Bonsoir à tous !
Mercredi 12 septembre : en mer
6 heures 45... Un énorme bruit,

comme si on traînait des tables sur le toit de notre cabine, comme un râclement... Brrrrrrrreuuuuuuu... 15 secondes plus tard, le même bruit... et encore...

Je regarde l’écran de la télé du salon... On est à 20.6 nœuds... Le bateau ne remue pas spécialement... Juste la Vibration, amplifiée par le sommier et matelas du lit, et qui fait cliquer la porte coulissante de la salle de bains... J’ouvre le rideau puis la fenêtre et sors sur le... Argh...

y a plus de balcon... tout au moins, je n’en distingue pas le bout, vers l’avant... Il règne un terrible brouillard, et bien sûr, je ne vois absolument pas la mer... On est dans la 4ème dimension !!!
Ou dans le brouillard... la corne de brume est encore plus intense, fenêtre ouverte, et il faut se boucher les oreilles... Elle doit être juste au-dessus de nous, sur le toit du bateau... Au loin, on entend un autre bateau répondre de la même façon lugubre... Je pense à ma dernière navigation sur le Styx, dans une vie hum... *très* antérieure...

ça ressemblait à ça... On ne voit rien... il ne fait pas noir, il fait blanc...

Et ça va durer près d’un quart d’heure... Dans ces conditions, inutile d’espérer se rendormir, et on se lève pour assister au lever du soleil, puisqu’on navigue plein est...
Et la lumière fut... Le Dieu Ra se lève, sur son char doré, et chose surprenante, en moins de trois minutes, tout le brouillard a disparu... La mer est bleue, le ciel est rose et rouge, juste quelques petits nuages autour du Soleil... Moment magique... sur une mer d’huile...
Gibraltar est loin derrière nous, la Méditerranée nous a prévu un accueil en fanfare...
Petit déjeuner, l’avant dernier, il ne reste que celui de demain matin... Aujourd’hui, jour un peu morose, celui des valises...

Du coup, on enchaîne sur la chocolaterie, histoire de poursuivre le petit déjeuner, et que notre cabine puisse être faite au plus vite... Whaooo ! Brûlant, le chocolat... mais tellement bon...
Court entretien avec Frédéric, où nous discutons des problèmes génériques du bateau, avec très clairement deux catégories de passagers : ceux qui apprécient la « différence » de ce bateau avec les autres, et ceux qui, au contraire regrettent l’absence de théâtre, et d’animation... Pour les deux suites balcon, qui donnent sur le pont piscine, c’est pareil. Frédéric explique qu’il y a ceux qui aiment, et ceux qui demandent à changer de cabine... La Vibration aussi a ses détracteurs absolus, et puis ceux qu’elle ne dérange pas... C’est vrai que c’est désagréable, mais à aucun moment, nous, ça ne nous a empêchés de dormir, ni vraiment gênés et nous confirmons que le lit amplifie la Vibration... On la ressent beaucoup plus, allongé sur le lit, que assis dans le canapé...
Il est presque midi, et après un petit apéritif au bar de la piscine, on a décidé de tester la pizzeria. 7.50 euros pour pizzas et tartelettes à volonté...

Bon, à volonté, faut vraiment vouloir, en effet, parce que après une délicieuse Pizza (une « 4 saisons » pour Mme PAP et un « Calzone tomate – mozzarella – jambon – champignons pour moi) au format XXL, faudrait vraiment n’avoir rien mangé depuis 1 mois pour en reprendre une... On se demande même si on va prendre une tartelette pour terminer, mais après une pause, tarte au citron pour tous les deux... Avec un verre de vin rosé (à payer séparément, comme toutes les boissons).
Alors c’est de la « vraie » pizza au feu de bois, faite quasiment devant nous, et on compte sur les doigts des deux mains les pizzerias que nous connaissons où on en mange des si bonnes...

Pourtant, on a été tout seul dans la pizzeria d’un bout à l’autre du repas... Semble faire encore moins recette que la fromagerie...

Dommage, elle vaut vraiment le détour... Et elle est ouverte chaque soir, et le midi seulement les jours en mer...
Retour en cabine où Ricardo a préparé notre dernière bouteille de Veuve Cliquot... Nous avions partagé la première avec Domireig et Mini-Domireig, celle-là, ce sera avec M-Mme Avionsol et M-Mme Tgvlent... Encore un sympathique moment où tout le monde apprécie le calme et la convivialité de la grande suite... en dégustant ce champagne qui fait partie de notre offre Costa... Tgvlent nous annonce pour cette nuit quelques turbulences... Bon, à tout hasard, je distribue un peu de Nautamine « pour le cas où »

... Mais à l’heure où j’écris ces lignes, la mer n’est déjà plus « d’huile »...

16 heures 30... Salle comble au Cabaret
Vienna pour la traditionnelle réunion de débarquement pour les 300 francophones qui débarquent demain à
Marseille (aïe ! en principe pas avant 14h 45... le temps d’aller chercher la voiture de location, ça nous fait pas quitter
Marseille beaucoup avant 16h 30, ça...

)
Frédéric Mathieu présente comme toujours le fameux questionnaire « excellent », et s’en tire plus qu’honorablement (meilleure note attribuée par le jury PAPal de tous les hôtes francophones Costa), faisant une véritable plaidoirie sur le thème : ne pénalisez pas le personnel qui s’est dévoué pour vous, à cause d'un un bateau qui ne vous a pas plu... Sélectionnez donc bien votre notation à chaque réponse... Et s’en sort ailleurs avec des applaudissements nourris qui montrent que dans sa très très grande majorité, les passagers ont apprécié cet hôte francophone qui doit être aujourd’hui le plus ancien de Costa, avec 11 ans d’ancienneté.
Et deux bons de réductions de 100 euros sur une prochaine croisière, à utiliser pour soi ou pour des proches sont offerts à condition de commander avant le 31 décembre 2012 pour une croisière débutant avant le 31 août 2013.
Alors bien sûr, si les valises doivent comme d’habitude être mises dans le couloir avant une heure du matin, les cabines ne sont à libérer que pour 9 heures 30, et il y aura une « consigne » pour les bagages à mains (les Gold-Pearl ont rendez-vous à l’oenothèque...) et on peut bien évidemment déjeuner à bord avant le débarquement.
Retour en cabine pour s’habiller, car si on débarque demain, la vraie fin de la croisière est après-demain à Savone, d’où part une mini-croisière de 4 jours, avant le grand départ le 19 pour la « Route des parfums ». Du coup, ce soir, c’est la troisième soirée de Gala, celle « de l’au-revoir »...
Avant de quitter la cabine, distribution de nos enveloppes pourboires (toutes en dollars) au majordome et à la cabinière...
Apéritif au bar du fond du pont 9... Vide, comme le cabaret
Vienna... Tout le monde à cette heure-là est soit au premier service de restaurant, soit au spectacle au pont 8... Dîner de gala au restaurant Samsara, où Mme PAP pourra se régaler avec un homard grillé entier

, alors que je me rabats personnellement sur le menu de gala du Boticelli, parce que moi, toutes ces bestioles qui viennent de la mer...
Remise de nos enveloppes pourboires à la serveuse du Samsara, et aux deux aide-serveurs qui nous ont accompagnés au cours de nos repas de cette croisière... Mme PAP se voit offrir par l’aide serveur principal un « bracelet-fleur » tout en papier, fait avec des serviettes en papier... Un pliage de toute beauté. Petit moment d’émotion...

Allez, c’est le dernier soir, soyons fous ! Encore un passage au bar du pont 8, où le couple de musiciens jour des airs des années 60, et où nous disons au revoir à Frédéric en lui souhaitant une bonne "croisière des parfums" qui pour lui va durer 6 mois, jusqu’au 1er avril 2013... Je lui dis que je laisserai à son attention un exemplaire sur clé USB du présent Compte-rendu de croisière à la réception...
Et puis Mme PAP veut aller jouer à la roulette... Ca y est, on a replongé comme dans les années 80, et c’est bien agréable... Et ce d’autant qu’après son jackpot de 250 dollars sur le Solstice en mai, voilà que tous ses numéros sortent coup sur coup... et qu’elle décide d’arrêter en emportant cette fois 300 euros pour 20 de mise initiale... Comme dans les années 80, je vous dis, sauf qu’en plus, elle sait maintenant s’arrêter à temps, et ne pas reperdre tout ce qui était gagné...

Retour en cabine pour boucler les valises qui vont être mises dans le couloir... Je rédige les étiquettes rouges qui les équiperont pour quitter le bateau, demain...
Dernière fiche de petit déjeuner que j’accroche à la poignée de la porte, pour 9 heures... Depuis le 1er jour, on ne s’est plus resservi du système informatique, qui doit encore avoir quelques petites lacunes, car on n’en a plus entendu parler...

J’entrouvre la porte du balcon... Le vent s’est mis à souffler très fort... Subirons nous le « force 8 » que Tgvlent avait vu sur une météo espagnole, dans le golfe du Lion... Pour l’instant, le bateau ne bouge pas trop... Mais la Nautamine reste à portée de main...
Zoom arrière... Le neoRomantica file dans la nuit, sous le clair de lune...
Et sur le balcon avant gauche, baignés par le vent, PAP et Mme PAP, avec la petite pointe de tristesse de toute croisière réussie qui finit, regardent ensemble, comme disait Saint Exupéry, dans la même direction : en l’occurrence,
Marseille...