Bonsoir à tous !
Samedi 8 septembre : CHERBOURG
Il est 7 heures et le jour se lève à peine... Le neoRomantica entre dans le port de Cherbourg... Marrant, la sensation, c’est la première fois de toutes nos croisières que nous allons faire une escale *en
France*...

L’escale est courte, et du coup, on n’a pas pris d’excursion « bateau »... Mme PAP a proposé l’excursion « solo » « La cité de la mer »... C’est une imposante exposition permanente, dont le dernier module, « Titanic » a été inauguré récemment, à l’occasion du centenaire de la croisière inaugurale dudit bateau... Le gros avantage, c’est que le risque de rater le bateau est limité, du fait que l’ensemble des hangars regroupant cette exposition est dans la gare maritime elle-même, donc à moins de cent mètres du bateau...

Nous négligerons donc la navette gratuite pour aller au centre de Cherbourg... Et comme ça n’ouvre, on l’a vu sur Internet, qu’à 9 heures 30, on prend notre temps pour le petit déjeuner...
L’inconvénient, dont on s’apercevra vite, c’est qu’en fait, il faut compter une bonne journée, disons 8 heures, pour visiter à fond cette exposition...

Alors on se cantonnera, outre la salle d’entrée, qui regroupe divers modèles anciens de sous-marins de poche et de bathyscaphes, à deux modules : celui du Titanic, et la visite du premier sous-marin nucléaire français, le Redoutable, sur lequel un de mes cousins a servi pendant 12 ans, et qui termine ici (le sous-marin, pas mon cousin) une belle carrière, glorieuse, au service de la
France (ici, tout le monde se lève tandis que retentit la Marseillaise

)
On commence par l’exposition Titanic qui comporte de nombreux tableaux explicatifs et photographies concernant la croisière du Titanic, et des « zones en 3D » dans des petites salles, avec des reproductions très fidèles de cabines, 3ème, 2ème et 1ère classe (Costa, c'est mieux !

), du couloir des cabines de 3ème classe, le bureau du radio-télégraphiste et aussi le hall central de 2ème classe avec la projection de deux films, l’un comportant des extraits de films anciens (pas celui de Cemeron !) sur "l’aventure" du Titanic, l’autre en « panorama-large » (3 projecteurs sur mur courbe) consistant en une reproduction de ce qu’on aurait pu voir pendant toute la traversée, assis sur une chaise sur le pont tribord des premières classes... Très réaliste

, avec une musique « bien choisie », qui « prend aux tripes »

, depuis le départ de Southampton, en passant par l’escale à Cherbourg... Et quand on voit l’iceberg arriver sur nous, on s’accroche au banc sur lequel nous sommes assis...

Tout est bruitages d’eau et de casse, jusqu’à la vue de la surface vue d’en dessous... Brrrr... Vraiment réaliste...

Et ce n’est pas sans un petit frémissement que nous remonterons, un peu plus tard, sur le neoRomantica...

La seconde partie de notre visite nous permet de découvrir le Redoutable, dont un petit film, projeté dans la « zone factice », nous explique comment la zone du moteur nucléaire fut découpée, comme à la tronçonneuse, et remplacée par un gigantesque cylindre de métal vide, alors que tout le reste du sous-marin est resté en état... Nous pouvons visiter toutes les zones techniques, avec toute la machinerie de propulsion, et de guerre (torpilles), mais aussi toute la machinerie de gestion du CO2 et de fabrication l’oxygène, la cabine du commandant (la plus grande, de la taille d’un compartiment de wagons-lits, et donc ridiculement petite face à la plus petite des cabines intérieures Costa !

), des cabines d’officiers (un lit), de sous-officiers (2 lits), de marins (12 lits dans plus petit que la cabine Costa évoquée précédemment !)... Ainsi que les « lieux de vie », réfectoire, mess, salle de pilotage, avec le grand périscope... Claustrophobes s’abstenir

... quand on pense qu’ils étaient là-dedans plusieurs semaines en plongée... Re-Brrrr...

Nous aurons juste le temps d’écrire quelques cartes postales, dont une à Mme ex-PAP, qui est originaire du coin, ça s’imposait donc, et de les poster, pour être sur le neoRomantica quelques minutes avant le « tous à bord »... Mais bon, on était à 50 mètres du bateau, hein... le risque était minime...

Marrant, ces marées...Quand on est arrivé, les hublots du pont 4 étaient juste un peu au-dessus du quai... Là, c’est le pont 3 qui dépasse largement le quai... De notre cabine (on est côté quai), nous assisterons au départ, qui sera retardé de quelques minutes du fait d’un vieux monsieur à la marche très lente, qui a mis au moins 10 minutes chrono à monter la forte pente de la passerelle d’accès au bateau... En contrebas de notre balcon, on pouvait voir au pont 10 les officiers qui regardaient ça et s’impatientaient...
Repas au Samsara... Whaoo !

il y a au moins 6 tables occupées quand nous arrivons... Et deux ou trois autres couples vont arriver après nous... La serveuse (seule, sans aide) va être surchargée... En tous cas, on a droit à une excellente table pour 4, en bord de fenêtres... on aurait pas osé s’y installer, c’est un peu à part des autres tables, mais elle insiste... Alors on y va... Excellent repas, suivi d’un expresso (ils savent faire l’expresso « à la française » sur ce bateau, avec la tasse bien pleine, sans qu’on ait rien à préciser !

La première fois en 17 croisières Costa... c’est top !

ce qu’on ne sait pas, c’est si notre nationalité est identifiée, ou si les italiens sont contraints de se taper ce qui pour eux doit être du « jus de chaussettes »...

Mais non, personne n’a dit « bien fait ! », qu’allez-vous penser ?

)
Retour à la cabine vers 14 heures 30 pour un après-midi calme en mer... Lecture sur le balcon, le vent ayant la bonne idée de souffler d’une part pas fort, et surtout de l’autre côté du bateau... Très vite, la côte s’éloigne et disparaît... on doit faire un « tout droit » vers la pointe du Finistère... Je regarde vers l’avant, mais j’ai beau écarquiller les yeux, je ne vois aucun iceberg... Alors je retourne à ma lecture...

Petit tour au SPA de Mme PAP (elle n’y sera jamais tant allée...) à 16h 30. Elle rentre une heure plus tard avec une nouvelle abracadabrantesque !!! Tout le SPA est ouvert depuis aujourd’hui... Je dis bien *tout* ! C’est-à-dire que la fermeture partielle du SPA n’aura duré que 5 jours soit la moitié de la croisière...

Décidément, l’entreprise qui travaille pour Costa est vraiment incapable d’établir une planification de travaux qui tienne à peu près la route... D’abord en retard pour la piscine, puis en avance pour le reste...

Du coup, les 100 euros que Costa a offert à chaque membre Samsara sont un dédommagement tout à fait correct, puisque pour disons 2/3 de SPA (puisque au début, il n’y avait pas non plus la piscine ni le jacuzzi, contrairement au mail que m’avait envoyé Costa), sur la croisière, ils auraient dû offrir 270.00 (absence totale, voir une précédente analyse) x 2/3 soit 180.00, et donc pour seulement 5 jours sur 10, 90.00 euros... Finalement, les 100 euros semblaient peu au début, mais là, représentent une indemnisation on ne peut plus correcte... D’autant que sur les 5 derniers jours, il y a deux jours en mer et seulement trois escales d’une demi-journée... Pourvu que ce qui a été refait n’ait pas été fait trop vite... Sinon, ça va pas sentir bon, pour la Croisière des Parfums... (arf, celle-là, les mini-PAP lui donneraient 2/20, mais j’avais trop envie de la caser depuis un moment...

)
Apéritif avec les Domireig, qui fréquentent le SPA encore plus assidûment que Mme PAP, et qui ont été très heureuses de la « levée de l’interdit »... Nous enchaînons sur le repas au restaurant Samsara, non sans constater que ce soir, le restaurant-club est pratiquement plein... Curieux, ces différences de remplissage... Retour en cabine chercher quelques sous à dépenser dans les machines à sous... pas très sympa, les machines, même si on arrive à ne perdre que 20 euros chacun...

Tant qu’on y est, on enchaine sur les 30 euros Gold-Pearl, qui partent assez vite, au gré des numéros de la Roulette... mais bon, ceux-là ne nous ont rien coûté...
Cette nuit, nous passons à l’heure portugaise, on recule donc les montres d’une heure...
Et vlan ! alors que je tape ces quelques lignes, le bateau se remet à « cisailler »... Pourtant il ne remue pas plus qu’il y a 5 minutes, et il ne semble pas qu’on ait accéléré... Un coup d’œil à la télé du salon : 19.3 nœuds au lieu de 18.7 quand nous sommes rentrés en cabine il y a ¼ d’heure... Et puis on vient d’entrer dans l’Atlantique... Ah... et puis Mme PAP vient d’allumer la télé de la chambre... Et puis je viens de décapsuler une canette de Coca Zéro... Messieurs les ingénieurs, si tout ça peut vous aider...
Mais bon... on va pas attendre leur réponse pour aller au lit... Demain, journée en mer... C’est loin,
Lisbonne...