merci pour tes réflexions

il s'agit bien sûr d'une expérience. c'est au coeur de la guerre civile, ayant refusé de quitter ces lieux où je travaillais jusque là (l'ambassade de
France avait pourtant envoyé un avion me chercher), que j'ai fait un chemin intérieur, qui s'est structuré dans une décision : y vivre comme missionnaire.
cette décision m'a conduit, outre des choix de vie personnels, à des études théologiques.
ma formation d'agronome a été utilisée d'une manière plus large : en
France, d'abord, où j'étais pendant près de 10 ans, formateur dans un lycée agricole d'Etat, tout en étant engagé dans des paroisses, puis au Tchad, pendant 9 ans, où j'ai participé et organisé la formation de centaines de jeunes paysans tchadiens, notamment par la gestion de ferme d'expérimentation.
j'ai toujours perçu ce type de vie missionnaire sous la forme d'une gratuité.
bien sûr, on en tire des satisfactions et des joies.
mais il s'agit de permettre à des personnes de vivre dans la dignité.
le "religieux" englobe l'humanitaire, le développement, la défense des droits humains; c'est pourquoi, j'ai énormément aimé ma vie missionnaire en Afrique. depuis que je suis rentré en
France, j'essaie, au moins une fois dans l'année, de rejoindre des missionnaires sur un continent; où ils vivent généralement au milieu de populations pauvres, avec et comme.
voilà ce que je peux dire aujourd'hui. je ne prétends pas détenir la vérité.