Bonsoir Christian tu poses une question à laquelle y-a-t-il une réponse? Chacun de nous a son corps propre plus ou moins résistant au vieillissement.
Je peux te dire deux choses:
1) dans la traversée que j'est effectuée du
Pérou à vélo il y a 10 ans je n'avais que 55 ans, j'ai trouvé que dans les très nombreux cols à plus de 4000 la pente était certes souvent très longue, mais rarement très raide. Le vélo est sans doute l'engin qui permet le mieux de s'acclimater à l'altitude, sans doute que le fait de beaucoup ventiler en montant progressivement est un atout.
2) Mon dernier grand voyage en 2018 j'avais 65 ans, un camarde de 67 et un autre de 71. Tous deux très entraînés. le camarade de 71 particulièrement, un peu avant de partir il avait effectué un 400 km en 23 heures. Moi qui ne m'entraîne pas trop pour ne pas dire moins, mon secret étant le 22 dents à l'avant, je pensais que mes camardes passeraient leur temps à m'attendre, nous étions dans les Andes argentines. Ce qui a été un peu le cas au cours des premiers jours en zones assez basses sans côtes de plus de 50 km. Puis le jour du premier col à 4170 m avec plus de 2000 m de dénivelé, mon camarade de 71 ans a fini sur les 800 derniers mètres de dénivelé dans un pick-up auquel il avait demandé assistance. J'en déduis qu'être hyper entraîné sur vélo de course en
France sans bagages et et monter avec un vélo lourdement chargé dans des côtes de 60 km sont des choses très différentes. Je l'ai vu il y a quelques jours mon copain, dans sa 73 ième année il va dans les jours à venir se faire un autre 400 mais sur route en
France vélo de course léger.
Mais ma réponse est ce qu'elle est, le facteur humain restera toujours une grande inconnue, et qui ose gagne. Mais comme m'a dit le cardiologue qui m'a fait faire un test d'effort à l'hôpital il y a 3 ans, continuez à faire vos grosses balades, mais buvez, d'ailleurs je lui ai appris l'expression "pisser blanc", et surtout il m'a dit surveillez bien la fatigue et ne passez pas en zone rouge. Donc bien connaître son corps. Mais je pense que tout cela tu le sais.
Dans les voyages au long cours et pour les grosses étapes je démarre toujours au lever du jour aux toutes premières lueurs, même avant, d'où l'utilité des phares. Cela évite au maximum les grosses chaleurs, à midi voire 14 heures on a souvent fini sa journée.
Luc