Ainsi donc, après avoir tenté de nous vêtir pour le voyage, vous songez à nous déshabiller (dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es) ?
Résumons : ne pas oublier les tongs, le chapeau, le slip de bain, et envisager la possibilité d'une île. Qu'elle soit déserte ou peuplée est inopérant : lire c'est se couper des autres.
N'y a-t-il pas comme un flottement dans votre histoire d'île, j'ai l'impression qu'on peut y apporter une bibliothèque entière?
Si c'était pour demain, j'en emporterais deux que je lis déjà dans le désert -dont les oasis sont les îles.
Microfictions ou son prolongement
Microfictions 2018 (Régis Jauffret) cinq cent histoires brèves et sombres.
L'autofictif ultraconfidentiel (Eric Chevillard) : dix années de trois fois quelques lignes écrites chaque jour. La régularité d'un métronome pour un travail d'orfèvre.
Deux des meilleurs auteurs de langue française au XXIème siècle (la preuve : ils sont peu lus).
Deux misanthropes qui seraient privés de leurs maux.
Avantage de circonstance, l'un comme l'autre tiendront lieu d'éphéméride. Lecture d'un tercet par jour du second, d'une histoire par semaine du premier, et voilà une décennie passée. Alors, il sera temps de plier ces mille feuilles pour en faire un bateau, et s'en aller.
Et vous, outre vos œuvres véfiennes complètes, quelle lecture emporteriez-vous ?
P.S. J'observe que nous tous, pour une destination nouvelle, n'envisageons que des auteurs connus, des livres déjà lus.
(Au-delà de l'analogie, je conseille à ceux qui ont aimé
Black Boy d'essayer
Karoo Boy de Troy Blacklaws.)