Départ prévu de
Los Angeles vers Papeete le 3 Septembre 2009 à 22h30.
Ce vol, effectué avec mon épouse, est la continuation du voyage dont la première partie a été décrite ailleurs (
voyageforum.com/...ost=2858156;#2858156
).
Billets primes, achetés fin 2008, donc avant la dramatique détèrioration du programme Flying-Blue.
Arrivée à LAX comptoirs AF, vers 20h, après avoir rendu la voiture de location (et une longue journée de conduite).
Déjà du monde à l'enregistrement.
Nous nous dirigeons avec nos bagages vers la file Business-First. Le contrôleur de cette file, dès que nous lui disons LA PREMIERE, va de suite prévenir les hôtesses, et l'une d'entre elles (anglophone uniquement) vient immédiatement nous prendre en charge.
Elle nous enregistre puis nous accompagne et nous aide à transporter nos bagages soute vers la machine à scanner. Elle nous fait ensuite passer les formalités de sécurité par une file réservée (aucune attente, alors qu'à coté la queue s'allonge) ; mais le contrôle reste très sérieux (chaussures -yc pour notre hôtesse-).
Puis elle nous mène au salon Air New Zealand, en face et à qques mètres, du salon KLM / Air France. Je ne comprends pas bien pourquoi nous sommes là, mais c'est vrai que ce salon est bien mieux que l'habituel AF. Il est très vaste, et cependant déjà bien rempli (principalement par des Neo-Zélandais). Notre avion partant de la porte 25 toute proche, notre hôtesse prend congé de nous, en nous indiquant qu'elle repassera nous prendre 10' avant le décollage qui nous est annoncé à l'heure.
Pendant que je mets de l'ordre dans mes papiers, ma femme me sert une coupe de Champagne Néo-Zélandais, qui s'avère excellent, incomparablement meilleur que tous les Champagne Américains ; c'est une heureuse surprise, car c'est la première fois que je trouve un « champagne » étranger quasiment aussi bon qu'un vrai Champagne de
France ; il s'en rapproche d'ailleurs beaucoup.
Puis des plats appétissants sont proposés. Je les testerai (étant à jeun depuis 9h du matin) mais raisonnablement, car nous comptons prendre notre repas dans l'avion. Je gouterai également plusieurs vins rouges Neo-Zélandais, encore excellents (bien que tous un peu forts et très chargés en tanin).
Puis nous prendrons une douche bienvenue (après la journée de voiture) ; moins classe que dans les salons AF de
Paris, mais très agréable quand même.
Beaucoup de journaux néozélandais, mais aussi un stand avec des journaux français
(du jour ! Car si je me souviens bien de voyages antérieurs, au salon Business d'AF LAX, c'était ceux de la veille) et des magasines.
Des TV grand écran nous permettent de suivre en direct les match de L'US open de tennis.
Internet par wifi (code donné à la réception). Egalement une dizaine d'ordinateurs en libre service.
Mais le temps passe. Le salon s'est complètement vidé. Nous sommes maintenant les seuls.
Il est 22h30 (notre heure de décollage prévue) et notre hotesse n'est toujours pas passée. Nous décidons donc de rejoindre (seuls) la porte 25, où nous retrouvons notre hôtesse en train de discuter avec ses collègues. Nous apercevant, elle s'empresse de nous rejoindre, et nous annonce que l'avion partira avec ½ h de retard.
Tous les autres passagers ayant déjà embarqué depuis un moment, nous décidons d'y aller aussi. Notre guide nous remet donc entre les mains du personnel de l'avion.
Tous les PNC ont été charmants avec nous durant tout le vol. Ils nous annoncent fièrement qu'ils sont tous de
Polynésie (bien que typés Européens), et qu'après le décollage, ils s'habilleront polynésiens.
Nous sommes conduits à nos places. En principe, sur les 4 sièges P (c'est un 772), seuls les 2 notres étaient réservés la veille
(vérification sur internet). Nous nous faisions donc toute une joie de voyager seuls en cabine P ; quasiment un vol privé ! Las, on nous apprend qu'une autre place a été vendue au dernier moment. Tant mieux pour AF, tant pis pour nous. Ma femme est en 1F, et moi en 1L. Le dernier passager prévu, non encore là alors que les portes se ferment (nous espérons secrètement qu'il aura raté ce vol) devrait être en 1A.
Le CDB, charmant, est venu nous saluer et nous parler du vol.
Puis au dernier moment, une dame (du même age que le Commandant) vient finalement s'assoir en 1A. Perdu !
Décollage.
Problème avec mon siège : le mécanisme reste coincé. Le personnel s'affaire, et ne parvient pas à réparer avec des outils de fortune. Aussi je dois changer de siège pour occuper le dernier disponible, le 1E.
Le repas est servi. Ma femme vient prendre le champagne (bon, mais un peu trop doux à mon goût) et les accompagnements amuse-gueule avec moi, sur le strapontin annexe de mon siège. Puis rejoint sa place pour le suite du repas.
Les vins sont identiques à ceux du vol
CDG-LAX 12 jours plus tôt. Je saurais ainsi immédiatement quoi choisir (un très bon
Bordeaux liquoreux avec le foie gras, et l'excellent Pommard pour la suite.
Quant au repas, il s'avère bien meilleur en qualité que celui que j'avais eu sur le vol
CDG-LAX. Service parfait. Seule fausse note : la machine à expresso est en panne
(après mon siège défectueux, j'espère que la mécanique de vol a été plus sérieusement révisée). Sur ce vol, on peut dire que le repas P surclasse nettement le repas habituel Affaire
(alors qu'il lui était inférieur sur le CDG-LAX !).
Encore pyjama Christian Lacroix (mais marron cette fois, nettement plus classe que blanc), avec cette fois tailles bien assorties (ma femme a enfin pu avoir un S). Pour les raisons indiquées dans mon post précédent (vol de 2 bagages aux US), nous les utiliserons régulièrement en
Polynésie.
Je vais donc devant enfiler le pyjama, et au retour trouve ma place transformée et préparée pour la nuit. Bonne couette, oreiller confortable, lit assez long (je suis grand), et un peu plus large qu'en Affaire. Et surtout, ne penchant pas coté pieds ! Tout pour dormir paisiblement quelques heures.
Afin d'en profiter plus longtemps, je ne prendrai pas le p.d., et me contenterai d'une tasse de café. Je serai donc réveillé peu avant l'annonce du Commandant que nous survolons l'atoll de Rangiroa
(sur lequel je serai dans 2 semaines).
Juste de temps de me préparer, et nous arrivons à Papeete/Faaa.
Lorsque nous quittons l'appareil, le Commandant prend congé de nous, en nous demandant si nous avions fait un bon vol. Je ne lui répondrai pas (voir plus loin).
Ceci termine la prestation P. Pas de services au sol, pas de voiture pour nous amener à notre hôtel
(comme je pensais que cela se faisait systématiquement, pour les passagers P, à Faaa).
Pas de collier de fleur
(je savais par expérience qu'avec AF il n'y en avait pas en Business, mais en P, j'espérais, car nous en avions régulièrement quand nous arrivions à Hawaii en P, avec les compagnies US d'antan).
Nos bagages sont les premiers sur le tobogan.
Donc, objectivement, je devrais conclure : bon vol, malgré quelques disfonctionnements mineurs (mais plus difficilement acceptables en P).
Pourtant, ce vol ne nous a pas plu.
La raison en est : la dame avec nous en Première.
Nous avons vite vu qu'elle avait sa fille derrière (en Business) et qu'elle lui rendait souvent visite. Nous avons surtout remarqué qu'elle allait souvent devant (zone des PNC) ainsi que dans le poste de pilotage (sa fille y est également allé en fin de voyage).
Ce ne pouvait que la femme du CDB (ou du copilote). Cela nous a été confirmé lorsqu'elle a pris ses bagages à l'arrivée (sacs de voyage griffés « Air France » avec étiquettes blanches « équipage ».
Ainsi donc, une fois de plus en P avec AF, la femme du Commandant avait fait l'objet d'un surclassement sauvage (je l'avais déjà expérimenté quelques années plus tôt sur un vol AF, mais jamais sur d'autres compagnies). Je pensais que ces pratiques bananières étaient maintenant proscrites.
Vous allez me demander : pourquoi est-ce si désagréable. Nous aurions pu avoir en 1A un autre passager payant, et tout le monde a été parfait avec nous dans l'avion
(elle, le PNC, et même le CDB qui est passé avant l'arrivée de sa femme, et qui n'est pas repassé la voir sans arrêt durant le vol -contrairement à ma similaire situation précédente-)
En fait, se payer un voyage en « La Première » est une expérience unique, ou au moins rare.
Le prix pour 2 personnes CGD-PPT-
CDG est démentiel (environ 25000€, ou près d'1million de miles au tarif FB d'aujourd'hui), aussi pour ce prix, AF nous doit le meilleur, avec classe et sans complaisance.
Pendant une parenthèse de quelques heures, nous devons avoir un sentiment de moment exceptionnel, qui nous change vraiment de la vie courante.
Or la présence de passe droit gâche complètement ce sentiment de plénitude, et banalise le voyage. Ce n'est pas rationnel, mais c'est comme ça !
D'ailleurs, pour ma femme qui découvrait là AF La Première, la magie s'est arrêtée net quand elle a découvert la situation
(je lui avais dit auparavant que ce n'était pas impossible, l'ayant déjà vécu, mais que c'était peu probable, car maintenant contraire aux règlements) . Finie la bonne impression laissée par les remarquables prestations au sol à
CDG, finie la qualité des PNC affectés ; la seule chose qui demeure du voyage est la présence inacceptable à nos coté de la femme du Commandant. D'ailleurs, quand mon épouse a téléphoné (Skype) à toutes ses copines en métropole (elle en a beaucoup), il n'était question que de cela !
Quelle mauvaise publicité, à une époque où les clients très haute contribution tendent à se faire rares !
Je comprends bien les surclassements opérationnels quand ils sont indispensables, à condition que les heureux bénéficiaires soit extrèmement discrets.
Pour les passe droit du personnel, ce n'est pas admissible du tout, surtout quand, malgré les premières apparences, la discrétion absolue n'est pas respectée. Au moins pour la classe P.
De tels agissements entachent la réputation de la Cie.