La liberte est vraiment le maitre mot.

J apprecie a plein la legerete des journees ainsi passees. Nulle contrainte autre que celles des desirs divers qui parfois se bousculent mais qu il ne tient qu a nous meme d ordonner...
Bonjour à tous,
Je vais juste donner ma réflexion ainsi que partager mon expérience.
Pour ma part, j'ai commencer à voyager seule à... 18 ans. Pour fêter mon BAC en poche, je m'offre un séjour hotel basic en
Espagne après avoir travaillé tout l'été.
Première découverte, le prix des tarif solo. 2ème, le regard des autres. De fait, je suis partie seule car, aucun de mes amis n'avait la possibilité financière ni les dates qui concordaient avec moi. une nana seule qui se pointe à la piscine, et bien ça fait que j'ai été très vite approché par un groupe d'italiens avec qui j'ai partagé des bons moments sur ce séjour.
Ensuite, pendant ma vingtaine, j'ai écumé l'Europe souvent avec du monde. la plus grande difficulté étant de s'accorder sur les dates de disponibilité de chacun. la plupart, des célibs comme moi. a cette période, je me fessais fi de la sécurité, même pas j'y pensais.
J'ai eu l'occasion de partir en vacances en couple et pour tout dire, cela ne m'a pas vraiment plu. On reste dans un monde de compromis qui pour moi était assez à l'opposé de mes aspirations. (mon conjoint a ce moment là préférait les vacances clubs; fiesta, alcool, alors qu'en faite, je suis plus découverte, rencontre, aventure)
c'est après 30 ans que j'ai décidé de me réaliser au travers de mes voyage, sans compromis.
en clair, je considère que d'avoir quelqu'un au quotidien entraine forcément des divergences. Du type, vous avez envie ce jour là de paresser un peu, mais l'autre n'a pas le même rythme, et donc subit votre paresse.
Le fait de partir seule pour moi, c'est en premier lieu : un choix. ensuite, une envie de sortir de mon quotidien et de me forcer à entrer en relation avec les autres. faire un long voyage pour découvrir d'autres pays, d'autres cultures c'est sortir de ma zone de confort.
ce n'est pas forcément simple ni de tout repos. je dirais même que j'ai besoin de vacances en rentrant de mes voyages.
lorsqu'on est seul, je trouve qu'on peut plus entrer en lien avec les populations qu'on visite. dès que vous êtes 2, vous parlez votre langue et faites peut-être moins d'efforts pour aller à la rencontre de l'autre, de l'inconnu.
j'ai commencé par certains pays d’
Amérique du Sud. Pourquoi ceux là? parce qu'il y avait des choses que je voulais voir là bas.
Pérou,
Bolivie,
Argentine, une partie du
Brésil.
je partais sur le long court, afin de favoriser mes déplacements en bus local et être dans mon budget.
d'ailleurs le budget, c'est tout un sujet aussi. pourquoi partir aussi loin quand on a des petits budgets? j'en reste là pour le moment, ce n'est pas le sujet de la discussion.
j'ai traversé le
Pérou, la
Bolivie, le
Brésil avec sur moi beaucoup de monnaie, car je ne voulais pas utiliser ma carte bancaire. c'était un risque, c'est certain.
J'ai toujours rencontré sur chaque étape, des voyageurs solo du monde entier avec qui nous nous sommes liés le temps d'une étape ou plus. Ces rencontres m'ont permis de créer des amitiés internationales, certaines que j'ai pu revoir ensuite.
L'
Argentine c'est différent, je trouve que cela est assez proche de la culture européenne. même si 2 françaises se sont faites violées et tuées à
Salta peu de temps avant que j'y aille. J'ai même fait appel à un compagnon de voyage trouvé sur le routard afin de partager les frais d'une voiture de location sur une étape de mon voyage.
ce long voyage permet l'introspection, c'est sûr. plusieurs bouquins numériques m'ont accompagnés sur les looooongs trajet de bus.
l'étape des restaurants peut être difficile quand on s'installe seule, mais regarder autour de moi ou lire mon guide de voyage m'ont suffit. Après, je crois que c'est "nos vibrations" qui laissent la place à l'inconnu de se présenter. en clair, avec un bouquin, la tête dans mon assiette, là bas comme ici, ça montre que vous n'êtes pas disponible pour l'échange. a contrario, avoir la tête levée, le sourire aux lèvres peux vous permettre d'être abordé.
Je ne pars par tous les ans, budget (sic) oblige. j'économise pendant 2/3/4 ans en fonction du voyage prévu ensuite.
L'autre grande étape fut après l'
Amérique du Sud, l'Asie. et comme j'aime pas aller dans les endroits à la mode, je suis allée en
Chine et au
Tibet. presque 2 mois. un gros budget pour cela mais cela en valait le coup.
Seule en
Chine, un pays réputé Safe pour les voyageuses solo. (Ha oui, j'ai oublié de dire que j'aime bien lire des forums comme celui ci afin d'avoir des inspirations pour de futurs voyages)
et bien, j'ai eu une mauvaise expérience à
Pékin (et oui, là bas, et oui agressée sexuellement, et oui, cela n'arrive jamais) qui me permet aujourd'hui d'apprécier pleinement la chance d'être née en
France et d'avoir des représentants diplomates dans presque touts les pays du monde qui sont là pour vous aider dans les moments difficiles avec les autorités locales. (anecdote, l'épouse du consul de
Pékin m'a raconté que pour elle, cela s'est passé... à
Paris!) J'ai fait le choix de continuer mon périple même s'il est vrai que sur le reste du voyage, cela m'a rendu un peu parano (genre quand 2 moines avec qui j'ai diné, m’emmène boire un thé et que je m’aperçois qu'il veulent me faire entrer dans leur piaule, ben là, tu te barres, qu'à un autre endroit, un vieux moine te présente le trésor caché de la communauté avec pleins d'images à l'effigie du Dalai Lama et qu'en échange, il veut de toucher les seins..., enfin bref, j'en ai d'autres des anecdotes et pas qu'avec des moines)
Le fait d'être seule en
Chine, c'est devoir faire face à l'incompréhension des locaux (qu'est-ce qu'elle fout a voyager seule celle là), c'est ne pas trop refuser la politesse de chinois qui veulent t'aider pour trouver ta direction, quitte à te prendre par la main et te lâcher la grappe qu'une fois que tu est arrivé à destination (m.... il m'a enlevé ce que j'aime dans le voyage, devoir me débrouiller, acheter mon billet de train toute seule,...), c'est de devoir écouter le jeune chinois te faire de la propagande sur les "voleurs" de Tibétains dans le train pour
Lhassa sans répondre que c'est un ignare...
mais c'est aussi avoir des moments de partages car tu es invitée très souvent par la jeune génération de chinois qui parle anglais afin de partager leur repas, c'est entrer dans le quotidien, dans les maisons des familles tibétaines rencontrées, c'est rencontrer d'autres voyageur solo pour la plupart des pays d'Asie; c'est de susciter la curiosité (et encore, je ne suis pas blonde!) très souvent, c'est de pouvoir participer à des cérémonies auxquels les femmes tibétaines n'ont pas accès, c'est d'être suivie par des nonnes qui assurent discrètement ta sécurité dans des endroits reculé du Kham...
il me reste à dire que cela ne m'a pas dégouté des voyages solo, je pars cette année au
Myanmar (
Birmanie).
Enfin bref, si vous avez lu mon post jusque là, bravo! et au plaisir de vous lire
Sabrina