| Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Stork · 3 décembre 2012 à 9:41 · Une photo 216 messages · 38 participants · 28 265 affichages | | | | À: Stork · 7 mai 2013 à 13:51 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 201 de 216 · Page 11 de 11 · 1 205 affichages · Partager Au risque de vous surprendre, je trouve que les choses ont beaucoup évolué. En effet, qui aurait pu imaginé il y a 30 ans que des gens issus des classes populaires ou classes moyennes puissent voyager parfois si loin alors que d'autres issus des classes aisés se contentent de Deauville ou La Baule alors qu'ils ont largement les moyens d'aller loin.
Les classes moyennes voyage depuis bien longtemps. Les voyages au US, en Afrique, etc... n'a jamais était réserver au riche. Ça, c'était au début du 20ème siècle  Pour les classes populaires, Nouvelle frontière a quand même bien ouvert la voie durant les années 80. Les pauvres il y a 30 ans, partaient pas, ça OK mais les autres, c'est plus un choix (et de culture*) qu'un problème d'argent.
Maintenant, c'est encore plus accessible. - les pauvres peuvent partir en Europe pour presque rien (low cost + auberge de jeunesse ou camping + sandwish) - la classes populaires peut partir partout (alors qu'avent c'est surtout l' Afrique du Nord et l'Europe) comme au Japon, en Californie, etc... avec des prestation moyenne - la classes moyenne peut partir partout comme avant mais avec des prestation supérieur (trek en 4x4 en Bolivie, randonnée sur le Perito Moreno en Argentine, etc... - les riches voyage comme avant.
Et je te rassure, la classe aisé va à Deauville et dans le reste du monde durant la même année  . Enfin, je dis ça mais je pense qu'il y a peu de personne tout court qui va à Deauville sauf les anglais. 
* Vacance = Séjour chez la famille dans la maison familiale | | | À: Andre1980 · 7 mai 2013 à 14:59 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 202 de 216 · Page 11 de 11 · 1 194 affichages · Partager Enfin, je dis ça mais je pense qu'il y a peu de personne tout court qui va à Deauville sauf les anglais.
Hum....va faire un tour demain vers DEAUVILLE et tu verras qu'il n'y aura pas que des anglais....c'est quand même une destination appréciée des franciliens pour les longs week end ou les "petites" vacances | | | À: Stork · 7 mai 2013 à 15:44 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 203 de 216 · Page 11 de 11 · 1 195 affichages · Partager Il y a, toutefois, un phénomène psycho-sociologique nouveau et important.
Je m'explique :
A l'époque des babas des années 70, bon nombre d'entre eux partaient à l'aventure, pour le plaisir. Certes l'époque ne connaissait pas le chômage de masse de maintenant. Donc certains pouvaient quitter un petit boulot en étant à peu près certains de retrouver l'identique au retour. Pour d'autres la motivation de voyager était encore plus forte au point qu'ils quittaient un bon job (bien payé et intéressant) et, même à cette époque, retrouver un semblable au retour était déjà plus incertain.
Maintenant, qu'observons nous ? Que ceux qui ont toutes les raisons objectives de partir voir ailleurs si l'herbe est plus verte (la seule chose qui est sûr c'est que celle d'ici est archi tondue) ne le font pas. Car on ne se délocalise pas comme ça, c'est une fin dernière qu'on a au fond de sa pensée sous la forme de " Et si je trouve un pays sympa et viable où il m'est possible de rester, j'y reste". Cela existait aussi, à l'époque précédente, mais ce n'était pas inscrit comme une éventualité préétablie. Même pour un simple voyage il est aisé de constater que la vie dans beaucoup de pays est meilleure économiquement et relationnellement qu'ici.
Donc permettez moi d'étendre, de marxiste façon, la question originelle de ce forum, sous l'aspect économique (et de constater que le père Marx s'est bien foutu dedans au niveau de la sociologie dans l'assertion " les conditions objectives entraînent les conditions subjectives"). Car chaque fois que j'ai essayé de débaucher la belle jeunesse de notre pays (quitte à finir comme Socrate), je me suis efforcé de démontrer que ma démarche vadrouilleuse n'était pas complètement gratuite. Et je m'adressais, pourtant, à des jeunes gens lucides sur leur manque de perspectives à végéter dans des petits boulots occasionnels et à perdurer dans des études inutiles. | | | À: Antlia · 7 mai 2013 à 17:35 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 204 de 216 · Page 11 de 11 · 1 187 affichages · Partager Il y a peut être que les jeunes que tu essais de débaucher savent que même si l'herbe est tondu, il y a bien souvent l'agriculteur (l'Etat) qui est là pour tant donner (quitte à l'acheter à crédit à ces amis dans le monde).
A l'étranger, il y a certes peut être plus d'herbe, mais si jamais tu n'arrives pas à la tondre avant un autres, il n'y a pas d'agriculteur pour tant donner. C'est donc plus risquer. Et en général, les gens aiment pas trop prendre de risque avec leur besoin de base (manger). | | | À: Andre1980 · 7 mai 2013 à 17:57 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 205 de 216 · Page 11 de 11 · 1 179 affichages · Partager les pauvres peuvent partir en Europe pour presque rien (low cost + auberge de jeunesse ou camping + sandwish)
Je ne veux pas dire mais ça ce sont plutôt les classes populaires... Ceux qui sont vraiment pauvres leur première préoccupation c'est de se nourrir jusqu'à la fin du mois, de donner les quelques dizaines d'euros d'impayés mensuel que monsieur l'huissier de justice viens chercher direct à la maison et de payer les factures d'électricité afin d'éviter les coupures. Les vacances ils n'y pensent même pas, ce n'est pas pour eux. | | | À: Lorenzo0775 · 7 mai 2013 à 21:50 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 206 de 216 · Page 11 de 11 · 1 166 affichages · Partager Ca, c'est plus des pauvres mais des "cas sociaux" qui on une assistante social qui leur aura dit : - qu'ils ont droit à une aide de solidarité chez edf , - qu'il ont droit au aide pour eau - qu'il ont droit aux aides alimentaire de la ville (en plus des aides ponctuel des association comme les Resto du coeur, etc...) - qu'il ont droit à un logement hlm + apl - que l'on vie pas à crédit chez cofidis, etc...
Tu as en face de toi un enfant de "Cassos" parasite de la société (par choix), alcoolique et violent. Je peux te dire que niveau aide (resto du coeur compris), mes parents ont toujours était bien servis. La différence entre "pauvre" et être "un miséreux", je la connais.
Un pauvre pour moi, c'est un couple avec 1 000€ de revenu ( le seuil de pauvreté en 2010 pour un couple sans enfant est de 1200€ net ). | | | À: Andre1980 · 7 mai 2013 à 23:39 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 207 de 216 · Page 11 de 11 · 1 165 affichages · Partager Je peux facilement comprendre que ton passé difficile puisse te faire réagir de la sorte mais tu ne dois pas faire de ton expérience une généralité. Tu es dans l'erreur. Ca m'embête de faire un peu du hors sujet mais je me dois de répondre.
Mes parents n'étaient ni alcooliques ni violents mais je me considère comme enfant d'une famille très populaire. J'ai vécu les galères de fin de mois (voire de début), les visites incessantes des huissiers alors que j'étais encore un enfant, les saisies multiples, biens, meubles, voiture, maison tout y est passé...nous étions une famille de 6 et avons vécu plus d'un an sans électricité, sans eau chaude, sans chauffage... bon bref je te passe les détails... pas facile d'étudier dans de telle conditions, mes parents n'ont pas pu payer l'internat dans lequel j'étais inscrit, j'ai du arrêter mes études en première (les huissiers saisissent, peut importe la source des revenus, dont les bourses, le reste n'est que littérature). Après ça j'ai enchaîné les années de chômage entrecoupées de jobs saisonniers... j'ai évité de justesse la rue, j'ai connu des périodes ou je ne mangeais que du riz blanc et des pâtes, la viande c'était une fois par semaine. Cette situation a duré presque 5 ans. Selon ta définition et celle de beaucoup j'aurais été un cassos... quelqu'un qui m'aurait connu pendant cette période m'aurais jugé comme tu juges ces cassos, je bossais 3 mois, je glandais pendant les 9 autres...certains sont profiteurs mais d'autres ne le sont pas malgré les apparences, tu les crois en vacances alors qu'ils galèrent. Mais ce n'est pas facile de s'en sortir. Aujourd'hui je suis ingénieur car je me suis battu mais crois moi qu'a ce moment je souffrais de ma situation et en suis encore traumatisé, malgré les apparences je ne me la coulais pas douce, j'ai été victime des gens qui comme toi condamnent car ils projettent des cas isolés à un ensemble. Je commence à en avoir marre des gens qui croient qu'une majorité de ceux qui sont au chômage de longue durée le sont par choix et sont des profiteurs, s'il y a un mot que je ne supporte pas c'est bien "cassoc".
Le seuil de pauvreté n'est qu'un indicateur statistique, il n'a rien à voir avec la définition de pauvreté. Il est essentiel à la masturbation mentale stérile de nos dirigeants dont sont friands tout les décideurs, quels qu'ils soient, ça s'arrête là. Avec les mêmes revenus une personne peut être très pauvre comme elle peut ne pas l'être. Etre pauvre c'est ne pas avoir suffisamment d'argent à disposition pour subvenir aux besoins essentiels (manger, avoir un toit, se soigner). Au delà de ça je dirais qu'être vraiment pauvre ce n'est pas être pauvre aujourd'hui mais savoir ou être persuadé qu'on le restera demain. c'est cette pauvreté qui emmène au désespoir et à la situation de cassos que tu décris qui n'est pas un choix pour tout le monde mais est le plus souvent un manque de force ou un désespoir après trop de coups reçus. En ce qui concerne les aides comme on dit il vaut mieux sauver un coupable que de condamner un innocent. Le problème n'est pas qu'il y a trop d'aides mais qu'il y a aucun contrôle associé à ces aides. Je ne commenterai même pas les liens que tu donnes, quand au "que l'on vie à crédit chez cofidis" encore moins, je te propose d'essayer de vivre à crédit chez cofidis et on en reparlera. Accessoirement si le RMI (aujourd'hui RSA) avait existé à l'époque pour les moins de 25 ans je m'en serai sorti bien plus tôt et aurais coûté moins cher à la société. J'aurais été un cassos moins longtemps.
Pour revenir au coeur du sujet, je confirme, le fait d'être pauvre est une des raisons pour lesquelles les gens ne voyagent pas, la principale d'ailleurs à mon avis. Tout simplement car ils n'ont même pas les moyens d'y penser. La pauvreté, le manque d'argent, entraîne un désespoir, on préfère oublier ses rêves que de les voir s'éloigner un peu plus chaque jour. | | | À: Lorenzo0775 · 8 mai 2013 à 11:45 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 208 de 216 · Page 11 de 11 · 1 148 affichages · Partager Je suis d'accord avec toi. C'est juste que je rajoute une catégorie (appelons là "misère") et pas toi. Pour moi, il y a une vrai différence entre pauvre (qui comme toi, je trouve le seuil est plus de la masturbation pour politicien car dans ce cas, mon foyer est pauvre - couple à 1800€) et "miséreux". (comme toi, j'ai du travailler pour payer l'internat au lycée pro à 16 ans)
Les personnes que tu décrit (comme tes parent et les miens) ne sont pas des pauvres mais bien en dessous de pauvre. Et pour devenir "miséreux" en général, c'est bien souvent à cause de choix (exemple dans ton cas. Tu auras fais un CAP par apprentissage au lieu d'aller au Lycée, tu aurais pas connu la misère car tu aurais vitre trouvé du travail). Un pauvre pour moi, c'est une personne qui arrive à payer le minimum (nourriture (riz, pâte => 80€/mois), logement (studio à 250€), etc... sans tél, sans internet, etc...) sans aide et à qui il lui reste moins de 50€ à la fin du mois.
Un miséreux pense pas au vacance, c'est sur. Un pauvre le peut avec ces 50€ de "trop". C'est aussi une question de choix. Certain préfère faire un enfant (malgré qu'il soit pauvre ce qui en général va les faire passer de pauvre à miséreux), d'autre vont utiliser ces 50€ pour les loisir. Quand on est adulte, la vie se résume à faire des choix. | | | À: Andre1980 · 8 mai 2013 à 15:03 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 209 de 216 · Page 11 de 11 · 1 145 affichages · Partager Il y a aussi deux catégories nouvelles (enfin pas vraiment).
- les " nouveaux pauvres" (rien à voir avec les " nouveaux philosophes") : ce sont des catégories techniciennes, voire techniciennes supérieures, qui n'auraient jamais du connaître le chômage, mais que le délabrement économique a conduit à être inembauchables.
- les "travailleurs pauvres" (relativement nouveaux mais très courants dans le tiers-monde) : ceux-là travaillent de façon continue, certains sont même fonctionnaires, mais la petitesse de leur salaire ne leur permet pas d'assumer la totalité de la vie quotidienne. Ils sont ainsi passés de " perdre sa vie à la gagner", comme nous l'écrivions en 1968, à perdre sa vie à ne pas la gagner.
Maintenant venons-en aux " aides sociales" tant décriées sous le vocable " d'assistanat" (c'est curieux, les invectiveurs ne s'en prennent jamais aux " assistés" du CAC40, c'est toujours sur les plus petits qu'ils crachent). Il est aisé de démontrer que, si ces aides fonctionnaient à peu près en période de plein emploi, elles ne fonctionnent plus du tout en période de crise, là où elles seraient le plus utile. De plus, et contrairement à ce que croient les invectiveurs en question, ce ne sont nullement des " minimas sociaux". Ca n'existe pas ! On est viré du RMI-RSA sous un prétexte quelconque (et même sous des faux prétextes, comme une cession d'actif considérée comme un " revenu"). Nous sommes loin du " revenu d'existence" préconisé par les plus grands économistes keynésiens, pas seulement marxistes, comme un véritable minimum social réglant tous les problèmes criants et donnant " du grain à moudre" au capitalisme de production (dit " fordiste"). Car s'il est impossible de donner du travail réel et productif à tout le monde à cause de la modernisation de la production, il est possible de fournir un revenu qui fournira une base. Seulement voilà : à la fois nous sommes dans une perversion du capitalisme productif qui est devenu financier (les 100 premières sociétés industrielles cotées en bourse ont un CA mille fois inférieur au 100 premières sociétés financières constate Bernard Maris) et sous l'emprise de la vieille idéologie sadomasochiste chrétienne : " tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Donc pas de sueur, pas de pain.
Donc, ce pouvoir financier se fout bien que les gens crèvent car, contrairement à Henry Ford, ils n'ont pas à leur vendre des Ford T et donc à leur ménager salaires décents et congés dans le but de faire tourner la machine économique. Ce capitalisme financier se mute en néoféodalisme : la transmission du pouvoir y devient héréditaire comme en Corée du nord et les écarts de revenus inter-entreprise qui ne devaient pas être supérieurs au rapport 1 à 15 (dixit Henry Ford), deviennent 1 à 400 et même plus. Ce mécanisme a été dénoncé bien avant Keynes et Marx (le " fétichisme de l'argent") et remonte à Aristote quand celui-ci montre que la " chrématistique", c'est à dire le découplage de l'argent, intermédiaire de l'échange, pour devenir valeur en soi, pouvait amener aux pires dérives (comme la famine, l'un des quatre cavaliers de l'Apocalypse).
J'en profite pour rendre un hommage à Viviane Forrester qui vient de mourir et qui a écrit " L'horreur économique" dont je vous recommande la lecture. | | | À: Antlia · 8 mai 2013 à 19:56 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 210 de 216 · Page 11 de 11 · 1 134 affichages · Partager Nous sommes loin du " revenu d'existence" préconisé par les plus grands économistes keynésiens, pas seulement marxistes, comme un véritable minimum social réglant tous les problèmes criants et donnant " du grain à moudre" au capitalisme de production (dit " fordiste"). Car s'il est impossible de donner du travail réel et productif à tout le monde à cause de la modernisation de la production, il est possible de fournir un revenu qui fournira une base. Seulement voilà : à la fois nous sommes dans une perversion du capitalisme productif qui est devenu financier (les 100 premières sociétés industrielles cotées en bourse ont un CA mille fois inférieur au 100 premières sociétés financières constate Bernard Maris) et sous l'emprise de la vieille idéologie sadomasochiste chrétienne : " tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Donc pas de sueur, pas de pain.
Donc, ce pouvoir financier se fout bien que les gens crèvent car, contrairement à Henry Ford, ils n'ont pas à leur vendre des Ford T et donc à leur ménager salaires décents et congés dans le but de faire tourner la machine économique.
Je suis très loin d'être un fan du communisme (qui pour moi est seulement de l'utopiste) mais je dis +1 pour la citation plus haut. On voit bien voyage dans les pays du tiers-monde que la population survie surtout "grâce" à l'absence de modernisation de la productivité.
Pour en revenir au sujet, il y a quand même pas mal de personne qui ne partent pas par préjuger sur le coût. Une personne qui vient d'un milieu moderne et qui n'a connu durant son enfance, que les vacances devant la TV ou chez grand-mère pense bien souvent que les voyages (surtout en avion) à l'étranger sont réservé aux riches (comprendre : salaire de plus de 1500€ net/mois). Résultat, son cerveau a presque effacer cette possibilité de voyage. Une sorte d'auto-censure. | | | À: Andre1980 · 13 mai 2013 à 9:17 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 211 de 216 · Page 11 de 11 · 1 211 affichages · Partager Bonjour Andre1980
(Pour en revenir au sujet, il y a quand même pas mal de personne qui ne partent pas par préjuger sur le coût.)
Oui, vous avez raison je pense, pas seulement. Les motifs sont aussi divers que variés.
Moi j'ai des amis surprenants. Ils travaillent tout les deux, n'ont pas d'enfants et pas d'obligations particulières, qui passent leurs temps a recevoir dans leur jardin devant le barbecue qui semble inépuisable de denrées. C'est leur seul plaisir, a la gauloise. et ne sortent jamais. vont nulle part. Comme d'autres avec un rien en poche, ils se sauvent.
Et puis il y a ceux pour qui, le voyage est une drogue. Ils y ont gouté, impossible de les tenir en place par la suite. Personnellement je ne trouve pas cela très surprenant. Je pense que nous voyons les gens autrement quand on a voyagé. On devient plus réceptif, plus ouvert, mais je ne l’explique pas. Je peu me tromper. Il se peu également que se sont justement ces gens les plus réceptifs que nous croisons sur nos routes, car se sont ceux la même qui osent s'aventurer ailleurs et pas les autres ? Je n'en sais rien. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il existe des gens, qui n'ont pas ce besoin, comme pour d'autre, pour qui ce besoin est très fort, voire vital, et il me semble que le moyen financier, n'est qu'un confort personnel, un complément, un substitut secondaire.
Ils doivent situer (l'important) à un autre endroit. Ont ils tords ?
Quel vaste sujet. | | | À: Yanhoff · 13 mai 2013 à 13:45 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 212 de 216 · Page 11 de 11 · 1 195 affichages · Partager C'est juste de dire que les voyages ça change les gens. Dans mon actuel patelin de résidence, le Paraguay, les dites gens sont globalement timorés et vivent recroquevillés sur leur famille, leur coin et leur sous-culture. Ils n'ont aucune curiosité, même les jeunes qui ne s'intéressent à rien d'autres qu'aux modes superficielles du moment (l'informatique et Internet se résument à Facebook). Mais il y a quelques exceptions, des paraguayens qui ont été travailler (ou voir de la famille) en Espagne, en Argentine et au Brésil principalement. Ceux-ci deviennent alors complètement différents, beaucoup plus ouverts (il n'y a qu'avec eux que j'ai des contacts) et sont très critiques sur leurs compatriotes. Autre cas : ceux qui vivent près des frontières de pays plus évolués. J'ai pu observer cela à Ciudad del Este (à la frontière brésilienne) et à Encarnación (au sud, en face de Posadas, en Argentine).
En France nous avons deux catégories analogues de retraités : ceux qui sont encroûtés et ceux qui ont la bougeotte. Il est clair que ce sont ces derniers qui sont les plus intéressants car ils ont gardé un esprit de curiosité.
Ce n'est donc pas les moyens économiques (toujours ces fameuses " conditions objectives", erreur de K. Marx par méconnaissance de la psychologie) qui empêchent les gens de voyager. Mes paraguayens peuvent aller en Bolivie, ils y verront des gens et des paysages bien différents de leur plat pays, la vie n'y est pas plus chère qu'au Paraguay et l'est même encore moins en Argentine et ces deux pays parlent espagnol aussi. Et nos français peuvent aussi aller voir d'autres pays où le coût de la vie est moins cher qu'en France ce qui compensera le prix du billet d'avion. | | | À: Antlia · 13 mai 2013 à 18:36 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 213 de 216 · Page 11 de 11 · 1 190 affichages · Partager En France nous avons deux catégories analogues de retraités : ceux qui sont encroûtés et ceux qui ont la bougeotte... Mes paraguayens... nos français...
L'immensité du monde, ses nuances, ses richesses... toutes ces cultures différentes. Ce qu'on peut comprendre et tout ce qui nous échappe parce qu'on en ignore les clés, les codes... Ces gens qui partent, ces autres qui restent... les voyageurs arpenteurs, les voyageurs immobiles... Les friqués, les fauchés... Les voyages qui ouvrent, les voyages qui défont... ceux qui ne changent rien, parce qu'on voyage comme on est dans la vie.
Est-il réellement adéquat d'appréhender cette complexité en la recroquevillant ainsi dans des adjectifs possessifs ? | | | À: Kola · 13 mai 2013 à 20:44 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 214 de 216 · Page 11 de 11 · 1 166 affichages · Partager Pure forme rhétorique, je ne m'approprie rien de ces gens, j'observe, c'est tout. | | | À: Antlia · 9 septembre 2013 à 16:51 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 215 de 216 · Page 11 de 11 · 1 045 affichages · Partager C'est juste de dire que les voyages ça change les gens. Dans mon actuel patelin de résidence, le Paraguay, les dites gens sont globalement timorés et vivent recroquevillés sur leur famille, leur coin et leur sous-culture. Ils n'ont aucune curiosité, même les jeunes qui ne s'intéressent à rien d'autres qu'aux modes superficielles du moment (l'informatique et Internet se résument à Facebook). Mais il y a quelques exceptions, des paraguayens qui ont été travailler (ou voir de la famille) en Espagne, en Argentine et au Brésil principalement. Ceux-ci deviennent alors complètement différents, beaucoup plus ouverts (il n'y a qu'avec eux que j'ai des contacts) et sont très critiques sur leurs compatriotes. Autre cas : ceux qui vivent près des frontières de pays plus évolués. J'ai pu observer cela à Ciudad del Este (à la frontière brésilienne) et à Encarnación (au sud, en face de Posadas, en Argentine).
En France nous avons deux catégories analogues de retraités : ceux qui sont encroûtés et ceux qui ont la bougeotte. Il est clair que ce sont ces derniers qui sont les plus intéressants car ils ont gardé un esprit de curiosité.
Ce n'est donc pas les moyens économiques (toujours ces fameuses " conditions objectives", erreur de K. Marx par méconnaissance de la psychologie) qui empêchent les gens de voyager. Mes paraguayens peuvent aller en Bolivie, ils y verront des gens et des paysages bien différents de leur plat pays, la vie n'y est pas plus chère qu'au Paraguay et l'est même encore moins en Argentine et ces deux pays parlent espagnol aussi. Et nos français peuvent aussi aller voir d'autres pays où le coût de la vie est moins cher qu'en France ce qui compensera le prix du billet d'avion.
 Manosenti à toi, tu conclus hâtivement, je suis RETRAITE AGRICOLE;la Chine ou autre, bof!!!JE NE CONNAIS PAS MON PAYS, alors non pas "voyager"c'est assez péjoratif comme je l'ai lu sur certains posts, mais je préfere me Ballader, Vadrouiller, deci de là, sur le sol National qui est riche et varié en termes de Paysages, Folklore, Bati, pourquoi allez à l'étranger, connais-tu simplement les départements voisins du tien???NON;mais tu connais AILLEUR loing, trés loing, mais cet AILLEUR, si merveilleux, ne te retiend pas, tu reviend pourquoi??? chacun son truc, moi je flanne, un peu ici Fete de la Moisson, un peu là ou je tombe sur un Hameau abandonné, une Chapelle en ruine, et toujours un retour, avec mes photos que je sors sur imprimante après un gros tri, je ne garde que celles qui me"parlent"celles qui m'émeuvent encore, c'est beau les numériques tu peux "zapper"ce qui ne te "parle"plus;en France, tant de choses à voir, à apprécier!!!! aller ailleur???peut-être, si j'ai le temps de "faire"le Sud de la France, en gros ce qui est en desssous d'Avignon et Bordeaux, de quoi faire bon, j'ai finilà et bonne vadrouille, (voyage)ou que tu ailles.Kénaz à toi.Loupgris13 | | | À: Loupgris13 · 18 septembre 2013 à 0:29 Re: Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger) Message 216 de 216 · Page 11 de 11 · 990 affichages · Partager Aller voir ailleurs (partir à l'étranger) permet aussi d'apprendre sur son propre pays, sur soi même, son identité, sa culture,... Pour moi si on se contente de visiter son pays, c'est pas pour autant que l'on va bien le connaître. Va voir ailleurs et tu comprendras probablement mieux notre pays, notre histoire, ect... | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 970 visiteurs en ligne depuis une heure! |