(...) Chaque compagnie sa stratégie. Peut-etre que le créneau qui consiste à faire du bénéfice sur les classes Y est davantage porteur...
Soit, mais pourquoi se limiter au bas de gamme?
Un avion ça se segmente. Qu'est-ce qui empêche de faire du Y à coût/prix serrés et des cabines avant qui ne souffrent pas de la comparaison avec les majors?
Regardez Emirates. Les 777 sont en 3-4-3 si décriés ici et la First est une suite avec douche.
Imaginez un instant un avion AF avec:
- une première de luxe, qui sache mettre à profit le prestige "à la Française" (Cf. Hermes, LVMH etc.) avec service à l'ancienne, à la russe. Rôti saignant découpé devant le PAX, carte des vins d'exception etc.
- une classe affaires avec sièges-lis horizontaux (en épi, en quiconque, tête-bêche, ou autre avec un peu d'imagination) avec un service de haut niveau niveau qui s'appuie sur la réputation de la gastronomie française
- une premium avec des sièges confortables et un service amélioré.
Pour ces trois classes, les PNC AF sauraient faire. Il leur reste la classe et le savoir-faire "d'avant" pour les anciens. Les nouveaux apprendraient vite. Les clients qui en ont les moyens (les asiatiques qui se ruent chez Vuitton, les voyageurs d'affaires de sociétés qui en ont les moyens, les individuels qui veulent se faire plaisir, les PME etc...) sont là. Il suffit de leur offrir un produit qui correspondent à leurs attentes.
- une éco à prix tirés avec un service basique pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas payer plus pour une meilleure qualité.
Mais comme vous dites, AF se concentre sur le moyen/bas de gamme, comme s'ils ne pouvaient pas faire les deux....