| Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Burnaby · 22 février 2019 à 15:44 · 16 photos 343 messages · 27 participants · 12 321 affichages | | | | À: GGaillard · 15 mars 2019 à 14:42 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 221 de 343 · Page 12 de 18 · 762 affichages · Partager Cela étant, pour la question qui nous occupe, celle de savoir SI "wagon de métro" ou "voiture de métro" est plus employé, que proposes-tu comme outil ?
Un micro-trottoir sur les doubles quais des 302 stations du métro parisien. Pour les lyonnais on attendra.
Un micro-trottoir n'est pas une méthode scientifique. Il faudrait une enquête approfondie auprès du plus grand nombre possible de locuteurs, et qu'ils soient représentatifs de la population parisienne/française/francophone (tout dépendrait de ce que l'on voudrait démontrer). | | | À: Masterpo · 15 mars 2019 à 15:03 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 222 de 343 · Page 12 de 18 · 752 affichages · Partager Et pour ma part, dans ma banlieue parisienne, je n'ai jamais entendu parler de "wagon de métro" ou de "voiture du métro".
Je te rassure, on ne l'entend pas plus à Paris.
Je parlais au départ de voiture et de wagon, puis ça a dérivé sur wagon de métro et voiture de métro, expressions lourdes, que personne n'utilise dans la langue parlée.
N'assène pas de vérités que tu n'as aucune possibilité de confirmer ! Et pour preuve, elles sont fausses. Ce n'est pas parce que tu n'entends pas l'expression "wagon de métro" autour de toi qu'elle n'existe pas. Tu n'avais pas entendu parler de la graphie "vagon" et pourtant elle est attestée ! J'imagine qu'il y a des tas d'expressions ou de mots moins rares que tu ne connais pas (ou que je ne connais pas) mais cela ne signifie pas pour autant qu'ils n'existent pas ! C'est absurde. Tu ne connais pas tout de la langue française ! Personne ne connaît tout de sa langue. On est surpris tous les jours. Ce que je dis, c'est que "wagon de métro" se dit, et pas uniquement par les Belges comme tu le croyais (tu disais même qu'on les reconnaissait à ça !), je l'ai entendu, je l'ai utilisé, donc, ça se dit ! Et c'est confirmé en analysant les corpus écrits sur Ngram Viewer ! Quelle est la preuve que tu peux apporter pour contester ces faits ?
Quand à la lourdeur de cette expression, ce n'est que ton opinion, tu n'es pas juge. Peux-tu me dire en quoi cette phrase est lourde ? "Je suis dans le dernier wagon du métro". J'attends ton analyse stylistique. | | | À: Masterpo · 15 mars 2019 à 15:05 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 223 de 343 · Page 12 de 18 · 750 affichages · Partager Il existe même le terme "apriorité".
Ça, c'est pas gênant. Il y a apriorisme aussi.
Je n'ai pas dit que c'était gênant, je constate, je ne juge pas. | | | À: Burnaby · 15 mars 2019 à 15:23 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 224 de 343 · Page 12 de 18 · 743 affichages · Partager Bien.... l'heure est me semble-t-il au dodo, à la méridienne, ronflette; roupillette, dormette, bref, à la sieste quoi | | | À: Burnaby · 15 mars 2019 à 15:28 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 225 de 343 · Page 12 de 18 · 739 affichages · Partager Je ne voudrais surtout pas ouvrir une nouvelle polémique, mais pour le linguiste que tu prétends être, juste une remarque, on écrit près du feu, et non rester bien au chaud prêt du feu, comme indiqué sur ton profil ^^
Bonne continuation ! | | | À: UnaMilanese · 15 mars 2019 à 15:28 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 226 de 343 · Page 12 de 18 · 739 affichages · Partager  Oui....il me semble me souvenir que nous sommes originaires des mêmes parages...
@ Masterpo; sans être une experte en langue doc, je suis à peu près certaine que le terme n'existe pas. | | | À: Tomoka · 15 mars 2019 à 15:31 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 227 de 343 · Page 12 de 18 · 734 affichages · Partager Ah mais en plus d'être linguiste peut être a-t-il été boy scout (toujours prêt) | | | À: Tomoka · 15 mars 2019 à 16:01 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 228 de 343 · Page 12 de 18 · 714 affichages · Partager Je ne voudrais surtout pas ouvrir une nouvelle polémique, mais pour le linguiste que tu prétends être, juste une remarque, on écrit près du feu, et non rester bien au chaud prêt du feu, comme indiqué sur ton profil ^^
Bonne continuation !
Je ne suis pas linguiste, mais comme on écrit sur la langue, je préfère employer les termes appropriés. Merci d'avoir relevé la coquille, je vais faire le changement asap. | | | À: CatherineGil · 15 mars 2019 à 16:29 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 229 de 343 · Page 12 de 18 · 706 affichages · Partager Ah mais en plus d'être linguiste peut être a-t-il été boy scout (toujours prêt) 
Encore une fois, je ne suis pas linguiste, un linguiste se serait étranglé en lisant certains propos tenus ici. C'est amusant ce rapprochement que tu fais entre "prêt" et "près", c'est peut-être la raison pour laquelle j'ai tapé le premier au lieu du second, ou alors c'est le correcteur automatique. Dans tous les cas, j'aurais dû vérifier, on n'est jamais trop prudent. Et tu as bien imaginé : j'ai effectivement été scout ! | | | À: Kola · 16 mars 2019 à 21:51 · Modifié le 16 mars 2019 à 22:07 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 230 de 343 · Page 12 de 18 · 656 affichages · Partager Avant de se frotter à la face désenchantée de l'humanité déroulée dans ces brèves nouvelles (...) peut-être commencer par une histoire qui offre d'autres couleurs que le noir et ses déclinaisons féroces.
Retenu dans des encombrements, j'avais manqué ce message de 10h19 (même retardé à 11h45) Il est depuis passé quelques rames sous les ponts et notre élégant Burnaby, alpagué par quelque gaillard et autre amateur de manga martial, semble avoir perdu de son flegme, et jusqu'à son île. Tu fais bien de préciser que les livres que j'emportais ne sont pas à mettre entre les mains d'une jeune apprentie en lecture.
Une histoire simple, un roman profond, un récit dense, un livre léger, un bouquin palpitant...
Une histoire légère, un roman dense, un récit profond, un livre palpitant... un simple bouquin ?
@CatherineGil
sans être une experte en langue doc,
Mais d'où est donc cette langue? Pourrais-tu nous documenter? | | | À: Burnaby · 17 mars 2019 à 13:56 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 231 de 343 · Page 12 de 18 · 606 affichages · Partager Bonjour,
Et ça ? On dit (ou on écrit) comment ?
![]()
Il ne me vient à l'esprit que "écoeurante bouchée en chocolat", mais je doute que ce soit ainsi que la désignent ses amateurs. 
Catherine | | | À: Burnaby · 5 avril 2019 à 10:06 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 232 de 343 · Page 12 de 18 · 515 affichages · Partager LA CHINE EN FOLIEpar Albert LONDRES (1884-1932) Albin Michel, Paris, 1925, 254 pages.
Incipit
Jean-Pierre d'Aigues-Mortes n'avait pas de profession : il était envoyé spécial de journaux. Depuis des années il arpentait la terre d'un point cardinal à un autre. Aussi pouvait-il jurer que la géographie se trompe en n'avouant que quatre points cardinaux. Certainement il y en a davantage... (...) Repassant une fois par Paris, la seule vue de son appartement le plongea dans une inguérissable mélancolie. Il vendit ses meubles qui jusqu'ici lui avaient été si fidèles. Il donna congé et, pour tromper l'attente, il élut domicile à Terminus Saint-Lazare, d'où il pouvait, de sa fenêtre, voir des taxis chargés de bagages, tandis que, par la lucarne de son cabinet de toilette, entraient les chers appels des sifflets de locomotives. Ce fut plus tard, six mois après, qu'il reçut la révélation de la détresse des retours. En général, les gens pleurent et s'effondrent aux départs. Ce sont de faux voyageurs. Ils font partie de cette catégorie de malheureux qui mettent une semaine à boucler une malle ! C'est quand on rentre que la lèvre est amère et le coeur dans le brouillard ! (...) Le voyageur de grand chemin prend rapidement l'habitude de circuler tout à son aise parmi des millions d'individus qui lui resteront parfaitement inconnus. Il va parmi ces foules sans plus s'occuper d'elles que le poisson de l'immensité de la mer. Quel étonnement, en revoyant sa Patrie, d'entendre les passants parler tous votre langue ! Ce sont vos frères, vos soeurs. On se promène en famille ! Mais l'horizon se rétrécit bientôt. On dirait que les frontières bornent votre vue. Votre jugement, si libre sur les routes du monde, revêt comme un uniforme national. On a la sensation que, derrière vous, une main vous a doucement replié les ailes. Ce soir, dans Paris retrouvé, Jean-Pierre marchait sur les boulevards extérieurs. En passant près de la bouche du métro Pigalle, il entendit crier près de lui : «l'Intran ! la Presse ! Paris-Soir ! » Il connaissait cette voix, elle parlait à ses souvenirs. Il se retourna. Il vit la même petite marchande de journaux, avec les mêmes cheveux roux, qui, à la même place, lançait les mêmes mots ! Ainsi, pendant dix-sept mois, il avait traîné son incertaine carcasse de Suez à Panama et de la polaire à la croix du sud, pourquoi ? Pour se heurter ce soir à cette créature qui, elle, n'avait pas bougé ! (...) Le lendemain après-midi, on pouvait voir Jean-Pierre d'Aigues-Mortes, absorbé, sur l'un des trottoirs de la rue Vignon. Il regardait dans la vitrine des Messageries Maritimes la carte d'Extrême-Orient. Il parlait tout seul : — Port-Saïd, Suez, Djibouti, Colombo. Bon ! disait-il. Pénang, Singapour, Saigon. Parfait ! Haïphong, Hong-Kong, Shanghaï, Yokohama, voilà mon affaire ! Il avait passé sa nuit à chercher vers quelles terres il pourrait s'en aller. (...) La Chine ? La Chine et son anarchie ? La Chine, enjeu de la partie de canons qui se prépare entre le Japon et l'Amérique ? Va pour la Chine ! Et, donnant un grand coup de pied dans sa chère valise en peau de cochon : — Réjouis-toi, ma vieille, nous allons repartir sur les grands chemins. Donc ce lendemain après-midi, ayant tenu son petit monologue rue Vignon, Jean-Pierre pénétra dans le Hall des Messageries. Seuls les vrais chrétiens, ceux qui tressaillent sous le porche d'une église, sont capables de comprendre l'émotion qui secoue Aigues-Mortes chaque fois qu'il franchit le seuil de Thomas Cook ou d'une Compagnie quelconque de navigation. — Quelle est la date du prochain départ pour Shanghaï et Yokohama ? — Plus de place avant cinq mois ! Tout loué ! Jean-Pierre sourit. S'il ignore beaucoup de choses, il sait qu'un correspondant trouve toujours une cabine à bord. Il sait qu'il n'est jamais resté sur un quai. Il sait, la foudre tomberait-elle tous les cinq mètres devant sa personne, un jour d'embarquement, qu'il arriverait quand même à temps et tout entier, pour gravir la coupée, ou profiter de l'échelle de corde. Il demanda de nouveau : — Quel jour le prochain départ ? — Samedi, — Salut ! On était jeudi. (...) * Marseille. Jean-Pierre gagna le cap Pinède. Il monta sur le bateau. Il avait trouvé une cabine, évidemment ! — Parfait, dit-il, après avoir serré la main du barman, ami d'autres traversées, on va toujours vivre quarante-cinq jours là-dessus qui ne devront rien à personne. Et Jean-Pierre huma le large, passionnément. S'il voyageait, c'était comme d'autres fument l'opium ou prisent la coco. C'était son vice, à lui. Il était l'intoxiqué des sleepings et des paquebots. Et après des années de courses inutiles à travers le monde, il pouvait affirmer que, ni le regard d'une femme intelligente, et malgré cela proprement faite, ni l'attrait d'un coffre-fort, n'avaient pour lui le charme diabolique d'un simple et rectangulaire petit billet de chemin de fer. (...)
Source : www.google.fr/...&bvm=bv.63808443 , d.aGc&cad=rjt | | | À: Burnaby · 5 avril 2019 à 10:16 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 233 de 343 · Page 12 de 18 · 512 affichages · Partager | | | À: Burnaby · 5 avril 2019 à 21:32 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 234 de 343 · Page 12 de 18 · 485 affichages · Partager Aujourd'hui, alors que je trainassais dans une librairie, une vendeuse préparait un stand pour l"opération printemps" des éditions Libretto. Une belle collection prisée des amateurs de récits de voyage. Un titre m'a immédiatemment fait de l'oeil : Khiva. Son auteur m'était inconnu : Frederick Gustavus Burnaby, un officier de renseignement britannique visiblement casse-cou. Curieuse, je suis repartie avec Khiva dans mon sac. Je ne le lirai pas sur une île déserte mais au bord de la mer la semaine prochaine.
Ton pseudo est-il en lien avec ce Burnaby ? | | | À: LillieoneFE · 6 avril 2019 à 10:38 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 235 de 343 · Page 12 de 18 · 461 affichages · Partager Joli texte... cette magnifique époque, celle des vrais grands voyageurs aventuriers...selon moi ! Lillie
Oui, j'aime beaucoup Albert Londres et d'autres écrivains voyageurs journalistes, comme Joseph Kessel, Lucien Bodard ou Dominique Lapierre. Leur écriture est rythmée, vivante et toujours bien documentée. | | | À: Mariecurry · 6 avril 2019 à 10:50 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 236 de 343 · Page 12 de 18 · 455 affichages · Partager Aujourd'hui, alors que je trainassais dans une librairie, une vendeuse préparait un stand pour l"opération printemps" des éditions Libretto. Une belle collection prisée des amateurs de récits de voyage. Un titre m'a immédiatemment fait de l'oeil : Khiva. Son auteur m'était inconnu : Frederick Gustavus Burnaby, un officier de renseignement britannique visiblement casse-cou. Curieuse, je suis repartie avec Khiva dans mon sac. Je ne le lirai pas sur une île déserte mais au bord de la mer la semaine prochaine.
Ton pseudo est-il en lien avec ce Burnaby ?
Je suis Burnaby ! Depuis les limbes où le wifi est excellent...  Oui, en effet, mon pseudo est en lien direct... Si l'époque de Burnaby et ses aventures t'intéressent, je te conseille de lire Peter Hopkirk (si tu ne l'as pas déjà lu), qui a écrit sur Burnaby et d'autres voyageurs de l'Asie du 19ème et du début 20ème siècle. Ce sont des essais mais qui se lisent comme des romans, avec tout un tas de petites anecdotes savoureuses. Quand la petite histoire éclaire la grande. Il a notamment écrit (livres traduits en français) : Bouddhas et rôdeurs sur la route de la soie ; Sur le toit du monde : Hors-la-loi et aventuriers au Tibet ; Le Grand Jeu : Officiers et espions en Asie Centrale. Et je t'envie de pouvoir lire sur la plage la semaine prochaine... | | | À: LillieoneFE · 7 avril 2019 à 23:53 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 237 de 343 · Page 12 de 18 · 426 affichages · Partager Amadou Hampâté Ba ?... un grand homme, une précieuse mémoire du continent Africain ! j'ai lu à peu prés tout de lui
Me too.
je l'ai même croisé une fois dans ma vie parisienne ! juste avant qu'il ne quitte ce Monde !
Ne veux-tu nous en raconter ?! Je suis tout ouïe...
Hery | | | À: LillieoneFE · 8 avril 2019 à 0:10 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 238 de 343 · Page 12 de 18 · 423 affichages · Partager Au fait, ton livre choisi ici " Un soir au club " (surtout quand on aime le jazz !) ne m'a pas du tout plu à moi, tu vois! du tout... je n'aime ni l'histoire (tellement banale) ni surtout le style ! je suis très sensible au style!
Bonsoir Lillie,
je t’approuve complètement. Une histoire assez banale. Comment recommander un tel livre, je sais pas... Possiblement, on ne peut considérer un livre sur le jazz qu’avec méfiance. Beaucoup trop évidente est la présomption de rencontrer des séquences de noms, de dates et de faits historiques, une analyse qui cherche à expliquer ce qui peut être si mal expliqué par des mots et des chiffres : l’expérience empathique et enivrante, l’euphorie, le jazz comme moment épiphanique. Un projet voué à l’échec, on aimerait penser, comme la plupart des livres sur le jazz, qui peuvent au mieux servir d’archives, comme des ouvrages de référence pour une information marginale. Et pourtant, il y en a, peu, assez peu, mais il y en a, ceux où l’on semble "voir" le jazz : d’abord, je pense à l’écrivain argentin, Julio Cortázar, un vrai connaisseur du jazz. Son " Homme à l’affût" est le portrait littéraire d’un saxophoniste alto nommé Johnny Carter, raconté du point de vue d’un critique de jazz. Cette nouvelle est un hommage indéniable au grand Charlie Parker, un plaisir à lire, de plus, il faut lire aussi son " Tour du jour en quatre-vingt mondes", avec des textes sur Clifford Brown, Thelonious Monk (son concert à Génève, 1966) et Louis Armstrong (son concert à Paris, 1952)... A ne pas oublier son roman éblouissant " Rayuela", qui, lui aussi, ne s’entend pas non plus sans le jazz (et un des meilleurs romans jamais lus !) : dans " Rayuela", il s’agit aussi d’enregistrements de Bix Beiderbecke, Coleman Hawkins et Duke Ellington. Et la cerise sur le gâteau : ce roman contient peut-être le plus bel éloge jamais consacré au jazz. Il le célèbre comme un message universel qui a rapproché les gens "mieux et plus vite que l’espéranto, l’Unesco ou les compagnies aériennes", une musique humaine, qui possède du visage et de la conscience, qui a créé des styles et des attitudes, des dogmes et des schismes qui font partie intégrante de l’histoire des idées humaine... Pas mal, non ?!
En plus de Julio Cortázar, je pense aussi à " L’Hiver à Lisbonne" de Antonio Muñoz Molina, un mélange effréné de policier, histoire d’amour et extases sentimentales à propos des nuits imbibées d’alcool dans les caves de jazz. Le pianiste Biralbo a tué un homme à Lisbonne, l’ex-mari de son amante. Fuyant ses complices et la police, il disparaît à Madrid et y apparaît sous un faux nom dans un restaurant de seconde zone. C’est là qu’il rencontre le narrateur à la première personne du roman, un copain de beuverie des temps anciens qui apprend progressivement les détails de l’histoire... Une prose dans laquelle le jazz aussi se ressentit... A recommander !
Je pense bien sûr aussi à Geoff Dyer et son " But beautiful : a book about jazz" (malgré les quelques fausses affirmations dans le livre > Adorno / Martin Luther King). Dyer écrit quasiment avec les musiciens. Il utilise de vrais musiciens dont Lester Young et les pianistes Thelonious Monk et Bud Powell comme modèles pour ses personnages et touche à des évènements réels (p.ex. l’incident dans lequel les dents du trompettiste Chet Baker ont été arrachées). Pour Dyer, ces histoires réelles ne sont que des standards à travers lesquels il improvise, invente ses propres nouvelles histoires et solos... Intéressant à lire !
Finalement, est-il faux d'y ajouter " L’Autobiographie" de Miles Davis ( Miles Davis/Quincy Troupe) et celle de mon Seigneur Jazz, Charles Mingus : " Beneath the Underdog" ?! Je pense que non. Mingus donne un aperçu du cosmos intérieur et extérieur de sa vie : frimeur, sans retenue et dionysiaque... Brachial et un peu bukowski-like au style, on ne devrait pas trop s’en faire pour ses aventures sexuelles, pour toutes ses inconvenances, ensuite, le livre est bien d’un bon rapport.
Bonne nuit. | | | À: Taamaden · 8 avril 2019 à 6:17 · Modifié le 8 avr. 2019 à 7:48 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 239 de 343 · Page 12 de 18 · 414 affichages · Partager C'est peut-être trop con pour vous, mais il s'agissait de conseiller un roman pour quelqu'un qui n'en a jamais lu un. Pas une oeuvre sur le jazz à une docteure en musicologie. Ce petit roman de 140 pages pose bien d'autres questions intéressantes sur la vie que le sujet du jazz. Et puis il est d'une écriture simple, ça peut-être bien pour quelqu'un qui ne lit jamais, mais qui peut se savourer à plusieurs niveaux (peut-être n'y êtes vous pas sensibles)...c'est pour cela que je le suppose intéressant aussi pour quelqu'un qui veut se mettre à la lecture, pas pour le jazz lui même qui n'est ici qu'un décor. Enfin bref...vu de votre nuage vous n'avez pas lu que j'évoquais le jazz parce que quelqu'un qui déteste ce style de musique pour les clichés (élitistes) qu'on peut en avoir risquerait d' être dégouté du roman aux premières pages (il y a beaucoup de gens vraiment allergiques à la simple évocation du jazz), mais pas parce que ce serait une "oeuvre majeure" qui allait lui en apprendre sur cette musique. D'ailleurs je vais retourner lire votre long message pour essayer de déceler comment vous même vous aimez le jazz. Musique "intello" ou pas, pour moi non, je n'ai pas envie de l'intellectualiser. | | | À: Rhume · 8 avril 2019 à 6:20 · Modifié le 8 avr. 2019 à 7:50 Re: Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte? Message 240 de 343 · Page 12 de 18 · 413 affichages · Partager Au fait, je ne comprend pas pourquoi une histoire "banale" doit forcément être inintéressante (pour moi c'est plutôt en général le contraire). | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 877 visiteurs en ligne depuis une heure! |