Bonsoir à tous !
Mardi 11 septembre : CADIX
8 heures 30... Le petit déjeuner dans la cabine est devenu une habitude pour Ricardo, toujours parfaitement ponctuel, avec chaque matin une rose dans un petit vase, sur le plateau...

Comme un clin d’œil à la journée qui commence...

Nous naviguons plein est, et le soleil envahit donc la cabine, avec des reflets dans tous les sens... La mer est d’huile, comme elle aura été tout le temps, ou presque, jusqu’à présent et l’Atlantique, notamment, aura été d’une douceur rare...

10 heures... Conférence classique des « coulisses du Costa XXX », que nous descendons voir, au salon du pont 9, surtout parce qu’elle est présentée par Frédéric...

parce que sinon, on la connait un peu par coeur...

Ah, surprise, non, elle a évolué : en plus de l’histoire de Costa, avec le transport de l’huile d’olive, qui a donné à la cheminée sa couleur jaune, la généalogie de toute la famille en prénoms, puis les premiers noms de bateaux qui ne soient pas des membres de la famille, suivi de la description des postes des équipages, des écoles de formation, un important chapitre concernant la sécurité à bord des navires a été rajouté.

Les équipages ont des compléments de formations de plusieurs jours, avant d’embarquer, et après l’embarquement (nous avons pu voir les tableaux d’émargement de ces formations lors de la visite du bateau). Et chaque membre d’équipage est tenu de... savoir nager. C’est une condition sine qua non à l’embauche... Alors certains diront que c’est une opération de comm et que rien n’a changé, d’autres diront qu’il n’y a aucune raison de douter de la sincérité de ces affirmations...

Les plus sages, peut-être, diront que la vérité se situe sans doute, comme toujours, entre les deux... ou au point d’union des deux...

Mais c’est vrai que tout ce que nous avons pu avoir comme discussion avec les personnels des bars, des restaurants, des cabines, laisse quand même bien à penser qu’il y a dans leur esprit (et sans doute dans leur formation) un « avant- » et un « après-Concordia »...

Frédéric enchaine ensuite sur la cascade de chiffres habituels avec le nombre d’œuf cassés ou d’assiettes lavées au cours de notre croisière... Nous notons que pas mal de diapos présentées ne sont pas forcément des photos du neoRomantica, et que le document de présentation a dû être "uniformisé"...Une bonne communication se doit d'être "uniformisée"...
Il termine enfin son exposé en demandant au public de ne pas imputer à Costa des choses qui relèvent plutôt des agences de voyage, concernant le neoRomantica, Costa n’a jamais caché que ce bateau n’a pas de théâtre, n’a que peu d’animateurs, est un bateau plutôt prévu pour les seniors... Il regrette que certaines agences de voyages n’insistent pas assez sur ces points avant de vendre des croisières. En dehors de cette période de rôdage de l’été 2012, où le bateau a remplacé le Magica, même si le choix restait à chacun de partir ou pas, il insiste sur ces points, et souhaite que chacun se pose la question de savoir si ça va lui convenir avant de réserver, notamment pour des croisières longues que seront les routes des parfums, ou le tour du monde austral de 124 jours...

Mais bon, malgré un certain nombre de réclamations qu’il ne cache pas, même sur la présente croisière, le retour global ne doit pas être si mauvais, puisqu’il semble que Costa envisage de doubler la mise avec le Costa neoClassica... Même si l’existence d’un théâtre reste une question en suspens...

Mais à taille de bateau identique, mettre ou laisser un théâtre ne peut se faire qu’au détriment, soit de la surface de salons et zones publiques, soit du nombre de cabines et donc de passagers... Car il n’est pas question de diminuer un seul mètre carré de SPA, qui reste un des points de marketing fondamental, le public est demandeur (tous les hôtels "de luxe" le savent bien, qui ferment parfois plusieurs années pour s'incorporer un SPA "de luxe", lui aussi), et il existe suffisamment de « bons clients » qui ne conçoivent pas un bateau sans SPA, pour revenir là-dessus...
Personnellement, je trouverais la seconde solution plus logique, mais elle ne peut passer que par une augmentation des prix... ce qui n’est pas forcément problématique si la clientèle ciblée est « senior », comme dit Frédéric...

IL est 11 heures 30 quand Frédéric termine son exposé... Le bateau entre en rade de
Cadix, sous un beau et chaud soleil... C’est de toute beauté... Nous faisons un « buffet express » (10 minutes chrono... « comme au boulot », dira Mme PAP

), car à midi, nous avons notre rendez-vous pour notre départ en excursion : « visite de la ville de
Cadix »... Nous retrouvons auprès de Gustavo les « habitués Gold-Pearl » des excursions « bateau »... dommage que ce soit la dernière, on commence à se connaître, et à échanger avis, opinions, renseignements... Faire connaissance et faire des connaissances, c'est pour moi quelque chose de chouette, en croisière...

L’excursion est courte (4 heures), mais sera bien remplie et « riche » de visites, alors que c’est la moins chère de toute la croisière... Nous avons une guide dynamique, qui parle un excellent français, sans le moindre accent... Après un « tour panoramique de la « vieille ville » (un peu comme à Kotor, on ne visite en fait *que* ça), qui est vraiment un « tour », puisque la vieille ville de
Cadix est construite sur une petite presqu’ile et qu’il y a (presque) partout la mer autour (sauf à la « Porte de la Terre »).
Puis nous continuons à pieds, et nous visiterons successivement la mairie, le musée, la cathédrale avec sa crypte, enfin, presque tous, vu que dans la mairie, où il faisait sombre, n’ayant pas retiré mes lunettes de soleil, je me suis fait en entrant un plongeon magistral contre une estrade, qui, tel un footballeur perfide, m’a mis un grand coup dans le tibia droit


... Douleur qu’on appelle « syncopale »

(mais sans syncope !) et pas de bruit de type « crayon qu’on casse », ce qui est toujours très mauvais signe

... J’examine l’étendue des dégâts... plaie légère d’une dizaine de cm, qui ne saigne pas trop, hématome en constitution, pas de bande ni de glace sous la main, j’en serai quitte pour un bel hématome...

Mais surtout, je suis obligé de zapper tout ce qui est « escaliers », ce qui fait que Mme PAP reprend là pleinement son rôle habituel de « photographe en chef » (moi, c’est plutôt la vidéo, mais le camescope, je ne l’emporte pas dans les croisières à deux...).
Il est alors 14 heures 30, et après 20 minutes à parcourir les petites rues commerçantes de la vieille ville, la guide nous laisse 40 minutes de temps libre, mises à profit pour les dernières cartes postales... Heureusement, la poste est à côté... Il y a trois personnes dans l’édifice, mais on nous demande avec le plus grand sérieux de prendre un ticket

, qui bien sûr apparaît immédiatement sur le tableau d’appel

... Il faut savoir qu’en
Espagne, les vendeurs de cartes postales n’ont pas de timbres, c’est un monopole de la Poste et des bureaux de tabac... (à noter que parfois, certains vendeurs de cartes vendent des timbres pour 2 ou 3 fois leur prix... ah... la crise...

)
15 heures 30... La guide revient, plus de visite de bâtiments au programme, mais une petite heure de marche à travers ce que nous n’avons pas encore vu, avant de rejoindre le car pour 5 minutes de transfert au bateau... Mais nous quittons le groupe, non sans bien sûr la prévenir de compter deux de moins, pour rentrer, à notre rythme, et après l’achat des traditionnels dés de Mme PAP... Elle en prend trois,
Cadix sera à l’honneur dans sa vitrine...

16 heures 30... Le bateau est semi-désert... On va goûter pour la première fois les petites pâtisseries du « tea time », qui sont excellentes

, et n’ont rien à voir avec les habituels gâteaux multicolore mais sans beaucoup de saveur des autres bateaux Costa... Des tartelettes avec de vrais fruits, de la vraie crème pâtissière, des salades de fruits qui ne sont pas que « melon-pastèque »... Sur le plan général, nous avons trouvé la pâtisserie de ce bateau nettement « supérieure » à celle de tous les autres bateaux Costa...
17 heures... Mme PAP, qui a fini sa série de massages offerts dans le cadre Samsara va passer quelques instants à la piscine du SPA, et en profite pour faire quelques photos qui complèteront notre album de ce bateau...
18 heures 30 : ce soir, soirée dite « blanche »... Bon, on va mettre ce qu’on a de plus blanc. On descend au grand bar du pont 8 vers 19 heures 10, vu que ce soir, c’est « Spectacle de l’équipage » et qu’on aime bien... Pas encore un chat (enfin, 3 ou 4...

), et c’est très facile de trouver une excellente place... Il est certainement vrai que ces spectacles du second service passant avant le repas attirent moins de monde que les spectacles du premier service passant après ou les spectacles du second service passant après, même si, alors, il est déjà tard...
Tiens... les « constantes » ont été revues, plus de danse italienne, mais un « Grease » dans lequel Fredéric s’acquitte fort bien du « 1er rôle », assisté de 5 adorables collègues féminines...

Toujours aussi, intervention de l’équipe d’animation (rappel : ici, ils ne sont que trois, et leur sketche ne vole pas très haut

, mais ça fait toujours rire un public qui semble en mal d’animateurs... Nous, c’est quelque chose qui ne nous manque pas du tout...)
Par contre, les deux chanteurs du bateau chantent une chanson chacun et un duo, ce qui là semble "limite", puisqu’ils font simplement « leur boulot » (encore que pour le duo, d’excellente tenue, il semble qu’ils ne chantent pas *ensemble* d’habitude). Mais on en vient à se demander si c’est voulu, ou si c’est un palliatif, dû à l’absence d’un nombre suffisant de « talents cachés » dans l’équipage...

Et c’est avec une pensée émue pour le premier spectacle de ce type, que nous avions vu justement sur le Romantica en mai 2005, que nous nous rendons au restaurant Samsara.
21 heures 15... retour au grand salon, histoire de refaire quelques photos du spectacle de l’équipage... Cette fois, comme nous le pressentions, le grand salon est plein à craquer (non, il ne craque pas !

), et on peut comprendre que certains se plaignent de ne pas avoir de place...

Mais curieusement, l’ovation faite aux « artistes » est beaucoup plus discrète que tout à l’heure... Comme dirait Avionsol, le premier service, c’est « les gens qu’on entraîne pour l’hospice »

, ils sont moins « toniques »... Quoique... les râleurs (pourquoi j’aurais parié que c’étaient des français ?

) de service s’en prennent à la directrice de croisière qui s’est mise de côté avant de revenir au centre de la salle pour la présentation finale... de façon assez tonique, verbale bien sûr, rien que verbale, avec des mots...
Que rigoureusement ma mère
M’aurait interdit de nommer ici...

(merci, Georges !

)
On prendra encore le temps, c’est l’avant-dernier soir de croisière, de perdre quelques euros à la Roulette, avant de rentrer à la cabine, assister, aux premières loges à la traversée du détroit de
Gibraltar... Dans ce sens-là, c’est la côte marocaine, à tribord, qui est la plus proche... toute illuminée...
C’est ici que finissait le monde, pour les Anciens...
C’est ici que commence notre court périple en Méditerranée...