| Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Williama · 6 octobre 2009 à 13:05 · 14 photos 133 messages · 20 participants · 12 689 affichages | | | | 6 octobre 2009 à 13:05 Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 1 de 133 · Page 1 de 7 · 4 447 affichages · Partager On va tous crever et brutalement comme les dinosaures en leur temps  , c'est imminent!
La planète se réchauffe à cause des gaz à effet de serre! La population est en constante augmentation et le processus est sans fin! Impossible de nourrir tout le monde! les petits africains meurent chaque jour par milliers à côté des carcasses d'animaux en décomposition comme nous le montrent les affiches!... Les espèces animales s'éteignent au rythme de plusieurs centaines par an! Les lacs, océans, fleuves et ruisseaux sont tous pollués! Les forêts sont en perdition et le dernier poumon de la terre l' Amazonie va disparaître rapidement! L'éco-système est en voie d'auto-destruction. La méteo c'est devenu du grand n'importe quoi! rendez vous compte, nous sommes en octobre et il fait encore 30° dans le sud  ... Les pandémies nous menacent, les cadavres se ramassent par milliers dans les rues... nous approchons des limites de la vie, la terre et l'humanité ont assez vécu... voilà c'est fini!!! Quel gâchis!!!
Il ne se passe plus un jour sans voir un reportage ou entendre une déclaration annonçant la fin du monde imminente  Non ce ne sont pas les scientologues ou les témoins de jéhova qui déblatèrent, mais une ambiance générale au catastrophisme qui nous prépare à la repentance et à la décroissance. Les grands papes médiatiques s'en donnent à coeur joie. Du haut de leurs hélicoptères ils nous abreuvent d'images toutes sublimes et copieusement retravaillées à la palette graphique, car l'horreur doit être belle à regarder et toujours avec le même refrain "il faut tous changer de comportements car il est presque déjà trop tard  " Alors vous les voyageurs qui parcourez la planète et d'après vos expériences, vous en pensez quoi de la prochaine fin du monde? | | | À: Williama · 6 octobre 2009 à 13:37 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 2 de 133 · Page 1 de 7 · 4 420 affichages · Partager Fin du Monde, je ne sais pas..... mais bouleversements et difficultés de vie pour beaucoup d'entre nous je pense que oui, égoisme et tirer la couverture au dépends des pays du Sud pour profiter le plus que l'on peut tel que l'on vit actuellement, je pense que malheureusement oui..... et ça je crois que l'on ne pourra rien y faire malgré les grandes " messes " annonçant le grand désarroi dans lequel on va tomber prochainement et le fait qu'il faut absolument aider ces pays du Sud.....
On voit dans quel état de trouve les pays d'Afrique..... on le sait et on ne fait pas grand chose.... ils sont loin et n'influent que modérément sur nos comportements, et pour ma part je n'ai pas honte de dire que je vis d'une façon égoiste..... ce n'est pas que je ne fais rien pour mon " prochain", j'essaye au maximum d'aider surtout lors de mes voyages, je préfère payer " ma taxe carbone " sur le terrain plutôt que sur le papier, mais mon côté fataliste me fait penser depuis longtemps que le monde coure à sa perte, et j'essaye en fait de profiter au mieux des beautés du monde tout en étant conscient des difficultés des autres à vivre, mais aprés mes voyages je sais que je rentre chez moi et que les " autres " restent avec leurs problèmes..... je le sais, mais finalement comme tout le monde je ne fais rien réellement pour que tout cela change....
On est en fait tous conscient que ça va mal..... on se dédouane de ci et de là pour arriver à avoir pas trop honte de notre façon de vivre, mais fatalement on sait qu'il faudrait des mesures radicales pour que ça aille mieux, mais bon...... qui commence..... ? | | | À: Williama · 6 octobre 2009 à 13:48 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 3 de 133 · Page 1 de 7 · 4 411 affichages · Partager vous en pensez quoi de la prochaine fin du monde?
Que williama s'ennuie un peu et que pour passer le temps, il fait son williama. | | | À: Kelessuf · 6 octobre 2009 à 14:06 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 4 de 133 · Page 1 de 7 · 4 402 affichages · Partager  , ... mais non! c'est un sujet vaste et très sérieux, Alan a déjà donné un premier point de vue. Le catastrophisme est partout, c'est le fil rouge médiatique quotidien... mais il n'y a pas que ça, il y a aussi tout un lobby qui se constitue sur le catastrophisme, les vérités scientifiques auto-proclamées et la crédulité ambiante. Du temps des florentins on envoyait les oiseaux de mauvaise augure au bûcher comme Savonarole, mais aujourd'hui on ne peut faire autre chose que forumer... Image attachée: | | | À: Williama · 6 octobre 2009 à 15:00 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 5 de 133 · Page 1 de 7 · 4 387 affichages · Partager Bonjour,
Aux dernières nouvelles, d'ici une trentaine d'années seuls les scorpions occuperont la Terre ! (ce fut la conclusion d'une discussion fort animée et (fort) arosée de saké chaud lors de mes vacances en Chine...)
Alors je ne sais plus trop comment on en est arrivé là... Mais en résumé ça donne ça : D'un côté, il y a le réchauffement de la planète, donc la fonte des glaces, donc libération de gaz toxiques qui sont enfermés dans les glaces (en Sibérie je crois... ahh le saké chaud !  ) Donc si gaz toxiques il y a, fin du monde il y aura.
D'un autre coté, si on est super doué en fabrication de masques à gaz, on n'est pas sauvés pour autant. Il y aurait une météorite qui viendrait froler la Terre d'ici quelques décénies également (tu parlais de l'extinction des dinosaures ?  ) Ce qui fait que le côté de la Terre qui est frolé s'en portera très mal, et puis l'autre côté aussi, forcément ça aura un impact.
Et puis il y a les scoprions ! Seul animal parait-il à pouvoir survivre à une bombe atomique, donc peut-etre aux gaz toxiques sus cités, et pourquoi pas à une météorite sur la tête (je vous ai dit qu'il était bon le saké chaud ??   )
Bref voila, on va tous mourrir, sauf les scorpions ! Mais on a encore une trentaine d'année pour leur apprendre à lire et ainsi sauvegarder une partie de notre culture, tout n'est pas perdu ! | | | À: Tokala · 6 octobre 2009 à 15:26 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 6 de 133 · Page 1 de 7 · 4 379 affichages · Partager Aux dernières nouvelles, d'ici une trentaine d'années seuls les scorpions occuperont la Terre !
Bonjour,
Bonne nouvelle pour moi étant donner que je suis de signe Scorpion. | | | À: Barbot · 6 octobre 2009 à 15:40 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 7 de 133 · Page 1 de 7 · 4 369 affichages · Partager J'espère alors que ton côté Scorpion l'emportera sur ton côté Ecureuil joueur d'harmonica | | | À: Williama · 6 octobre 2009 à 16:52 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 8 de 133 · Page 1 de 7 · 4 350 affichages · Partager Bonjour,
Tu as en partie raison, notamment concernant la sur-médiatisation de reportages alarmistes entraînant certaines psychoses dans certaines couches de populations occidentales, ce qui au demeurant, pendant ce temps, et c'est le but premier de ces docu-fictions, leur évite de regarder le propre marasme dans lequel ils (on les) s'enlisent.
Par contre, le réchauffement climatique n'est pas un leurre, je prends pour exemple ce que je connais: dans le sud de l'anti-Atlas marocain il n'est pas tombé une goutte de pluie jusqu'à l'année dernière pendant plus de trois ans, et il faut quand même être conscient qu'à long terme, cela posera de graves problèmes aux populations de l'hémisphère sud, notamment. | | | À: Williama · 6 octobre 2009 à 19:02 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 9 de 133 · Page 1 de 7 · 4 319 affichages · Partager Merde à l’écologie, par Antoine Senanque* (journal Le Monde du 5 juillet 2009)
Jusqu'à maintenant, il faut bien le reconnaître, l'écologie, je m'en foutais complètement. La fonte des glaces, les oursons qui se noient, la couche d'ozone poinçonnée de partout, l'avenir de mes petits-enfants irradiés et la nourriture pesticidée... Sincèrement, je dormais bien avec.
J'avais bien essayé de prendre conscience de ma responsabilité d'être humain, mais en réalité, ma responsabilité d'être humain, j'avais plutôt envie de lui dire d'aller se faire fondre, comme sa soeur, la banquise.
Tout cela ne faisait de mal à personne, puis l'écologie nouvelle est arrivée, pas celle des marguerites et du foin, l'écologie majuscule, la sérieuse, la consciente de..., la responsable de..., celle qui pèse en politique, celle sans qui l'apocalypse serait pour demain matin.
Je suis resté sur mes positions, je me suis rapproché des zones industrielles, j'ai mangé du maïs muté, j'ai aérosolé ma maison, mais j'ai bien senti que je n'étais plus aussi libre de mon inconséquence, l'écologie, on avait plus le droit de s'en foutre. On a d'ailleurs plus droit de se foutre de rien.
Pourquoi ? Parce que la morale.
Pris entre les mâchoires du bien et du mal, le destin de l'inconséquent est d'être mastiqué. L'écologie l'a bien compris, la morale est une arme de construction massive. Après des années de présence virtuelle, et prenant exemple sur de glorieuses réussites antiques, elle se désigne désormais comme l'incarnation du bien commun (le bien commun se définissant comme le bien que l'individu ressent mal). Incarner le bien commun impose des concessions à la tolérance et un détour obligatoire par les chemins de la culpabilité.
Morale et culpabilité partagent siamoisement leur espace.
Le culpabilisateur laïque est la grande figure du monde contemporain. Par un étrange glissement, l'intolérance a quitté sa soutane. Après des siècles de dévalorisation orchestrée par saint Augustin et ses disciples, autour du péché originel qui fit de nous des êtres de faute, nous révélant que le geste le plus anodin, comme croquer une golden dans un jardin, pouvait entraîner une catastrophe collective éternelle, la culpabilité est sortie des églises.
Le monde laïque, qui depuis la révolution a forgé son identité dans la lutte contre le satan religieux, a récupéré son arme la plus nocive. La faute individuelle engage le reste du monde.
Observons l'évolution de la lutte antitabac. Quel a été l'argument fondamental qui a réglé le destin de nos frères fumeurs martyrisés ? Le tabagisme passif. Le fumeur tue. L'homme au clopeau constitue un danger pour autrui, passant passif inhalateur de volutes. C'est la révélation de la responsabilité collective du futur cancéreux qui a eu la peau de son filtre.
L'écologie applique le même système de culpabilisation de l'individu que l'on retrouve partout dans notre société, une vraie pandémie d'hyper-responsabilisation qui écrase l'homme aspirant à l'humilité de n'être toxique que pour lui-même.
On le sait, la morale est l'impôt perçu par la collectivité sur la liberté de l'individu. Lorsqu'elle nous force à respecter les Dix Commandements, ça va. Je ne suis pas pour le massacre de mon prochain et le respect du père et de la mère me paraît recevable, depuis que j'ai des enfants. Mais Dieu a-t-il écrit sur les tables de l'Arche d'alliance "Tu ne pollueras point ta planète" ? Non. Donc, pas de zèle.
La laïcité se fondamentalise, autour de thèmes qui sont devenus aussi sacrés que les reliques rapportées des croisades : la nature, la santé... Elle a ses adorateurs, elle a ses hérétiques. Son bras séculier s'abat lourdement sur le quotidien de ceux qui n'aspirent qu'à respirer un air qu'elle n'aura pas purifié. Elle a trouvé dans l'écologie son armée d'inquisiteurs, pas plus rassurants que les premiers.
Les avez-vous bien regardés, ces protecteurs de notre avenir qui prolifèrent autour de nous comme des mousses, ces flics sans uniforme qui radarisent notre liberté ?
Ils pensent que le quidam est aussi dangereux qu'une usine nucléaire. C'est sur lui que tous les efforts doivent porter par une rééducation purifiante. Ce ne sont pas seulement des soixante-huitenaires prêcheurs, mais des jeunes gens concernés, énergiques, des bons petits qui pour nous sauver sont prêts à nous pourrir la vie avec une motivation éternellement renouvelée. Ils ne font pas peur, ils sont séduisants pour la plupart, rarement gros, rarement barbus, rarement de droite. Ce sont des braves gens.
Ils ont presque toutes les qualités, il leur en manque une, toujours, l'humour. Un écologiste avec humour intégré n'en est pas un. Le sourire trahit le transfuge. L'écologiste drôle s'occupe de son propre développement durable et pas de celui de la planète. Voir les dernières élections européennes.
Moi, ils m'attristent ces concernés par le futur. Ils croient dur comme fer que la pollution est leur ennemie. Verts de trouille, les écolos, et engagés à coeur battant pour la protection de la nature. Comme si nous la menacions, la nature. J'ai lu qu'à Tchernobyl, poussaient des champignons noirs qui transformaient les radiations en substance organique, qu'une requine blanche, dans un zoo, célibataire depuis trois ans avait accouché d'un bébé requin sans père.
Un clone spontané. La faible nature. La fragile, qui nous a attendus cinq milliards d'années pour rendre son dernier soupir. Elle doit bien rire de notre minuscule toxicité, la vieille infectée, immunisée à mort, par ses anticorps anti-humains.
J'ai toujours pensé que c'était la nature qui nous polluait, pas l'inverse. Elle aura notre peau, l'ingénue. D'ailleurs, elle a commencé, la pollution la plus menaçante pour l'atmosphère terrestre est la plus naturelle de toutes, les flatulences méthanisées de nos soeurs bovines.
Voilà. En tant que citoyen irresponsable, je sais que mon avenir est sans lendemain. Coupable de sérénité. J'inhale à plein poumon les gaz de ma planète. Au bout du compte, il se pourrait que l'air pollué soit le dernier air respirable.
*Antoine Senanque: écrivain, médecin spécialisé en neurologie et licencié d'histoire à la Sorbonne, est l'auteur de deux romans aux éditions Grasset : "Blouse" (2004), "La Grande Garde" (2007), et d'un essai aux éditions du Regard "Maître Eckhart peint par Van Eyck". Il a publié en 2008 "L'Ami de jeunesse", roman qui met en scène la renaissance à la vie d'un psychiatre prénommé Antoine. | | | À: Tafakara · 6 octobre 2009 à 21:49 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 10 de 133 · Page 1 de 7 · 4 281 affichages · Partager Bonsoir belle marocaine en transat! 
Sur le climat, pour relativiser dans le temps, il faudrait déjà considérer le climat d'une région comme immuable. Or on sait que celui-ci est en perpétuelle évolution et les travaux d'historiens l'ont démontré. Les exemples ne manquent pas. Lorsque les vikings ont découvert le Groenland il l'ont baptisé "terre verte", et les vaches pouvaient paître dans ces verts pâturages. Vers 900, Les gravures qui montrent nos braves vikings torses nus en Normandie poussant la charrue ne précisent pas que le climat dans cette région était à l'époque comparable à celui de la Côte d'Azur aujourd'hui. On sait qu'il y a eu un petit âge glaciaire vers 1300, un réchauffement vers 1500, puis re-période glaciaire au XVIIe siècle, jusqu'au réchauffement du XXe siècle commencé en fait vers 1860 le tout agrémenté de cycles et de sous cycles comme la glaciale année 1910... etc... etc... Récemment, il n'y avait pas eu de neige sur Paris ces 3 dernières années et au cours de l'hiver 2008/2009 il a neigé 4 fois!
en réponse à "Tu as en partie raison, notamment concernant la sur-médiatisation de reportages alarmistes entraînant certaines psychoses dans certaines couches de populations occidentales, ce qui au demeurant, pendant ce temps, et c'est le but premier de ces docu-fictions, leur évite de regarder le propre marasme dans lequel ils (on les) s'enlisent."
Yes!... et puis ce n'est que mon avis et peut être typique de nos sociétés, mais il faut véritablement se croire immortel pour se soumettre à ce point à la méteo et aux problèmes environnementaux. | | | À: Williama · 6 octobre 2009 à 22:37 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 11 de 133 · Page 1 de 7 · 4 212 affichages · Partager " mais il faut véritablement se croire immortel pour se soumettre à ce point à la méteo et aux problèmes environnementaux. "
C'est toujours "l'épouvantail" de la mort prochaine, les civilisations occidentales n'ayant pas encore intégré la mort comme intrinsèque à la vie, comme une partie prenante de celle-ci. Cette peur de mourir, de ne pas se prolonger..., à travers ses enfants, des enfants de ses enfants, de ses écrits, ses oeuvres, Jean Passe Eden Meyeur. | | | À: DeCléricy · 6 octobre 2009 à 22:41 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 12 de 133 · Page 1 de 7 · 4 209 affichages · Partager Bonsoir,
Merci d'avoir porté à notre connaissance ce texte intelligent, ironique, sarcastique...Vivant. | | | À: Tafakara · 6 octobre 2009 à 22:45 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 13 de 133 · Page 1 de 7 · 4 206 affichages · Partager les civilisations occidentales n'ayant pas encore intégré la mort comme intrinsèque à la vie, comme une partie prenante de celle-ci. Cette peur de mourir, de ne pas se prolonger...
La civilisation occidentale, d'essence judéo-chrétienne, a intégré il y a très longtemps la mort comme élément de la vie... c'est la société de consommation des 50 dernières années qui tente aujourd'hui de gommer sa présence dans notre société... de la même manière, elle tente de gommer la vieillesse, la maladie,... | | | À: GilesB · 6 octobre 2009 à 23:01 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 14 de 133 · Page 1 de 7 · 4 196 affichages · Partager " c'est la société de consommation des 50 dernières années qui tente aujourd'hui de gommer sa présence "
D'où le fait qu'elles ne l'ont pas réellement intégrée, ni digérée. Si la mort était partie intégrante de ces sociétés, elles ne songeraient pas à la gommer. J'ai volontairement employé le terme "intrinsèque"
" de la même manière, elle tente de gommer la vieillesse, la maladie "
C'est lié, ce sont deux visages de la mort. | | | À: Tafakara · 6 octobre 2009 à 23:35 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 15 de 133 · Page 1 de 7 · 4 185 affichages · Partager ... c'est pourtant assez récent ce gommage de la mort dans nos sociétés. Il y avait encore dans les années 60/70 les grande tentures noires avec les initiales du défunt à l'entrée des immeubles pour marquer le décès d'un occupant. On voyait encore des corbillards rouler au pas dans les rues, c'était solennel et personne ne s'avisait de klakxoner. C'est surtout la déreligiosité de la société qui ont fait disparaître ces rituels et le caractère sacré de la mort. Pour le grand voyage on s'en remet maintenant entièrement à la sacralisation de la science à qui on demande juste de ne plus nous faire souffrir. pour en revenir au sujet du catastrophisme je crois que ces discours cachent surtout une volonté d'imposer la décroissance volontaire et de préparer l'appauvrissement des générations futures... une nouvelle illusion avec son versant autoritaire... | | | À: Tafakara · 6 octobre 2009 à 23:50 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 16 de 133 · Page 1 de 7 · 4 175 affichages · Partager " c'est la société de consommation des 50 dernières années qui tente aujourd'hui de gommer sa présence "
D'où le fait qu'elles ne l'ont pas réellement intégrée, ni digérée. Si la mort était partie intégrante de ces sociétés, elles ne songeraient pas à la gommer. J'ai volontairement employé le terme "intrinsèque".
Tu places la société occidentale comme si elle avait un retard sur d'autres sociétés alors que c'est le contraire. Les sociétés où l'on considère la mort comme faisant partie de la vie sont celles où la mort est omniprésente parce qu'elle survient tôt (mortalité infantile importante, espérance de vie réduite,...). Dans la société occidentale, l'allongement de la vie laisse croire à l'Homme qu'il peut tout maîtriser alors que dans des sociétés africaines, asiatiques,... on vit encore avec le fatalisme qui subit la surmortalité.
Aussi on peut considérer que la société occidentale a dépassé ce stade "primitif" dans lequel vivent encore les sociétés moins technologiques. Je ne nie pas les méfaits de notre société de consommation archi technologique mais elle a dépassé le stade dans lequel vivent encore les sociétés africaines ou asiatiques. | | | À: Williama · 6 octobre 2009 à 23:51 · Modifié le 7 oct. 2009 à 0:45 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 17 de 133 · Page 1 de 7 · 4 173 affichages · Partager " c'est pourtant assez récent ce gommage de la mort dans nos sociétés. Il y avait encore dans les années 60/70 les grande tentures noires avec les initiales du défunt à l'entrée des immeubles pour marquer le décès d'un occupant. On voyait encore des corbillards rouler au pas dans les rues[..]C'est surtout la déreligiosité de la société qui ont fait disparaître ces rituels et le caractère sacré de la mort. "
Alors, justement, à travers la religion la mort, c'est-à-dire le néant, n'était pas plus abordée "de face"...Seulement par le truchement des concepts de paradis et d'enfer, avec la promesse de "sur-vivre" de toutes façons quelque part...
" pour en revenir au sujet du catastrophisme je crois que ces discours cachent surtout une volonté d'imposer la décroissance volontaire et de préparer l'appauvrissement des générations futures... une nouvelle illusion avec son versant autoritaire... "
Je suis en accord avec toi là-dessus, c'est l'illusion du pire assénée afin de préparer au "moindre"... Image attachée: | | | À: Tafakara · 6 octobre 2009 à 23:55 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 18 de 133 · Page 1 de 7 · 4 169 affichages · Partager seulement par le truchement des concepts de paradis et d'enfer, avec la promesse de "sur-vivre" de toutes façons quelque part...
Que l'on soit croyant ou athée, la survivance est réelle... ce sera soit le paradis ou l'enfer soit le recyclage par les nécrophages ! | | | À: GilesB · 7 octobre 2009 à 0:00 · Modifié le 7 oct. 2009 à 0:43 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 19 de 133 · Page 1 de 7 · 4 164 affichages · Partager " Dans la société occidentale, l'allongement de la vie laisse croire à l'Homme qu'il peut tout maîtriser "
Je vois qu'ici nos opinions se rejoignent.
" Tu places la société occidentale comme si elle avait un retard sur d'autres sociétés "
Oui.
" alors que dans des sociétés africaines, asiatiques on vit encore avec le fatalisme qui subit la surmortalité. "
Certes, mais cela n'était en aucune façon le propos. Néanmoins, considérer la mort comme une fatalité est pour moi un signe de progrès. Image attachée: | | | À: Williama · 7 octobre 2009 à 0:03 Re: Voyage, catastrophisme écologique et fin du monde Message 20 de 133 · Page 1 de 7 · 4 160 affichages · Partager | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 518 visiteurs en ligne depuis une heure! |