| Pourquoi nous devrions tous parler anglais Stefride · 7 février 2013 à 4:59 422 messages · 56 participants · 52 732 affichages | | | | À: Gontran789 · 6 juin 2013 à 18:40 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 261 de 422 · Page 14 de 22 · 1 178 affichages · Partager Mais il est clair que s'il s'agit de passer à un enseignement en anglais, il s'agit simplement d'un changement de maître, qui ne fait pas honneur aux Tchèques.
Vraiment, ceux qui s'opposent à l'enseignement en d'autres langues ont un problème à comprendre un point pourtant extrêmement simple : il ne s'agit pas de remplacer l'enseignement dans ladite langue nationale, mais de proposer, aux étrangers comme aux nationaux, un enseignement alternatif ou complémentaire dans une autre langue. Cette notion de "maîtres" m'est parfaitement étrangère et j'irai jusqu'à dire complètement déplacée, surtout suite aux dernières décennies pendant lesquelles le plurilinguisme a été le fer de lance de la construction européenne. L'illusion qu'une langue étrangère envahit et remplace notre propre langue n'est que ce qu'elle est : une illusion.
"L'anglais est et sera la langue mondiale" - cette croyance qu'il existe une langue mondiale
On a de tout temps cherché à avoir des langues communes, ne serait-ce que pour les érudits d'antan ou les scientifiques d'aujourd'hui. Navré de vous décevoir mais dans le secteur de la recherche universitaire (pour rappel, c'est des universités qu'il était question dans la loi) est centré sur la langue anglaise, que ça vous plaise ou non. Le jour où la communauté scientifique se mettra au tchèque pour lire les publications des chercheurs de l'université Charles de Prague, prévenez moi ! Et même sans exemple extrême, on ne peut s'attendre à ce que tous comprennent le français suffisamment pour pouvoir lire ou rédiger un article scientifique... J'ai aussi suffisamment d'expérience avec la vie en entreprise "globalisée" : un patron sud-africain, des supérieurs hiérarchiques ukrainiens, un helpdesk informatique en Inde, un client français et des collègues tchèques, slovaques et français. Devinez quelle langue nous parlions ? Un jour peut-être, c'en sera une autre (encore que j'en doute, mais ce sont des conjectures). Mais ce ne sera ni demain, ni dans dix ans et, en attendant, ne pas maîtriser cette langue ci est un réel problème.
Les hommes réalistes savent qu'il n'y a pas de langue mondiale
Les hommes réalistes regardent les nombres des locuteurs par langue. Il y a peu ou prou autant de locuteurs d'anglais que de chinois mandarin et, curieusement, ce n'est pas le chinois mandarin que nous pourrons parler en Russie, en Inde, au Soudan ou encore au Brésil. Et, de l'autre côté, est-ce que les pays qui se sont ouverts à des langues étrangères, comme par exemple les pays scandinaves, les Pays-Bas, la République Tchèque plus récemment, ont perdu leur langue ? Est-ce que le nombre de locuteurs de ces langues diminue ? Non.
Chacun ses épouvantails, disais-je. Les tchèques ont peur d'une invasion territoriale des descendants des allemands des Sudètes. Les français ont peur de perdre leur langue, visiblement. Récemment, le problème est ressorti avec le discours du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, à propos de "la seule langue de la République" qui "est le français" et non pas les langues régionales qui survivent encore à la volonté acharnée de standardisation centralisée et qui, non, jamais, ne feront l'objet d'un réel enseignement à l'école. C'est en se fermant aux langues qu'on en tue, et pas inversement. | | | À: Kedor · 6 juin 2013 à 21:29 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 262 de 422 · Page 14 de 22 · 1 170 affichages · Partager Vraiment, ceux qui s'opposent à l'enseignement en d'autres langues ont un problème à comprendre un point pourtant extrêmement simple : il ne s'agit pas de remplacer l'enseignement dans ladite langue nationale, mais de proposer, aux étrangers comme aux nationaux, un enseignement alternatif ou complémentaire dans une autre langue.
Vraiment, ceux qui comparent l'enseignement en langue tchèque et l'enseignement en français ont un problème à comprendre un point pourtant extrêmement simple : malheureusement, personne n'apprend le tchèque dans le monde et une école enseignant le tchèque est très difficile voire impossible à trouver. Donc si une université tchèque veut attirer des étudiants étrangers, elle doit effectivement proposer un enseignement en langue alternative. Ce n'est pas le cas des universités de pays dont la langue est l'une des 10 ou 15 langues principales dans le monde. Une université français, mais aussi espagnole, portugaise, allemande etc. n'a aucun besoin de proposer un enseignement en langue alternative puisque l'apprentissage du français, de l'espagnol, du portugais, de l'allemand etc. peut se faire partout. C'est pourtant simple à comprendre: soit c'est de la pure mauvaise foi de ta part, soit...
Pour prendre un exemple que je connais bien puisque c'est mon métier: il y a des millions d'étudiants en âge de venir étudier en France qui apprennent le français dans le monde. Est-ce qu'on peut m'expliquer l'intérêt de faire une partie de l'enseignement universitaire en une autre langue alors que la France n'a de toute façon même pas la capacité d'accueillir ne serait-ce que tous les étudiants étrangers parlant français et qui veulent venir en France ??? On marche sur la tête, ça n'a strictement aucun sens, c'est complètement stupide... On refuse plein de visas étudiant à des étudiants motivés parlant déjà le français, parce que les capacités d'accueil sont limitées, et tu veux donner ce même visa à des goyos n'ayant aucun effort? Tu marches sur la tête...
Cette notion de "maîtres" m'est parfaitement étrangère et j'irai jusqu'à dire complètement déplacée, surtout suite aux dernières décennies pendant lesquelles le plurilinguisme a été le fer de lance de la construction européenne. L'illusion qu'une langue étrangère envahit et remplace notre propre langue n'est que ce qu'elle est : une illusion.
Sauf quand les élites politiques, médiatiques et économiques, prêtes à vendre leur c.. au plus offrant, se lancent dans l'adoration béate d'une langue étrangère, comme c'est le cas depuis une quinzaine d'années avec les décideurs français et l'anglais. Quand on voit l'attitude des prostitués linguistiques qui dirigent la France, il y a parfois de quoi se poser quelques questions...
Navré de vous décevoir mais dans le secteur de la recherche universitaire (pour rappel, c'est des universités qu'il était question dans la loi) est centré sur la langue anglaise, que ça vous plaise ou non
Tiens, dans un message précédent, tu nous disais que l'anglais était la langue mondiale. Maintenant, c'est seulement dans le secteur de la recherche universitaire. Bientôt, ça sera seulement dans ton université... 
Les hommes réalistes regardent les nombres des locuteurs par langue. Il y a peu ou prou autant de locuteurs d'anglais que de chinois mandarin et, curieusement, ce n'est pas le chinois mandarin que nous pourrons parler en Russie, en Inde, au Soudan ou encore au Brésil.
En Russie ou au Brésil, peu de personnes parlent anglais. Renseigne-toi... L'anglais est parlé dans les anciennes colonies anglaises (comme l' Inde et le Soudan). Ailleurs, ce n'est pas vraiment le cas. Tu ferais bien de voyager un peu pour t'en rendre compte, tu aurais des surprises...
Chacun ses épouvantails, disais-je. Les tchèques ont peur d'une invasion territoriale des descendants des allemands des Sudètes. Les français ont peur de perdre leur langue, visiblement.
... et les Etats-Unis ont peur de perdre l'anglais et font des lois Toubon bis dans plusieurs Etats de l'ouest américain pour sauver l'anglais. Si l'espagnol remplace l'anglais aux Etats-Unis dans quelques années ou quelques dizaines d'années, et c'est bien parti pour, les imbéciles qui auront vendu la France à l'anglais auront l'air fin... Nul doute qu'ils viendront la bouche en coeur essayer de nous convaincre de proposer une partie de l'enseignement supérieur en espagnol ! Clownesque... | | | À: Pampita · 6 juin 2013 à 23:16 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 263 de 422 · Page 14 de 22 · 1 169 affichages · Partager Et oui, pourquoi ne pas prendre l'espagnol comme langue latine un peu (beaucoup) universelle ? Elle est parlée dans beaucoup de pays, elle est précise, elle n'a pas une orthographe (inutilement) compliquée comme le français. Je connais une dame franco-espagnole qui va régulièrement et sans soucis en Californie et qui ne parle pas un mot d'anglais. Le problème de l'anglais est qu'il est issu d'un dialecte, passé langue, et qu'on doit se taper un tas d'expressions que la seule traduction des mots les composants ne suffit pas. On imagine la trombine des ricains si des pakistanais forgent leurs propres expressions idiomatiques en anglais. Et je ne parle pas de la prononciation, pas évidente, pour beaucoup de gosiers. Mais le thaï est pire, me direz-vous...
Ceci dit je dis et je répète qu'une langue vivante n'est pas la panacée pour la communication universelle. Par exemple, dans mon patelin, ils appellent " cubierta" ce qui est un " neumático" (un pneu, donc). Ce qui est perturbant pour quelqu'un comme moi qui a appris le " vrai" espagnol. Une langue morte, mais précise, comme le latin ou une langue synthétique serait préférable. | | | À: Antlia · 7 juin 2013 à 19:57 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 264 de 422 · Page 14 de 22 · 1 147 affichages · Partager Je pense qu'il faut s'adapter, de toute manière, il est évident que l'anglais est nécessaire pour voyager, travailler à l'étranger, voir même travailler en France avec l'étranger, c'est comme ça !
Ne pas s'adapter et ne pas apprendre l'anglais reviendrai à refuser de s'ouvrir au monde, et si un jour, le chinois est la langue universelle et bien on s'adaptera à nouveau. Je vois pas où est le problème.
Au plaisir,
Jordane | | | À: Monbonpote · 8 juin 2013 à 9:07 · Modifié le 8 juin 2013 à 10:09 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 265 de 422 · Page 14 de 22 · 1 132 affichages · Partager Je pense qu'il faut s'adapter, de toute manière, il est évident que l'anglais est nécessaire pour voyager, travailler à l'étranger, voir même travailler en France avec l'étranger, c'est comme ça ! Ne pas s'adapter et ne pas apprendre l'anglais reviendrai à refuser de s'ouvrir au monde, et si un jour, le chinois est la langue universelle et bien on s'adaptera à nouveau. Je vois pas où est le problème.
Exactement le genre de généralités qui ne veulent rien dire... S'adapter à quoi? A qui? Comment? Quand? Où? Parce que l'anglais est soit-disant indispensable pour voyager (tu ferais bien de voyager un peu plus, tu serais surpris...) il faut faire des cours en anglais dans l'enseignement supérieur? Ou quoi? Bref, de quoi tu parles?
PS: S'ouvrir au monde actuellement, c'est justement apprendre plusieurs langues et laisser de côté le tout-anglais, qui est mort et enterré. Les gens qui préconisent le tout anglais sont des passéistes rétrogrades qui ont une guerre de retard tout en se présentant comme des gens modernes vivant avec leur temps. C'est toute l'ironie de la chose... | | | À: Antlia · 8 juin 2013 à 9:25 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 266 de 422 · Page 14 de 22 · 1 131 affichages · Partager Salut William !
Et oui, pourquoi ne pas prendre l'espagnol comme langue latine un peu (beaucoup) universelle ?
Non mais le point central de mon message, c'était juste de dire que les prostitués linguistiques sont capables de changer de langue tous les quarts d'heure... En 1940, ils voulaient que la France parle allemand; actuellement ils veulent (avec retard, car l'empire américain est en déclin et le tout-anglais est mort) que la France parle anglais; demain, ils voudront qu'on parle tous espagnol ou chinois. Bref, ils n'ont pas peur du ridicule, donner son cul au tout venant est une vraie profession de foi pour eux.
Elle est parlée dans beaucoup de pays, elle est précise, elle n'a pas une orthographe (inutilement) compliquée comme le français.
Oui, ceci dit, les conjugaisons de l'espagnol... ouf... Deux imparfaits du subjonctif...
Je connais une dame franco-espagnole qui va régulièrement et sans soucis en Californie et qui ne parle pas un mot d'anglais.
Tout à fait, et c'est le plus piquant de l'histoire. Je ne sais pas si tu te rappelles la Loi Toubon... Votée en 1994, elle visait à protéger le français contre l'intrusion des anglicismes. Un certain nombre de gens - dont les prostitués linguistiques anglicisés - en ont fait des gorges profondes... heu pardon... des gorges chaudes (  ). Non, sérieux, tous ces soit-disant modernistes se moquaient de cette loi ("vous comprenez, il faut s'ouvrir" et l'habituel blabla). Ce qu'ils ne savent pas, c'est que les Etats-Unis font exactement la même chose pour protéger l'anglais chez eux !!! Le soit-disant anglais triomphant est en recul dramatique aux Etats-Unis et n'est même pas parlé sur des pans entiers du territoire américain. Tu peux passer dix ans en Californie, au Texas, en Floride, au Nevada etc. sans parler un seul mot d'anglais ! Tous ces Etats ont donc voté des Loi Toubon pour protéger l'anglais... Nos prostitués linguistiques feraient moins les malins s'ils le savaient...
Ceci dit je dis et je répète qu'une langue vivante n'est pas la panacée pour la communication universelle.
Bien sûr. De toute façon, il n'y a pas de communication universelle et il ne peut y avoir de langue universelle sauf si une puissance est assez forte pour l'imposer et les autres assez soumis pour l'accepter. Mais ça donne une relation féodale... | | | À: Pampita · 8 juin 2013 à 11:28 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 267 de 422 · Page 14 de 22 · 1 120 affichages · Partager Merci ;) j'en suis flatté | | | À: Kedor · 8 juin 2013 à 14:14 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 268 de 422 · Page 14 de 22 · 1 107 affichages · Partager C'est déjà le cas. L'anglais est et sera la langue mondiale, il faut s'y faire. Peut-être qu'un de ces jours, le chinois ou encore l'espagnol prendront la relève mais ce n'est pas demain la veille..
bonjour je pense exactement le contraire.... d'ici quelques années il y aura plus d'hispanophones aux USA que d'anglophones c'est prouvé et archi prouvé. C'est quasiment demain. Tout laisse à penser que l'Espagnol sera la langue la plus parlée aux USA dans pas longtemps...
Ensuite pour ce qui est de l'expansion, de la vie d'une langue elle dépend évidemment du groupe linguistique qui la fait vivre... dans d'autres termes étant donné que les anglo-saxons font peu d'enfants contrairement aux latinos, la domination des hispaniques aux USA semble inévitable.Cf l'expression DINK Double Income No Kids... Pour l'Europe c'est pareil la démographie se contracte dans les pays de l'Est et en Allemagne notamment, la population des allemands tend à diminuer (c'est pire en Russie...) Etant donné que les immigrés turcs, du fait du boom économique en Turquie, ne voudront pas se faire suer en Allemagne beaucoup vont retourner en Turquie. Donc les Allemands risquent de se trouver dans une mauvaise situation.. C'est pareil pour les autres pays du Nord Pour ce qui est de la France, c'est une société en pleine expansion étant donné que c'est le pays qui a la démographie la plus élevée de tous les pays industrialisés (je l'ai entendu encore une fois à la radio ce matin). | | | À: Kedor · 9 juin 2013 à 8:48 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 269 de 422 · Page 14 de 22 · 1 073 affichages · Partager La complexité du sujet exige au moins de ne pas tout mélanger.
Sur le plan universitaire, il est clair que le tchèque ne peut concerner que les Tchèques, et qu'une ou plusieurs langues d'ouverture sont nécessaires - éventuellement, comme vous le dites, dans le cadre d'enseignements alternatifs. Que l'anglais domine la recherche dans de nombreux domaines n'implique cependant qu'une seule chose: les chercheurs concernés doivent maîtriser l'anglais. Des enseignements dans cette langue avant le doctorat sont en revanche d'une utilité douteuse. De plus, l'anglais ne domine pas l'ensemble des domaines. En médecine comme en architecture, par exemple, des cursus sont proposés en français dans plusieurs pays asiatiques. En sciences humaines, la domination de l'anglais est moins nette qu'en sciences dures. Il s'agit surtout d'être efficace. Un individu développe mieux des compétences lorsqu'elles lui sont enseignées dans la langue qu'il maîtrise le mieux. Or, en France, le niveau de français des étudiants est déjà, souvent, médiocre; on ne peut pas espérer qu'ils soient meilleurs en anglais. La nature d'une pensée est en outre indissociable de la langue dans laquelle elle est exprimée. Les linguistes s'accordent sur cela. Utiliser une seule langue dans les universités serait à terme la cause d'un appauvrissement. Croire, enfin, que le suédois et le néerlandais sont des langues pleinement vivantes est une illusion. Une langue ne vit réellement que si elle est capable de tout dire. C'est encore le cas du mandarin, du japonais et du français (voire de l'espagnol).
Les entreprises ont aussi un souci d'efficacité, que je sache. L'anglais est, certes, indispensable pour certaines relations internationales. Mais le développement de l'anglais dans les entreprises européennes s'effectue d'une manière totalement exagérée et contre-productive. D'abord, cela coûte cher, en termes de formation des salariés. Ensuite, une entreprise commerçant avec un autre pays a intérêt à parler sa langue. Les grandes entreprises finissent parfois par le comprendre. Cette exigence est encore plus forte lorsqu'il s'agit d'implanter à l'étranger un site de production. Il serait bon que les entreprises soient plus raisonnables. En n'exigeant une maîtrise de l'anglais qu'aux fonctions où elle est réellement nécessaire - surtout des fonctions commerciales, parfois des fonctions d'ingénierie et de management. En exigeant de leurs salariés qu'ils maîtrisent tous l'anglais, certaines entreprises se privent de candidats très compétents dont le seul défaut est de ne pas maîtriser cette langue. Tant mieux, cela dit, pour les entreprises moins stupides. A l'échelle mondiale, enfin, la suprématie de l'anglais favorise de fait les entreprises et les investissements des pays anglo-saxons. Les difficultés de la France, de l' Allemagne et d'autres pays s'expliquent en partie par l'importance qu'ils ont donnée, de manière suicidaire, à l'anglais. Alors même que le plurilinguisme, qui ne leur serait pas plus difficile, les désavantagerait moins.
Plus globalement, s'il est certain que l'anglais domine le monde, celui-ci reste plurilingue. Se battre pour le plurilinguisme ne procède donc pas d'une "peur", comme vous dites, mais d'une conscience de la réalité. - Même si ce combat est parfois défensif, dans certains domaines. Je vous rejoins sur un point: le mandarin n'est pas prêt de dominer le monde. Les Chinois ont compris que le monde serait plurilingue. Si d'aventure l'anglais parvenait à être "la" langue internationale qu'il n'est pas actuellement, l'uniformité qui en résultait mériterait évidemment qu'on se révolte contre elle, afin de la détruire. Notamment parce qu'elle s'expliquerait en même temps par la domination excessive d'une certaine élite financière et culturelle. C'est d'ailleurs pourquoi les pays non anglophones ont intérêt à choisir comme langue d'ouverture, dans la mesure du possible, une langue autre que l'anglais. Mieux vaut être lié à une puissance moyenne que risque d'être écrasé, comme le sont actuellement les pays d' Asie du sud-est. Mieux vaut même le plurilinguisme.
Excuse my french. | | | À: Gontran789 · 9 juin 2013 à 11:48 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 270 de 422 · Page 14 de 22 · 1 067 affichages · Partager En sciences humaines, la domination de l'anglais est moins nette qu'en sciences dures.
Heu.... non. Enfin, l'anglais n'est pas exclusif, mais il est indispensable. J'en sais quelque chose : sans maîtrise de l'anglais, j'aurais pu abandonner mon cursus dès après la licence. Ne parlons pas même du doctorat.
Or, en France, le niveau de français des étudiants est déjà, souvent, médiocre; on ne peut pas espérer qu'ils soient meilleurs en anglais.
Surtout si on enseigne mal le premier et pas du tout le second.
Utiliser une seule langue dans les universités serait à terme la cause d'un appauvrissement.
Une fois de plus : citez qui que ce soit (à part les détracteurs) qui aurait évoqué l'idée de remplacer une langue par une autre à l'université. Vous aurez du mal, y'a pas. On est en train de monter cette histoire sur un problème qui n'existe pas.
Croire, enfin, que le suédois et le néerlandais sont des langues pleinement vivantes est une illusion. Une langue ne vit réellement que si elle est capable de tout dire. C'est encore le cas du mandarin, du japonais et du français (voire de l'espagnol)
D'où le nombre considérable d'anglicismes en français "jeune" ? Le néerlandais sera vivant tant qu'il y aura quelqu'un pour le parler. Ce n'est pas une langue menacée, et je serais prêt à parier qu'elle dispose de mots pour lesquels nous devons faire des emprunts. Et inversement.
A l'échelle mondiale, enfin, la suprématie de l'anglais favorise de fait les entreprises et les investissements des pays anglo-saxons
Ce n'est pas faux, mais ce n'est certainement pas en s'opposant frontalement à l'anglais qu'on y remédiera.
Se battre pour le plurilinguisme ne procède donc pas d'une "peur", comme vous dites, mais d'une conscience de la réalité
Mais c'est justement de ça qu'il est question !!! Que les français soient capables de parler autre chose que le français, surtout au niveau académique. Que les tchèques puissent parler autre chose que le tchèque, et les néerlandais autre chose que le néerlandais. La "langue de la république", puisque c'est ainsi qu'on en parle maintenant", est-elle à ce point "menacée" de toutes parts qu'il faille lui donner un cercueil législatif ? Faut-il tout faire pour miner l'apprentissage de l'anglais ? Faut-il persévérer dans l'interdiction pure et simple d'un enseignement digne de ce nom du corse, du breton ou du basque ? Sans parler des patois et autres langues régionales que nous avons déjà réussi à tuer...
Défendre le plurilinguisme en empêchant l'enseignement des langues, voilà qui est une position intéressante ! | | | À: Kedor · 9 juin 2013 à 12:28 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 271 de 422 · Page 14 de 22 · 1 185 affichages · Partager Il est marrant, ce Kédor... Quand il ne sait pas quoi répondre à son interlocuteur, il l'ignore. Ca fait deux pages que j'attends tes réponses, coco... Et ne viens pas te draper dans ta "sainte-nitoucherie" ("oh vilain monsieur, vous me parlez mal alors je réponds pas, na")
Mais c'est justement de ça qu'il est question !!! Que les français soient capables de parler autre chose que le français, surtout au niveau académique. Que les tchèques puissent parler autre chose que le tchèque, et les néerlandais autre chose que le néerlandais
Que les Anglo-saxons parlent autre chose que l'anglais? 
Pour ta gouverne, même si ça ne s'entend pas vraiment à l'oral où l'accent français est massacrant, les Français sont plutôt dans la catégorie haute en ce qui concerne l'apprentissage des langues étrangères. On ne peut pas en dire autant de tout le monde... Va plutôt dans ces pays demander un enseignement en langue alternative. | | | À: Gontran789 · 9 juin 2013 à 15:09 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 272 de 422 · Page 14 de 22 · 1 176 affichages · Partager A l'époque où je cherchais un job en informatique (mais, de toute façon, passé 35-40 ans on est inembauchable en France quelle que soit sa qualification) je scrutais les annonces de l'ANPE en Midi-Pyrénées. Que de fois ai-je lu " anglais courant lu et parlé exigé". Faupadéc ! Outre que tous les système et les logiciels usuels sont traduits et leur notice aussi (à l'exception d'Oracle, impossible de trouver une traduction de tout ce qui concerne Java, mais c'est un gros truc lourdingue et un peu dépassé). Qu'on demande à un informaticien de se débrouiller dans la lecture de textes techniques en anglais, c'est normal, mais que vient faire l'anglais parlé dans cette galère ?
Autre chose : quand j'enseignais la programmation je demandais à mes élèves de prendre l'habitude de faire des commentaires sur leurs fonctions (c'était du C à l'époque), ce qu'elles faisaient, les conditions d'entrée, de sortie et les contrôles. Et j'avais remarqué que ceux qui écrivaient leurs commentaires avec plein de fautes d'orthographe étaient, en même temps, ceux qui avaient écrit des fonctions tordues qui ne fonctionnaient pas. Effectivement ceux qui maitrisent mal leur langue maternelle ne risquent pas d'être bon dans un langage informatique ou dans tout autre langage d'ailleurs, bien plus complexes que ceux de l'informatique.
Donc, AMHA, l'urgence du moment est scolaire : remédier à l'enseignement désastreux du français en France et, ce point établi, l'enseignement d'autres langues se fera plus facilement. | | | À: Kedor · 9 juin 2013 à 16:13 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 273 de 422 · Page 14 de 22 · 1 169 affichages · Partager Ou vous ne m'avez pas lu, ou vous le faites exprès.
"Défendre le plurilinguisme en empêchant l'enseignement des langues, voilà qui est une position intéressante !" Je n'ai jamais défendu cette position ridicule. Je défends ceci: qu'on cesse d'assimiler l'apprentissage de l'anglais à une évolution vers le plurilinguisme. C'est une évolution vers l'unilinguisme, dès lors que cette langue est celle de la recherche, de l'économie, des élites. Il s'agirait au contraire d'équilibrer l'apprentissage des langues - notamment, comme Hagège le suggère, en supprimant l'enseignement de l'anglais en tant que première langue (et bien sûr au primaire), et en l'imposant seulement comme deuxième langue.
"citez qui que ce soit (à part les détracteurs) qui aurait évoqué l'idée de remplacer une langue par une autre à l'université" Je vous cite les auteurs de la tribune parue dans Le Monde le 8 mai, où plusieurs individus (dont un prix Nobel, ce qui n'implique pas d'avoir un cerveau en dehors de sa spécialité) défendent l'existence de mastères en anglais. Je vous renvoie aux nombreux présidents d'université qui programment l'anglicisation de certains cursus - ou du moins la souhaitent. Et les 600 cursus qui, en France, sont actuellement entièrement en anglais. Entre autres. Alors bien sûr, il ne s'agirait pas de remplacer partout le français par l'anglais. J'ai donc employé le conditionnel.
"Le néerlandais sera vivant tant qu'il y aura quelqu'un pour le parler." Le néerlandais n'est guère plus qu'une langue de la vie quotidienne. Une langue secondaire, un patois. Cela dit, je suis évidemment partisan des emprunts, et je serais idiot de ne pas reconnaître qu'il y a des spécificités linguistiques. Mais il ne s'agit plus de cela, comprenez-vous? L'anglais est allé trop loin. Si loin que quand l'on voit, par exemple, une boutique se créer en se donnant un nom en anglais, on peut être sûr d'une chose: son patron est un crétin.
Enfin, je n'ai jamais nié que l'anglais soit nécessaire aux chercheurs, même en sciences humaines. J'ai aussi parlé d'autres choses, mais bref. Remarquez que je parle couramment anglais. Quand j'étais doctorant (sans être devenu universitaire), je suis intervenu en anglais à un colloque britannique. Et en italien à Milan, parmi des Italiens dont certains intervenaient en anglais. J'ai commencé par: "je suis en Italie, donc je parlerai en italien". Cela a fait sourire. | | | À: Pampita · 9 juin 2013 à 17:24 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 274 de 422 · Page 14 de 22 · 1 166 affichages · Partager Est-ce la peine de répondre à Kedor? Je le fais, mais j'en viens à m'interroger... A toi, désolé, je n'ai pas répondu, car je suis d'accord avec ce que tu dis. Mais peut-être serait-il plus utile de discuter ensemble qu'avec des gens de mauvaise foi, ou dont l'argumentaire se résume à "il faut être moderne". | | | À: Gontran789 · 9 juin 2013 à 17:49 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 275 de 422 · Page 14 de 22 · 1 165 affichages · Partager " Si loin que quand l'on voit, par exemple, une boutique se créer en se donnant un nom en anglais, on peut être sûr d'une chose: son patron est un crétin."
C'est effectivement calamiteux ! Et ils ne sont même pas fichu de se dénommer complètement en anglais (les magasins " Cuir center" et un voilier " Voile design"). On vend des ordis pour des " gamers" ! Pourtant je suis pour l'emprunt à une autre langue s'il n'y a pas d'équivalent français (j'ai toujours trouvé stupide certaines translations fausses comme " mémoire vive" pour RAM, par contre " courriel" pour " e-mail" est une traduction logique).
Ca ne date pas d'hier et Léo Ferré en avait fait une chanson rigolote
| | | À: Antlia · 9 juin 2013 à 19:33 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 276 de 422 · Page 14 de 22 · 1 149 affichages · Partager C'est un plaisir de vous lire, Antlia et Gontran. Contrairement à certains, vous maîtrisez votre sujet et tout ce que vous dites est très intéressant.
A l'époque où je cherchais un job en informatique (mais, de toute façon, passé 35-40 ans on est inembauchable en France quelle que soit sa qualification) je scrutais les annonces de l'ANPE en Midi-Pyrénées. Que de fois ai-je lu " anglais courant lu et parlé exigé". Faupadéc ! Outre que tous les système et les logiciels usuels sont traduits et leur notice aussi (à l'exception d'Oracle, impossible de trouver une traduction de tout ce qui concerne Java, mais c'est un gros truc lourdingue et un peu dépassé). Qu'on demande à un informaticien de se débrouiller dans la lecture de textes techniques en anglais, c'est normal, mais que vient faire l'anglais parlé dans cette galère ?
Tout à fait. J'en parle d'ailleurs dans des pages précédentes: il y a un snobisme ahurissant - qui n'existe qu'en France je crois - à utiliser l'anglais dans des situations inutiles. En informatique, par exemple... Combien de fois entend-on "j'apprends l'anglais car avec internet..." J'ai envie de baffer les gens qui disent ça, car il y a des limites à l'imbécilité humaine... Internet et les nouvelles technologies ont au contraire démoli le tout-anglais en promouvant le plurilinguisme !
Autre exemple piquant: une réunion entre dirigeants d'entreprise francophones, en Afrique. Quelques Africains, deux-trois Français, tout le monde est francophone... Mondanités, petits mots, le tout en français. Quand commence la réunion de travail, les Français déclarent sans rire: "nous allons faire cette réunion en anglais car l'anglais est la langue du commerce". Consternation... les Africains se demandent si c'est un poisson d'avril, comment est-il possible d'être aussi totalement stupide... Résultat: personne n'a rien compris, les Français sont repartis sans signer de contrat. 0 sur toute la ligne à cause de ce ridicule snobisme intellectuel - ou plutôt pseudo snobisme intellectuel - de certains Français à parler anglais.
Cette imbécilité, cette soumission servile et totalement illogique à l'anglais, je ne l'ai retrouvée qu'en France... On dit souvent que la France est rétive à l'anglais mais c'est totalement faux. Pas un pays n'est plus soumis que la France... | | | À: Gontran789 · 9 juin 2013 à 19:39 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 277 de 422 · Page 14 de 22 · 1 153 affichages · Partager Est-ce la peine de répondre à Kedor? Je le fais, mais j'en viens à m'interroger... A toi, désolé, je n'ai pas répondu, car je suis d'accord avec ce que tu dis. Mais peut-être serait-il plus utile de discuter ensemble qu'avec des gens de mauvaise foi, ou dont l'argumentaire se résume à "il faut être moderne".
Mon cher Gontran, tu te retrouves exactement devant le même problème que moi. Kedor est un troll, de la catégorie la plus pure. Sous ses airs de ne pas y toucher, c'est un Everest de mauvaise foi. Quand il raconte des bêtises (et ça arrive souvent), il insiste puis, devant des arguments auxquels il ne peut décemment répondre, il ignore ce qui le gêne. Après quelques jours, il revient, comme si de rien n'était, et nous ressort des énormités, toujours l'air de ne pas y toucher... Le Usain Bolt du trollage... | | | À: Pampita · 10 juin 2013 à 13:58 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 278 de 422 · Page 14 de 22 · 1 140 affichages · Partager Ton exemple est en effet piquant. De leur côté, les investisseurs chinois qui viennent en Afrique francophone parlent français... Les tenants du tout-anglais, de "l'anglais langue du commerce" ou "l'anglais langue de la recherche" viennent néanmoins nous parler de pragmatisme, de réalisme.
Cet exemple est aussi un signe qu'il ne faut pas confondre la situation du français avec celle du tchèque, du suédois, ou même de l'allemand. Car ces langues ne sont parlées que dans des zones très réduites. Au contraire, ignorer la place du français dans le monde revient à mépriser ses locuteurs.
Je suis moins d'accord lorsque tu écris: "On dit souvent que la France est rétive à l'anglais mais c'est totalement faux. Pas un pays n'est plus soumis que la France..." J'ai constaté en voyageant que les Français étaient souvent les seuls qui étaient (un peu) rétifs à l'anglais, ne jugeaient pas normal de parler anglais en toute circonstance - ce qui n'est guère la règle, cependant, qu'en Asie du sud-est, ainsi que dans le micro-milieu des auberges de jeunesse. De nombreux parisiens sont aussi rétifs à parler anglais dans leur ville. La France qui est vraiment soumise, c'est surtout celle de ses dirigeants politiques et économiques, et un certain nombre de journalistes et universitaires. Ces "élites" suffisent hélas à ce qu'un pays soit soumis. Ce qui, dans le cas de la France, est plus grave que pour l' Allemagne, la Suède, la République Tchèque, car cela revient à mépriser des quantités de locuteurs, etc. | | | À: Gontran789 · 11 juin 2013 à 9:19 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 279 de 422 · Page 14 de 22 · 1 129 affichages · Partager Salut Gontran !
Ton exemple est en effet piquant. De leur côté, les investisseurs chinois qui viennent en Afrique francophone parlent français...
Oui je sais, je les formai ^^ On a effectivement un décalage assez étonnant où les Français abandonnent leur langue tandis que les étrangers l'apprennent de plus en plus !  C'est marrant de voir que les Français de France sont toujours déconnectés des réalités linguistiques du monde. Ils se mettent au tout-anglais avec 30 ans de retard, alors que le tout-anglais est mort...
Je suis moins d'accord lorsque tu écris: "On dit souvent que la France est rétive à l'anglais mais c'est totalement faux. Pas un pays n'est plus soumis que la France..." J'ai constaté en voyageant que les Français étaient souvent les seuls qui étaient (un peu) rétifs à l'anglais, ne jugeaient pas normal de parler anglais en toute circonstance - ce qui n'est guère la règle, cependant, qu'en Asie du sud-est, ainsi que dans le micro-milieu des auberges de jeunesse. De nombreux parisiens sont aussi rétifs à parler anglais dans leur ville. La France qui est vraiment soumise, c'est surtout celle de ses dirigeants politiques et économiques, et un certain nombre de journalistes et universitaires. Ces "élites" suffisent hélas à ce qu'un pays soit soumis. Ce qui, dans le cas de la France, est plus grave que pour l' Allemagne, la Suède, la République Tchèque, car cela revient à mépriser des quantités de locuteurs, etc.
Oui, c'est vrai qu'on ne peut pas généraliser à tout le monde. En fait, existe par rapport à la langue française la même dichotomie qui existe par rapport à la patrie. Dans n'importe quel pays, les gens aiment naturellement leur patrie, sans excès et sans honte. En France, mon Dieu, impossible... Soit les gens ont honte de leur pays et n'osent même pas parler de patrie (la majorité), soit par réaction une partie devient nationaliste, de manière exacerbée. Bref, on n'a pas de juste milieu, de gens qui aiment simplement et calmement leur patrie, comme la majorité des autres peuples européens... Et on retrouve ça dans l'approche à la langue française. D'un côté, des imbéciles qui se vautrent avec soumission dans le tout-anglais; de l'autre, des têtus obtus qui ne veulent pas parler autre chose que le français ("moi je parle frrrrrrrançais, môssieur").
Mais de plus en plus, on a des gens de la première catégorie. Et pas des élites, des quidams de tous les jours. Les rares fois où je rentre en France, il m'est souvent arrivé la même histoire. Un ami fait une fête par exemple, quelques invités... On me demande ce que je fais dans la vie, je réponds que je suis prof de français à l'étranger. Et là, la phrase qui tue : "à l'étranger ça existe encore le français?" avec le petit sourire ironique de l'imbécile qui croit qu'il sait parce qu'il a entendu quelques anglicismes sur TF1... Putain, j'ai envie de les baffer... Souvent je réponds avec quelque virulence "ce qui m'étonne avec les idiots français, c'est qu'il ne connaissent absolument rien aux réalités linguistiques du monde... Bah oui, ça existe encore le français à l'étranger, c'est même en plein boom !" En général, ce petit moment de tension jette un froid à la soirée. Mais je n'en peux plus de voir tous ces cons qui parlent à tort et à travers, sans rien connaître. C'est le tonneau des Danaïdes... Parfois, je me dis que les Français ne méritent pas l'attirance qu'exerce leur langue dans le monde. | | | À: Penetang · 16 juin 2013 à 16:19 Re: Pourquoi nous devrions tous parler anglais Message 280 de 422 · Page 14 de 22 · 1 090 affichages · Partager Bonjour Stef, Bien d'accord avec toi pour le côté "pratique" de l'anglais mais la diversité est bien plus intéressante, je dirais même : vive la différence ! Il arrive parfois dans la vie que ce n'est pas parce que tu es anglophone que les portes s'ouvrent mais justement parce que tu es francophone. Dans ma province anglophone de l' Ontario ( Canada) notre actualité est au contraire la suivante : "comment créer une université francophone ?" www.radio-canada.ca/...diants-sudbury.shtml C'est juste un petit exemple que je te donne.
Bonjour Anna,
Comme on voit dans toutes les réponses, il n'y a pas de vérité.Tout dépend de la situation. Je suis tout a fait de ton avis que c'est très important de garder les cultures et les langues. C'est un des principes de base de l'Europe. Mais des fois il faut s'adapter. Je suis néerlandais de naissance mais j'habite depuis plus de 32 ans en France, je me considère donc comme francophone. Ma fille y est née, mais quand nous étions au Québec on s'est mis très vite a parler en anglais car on ne comprenait rien de ce "québecois". J'espère donc que cette université sera en français ! | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 221 visiteurs en ligne depuis une heure! |