Bonsoir à tous !
Mercredi 5 septembre : AMSTERDAM
Il est cinq heures...
Paris s’éveille, écrivait Lanzmann... Moi aussi ! Histoire de ne pas rater le passage de la grande écluse d’
Amsterdam... Mme PAP dort et évidemment, je ne la réveille pas... Quel beau spectacle, depuis le canapé face à l’avant (on a donné consigne à Ricardo de ne jamais fermer les rideaux côté salon), de suivre l’ouverture de cette écluse, sous les lumières de la nuit... Le ciel étoilé est quelque peu terni par la lumière orange des lampadaires, mais ça valait le coup de se réveiller pour voir ça (que nous reverrons ce soir, de jour, mais il n’y aura alors pas cette magie de la nuit, avec les techniciens qui s’affairent, tels des ombres chinoises sur la porte de l’écluse qui peu à peu s’écarte...
Le bateau file maintenant vers
Amsterdam, et moi au lit... 3 minutes après je dors... Oui, je sais, dormir quasiment sur commande et avoir besoin de peu de sommeil en tout a toujours été un avantage physique énorme...

7heures 45 : je me lève, le petit déjeuner est attendu pour 8 heures... Bien m’en prend, car Ricardo frappe à la porte... Pour le coup il est en avance... En plus, il tape pas fort, et ceci pose un problème dans une cabine comme la nôtre. Porte de la chambre fermée, il pourrait taper comme un malade, on l’entendrait pas... On se prend à regretter, là, que pour les suites, il n’y ait pas comme chez Celebrity de sonnette, vécue d’ailleurs par cette compagnie plus comme un accessoire fonctionnel pour être entendu toutes portes fermées, que comme « un luxe ». Même si toutes les suites, chez Celebrity, même les « Sky-suites », ont une sonnette.
Décidément, on a de la chance, il fait un temps superbe, avec juste quelques nuages, histoire de faire un ciel « windows »

... Un rapide coup d’œil sur le balcon me montre que nous sommes « au bout du monde », au milieu d’immenses aires remplies les unes de containers, les autres de voitures neuves... Le Today annonce d’ailleurs 10 km et des navettes à 10 euros l’aller-retour, et je crois bien qu’il n’y aura pas d’alternative (sauf taxi) pour qui voudra aller en ville... A noter que comme hier à Harwich,
Amsterdam est un point de débarquement pour pas mal de passagers montés ici le 28 août... Nous sommes côté quai, et en bas, deux sorties ont été préparées, pont 5 (comme hier) et pont 3 (qui servira aux sorties Gold-Pearl).
Le petit déjeuner pris, on se prépare pour notre excursion (courte) : visite panoramique d’
Amsterdam et balade en bateau-mouche sur les canaux. Comme elle est courte, le rendez-vous des Gold-Pearl, chez Gustavo, n’est que vers 9 heures... Sortie par le pont 3, et embarquement car 23... Nous partons à 9 heures 30... Une première étape nous mène jusqu’au terminal principal de croisière... presque à 20 minutes de notre point d’arrêt... Le Celebrity Constellation occupe la place qu’avaient le Luminosa et le Deliziosa, quand nous sommes partis pour nos croisières «
Norvège Islande » et « Capitales de la Baltique » en 2010 et 2011... Et un autre bateau (Princess xxxx) est aussi dans le coin... Les mauvaises langues (donc pas moi, bien sûr !) diraient que notre emplacement doit coûter beaucoup moins cher, ce qui a motivé le choix de Costa...

Mais pourquoi ne pas envisager simplement que Celebrity a réservé sa place plus tôt que Costa...

Nous avons une guide sympathique, qui parle un français parfait, et qui va, au contraire de
Londres, faire des courts arrêts photos chaque fois que nécessaire... Mais il faut reconnaître qu’il est plus facile à notre car de se garer quelques minutes à chaque fois... C’est ainsi que nous avons pu voir, conformément au descriptif Costa, le Palais Royal sur Dam Square, la tour Münztürm, vieux moulin à vent « traditionnel », et le marché aux fleurs, ainsi que la grande salle de concert d’
Amsterdam.
Nous avons ensuite pris un bateau-mouche « pour découvrir véritablement la beauté et les charmes d'
Amsterdam depuis ses nombreux canaux ». Bon, y en avait des beaux, on nous a collés dans le plus moche

... mais grâce aux fenêtres ouvrantes, on a pu faire quelques belles photos... En voguant tranquillement au fil de l'eau, nous avons dépassé le ‘Coude Doré’, et pu voir entre autres le pont célèbre ‘Magere Brug’, l'église Wester ainsi que la maison d'Anne Frank. Ainsi que, mais ce n’était pas dans le plan de l’excursion, le Celebrity Constellation, qui fait « petit » à côté de ses plus jeunes frères...

De retour à bord vers 13 heures (1/2 heure de retard, mais la guide nous a laissé une demi-heure à la sortie du bateau-mouche pour « shopping »), nous décidons de grignoter rapidement à la cafétéria « restaurant Giardino »... Bon, on est un peu plus attentif qu’hier, et on en conclut qu’on est quand même loin de l’Oceanview-restaurant du Celebrity Solstice. Beaucoup moins de choix, et la disposition des stands, si elle n’est pas « linéaire obligatoire », n’est quand même pas aussi dispersée « en ilots » que chez Celebrity... Alors « beaucoup moins de choix » ne veut pas dire qu’il n’y a pas de choix, et tant Mme PAP que moi trouvons notre content, et ce d’autant plus que nous prenons très peu... pour finir sur des glaces servies en boules par un Costaman, ça, ça vaut celles de Celebrity.
Café expresso ensuite (faut bien qu’on le consomme, ce #*$§!%@ de forfait) au Lido Montecarlo, le bar arrière au pont 11, tout un coin de pont interdit aux moins de 18 ans, exactement comme chez Celebrity, et d’ailleurs aussi comme chez MSC... Des aménagements sympas, mais un peu gâchés par des gens vautrés dans les fauteuils et autres hamacs, ronflant au soleil la bouche ouverte, tout ça ressemble un peu à une zone de tri des blessés après une catastrophe ou un bombardement... surtout avec ces abominables plaids jaune rayé noir de Costa...


Après un petit tour de bateau, histoire de se le mettre bien en mémoire, on rentre à la cabine pour se taper le sirènes et appels par haut-parleur pour l’exercice d’alerte officiel, le *principal*, le seul où les bars sont fermés et la vie du bateau « arrêtée »... Ils ne sont pas allés jusqu’à sélectionner les cabines en fonction de l’occupant (le système de bord ne le permet sans doute pas, alors qu’au plan informatique, c’est à la portée du premier programmeur venu...).
16 heures ! trois coups de sirène auxquels personne ne répond

, et pour cause, nous sommes le seul paquebot, perdu dans cette zone industrielle, coincés entre containers et milliers de voitures, bien loin du centre d’
Amsterdam... Et c’est le départ... Très agréable à suivre, de l’intérieur du salon, face à l’avant, car sur le balcon, le vent s’est mis à souffler de façon plus que frisquette... Tiens, du coup, y a un sifflement dans la porte-fenêtre... Ah... à propose de porte fenêtre, toutes les nouvelles cabines balcon ont une grande baie vitrée « sol au plafond », avec grande porte coulissante, comme chez MSC ou Celebrity... oubliées les fenêtres et la porte de balcon, habituelles sur les bateaux Costa

... Ce qui rend les cabines (on en a vues au passage pendant que le cabinier fait le ménage) beaucoup plus claires et lumineuses... Les autres cabines (on a pu aussi en voir deux-trois) sont redécorées, mais n’ont rien de changé par rapport au Romantica. C’est toujours le gros hublot derrière la tête de lit... Dommage qu’ils aient pas essayé de mettre le lit dans l’autre sens... Mais peut-être que ça tiendrait pas...

Madame PAP descend au SPA pour un soin programmé hier soir, et remonte aussitôt...

elle s’est trompée d’une heure

, dans le bon sens, heureusement... Elle a rendez-vous à 17h 30 et non 16h 30... (une histoire d’heure anglaise que j’ai pas bien compris...

)
Une heure plus tard... Nous entrons dans la grand écluse... Toujours aussi spectaculaire, vu par l’avant du bateau... Mme PAP contemple un peu le spectacle, et puis s’aperçoit qu’il est temps pour elle de rejoindre le SPA... Me voilà donc pour une heure tranqu...

heu...désespérément solitaire...

Aïe ! nous voici en mer et le vent se met à souffler sur notre balcon, sans doute pour la première fois de la croisière, nous gratifiant d’un sifflement strident

, qui rendrait tout sommeil (sauf le mien) bien difficile

, d’autant que la porte coulissante balcon est côté chambre, dans la grande suite...
LA TV de bord annonce un vent à 45 km/h, mais comme elle ne donne pas sa direction, ça ne veut rien dire... Bref, si on extrapole la porte de balcon de la cabine 1403 à toutes les autres, il semble que l’étanchéité des portes coulissantes de balcon soit à revoir...

En attendant, j’applique le système D classique, très efficace

: un tortillon de PQ, bourré dans la fente entre la fenêtre et son montant, permet au silence de revenir dans la cabine... On n’entend plus qu’un léger souffle, mais qu’on entendrait je crois même si la porte était étanche... C’est juste le bruit du vent dehors... Le problème est donc réglé pour l’instant, mais évidemment, je peux plus ouvrir la fenêtre... Espérons donc que ce vent ne durera pas...

19h 30... reste une heure avant notre invitation « VIP » au salon « Disco Tango »... On décide de prendre un petit apéritif au Cabaret
Vienna (qui tend à devenir notre point de ralliement apéritif), Domireig et Mini-Domireig qui passent par là se joignent à nous... Elles nous font part de leurs malheurs du jour... non, non, pas le petit déjeuner, qu’elles ont eu en temps et heure, cette fois, peut-être grâce aux documents papiers qui leur ont été comme à nous remis par Ricardo, mais les 10 km à pieds qu’elles se sont infligés, en prenant à la lettre le plan remis par Costa, qui situait au terminal de croisière de centre ville le positionnement de notre bateau... En fait, le Today stipulait bien qu’il y avait 10 km du bateau au centre ville, et Frédéric nous dira un peu plus tard qu’il avait bien attiré l’attention de tous lors de son speech, qui a repassé en boucle sur la télé de bord le lendemain...

Nous tirons ensemble la morale de l’histoire : les navettes mises en places par Costa sont parfois chères, mais si Costa met en place une navette, c’est *toujours* que le bateau est loin du Centre-Ville... Alors on prend la navette Costa, ou une autre navette, ou un taxi, ou tout ce qu’on veut, mais il est aléatoire de vouloir faire le parcours à pieds (c’est même parfois dangereux, je pense à Mykonos... qui ne concerne pas la présente croisière).
Les Domireig nous quittent pour rejoindre le restaurant Samsara, et nous arrivons bons premiers au Disco Tango, où Frédéric et Gustavo nous accueillent, en compagnie des autres hôtes internationaux... La tenue du soir étant "rouge", Madame PAP est en robe rouge écarlate et boléro noir, et moi-même en costume noir et chemise+cravate rouges ton sur ton. Frédéric est en costume gris clair chemise et cravate rouges, avec des mocassins rouges (« Le grand brun avec deux chaussures rouges »

) !
Nous partageons notre table avec un couple de français qui sont quelque peu chagrinés du manque d’animation en soirée sur ce bateau... Ils avaient, eux, réservé le Magica... et aiment danser... ils trouvent que ça manque sur ce bateau... Nous parlons de la croisière des Parfums, du tour du monde sud de l’automne 2013... Frédéric se joint à notre conversation, en nous confortant dans l’idée que Deliziosa et neoRomantica, ce n’est pas la même chose, et que des croisières longues sur le second demandent d’avoir bien perçu le type de bateau que c’est... Non pas tant en termes de sécurité, ce bateau sachant « très bien tenir la mer », mais sur le fait que la « vie à bord » ne peut y être la même que sur les autres bateaux Costa... Chamadou, il t’envoie son cordial bonjour... « Chamadou » ? connait pas... « Christian » ? y en avait plusieurs... Mais quand je lui dis « celui qui a essayé de s’entrainer au patinage artistique en ratant un triple axel sur le pont promenade », là, il t’a tout de suite « remis »...

Il est temps de rejoindre le restaurant Samsara... Nos voisins de tables au Disco Tango y sont aussi, mais ils ont mangé avant le cocktail... Frédéric nous fait passer par « le passage secret » (décidément, c’est un adepte des passages secrets, c’est aussi lui qui en 2007 sur le Victoria, nous avait montré le passage tout aussi secret permettant d’aller jusqu’à la pointe avant du bateau, pour jouer « au maître du monde »...), il y a toujours aussi peu de monde... Peut-être que ça se remplira à partir de demain, à
Hambourg... Les Domireig finissent de dîner... Nous commandons juste « entrée-plat-dessert »... Ca commence à pas mal bouger, ça bougeait depuis
Amsterdam, mais là, ça s’amplifie...

Alors on traine pas, on rentre en cabine, et Mme PAP préconise la première Nautamine de la croisière... Il me reste donc en gros deux heures pour mettre mon C/R à jour, après, je risque de m’endormir sur mon clavier...
Et encore, deux heures... certains prétendent que l’action de la Nautamine est beaucoup plus rapizzzzzzzzzzzzzzzzzzzz...