Bonjour Williama,
Bon! on aura compris à travers tes posts que tu es une extraterrestre arrivées à
Strasbourg par génération spontanée

Ah... Encore une de ces charmantes remarques, qui sont devenues la norme ici, et qui me font te donner raison sur un point : les estaminets semblent bel et bien avoir perdu leur convivialité d'antan...
oui! car le marseillais pour la bouillabaisse comme pour le reste saura faire une cuisine quotidienne déjà à partir des produits locaux.
Si tu entends "marseillais" comme étant un habitant de
Marseille, qu'il y soit né ou non, que ses parents y soient nés ou non, qu'il y vive depuis 60 ans ou depuis trois mois, je suis à peu près d'accord, en ajoutant qu'il n'en a pas l'exclusivité, et qu'il peut tout aussi bien ne même pas savoir cuire un oeuf. ***
Pour toi un poisson c'est un poisson! et la bouillabaisse une recette de soupe de poissons parmi d'autres...
Qu'en sais-tu ? Tu t'avances sur un terrain que tu ne connais pas, et tu me prêtes une culture gastronomique correspondant à tes clichés (du genre, ce que je connais, c'est la saucisse, le chou, les patates et le Riesling). Oui, en fait, un marseillais pour toi, c'est dans le sang, les gènes.
il y a en amont un véritable savoir-faire pour sélectionner, acheter, préparer ces aliments qui se transmet au quotidien dans chaque famille et entre gourmets.
Il n'y a pas que ça, et pas que comme ça. Il y a une part d'héritage que nous tenons de nos parents, grands-parents. Et comme tout héritage, on peut l'accepter ou le refuser en bloc, ou encore trier ce que l'on veut en garder.
Et puis, il y a tout le reste. Le plaisir de cuisiner, l'envie, éventuellement un talent. Une histoire qui aura permis / va permettre ou non d'épanouir ce gôut, de le cultiver.
Ce savoir-faire dont tu parles, il s'acquiert de plein de façons, et un Lapon peut très bien savoir, avoir appris à
"sélectionner, acheter, préparer ces aliments " pour cuisiner une excellente bouillabaisse qui n'aura rien à envier à celle d'un Marseillais depuis dix générations.
Et comme toute culture, la culture gastronomique évolue, s'enrichit des apports et des inventitvités. S'éteint aussi.
Ta bouillabaisse n'est pas une recette unique, figée, gravée dans le marbre, et qui jette l'anathème sur quiconque s'en éloigne ne serait-ce que d'une pincée de sel. Et elle n'est pas l'apanage des marseillais.
Il n'y a sûrement pas deux bouillabaisses identiques à
Marseille, ou alors, c'est bien triste.
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* ** Et en ajoutant aussi qu'il n'est pas nécessaire de vivre à
Marseille pour savoir cuisiner les produits locaux du midi. Donc en fait, avec tous ces bémols, je ne peux maintenir que je suis à peu près d'accord avec toi ; ça m'étonnait un peu, à vrai dire...