Bonsoir à tous,
Comme promis il y a quelques temps voici le trip report du voyage retour (celui du voyage aller est dans la discussion « la Première d’Air France), j’espère qu’il répondra aux interrogations des uns, aux curiosités des autres, et à la sagacité des habitués !
AF 673 PPT-LAX 777200ER – classe Z – Billet payant – sièges 3E & 3F
AF 073 LAX-
CDG 777200ER – Classe P – Billet prime – sièges 1E& 1F
AF 7708
CDG-NCE A319 – Classe Y – Billet prime – sièges 6A & B
Enregistrement à PPT : Nous nous sommes levés très très tôt ce matin, pas le temps de petit-déjeuner, alors la mission de la matinée : se rendre le plus vite possible au salon pour réparer ça ! Mais mauvaise surprise en arrivant à l’aéroport : Beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de monde : le vol d’ATN pour
NRT part presque en même temps que celui d’AF pour LAX ! Quand au checkin pour le vol AF, la queue commence presque à l’extérieur de l’aéroport, et même les comptoirs « Business – Elite » sont en état de siège : c’est sûr, en
Polynésie, tout les frequent flyers sont au moins Silver ! Et pas de comptoir « LaPremière », mais heureusement, nous distinguons dans toute cette cohue un petit panneau « LaPremière », alors bien que voyageant en J sur ce tronçon du retour, nous comptons sur le fait qu’il se poursuit en P à partir de LAX et l’empruntons en nous disant « allez, on tente ! ». Nous empruntons donc le petit couloir vide délimité par un cordon lorsqu’un cerbère nous interpelle : « vous voyagez en première classe ou en classe affaires ? », nous lui répondons « en première monsieur », il fait alors un signes à deux agents de sécurité et nous dirige vers eux afin qu’ils vérifient nos billets. Vérifications faites, l’un d’entre-eux nous remercie et nous accompagne au comptoir « Business – Elite » le plus proche qui venait de se libérer... Et voilà, ça a marché, c’était le fast-track. Pas de problème pour l’enregistrement : l’agent (très jeune !) était très sympathique, après nous avoir tendu nos cartes d’embarquement jusqu’à NCE et l’invitation pour le salon, il nous demande quelques minutes d’attente pour aller poser une question à son « supérieur ». A son retour, il nous annonce qu’une assistance nous attendra à la sortie de l’avion à LAX : sympa de l’avoir fait spontanément, car nous ne lui avions rien demandé de particulier. Nous traversons le filtre PAF et après avoir rempli les formalités douanières pour la dé-taxe, nous grimpons au salon.
Salon AF de Papeete : Accueil très chaleureux et prestation correcte : les hôtesses d’accueil, charmantes, ne sont pas des employées AF mais de l’aéroport, d’ailleurs, ce salon semble être utilisé par Air France et Air Tahiti Nui. Comparé à la taille de l’aéroport de Tahiti-Faaa, ce salon semble immense ! Il y avait pourtant beaucoup de monde ce matin : vols matinaux d’AF vers LAX et d’ATN vers
NRT. Ce salon est de bonne facture : petit buffet Bien présenté avec plateaux de fruits, gâteaux, cakes et macarons, thé, cafés, jus de fruits, softs... bref, plutôt bien achalandé. Le parquet semble neuf, suffisamment de fauteuils et canapés (en alcantara) pour tout le monde, et plusieurs petits recoins tranquilles et calmes sont disponibles malgré la forte affluence de ce matin, coin TV et au fond du salon, une zone séparée par des plantes et un petit cordon, réservée aux passagers voyageant en première classe (AF et ATN confondus), dans laquelle une machine
Nespresso est en libre service. Cette zone est vide et nous n’oserons pas y aller. Le seul point négatif que nous avons trouvé à ce salon : seulement 2 WC pour tout ce petit monde, dont un « en panne » (mais ça, ça arrive partout).
Embarquement : A l’heure. Nous reconnaissons certains des PNC déjà présents au vol aller, ainsi que le captain. Les PNC sont vraiment très agréables et très souriants, accueil très sympathique. Petite visite de la CCP qui nous souhaite la bienvenue et nous informe qu’elle nous confiera à un agent au sol dès notre arrivée à LAX.
Lors de la fermeture des portes, la cabine J n’est pas pleine et il n’y a personne en P : les 4 sièges de P y sont libres... pour le moment... ! Nous sommes installés au premier rang de la cabine J (sièges 3E&F) et nous entendons nos voisins installés en 3A&B dire à la CCP qu’ils sont les parents d’un des OPL ! Ils recevront la visite du CDB avant le roulage, et après cet entretien, nous entendrons (malgré nous, car il n’était pas très discret) une consigne donnée par ce dernier à la CCP : « j’ai des amies en économie qu’il faudra replacer à l’avant... », suivie d’une liste de quelques passagers (sous forme de numéro de sièges), avec des « indications » pour l’attribution de leurs nouveaux sièges... incroyable !!! Toute la première cabine J l'a entendu !!! Et quelques minutes plus tard, nous voyons débarquer une jeune femme deux rangées derrières nous qui dira à la PNC qui l’a installée « c’est vraiment gentil, merci beaucoup ! », et trois jeunes femmes (plutôt très jolies d’ailleurs) sont accompagnées en P !!! Aux yeux et à la barbe de tous les passagers, le tout sans aucune discrétion... Les bras m’en sont tombés ! J’en ai renversé mon premier verre de champagne de la journée (à 7h10 du matin... Bravo... !).
Quelques instants plus tard, le push-back pendant que le 340 d’ATN s’élance vers
NRT, puis le roulage vers la longue 04, durant lequel nous pourrons observer sur le parking avion un Falcon 20G Guardian de la Marine Française avec l’équipage autour. Décollage à l’heure, quelques turbulences pendant la montée. Avant que les rideaux séparant la J de la P ne soient tirés, nous déduisions à leur comportement vis-à-vis de ces nouvelles passagères P que les PNC étaient visiblement assez intimes avec elles. Cette impression fût confirmée un peu plus tard, une fois la luminosité dans la cabine réduite, lorsque les flashs des photos souvenir passaient sous les rideaux, accompagnés des éclats de rire de circonstance... Quelle discrétion...
La prestation déjeuner fut servie assez tôt par rapport au récent petit déjeuner pris au salon de PPT. L’appétit venant en mangeant, nous avons tout de même tenté la
galantine de canard et de pintade au foie gras avec julienne de légumes croquants, suivi du
coquelet aux girolles, fameux, et en dessert le sorbet à la mangue, le tout arrosé... d’eau !!! Ce déjeuner s’est terminé en petite sieste qui, malgré l’effet toboggan du siège, s’est finalement tranformée en une bonne de nuit de sommeil puisque lorsque nous nous sommes réveillés, il ne restait plus qu’1h40 de vol jusqu’à LAX ! La fin du vol s’est terminée avec un bon bouquin, je n’ai même pas sorti l’IFE de l’accoudoir ! Atterrissage à l’heure, petite particularité que j’avais déjà remarqué la semaine précédente, le roulage s’est fait aux moteurs jusqu’à l’aire de trafic, puis le stationnement à la porte s’est fait au push-back ! C’est vrai que les appareils étaient vraiment très proches les uns des autres à ce terminal 2 de LAX, est-ce la raison ? Manque de chance pour la suite, et cela s’est joué à quelques minutes seulement, nous arrivions à la porte juste après un 747 de China Airlines...
Débarquement : une employée de l’aéroport de LAX (et non pas d’AF) nous attendait à l’ouverture de la porte, et notre CCP nous confia à elle dès notre sortie de cabine : elle ne parlait pas français, aucune importance ! Elle nous escortera jusqu’au salon NewZealand après avoir franchi le rituel de l’immigration (tout comme à l’aller, pas de « fast-track ») et nous avons fait la queue comme tout le monde, les officiers d’immigration n’appréciant guère les traitements de faveur pour les passagers lambdas, puis les contrôles de police à l’étage des départs. L’attente pour l’immigration à été très longue : 45mn (c’est sûr que nous jouions de malchance avec l’arrivée juste avant nous du 747 de China Airlines plein de chinois !), en revanche, notre « escort girl » (si je puis dire !) a par la suite été très efficace pour franchir les contrôles de police en empruntant le fast-track « PAX premium, business and first class » et surtout pour franchir le filtre de sécurité à l’étage, puisqu’elle nous a ouvert les cordons pour court-circuiter la longue queue. Un passager lui demanda pourquoi il devait la laisser passer avec nous (ce dernier avait, il faut bien l’admettre, un accent français fort prononcé !), elle lui répondit « because I’m escorting these first class passengers »... C’était plutôt embarrassant, nous ressentions un brin d’hostilité dans les regards !
(Petite parenthèse : devant le terminal 2, en chemin vers l’étage des départs, sur qui tombons-nous ??? Sur les 3 passagères upgradées en première, en train de faire la bise aux PNC du vol de PPT avant de monter dans le bus qui les conduisait à LA. Nous reverrons ces dernières au moment de l’embarquement de notre vol vers
CDG, en Y...)
Le salon NewZealand de LAX : c’est le jour et la nuit comparé au salon Skyteam (anciennement salon Northwest) qui ressemble à une cafétéria Casino de station de sports d’hiver ! Accueil chaleureux après avoir été présentés par notre guide qui prend congé après nous avoir proposé de revenir nous chercher dans une heure. Ce salon est très grand, avec beaucoup d’ambiances différentes, et notamment un coin qui contient de la presse française (et du jour s’il vous plait !). Les buffets froid et chaud, étaient bien fournis avec volailles, viandes rouges, pommes de terre, petits légumes, différentes salades, différents plats de charcuterie découpée, fromages divers. Snacks et crackers habituels de même pour les softs drinks, nous avons été agréablement surpris par la quantité de vins néo-zélandais disponibles, des rouges, des blancs, du moelleux, du sec... nous l’avons signalé à celui qui semblait être le responsable du salon lorsqu’il est venu nous demander si tout allait bien, et là, surprise, nous avons eu droit à une véritable séance de dégustation, en français, afin de nous faire découvrir les vins de son pays ! Nos préférences allaient pour le blanc au Villa Maria (Sauvignon blanc 2008) et pour le rouge, à l’Alpha Domus Navigator 2006. Nous n’avons donc pas vu le temps passé, et notre guide était (trop) rapidement de retour pour nous accompagner à bord. Arrivés au rez de chaussée, l’embarquement avait commencé et la salle d’embarquement était bondée ! Notre « escort girl » ne s’est pas démontée : elle nous demanda de rester près d’elle pendant qu’elle se frayait un passage telle une anguille, nous n’avons finalement pas du tout fait la queue, mais c’était du sport ! Avant de nous confier à la PNC en charge de la cabine P, elle nous annonça que nos bagages étaient bien à bord et nous souhaita un « bon voyage » avec un très bel accent ! Nous l’avons beaucoup remercié !
Une fois à bord, la PNC se présenta : cette dernière était très discrète mais vraiment très efficace avec un vrai don pour l’anticipation. Il faisait très chaud en arrivant dans la cabine, elle nous proposa immédiatement une petite bouteille d’eau et nous a présenté à la CCP. La cabine P avait bien mal vieillie et l’autocollant de « faux-bois » se décollait par endroits... Nous n’avons pas eu la visite du captain cette fois ci. Une fois la fermeture des portes annoncées, il apparaissait que nous étions les seuls PAX première de ce vol : le retour en
France se fera en ambiance jet privé ! Nous trinquions à cela avec un
clos des Bouveries 2002 ! Terrible... Très peu de roulage, puis décollage à l’heure.
Petite mise en bouche :
tomate cerise au fromage de chèvre et roquette,
brochette de légumes croquants,
saumon fûmé et concombre acidulé accompagnés d’un
sushi au foie gras et sésame grillé, qui s’avère en fait être plutôt un maki au foie gras ! Dégusté avec un verre de Barsac Château Doisy-Vedrines 2004 très moelleux! Fort de ma bonne expérience de la semaine précédente avec la volaille, je tentais le plat du jour : le
filet de canette au jus de melon jaune, accompagné d’un flanc d’épinards et de sauge et d’un palet de radis blanc au poivre du Sichuan. Un peu décevant car le filet était vraiment caoutchouteux ! Voyant que je n’étais pas emballé par ce plat, notre PNC me proposa de choisir un autre plat parmi ceux proposés à la carte, je choisi les
lasagnes fondantes au caviar d’aubergine et tomate au basilic : délicieuses et bien accompagnées d’un Meursault Les Clous 2005 (Bourgogne blanc). Je n’ai pas su résister à l’appel du chariot de fromages avec son verre de Pessac Leognan qui va bien ! Ni à celui de la
mousseline à la cannelle et ananas infusée à la vanille. Après tant de victuailles entre le salon NZ et le diner à bord, un bon expresso s’imposait. Peu de temps après, notre PNC nous proposa de nous dresser les lits, je lui demandais de bien vouloir me réveiller vers 13H, heure française, afin de me re-caller plus rapidement une fois arrivés. Après avoir enfilé nos « tenues de confort », nous voilà repartis pour plusieurs heures de sommeil d’un trait. L’IFE fonctionnait normalement. Le petit déjeuner arriva trop vite, plutôt classique (fruits, yaourts, viennoiseries...) cependant,
le pain perdu avec sa compote de rhubarbe et fraises valait le détour. Nous regretterons qu’à ce stade du luxe, il n’y ait pas un « vrai » jus de fruit frais proposé. Début de descente vers
CDG avec magnifique vue sur
Paris juste avant la finale, atterrissage à l’heure, nous sommes déjà arrivés...
Débarquement à CDG le luxe et le calme : A l’ouverture de la porte, nous sortons les premiers de l’appareil, notre PNC nous présente à une charmante hôtesse (arborant une ceinture et un châle rouges), qui nous accompagne à une porte codée sur le côté de la passerelle, puis après quelques marches (toujours aussi glissantes !) nous prenons place à l’arrière d’une Infinity FX. Durant les quelques minutes qui nous séparent du T2E, notre hôte nous annonce que notre vol vers NCE est prévu à l’heure et que nous disposons d’environ une heure pour nous détendre au salon LaPremière avant qu’elle nous accompagne à notre prochain avion. Arrivés au salon, deux employés se précipitent : un se charge des portières, l’autre des bagages cabines. Même rituel qu’à l’aller, nous passons le filtre d’entrée du rez-de-chaussée puis montons à l’étage. Le connaissant déjà, nous déclinons la proposition de visite, et confions à notre hôtesse nos passeports pour le contrôle de police. Après un rafraîchissement, direction les salles d’eau qui sont à l’image du reste du salon et du Plazza Athénée : parfaites, très modernes, avec des finitions très soignées. Les savons, gels, shampooing et autres crèmes hydratantes étaient signés Guerlain, petit peignoir moelleux siglé « Plazza Athénée ». Après ce pur moment de détente, une charmante et souriante fonctionnaire de police (PAF) en civil viendra à notre rencontre pour nous rendre nos passeports et nous souhaiter bon voyage... Profitant de ces derniers moments de luxe, de calme et de volupté, nous étions prêts à rentrer. Une forte discussion est cependant venu troubler notre quiétude : un passager Club2000 (nous l’avons bien entendu car il a répété à plusieurs reprises son statut !) était en train de faire un véritable scandale à une des hôtesses du salon, car cela faisait plus de 20 minutes qu’il y était assis et que personne n’était venu lui proposer un rafraîchissement. Il était dans une rage folle, créant une mini panique dans ce havre de paix, maugréant sur le personnel AF, celui du Plazza Athénée puis sur le mobilier et la conception du salon «
comment voulez-vous bouffer une fois votre c.. posé sur de pareils canapés tout à fait inconfortables avec ces tables sur lesquelles on ne peut même pas travailler ?!? Votre salon a dû coûter des millions et il est nul ! mais qui a bien pu imaginer une chose pareille !!! »... L’intervention de la responsable du salon puis du staff du Plazza Athénée n’a servi qu’à lui faire répéter encore plus fort et à deux reprises son discours, ponctué de nom d’oiseaux et de phrases vraiment désobligeantes vis-à-vis de ses interlocuteurs... Surréaliste : je ne comprendrais jamais que l’on puisse se mettre dans des états pareils pour de telles raisons !
Le calme était déjà revenu lorsque notre hôtesse est venue nous chercher pour nous accompagner à notre avion pour NCE en Infinity FX (dont je suis tombé amoureux et à la recherche depuis cette expérience !)... Arrivés à bord, cette dernière nous présente à la chef de cabine qui nous accompagnera à nos sièges et s’occupera de nos bagages cabine. Rien à signaler pour ce dernier vol parti de
CDG avec 10 minutes de retard, arrivé à
Nice à l’heure, et sous la pluie... welcome home !!!
Au final : nous garderons de ce voyage, à l’aller comme au retour, le souvenir d’être allé au bout du monde dans des conditions exceptionnelles de luxe, de calme et de détente. Hormis quelques contraintes inhérentes à tout voyage vers/par l’
Amérique du nord, le parcours était très fluide et tous les intervenants qui nous ont pris en charge étaient très professionnels. Au risque de me répéter, je confirme que la véritable valeur ajoutée à ce voyage en P chez AF est son service au sol et la fluidité du parcours, et que cette « quasi-perfection » atteinte à
CDG rend la tâche encore plus difficile aux équipages en charge de la P, d’autant plus que les cabines vieillissent mal.
Concernant les surclassements sauvages de Y vers la J et surtout vers la P des « passagers compagnie », je trouve ça consternant, ils se passent de tout autre commentaire... Non pas que j’attendais qu’on nous le propose (cela irait à l’encontre de ma devise et de mes réponses acides envers certains !), mais la plus élémentaire des discrétions manquait cruellement, de la part des surclassés eux-même mais également de la part des PNC et surtout du CDB qui en était à l’origine. Tout comme Bousquet il y a quelques jours, je l'aurai eu très mauvaise de voir débarquer ces personnes en P, surtout après en avoir été témoin d'une manière aussi grossière dans le vol précédent.
Bonne nuit à tous,
S.
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