beaucoup de gens posent ? Doit-on changer telle monnaie en monnaie du pays avant de partir ou une fois sur place ? Ca veut dire ce que ça veut dire.
Finalement très peu sont adeptes de la carte de crédit et ils ont presque tous leur argent avec eux. Je sais c'est hallucinant, mais c'est comme ça ! Très imprudemment ils les planquent partout en éclatant les sommes dans tous les endroits où ils pensent que les voleurs n’iront jamais les chercher. : semelles de chaussures, gourdes à double fond, vêtement décousu puis recousu, bref des planques grotesques, les voleurs de la planète connaissent toutes les ficelles.
Il y a trois types de touristes bien distincts : - Les routards qui n’ont pas beaucoup de fric, mais ce « pas beaucoup » représentant une fortune pour les locaux. Ce sont souvent des jeunes qui n’ont pas beaucoup de moyens, ou des gens plus âgés et sac au dos, avec une majorité écrasante de profs ou ’enseignants de toute nature, il faudrait d’ailleurs que quelqu’un m’explique un jour pourquoi... - Les touristes de voyages organisés. Ce sont plus souvent des salariés de boites qui ne veulent pas se compliquer la vie, qui veulent du « tout compris » qui n’aiment pas les mauvaises surprises, qui veulent de la sécurité et être pris en charge. Ils prennent souvent une partie en espèces et complètent au DAB. Ils mangent souvent dans des restaurants où le prix d’un repas pour un couple représente parfois le salaire d’un mois dans le pays, ça laisse imaginer ce que « le peu » qu’ils pensent avoir sur eux peut représenter réellement pour les autres. - Les gens comme moi, incontrôlables et sans programme, adeptes de la carte de crédit, qui tirent au fur et à mesure de leurs besoins et qui essaient de payer un maximum de choses avec leur carte, même essence, restaurant et hôtel. Pour ma part, j’ai fait limiter le plafond de retrait journalier par sécurité (un seul retrait par jour et limité au DAB du pays, 300€ au Paraguay). J’ai 2 cartes dont une bien dissimulée, ce que les voleurs ne peuvent imaginer.
Riches ou pas, les résidents comme nous ne sont pas stupides. Tout le monde aux alentours sait que nous ne gardons à la maison qu’un minimum en espèces. Conserver ne serait-ce que 1000€ en espèces chez soi, au Paraguay ou ailleurs en Amérique latine, est un très bon moyen de se faire flinguer. Alors non, le résident riche n’est pas plus exposé que le touriste, car il connait le pays et il reste très concentré et sur ses gardes, contrairement au touriste qui est souvent distrait, heureux et sous le charme du dépaysement. Et puis nous sommes quasiment tous armés. Note qu’être armé c’est à double tranchant. Ca va dissuader complètement un jeune qui veut te piquer un peu de fric pour s’acheter quelques doses (souvent un voisin qui sait que tu es armé), mais si les voleurs savent à l’avance que tu as beaucoup d’espèces, il ne faut surtout pas sortir ton arme, car tu n’as quasiment aucune chance de t’en sortir vivant. La raison majeure vient du fait que pour nous il n’est pas évident du tout de tirer sur quelqu’un même s’il vient avec de mauvaises intentions, ce n’est pas dans notre culture, et puis je ne te dis pas la merde qui s'ensuivrait avec la police et l'ambassade. Les voleurs armés ici n’ont pas d’état d’âme, si tu mets la main sur ton arme ils t’abattent comme un « grindo de mierda » Il faut simplement faire savoir aux alentours qu’on ne conserve pas d’espèces à la maison. Comment ? Très simple : un fournisseur vient te livrer et il faut le payer. Tu sors ton chéquier et comme il n’aime pas les chèques il le refuse et demande du liquide. Tu lui réponds « mais qu’est-ce que tu t’imagines mon gars, que je garde ici des sommes pareilles en espèces ? Je suis étranger et pas fou, tu sais très bien que ce serait très dangereux pour moi. J’ai toujours de quoi m’acheter mon pain et mes cigarettes, mais jamais plus. ! »Le type va te demander de passer payer à la Sté, et un quart d’heure plus tard le « téléphone indien » fonctionnant à merveille, tout le monde aux alentours saura que tu ne gardes pas de fric chez toi. | | | À: Jcamericasur · 14 septembre 2013 à 16:07 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 114 de 193 · Page 6 de 10 · 1 483 affichages · Partager une majorité écrasante de profs ou ’enseignants de toute nature, il faudrait d’ailleurs que quelqu’un m’explique un jour pourquoi...
Pour voyager, il faut du temps. Les profs ne sont pas très bien payés et font un boulot ingrat (Je ne suis pas prof) mais, en échange, ils bénéficient de presque 2 mois de congés l'été donc de temps...
Sinon, il doit manquer une catégorie dans ton catalogue car je ne me reconnais dans aucun des 3 portraits dressés... | | | À: Atila · 14 septembre 2013 à 16:22 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 115 de 193 · Page 6 de 10 · 1 477 affichages · Partager Salut
Sinon, il doit manquer une catégorie dans ton catalogue car je ne me reconnais dans aucun des 3 portraits dressés..
Ben donne ta catégorie, on va la rajouter ! Non, mais blague dans le coin, même pour moi, je ne suis pas une catégorie à part entière... J'aligne mes phrases comme ça, ce n'est pas toujours très structuré | | | À: Antlia · 14 septembre 2013 à 16:52 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 116 de 193 · Page 6 de 10 · 1 468 affichages · Partager - Les pays en guerre civile généralisée : spécialité des pays islamistes.
Euh...... ?????? Dictionnaire: islamiste: partisan de l'islamisme, mouvement politico-religieux qui préconise l'islamisation radicale, l'application des lois islamiques aux institutions, au droit, etcQu'en est-il du Rwanda ou d'ex-Yougoslavie il y a pas si longtemps? Et puis, rassure moi, tu ne classes quand même pas la Syrie dans cette catégorie?
Désolée, mais j'ai du mal avec les approximations. | | | À: Cocottte · 14 septembre 2013 à 18:30 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 117 de 193 · Page 6 de 10 · 1 456 affichages · Partager Salut Claire,
Je comprends complètement ton agacement d'autant que tu vis à Beyrouth. Néanmois, je te fais la même demande qu'à William un peu plus haut. Mon sujet de base n'étant ni épuisé ni clôturé, ce serait sympa de ne pas le faire dévier en débat politique ou religieux et j'en profite pour renouveler ma demande à William. Là je le vois arriver « gros comme une baraque », je connais William il va partir dans tous les sens et tout va dégénérer.
J'ai posé une question claire. Après avoir déjà dévié sur des valeurs de monnaie locale, on passe maintenant aux islamistes et à la religion. Pourquoi pas refaire le monde ? Mais dans une autre discussion !
Je m’adresse maintenant à William : s'il te plait, arrête de partir dans toutes les directions quand tu réponds sur un sujet bien ciblé. Là on parle de quelque chose de précis, donc si tu as des trucs à dire, des coups de gueule à pousser - et je sais que tu en as un paquet en réserve - pourquoi ne pas ouvrir une discussion sur laquelle Claire pourra te répondre sans que mon sujet ne perde tout son intérêt. Tu pourrais l'intituler par exemple « Islamiste et agitation des pays arabes » Je te parie qu'elle sera très animée, vous en viendrez très vite aux mains et elle sera tout aussi rapidement fermée par les modérateurs du site.
Merci d'avance | | | À: Jcamericasur · 14 septembre 2013 à 18:39 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 118 de 193 · Page 6 de 10 · 1 448 affichages · Partager Ok! Je comprends que tu n'aies pas envie de voir ton sujet de départ partir dans tous les sens, je laisse donc tomber ce point précis.....
Mes excuses pour le coup de gueule. | | | À: Cocottte · 14 septembre 2013 à 18:56 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 119 de 193 · Page 6 de 10 · 1 445 affichages · Partager On parle de sécurité ici ou non ? Si mes propos ne plaisent pas il faudra faire avec ou, comme le disait mon vieux maître D.A.F. de Sade " Je viens offrir de grande idées : on les écoutera, elles seront réfléchies ; si toutes ne plaisent pas, au moins en restera-t-il quelques-unes ; j’aurais contribué en quelque chose au progrès des lumières, et j’en serai content".
Puisque tu es au Liban il faut croire que tu aimes zigzaguer entre les voitures piégées et les snipers. Des coups et des douleurs... J'ai été un temps en correspondance avec une petite famille d'authentiques libanais chrétiens avec deux enfants qui avaient littéralement la trouille au ventre de perdurer dans ce pays, leur pays, pourtant. Ils n'y voyait pas d'avenir autre que de plus en plus noir et voyait la "libanisation" de la France ce qui fait que cela ne les intéressaient nullement d'y venir. Lui faisant du commerce international, elle ingénieur agronome. C'est sur ce dernier point qu'elle était intéressée par le Paraguay. Je lui ai dit que cela ne poserait pas de problèmes, en principe, pour venir y vivre, les deux étant assurés de débouchés professionnels, mais je crois que ma description de la mentalité locale les a rebuté au moins au niveau culturel. Je crois qu'ils ont opté pour le Canada. | | | À: Antlia · 14 septembre 2013 à 19:40 Re: Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? Message 120 de 193 · Page 6 de 10 · 1 433 affichages · Partager Merci William, je vois que tu as bien compris le sens de mes messages ! | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 250 visiteurs en ligne depuis une heure! |